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  • il y a 2 heures
L’ancien maire de Montsinéry-Tonnégrande et professeur d’économie soulève les incongruités économiques de la Guyane : importation de bois, or et eaux pillés

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Transcription
00:00Bonjour M. Lecomte.
00:01Bonjour M. Guiteau.
00:03Ce sont les sénatoriales, donc on vous voit.
00:05Vous êtes la première personne à s'être déclarée pour les sénatoriales,
00:10et ça, il n'y a pas une semaine ou deux semaines,
00:12il y a plus d'un an, c'était pour les municipales.
00:16En tout cas, vous avez dit que vous n'alliez plus aux municipales
00:18pour privilégier le Sénat.
00:20Alors, plus exactement, c'était le 9 janvier 2026,
00:24où j'indiquais à mes concitoyens de Mgr Tonegrane
00:29mon souhait de ne plus briguer un nouveau mandat
00:32comme maire de la commune de Mgr Tonegrane.
00:35C'est un choix qui a été fait en fonction de plusieurs paramètres,
00:41mais un choix également personnel qui consistait à penser
00:45que la démocratie, donc il faut la faire vivre,
00:47et la faire vivre, c'est aussi permettre à d'autres,
00:53certainement plus jeunes, mais également aguerris
00:55de la chose publique, donc de continuer l'ouvrage.
00:59dans cette commune et dans notre PCI, la CACL.
01:03Voilà, donc je suis heureux de voir que ce chemin
01:05qui a été tracé a été suivi des faits,
01:08la population a répondu favorablement,
01:11et c'est désormais donc M. Patrick Labot,
01:14qui est le maire de Mgr Tonegrane.
01:16Ce qui était votre premier adjoint,
01:17et ce qui est étonnant, c'est vrai que,
01:18comme vous l'avez dit, votre envie de démocratie,
01:21vous ne vous êtes pas prononcé pour lui, officiellement.
01:24Alors, dans les médias en tout cas, vous nous avez dit,
01:28non, je veux qu'il soit élu en son nom.
01:31Oui, bien évidemment, parce que le pouvoir qu'exerce un maire
01:36et son équipe municipale doit provenir du peuple.
01:40C'est ainsi, puisque nous sommes dans une démocratie représentative.
01:44Et j'ai pu observer comment cette équipe s'est mise à l'heure,
01:48d'une part à travers sa présentation devant la population,
01:51une équipe renouvelée d'hommes et de femmes,
01:54d'expérience parfois, donc des jeunes également,
01:58parce qu'il faut cela, ce renouvellement nécessaire,
02:00et faire en sorte que nos jeunes puissent trouver leur place
02:04dans les équipes municipales.
02:06Et après, bon, s'aguerrir, finalement,
02:08à la gestion de la chose publique.
02:10Et les élections, bien évidemment,
02:13qui se sont déroulées favorablement pour cette équipe que je soutiens.
02:17Alors, là, vous allez au sénatorial,
02:19et on n'est pas sur un vote au suffrage universel.
02:23On est sur un vote des grands électeurs.
02:26Est-ce que ça vous enlève de la légitimité
02:30en tant que sénateur d'être élu par des grands électeurs ou pas ?
02:33Alors, pas du tout, pas du tout,
02:35parce qu'in fine, ce sont les Guyanais
02:37qui auront leur mot à dire
02:41sur toutes les décisions qui pourraient être prises au Parlement,
02:45qui, je le rappelle,
02:47est composée de l'Assemblée nationale et du Sénat.
02:50Le Sénat ayant un rôle également important,
02:54puisqu'il a la faculté de faire la loi,
02:58de l'amender,
03:00de contrôler l'action du gouvernement
03:03et localement de permettre, finalement,
03:08l'application au plus proche des concitoyens.
03:11Donc, je m'engage à faire en sorte
03:12que l'ensemble des Guyanais et des Guyanaises
03:14puissent savoir de façon régulière
03:18ce que j'aurais à faire dans ce nouvel exercice.
