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  • il y a 3 jours
Le député fait sa rentrée politique chez France-Guyane. Il appelle la Guyane à se rassembler pour trouver des solutions face à un État défaillant.

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Transcription
00:00Bonjour M. Riemann, merci de faire votre rentrée politique chez nous.
00:04Bonjour M. Riemann, c'est Kito, merci à l'invitation.
00:05J'imagine que votre actualité est chargée, par quoi on commence, quand vous voulez ?
00:11Moi j'ai vu ce qui était intéressant, parce que vous avez travaillé aussi pendant les vacances,
00:16vous avez tout un projet sur la dénonciation de la négrophobie en France,
00:20je pense que c'est ce qui est actuellement votre actualité, vous pouvez nous en dire plus ?
00:26Alors depuis quelques mois, pour ne pas être géranés, je vois le délitement dans la société,
00:32surtout au niveau de l'hexagone, sur la question du racisme de façon large,
00:36mais néanmoins, on voit que pour certains, il y a une volonté de modifier la réalité.
00:42Et même, je pars aussi du corpus politique national, à partir du moment où est-ce que des ministres
00:46et des responsables politiques se permettent de nous regarder et de nous dire que,
00:50ben oui, il y a le racisme anti-blanc, là il faut arrêter les bêtises.
00:54Je leur dis, vous ne pouvez pas vous être responsable et sortir de telles inepties,
00:59ce n'est pas possible.
01:00Sauf qu'on est sur des personnes qui veulent servir sur la vague populiste.
01:04Et c'est un problème majeur qu'on rencontre aujourd'hui, surtout parce qu'on va à Paris.
01:10Et on voit qu'il y a une espèce de hiérarchisation qui est faite dans la société française sur la
01:15question du racisme.
01:17Et malheureusement, on voit en fait que la réalité que vivent les noirs dans ce pays,
01:22elle est carrément occultée.
01:23Non, il n'y a pas de problème particulier.
01:26Alors que si, et avec mon équipe, on a choisi d'aller sur l'angle, en tout cas,
01:32de ce que vivent les femmes noires en priorité.
01:34Parce que déjà en tant que femmes, il y a la discrimination.
01:37Et derrière les femmes noires, donc c'est la double peine.
01:41Surtout en parlant aussi de l'accès aux soins et comment elles sont traitées.
01:47Mais vous savez que c'est un peu une double peine pour l'anguienne,
01:50parce que la négrophobie devrait être dans l'hexagone.
01:53Mais en Guyane aussi, les femmes noires sont aussi victimes de préjugés au niveau des médecins.
01:59De l'accès aux soins, on dit par exemple qu'elles similent plus la douleur.
02:03Oui, le fameux syndrome méditerranéen.
02:04Mais c'est bien parce que nous sommes sur une approche totalement occidentale de la chose.
02:10Et ce sont toujours les personnes dominantes de l'époque qui ont storé un système,
02:16qui ont storé ce principe-là.
02:17Et donc, il faut le casser.
02:19Donc nous, on parlera de déconstruction, de cette idée.
02:23Comment maintenant on appréhende, comment on lutte positivement,
02:26comment est-ce que les femmes et les hommes noirs en perçoivent la vie au quotidien de la société française,
02:35toutes ces questions aujourd'hui qui doivent trouver réponse.
02:37Et on doit agir collectivement.
02:39Parce qu'aujourd'hui, moi, ce qui me concerne, il n'est plus question de rester silencieux,
02:44de valider le principe parce que des noirs se fassent maltraiter juste parce qu'ils ont la peau noire.
02:48Donc ça, maintenant, lorsqu'on nous dit qu'on est dans une république
02:53et que tout le monde est logé à la même enseigne,
02:55je n'ai le cesse de répéter que non, ce n'est pas vrai.
02:57Et on le voit au quotidien.
02:58Vous avez, encore, vous avez vu le principe municipal à Carcassonne ?
03:02Vous avez pu devenir musulman sous Macron ?
03:04Voilà, mais en fait, ils sont reliés.
03:07Nous sommes sur des comportements complètement désinhibés.
03:11Il n'y a plus de limites, tout simplement.
03:14Et lorsque je vois le racisme contre les noirs qui se déploie,
03:20qui se développe, qui s'accentue,
03:25nous, le débat qu'on doit avoir, c'est partout du principe
03:27où nous ne serons jamais comme eux
03:31et nous ne vont jamais nous accepter tel quel.
03:34Et partant sur le principe, c'est juste rappeler les faits historiques,
03:37rappeler l'histoire
03:37et quels comportements devons-nous adopter
03:40à partir de maintenant, pour l'avenir,
03:42parce qu'on a les générations futures qui arrivent,
03:45pour qu'on puisse prendre une autre dimension à cette réalité-là.
03:48Et moi, je pars du principe aussi que
03:50les liens doivent s'étanchifier aussi avec le continent africain.
03:53C'est le point de départ, c'est le point d'origine.
03:56On doit effectivement regarder le continent africain
03:59qui est en train aussi, lui, d'être bouleversé,
04:01j'ai envie de dire, à différents droits positivement,
04:04l'Afrique est en train de prendre un essor tout autre
04:06qu'on a connu jusqu'à présent.
04:07Donc, il fut un temps où on regardait le continent africain
04:11d'un point là, il n'a pas qu'une posture au-dessus
04:12où on va dire, bon, on est au-dessus.
04:14Mais c'est fini, ça.
04:15Moi qui ai pu aller au Togo, au congrès panafricain,
04:20je peux vous dire que ce continent
04:22est en train de prendre son essor véritablement.
04:26Et d'ici, je pense, 5 à 10 ans,
04:29l'Afrique fera partie des continents
04:35sur lesquels il faudra compter véritablement
04:37à l'échelle du monde.
04:38Vous avez parlé de comportements désinhibés.
04:40Je voulais me poser la question un peu plus tard
04:42dans l'interview, mais on y va de suite.
04:43Est-ce que vous n'avez pas peur que selon certains résultats
04:47en 2027, à la présidentielle,
04:49ces comportements soient encore plus désinhibés
04:51qu'on le croit ?
04:52En fait, on dit qu'ils sont désinhibés.
04:55En gros, est-ce que ça peut être un enjeu ?
04:57Est-ce que vous voulez en faire un enjeu
04:58dans les futurs présidentielles ?
04:59Bien sûr.
05:01En fait, si on part du principe
05:04où on nous dit que nous sommes français,
05:06nous faisons partie de la politique française,
05:08tout individu normalement constitué
05:11doit prendre part au débat,
05:13surtout sur l'angle du racisme.
05:15Parce que lorsqu'on veut refaire le film
05:17pour nous dire, ah non, en même temps,
05:18c'est le racisme anti-blanc.
05:20Non, ça a été étudié, démontré
05:22que le racisme anti-blanc n'existe pas.
05:23C'est un principe, effectivement,
05:25qui a été mis en place par les Occidentaux
05:29et non l'inverse.
05:31Donc, lorsqu'on parle de racisme,
05:32ça ne vient pas des autres.
05:34Mais néanmoins, c'est dans le débat national aujourd'hui.
05:38Ça veut dire quel avenir
05:40au sein de la République française
05:41lorsqu'on voit que les discours
05:43servent à fragmenter toute une nation.
05:46Donc, quelle est la place des uns et des autres
05:47dans l'avenir ?
05:48Donc, vous allez voir,
05:50tout va se lier sur la question de l'immigration.
05:52Et sur la question de l'immigration,
05:55vous allez entendre,
05:56tout et n'importe quoi à ce niveau-là.
05:58Moi, je suis désolé.
05:59L'immigration, je l'ai déjà dit, je le répète,
06:01en tant que telle n'est pas un problème.
06:03C'est la gestion,
06:06surtout, vous allez voir,
06:07lorsqu'on ne la gère pas du tout,
06:08qui peut devenir un problème
06:10sur un territoire.
06:11Et là, en l'occurrence,
06:14cette question de négrophobie,
06:15de racisme,
06:17de la question de l'immigratoire,
06:18regardez bien,
06:20ça a toujours existé en France.
06:21Donc, de façon cyclique,
06:22ça revient,
06:23surtout dans les périodes
06:24où il y a de grandes difficultés
06:25économiques et sociales.
06:27Et à chaque fois,
06:27en fait, il faut toucher un coupable.
06:29Et ça va, regardez bien,
06:29il y a la même résonance en Guyane.
06:31Il ne faut pas se raconter,
06:32il ne faut pas se voiler la face.
06:34Dès qu'il y a des problèmes,
06:34« Ah oui, les étrangers,
06:36c'est à cause d'eux. »
06:37Non, il ne faut arrêter ce discours-là.
06:39Moi, c'est un discours
06:39sur lequel je n'ai jamais adhéré,
06:41je n'adhérerai jamais.
06:42Lorsqu'il y a un problème,
06:43on travaille dessus
06:44et on le rectifie.
06:46Sauf qu'on voit bien
06:46qu'en Guyane,
06:48tous les problèmes
06:48qu'on perdra au quotidien,
06:50sur une bonne partie,
06:52ce sont des situations
06:54qui sont issues du régalien,
06:55qui ne sont pas traitées,
06:56qui ne sont pas gérées.
