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Pouvoir d'achat : «Si vous ne vous mobilisez pas, il ne se passera rien», l'appel de Nicolas Dupont-Aignan aux Français

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle, président de Debout la France et auteur de "2027 la liberté ou la mort" aux éditions Fayard, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:05Et notre invité ce matin dans la grande interview C News et Europe 1, c'est Nicolas Dupont-Aignan.
00:09Bonjour à vous, bienvenue.
00:11Bonjour Laurence Ferrari.
00:12De vous la France est candidat à l'élection présidentielle.
00:15La grogne monte, vous le savez, dans toutes les professions en France,
00:18en raison du prix des carburants, de la vie chère.
00:20Hier le dépôt pétroli de fausses humaires était bloqué, aujourd'hui c'est frontignant.
00:24Est-ce que vous redoutez, vous, une explosion sociale de type gilet jaune dans les prochaines semaines
00:29en raison, encore une fois, de ces prix délivrés ?
00:32Oui, bien sûr, mais c'est incroyable ce qui se passe, parce que ça fait quand même des mois,
00:38vous m'aviez reçu il y a quelques mois, que je demande que le gouvernement ouvre les yeux
00:43et fasse pas quelque chose d'extravagant, ce qu'ont fait quasiment tous les gouvernements européens.
00:49Baisser les taxes.
00:49C'est-à-dire, au moment où il y a une explosion des prix du carburant,
00:55compensé par une baisse transitoire des taxes,
00:58qui ne ruinerait pas le budget,
01:00et qui éviterait l'étranglement de pouvoir d'achat,
01:03mais aussi de compétitivité.
01:06Car quand vous avez en Espagne,
01:08en Espagne, le gazole à 1,80,
01:10et qu'il est à 2,30, 2,60, j'ai vu encore hier,
01:13c'est la compétitivité du pays,
01:15donc la croissance qui est bloquée.
01:17Et vous avez vu les chiffres de la croissance ?
01:19Ça veut dire que le gouvernement, pour ne pas dépenser 4-5 milliards il y a quelques mois...
01:25C'était 8 milliards pour la remise de 18 centimes en 2022 ?
01:27Oui, mais attendez, sur un an,
01:30disons déjà un premier geste de 4-5 milliards,
01:32il va perdre 30 milliards de recettes fiscales.
01:35Donc c'est perdant, perdant.
01:36Donc ce sont des incompétents.
01:39Mais c'est incroyable de voir ça.
01:41Tous les pays d'Europe ont fait un geste pour soutenir leur compétitivité,
01:45leur croissance,
01:45et la France a appuyé sur le frein,
01:48étranglant ceux qui travaillent, toujours les mêmes,
01:50qui bossent avec leurs voitures.
01:53Comme il y a la même chose sur l'électricité,
01:55alors qu'on pourrait baisser de moitié le prix,
01:57je l'expliquerai comment,
01:58comme il y a la même chose sur le gaz,
02:00avec cette guerre absurde en Ukraine,
02:02eh bien c'est l'économie française qui est paralysée.
02:05Donc c'est urgent de baisser.
02:09Et j'ai fait des propositions très simples.
02:11On supprime la TVA sur la taxe.
02:13Vous savez qu'on est un des seuls pays qui taxent la taxe.
02:16C'est quand même pas mal.
02:17On supprime la contribution carbone.
02:20C'est 15 centimes de plus.
02:22On pourrait baisser de 30 à 40 centimes
02:25sans mettre en péril les finances du pays.
02:28Pas du tout.
02:29Et on pourrait faire des économies ailleurs.
02:31Parce que ce qui est quand même incroyable,
02:33c'est que le gouvernement refuse ce geste aux Français,
02:37mais ça ne l'a pas empêché de donner 5 milliards de plus à l'Union Européenne.
02:40Ça ne l'a pas empêché de donner cette année,
02:43il va donner 12 milliards pour les éoliennes qui coûtent une fortune.
02:47Non renouvelable.
02:47Il va donner...
02:48Qui évitera notre dépendance aux énergies fossiles.
02:51Non, qui va nous coûter 3, 4 fois plus cher que notre électricité nucléaire.
