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Les premiers ministres de 3 nations sur les 4 qui composent le Royaume-Uni vont se réunir le lundi 14 septembre à Cardiff pour demander des referendums d'autodétermination pour chaque région.

Le SNP, Plaid Cymru et le Shin Fein sont maintenant alignés sur l'indépendance.

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Transcription
00:00Mes amis, bien le bonjour, je suis de retour à l'île Maurice.
00:04Comme vous avez remarqué, pendant les quelques dernières semaines, j'étais au Royaume-Uni.
00:09Beaucoup de gens m'ont fait la remarque, mais qu'est-ce que tu fais au Royaume-Uni, toi qui
00:12habites à l'île Maurice ?
00:13On m'a même fait le coup, j'ai visité la Corse, et il y a des gens qui m
00:16'ont écrit en me disant
00:17« Mais toi qui habites à l'île Maurice, qu'est-ce que tu fais en Corse ? »
00:20Mes amis, encore une fois, l'île Maurice n'est pas une île prison.
00:24On a le droit d'y vivre, on a le droit aussi de voyager.
00:26Ils nous laissent sortir, ils nous laissent revenir sans le moindre problème.
00:30Donc voilà, je suis de retour.
00:33Et puis aujourd'hui, je voulais vous parler du Royaume-Uni qui est en train de s'effondrer en tant
00:39qu'union.
00:40Ça signifie, regardez le nom, Royaume-Uni.
00:43Et en fait, ça signifie, toute la value proposition du Royaume-Uni, c'est l'union.
00:48C'est que, bon, voilà, il faut que diverses régions qui n'ont pas toujours une histoire commune,
00:56qui ont même eu des guerres et tout ça dans le passé, ont décidé de s'unir pour former ce
01:02pays.
01:03Eh bien là, c'est très mis à mal parce que ce qui va se passer, c'est que demain,
01:09le lundi, à Cardiff, au Pays de Galles,
01:12on va avoir la rencontre de trois premiers ministres.
01:16Celui de l'Écosse qui représente le SNP, qui est un parti assez nationaliste.
01:20On a le Sinn Féin qui est le parti irlandais, n'est-ce pas, qu'on ne présente pas.
01:27Lui aussi est un parti extrêmement nationaliste.
01:29On a aussi le premier ministre qui est le premier ministre des Pays de Galles,
01:33qui lui aussi a ces tendances-là, mais en même temps, il a peut-être un peu moins de représentativité.
01:38Mais en tout cas, grosso modo, ils vont se rencontrer pour parler de quoi ?
01:41Un peu pour parler d'un destin qui sera post-Royaume-Uni.
01:47Ils disent même que Burnham, là, le premier ministre britannique actuel,
01:53eh bien, ça sera le dernier.
01:55Il n'y en aura pas d'autre, c'est fini.
01:57En fait, si tu veux, ce n'est pas demain que le Royaume-Uni va s'effondrer.
02:05Mais ce qui va se passer demain, c'est que, bon, voilà la légitimité du pays,
02:10la légitimité symbolique, le consensus autour du Royaume-Uni
02:15est profondément en train de s'effriter.
02:18Et c'est comme ça que ça commence toujours les effondrements.
02:21Si tu regardes l'URSS, tu regardes la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, le Soudan,
02:29tu regardes tout plein de pays.
02:31En fait, l'histoire regorge de tout plein de pays
02:33où il y a eu d'abord une perte de consensus.
02:36Et puis, par la suite, bon, voilà, à un moment donné, ça éclate.
02:40Ceci est renforcé par un contexte de crise.
02:44Parce que, regarde, si tu vois un petit peu, il y a 10 ans,
02:47aujourd'hui, on est en 2026, il y a 10 ans, en 2016, on avait voté pour le Brexit,
02:51pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
02:55Et à l'époque, qu'est-ce qu'on espérait ?
02:56Qu'est-ce qu'on voyait ?
02:58À l'époque, on voyait que le Royaume-Uni va épouser un modèle économique et politique
03:04probablement similaire à ce qu'on voit aujourd'hui avec la Norvège et avec l'Islande.
03:09Tu vois, donc, on a pensé que, au bout de 10 ans,
03:12le Royaume-Uni serait un pays très riche,
03:14aurait pu prendre des décisions en toute souveraineté, en toute indépendance,
03:20renforcer sa résilience, sa résilience économique, sa résilience énergétique,
03:24sa résilience sur tous les plans,
03:26et puis devenir un pays qui rendrait jaloux les autres pays de l'Union européenne.
03:31Force est de constater, 10 ans plus tard, qu'on est plutôt devenu un épouvantail,
03:36qu'on est plutôt là.