06:57Ensuite, il y a une partie aussi
06:58sur le volet économique et social,
07:01où est-ce qu'on devrait avoir
07:01un meilleur accompagnement,
07:02mais ce sont toujours sous couvert
07:04des décisions budgétaires.
07:06Donc, à chaque fois,
07:08on est pris dans cette réalité-là.
07:10C'est pour ça que moi,
07:11je suis un ardent défenseur
07:13pour une évolution statutaire,
07:15parce qu'aujourd'hui,
07:16il est devenu nécessaire
07:19pour nous ayant la main
07:20sur des bleus de décision,
07:21afin qu'on puisse appliquer
07:22une politique
07:23qui soit en l'aimètre
07:24dans notre réalité.
07:25Vous parlez effectivement
07:27d'immigration
07:28et des plaintes conombiennes.
07:30C'est vrai que des fois,
07:30on se dit,
07:31les gens parlent
07:32des gens à la CAF,
07:33mais l'argent
07:34qui s'évapore
07:35au niveau fiscal,
07:36ça, personne n'en parle,
07:37alors que c'est du 1 pour 10.
07:39Il y a plus d'arnaques fiscales
07:41que...
07:41Moi, je me suis renseigné.
07:44Il faut lutter contre
07:45la fraude sociale.
07:47C'est à peu près 250 millions
07:49par an.
07:50Donc, moi, j'ai demandé,
07:51par exemple,
07:51au niveau de France Travail,
07:54France Travail,
07:55vers des allocations
07:56pour les personnes
07:58qui sont en recherche d'emploi.
07:59J'ai demandé à peu près
08:01à combien
08:05était dévolu
08:06le versement annuel.
08:08On est à peu près
08:09sur une centaine
08:09de millions d'euros
08:10à l'année.
08:10D'accord ?
08:11Je me suis dit,
08:12mais à quel niveau
08:15nous nous situons en Guyane ?
08:17Au niveau de la fraude.
08:19À peine 1 pour cent.
08:21À peine 1 pour cent.
08:23Donc, même en outil,
08:24mais en fait,
08:24ce n'est pas tangible.
08:27Ce n'est pas ça, la réalité.
08:28Tandis que la fraude fiscale
08:30des plus riches,
08:32on est en plusieurs dizaines
08:33de milliards.
08:34Ça n'a rien à voir.
08:36Entre 800 milliards d'euros,
08:37on est ici.
08:37Entre 800 milliards d'euros.
08:38C'est un point de partie.
08:39Alors que,
08:40si vous regardez bien,
08:41dans ce moment,
08:42il y a une fraude fiscale
08:42entre 800 milliards d'euros
08:43qui est estimée
08:44parce que BRC
08:45est dans l'incapacité
08:46de vous dire
08:47à combien exactement,
08:48et derrière,
08:49on sait que les cas de fiscaux
08:50plus ou moins connus,
08:52clairement identifiés
08:53au niveau du budget
08:54qui sont faits
08:55à cette catégorie
08:57de personnes de la nation
08:59ou d'entités,
09:00c'est à peu près 60 milliards.
09:02Mais tiens,
09:02bizarrement,
09:03c'est le chiffre
09:05qui manque
09:05pour qu'on ait un budget
09:07qui soit à l'équilibre.
09:09ou à l'équilibre,
09:10ou à l'équilibre.
09:11Donc,
09:12ça veut dire
09:12qu'on sait
09:13où est l'argent.
09:15D'autant plus que je rappelle
09:15que c'est un choix
09:16d'Emmanuel Macron
09:17de dire
09:18je vais arroser au plus haut
09:20et cette fameuse politique
09:20du ruissellement.
09:21Ça n'a jamais fonctionné.
09:22L'argent est resté capté
09:23là où il était versé.
09:25En même temps,
09:25il suffit de dire
09:26les cadres fiscaux
09:27que je vous faisais
09:28jusqu'alors,
09:29je les arrête
09:30et je préfère remettre
09:31de l'argent directement
09:32accompagné.
09:32Les PME,
09:33les TPE.
09:34Pourquoi ?
09:34Parce que ce que Emmanuel Macron
09:35n'avait pas compris,
09:36c'est que le cœur industriel
09:37de la France,
09:38ce sont les PME,
09:39les TPE,
09:40ce ne sont pas
09:40les autres entreprises
09:41du CAC 40.
09:42Et là,
09:43patatras,
09:44on a le cœur industriel
09:45qui est en train
09:46de s'effondrer sur lui-même.
09:47C'est une catastrophe
09:48ce qui se passe aujourd'hui.
09:49Mais pour autant,
09:50vous n'avez pas un président
09:51qui prend conscience
09:52et qui change les braquets.
09:53On continue jusqu'au bout.
09:55Tu avais bien dit,
09:56c'était quelqu'un
09:56pour moi,
09:57j'estime,
09:57de façon factuelle,
09:58sans faire d'idéologie là-dessus.
10:00C'était quelqu'un
10:00qui était là
10:01et qui était là
10:02pour arroser ses amis.
10:03Rien d'autre.
10:04Alors que le cœur du réacteur,
10:06le nœud du problème,
10:07on le connaît,
10:07il n'a jamais changé
10:08sa politique jusqu'à aujourd'hui.
10:10Dans ce que vous entendez,
10:11je suppose,
10:12sur les présidentielles,
10:13il y a dans une autre
10:14présidente,
10:14vous avez dit
10:15que vous vouliez jouer
10:16un rôle important,
10:17en tout cas,
10:18que l'Outre-mer
10:18joue un rôle et sa place
10:19dans les débats présidentiels.
10:22Est-ce que vous avez évolué
10:23sur cette question ?
10:24Est-ce que vous êtes allé voir
10:25quelques candidats présumés ?
10:27Alors,
10:27je n'ai pas encore eu
10:28de rencontre
10:29avec des candidats présumés
10:30et en plus,
10:30je vous le dirai très comment,
10:31je ne verrai pas tout le monde
10:32parce que
10:33si c'est pour voir
10:34les anciens macronistes,
10:36les néo-macronistes
10:37ou même
10:38les gens du PS
10:39qui ont servi
10:40de marchepied
10:40jusqu'à aujourd'hui,
10:42ça ne sert strictement à rien.
10:44Aujourd'hui,
10:45il faut être lucide.
10:47Mais la voie ultramarine,
10:48en tout cas la mienne,
10:49je pense qu'elle puisse compter
10:50dans le débat
10:50parce qu'il n'est pas question
10:52que les Outre-mer
10:53restent encore des variables
10:54d'ajustement
10:55de par la réalité internationale,
10:56de par
10:58ce que les Outre-mer,
10:59ce que l'on appelle
11:00les Outre-mer,
11:01apportent
11:02à la France
11:03à l'échelle du monde.
11:04Je pense que
11:05notre place
11:07n'est pas au niveau
11:08escompté.
11:09Donc,
11:09c'est à nous de faire valoir cela.
11:10C'est à nous de porter
11:11un discours offensif,
11:13réaliste,
11:14qui puisse rappeler
11:15qui nous sommes,
11:15ce que nous sommes
11:16et en quoi nous sommes
11:17de plus-value pour la France.
11:19Parce qu'on a dit,
11:19oui,
11:20qu'est-ce qu'on serait
11:21s'il n'y avait pas la France ?
11:22Non,
11:22qu'est-ce que la France serait
11:22à l'échelle internationale
11:23s'il n'y avait pas
11:24dans nos territoires ?
11:25Donc,
11:25lorsque récemment,
11:27Donald Trump,
11:28président des États-Unis,
11:29sort une carte
11:30où il englobe
11:31les Antilles,
11:32il englobe tout le monde,
11:34la fameuse
11:34Dock Ray de Monroe,
11:35il le fait volontairement.
11:38Mais,
11:38j'ai envie de vous dire,
11:39il sait pourquoi il le fait.
11:41Pourquoi ?
11:41Parce que nous sommes dans un temps
11:43où,
11:43à l'échelle internationale,
11:44la France est chahutée.
11:46Un manque de crédibilité,
11:48baisse de rayonnement,
11:51influence qu'elle pensait
11:51avoir toujours,
11:52ça a disparu.
11:54Le pays,
11:55en tout cas,
11:55à l'échelle du monde
11:56qui montre que son influence
11:57grandit,
11:58aujourd'hui,
11:59elle devient un épicentre mondial,
12:00c'est la Chine.
12:02Rien ne peut se faire
12:02aujourd'hui sur les Chinois.
12:04Donc,
12:04une fois qu'on voit que
12:05les blocs comme ça
12:06à l'échelle du monde
12:07ont bougé,
12:08les lignes ont bougé,
12:09nous,
12:10qui avons cette vue sur le monde,
12:11parce que moi,
12:12j'ai un ultra-marin,
12:12il y a une vision sur le monde.
12:13Il n'y a pas une vision
12:14tout centrée sur lui,
12:15bien sûr, la France.