02:56Mais qui réduit notre dépendance aux énergies fossiles.
02:59Mais à quoi ça sert ?
02:59Puisqu'on a le nucléaire qui est beaucoup moins cher.
03:01On est complètement dépendant du pétrole, vous le voyez bien.
03:03Mais il faut justement le nucléaire qui ne coûte pas cher.
03:06C'est complètement absurde de lancer des programmes d'énergie renouvelable
03:10qui coûtent une fortune à la France alors qu'on a une électricité pas chère.
03:13Mais ça on le fait parce qu'on veut obéir à Bruxelles.
03:15Et puis les milliards donnés à l'Ukraine en pure perte.
03:19Et puis les milliards de fausses cartes vitales.
03:21Alors quand on nous dit qu'il n'y a pas d'argent,
03:24c'est scandaleux et faux.
03:26Faux.
03:27Donc il y a de l'argent, simplement il faut choisir.
03:29Ma question c'est est-ce que vous redoutez un phénomène gilet jaune ?
03:32Est-ce que tous les ingrédients ne sont pas réunis dans la marmite France aujourd'hui
03:36qui est sur le point de bouillir ?
03:39Je vais vous dire, est-ce que ce n'est pas la seule solution ?
03:42Vous vous encouragez ?
03:44Mais je dis simplement que quand on a un pouvoir sourd et aveugle,
03:49à la fin il y a quoi qui reste ?
03:50Je ne le souhaite pas parce que je souhaite la démocratie.
03:54Mais je dis aux Français, si vous ne vous mobilisez pas,
03:57il ne se passera rien, vous allez crever la bouche ouverte.
03:59On ne peut pas attendre l'élection présidentielle de 2027 vous nous dites.
04:02C'est trop tard.
04:03Mais les gens ne peuvent pas les travailler.
04:06Entre faire le plein et nourrir ses enfants, on fait comment ?
04:10Je crois que le milieu parisien qui nous gouverne,
04:14à Bercy, dans les ministères,
04:16la plupart n'ont pas de voiture,
04:17ils ne savent même pas ce que c'est que remplir son plein d'essence.
04:19Non mais ils ne savent pas, je vous assure.
04:21Ils ne se rendent absolument pas compte de ce que c'est.
04:23Peut-être quelques-uns des privilégiés,
04:25mais la plupart des employés des ministères ont des salaires tout à fait médiants.
04:30Oui, mais je pense qu'ils ont des transports en commun.
04:32Mais vous allez dans la Creuse, vous allez dans Savoie,
04:35vous allez dans Finistère, vous allez dans les dom-toms.
04:38Si vous n'avez pas de voiture pour aller bosser, vous faites comment ?
04:40Il n'y a pas des métros à la porte de chaque Français ?
04:43Non mais il faut revenir sur Terre.
04:46Compétitivité, baisse des carburants, baisse des taxes,
04:48relance de la croissance avant qu'on rentre en récession.
04:51Parce qu'en fait, on est quasiment en récession.
04:53On n'y est pas déjà en récession ?
04:54L'INSEE nous dit que non, mais on l'est.
04:57Et si on est en récession, on va perdre encore plus de recettes fiscales,
05:01on va alimenter encore plus la dette,
05:02on va avoir des taux d'intérêt qui augmentent.
05:04Donc il faut d'urgence changer de politique.
05:06Et on peut le faire.
05:07Mais pour ça, je vais vous dire...
05:09Qu'est-ce qu'il faut ?
05:09Il faut arrêter de nourrir la politique menée.
05:14Parce qu'en fait, si vous réfléchissez,
05:16pourquoi ils sont paralysés ?
05:18Pourquoi le corps nu est tétanisé ?
05:20Parce qu'en fait, Macron et sa bande ne veulent pas reconnaître
05:26que les dépenses qu'ils font ne sont pas bonnes pour la France.
05:29L'immigration, ça coûte des dizaines de milliards.
05:31Ils ne veulent pas toucher à l'immigration.
05:33Les agences d'État, ils ne veulent pas toucher aux agences d'État.
05:36Voilà, donc, des économies,
05:38une partie des économies pour réduire la dette, le déficit,
05:40et une partie pour alléger la taxe.
