00:00aujourd'hui qu'une jeune fille porte le voile,
00:01fasse cette démarche-là, c'est qu'elle envoie
00:03un signe de rupture avec l'État républicain.
00:06Il y a des années, c'était probablement
00:08assez différent. Et c'est vrai que c'est
00:09un effort qu'on demande aussi peut-être à des gens
00:12d'une autre génération. On demande
00:14cet effort, mais je vous le rappelle que
00:15dans la religion musulmane,
00:18il n'est en rien obligatoire
00:20de porter le voile.
00:22C'est une recommandation de l'islam
00:24politique. Vous pensez qu'on leur impose
00:25à ces jeunes femmes de porter ce voile islamique ?
00:28Je pense que dans le nombre
00:30des jeunes filles qui portent le voile, il y a celles
00:31qui font la démarche elles-mêmes, mais il y a celles à qui
00:33on l'impose. Et elles verront, avec notre
00:35loi, une liberté de pouvoir
00:37se désengager et de pouvoir
00:40envoyer balader tout ça.
00:41Vous pensez que dans une cité, elles peuvent dire au mec, non, non, je retire mon voile
00:44parce que c'est la loi française. C'est ce qu'elles diront.
00:45Elles diront, écoutez, je ne vais pas me prendre des amendes,
00:48je ne vais pas aller
00:50contre la loi, j'ai une loi aujourd'hui qui m'a taillé de le porter,
00:52je ne peux plus le porter, ça les libérera.
00:54Et en réalité, c'est aussi une façon de leur
00:56donner cette liberté.
00:58Merci.