12:15Il y a une vision ouverte
12:16sur le monde.
12:17À partir de là,
12:18on doit aussi,
12:19nous aussi,
12:19changer de stratégie
12:20et faire évoluer les lignes.
12:21Sauf que je me retrouve
12:22à être potentiellement
12:23l'un des rares
12:24avec le député Castor
12:25et essayer d'avoir
12:26ce débat à l'échelle locale
12:27qui n'a pas lieu,
12:28malheureusement,
12:29et c'est un problème majeur
12:30parce qu'on doit
12:30s'inscrire là-dedans.
12:31On doit s'inscrire
12:33lorsqu'on va dans ce qui se passe
12:34dans notre bassin géographique proche,
12:36sur une âme Guyana-Brésil,
12:38avec les lignes
12:39qui bougent partout.
12:40Il y a quand même
12:40que les lignes ne bougent
12:41pas très clairement.
12:42Donc, si nous
12:43qui sommes acteurs du territoire,
12:44on ne prend pas conscience
12:45et on ne va pas
12:46vers cette évolution
12:47aussi de pensée,
12:49évolution d'action,
12:50et on va continuer
12:53dans une situation mortifère
12:54peut-être qu'elle est aujourd'hui.
12:56Donc, c'est bien pour ça
12:58la voie guyanaise,
12:59la voie ultramarine
13:00doit peser
13:01dans les débats
13:02pour les élections futures
13:03à Venia.
13:04La rupture avec la gauche,
13:05elle est consommée ou pas ?
13:06Vous en avez parlé.
13:07Ah oui, moi,
13:07ce qui me concerne,
13:08elle est claire.
13:09On ne peut pas se prévaloir
13:10d'être progressiste,
13:12humaniste,
13:13et tout ce que vous voulez.
13:14Et puis, au moment
13:15où est-ce qu'on doit
13:16faire des choix
13:19volontaristes
13:19et qui sont pour moi
13:21alignés avec
13:22aller vers
13:22des positions progressistes
13:24sur la question politique,
13:27on dit non,
13:27finalement,
13:28sous couvert
13:29de calculs politiques.
13:30Moi, ça me pose
13:31un problème.
13:31Et c'est pour ça
13:32que je l'ai dit ouvertement,
13:33je suis en rupture
13:33avec la gauche française.
13:35Déjà, le PS,
13:36je n'arrivais plus
13:36parce que j'étais en saturation
13:38avec tout ce qui se faisait
13:39avec la Macronie.
13:40Mais moi,
13:40j'ai eu une très grande déception
13:41de la gauche
13:42de façon générale
13:43au moment de la niche parlementaire
13:45parce que le texte
13:47porté par Jean-Philippe Castor
13:48et moi-même
13:49sur l'excluant
13:50de nos territoires
13:51de la loi Hulot,
13:53ce n'est pas
13:55une volonté absolue
13:56d'aller vers
13:57l'exploitation
13:57d'hydrocarbures.
13:58Mais on doit exploiter
13:59maintenant
13:59toutes les pistes potentielles
14:00puisqu'aujourd'hui,
14:01on a un État défaillant
14:02par rapport
14:03aux besoins de nos réalités.
14:04Donc moi,
14:05je ne suis pas du genre
14:05à rester là,
14:06mais m'enfonce sur moi-même.
14:07J'ai un État défaillant
14:08qui ne veut pas,
14:09moi je dis,
14:09ce sont mes mots,
14:10il ne veut pas faire.
14:11Je dois mettre
14:12en trouver des solutions
14:12pour permettre
14:13à ce territoire-là
14:14de prendre son essor
14:15et surtout
14:16que la population
14:17qui y habite,
14:18mais plus yves décemment,
14:19mon Dieu,
14:20en encore sur un territoire
14:21français,
14:22parce que des gens
14:22n'ont pas que ça
14:23de l'eau potable,
14:23n'ont pas que ça
14:24de l'électricité,
14:24n'ont pas que ça
14:25de l'électricité,
14:26des personnes
14:26sous manque
14:27d'accès aux soins,
14:28mais abandonnent les soins.
14:30En fait,
14:31moi je n'arrive pas
14:32à me satisfaire de ça.
14:34Et donc,
14:35pour donner un exemple
14:36par rapport à ça,
14:36j'ai proposé,
14:37j'ai fait une PPL Mercure
14:39que j'ai déposée
14:40sur le bureau
14:41des ministères de l'Intérieur,
14:42de la Santé,
14:44Matignon,
14:45on a discuté
14:46les PPL Mercure,
14:47c'est par rapport
14:48à l'empaillage illégal,
14:49c'est pour une meilleure
14:51prise en charge,
14:52un meilleur accompagnement
14:53des personnes
14:54emparisonnées par le Mercure
14:55sur le Maroni
14:56et le YAPOC,
14:57en priorité,
14:58mais aussi
14:58donner des moyens
14:59supplémentaires
14:59pour lutter
15:00contre l'opération illégale.
15:02Jusqu'à aujourd'hui,
15:03oui, on va avoir,
15:03on va faire,
15:04on va faire,
15:04rien du tout,
15:05ça veut dire que
15:05j'ai un État
15:06qui ne veut pas faire.
15:08Parce que je leur ai déjà dit,
15:09écoute,
15:09c'est pas compliqué,
15:10c'est un texte de loi
15:11qui répond à un problème
15:13de salubrité publique
15:14et surtout de sécurité publique.
15:16Et qu'est-ce qui me répond ?
15:17Rien du tout.
15:18Donc vous voyez,
15:18ce sont des exemples concrets
15:19qui sont là,
15:20qui sont palpables
15:21et qui doivent faire prendre
15:22conscience à tout le monde
15:23qu'arrêtez de croire
15:26ou arrêtez d'écouter
15:27celles et ceux
15:28qui vous font croire
15:29que l'État
15:30va faire quelque chose
15:31par rapport à cette réalité-là.
15:32Si nous,
15:33nous ne nous organisons pas
15:34pour répondre
15:35à ce défi
15:36qui est imposé aux Guyanais,
15:37ben oui,
15:37on va continuer à dire
15:38ah,
15:38on va continuer à pleurer
15:39dans nos coins,
15:40mais rien ne va changer.
15:41Là,
15:41on est en pleine élection
15:42sénatoriale.
15:43Ce que vous parlez
15:44évoque aussi
15:45le rôle du Parlement
15:46et des fois
15:48de l'impuissance
15:48que vous devez ressentir.
15:50Est-ce que c'est le cas ?
15:50Est-ce que vous vous sentez
15:51utile quand même
15:52là où vous êtes
15:53au Parlement ?
15:54Ou est-ce qu'il ne faut pas
15:54faire évoluer
15:55le rôle du député,
15:58contraindre l'exécutif
15:59à mieux vous écouter ?
16:01Alors,
16:02c'est une question
16:03extrêmement pertinente.
16:04Je vais la répondre
16:05en deux temps.
16:06La première,
16:07en premier lieu,
16:08j'ai déposé une PPLC
16:09pour modifier,
16:13en fait,
16:14pour transformer
16:14la délégation
16:15aux Outre-Mère
16:15et la délégation
16:16aux collectivités territoriales
16:17en commission permanente.
16:19D'accord ?
16:19Pourquoi ?
16:20Parce que j'ai bien compris
16:21qu'une délégation
16:21n'a pas le poids politique
16:23et les moyens nécessaires
16:24pour mener à bien
16:25les débats,
16:26les discussions,
16:27les travaux nécessaires
16:28par rapport aux textes
16:28de loi qui arrivent
16:29à l'Assemblée.
16:30Une délégation n'a pas
16:31ce poids.
16:31Une délégation ne peut pas
16:32poser des amendements,
16:33ne peut pas s'autosaisir
16:35du texte
16:35et faire des propositions.
16:37Tandis que si vous transformez
16:38en commission permanente,
16:39étant donné qu'on aurait
16:39un éventail large
16:41sur les Outre-Mères
16:42et les collectivités territoriales
16:44parce qu'il y a un lien
16:44intrinsèque entre les deux,
16:47ça aurait été une des commissions
16:48les plus sollicitées
16:49au sein de l'Assemblée nationale.
16:50Elle aurait pu produire
16:51un certain nombre de travaux
16:52pesés dans les débats
16:53au niveau des textes de loi
16:54et surtout au niveau
16:55des amendements.
16:56La commission aurait pu
16:57sortir un tas d'amendements
16:57qui auraient permis
16:58effectivement de faire bouger
16:59les lignes concrètement.
17:00Mais pour des questions
17:01de pouvoir,
17:02de jeu politique
17:02à l'échelle de Paris,
17:03nous n'en ont pas voulu.
17:04Ce n'est pas pour autant
17:05que j'ai arrêté
17:07de travailler,
17:07de réfléchir.
17:08Et lorsqu'on regarde
17:08maintenant l'évolution
17:09des parlementaires,
17:10donc le député que je suis,
17:11je regarde la zone d'action,
17:13la zone d'influence,
17:14qu'est-ce qu'on peut faire,
17:15qu'est-ce qu'on ne peut pas faire.
