00:00Europe 1. Pascal Pro et vous.
00:03Il est 17h48, on n'a pas parlé des carburants, ce sont des choses plus prosaïques,
00:09mais nous sommes avec Laurent qui a 58 ans, qui habite le Pas-de-Calais.
00:13Bonjour Laurent.
00:14Bonjour Pascal.
00:16Et merci.
00:17Je suis vraiment heureux de pouvoir vous reparler,
00:20parce que la dernière fois qu'on s'était parlé,
00:21on avait fait des imitations tous les deux sur la grande maison rouge.
00:26Ça remonte un peu.
00:27Ah oui, parce que...
00:30C'était un vendredi après-midi, c'était possible,
00:31parce que c'était le fameux jour où il y a la journée mondiale de l'imitation, peut-être ?
00:37C'était ce jour-là, oui.
00:39Vous imitiez quoi Laurent ?
00:40Et vous imitiez quoi Laurent ?
00:42J'ai fait Chirac, j'ai fait Giscard, j'ai fait les anciens à 58 ans, je prends les anciens.
00:46Je ne suis pas comme M. Omar.
00:48M. Omar, il fait Zidane.
00:50Alors écoutez, comme il est 17h49, c'est la fin de l'émission,
00:53et qu'on a envie un peu de sourire, est-ce que vous pouvez nous faire un petit Jacques Chirac
00:57?
00:58Écoutez, M. Proulx, c'est avec plaisir que je discute avec vous,
01:04et notamment l'augmentation du campurant,
01:07qui, mes chers Français et mes chers compatriels,
01:11je suis de tout cœur avec vous dans ce domaine.
01:15Ça me fait rire à chaque fois, les gens qui imitent, ça me fait rire.
01:19Alors ça c'est Chirac, et quelle autre avez-vous dans votre besace ?
01:25On va prendre le centriste, son ami de toujours,
01:32bonjour M. Proulx, je suis absolument enchensé,
01:35j'ai besoin de vous parler, j'ai un peu de bougie dans la boue.
01:39Est-ce que j'ai moi ?
01:41Là on va avoir les moins de 25 ans avec nous.
01:44Bon, vous faites Chirac, vous faites Viscard, vous faites qui encore ?
01:47Et puis il y avait aussi...
01:49Ah, Liliane, M. Georges Marchais, des partis communistes rinsés !
01:54J'ai dit bonjour à tous les téléspectateurs et tâteuses ici présents,
01:58n'est-ce pas ?
01:59M. El Corboche, un ancien de la Maison Bleu, n'est-ce pas ?
02:05Bon, c'est un peu daté, vous n'en avez pas un qui est récent ?
02:08Parce que Marchais, Chirac, Viscard, c'est les années 70,
02:10donc il n'y en a pas, il n'y en a pas mis dans votre...
02:16Il n'y a pas actualisé ?
02:16Vous ne l'avez pas actualisé ? Il n'y a pas quelqu'un ?
02:19Je vais vous dire un truc, Pascal.
02:21Oui.
02:21Quand on fait une imitation, il faut aimer la personne que vous imitez.
02:26Et là, vous n'aimez plus personne.
02:28Ouais.
02:30Ou moins, on va dire.
02:31Et puis bon, avec l'âge, ça c'est des amours de jeunesse,
02:35enfin des amours de jeunesse, c'était des passions de jeunesse.
02:37Mais vous imitiez les profs, par exemple, quand vous étiez en cours ?
02:40Ah oui, avec les mimiques et tout, ouais.
02:42Ouais, c'est ça.
02:42Donc l'imitation, c'est un don, et on ne sait pas pourquoi on imite,
02:47mais vous imitiez les profs, vous imitiez peut-être des amis, je ne sais pas.
02:51Des gens de la famille, des amis, mes entraîneurs de foot, tout ce qui est arrivé, ouais.
02:57Et à votre avis, pourquoi on imite ? Pourquoi, à votre avis ?
03:00Qu'est-ce que ça dit de la personnalité ?
03:04C'est une colle, mon cher Pascal, je ne sais pas.
03:07Dans mon caractère, j'aime beaucoup faire rire.
03:11Surtout dans les repas de famille, etc.
03:14Et je ne sais pas, imiter, ouais, je ne sais pas.
03:16Mais vous, vous avez des talents d'imitateur aussi.
03:19Comme tout le monde, j'imite l'imitateur.
