00:00Marine Le Pen veut réserver l'IHLM aux Français
00:03parce que pour elle, le problème d'accès au logement social, c'est l'immigration.
00:07Je vous explique pourquoi sa proposition nationaliste ne va rien régler au problème.
00:13Alors commençons par l'écouter sur ce système.
00:15Il n'est plus considéré comme un dispositif social pour les familles françaises dans le besoin,
00:20mais comme un dispositif au bénéfice prioritaire d'une immigration incessante et anarchique.
00:26Sous texte, l'IHLM de France et de Navarre seraient donc remplis d'étrangers
00:31pendant que de pauvres français ne peuvent pas se loger.
00:34Alors l'argument n'est pas nouveau.
00:35Aujourd'hui, le logement social est occupé en majorité par des étrangers dans notre pays, c'est factuel.
00:42Sauf que c'est complètement faux.
00:44Établi par l'INSEE, les dernières données disponibles ne sont pas très récentes.
00:48Elles remontent au rapport de 2017 avec des chiffres de 2013.
00:52Mais il révèle que seuls 12% des locataires du parc social sont étrangers.
00:5880% sont français de naissance.
01:01Les 8% restants sont français par naturalisation.
01:04Alors aujourd'hui, il y a 4,9 millions de HLM en France.
01:08En supposant que la part des étrangers au sein du parc social est restée comparable à 2013,
01:14cela signifie qu'environ 590 000 logements sociaux sont occupés par des étrangers.
01:19Même en les mettant dehors, cela serait insuffisant pour loger les prêts de 3 millions de familles en attente d
01:26'une HLM.
01:27D'autant que Marine Le Pen entend supprimer la loi SRU qui contraint les communes à construire des logements sociaux.
01:33Pour la patronne du RN, la priorité reste d'agiter la menace de l'arrivée massive d'étrangers en France,
01:40organisée par...
01:41Nos dirigeants immigrationnistes.
01:43Et peu importe si cette priorité nationale paraît compliquée à mettre en œuvre,
01:47tant elle contrevient au principe d'égalité de la Constitution.
01:51Elle maintient...
01:52Les Français seront prioritaires chez eux !
01:56Prioritaires, mais toujours en attente d'un logement.
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