17:16Mais écoutez,
17:16lorsque la Macronie
17:18fait le choix
17:19de ne plus
17:20à ce qu'il y ait...
17:21Non, c'est pas la Macronie,
17:22je veux dire
17:24l'ancien président
17:24avant Emmanuel Macron.
17:27François Hollande.
17:27François Hollande.
17:28Lorsque François Hollande
17:29décide que le parlementaire
17:32ne peut plus être exécutif,
17:33donc on ne peut plus être
17:33par exemple député-mère.
17:34Ils ferment ce choix-là.
17:36Sauf que,
17:37lorsque la Vème République
17:38élègue de la Constitution,
17:40tout tourne autour
17:40de l'exécutif.
17:41Donc lorsqu'ils prennent
17:42ces décisions-là,
17:43ils enlèvent un poids
17:45important
17:45au niveau du parlementaire
17:48dans son action politique
17:49du quotidien.
17:50D'autant plus
17:51qu'arrivée avec la Macronie,
17:52ils enlèvent aussi
17:53la réserve parlementaire
17:54qui permet aux députés
17:55d'accompagner les associations
17:56sur couleur de subvention.
17:58Il y a une enveloppe.
17:59Il y a une enveloppe,
18:00c'est entre 120 000 euros
18:01et entre 120 000 euros.
18:03La dernière de carême,
18:03c'était 120 000.
18:04Voilà.
18:05Ils enlèvent tout ça.
18:06Mais en fait,
18:07au niveau de l'écriture
18:08maintenant de la Constitution,
18:09il n'y a aucune contrepartie.
18:11Il n'y a pas d'élargissement
18:13de l'amplitude d'action
18:13du député.
18:15Je vous donne un exemple.
18:15Moi, en tant que député,
18:16aujourd'hui,
18:17je peux céger
18:19en tant qu'invité
18:23dans un...
18:23Au niveau...
18:24Au niveau d'administration
18:25comme l'ARS.
18:25Voilà.
18:26Je suis avec le temps
18:26qu'est-ce que l'ARS.
18:28Voilà.
18:28Nous pouvons céger
18:29à l'ARS,
18:30mais nous n'avons pas
18:31de voie de vote.
18:32Vous pouvez lever la main,
18:32quand même.
18:33Vous pouvez pouvoir intervenir.
18:34Vous vous exprimez.
18:35Quand même.
18:35Vous pouvez vous exprimez.
18:36Mais pas de droit de vote.
18:37Pas de droit de vote.
18:38Vous êtes toléré ici.
18:39C'est ça.
18:40Vous êtes invité
18:41et toléré.
18:42Dans les conseils de souveraineté
18:42aussi,
18:43au niveau des hôpitaux,
18:44du CHU,
18:44ça va être pareil.
18:45On va être invité.
18:46Mais en fait,
18:47on voit bien qu'au niveau
18:47du territoire en lui-même,
18:48on n'a aucun poids.
18:50Et c'est là que...
18:51Donc, là,
18:51pour la rentrée parlementaire,
18:53je vais déposer
18:53à l'Assemblée
18:54une nouvelle proposition
18:55de loi constitutionnelle.
18:57Ou est-ce qu'en vérité,
18:59je modifie
18:59les articles de la Constitution
19:02qui régissent un peu
19:03le fonctionnement
19:04de ces institutions.
19:06Ou est-ce que maintenant,
19:07je donne plus d'amplitude
19:09aux parlementaires.
19:10Je vous donne un exemple.
19:11Si demain,
19:12je vais aller récupérer
19:13des documents,
19:13je veux des documents
19:14au niveau de la ministère,
19:16je ne peux pas arriver comme ça.
19:17On n'a pas le droit.
19:18Non.
19:19Quel que soit le document
19:19que le député demande...
19:21Ça appelle l'histoire
19:21du rapport, vous savez,
19:22sur la Sarah.
19:23Sur la Sarah.
19:24Ou est-ce qu'on a du batailler
19:25pour avoir ce rapport-là ?
19:26Pourquoi est-ce qu'un député
19:27doit saisir la CADA
19:28pour avoir un document officiel ?
19:29C'est invraisemblable.
19:31Donc, voilà,
19:32ce sont des petites choses
19:32comme ça qui permettent
19:33aux députés d'avoir
19:34plus de poids,
19:35plus d'amplitude
19:36dans sa fonction
19:36et bien sûr,
19:37plus d'impact.
19:38Parce que quand vous regardez
19:39bien les auditions,
19:40par exemple,
19:40les commissions d'enquête
19:41parlementaires,
19:43il y en a eu qui étaient...
19:44Il y en a eu qui...
19:44La plupart sont publiques
19:45lorsqu'elles se font
19:46l'Assemblée.
19:47En cas de le comportement
19:47qui a eu lieu
19:48lorsque certains influenceurs,
19:50comment ils se comportaient
19:51face aux députés
19:52de la nation.
19:54Pourquoi ?
19:54Parce qu'en vérité,
19:56le député,
19:57concrètement,
19:58c'est quoi sa marge ?
19:59Ah ben,
20:00on va faire un article 40
20:01au procureur
20:02et c'est le procureur
20:03qui décide
20:04s'il va instruire ou pas.
20:05Attention !
20:06Donc moi,
20:06je pense qu'il faut
20:07rééquilibrer les choses.
20:09Il y a un déséquilibre
20:09trop important
20:11actuellement
20:12par rapport
20:12au pouvoir exécutif,
20:14au pouvoir du parlementaire.
20:15Donc soit on rééquilibre
20:16les choses
20:16ou tout simplement
20:17si on ne veut pas
20:18se casser la tête
20:18comme certains,
20:19moi j'appelle ça
20:20de la financie intellectuelle,
20:22à ce moment-là,
20:22on permet à nouveau
20:23aux parlementaires
20:25d'être exécutifs
20:26et la chose est réglée
20:27parce que
20:28dans la Vème République,
20:29tout tourne
20:30autour de l'exécutif.
20:31Un exemple concret,
20:33si demain
20:34il y a un gouvernement
20:34qui tombe
20:35parce qu'on aura fait
20:36une motion de censure,
20:38l'Assemblée
20:38arrête les travaux.
20:40L'Assemblée
20:40arrête les travaux.
20:42Si on veut
20:42une session extraordinaire,
20:43c'est le président
20:44de la République.
20:44S'ils n'en demandent pas,
20:45il n'y en aura pas.
20:46Pourtant,
20:46il y a un tas de textes
20:47en souffrance
20:48qui sont nécessaires
20:49pour les Françaises
20:49et les Français.
20:51Si je prends le cas,
20:51par exemple,
20:52le fameux projet de loi
20:54Vichère
20:54que le Premier ministre
20:56va lancer
20:56comme extrêmement important
20:57pour le monde
20:57de nos territoires,
20:58il va passer à la trappe
21:00parce que ça fait des mois
21:01qu'on est prêts,
21:02on a fait des travaux
21:03parce que le texte
21:03sorti du Sénat
21:04était trop léger
21:06pour véritablement
21:07avoir un impact
21:08sur la société.
21:09Donc nous,
21:09on a renforcé
21:10des mesures,
21:11on a même,
21:12en tout cas à mon niveau,
21:12on a dédié un titre
21:14spécifique pour la Guyane
21:15parce que la réalité guyanaise
21:16n'est pas la réalité antillaise
21:17ni calédonienne
21:20ou encore moins polynésienne.
21:22Donc j'ai écrit
21:23un titre spécifique
21:24pour la Guyane
21:24dans ce projet de loi,
21:27mais jusqu'à présent
21:28depuis le mois de mars,
21:29c'est notre radio.
21:30Donc,
21:30reprise des travaux
21:31au 1er octobre
21:32par la loi de programmation
21:34de finances
21:34et de la sécurité sociale,
21:37ça veut dire
21:38que le texte
21:38ne passera pas,
21:39tout simplement.
21:39voilà,
21:40c'est ça la réalité,
21:41c'est qu'aujourd'hui,
21:41nous avons des gens
21:42qui font croire
21:44qu'ils prennent en compte
21:45nos réalités,
21:45ils veulent faire des choses,
21:46mais en vérité,
21:48ils ne font rien du tout
21:48parce que ça glisse dessus.
21:50C'est vrai que là,
21:50vous vous attaquez aussi
21:51par le budget
21:51où il va falloir encore
21:53redéfendre des dispositifs
21:55pour l'outre-d'oeuvre.
21:56C'est passé très,
21:56très, très près
21:57la fois dernière
21:59pour certaines niches
22:00qu'on avait.
22:02Là,
22:02ça va repartir
22:03pour encore un épisode.
22:05Alors,
22:05ce qui a été annoncé,
22:06c'est que l'allodéum
22:07et autres dispositifs
22:09et l'être reconduite.
22:10C'est ça,
22:10l'être reconduite,
22:11il n'y a pas trop de...
22:14Il faudra surveiller quand même.
22:15Oui,
22:15il faudra être vigilant.
22:16Mais je ne pense pas
22:17qu'il y aura des débats
22:18qui vont s'éterniser
22:19au niveau de l'Assemblée.
