Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 14 minutes
65 % des entreprises camerounaises utilisent aujourd’hui des groupes électrogènes pour continuer à fonctionner.

Un chiffre qui révèle un paradoxe : malgré l’arrivée de grands projets comme Nachtigal, annoncé à 420 MW, beaucoup d’entreprises restent confrontées aux coupures et à l’instabilité du réseau.

Plus de détails 👁️✨

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0065% des entreprises utilisent aujourd'hui des groupes électrogènes pour continuer à fonctionner au Cameroun.
00:05Et pourtant, le pays vient de renforcer sa capacité de production électrique avec des projets majeurs,
00:10notamment le barrage de Natigal, annoncé à 420 MW.
00:13Alors comment expliquer ce paradoxe ? On vous explique.
00:15Le constat est posé par le groupement des entreprises du Cameroun lors de sa deuxième rentrée économique à Douala.
00:21L'approvisionnement en électricité reste l'un des principaux obstacles à la compétitivité industrielle du pays.
00:26Sur le papier, l'arrivée de Natigal devait soulager le système électrique national.
00:30Mais dans la réalité, beaucoup d'entreprises continuent de subir des coupures fréquentes,
00:34parfois longues au point de devoir assurer elles-mêmes leur alimentation.
00:37Et c'est là que le paradoxe devient économique.
00:39Lorsqu'une entreprise utilise un groupe électrogène, elle ne paye plus son énergie au tarif normal.
00:43Selon les données présentées par le patronat, l'autoproduction peut coûter entre 200 et 350 francs CFA le kilowatt par
00:49heure
00:50contre environ 50 à 99 francs CFA pour le tarif industriel.
00:54Autrement dit, certaines entreprises payent leur électricité 3 à 4 fois plus cher que ce qu'elles devraient payer sur
00:59le réseau public.
01:00Mais le problème ne s'arrête pas aux entreprises privées.
01:02L'État lui-même prévoit encore en 2026 au moins 713 millions de francs CFA pour équiper certaines structures publiques
01:07en groupe électrogène.
01:09Un signe que cette dépendance n'est plus temporaire et qu'elle révèle une fragilité profonde du système électrique.
01:13Car acheter en groupe n'est que la première dépense, il faut ensuite payer le carburant, l'entretien, les réparations
01:18et le fonctionnement quotidien.
01:20Ce sont des coûts permanents qui absorbent de l'argent qui aurait pu servir à moderniser les infrastructures ou soutenir
01:25la production.
01:26Le GECAM alerte également sur la chute des investissements publics.
01:30À la fin du premier trimestre 2026, il serait passé de 175,5 à 45 milliards de francs CFA.
01:36Pendant ce temps, les dépenses de fonctionnement prennent plus de temps, limitant les moyens disponibles pour financer les infrastructures essentielles,
01:42comme les routes, les réseaux électriques et les équipements publics.
01:45Le barrage de Natigal représente une avancée importante, mais il ne peut pas à lui seul régler la crise énergétique.
01:50Pour que l'électricité soutienne réellement l'économie, le fonds en réseau capable d'acheminer l'énergie jusqu'aux entreprises,
01:56des infrastructures mieux entretenues, moins de pertes, moins de fraudes et une meilleure exécution des investissements publics.
02:02Alors, selon vous, quel est aujourd'hui le plus grand problème d'électricité au Cameroun?
02:05Donnez vos avis en commentaire et n'oubliez pas de vous abonner.
Commentaires

Recommandations