00:00Moi-même, j'ai été témoin et je n'ai pas su aider, pas su le faire correctement, au bon
00:05moment.
00:06Et puis, j'ai récidivé, puisque dans mon entourage, j'ai encore eu une personne qui vivait ça.
00:11Et je me suis dit, bon, là, c'est bon, je sais.
00:13Et non, je n'ai pas forcément su faire comme il fallait.
00:16Ce que je veux dire, c'est que ces victimes, elles sont mises sous cloche et à distance,
00:20mais l'entourage tout entier les mis aussi dans une autre cloche.
00:23Et eux aussi subissent une forme de contrôle coercitif, parce qu'eux aussi se disent,
00:27« Attends, est-ce que j'ai bien compris ? » Quand ils n'ont pas compris, ils culpabilisent pas
00:30avoir compris.
00:31Quand ils disent quelque chose, ils ont peur de couper le lien.
00:33Et ça devient compliqué.
00:34Et lors de nos échanges avec les spécialistes, j'entends par là les gens d'association,
00:39mais comme les psychiatres ou même les gens de la police qu'on a vus pendant l'écriture,
00:43souvent, on nous expliquait aussi que c'était souvent les tiers et l'entourage
00:47qui permettaient aux victimes de sortir de la cloche.
00:49C'est-à-dire que c'était souvent grâce à eux qu'ils allaient alerter,
00:51parce qu'on dit souvent aux victimes, voilà, il y a des numéros.
00:53Et c'est vrai qu'il y a de plus en plus d'applications de numéros.
00:57On est quand même de plus en plus aidés.
00:59En revanche, ces femmes-là, je dis ces femmes, ça peut être des hommes,
01:01mais ces victimes-là, elles n'ont pas les moyens parfois d'aller au contact.
01:05D'abord parce qu'elles ont peur, et ensuite parce que parfois,
01:08elles ne savent même pas qu'elles sont victimes.
01:09Là où un parent, un collègue, un voisin, un ami, au pire, il s'est trompé.
01:17Au mieux, il s'est trompé.
01:19Mais en tout cas, pousser la porte d'un psy ou du commissariat,
01:23c'est plus facile, c'est plus accessible.
01:25Et c'est ça aussi que dit le film.
01:27Oui, complètement.
01:28Il faut prendre la parole quand on est témoin aussi.
Commentaires