22:20Mais néanmoins,
22:21on a un problème.
22:23Je prends le cas du FUI.
22:25Le FUI est financé
22:27en grande partie
22:28parce qu'ils ont récupéré,
22:29en fait,
22:29ils ont supprimé l'abattement
22:31au niveau de l'impôt sur revenu
22:32qu'il y avait sur nos territoires
22:33pour financer le FUI.
22:35Là, le FUI,
22:35il a explosé,
22:36il a disparu
22:37parce qu'on n'a pas pris une partie
22:38pour aller monter...
22:39L'abattement sur les revenus,
22:40on en parlait,
22:41c'est le fameux 40%.
22:42C'est ça.
22:43Mais moi,
22:44je viens de faire
22:44ma file d'impôt là.
22:46On a les 40% encore,
22:47nous,
22:48sur les impôts ?
22:49Journaliste.
22:50Avec l'abattement.
22:51Voilà.
22:52D'accord.
22:52Tous les gens l'a essayé.
22:53C'est fini.
22:54Le 40% les fine.
22:55Et donc,
22:56c'est cette manne
22:57qui avait été récupérée
22:58pour financer le FUI.
22:59D'accord.
23:00Donc, on enlève...
23:01Ça, c'est quand même passé
23:02en 4 millions.
23:03C'est énorme.
23:03On enlève le pouvoir d'achat.
23:05Ben oui.
23:05Attention,
23:06on enlève du pouvoir d'achat
23:07à nos concitoyens
23:08sur nos territoires,
23:09sous couverture
23:09avec le FUI,
23:10on va financer
23:10des grandes infrastructures
23:11pour vous
23:12pour aménager vos territoires,
23:13ce qui ne se fait pas.
23:15Et derrière,
23:15maintenant,
23:15on le fait carrément
23:16exploser et disparaître.
23:17On revient un peu
23:19mettre un peu d'argent
23:20dans la LBU
23:21parce que la ligne végétarionique
23:22qui permet de financer
23:23les logements sociaux ici
23:24et dans nos territoires,
23:27on avait carrément
23:28tronçonné dedans.
23:29À chaque fois,
23:31nos territoires
23:32sont à la valeur d'ajustement.
23:33Et c'est ce qui m'énerve
23:33au plus haut point.
23:34C'est que,
23:35année après année,
23:36ils répètent la même chose.
23:38Mais combien,
23:39Montaucréneau,
23:41combien...
23:42Celui-là,
23:42l'abattement des 40% quand même,
23:44même si on n'est que 25%
23:45à payer des impôts en Guion,
23:46quand même,
23:46on aurait dû...
23:47Quelqu'un aurait dû
23:48une association,
23:49quelqu'un aurait dû nous dire
23:50attention.
23:51Moi, j'ai découvert
23:51quand je suis arrivé
23:52en tant que député,
23:53mais à partir du moment
23:53où est-ce que vous m'enlevez ça
23:54et que finalement,
23:55c'est pourquoi vous l'avez enlevé
23:56ne fonctionne pas,
23:57alors remettez l'abattement
23:58pour redonner du pouvoir d'achat
24:00aux concitoyens
24:01qui payent les impôts
24:01et ça permettrait effectivement
24:02d'avoir un sursaut
24:04sur l'économie du territoire
24:05et permettre de mieux
24:06à appréhender cette réalité-là.
24:07Mais sauf que,
24:08en fait,
24:09nous sommes les deux
24:10de la force en finalité.
24:11On nous enlève aussi
24:12parce que ça permet
24:13de financer les infrastructures.
24:15Finalement,
24:15on finance pas les infrastructures,
24:16mais on ne vous redonne pas
24:17de pouvoir d'achat derrière.
24:18Et puis, pour finir,
24:18le coup du spectacle,
24:20on vous dit
24:20il y aura une lois-véchère
24:22que le gouvernement porte
24:24parce que nous sommes volontaires russes.
24:25Mais finalement,
24:25la lois-véchère
24:26a attrapé aussi.
24:28Donc,
24:28je veux bien,
24:29mais à un moment donné,
24:30il faut arrêter les bêtises.
24:32Ça peut faire beaucoup.
24:33On revient sur le local,
24:34d'ailleurs,
24:35sur les sénatoriels.
24:36On est en plein
24:37élection sénatoriale.
24:38Vous êtes aussi
24:39le fondateur
24:39d'un parti politique
24:40à Séoua.
24:41Est-ce que vous avez
24:42un favori ?
24:43Enfin, deux.
24:44Vous pouvez même
24:44en avoir deux favoris.
24:45Alors, nous...
24:46Chaque grand électeur,
24:47les 577 électeurs
24:49votent pour deux personnes.
24:50C'est ça.
24:51Donc, nous,
24:52on a...
24:52Vous, votre voix compte double.
24:54Oui.
24:55Même si pour la deuxième,
24:57c'est quelqu'un d'autre
24:57qui va voter pour moi.
25:00On a déjà des préférences.
25:03Moi, pour ma part,
25:04j'en ai déjà deux.
25:07Au niveau du parti,
25:08on va valider la chose.
25:10On a réunion samedi matin
25:11et puis réunion de bureau.
25:13Ensuite, on a la réunion
25:14avec tous les adhérents
25:15la semaine d'après
25:16pour valider un certain nombre
25:17de choses,
25:18dont le choix d'Acewa
25:20pour les sénatoriales.
25:22Mais moi,
25:22à mon nom propre,
25:23j'ai déjà...
25:23Mes deux candidats
25:24s'est déjà arrêtés.
25:24Est-ce que l'un des candidats
25:26a moins de 70 ans ?
25:27Oui.
25:28Donc, on sait déjà pour...
25:30Vous savez qu'ils ont tous...
25:32Oui, 70 ans sur 1.
25:33Voilà.
25:34D'accord.
25:34Oui, d'accord.
25:35C'est plus dans votre circonscription
25:37de l'élection.
25:38C'est ça.
25:38D'accord.
25:39Moi, je m'en cache pas.
25:42Et pour le deuxième,
25:43on peut savoir ou pas ?
25:44Oui, je peux le dire.
25:45Ah, c'est rien de perso
25:46pour demain.
25:47Non, non, non.
25:48Moi, je peux le dire,
25:49même si après,
25:50on doit discuter avec le parti.
25:51Mais ma position,
25:52elle est claire.
25:53Moi, je...
25:54Au moins, je vous parle.
25:55Rien de perso fait partie
25:56de mes choix
25:58que je fais pas seulement
25:59et que je milite pour lui.
26:01Et puis après,
26:02tout le monde sait aujourd'hui
26:03par rapport à tout
26:03ce qu'il a pu travailler.
26:04Moi, j'ai un fait
26:04pour le docteur Roland Belloni
26:05qui n'a pas démontré
26:07ce qu'il fait pour le pays aussi.
26:09Donc, moi, je suis factuel,
26:11concret, pragmatique.
26:12Il n'y a pas de calcul
26:14idéologique ou politique derrière.
26:15Est-ce qu'il y a un perso
26:17à la capacité
26:18à faire des choses
26:18pour le pays ?
26:18La réponse est oui.
26:20Moi, j'ai travaillé
26:20avec lui à l'époque
26:21lorsqu'il était au cabinet
26:23à la collectivité territoriale.
26:26Et en fait,
26:27c'était à l'époque
26:28à la région.
26:29Et moi, j'étais...
26:31J'étais à la tête
26:32du syndicat
26:34des énergies,
26:35UTG de l'éclairage.
26:36Et donc, on a eu
26:37à échanger, discuter.
26:38C'est quelqu'un
26:38qui a une parole honnête,
26:40franche, claire,
26:41qui n'intergiverse pas.
26:42Et son parcours,
26:43mettons,
26:43dans le milieu professionnel
26:44le monde bien que...
26:45c'est quelqu'un d'accompli
26:46et qui connaît
26:47le monde économique.
26:48Et aujourd'hui,
26:48on a venu des partis
26:48qui connaissent
26:49le monde économique.
26:50Moi, je fais partie
26:51de ceux qui pensent
26:52que c'est une voie
26:54qui doit effectivement
26:55venir émerger
26:55dans la politique guayanaise
26:57et pour apporter
26:57aussi un autre regard.
26:59Toujours sur le plan local,
27:00quel que pensez-vous des 100 jours
27:01de Michael Riemann,
27:03le maire de Kourou ?
27:04On a eu à échanger
27:05sur différents sujets.
27:06Donc, on a eu un point
27:09d'accrochage assez important
27:10récemment par rapport
27:11au document quorum
27:13que la majorité a fait voter
27:14à la municipalité.
27:15On était en désaccord profond
27:17tant sur le fond
27:18que sur la forme.
27:18On explique que le quorum,
27:19c'est l'État
27:19qui vient plus se mêler
27:20des finances
27:21pour ne trouver des rétributions.
27:22Voilà,
27:23qui met des mains dedans.
27:24Elle a combien la crône
27:25pour Kourou ?
27:26Elle a 900 000 euros
27:27fois 3,
27:29donc ça fait 2,7 millions.