03:22De faire comme les députés,
03:23c'est-à-dire revenir tous les trois ou quatre mois,
03:26faire des annonces,
03:28une sorte de meeting pour annoncer votre travail ?
03:30Alors, des meetings, non.
03:34Non, parce que je pense que c'est pas mon rôle
03:38d'organiser des grands meetings populaires.
03:40Mais en tout état de cause, je me suis engagé
03:42auprès de l'ensemble des maires que j'ai rencontré,
03:44des 22 maires et des conseils municipaux
03:46que j'ai rencontrés, à venir périodiquement
03:49leur rendre compte de ce qui a pu être fait,
03:52mais également des refus éventuels,
03:54ainsi que des présidents de PCI.
03:56Et puis, j'élargis le champ
03:59des discussions que j'ai pu avoir
04:01avec les socioprofessionnels
04:02et l'ensemble des forces vives.
04:03Il me semble essentiel que le sénateur
04:06soit à l'écoute de tous et de toutes.
04:07À titre d'exemple, hier, j'étais au village de Javoué,
04:12donc qui est vraiment symbolique
04:13de ce que je souhaite vraiment porter au Sénat,
04:16c'est-à-dire la question de la souveraineté alimentaire.
04:19Alors, vous parlez de Javoué.
04:20Votre remplaçante vient de Papa Ishton,
04:23Natacha Kabéria.
04:24L'Ouest, c'est fondamental
04:26pour obtenir l'élection de sénateur ?
04:29Alors, c'est pas simplement une question quantitative.
04:32C'est une question hautement politique.
04:34La Guyane est une.
04:36et bien évidemment que j'observe
04:39depuis un certain nombre d'années.
04:41Je rappelle que je suis,
04:42donc, que j'ai été maire pendant 18 ans,
04:47vice-président de l'agglomération
04:49du centre littoral également,
04:52donc en charge de l'eau et de la biodiversité,
04:54président du comité de l'eau et de la biodiversité.
04:57Que vous êtes toujours, alors que vous n'avez plus de mandat d'élu,
04:59vous avez été réélu à l'Union Militaire en juin.
05:02Oui, c'est une bonne preuve de confiance que m'ont fait mes pères,
05:07finalement, et puis les autres parties prenantes.
05:11Et s'agissant de l'Ouest du territoire, comme l'Est,
05:15la question du rattrapage infrastructurel qui se pose à eux,
05:18je rappelle que s'il y a un endroit en Guyane
05:21où les choses ne se passent pas,
05:24comme sur les littorales, c'est bien dans l'Est,
05:26donc avec la vallée de l'Oiapoque,
05:29avec des problématiques récurrentes d'eau et d'assainissement
05:32et d'infrastructures de toutes sortes,
05:35mais également l'Ouest qui connaît un défi démographique,
05:37donc sans précédent,
05:39on sait très bien que les choses se passeront là,
05:41finalement, avec la ville de Saint-Laurent-du-Maroni
05:45qui sera la première ville démographique de Guyane
05:49et toute cette vallée du Maroni dans la suite
05:52qui doit connaître également un effort particulier
05:56des pouvoirs publics.
05:58Vous avez parlé de son emté alimentaire précédemment à Javoué,
06:02l'un des villages d'Omana,
06:04et c'est étonnant parce qu'effectivement,
06:06enfin ce n'est pas étonnant puisque votre programme
06:09que vous annoncez, c'est sur l'autonomie.
06:13C'est les deux grandes phrases qu'on va retenir,
06:15c'est la Guyane doit gouverner chez elle,
06:16et une autre qui m'a fait plus me questionner,
06:20c'est la Guyane doit garder la valeur qu'elle produit.
06:22Est-ce que vous pouvez préciser cette dernière phrase ?
06:24Alors je vais d'abord effectivement préciser cette dernière phrase.
06:28Je suis économiste de formation.
06:31J'assure jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs une fonction
06:35de professeur de sciences économiques et sociales.
06:38Affecté-vous ?
06:39À Félix-Éboué, donc l'issue de Cayenne, on dit SES,
06:42et à ce titre, c'est la matière de prédilection
06:46qui me fait dire que pour qu'une économie soit viable,
06:50il faut maîtriser sa chaîne de valeur.
