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Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1. Pascal Pro et vous.
00:03Il est 17h48, on n'a pas parlé des carburants, ce sont des choses plus prosaïques,
00:09mais nous sommes avec Laurent qui a 58 ans, qui habite le Pas-de-Calais.
00:13Bonjour Laurent.
00:14Bonjour Pascal.
00:16Et merci.
00:17Je suis vraiment heureux de pouvoir vous reparler,
00:20parce que la dernière fois qu'on s'était parlé,
00:21on avait fait des imitations tous les deux sur la grande maison rouge.
00:26Ça remonte un peu.
00:27Ah oui, parce que...
00:30C'était un vendredi après-midi, c'était possible,
00:31parce que c'était le fameux jour où il y a la journée mondiale de l'imitation, peut-être ?
00:37C'était ce jour-là, oui.
00:39Vous imitiez quoi Laurent ?
00:40Et vous imitiez quoi Laurent ?
00:42J'ai fait Chirac, j'ai fait Giscard, j'ai fait les anciens à 58 ans, je prends les anciens.
00:46Je ne suis pas comme M. Omar.
00:48M. Omar, il fait Zidane.
00:50Alors écoutez, comme il est 17h49, c'est la fin de l'émission,
00:53et qu'on a envie un peu de sourire, est-ce que vous pouvez nous faire un petit Jacques Chirac
00:57?
00:58Écoutez, M. Proulx, c'est avec plaisir que je discute avec vous,
01:04et notamment l'augmentation du campurant,
01:07qui, mes chers Français et mes chers compatriels,
01:11je suis de tout cœur avec vous dans ce domaine.
01:15Ça me fait rire à chaque fois, les gens qui imitent, ça me fait rire.
01:19Alors ça c'est Chirac, et quelle autre avez-vous dans votre besace ?
01:25On va prendre le centriste, son ami de toujours,
01:32bonjour M. Proulx, je suis absolument enchensé,
01:35j'ai besoin de vous parler, j'ai un peu de bougie dans la boue.
01:39Est-ce que j'ai moi ?
01:41Là on va avoir les moins de 25 ans avec nous.
01:44Bon, vous faites Chirac, vous faites Viscard, vous faites qui encore ?
01:47Et puis il y avait aussi...
01:49Ah, Liliane, M. Georges Marchais, des partis communistes rinsés !
01:54J'ai dit bonjour à tous les téléspectateurs et tâteuses ici présents,
01:58n'est-ce pas ?
01:59M. El Corboche, un ancien de la Maison Bleu, n'est-ce pas ?
02:05Bon, c'est un peu daté, vous n'en avez pas un qui est récent ?
02:08Parce que Marchais, Chirac, Viscard, c'est les années 70,
02:10donc il n'y en a pas, il n'y en a pas mis dans votre...
02:16Il n'y a pas actualisé ?
02:16Vous ne l'avez pas actualisé ? Il n'y a pas quelqu'un ?
02:19Je vais vous dire un truc, Pascal.
02:21Oui.
02:21Quand on fait une imitation, il faut aimer la personne que vous imitez.
02:26Et là, vous n'aimez plus personne.
02:28Ouais.
02:30Ou moins, on va dire.
02:31Et puis bon, avec l'âge, ça c'est des amours de jeunesse,
02:35enfin des amours de jeunesse, c'était des passions de jeunesse.
02:37Mais vous imitiez les profs, par exemple, quand vous étiez en cours ?
02:40Ah oui, avec les mimiques et tout, ouais.
02:42Ouais, c'est ça.
02:42Donc l'imitation, c'est un don, et on ne sait pas pourquoi on imite,
02:47mais vous imitiez les profs, vous imitiez peut-être des amis, je ne sais pas.
02:51Des gens de la famille, des amis, mes entraîneurs de foot, tout ce qui est arrivé, ouais.
02:57Et à votre avis, pourquoi on imite ? Pourquoi, à votre avis ?
03:00Qu'est-ce que ça dit de la personnalité ?
03:04C'est une colle, mon cher Pascal, je ne sais pas.
03:07Dans mon caractère, j'aime beaucoup faire rire.
03:11Surtout dans les repas de famille, etc.
03:14Et je ne sais pas, imiter, ouais, je ne sais pas.
03:16Mais vous, vous avez des talents d'imitateur aussi.
03:19Comme tout le monde, j'imite l'imitateur.
03:21Souvent, j'imite l'imitateur.