27:31Pour un déficit de 18 millions,
27:33j'ai envie de dire,
27:34être sur autant de contraintes
27:35aujourd'hui.
27:37Donc, on leur a dit
27:38que ce n'est pas possible
27:38et qu'on n'a pas
27:40les détails des créances.
27:42On ne sait pas en vérité
27:43ce qu'on doit,
27:44qui on doit.
27:45Donc, on a fait
27:46une explication détaillée
27:47de notre positionnement.
27:49Mais on voit en fait,
27:50il y a une espèce
27:51de collusion
27:52entre la majorité
27:53en place à la ville de Kourou
27:53avec l'État.
27:55Ça me pose un problème majeur.
27:57J'ai fait savoir aussi
27:57par rapport au spatial,
27:58par rapport à un certain nombre
27:59de choses.
28:00L'État va être donneur
28:00de leçons en matière
28:01de gestion des données publiques.
28:03Mais ce sont les mêmes
28:04aujourd'hui qui ont mis
28:05le déficit public
28:06à l'échelle de l'ancien
28:07à plus de 3 000 milliards.
28:08Donc, j'ai envie de dire,
28:08c'est incohérent.
28:10Et donc, nous devons
28:12nous montrer aussi responsables.
28:13C'est qu'à un moment donné,
28:16ayant les éléments
28:17de façon exhaustive
28:17pour savoir ce qu'on doit
28:18et à qui on doit.
28:19Et aujourd'hui,
28:20dans le quorum,
28:21dans ce fameux document,
28:22il est demandé de prioriser
28:24le remboursement
28:25des dettes
28:25les plus anciennes.
28:26Ça n'a pas de sens.
28:27Parce que vous pouvez avoir
28:28des dettes plus récentes,
28:29mais ce sont des artisans
28:31ou des TPE
28:32et comme on en a beaucoup
28:33sur le territoire guéonais,
28:34sauf que si vous ne faites
28:35pas rentrer cet argent-là,
28:36vous allez l'électuer économiquement.
28:37Et là, je vois que
28:38dans les dettes les plus anciennes,
28:40il y a une dette
28:40qui est à l'enrure,
28:42qui est de 2,4 millions d'euros.
28:44Donc, s'il vous apporte
28:452,7 millions d'euros
28:46et que vous devez en priorité
28:47payer les dettes
28:48les plus anciennes,
28:48l'État, en fait, garantit
28:50son remboursement
28:51par rapport à une dette.
28:52J'aurais fait savoir
28:53que si l'État voulait
28:54vraiment accompagner
28:55la collectivité,
28:56ils auraient effacé
28:56votre dette de 2,7 millions d'euros
28:57par rapport à l'enrure.
28:58Ça n'a aucun sens.
29:00La collectivité a une dette
29:01aussi extrêmement importante
29:02au niveau des reversements
29:05obligatoires sociaux,
29:06au niveau de la sécurité sociale.
29:07Vous voyez ?
29:08Donc, pour moi, aujourd'hui,
29:10c'est un problème majeur.
29:11C'est une rupture politique
29:12que nous avons par rapport
29:13à cette position
29:14que prend la majorité
29:16et ça va en découler
29:19plein de choses derrière.
29:20Mais donc, nous,
29:21on compte après les 100 jours
29:22de ce qui avait été annoncé
29:23aussi par cette nouvelle majorité,
29:26promettre moins et merveille,
29:27je veux bien.
29:27Mais à un moment donné,
29:29est-ce qu'on a fait
29:29l'analyse de la situation financière
29:31sachant que le maire en place
29:33savait très bien
29:34quelle était la situation
29:34puisqu'il était avec moi
29:35dans le conseil municipal.
29:37Il faisait partie de la majorité
29:38jusqu'en 2023.
29:39Donc, il savait très bien
29:40ce qu'il en était.
29:41Donc, il n'y a rien de nouveau,
29:42j'ai envie de vous dire.
29:43Mais faire croire autre chose,
29:44bon, ce n'est pas très correct.
29:45Moi, j'ai un franc à parler
29:47à ce niveau-là.
29:48Je sais qu'on est assez clair
29:49et le chemin que prend
29:51la majorité
29:52sur la question des finances
29:53et sur la stratégie
29:54à mettre en place,
29:54nous sommes au désaccord profond.
29:57Dernier point sur l'ensemble.
29:58Alors, ce n'est pas que sur Kourou,
29:59là, pour le coup.
30:00On n'a toujours pas d'ISDND.
30:02Il y a eu un incendie
30:03dernièrement à la décharge.
30:06L'UVE,
30:07il y a un embryo
30:08sur le terrain,
30:10d'après nos collègues
30:11de Guaweb,
30:13où il y aurait une forte
30:14plus-value sur ce terrain,
30:15alors qu'il y a un terrain
30:16gratuit donné par la mairie
30:17de Macouria.
30:18On n'a pas d'ISDND.
30:21La situation urge,
30:22qu'est-ce que ?
30:23Où on va à part dans un mur ?
30:26Moi, j'ai envie de vous dire,
30:27je n'arrive pas à comprendre
30:29cette réalité-là.
30:30Moi, j'ai beau tourner
30:32dans tous les sens,
30:33lorsqu'on parle de quelque chose
30:35qui aura un impact
30:36sur la salubrité publique,
30:37c'est un non-sens pour moi.
30:39Je ne comprends pas jusqu'à aujourd'hui
30:41comment les élus en charge
30:43de cette réalité-là
30:44n'aient pas déjà trouvé
30:45une solution
30:46et mis en oeuvre les choses.
30:48Après, l'État a eu un rôle
30:50dans ce choix de l'ISDND
30:52sur Wayabo,
30:53sur le Tukuru,
30:54sur l'UVE porté par la CACL,
30:57sur Monseigneur Donnegrane,
30:58Marcouria.
30:59Mais sur Roura, maintenant ?
31:01Oui, on ne va pas payer
31:02deux décharges.
31:03Il faut avoir une espèce
31:04de concurrence malsaine
31:05qui se met en place
31:05entre des...
31:06c'est incompréhensible.
31:08Mais sauf qu'aujourd'hui,
31:09on n'arrive pas
31:10à trouver la solution finale
31:13pour régler le problème
31:14qui est déjà sur nous,
31:15en vérité.
31:15Ce n'est pas qui va arriver,
31:16il est déjà sur nous.
31:18Donc moi, je suis extrêmement inquiet.
31:19Ça veut dire que d'ici quelques mois,
31:22je ne sais pas comment faire
31:23puisque la décharge
31:24des marangouins
31:24est arrivée à saturation.
31:26Et donc, on essaie
31:26de trouver des solutions,
31:28mais c'est saturé, saturé
31:29puisque tout part là-bas.
31:31Alors qu'à l'époque,
31:32des solutions
31:33ont déjà été trouvées pérennisées
31:34et il fallait juste les financer
31:35pour donner un peu de souffle
31:37aux marangouins
31:38et continuer
31:39à faire les choses ailleurs.
31:41Mais là, effectivement,
31:42je vous rejoins,
31:42ça urge
31:43et c'est incompréhensible.
31:44Mais sur un autre volet,
31:46c'est la même chose.
31:46Et là, on ne peut pas accuser
31:47vraiment l'État.
31:48Parce qu'autant,
31:49on a dit pour EDF,
31:51pareil,
31:51vous savez qu'il y a
31:51un nombre de vidéos sur EDF,
31:52on est obligé de créer
31:53un pipeline,
31:54on ne sait même pas pourquoi,
31:55alors qu'il y avait le terrain
31:56à dégrader des cas.
31:57Exactement.
31:57La cour d'appel administrative
31:59de Bordeaux a dit
32:00« oui, mais là,
32:01c'est trop urgent,
32:01on est d'accord avec vous,
32:02mais c'est trop urgent,
32:03ça va se faire là. »
32:04On fait là.
32:05Le pont du Larrivo,
32:06on ne sait pas
32:07quand est-ce qu'il va arriver,
32:08il a au moins 4 ans de retard.
32:10On ne sait pas,
32:10il a deux fois deux voix
32:11qui devaient se faire
32:12qui étaient dans les accords
32:13de Guyane.
32:14Ça a été reporté
32:15au calendre grec ?
32:15Au calendre grec.
32:17Les études premières
32:18sont peut-être pour 2035.
32:19C'est ça.
32:20Si on se tient bien,
32:20si on est sèche.
32:21Voilà, ça n'est gentil.
32:22Donc, tout est dans l'urgence
32:23et là, les SDND,
32:26même la préfecture a avoué
32:27à donner son autorisation
32:29environnementale
32:29en disant
32:30« oui, mais parce qu'il n'y a
32:31pas d'autre lieu, etc. »
32:33Mais ça, c'est l'autorisation
32:35environnementale.
32:35Mais là, pour les SDND,
32:37c'est bien des compétences locales
32:38qui sont mises en cause.
32:39Oui, il y a des compétences locales
32:40qui sont mises en cause,
32:41mais il y a surtout aussi
32:42l'accompagnement financier.