06:52Or, en définitive, l'un des blocages que nous constatons,
06:57c'est une chaîne de valeur rompue,
07:00c'est-à-dire finalement une production de richesses
07:03insuffisante sur le territoire,
07:05et finalement, donc des revenus,
07:08soit directs, soit indirects.
07:10Les revenus directs, c'est par exemple le salaire,
07:13mais c'est aussi donc bien évidemment
07:15le chiffre d'affaires des entreprises
07:17et les bénéfices qu'ils doivent réaliser.
07:20Et puis derrière, donc, la question de la fiscalité.
07:23Donc c'est un ensemble de choses
07:24qui me font dire qu'il faut absolument
07:27que nous gagnons en efficacité, en efficience
07:30sur ce point de vue-là.
07:31Et puis s'agissant de l'autonomie alimentaire,
07:34vous savez, moi je reste persuadé
07:36qu'il faille débloquer les énergies
07:40pour faire en sorte que les ressources
07:42qui sont très nombreuses sur notre territoire
07:45puissent être accédées à l'ensemble
07:48des compatriotes guyanais.
07:49Donc je veux parler du bois,
07:51je veux parler de l'or,
07:52je veux parler de la pêche,
07:54l'ensemble des ressources
07:55qui sont à notre disposition
07:56pour permettre ce développement économique
07:58que nous attendons.
07:58Et parlons déjà sur l'agriculture,
08:00après je reviendrai sur le bois,
08:02mais sur l'agriculture,
08:03c'est que Natacha Caberia se dit
08:05elle aussi une agricultrice plus réactive,
08:09ce qui est par essence
08:11ce qu'est un agriculteur en Guyane.
08:13On est rarement 100% agriculteur en Guyane.
08:16Et pourtant, on a vu des années précédentes,
08:20la CAF, la Commission d'attribution foncière,
08:23refuser toute attribution
08:24à des gens qui seraient plus réactifs.
08:26ils voulaient des 100% agriculteurs.
08:29Et ça, c'est vrai que c'est venu un peu
08:31s'opposer à une pratique en Guyane.
08:34Pourquoi ils l'ont fait ?
08:36Non plus, ils n'ont pas fait n'importe quoi,
08:37c'est parce que c'était pour éviter
08:39tout ce qui est spéculation.
08:40C'est-à-dire, vous achetez des terrains agricoles,
08:42mais en fait, après,
08:43vous allez les revendre
08:43à des promoteurs immobiliers.
08:45Mais pourtant, ça vient contrecarrer
08:47un peu des habitudes qu'on a, nous, en Guyane.
08:49Vous, si vous êtes élue au Sénat,
08:51comment vous allez gérer ça
08:53pour que les plus réactifs reprennent
08:56un peu de pouvoir au niveau de la CAF ?
08:58Alors, pour parler de ma remplaçante,
08:59tout d'abord, effectivement,
09:01madame Natacha Caberia,
09:02qui est de Papa Ichton,
09:06la capitale du pays Bouni,
09:09aide-soignante,
09:10qui est également
09:13conseillère municipale de Monsigné-Tonnegrane,
09:15mais surtout, donc,
09:16attachée à sa culture,
09:17à la culture Bouchénéguée,
09:19qui est l'une des grandes cultures,
09:20finalement, de notre territoire.
09:23C'est une femme remarquable,
09:25puisque je l'ai choisie
09:27pas simplement pour ses compétences intrinsèques,
09:31mais également sa façon très naturelle
09:35d'être à l'écoute de son prochain.
09:39Et elle, de m'indiquer combien,
09:42depuis de très nombreuses années déjà,
09:43elle fait le lien entre
09:45les populations dites du fleuve
09:47et le littoral
09:48pour toutes les démarches
09:49et toutes les questions relatives
09:52à ces populations
09:53qui sont souvent isolées.