03:23C'est souvent ça, on imitait le Luron qui imitait Chirac,
03:28ou on imitait Laurent Gérard, bien sûr.
03:32Qu'est-ce que vous faites dans la vie, Laurent ?
03:35Alors, moi, je suis conducteur routier depuis 37 ans.
03:39En 37 ans, j'ai juste vous donné un ordre d'idée.
03:41J'ai parcouru plus de 4 millions de kilomètres au volant de la Smir-Morque sans un accident, je le
03:45précise.
03:46Ah oui ?
03:46Je ne suis pas fier de ça, parce qu'il faut une part de chance.
03:50Mais bon, je connais le métier.
03:52Je connais, j'ai parcouru les routes de France.
03:54Ça m'a valu quelques désagréments, parce que, d'un point de vue familial, on divorce.
03:59Je n'ai pas vu mon fils grandir, que je salue d'ailleurs.
04:03Une petite question sur les chauffeurs routiers.
04:06Est-il exact que tous les chauffeurs routiers regardent la télévision lorsqu'ils conduisent ?
04:11On me dit ça, que quand on croise un chauffeur routier, ils ont devant eux la télé,
04:18et puis, alors, ils la regardent, évidemment, ils regardent aussi la route.
04:21Sur l'autoroute ?
04:21Mais moi, j'entends ça, quelqu'un m'a dit ça cet été.
04:25C'est vrai ou pas ?
04:26Alors, je ne vais peut-être pas me faire des amis.
04:30Alors, ça concerne beaucoup de gens qui font des lignes sur autoroute.
04:33Alors, ils ne regardent pas la télé, ils regardent des ordres sur ordinateur portable, des films.
04:37C'est ça.
04:39J'en ai doublé plus d'un.
04:41Et c'est ce qu'on me dit.
04:42Je peux vous rassurer.
04:43Oui, oui, oui.
04:43Mais je peux vous rassurer, parce que, nous, dans les camions, comme vous vous doutez,
04:47vu qu'on est assez haut, on voit aussi tout dans les voitures.
04:51Et dans les voitures, j'ai déjà vu des horreurs, j'ai déjà vu plein de choses.
04:56C'est-à-dire, j'ai vu plein de choses.
04:59Oui, nous, nous...
05:00Bon, d'accord, on comprend que c'est des choses un peu légères.
05:02Oui, non, non, des choses légères.
05:04Et puis, pareil, les ordinateurs, des VRP qui travaillent, qui tapotent sur le siège à côté, etc.
05:10J'ai vu des femmes se maquiller en roulant à 130 sur l'autoroute.
05:14Oui, oui, on voit plein de choses.
05:15Non, mais l'histoire des films, on m'a rapporté ça.
05:19C'est vrai.
05:19Bon, vous, vous ne payez pas l'essence, de toute façon, par définition.
05:22C'est votre patron qui paye l'essence pour vous.
05:25Oui, alors, mon patron paye le carburant.
05:29Non, nous, c'est simple.
05:31Avant l'augmentation, je travaille dans une entreprise familiale.
05:36On est 18.
05:38Le patron, c'est quelqu'un que je connais depuis qu'il a 5 ans.
05:43Donc, c'est un ami.
05:45Et on a donc 18 véhicules.
05:47Et sur ces 18 véhicules, avant crise, guerre du Golfe,
05:51on avait un budget de 115 000 euros mensuels pour le gasoil sur le parc des 18 véhicules.
06:00Là, on frôle les 150 000, 160 000.
06:05Effectivement.
06:05C'est des différences qui sont extrêmement importantes.
06:09Merci, Laurent.
06:10Vous étiez le dernier auditeur.
06:12C'est un plaisir de vous parler avec vous.
06:15Ça va.
06:16Je vous souhaite une belle soirée.
06:21J'entends Géraldine qui sourit.
06:23Je l'adore, Géraldine.
06:24Je vous salue.
06:24Merci beaucoup.
06:25Merci, c'est très gentil.
06:27C'est l'âme de cette émission.
06:28C'est trop d'invités et monsieur Goubeau qui est tout le monde.
06:31Allez, Pierre Devineau dans une seconde sur Europe 1.
06:33A demain, si vous le voulez bien.
06:35Merci, c'était Pascal Poirier-vous de retour demain de 16h à 18h sur Europe 1.
06:38Sous-titrage Société Radio-Canada
06:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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