05:42Un mot des retraités, Nicolas Dupont-Aignan,
05:44ils sont absolument furieux.
05:45Ils pourraient être mis à contribution pour trouver 30 milliards d'économies,
05:49selon M. Lecornu,
05:50désindexer les retraites de l'inflation,
05:52supprimer l'abattement fiscal de 10%.
05:55Est-ce que vous êtes scandalisé que l'État demande cet effort-là aux retraités ?
05:58M. Lecornu dit, finalement,
06:00ce n'est pas absurde que ce ne soient pas seulement les actifs
06:02qui portent le prix du vieillissement de la population.
06:04Mais c'est scandaleux,
06:05parce que d'abord, c'est la rupture d'un contrat moral
06:07et d'une loi,
06:08la loi de 93 d'Édouard Balladur,
06:10qui garantit l'indexation sur les prix.
06:13Si on n'indexe pas sur les prix les pensions de retraite,
06:16en quelques années,
06:18vous plongez des millions de Français dans la misère.
06:20Dans la misère.
06:21Ces Français, ils ont travaillé,
06:23ils ont cotisé toute leur vie.
06:25Et ces sommes qui sont en cause,
06:27c'est 6 milliards pour la désindexation
06:29et 6 milliards pour l'abattement de 10%.
06:3112 milliards.
06:32Eh bien là aussi,
06:33j'ai 60 milliards d'économies que je vous ai citées.
06:35L'Ukraine, l'Union Européenne,
06:37les fausses cartes vitales,
06:38l'aide aux énergies renouvelables,
06:41c'est quand même beaucoup.
06:42Donc pourquoi on ne fait pas le ménage dans les gaspillages
06:45pour honorer un contrat moral ?
06:47Et je vais vous dire une chose.
06:49S'il y a désindexation des pensions de retraite,
06:51c'est tout l'édifice de la répartition qui s'effondre
06:53parce que plus personne n'aura confiance dans l'État.
06:56C'est pourquoi d'ailleurs,
06:57parce qu'il y a un problème de génération,
06:59de démographie, on le voit bien,
07:01je proposerai...
07:02Donc vous êtes d'accord quand même
07:02sur le fait que ce ne soit pas aux jeunes générations
07:04de porter seul le poids de l'endettement du pays ?
07:07C'est l'activité économique,
07:09la relance de l'activité par la réindustrialisation du pays
07:13qui portera notre système social.
07:15Mais je propose autre chose
07:16que je vais proposer pendant la présidentielle
07:18et ce sera une de mes propositions phares.
07:20Je propose qu'à chaque nouveau-né français,
07:23l'État donne un capital de 10 000 euros.
07:2710 000 euros sur un compte épargne ?
07:28Livret.
07:29Un livret retraite
07:31qui sera gelé jusqu'à l'âge de 60 ans.
07:35D'accord ?
07:35Qui sera regroupé dans un fonds de capitalisation public
07:39à la norvégienne.
07:41Et à 60 ans,
07:43ainsi, chaque jeune français saura
07:44qu'il aura un minimum retraite.
07:46Ce sera un minimum retraite,
07:47mais il aura un minimum retraite par capitalisation,
07:50un socle,
07:51et qui sera complété par la répartition.
07:54Ça, c'est une mesure révolutionnaire.
07:56Alors, vous allez me dire,
07:56ça coûte, ça coûte, ça coûte.
07:57Ça coûte 6 milliards par an.
07:596,7 milliards.
08:006,7 milliards à peu près.
08:01Voilà.
08:02Un peu moins.
08:026 milliards par an.
08:046 milliards, c'est la moitié de ce qu'on donne à l'Union européenne.
08:06Comme je supprime la contribution à l'Union européenne,
08:09je donne la moitié pour donner aux nouvelles générations
08:11une assurance retraite,
08:13pour créer un fonds de capitalisation
08:16qui va investir dans les meilleures entreprises françaises,
08:19pour, si vous voulez aussi,
08:22remettre de la confiance.
08:23Parce que si on ne remet pas de la confiance,
08:25on n'y arrivera pas.
08:25Et aujourd'hui, il n'y a plus aucune confiance des Français
08:27dans leurs dirigeants.
