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Allis, un collectif de citoyens mué en association, se mobilise chaque lundi devant le tribunal judiciaire de Compiègne pour dénoncer "les dysfonctionnements de la justice".

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Transcription
00:00Quand un enfant révèle des violences sexuelles, il peut obtenir trois types de réponses.
00:05Une réponse de soutien positif, je te crois, je te protège.
00:12Deuxième type de réponse, une réponse de soutien négatif, je te crois mais je m'en fous.
00:18Et la troisième réponse, c'est une réponse qui est négative et c'est pas tu mens mon enfant, c
00:25'est rien passé.
00:26On s'est rencontrés devant le tribunal avec ce qu'allait devenir le bureau d'infiltre et comme ça a
00:32bien pris, on a décidé d'officialiser et de créer une association.
00:36L'objectif d'Alice, on s'est rendu compte à travers les témoignages, à travers les personnes qu'on a
00:39pu rencontrer, c'est de pouvoir échanger autour des dysfonctionnements de la justice.
00:44On se rend compte aujourd'hui qu'il y a énormément de dossiers qui sont placés sans suite, je crois
00:49qu'on est sur des 94%, c'est énorme.
00:51On se rend compte que les parents, les personnes, effectivement, se retrouvent dans des situations très isolées, parfois sans accompagnement,
00:59par manque de ressources, pas que financière.
01:02Parfois au niveau du réseau, en manque de ressources, je fais quoi ? Parce que lorsqu'il nous arrive une
01:07chose pareille, ce qu'on a pu constater, c'est qu'effectivement, les parents sont complètement démunis.
01:11Donc nous, on va apporter notre aide à cet endroit-là et effectivement, les accompagner vers le tribunal, vers les
01:17bonnes ressources pour pouvoir effectivement porter avec eux leur dossier
01:20et les aider à faire en sorte que leur dossier soit traité, soit entendu.
01:26Je suis une ancienne victime de violences conjugales, violences psychologiques surtout.
01:31Pour défendre toutes les victimes de violences psychologiques, c'est un peu plus destructeur que des violences physiques.
01:41Moi, j'ai vécu les deux et la physique, ça s'arrête toujours à un moment.
01:44J'ai eu la chance qu'il ne me tue pas, parce que plusieurs fois j'ai eu, mais il
01:49ne l'a jamais fait.
01:49Et je pense qu'il ne l'a pas fait, le fin de l'année, parce qu'il veut récupérer
01:53les victimes.
01:54Actuellement, même quand vous allez déclarer plainte, on va à l'UMJ où on est traite et de l'enseignement,
02:01et non, il n'y a absolument pas les violences psychologiques.
02:04On sait que les juges sont débordés, les moyens, etc. Malgré plein de bonnes volontés, au niveau politique, ça ne
02:11suit pas, c'est évident.
02:13Non, il faut des moyens.
02:14Il y a 94%, je crois, j'ai discuté avec une responsable de l'association, 94% de l'OEC
02:19qui ne sont pas traités.
02:20Voilà, ce qui est monstrueux, en fait.
02:22Et c'est un phénomène qui est en délique de la société, qui est énorme.
02:27On parle beaucoup de la loi intégrale, parce qu'il est en train de se jouer quelque chose de très,
02:32très important en ce moment, à l'Assemblée nationale.
02:35La semaine dernière, lundi, a été créée une commission de 70 députés qui sont chargés d'étudier la loi intégrale
02:43qui a été travaillée depuis des années et des années par les associations de terrain.
02:47Il a fallu attendre que cette petite Liliana décède pour qu'enfin la loi intégrale soit inscrite à l'ordre
02:54du jour.
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