09:55Et pour revenir à la question de l'agriculture,
09:58vous savez qu'en définitive,
10:01on n'a pas affronté
10:03ou confronté les deux points de vue
10:04du paysan guyanais à 100%
10:09et de la personne qui souhaite
10:11s'adonner à l'agriculture,
10:12soit sous une forme d'autosuffisance,
10:15d'accord, pour son propre compte
10:16ou pour de la revente
10:17lorsqu'il y a un excédent,
10:18parce qu'en définitive,
10:19c'est un tout.
10:20On le voit très, très bien.
10:22Comment vous allez faire comprendre ça au Sénat ?
10:25Alors, faire comprendre tout ça au Sénat,
10:27c'est d'une part,
10:28donc, par des actions de terrain,
10:33en faisant en sorte,
10:34comme je l'ai fait hier,
10:35d'ailleurs hier,
10:36donc, faire rencontrer mes homologues
10:38des réalités de la Guyane.
10:40Mais bon, vous savez,
10:42tout a déjà été dit
10:43et surtout écrit
10:44sur les problématiques de la Guyane,
10:46mais surtout inscrire dans la loi
10:48cette possibilité
10:50qu'il faille véritablement
10:51réformer quelque part,
10:53donc l'approche que nous devons avoir
10:54du développement agricole.
10:57Et hier, les discussions
10:58étaient très intéressantes
11:00à titre d'exemple,
11:02le malus,
11:02donc, sur l'acquisition des véhicules
11:05qui sont à la fois des véhicules,
11:07donc, utilitaires,
11:08mais aussi des véhicules de loisirs.
11:10Voilà.
11:11Et je découvre qu'il y a un malus
11:13sur ces véhicules,
11:14donc, pick-up
11:15et qui renchérit de façon considérable
11:17l'acquisition de ces véhicules
11:19alors qu'ils sont strictement besoin
11:22en lien avec le besoin
11:23d'enqu'agricole.
11:24J'ai lutté à l'Assemblée nationale
11:26pour enlever ce malus,
11:28effectivement,
11:28des gros pick-up, etc.
11:31Et il avait obtenu
11:32le vote de l'Assemblée
11:33puis après, vous savez,
11:34le 49-3 était venu
11:36et on tient un peu tout
11:37ce travail législatif.
11:38Et autre point,
11:40le bois.
11:41Donc, vous êtes président
11:42du Comité de l'eau
11:43et de la biodiversité.
11:44Est-ce que vous êtes raccord
11:45avec ces précolonisations,
11:47enfin, ces obligations
11:48de, je crois,
11:49ces 5 essences par hectare,
11:51c'est ça ?
11:51On ne peut pas prendre plus d'arbres ?
11:53Alors ?
11:53Ou un arbre par hectare ?
11:55On savait,
11:56il y a un rapport...
11:58Ce qui fait que la plupart du bois,
12:00finalement,
12:00vient de Suriname,
12:02vient même de France.
12:03Alors là,
12:03on vient d'ouvrir,
12:04normalement,
12:05la Mataronie
12:06avec le pont de la Mataronie.
12:07On est à 70 millimètres cubes
12:09de bois seulement en Guyane.
12:10Je sais qu'il y a,
12:11dans un dernier réunion
12:13où j'étais en préfecture,
12:14il voulait obtenir
12:15les 100 millimètres cubes.
12:16Mais dans le Sars,
12:18on prévoit 200 millimètres cubes
12:19et là,
12:19tout le monde dit
12:20que c'est impossible.
12:21Les besoins,
12:21les besoins en matière
12:22de production de bois
12:26pour la construction
12:27sont énormes.
12:29Et nous continuons à exporter,
12:33forcément,
12:33à importer,
12:35forcément,
12:36des quantités
12:37trop importantes
12:38de bois
12:41venant du nord de l'Europe.
12:42C'est inconcevable.
12:43C'est même anti-économique.
12:45Lorsqu'on regarde
12:46le coût de la construction
12:47globalement,
12:48on se rend bien compte
12:49qu'on aura tout fait
12:50de prendre
12:51la matière
12:53qui est à proximité.