08:28Vous comparez ça au fonds norvégien,
08:29c'est pas ça.
08:30Alors, qui est alimenté, lui,
08:31vous salvez par la rente étrolière,
08:33et nous, ça serait donc par la rente de la dette ?
08:35C'est comme ça qu'on financerait ce fonds ?
08:36Non, par les recettes qu'on aura.
08:38Hypothétiques.
08:39Non, pas hypothétiques.
08:40Mais écoutez,
08:41j'ai écrit un livre où va le pognon,
08:43avant le dernier,
08:44où j'avais détaillé 100 milliards d'économies.
08:46Je les maintiens, ces 100 milliards.
08:48Est-ce que vous savez quand même
08:49qu'il y a 20 milliards de dépenses
08:50de fausses cartes vitales,
08:51des millions de fausses cartes vitales ?
08:53Depuis le temps qu'on en parle,
08:54on ne les trouve pas.
08:55Et pourquoi on ne les trouve pas ?
08:56Mais je vais vous dire pourquoi on ne les trouve pas.
08:57Dites-moi pourquoi on ne les trouve pas.
08:58Parce qu'on ne veut pas toucher à l'immigration.
09:00C'est hypothétique, ça.
09:00Parce qu'on sait que c'est des fausses cartes d'immigration.
09:03Est-ce que vous savez qu'il y a 1 milliard donné
09:05à des retraités qui sont morts
09:07et qui vivent à l'étranger
09:08et qui sont morts depuis longtemps ?
09:091 milliard ?
09:10Depuis le temps ?
09:11Vous pensez que ça n'a pas été vérifié, ça ?
09:12Mais rien n'a changé.
09:14Est-ce que vous savez qu'on a engagé la France
09:17pour 40 milliards en Ukraine ?
09:1940 milliards ?
09:20Donc c'est tellement facile
09:21de faire les poches des automobilistes
09:23et des retraités,
09:24des vaches à lait du régime.
09:26Parce qu'en fait,
09:26ce régime ne veut pas remettre en cause
09:28ces choix fondamentaux
09:30qui sont un choix immigrationniste,
09:32un choix de transition énergétique ridicule
09:35qui ne marche pas,
09:37un choix européen.
09:39C'est pour ça que je suis candidat à la présidentielle,
09:41ce n'est pas pour faire le malin.
09:42C'est parce que si on ne change pas
09:47cette prison
09:48qui est devenue l'Union Européenne,
09:50si on reste soumis à ces règles,
09:52on ne réglera pas les problèmes des Français.
09:53Pour un mot de votre capital
09:54de 10 000 euros par nouveau-né
09:56que vous vous proposez ce matin,
09:57c'est en réalité pour les retraites
09:59ou pour renoncer à la natalité ?
10:01Les trois.
10:01On ne comprend pas.
10:02Les deux.
10:02Les trois, mon capitaine.
10:03Les deux.
10:04Les trois.
10:04Les trois, c'est quoi le troisième alors ?
10:06Trois.
10:06D'abord, on garantit une retraite
10:08minimum à nos jeunes
10:10qui vont reprendre confiance.
10:12Deux.
10:13On alimente un fonds souverain
10:14qui va pouvoir investir
10:16dans nos entreprises les meilleures.
10:18Et trois.
10:19On favorise la natalité.
10:20C'est gagnant à tous les coups.
10:22Et je préfère donner 6 milliards
10:24pour donner confiance aux Français
10:26que pour alimenter
10:27les bureaucrates de Bruxelles
10:28qui nous volent cet argent
10:29et qui le donnent
10:30à nos concurrents
10:32pour délocaliser nos usines.
10:33Parce que c'est ça qui se passe.
10:34Vous savez où va l'argent
10:35qu'on donne à Bruxelles ?
10:36Il va à la Pologne,
10:37à la Roumanie,
10:38à tous ces pays
10:38qui ensuite subventionnent
10:40les entreprises françaises
10:40qui délocalisent.
10:41C'est ahurissant.
10:43Je veux aussi
10:44qu'on divise
10:46le prix de l'électricité
10:47par deux.
10:48C'est possible
10:48si on sort du marché européen.
