00:00Chacun sait qu'ils ne rembourseront jamais, puisque cet État est ruiné.
00:03C'est quoi les conditions pour le remboursement ?
00:04Le dernier prêt de 90 milliards, les conditions sont vraiment savoureuses.
00:09Je vous assure que ce n'est pas un 1er avril.
00:12L'Ukraine devra commencer à rembourser ces 90 milliards
00:16quand la Russie commencera à payer des réparations de guerre.
00:19Est-ce que vous croyez que s'il y a un accord de paix,
00:21même s'il y a un accord de paix, la Russie va accepter de payer des réparations de guerre ?
00:26Donc, conclusion, qui va payer ces 90 milliards ?
00:30Vous, nous.
00:31Alors, vous pourriez me dire, et c'est peut-être le dernier chiffre,
00:33combien ça va coûter à la France ?
00:35La France, c'est l'un des pays qui donne,
00:38ce n'est pas le pays qui donne le plus en pourcentage, en bilatéral.
00:41Mais au niveau de l'Europe, on finance 18,5%.
00:44Donc, faites ce compte de 216 milliards,
00:48si vous prenez 18,5%,
00:50eh bien, cela coûtera très probablement,
00:55je peux dire, sans quasiment aucun risque de me tromper,
00:58ou plutôt cela a déjà coûté ou va coûter à la France 40 milliards.
01:0240 milliards qui n'apparaissent pas encore dans nos comptes et dans nos dettes,
01:06puisque pour le moment, on a des prêts.
01:08Mais on pourrait vous dire, ce n'est pas grave,
01:10on est là, on empêche Poutine d'arriver à Paris et de prendre Paris,
01:12donc c'est mieux de payer des milliards,
01:13plutôt que d'être envahis par les Russes.
01:16Oui, mais dans ce cas-là, j'allais dire, si cette guerre est vitale,
01:20eh bien, il faut, dans ce cas-là, envoyer des troupes.
01:22Moi, ce que je retiens de ce qui se passe au Parlement européen,
01:26c'est que j'ai tous mes collègues qui se succèdent à la tribu en disant,
01:31c'est la démocratie, c'est notre système qui est en danger.
01:34Mais j'ai envie de dire, dans ce cas-là, qu'ils en sont dans le pantalon et qu'ils
01:37s'engagent.
01:37Moi, j'ai grandi avec le souvenir de la guerre d'Espagne.
01:40La guerre d'Espagne, il y en avait qui étaient contre les nazis.
01:43Ils s'appelaient André Malraux, ils s'appelaient Georges Orwell,
01:45ils s'appelaient même des responsables communistes.
01:47Eh bien, ils ont eu les couilles d'y aller, ils se sont battus.
01:50Mais aujourd'hui, en réalité, on a des gens qui passent leur temps à donner des leçons
01:53pour que les Ukrainiens aillent se faire tuer dans une guerre qui est perdue d'avance, on le sait.
01:57Sur l'Ukraine, est-ce que Vladimir Poutine aura les territoires qu'il veut ?
02:01Je n'en sais rien, c'est une négociation.
02:03Mais la question, c'est est-ce que l'Ukraine sera en situation de force pour négocier ?
02:09Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
02:10Je sais que chaque jour, on nous explique que la Russie va s'effondrer,
02:14que Poutine est malade, qu'il est à deux doigts de capituler.
02:19Vous avez l'impression, avec les derniers événements, que c'est le cas ?
02:23Et puis, pardonnez-moi, mais dans l'histoire, je vous rappelle que c'est un pays
02:26qui a préféré brûler sa capitale plutôt que la laisser à Napoléon.
02:31Donc, je pense que le mot « défaite » dans le vocabulaire russe,
02:37c'est un mot qu'on emploiera rarement, même c'est un mot banni.
02:40Donc, je pense que les Russes continueront cette guerre.
02:42Et malheureusement, les Ukrainiens, tant qu'on les finance, continueront cette guerre.
02:46N'oubliez pas aussi que pour M. Zelensky, tant que la guerre continue,
02:49il reste au pouvoir.
02:51Et il n'est pas emmerdé par les histoires de corruption.
Commentaires