12:54Donc,
12:55il s'agit,
12:58c'est ce que je dis,
12:59de permettre l'accès
13:00à l'ensemble
13:01de nos ressources
13:03et non pas
13:03la mise sous cloche.
13:04Je l'ai dit
13:05de façon publique,
13:06je n'ai pas compris
13:08cette décision
13:10qui consistait
13:10à protéger
13:13finalement
13:13une autre partie,
13:14une nouvelle partie
13:15de notre biodiversité,
13:17tout simplement
13:18parce qu'on se rend compte
13:19que,
13:19de toute évidence,
13:21la partie essentielle
13:22qui s'appelle
13:23le parc amazonien
13:25est déjà
13:26sous contrainte
13:27très forte
13:27de l'empaillage illégal.
13:29Et dans le même temps,
13:31le besoin
13:31qui est exprimé
13:32par la filière
13:34du bois
13:35qui dit
13:36qu'il faille
13:38accéder
13:38à ses ressources
13:39donc du côté
13:40de l'Est
13:41mais aussi de l'Ouest.
13:42Vous voyez,
13:42donc moi je pense
13:43qu'il y a nécessité
13:44non pas d'opposer
13:46l'écologie
13:47à l'économie
13:48mais de trouver
13:49ce consensus
13:50et ça c'est véritablement
13:51le rôle du sénateur
13:52en sachant
13:53que dans le même temps
13:54les rapports
13:55sont déjà faits
13:57concernant l'ONF,
13:58un rapport édifiant
14:00de la Cour des comptes
14:01qui indique
14:02que les moyens
14:03qui lui sont dédiés
14:04sont insuffisants
14:04donc il faudra
14:05chercher les moyens
14:07nécessaires et suffisants
14:08pour faire en sorte
14:08que l'ONF joue
14:09pleinement son rôle
14:10notamment
14:10à l'ouverture
14:11de nouvelles pistes
14:12et permettre
14:13derrière aux opérateurs
14:14privés
14:15de faire leur job.
14:16On parle du parc
14:17amazonien
14:18mais aussi
14:18on parle du PNRG
14:20c'est un échec.
14:23Le PNRG,
14:24Monsignéry
14:25je crois est sorti
14:25du PNRG
14:26pendant un temps.
14:27Alors le PNRG
14:28C'est que Monsignéry
14:29il est revenu d'ailleurs.
14:30Alors nous sommes
14:30nous avons pris la décision
14:31de revenir
14:32à l'aune de cette
14:33nouvelle mandature
14:34vous savez
14:34lorsque les méthodes
14:36de travail
14:38les approches
14:39sont différentes
14:40et bien
14:40on peut
14:42revoir la question
14:43mais ce qu'il faut
14:44bien considérer
14:45pour l'ensemble
14:46de vos auditeurs
14:47de vos lecteurs
14:48c'est
14:49finalement
14:50quelles sont les trajectoires.
14:52La trajectoire
14:53elle ne peut pas être
14:54pour notre pays
14:55strictement
14:55la préservation
14:57donc d'un très vaste territoire
14:59alors que nous occupons
15:00finalement moins de 10%
15:01du territoire guanais.
15:03Il faut nécessairement
15:04que ce pays
15:06y compris son interne land
15:07soit accessible à tous
15:09accessible donc
15:12à l'habitat
15:13et également
15:15donc à l'aménagement
15:16du territoire
15:17comme aux activités
15:18économiques.
15:19Aujourd'hui
15:19on assiste
15:20à un vrai
15:21non-sens
15:22donc à tout point de vue
15:23ce qui fait que
15:24en définitive
15:26il faut
15:26je pense
15:27véritablement
15:28observer les choses
15:30de façon différente
15:31et permettre
15:32je le redis
15:34d'accéder
15:35à notre territoire
15:36et en faire
15:37une véritable source
15:38de valeur ajoutée.
15:39Vous parlez de voir
15:40les choses différemment
15:41et dans votre profession
15:42de foi
15:42il y a une phrase
15:43qui m'a étonné
15:43est-ce que vous pouvez
15:44l'expliquer ?