32:45En fait, c'est pour ça
32:45que je le répète souvent,
32:47mais en vérité, nous aussi,
32:49nous ne sommes pas au niveau escompté.
32:51Les élus du territoire
32:53ne sont pas au niveau escompté
32:54par rapport aux besoins
32:54du territoire.
32:55Je suis désolé,
32:56à un moment donné,
32:57on s'est mis bon
32:57en bas de combat
32:58et puis on va chercher
32:59ce qu'il faut chercher.
33:00Mais ce n'est pas ce qu'on fait.
33:01On est toujours en train
33:01de se situer entre les pattes.
33:02Je ne sais pas
33:03quelle est la plus-value pour qui
33:04alors qu'il n'y a rien à gagner
33:05in fine.
33:05C'est toujours la même chose
33:06qui va se refaire derrière.
33:08Et l'État,
33:09l'État n'a pas de pression,
33:10en vérité.
33:11Il dit « écoutez,
33:12moi, je regarde,
33:14je n'ai pas trop d'argent
33:15par-ci, par-là. »
33:16Quand il faut trouver de l'argent,
33:17l'État s'est trouvé de l'argent.
33:17Moi, je l'ai toujours dit.
33:19À partir du moment
33:20où on ne fait pas
33:22corps unis
33:23vers un problème
33:24qui touche tout le territoire,
33:27mais j'ai envie de dire
33:27« mais qu'est-ce qu'on attend
33:28en vérité ? »
33:29Donc, ce problème-là,
33:31j'ai eu à discuter
33:32avec la CACL,
33:33avec, à l'époque,
33:35Dilo aussi,
33:35parce qu'il fallait
33:39déplacer la structure
33:40parce qu'effectivement,
33:41ce n'était pas opportun
33:42de le faire à côté
33:42de la zone de captation
33:44d'Odilo.
33:45En fait, les élus
33:45de la CTG ont refusé
33:47de voter
33:49la modification du SAR
33:50du schéma d'aménagement
33:51qui aurait été permis.
33:52C'est ça.
33:53Donc, maintenant,
33:54il y a aussi
33:55la réalité au niveau
33:56de Wayabos.
33:56Aller mettre une décharge
33:58en plein cœur
33:59d'une zone agricole,
34:00c'est un non-sens aussi.
34:02Mais ce n'est pas
34:02de la surface
34:03qui manque
34:04sur le territoire guionnais.
34:05Donc, arrêtons
34:06et un consensus global,
34:07arrêtons un lieu
34:08et puis on y va tous,
34:09que ce soit sur le territoire
34:10de la CACL,
34:11la CCDS,
34:12parce que lorsqu'on parle
34:13comme ça,
34:13il y a la réalité aussi
34:14de la CCOG
34:16avec tous les déchets
34:17qui sont sur le...
34:18On a vu encore des images.
34:21Exactement,
34:22on a vu les images
34:23désastreuses
34:23avec des poubelles
34:24au bord de la rive du Maroni.
34:26C'est un désastre
34:28environnemental
34:28qu'on va s'opérer.
34:29Donc, tant que nous,
34:31je viens de nous,
34:32élites de ce territoire-là,
34:34nous ne ferons pas
34:35ce qu'il faut collectivement
34:36pour répondre
34:37à ces besoins,
34:38mais la chose va continuer
34:39à se déliter
34:40telle qu'on la voit.
34:41Et moi,
34:42c'est un problème majeur.
34:43Mais moi,
34:45aujourd'hui,
34:46pour faire simple,
34:48je dis qu'à un moment donné,
34:50les responsabilités
34:51sont partagées.
34:52Donc,
34:53il faut savoir
34:53balader devant sa porte
34:55chacun
34:55et dire,
34:56bon,
34:56on avance collectivement
34:57pour trouver la solution finale.
34:59Donc,
34:59l'État ne peut pas
35:00continuer à rester
35:00dans cette position-là
35:01comme nous aussi
35:02élus du territoire.
35:03On doit aussi se bouger
35:04et arrêter de faire
35:06ce qu'on fait
35:06pour avancer collectivement,
35:07ce qui n'est pas le cas
35:08malheureusement aujourd'hui,
35:09comme on peut le voir aussi
35:10sur la question
35:10de l'évolution statutaire.
35:11On revient à deux questions
35:13pour finir purement politiciennes.
35:15C'est vrai que là,
35:15vous avez beaucoup de sujets.
35:16Est-ce que ça vous donne
35:17le temps de penser
35:18à 2028 ?
35:20C'est dans longtemps,
35:21la CTG ?
35:22Mais la CTG,
35:23je parle de la CTG.
35:24J'ai vu plusieurs personnes
35:25déjà y pensent.
35:26On est en train de voir
35:27les équilibres
35:28se faire petit à petit.
35:28Je veux bien vous croire.
35:31Si vous disiez le contraire,
35:32je pense qu'il vous raconterait
35:33des histoires,
35:34mais en l'objet du pensée.
35:36Parce que vu la situation actuelle,
35:39moi, je suis extrêmement inquiet
35:40parce qu'il n'y a pas
35:42de gros choses qui se passent
35:43à l'échelle du pays.
35:44Et lorsqu'on voit
35:45la science économique
35:45et sociale de la Guyane,
35:47on se pose des questions.
35:50Moi, je ne comprends pas.
35:52J'essaie de comprendre.
35:53J'essaie d'analyser,
35:54mais aujourd'hui,
35:56la collectivité territoriale,
35:58je ne sais pas.
36:02Je n'arrive pas à comprendre.
36:02Vous ne voulez pas dire
36:03que vous êtes en rupture
36:04parce que vous avez été…
36:06Ah non, moi,
36:06j'ai fait savoir
36:07sur différents sujets au président
36:08que je n'étais pas d'accord
36:09du tout avec lui,
36:09même sur la question
36:10de l'évolution statutaire.
36:12La stratégie qui était
36:13pour moi,
36:13elle était une meilleure stratégie.
36:15On a perdu des années
36:17inutilement
36:18pour des questions
36:19que moi,
36:20j'estime de posture.
36:22Alors qu'aujourd'hui,
36:23alors qu'on a une réalité
36:23qui vous rattrape,
36:25on est en capacité
36:25de réagir
36:26et de proposer quelque chose
36:27pour essayer d'enrayer
36:28et d'inverser la tendance.
36:31Mais moi aussi,
36:32j'ai mon idéologie politique.
36:33Mais moi,
36:33je ne l'impose pas
36:34à tout le monde
36:34tous les jours
36:35parce que vous pouvez arriver
36:37avec vos plus belles pensées,
36:38vos plus belles envolées lyriques
36:39en matière d'idéologie politique.
36:41Mais ce qu'il faut
36:41à la fin des fins,
36:43la mère au foyer
36:44qui a ses enfants à gérer
36:45et un logement
36:46qu'ils n'arrivent pas à trouver
36:46parce qu'il y a une pénurie,
36:48mais ce n'est pas ça
36:49qui va répondre
36:49à sa problématique.
36:51à un moment donné,
36:52il faut qu'on soit
36:54pragmatique
36:55sur ce qui nous entoure,
36:56les moyens que nous avons,
36:57comment est-ce qu'on va les chercher
36:58parce que l'urgence
36:59en tant que restaurateur politique,
37:01c'est de répondre
37:01aux besoins de la population.
37:02C'est rien d'autre.
37:04Nos désidérata politiques,
37:05nous les avons
37:06toutes et tous,
37:07mais on pourra les faire valoir,
37:09j'ai envie de dire,
37:10pleinement
37:11lorsqu'on aura la capacité
37:12à répondre aux besoins
37:13de notre population.
37:14Mais si la personne
37:15a toujours les mêmes
37:16difficultés au quotidien,
37:17élection après élection,
37:18vous dites,
37:18pourquoi vous voulez que je vote
37:20parce que celui-là a dit ça,
37:22cela vient,
37:22mais finalement,
37:23c'est la même chose,
37:23je suis plus en difficulté,
37:25je ne vois pas de changement
37:26pour moi.
37:27Mais il faut l'entendre,
37:28ça.
37:28Et c'est pour ça que moi,
37:29je dis,
37:30dans l'action politique
37:31qu'on doit avoir au quotidien,
37:32moi, je ne suis pas exécutif,
37:33je suis un parlementaire,
37:34donc je n'ai pas cette capacité
37:36à agir dans le quotidien
37:37des gens tout de suite.
37:38Moi, c'est un effet plus long
37:39parce qu'ils sont
37:39à travers des lois
37:40que nous votons
37:40ou si des fois,
37:41on fait des coups de téléphone,
37:43on fait des mails,
37:44on va voir les strats exécutifs,
37:45certaines directions.
37:48C'est exactement ça.
37:50Moi, on fait beaucoup
37:52d'actions sur les questions
37:54des cartes de séjour,
37:55lorsqu'il y a des problématiques
37:56posées dans certains secteurs
37:57au niveau des collectivités
37:58territoriales,
37:59on les appelle,
38:00on dit ce qu'il y a,
38:00on s'est trouvé des solutions.
38:01J'essaie de faire le médiateur
38:02aussi à beaucoup de niveaux.