03:37C'est un petit peu, personnellement, comme je le vois,
03:41en étant juste full disclosure, j'ai voté pour le Brexit,
03:44mais comment je le vois aujourd'hui, rétrospectivement ?
03:47J'ai l'impression d'avoir, c'est comme si je prends ma fille de 8 ans,
03:50et je lui dis, écoute, tout l'argent que je dépense pour toi,
03:53moi j'ai une autre idée, je vais te le mettre sur une carte bancaire,
03:56je te le donne, voici le code, tu es assez grand, tu gères toi-même.
04:00C'est exactement ça.
04:01On a l'impression que c'est un pays immature,
04:03on n'a pas l'impression qu'on a face à soi,
04:06quand on voit les décisions qui sont prises au jour le jour,
04:08on n'a pas l'impression que c'est un pays avec une grande tradition,
04:13c'est un pays qui a été un empire, qui a influencé l'humanité et tout ça.
04:17On a plus l'impression d'un pays qui est géré par des demeurés
04:21et qui est en guerre contre lui-même,
04:22et que chaque matin, il se réveille,
04:24ces gens se disant,
04:25quelle est la pire décision qu'on peut prendre aujourd'hui ?
04:28On a l'impression littéralement que Londres,
04:32que les gens qui gèrent le pays,
04:34sont plus une force d'occupation
04:35que vraiment des gens qui sont là avec leur qualité et leurs défauts.
04:41Ce que je vous dis là n'est pas bipartisan, d'accord ?
04:43Je ne suis pas dans une logique de dire,
04:45oui, bon, tu as les conservateurs, le labor,
04:48et puis bon, les uns sont mieux que les autres.
04:49Ce n'est pas du tout ça,
04:51ce n'est pas une question de gauche ou de droite, mes amis.
04:53C'est beaucoup plus profond que ça,
04:55c'est au-delà de la gauche et de la droite.
04:56Tu as l'impression que les gens qui sont là
05:00sont les ennemis de la nation.
05:03Tout ce qu'ils peuvent faire pour appauvrir le pays,
05:06tout ce qu'ils peuvent faire pour casser son économie,
05:09augmenter le chômage,
05:11rendre la vie de millions de gens misérables au jour le jour,
05:14rendre plus difficile leur accès à la médecine,
05:17plus difficile leur accès au travail,
05:18plus difficile leur accès au pain,
05:20ils le feront avec joie.
05:22Tu peux observer des décisions,
05:25tu prends, je ne sais pas moi,
05:26tu prends une période de temps de 365 jours,
05:30tu observes les décisions qui sont prises au quotidien,
05:32je te défie d'en trouver une qui va dans l'intérêt du pays.
05:35Tous les jours, tu as l'impression
05:36qu'une force étrangère d'occupation est arrivée
05:38et qu'elle a décidé de détruire le pays,
05:40d'en faire un exemple.
05:42Donc voilà, juste pour te dire où nous en sommes aujourd'hui.
05:44Donc, quand tu vois tout ça,
05:50forcément, les velléités indépendantistes
05:52qui ont toujours existé, elles ne datent pas d'hier,
05:55eh bien, s'en renforcer.
05:56Parce que ces gens,
05:58mets-toi à la place des Écossais,
05:59mets-toi à la place des Irlandes du Nord,
06:02pays de Galles,
06:03ils se disent,
06:04vu ces malades mentaux qu'il y a à Londres,
06:07qui dirigent le pays,
06:08nous, ce qu'on peut faire,
06:09c'est,
06:10et on est sûr que si on prenait notre destin en main,
06:14on irait,
06:15ça ira mieux
06:16et on pourra aller plus vite
06:18vers une résolution de nos problèmes.
06:20Si on reste là-dedans avec ces gens,
06:22on va couler tous ensemble,
06:23tu vois,
06:23donc c'est ça un petit peu leur idée.
06:26Et on ne peut que les comprendre.
06:29Regarde,
06:29quand la dernière reine
06:32a pris le pouvoir,
06:33je crois que c'était grosso modo
06:33des années 50,
06:35on est en train de parler de 1952,
06:36et bien le Royaume-Uni était quand même
06:40l'empire sur lequel le soleil ne se couche pas,
06:44il faisait toujours,
06:44le soleil était toujours quelque part
06:47dans le ciel, là,
06:49sur un des territoires de l'Empire britannique.
06:54Littéralement,
06:56littéralement,
06:57si tu regardes au moment où elle a quitté ce monde,
07:02n'est-ce pas,
07:03le Royaume-Uni était l'empire
07:05sur lequel le soleil ne se lève pas ?
07:08Tu vois ?
07:09Déjà,
07:09tout a été perdu,
07:10tout est parti.
07:12La dernière,
07:13dernière en date,
07:14les Barbades,
07:15ils ont décidé de devenir une république.
