00:015h, 7h, Europe 1 bonjour.
00:035h à quart sur Europe 1, bon réveil au cœur des podcasts européens.
00:07Chaque jour, on bline avec vous un nouveau podcast.
00:10Ce matin, c'est une archive quand Frédéric Taddeï recevait Dick Revers.
00:14Effectivement, en 2006, le chanteur et l'invité de l'émission regardent Les Hommes changés.
00:18Il vient alors de sortir son nouvel album, Le Mauvais Joueur,
00:21pour lequel il a travaillé avec des grands noms de la chanson française.
00:24Francis Cabrel, Benjamin Biolet, Michael Furnon, mais aussi l'américain Peter Kingsbury.
00:29Dick Revers regarde sa carrière changée du jour de ses 15 ans,
00:33lorsque son premier disque est sorti avec Les Chats Sauvages,
00:35jusqu'à ses apparitions au théâtre et au cinéma.
00:38Le rocker revient aussi, bien sûr, sur ses influences, et c'est son filtre.
00:42En ce qui me concerne, j'étais baigné par un univers américain, beaucoup plus qu'anglo-saxon.
00:48Les Anglais, quand ils se sont débarqués avec des trucs comme les Beatles, etc.,
00:52je trouvais ça pop.
00:53Je n'avais pas véritablement d'admiration pour ces gens-là.
00:57Pour moi, c'était...
00:57Pourtant, vous avez repris des chansons des Beatles.
00:59C'est pour ça.
01:00Car je n'ai jamais touché à Elvis, par exemple.
01:02Parce que pour moi, Elvis, c'était intouchable.
01:04C'était Dieu.
01:04Et j'ai commencé vraiment à les apprécier à partir de l'album Revolver.
01:10Mais j'étais beaucoup plus Rolling Stones.
01:11Pourquoi ?
01:12Parce que les Rolling Stones, c'était plus américain.
01:14C'était plus blues, plus Ritman Blues.
01:16C'était plus noir aussi, plus rock ?
01:26Bon, il faut quand même bien le dire, Omblin, Dick Rivers, c'est vrai que ça a toujours
01:30été le troisième homme après Johnny, après Eddie.
01:34Et oui, ça n'a pas toujours été facile.
01:36D'ailleurs, il déplore surtout d'avoir été mis de côté.
01:38On peut dire qu'il y a vraiment un mec qui n'a jamais été aidé par les médias.
01:42Ah, c'est bien moi.
01:43Je veux dire, si vous remontez dans le temps, je me rappelle quand j'avais 15-16 ans,
01:46il y avait une émission qui cartonnait à mort, qui s'appelait Télé Dimanche, avec
01:50Raymond Marciac, qui était l'émission que tous les Français regardaient.
01:54Raymond Marciac n'a jamais voulu de moi.
01:55Bon, arrive alors la question qui fâche, la question qui tue.
01:59Alors, je vais prononcer le mot, ne le prenez pas mal, mais est-ce que ça n'est pas
02:02qu'on vous a toujours considéré comme un has-been ?
02:04Je ne sais rien.
02:05Enfin, je me remets en question tout le temps.
02:07Enfin, pas moi.
02:08Je veux dire, les gens me remettent en question en permanence.
02:10Bon, moi, ce que je pense avoir, c'est une voix pas trop mauvaise.
02:15Je pense même qu'elle s'améliore en vieillissant et un amour de la musique.
02:19Et donc, je fais des disques tant que les gens les achètent.
02:33Tout chez Dick Rivers et Rock'n'Roll, cette voix blues qu'on aime tant, les hockers, vous savez, dans
02:39son chant typique.
02:40Et puis, ce look qui ne change pas, le blouson de cuir, les favoris, la banane gominée.
02:46Ah oui, les favoris, oui.
02:48Mais la banane, bon, il faut arrêter.
02:50Je l'ai sur la gueule, moi, les bananes, parce que je souris souvent.
02:53Je veux dire, mais je suis pas...
02:54Je suis moi-même.
02:55J'ai plus marqué les gens par moi, parce que je suis, par mon look, ou ma façon de parler,
03:01mon personnage, que par ma musique.
03:20Du côté des Remember, Dick Rivers, invité de Frédéric Taddy en 2006 dans Regarde les Hommes changés, une émission à
03:26nouveau disponible en podcast dans la série Destin Extraordinaire.
03:30Rendez-vous sur Europe1.fr, l'appli Europe1 et toutes vos plateformes d'écoute.
03:34Merci Ambine Roche. Vous êtes sur Europe1. Bienvenue. Bon réveil.
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