10:50Puisqu'on a des centrales nucléaires
10:51qui produisent à bas coût.
10:53Pourquoi on ne le fait pas ?
10:53On remet tout en cause.
10:54Donc on sort de l'Union.
10:55On sort de l'Union européenne.
10:57On la reconstruit.
10:57On se retrouve seul
10:58face à la concurrence mondiale.
11:00Est-ce que vous croyez ?
11:01On est plus fort que tous les autres.
11:02Non, on n'est pas plus fort
11:03mais on est libre.
11:05Quand le général de Gaulle
11:06a reconstruit la France,
11:08il y avait une Europe
11:08qui était la bonne.
11:10Il y avait des frontières,
11:11notre monnaie,
11:12notre budget,
11:13nos lois nationales
11:14et on coopérait
11:15et on a eu la phase de prospérité.
11:17Mais on n'avait pas une dette
11:18au niveau à laquelle il est aujourd'hui.
11:19Vous plaisantez
11:20qu'un général de Gaulle
11:21ne maîtrise pas ses finances
11:21ne maîtrise pas son destin,
11:23M. Dupont-Aignan.
11:23Vous avez raison.
11:24Et c'est pourquoi il faut sortir.
11:25Parce que vous avez vu
11:26qu'hier,
11:27le Parlement européen
11:28vient de voter
11:28une nouvelle taxe carbone.
11:30Parce que vous avez vu
11:31que si on reste
11:32dans l'Union européenne,
11:33parce que moi je pose la question,
11:34si on reste,
11:35qu'est-ce qui va se passer ?
11:36La mort par étouffement.
11:39L'élargissement à l'Ukraine
11:40et au Balkan,
11:41ça va nous coûter
11:41combien à nous Français ?
11:43Le Mercosur
11:44qui ruine nos agriculteurs,
11:46le contrôle numérique
11:47et la censure généralisée
11:49et la fin de la démocratie.
11:50Il faut que les Français
11:51voient bien
11:51que je serai le seul
11:53candidat
11:54qui va poser la question
11:56de l'Union européenne.
11:57Pas de revenir tout seul,
11:58mais de reconstruire
12:00une Europe
12:00des nations libres
12:01où on travaille ensemble
12:02mais où on est libre
12:04de notre politique.
12:05Et là,
12:05vous allez voir
12:06qu'on va résoudre
12:06les problèmes
12:07de baisse de prix
12:07de l'électricité,
12:08qu'on va régler
12:09les problèmes de dette
12:10parce qu'on pourra
12:10relocaliser des usines.
12:12Mais si on ne relocalise
12:13pas des usines,
12:14on ne régulera jamais
12:15le problème de la dette.
12:16Il faut régler
12:16le coût du travail
12:17aussi en France.
12:18Et vous dites
12:18qu'il faut sortir
12:19de l'Union européenne.
12:19Les Français sont attachés
12:20à l'Union européenne.
12:21Ils sont très conscients
12:23de ces, évidemment,
12:24failles.
12:25Ils en sont parfois
12:26mécontents,
12:26mais ils disent
12:27à 55%,
12:28on veut rester
12:29dans l'Union européenne.
12:29Et il y en a quand même
12:3045% qui veulent partir.
12:31Sans doute.
12:32Mais c'est une majorité
12:33qui veulent rester.
12:33Écoutez,
12:34attendons de voir
12:34le résultat de l'élection.
12:35J'ai sept mois
12:36pour les convaincre.
12:36Vous vous souvenez
12:37du référendum de 2005 ?
12:38Très bien.
12:39J'ai commencé la campagne,
12:40on nous disait
12:41vous êtes à 25%,
12:42on a gagné.
12:44Je vais...
12:45Vous avez vu
12:45ce qu'on en a fait
12:46du référendum.
12:47Il a été violé,
12:48il a été bafoué.
12:49Je serai le porte-parole
12:51des millions de Français
12:53qui aujourd'hui
12:54n'ont pas de candidat
12:55qui veut sortir
12:56de l'Union européenne
12:57pour reconstruire
12:58une nation libre
12:59qui coopère
13:00avec ses voisins.