07:16Ils ont dit,
07:17bon, nous,
07:17notre passé,
07:18notre passé colonial,
07:20tout ça,
07:20on veut s'en débarrasser,
07:22le souverain britannique
07:24n'est plus le chef d'État chez nous,
07:25bon,
07:25on débarras,
07:26on enlève son blase
07:28et sa photo des places publiques
07:30et des billets de banque,
07:31et puis au revoir,
07:32on devient une république.
07:33Et il est parti,
07:33Charles,
07:34à l'époque,
07:35il était prince,
07:35il est parti pour célébrer avec eux,
07:37juste pour te dire quoi.
07:38Donc,
07:401997,
07:41Hong Kong est revenu à la Chine.
07:42Aujourd'hui,
07:43aujourd'hui,
07:44ils sont sur le point aussi
07:45de perdre les îles,
07:47les îles Malouines,
07:48tu vois,
07:48les îles Malouines,
07:49l'Argentine dit,
07:50bon,
07:50c'est à nous.
07:51À l'époque,
07:52il y a eu une guerre et tout ça,
07:54puis le Royaume-Uni avait pu,
07:55manu militari,
07:56défendre les îles.
07:58Aujourd'hui,
07:59un pays endetté,
08:00un pays qui n'arrive pas
08:01à aligner deux soldats.
08:03je veux dire,
08:04si demain,
08:05Milley décide
08:06d'aller envahir les Malouines,
08:08bon,
08:09il obtiendra une protestation ferme
08:10de la part de Londres.
08:11Ça n'ira pas,
08:12ça n'ira pas beaucoup plus loin.
08:14Même le parapluie américain,
08:16ça signifie à une époque,
08:17les États-Unis étaient quelque part,
08:21presque officieusement,
08:22le garant,
08:22un petit peu,
08:23de l'intégrité
08:23de ce territoire
08:25vis-à-vis des velléités argentines
08:27et tout.
08:28Là,
08:28Trump,
08:29bon,
08:30voilà,
08:30il est en train de dire aux Britanniques,
08:32je vais dire,
08:33si les Argentins le veulent,
08:34why not ?
08:35D'accord ?
08:36Donc,
08:36maintenant,
08:37réellement,
08:37la situation est en train
08:38de s'accélérer.
08:39Donc,
08:39ce qui pourrait se passer,
08:42donc,
08:42demain,
08:43ce n'est pas techniquement
08:44l'effondrement définitif
08:45du Royaume-Uni,
08:46ce n'est pas vrai,
08:48mais demain,
08:49tu peux te dire
08:49que c'est une date symbolique
08:53qu'on regardera
08:54un jour en arrière
08:55et on dira,
08:55voilà,
08:56c'était le début
08:57de la fin.
08:58En termes de pronostics,
09:00si on regarde aujourd'hui
09:01les intentions de vote,
09:03les sondages,
09:03tout ça,
09:05le SNP en Écosse,
09:06c'est 50-50,
09:08ça signifie,
09:08si demain,
09:09l'Écosse organise
09:10un référendum
09:11d'autodétermination,
09:13honnêtement,
09:14personne ne pourra
09:14prévoir le résultat.
09:15Ils peuvent se prononcer
09:17pour rester
09:17quand pour partir,
09:18mais quel que soit
09:19le résultat ?
09:20Ça se passera
09:20à un cheveu près
09:21parce que vraiment,
09:22c'est 50-50.
09:23Si on regarde
09:24l'Irlande du Nord,
09:26c'est pratiquement
09:26garanti qu'il parte,
09:28si jamais,
09:29c'est pratiquement
09:30une lettre à la poste.
09:31Le pays des Gaals,
09:33s'il y a un référendum
09:34demain,
09:34probablement,
09:35il resterait.
09:36Probablement,
09:36il resterait.
09:37Mais voilà,
09:38juste pour te dire
09:38que la famille royale
09:40risque de finir
09:42avec Londres
09:43et grande banlieue,
09:44quoi,
09:44comme territoire.
09:46C'est vraiment triste
09:47de voir ça.
09:50mais encore une fois,
09:51ce n'est pas un pays
09:52qui a un ennemi extérieur.
09:53Ce n'est pas un ennemi
09:55de l'extérieur
09:55qui est venu,
09:56c'est vraiment
09:56les démons intérieurs
09:57qui sont en train
09:58de détruire le pays
09:59parce qu'il y a quand même
10:00pas mal de potentiel.
10:02Au Royaume-Uni,
10:03il y a vraiment
10:03de quoi faire
10:04beaucoup de très belles choses,
10:06mais ce n'est pas
10:07le but aujourd'hui.