15:45Je la lis intégralement
15:47Ma ligne est simple
15:49et je le dis
15:50sans détour
15:50Où est l'évolution ?
15:52Non à une évolution
15:53qui se contenterait
15:54de déplacer le pouvoir
15:55de Paris à Cayenne
15:57Qu'est-ce que vous voulez dire ?
15:59Mais ce que je veux dire
16:00par là
16:00c'est que
16:01ayant participé
16:02C'est non à la CTG ?
16:03Vous ne faites pas confiance
16:03à la CTG
16:04pour gouverner
16:05ses nouvelles compétences ?
16:06En tout état de cause
16:09avant
16:11cette campagne électorale
16:12bien évidemment
16:13que j'ai beaucoup discuté
16:15avec mes pères
16:17donc maire de Guyane
16:18président de l'association
16:20des maires de Guyane
16:22président du SMEGI
16:23les présidents
16:25des quatre EPCI
16:26et à l'évidence
16:27tous convergent vers
16:29une seule et unique idée
16:30la Guyane
16:31elle est plurielle
16:32et la Guyane
16:33ce n'est pas simplement
16:34l'île de Cayenne
16:36avec le siège
16:37donc toutes les administrations
16:38y compris
16:39celle de la CTG
16:40donc il faut revoir
16:42et reconsidérer
16:44notre approche
16:45territoriale
16:46deuxième chose
16:47c'est que
16:47bien évidemment
16:48avoir plus de compétences
16:50sans doter
16:51les EPCI
16:52et les collectivités communales
16:54de moyens
16:55et douanes
16:56pour qu'elles assurent
16:57leurs propres compétences
16:59qui sont des compétences
17:00fortes depuis les lois
17:01de décentralisation
17:02ce n'est pas faire
17:03bon office
17:04donc la réflexion
17:06elle est globale
17:07en indiquant
17:08je le dis également
17:09dans ma profession de foi
17:10que le dernier mot
17:12sera donné
17:13à la population
17:14comme en 2010
17:15vous avez vu
17:16moi j'étais
17:17en 2010
17:18pour l'article 74
17:19de la constitution
17:21la population
17:21n'yant pas compris
17:23faute peut-être
17:23de pédagogie
17:25nécessaire et suffisante
17:27avait choisi
17:27l'article 73
17:28en tout état de cause
17:30nous en sommes là
17:32vous êtes toujours
17:33pour l'article 74
17:34alors moi je suis
17:35comme Jean Spassion
17:35celui à qui
17:36vous avez peut-être succédé
17:38moi je pense
17:39qu'il y a nécessité
17:41donc de ne plus rester
17:42dans le carcan
17:44administratif
17:44de la loi de 1946
17:46on le voit très bien
17:47je donne un exemple
17:48et un seul
17:49en tant que maire
17:50j'ai souhaité
17:51faire émerger
17:52une filière économique
17:54d'ostriculture
17:55je peux vous assurer
17:56que ça a été
17:57la croix et la bannière
17:57parce que l'huître
17:58de Monsignéry
17:59et l'huître de Mangrove
18:00n'existe pas
18:01dans aucune norme
18:03il a fallu convaincre
18:04et là je rends
18:06hommage à monsieur le préfet
18:08qui m'a suivi
18:09enfin
18:09donc sur ce dossier là
18:12pour faire en sorte
18:13que nous ayons
18:14une station austriicole
18:15et que derrière
18:16bon tout s'enclenche
18:17pour faire en sorte
18:18que la filière économique
18:19formelle puisse se réaliser
18:20ça c'est un exemple
18:21probant
18:22qui montre à l'évidence
18:23que nous sommes bien
18:24en Amazonie
18:25et que les normes
18:26donc fustelles
18:27celles donc de Paris
18:28en milieu
18:30ou de Bruxelles
18:31lorsqu'il s'agit
18:32donc de directives
18:33de la communauté européenne
18:35sont
18:36pour un grand nombre
18:38d'entre elles