13:01Je ne suis pas
13:01pour partir
13:02au milieu de l'Atlantique,
13:04je suis pour qu'on retrouve
13:06les leviers du pouvoir
13:07de manière à résoudre
13:08les problèmes des Français.
13:09La grande différence
13:10avec les autres candidats,
13:11vous savez laquelle c'est ?
13:12Allez-y.
13:12Ils veulent tous
13:13des choses très bien.
13:14La plupart,
13:15ce sont des gens...
13:15Vous êtes d'accord
13:15avec M. Retailleau,
13:16par exemple.
13:17Ce sont des gens sincères.
13:18M. Retailleau,
13:19Mme Le Pen,
13:19M. Retailleau,
13:20ce sont des gens sincères.
13:22Simplement,
13:23ils ne le pourront pas.
13:25Moi, la différence,
13:26c'est que...
13:26Parce qu'ils veulent rester
13:26dans l'Union européenne.
13:27Parce qu'ils acceptent
13:28d'être en fait
13:30le gouverneur
13:31d'une colonie.
13:32Moi, je veux être président
13:33de la République française
13:34souveraine.
13:35Et je veux échapper
13:37à cette broyeuse,
13:38comme le dit Philippe Devilliers,
13:39fréquemment sur votre antenne.
13:40Et il y a un moment,
13:42mon rôle,
13:43ma mission,
13:43c'est de dire aux Français,
13:44voilà,
13:44il va falloir choisir.
13:45Vous n'allez pas rester étouffés.
13:48Et on va reconstruire
13:49quelque chose de bien.
13:50Et je remarque d'ailleurs
13:51qu'on va le reconstruire
13:52avec les autres peuples.
13:54Ça ne va pas être
13:54la France toute seule.
13:55Parce que les Allemands
13:56veulent partir.
13:57Les Italiens n'en peuvent plus.
13:58Beaucoup de pays en Europe
13:59ne supportent plus
14:00Mme van der Leyen.
14:01Vous croyez qu'on va obéir
14:02à Mme van der Leyen
14:03éternellement comme ça ?
14:04Qui nous précipite
14:05maintenant vers la guerre ?
14:06En quoi ?
14:07En Ukraine.
14:08Bientôt,
14:09ce sont nos enfants
14:09qui seront envoyés là-bas.
14:11Moi, je ne veux pas de ça.
14:13Je veux la paix en Ukraine.
14:14Parce que la paix en Ukraine,
14:15c'est la condition
14:16de la prospérité de la France,
14:18de l'Allemagne et de l'Italie.
14:19S'il n'y a pas la paix en Ukraine,
14:21nous serons broyés
14:22par les Etats-Unis et la Chine.
14:23La paix en Ukraine,
14:24c'est-à-dire céder à la Russie ?
14:25Pas céder à la Russie.
14:26Avoir une paix.
14:29C'est quoi ?
14:39Parce qu'aujourd'hui,
14:40ce sont les retraités,
14:41les automobilistes
14:42qui payent les armements
14:43pour M. Zelensky.
14:44Et vous pensez que M. Poutine
14:45veut s'arrêter ?
14:46Je pense que M. Trump
14:48et M. Poutine,
14:48si les Européens
14:50saisissaient la chance,
14:51vous savez,
14:52la Russie a besoin
14:53de la paix aussi.
14:54Elle n'est pas
14:55en si bonne forme.
14:56Et ce conflit
14:57est abominable.
14:58Ce conflit
14:58est en train
14:59de ruiner l'Europe.
15:01Alors,
15:01je serais le seul
15:02à le dire
15:02parce qu'ils ont tous peur,
15:03les dirigeants politiques.
15:04Ça ne fait pas bien
15:05vis-à-vis des médias,
15:06vis-à-vis de ceci.
15:06Mais les Français,
15:07ils ont très bien compris
15:08qu'ils sont en train
15:09d'être appauvris
15:10parce qu'on donne
15:11notre argent là-bas.
15:12Vous êtes à votre
15:13quatrième candidature
15:14à l'élection présidentielle
15:15si vous avez les parrainages.
15:16J'en ai tout d'ailleurs
15:17sur la collecte des parrainages.