03:21Souvent, j'imite l'imitateur.
03:23C'est souvent ça, on imitait le Luron qui imitait Chirac,
03:28ou on imitait Laurent Gérard, bien sûr.
03:32Qu'est-ce que vous faites dans la vie, Laurent ?
03:35Alors, moi, je suis conducteur routier depuis 37 ans.
03:39En 37 ans, j'ai juste vous donné un ordre d'idée.
03:41J'ai parcouru plus de 4 millions de kilomètres au volant de la Smir-Morque sans un accident, je le
03:45précise.
03:46Ah oui ?
03:46Je ne suis pas fier de ça, parce qu'il faut une part de chance.
03:50Mais bon, je connais le métier.
03:52Je connais, j'ai parcouru les routes de France.
03:54Ça m'a valu quelques désagréments, parce que, d'un point de vue familial, on divorce.
03:59Je n'ai pas vu mon fils grandir, que je salue d'ailleurs.
04:03Une petite question sur les chauffeurs routiers.
04:06Est-il exact que tous les chauffeurs routiers regardent la télévision lorsqu'ils conduisent ?
04:11On me dit ça, que quand on croise un chauffeur routier, ils ont devant eux la télé,
04:18et puis, alors, ils la regardent, évidemment, ils regardent aussi la route.
04:21Sur l'autoroute ?
04:21Mais moi, j'entends ça, quelqu'un m'a dit ça cet été.
04:25C'est vrai ou pas ?
04:26Alors, je ne vais peut-être pas me faire des amis.
04:30Alors, ça concerne beaucoup de gens qui font des lignes sur autoroute.
04:33Alors, ils ne regardent pas la télé, ils regardent des ordres sur ordinateur portable, des films.
04:37C'est ça.
04:39J'en ai doublé plus d'un.
04:41Et c'est ce qu'on me dit.
04:42Je peux vous rassurer.
04:43Oui, oui, oui.
04:43Mais je peux vous rassurer, parce que, nous, dans les camions, comme vous vous doutez,
04:47vu qu'on est assez haut, on voit aussi tout dans les voitures.
04:51Et dans les voitures, j'ai déjà vu des horreurs, j'ai déjà vu plein de choses.
04:56C'est-à-dire, j'ai vu plein de choses.
04:59Oui, nous, nous...
05:00Bon, d'accord, on comprend que c'est des choses un peu légères.
05:02Oui, non, non, des choses légères.
05:04Et puis, pareil, les ordinateurs, des VRP qui travaillent, qui tapotent sur le siège à côté, etc.
05:10J'ai vu des femmes se maquiller en roulant à 130 sur l'autoroute.
05:14Oui, oui, on voit plein de choses.
05:15Non, mais l'histoire des films, on m'a rapporté ça.
05:19C'est vrai.
05:19Bon, vous, vous ne payez pas l'essence, de toute façon, par définition.
05:22C'est votre patron qui paye l'essence pour vous.
05:25Oui, alors, mon patron paye le carburant.
05:29Non, nous, c'est simple.
05:31Avant l'augmentation, je travaille dans une entreprise familiale.
05:36On est 18.
05:38Le patron, c'est quelqu'un que je connais depuis qu'il a 5 ans.
05:43Donc, c'est un ami.
05:45Et on a donc 18 véhicules.
05:47Et sur ces 18 véhicules, avant crise, guerre du Golfe,
05:51on avait un budget de 115 000 euros mensuels pour le gasoil sur le parc des 18 véhicules.
06:00Là, on frôle les 150 000, 160 000.
06:05Effectivement.
06:05C'est des différences qui sont extrêmement importantes.
06:09Merci, Laurent.
06:10Vous étiez le dernier auditeur.
06:12C'est un plaisir de vous parler avec vous.
06:15Ça va.
06:16Je vous souhaite une belle soirée.
06:21J'entends Géraldine qui sourit.
06:23Je l'adore, Géraldine.
06:24Je vous salue.
06:24Merci beaucoup.
06:25Merci, c'est très gentil.
06:27C'est l'âme de cette émission.
06:28C'est trop d'invités et monsieur Goubeau qui est tout le monde.
06:31Allez, Pierre Devineau dans une seconde sur Europe 1.
06:33A demain, si vous le voulez bien.
06:35Merci, c'était Pascal Poirier-vous de retour demain de 16h à 18h sur Europe 1.
06:38Sous-titrage Société Radio-Canada
06:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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