18:38inapplicables
18:39dans notre géographie
18:41spatiale
18:42alors dernière question
18:43la plus politicienne
18:45vous êtes 10
18:46pour deux sièges
18:48c'est un peu inédit
18:51comment vous voyez
18:53ce vote
18:54on voit un grand favori
18:56Rodolphe Alexandre
18:57puis après
18:57des outsiders
18:58est-ce que vous êtes d'accord
18:59avec cette perception là
19:01des choses
19:02ou vous vous mettez
19:03dans le camp des favoris
19:04en tant qu'ancien maire
19:05alors
19:06parce que dans les 10
19:07les anciens maires
19:07il n'y en a pas beaucoup
19:09ce qui est inédit
19:10c'est que
19:11les deux
19:13sénateurs
19:14et sénatrices
19:15ne se représentent pas
19:16c'est historique
19:17voilà
19:17jusqu'à présent
19:18un sénateur
19:20une sénatrice
19:21se représentait
19:22et
19:22donc
19:25ça
19:27restreignait
19:27peut-être
19:28exactement
19:28le champ du possible
19:29pour une élection
19:31qui je le rappelle
19:32pour l'ensemble
19:33de nos
19:34auditeurs
19:35et
19:35électeurs
19:37donc
19:37se faire
19:38un suffrage
19:38indirect
19:39avec des grands élus
19:41en tout état de cause
19:42ce que je considère
19:43c'est que
19:44je porte une voix
19:46qui est la voix
19:47donc
19:47d'un maire
19:48qui a été
19:48à la tête
19:49d'une collectivité
19:50rurale
19:5370 à 80%
19:54des communes
19:55de Guyane
19:57avec
19:57cette difficulté
19:59qui consiste
20:00à joindre
20:00les deux bouts
20:01vous voyez
20:02donc des budgets
20:03souvent très contraints
20:04une volonté de faire
20:05très forte
20:07les maires
20:08les élus
20:09municipaux
20:10ont
20:12beaucoup
20:12d'envie
20:13pour leur territoire
20:14ils font beaucoup
20:15c'est du bénévolat
20:17et on doit leur rendre hommage
20:18donc ces hommes
20:20et ces femmes
20:20que j'ai rencontrés
20:21pendant
20:21ces derniers mois
20:23ces dernières semaines
20:24en définitive
20:26ils font
20:26avec les moyens
20:27donc
20:28à rechercher
20:29et
20:29mon travail
20:30va consister
20:31effectivement
20:31à les aider
20:32à soutenir
20:33leurs efforts
20:34partout
20:35il appartiendra
20:36donc
20:36à travers
20:37mes actions
20:38au Sénat
20:39et puis
20:39ce travail
20:40de lobbying
20:41que j'ai su faire
20:42donc
20:42dans mes différentes
20:43fonctions
20:44auprès des cabines
20:45émissérielles
20:45donc il s'agit
20:46de cela
20:48et
20:48j'indique
20:49aux grands électeurs
20:52qu'ils ont
20:53deux voix
20:56donc
20:57dès le premier tour
20:58et qu'ils doivent
20:59utiliser
21:00ces deux voix
21:01sans attendre
21:02pour faire
21:03leur choix
21:03c'est vrai qu'on a
21:04la sénatrice
21:04qui nous disait
21:06que beaucoup de maires
21:06essaient de dire
21:07à leur conseiller
21:08de mettre
21:08qu'un nom
21:10alors moi
21:11j'indique
21:11c'est vrai
21:13qu'ils peuvent
21:13mettre deux voix
21:14j'indique de façon
21:15très claire
21:16que les textes
21:18donc autorisent
21:20aux grands électeurs
21:21de mettre
21:22dans l'enveloppe
21:23deux noms
21:24et ainsi
21:25donc de choisir
21:26deux noms
21:27et bien évidemment
21:29donc j'invite
21:30tous et toutes
21:31à apporter
21:32leur suffrage
21:33sur l'équipe
21:34que je représente
21:35avec madame
21:35Natacha Kaviria
21:36merci beaucoup
21:38c'est moi
21:38qui vous remercie
21:39merci beaucoup
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