15:18mais j'appelle les maires
15:18à me parrainer
15:19pour qu'il y ait
15:19une voie différente.
15:20C'est difficile ?
15:21Bien sûr,
15:22c'est difficile.
15:23De plus en plus difficile.
15:23Toujours difficile.
15:24Pourquoi ?
15:25C'est la vie.
15:26C'est verrouillé ?
15:27C'est verrouillé.
15:28Mais moi,
15:28j'ai confiance.
15:29Vous savez,
15:29je fais ça
15:30avec sincérité
15:31et cohérence
15:32parce que
15:33je veux sauver mon pays.
15:35Et on ne sauvera pas
15:36nos pays
15:37en étant dépendants,
15:38en étant irresponsables.
15:40Parce que quand même,
15:41M. Macron
15:42qui nous vantait l'Europe,
15:43on est en faillite
15:44et on va vers la guerre.
15:45Bravo !
15:46Ce n'est pas ça l'Europe.
15:47Il y a une très belle Europe
15:48qu'on peut construire.
15:49C'est une Europe
15:50des identités,
15:51des peuples,
15:51des nations libres.
15:52Et la France a besoin
15:53de retrouver sa dignité
15:55de peuple libre.
15:56Alors je sais que
15:57c'est difficile
15:58de tenir ce message
15:59quand toute la classe politique
16:00s'est écrasée.
16:01Toute la classe politique
16:02est soumise à Mme Van der Leyen
16:03parce qu'ils se disent
16:04que ce n'est pas populaire
16:06de dire ça.
16:06Plus personne ne veut sortir de l'Union.
16:08C'est sûr,
16:08Marine Le Pen y compris.
16:09Mais ils ne se rendent pas compte
16:10que rester,
16:11c'est s'interdire
16:12de résoudre les problèmes
16:13des Français.
16:13Et de plus en plus de Français
16:15vont comprendre
16:15dans les années à venir.
16:16Et vous verrez ce que je vous dis.
16:18Et c'est pourquoi je crois
16:19à ma candidature.
16:20Parce que je vais réveiller
16:21les Français.
16:22Et vous leur dites
16:23debout la France.
16:23En 2022,
16:24vous aviez appelé
16:25à voter Marine Le Pen
16:26au second tour.
16:27Vos idées sur les retraites,
16:28le carburant,
16:29ce sont à peu près
16:30les siennes
16:31hors Union Européenne.
16:32Qu'est-ce qui justifie
16:33que vous ne la rejoignez pas
16:34là tout de suite
16:35au premier temps
16:35de la déploiement ?
16:37Mais je viens de vous l'expliquer.
16:38Est-ce que les Français
16:39ont le droit d'avoir le choix ?
16:40Est-ce que les 55% de Français
16:42qui ont voté non
16:43à l'Union Européenne
16:44en 2005
16:45ont le droit
16:45d'avoir un candidat ?
16:46Et plus il y aura
16:47des millions de Français
16:48qui voteront pour moi,
16:50plus la France sera libre.
16:51Et nous pourrons changer les choses.
16:53Sinon,
16:53nous serons une colonie.
16:55Et je vous assure
16:57que le coup d'État fédéral
16:58que veut faire M. Macron,
16:59il est proche,
17:00très proche.
17:01L'instant de vérité
17:02va venir.
17:02Mon devoir d'homme politique,
17:04ce n'est pas de faire
17:05comme tous les autres.
17:06Ce n'est pas de dire
17:06« Allez,
17:07on va mentir aux Français ».
17:08Moi, je ne veux pas
17:09mentir aux Français.
17:10Je le considère
17:11comme un peuple adulte.
17:12Et je suis certain
17:13qu'il y a des millions
17:14d'abstentionnistes
17:15qui ne votent plus
17:15parce que justement,
17:16il n'y a personne
17:17qui leur propose
17:17un programme exigeant.
17:19Parce que pour moi,
17:20reprendre notre liberté,
17:22c'est une exigeance.
17:23C'est bien gérer nos comptes,
17:25c'est réindustrialiser,
17:27c'est reconstruire une Europe,
17:28ce n'est pas
17:29« Allez,
17:30allez à Cuba ».
