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  • il y a 14 minutes

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Transcription
00:00Merci d'être avec nous, bienvenue sur votre radio locale ici Orléans, il est 8h moins le quart.
00:04L'avenir de Duralex est de nouveau étudié par le tribunal de commerce d'Orléans aujourd'hui.
00:09Il va étudier les trois offres de reprise de la Véry qui est en redressement judiciaire,
00:13on le rappelle pour vous qui nous rejoignez.
00:15Un rassemblement devant le palais de justice en soutien aux salariés est organisé par la CGT pour l'occasion.
00:21Et pour en parler ce matin, Marie Dorsey, le secrétaire départemental du syndicat, est votre invitée tout de suite.
00:26Bonjour Pascal Sudre.
00:27Bonjour, ici Orléans.
00:28Trois offres de reprise déposées dont deux qui prévoient de maintenir l'activité industrielle sur place.
00:34Est-ce qu'il peut y avoir pour vous une bonne reprise de Duralex ?
00:37Si l'on en croit les articles de presse et puis les échanges qu'on a pu avoir avec les
00:43salariés,
00:44ce qui est important de dire c'est qu'il y a en tout cas deux projets sur la table.
00:49Après le contenu, bien évidemment pour la CGT et pour le moment, ne répond pas entièrement aux attentes,
00:57à nos attentes et à l'attente des salariés.
00:59Parce que ni le premier projet de l'entreprise Carles Simo et l'autre projet du groupe Revive ne proposent
01:07de reprendre l'intégralité des salariés.
01:09Donc à ce niveau-là déjà, et comme vous le savez, la CGT se battra pour que les projets soient
01:14améliorés.
01:15Et c'est un peu l'objet de la nouvelle audience aujourd'hui, où la décision finale ne sera pas
01:19prise aujourd'hui.
01:20Et nous on demandera et on revendiquera le fait que l'ensemble des salariés doivent pouvoir continuer à travailler dans
01:26l'entreprise.
01:27L'argument de ces deux personnes qui ont déposé des dossiers, c'est de dire qu'on ne peut pas
01:32maintenir une activité relancée Duralex avec 243 salariés.
01:37Ça c'est pas entendable pour vous ?
01:38Si vous voulez, quand on pose la question à des salariés, je pense aux salariés de Debrande qui ont tous
01:45connu le licenciement.
01:46Et quand on pose la question aussi à leurs enfants, je pense que pour nous, en tout cas la CGT,
01:51un licenciement c'est toujours un licenciement de trop.
01:53Et quand on a été enfant et qu'on a connu le licenciement de ses parents, je peux dire que
01:57ça vous laisse des traces à vie.
01:58Donc pour nous on se battra toujours pour que l'ensemble des salariés soient repris dans une entreprise.
02:03Mais face aux difficultés du secteur, notamment les coûts énergétiques, la concurrence du marché asiatique, est-ce que c'est
02:09possible de maintenir cette activité industrielle avec autant de salariés ?
02:12En fait c'est ce qu'on entend toujours, et il y a quelques jours on était aussi sur le
02:15piquet de grève de l'entreprise Bori Imprimeur.
02:18En fait on entend toujours le même discours, sauf que dans la réalité les choses sont complètement différentes.
02:24Parce que même si on ne met pas de côté ces éléments que vous venez d'apporter, c'est-à
02:28-dire un contexte international concurrentiel,
02:31mais ça ce système concurrentiel, c'est les patrons qui l'ont voulu, ça s'appelle le système capitaliste.
02:35Donc nous on le combat.
02:36Mais de l'autre côté, et les chiffres sont parlants, et ce ne sont pas les chiffres de la CGT,
02:42jamais les milliardaires et les dividendes en France n'ont autant explosé.
02:46Oui mais est-ce qu'on peut remettre en question tout le système capitaliste avec une entreprise qui est Duralex
02:51et les difficultés immédiates qu'elle connaît ?
02:53Il y a des réalités.
02:55Alors le combat contre le système capitaliste va prendre un certain temps, je suis d'accord.
02:59Mais par contre on peut remettre en cause certains principes et certains éléments de langage.
03:03Parce que l'entreprise Duralex, pour revenir au sujet qui nous préoccupe ce matin,
03:08l'entreprise Duralex c'est une entreprise emblématique en France.
03:12Le verre Duralex est connu pas simplement en France mais dans le monde entier.
03:15C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle ce verre est copié, notamment pour l'industrie chinoise.
03:22Donc il y a un réel avenir.
03:23Et si vraiment il n'y avait pas d'avenir pour cette entreprise qui est quand même à son cinquième
03:28plan de redressement,
03:29il n'y aurait à notre avis pas de projet industriel de déposer sur la table.
03:34Donc ça c'est un signe plutôt encourageant.
03:36Et sur le reste, ce que j'ai pu lire, ce qu'on a pu lire,
03:39c'est qu'un des projets propose du coup de garder l'intégralité du fonctionnement actuel avec le travail en
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03:47et maintenir en tout cas les acquis des salariés obtenus au prix de grandes luttes et notamment par l'aide
03:53de la CGT.
03:54La situation à Duralex, on en parle aussi ce matin puisqu'on a appris hier qu'une enquête judiciaire est
03:59ouverte sur la gestion de l'entreprise.
04:01Il y a eu des perquisitions sur le site au siège social à la Chapelle Saint-Mémin.
04:05Qu'est-ce que ça vous inspire ce nouveau rebondissement dans le dossier Duralex qui est très lourd déjà ?
04:10Si vous voulez, nous, il faudrait relire le communiqué qu'on avait établi au moment de la reprise en Scope
04:17en 2024.
04:17C'est-à-dire qu'on avait émis de grandes inquiétudes et de grandes réserves,
04:23notamment sur le fait que le directeur de l'époque continuerait à être directeur général de l'entreprise.
04:30Premier point, et puis après sur cette enquête, je ne vous parle pas de l'inquiétude des salariés et des
04:36dirigeants de la Scope,
04:38mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a un besoin de transparence.
04:41Donc pour nous, ce serait une bonne chose qu'on puisse savoir un petit peu,
04:45quand on parle de mauvaise gestion de M. Marciano, Propalcité, et son fils, directeur financier,
04:50pourquoi en étant arrivé là ?
04:52M. Marciano et son fils, qui, il faut le rappeler, démontent toute implication dans d'éventuelles malversations dans le communiqué.
04:57Bien sûr, nous, on ne mènera pas l'enquête, on laisse la justice faire son travail,
05:01mais je crois qu'il y a aussi les citoyens et citoyennes qui ont mis de l'argent dans la
05:05cagnotte,
05:07ils ont besoin, ils et elles ont besoin de savoir où est passé l'argent.
05:10La plateforme d'Etat a d'ailleurs été entendue comme potentielle victime,
05:13mais pour l'instant, évidemment, l'enquête suit son cours.
05:15Pour nous, c'est une bonne chose, comme ça, la clarté sera faite sur effectivement où est passé l'argent.
05:20Merci beaucoup Pascal Sudre de la CGT d'avoir été notre invité ce matin.
05:24On rappelle cet appel au rassemblement devant le palais de justice à 13h pour soutenir les 243 salariés de Duralex.
05:30Bonne journée.
05:30Merci beaucoup, à vous aussi.
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