38:04On a des gros problèmes
38:05avec l'AZE.
38:07Ça, c'est le niveau
38:08de la collectivité.
38:09On voit les répercussions
38:10aujourd'hui avec la situation
38:11par rapport à l'effet morpho
38:13qui ont cessé son activité
38:14sur un conflit
38:16au niveau de la collectivité,
38:18même si je trouve
38:18que l'État aurait pu faire
38:20autrement aussi
38:20à différents niveaux.
38:21Donc, toutes ces choses-là
38:23font que,
38:24oui, on pense à 2028.
38:26Si demain,
38:26on devait se positionner,
38:28ce qui n'est pas mon cas,
38:29mais quelles sont les attentes,
38:32quels sont les besoins
38:33et quelles sont les actions
38:34à mener ?
38:35Comment est-ce qu'on pourrait faire
38:36pour bouger les lignes
38:37concrètement ?
38:38Donc, moi,
38:39ce qui m'anime,
38:39c'est ça.
38:41Automatiquement,
38:41à partir du moment
38:42où vous réfléchissez,
38:44à ces réalités-là,
38:46mais 2028,
38:46automatiquement,
38:47on est dans le compte 20,
38:48parce qu'on ne sait pas
38:48que la collectivité,
38:50la CTG,
38:51c'est la collectivité
38:52majeure du territoire
38:53qui peut avoir
38:53un impact très rapidement
38:54sur la partie économique
38:55et sociale de la Guyane.
38:58Une collectivité exécutive,
38:59pour le coup.
39:00C'est l'exécutif.
39:01Je dis la 5e République
39:02tendre à l'exécutif.
39:03On comprend bien.
39:04Dernière question,
39:05aussi politicienne,
39:06si en 2027,
39:08l'Assemblée nationale
39:09est annulée,
39:12vous y retournez ?
39:13C'est la question
39:15que je me pose
39:16aujourd'hui.
39:18Est-ce que c'est tout
39:19pour 2028 ?
39:21Non,
39:21parce que moi,
39:23je ne me suis jamais
39:24focalisé sur 2028
39:25pour dire
39:26que je prends
39:27la position de,
39:28je ne me suis jamais
39:29focalisé là-dessus.
39:30Donc,
39:30ça n'a pas du tout
39:31été un objectif politique.
39:33Je suis député
39:34aujourd'hui.
39:34Il y a peut-être
39:36potentiellement
39:36une des solutions,
39:37j'ai envie de dire,
39:38c'est très probable
39:38même,
39:39l'année prochaine.
39:40Certains aussi
39:41se préparent
39:41à cette élection-là,
39:43je peux vous le dire aussi.
39:44Surtout dans le camp
39:45des écologistes,
39:46on va les voir
39:46en train d'avoir
39:47différents rouéons
39:48pour savoir
39:49s'ils aient
39:50plus de pouvoir.
39:52Moi,
39:52je suis prêt aussi
39:53pour eux.
39:54Parce que,
39:55souvent,
39:56j'ai envie de dire,
39:57moi,
39:58la manière dont
39:59j'ai été élevé
40:00en Guyane,
40:01beaucoup par mes
40:02grands parents,
40:03on n'avait pas besoin.
40:04En fait,
40:04on n'a pas tendu
40:05les écologistes
40:06pour avoir
40:07un fonctionnement
40:08et qui soit en sorte
40:09d'avoir
40:10le développement durable.
40:12On ne jetait rien,
40:13en vérité,
40:13moi,
40:13avec mes grands parents.
40:15On réutilisait tout.
40:16On n'avait pas
40:16les bouteilles plastiques.
40:17Les bouteilles en verre
40:18qu'on achetait
40:18les sodas
40:19à l'époque
40:19dans les épiceries,
40:20il y avait les consignes.
40:22On n'en jetait pas.
40:23Donc,
40:23moi,
40:24j'étais élevé,
40:24j'ai grandi avec ça.
40:25Maintenant,
40:26le monde de la consommation
40:27a tout fait évoluer,
40:28a tout fait exploser
40:29parce que les politiques
40:30de l'époque
40:30ont validé
40:31cette évolution-là.
40:32J'ai envie de dire,
40:33souvent,
40:33on veut tirer
40:33sur ces grands groupes,
40:37ces internationaux
40:37qui font que...
40:38Mais s'ils le font,
40:39c'est parce qu'on leur
40:40a donné le feu vert
40:40de le faire.
40:41Donc,
40:41moi,
40:41si je dois tirer
40:43à bouler rouge
40:43sur quelque part,
40:44c'est sur le monde politique.
40:46Le monde politique
40:48a largement de quoi
40:49prendre la décision
40:50et arrêter
40:51cette réalité-là.
40:52Mais ce n'est pas ça.
40:54c'est pour ça que,
40:54comme certains,
40:55je ne suis pas un vatan
40:55guère contre
40:57les milliardaires.
40:58Je dis,
40:58« Mais si aujourd'hui,
40:59les milliardaires,
40:59c'est ce qu'ils ont voulu
41:00qu'ils soient milliardaires ? »
41:01Donc,
41:01il y a un déséquilibre,
41:02comme je l'ai expliqué,
41:03qui est prononcé aujourd'hui,
41:04c'est comment,
41:05collectivement,
41:05on fait en sorte
41:05que de rééquilibrer la chose.
41:07La nature nous le montre
41:09quotidiennement
41:09que lorsque c'est
41:10trop déséquilibré,
41:11elle vous montre
41:12qu'elle n'est pas d'accord
41:13et elle vous fait sentir
41:14la réalité.
41:15Mais nous,
41:15êtres humains,
41:16certains ont voulu
41:17faire croire
41:17qu'ils avaient la capacité
41:20à modifier la nature
41:21telle qu'elle est constituée.
41:22La nature est basée
41:23sur l'interaction.
41:25Ce sont les échanges,
41:26je veux dire,
41:27les courants marins
41:28nous montrent
41:28que ça va l'échelle du monde.
41:31Les vents,
41:32aujourd'hui,
41:32nous avons le sable
41:33qui arrive chez nous
41:34par rapport au vent du Sirocco
41:35qui vient du Sahara.
41:36Il y a tout interconnecté.
41:38Il n'y a que l'être humain
41:38qui peut faire penser
41:40qu'en fait,
41:40c'est comme
41:41le fameux nuage de Tchernobyl,
41:42il s'arrête à la frontière
41:44avec l'Europe occidentale
41:46et il n'y a rien eu.
41:46Ou le pétrole.
41:47Ou le pétrole,
41:48chez nous,
41:49il s'arrête à la frontière
41:51et la frontière sur une main
41:52et le reprend à la frontière brésilienne.
41:55Je veux bien,
41:56mais il faut arrêter.
41:58Tout ce que je veux dire,
41:59c'est que les écologistes,
42:01il ne faut pas qu'ils fassent croire
42:01qu'ils ont l'exclusivité
42:04sur la vie dans le monde.
42:05Moi, je suis énergéticien
42:07de formation initiale
42:09et je sais ce que c'est
42:09que les équilibres.
42:10Parce que dans l'énergie,
42:10lorsque vous n'avez pas d'équilibre,
42:11ça explose.
42:13Et donc,
42:13moi, je suis en capacité
42:14de dire aujourd'hui,
42:16ce n'est pas la suppression
42:17d'une source
42:18et avec l'explosion d'une autre
42:19que vous allez rééquilibrer
42:21la chose.
42:21Lorsque l'Europe
42:22prend la décision de dire
42:23qu'on arrête tout ce qui est
42:24moteur thermique,
42:25je dis que c'est un non-sens
42:25parce qu'aujourd'hui,
42:27vous avez une espèce
42:27d'explosion
42:29vers tout ce qui est
42:31batterie électrique,
42:31mais tout ce qui compose
42:33une batterie,
42:34ce n'est pas renouvelable.
42:36Tout ce qui vient du sol
42:37ne se renouvelle pas.
42:38Avec les métaux rares.
42:39Donc, à un moment donné,
42:40il faut être intelligent.
42:42C'est dire qu'on doit
42:42rééquilibrer la chose.
42:44On ne doit pas faire disparaître
42:46le CO2, par exemple,
42:47qui fait partie
42:47des gaz à effet de serre.
42:48On doit diminuer
42:49sa production sur une aline.
42:52Donc, réduisons
42:54effectivement la production
42:55de CO2,
42:56augmentons
42:58toutes les sources d'énergie
43:00qui ne produisent pas
43:02de CO2
43:03parce que la nature
43:04a besoin aussi
43:05pour vivre
43:05et pour se transformer.
43:07C'est juste rééquilibrer.
43:08Donc, on arrête
43:09de nous faire croire
43:09que oui,
43:10oh mon Dieu,
43:11il faut tout supprimer ça
43:12pour aller vers l'autre.
43:13Non, on va faire
43:14exactement la même chose
43:15avec une autre source d'énergie.
43:16OK.
43:17Merci beaucoup.
43:18Merci à vous.
43:19– Sous-titrage Société Radio-Canada –
43:27– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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