17:31Ce n'est pas ça,
17:32mon programme.
17:32Nicolas Dupont-Aignan,
17:33un second tour
17:34RN et les filles.
17:35Pour vous,
17:36qu'est-ce que ça représente ?
17:37On sait quel choix
17:38vous feriez,
17:39vous nous l'avez dit.
17:39Mais est-ce que LFI
17:41est un danger
17:41pour la République ou pas ?
17:43Attendez.
17:45Est-ce qu'on peut,
17:46à sept mois
17:47du premier tour,
17:48laisser aux Français
17:49le choix
17:50de celui
17:51ou de celle
17:51qu'ils mettront
17:52au second ?
17:53Parce que sinon,
17:54on supprime le premier tour.
17:55On peut regarder aussi
17:56les grandes tendances
17:56des informations de vote
17:57et se dire,
17:58bon,
17:58il y a deux grandes dynamiques.
18:01Et moi,
18:01je vous pose une question
18:02sur la dynamique
18:02de la France insoumise.
18:04Est-ce qu'elle vous inquiète ?
18:05Moi, la France insoumise
18:06a tellement de temps de parole
18:07et j'en ai tellement peu
18:08que je vais parler de moi.
18:09Elle a des députés.
18:10Elle a des députés.
18:11Et oui,
18:11mais c'est la vie.
18:12Nous sommes soumis
18:12au temps de parole.
18:13Oui,
18:13et je sais.
18:14Avec l'ARCOM.
18:15Et moi,
18:15je veux que les Français
18:16décident en liberté.
18:18Et je leur dis,
18:19le vote utile,
18:20ça ne vous a pas réussi
18:21depuis 30 ans.
18:22Le vote utile,
18:23ça ne vous a pas réussi.
18:24Alors,
18:25tentez de réfléchir
18:26par vous-même.
18:27Et ce n'est pas
18:29aux médias,
18:29aux sondeurs
18:30de sélectionner
18:31les vainqueurs.
18:32Mais vous ne m'avez pas répondu.
18:33C'est un danger pour vous.
18:34Mais bien sûr,
18:35c'est un danger.
18:36Je n'ai pas besoin
18:36de vous le dire.
18:38Mais ce qui est un danger,
18:39je vais vous dire,
18:40c'est de transformer
18:42la France en colonie
18:43et d'élire un gouverneur.
18:44Je veux élire un président.
18:45Vous dites dans votre livre
18:462027
18:47la liberté ou la mort.
18:48Vous voulez nous faire peur ?
18:50Je ne veux pas vous faire peur.
18:51Je regarde la vérité.
18:53Je regarde
18:54ce qui est en train
18:54de se produire.
18:55Et je ne supporte pas
18:56que mon pays
18:58soit colonisé.
19:00Économiquement,
19:01culturellement,
19:01religieusement.
19:02C'est un pays
19:03qui devient une colonie.
19:04Et je ne veux pas élire
19:07un gouverneur
19:07d'une colonie.
19:08Ça ne m'intéresse pas.
19:09Je n'ai pas fait
19:10de la politique
19:10pendant 30 ans
19:11pour voir mon pays.
19:12J'ai commencé
19:13avec Philippe Séguin.
19:14Je suis gaulliste.
19:15Je ne peux pas supporter
19:17de voir la classe politique
19:18accepter cela.
19:19Henri Fertet,
19:20c'est le nom
19:20de ce jeune
19:21résistant de 16 ans
19:22qui a été fusillé.
19:23C'est son nom
19:24que portera
19:24la première promotion
19:25du service national
19:26pour Emmanuel Macron.
19:28Ça vous va ?
19:29C'est un bel hommage
19:30à la jeunesse de France.
19:32Et cette jeunesse
19:32qui est morte pour la France,
19:34elle est morte pour une France libre.
19:36Pas pour une France soumise.
19:37Nicolas Dupont-Aignan
19:38était notre invité
19:39sur ces news des Européens.
19:40Bonne journée à vous.
19:41Merci Nicolas Dupont-Aignan.
19:42Merci Laurence Ferrari.
19:44À suivre sur Europe 1
19:45vos signatures du mercredi.
19:46À tout de suite.
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