10:08Aujourd'hui,
10:08quand les dirigeants
10:09se réunissent,
10:11ils vont te parler
10:11de l'Ukraine,
10:14ils vont te parler
10:15de wokisme,
10:16ils vont te parler
10:16de climat,
10:17des choses comme ça
10:18et ceux-là de gauche
10:18ou de droite.
10:19Pareil.
10:21Il n'y a personne
10:21qui se préoccupe
10:22de la population britannique.
10:23Il n'y a personne
10:24qui se réveille le matin
10:25en disant
10:25qu'est-ce que je peux faire
10:26aujourd'hui
10:26pour améliorer leur sort,
10:28pour améliorer leur quotidien,
10:29pour améliorer leur pouvoir d'achat,
10:31pour améliorer leur sécurité,
10:32pour améliorer leur potentialité
10:34de trouver de l'emploi.
10:34Non, pas du tout.
10:36Ce n'est pas une préoccupation.
10:37Aujourd'hui,
10:37ils se lèvent en se disant
10:38aujourd'hui,
10:39combien de missiles
10:39on a offert à l'Ukraine
10:40ou des choses comme ça.
10:42Qu'est-ce qu'ils sont
10:42en train de faire
10:43pour le climat ?
10:43Qu'est-ce qu'on fait
10:44pour capturer le carbone ?
10:46Leurs préoccupations
10:47sont dans notre monde.
10:48Tu vois ce que je veux dire ?
10:49C'est...
10:50Voilà.
10:51Donc,
10:51comme je vous disais,
10:52au lieu de finir
10:53avec un modèle post-Brexit
10:55qui serait un modèle
10:57Norvège-Islande,
10:58on se comprend,
10:59eh bien aujourd'hui,
10:59on a un modèle
11:00qui est plutôt
11:01allemand de l'Est,
11:02quoi,
11:02DDR,
11:03pour ceux qui s'en rappellent,
11:04ou la RDA.
11:05Voilà.
11:06C'est vraiment...
11:07On est dans cette logique
11:09et il n'y a pas de fin.
11:10Et c'est pour ça que...
11:11C'est pour ça que ces gens disent
11:14partons, quoi.
11:14Partons,
11:15on a une chance.
11:16Et regardez,
11:17ce qu'on voit,
11:18c'est que
11:19des gens partent,
11:20des individus partent.
11:21Regardez,
11:21je vivais au Royaume-Uni,
11:22je suis parti
11:22parce que c'est devenu intenable.
11:24Je défie quiconque
11:26de vivre au Royaume-Uni,
11:27sincèrement.
11:29Les seuls qui y vivent,
11:30c'est probablement
11:32qui sont,
11:32par exemple,
11:33des fonctionnaires.
11:33Je sais que le fonctionnaire
11:34se porte très bien
11:35parce que c'est devenu...
11:36Aujourd'hui,
11:36le Royaume-Uni a plus de fonctionnaires
11:38qu'à l'époque où il gérait
11:39les trois quarts de la planète.
11:40Tu vois ce que je veux dire ?
11:41Donc,
11:42la bureaucratie crasse
11:43à tous les niveaux.
11:44Tu as aujourd'hui
11:46de plus en plus de gens
11:47qui se mettent à l'aide sociale,
11:49qui peuvent vivre
11:50parce que tout simplement,
11:51c'est moins cher
11:52de se mettre à l'aide sociale.
11:53C'est même plus rentable
11:55que de vouloir travailler
11:56parce que les salaires
11:57se sont écrasés
11:58pendant que les impôts
11:59ont explosé,
12:00pendant que l'inflation
12:01a explosé.
12:02Encore une fois,
12:03attention,
12:04je sais que beaucoup
12:04de Français me regardent.
12:05Ne compare pas à la France
12:07parce qu'il y a un petit détail,
12:09pardon pour la référence,
12:13mais il y a un petit détail
12:15sur lequel je m'ai insisté
12:16par rapport aux Français
12:17parce qu'ils ne le visualisent pas.
12:19Le Royaume-Uni
12:20n'a pas de service public.
12:21Il n'y a pas de service public.
12:23Ce qui fait qu'un point,
12:25si on augmente d'un point
12:27la fiscalité au Royaume-Uni
12:28et d'un point la fiscalité en France,
12:30au Royaume-Uni,
12:31elle sera ressentie
12:32beaucoup plus violemment
12:33par les gens
12:33parce que tout simplement,
12:35tout se paye au privé
12:36très très cher.
12:37C'est un pays
12:38en tant que service.
12:39Tout a été vendu
12:40à l'étranger
12:41et donc les Britanniques,
12:43tout ce qu'ils doivent utiliser,
12:44que ce soit l'école,
12:45l'école de leurs enfants,
12:47que ce soit le cabinet médical,
12:48le dentiste,
12:48parce que pratiquement
12:49tout a été vendu.
12:51Tu peux te garer
12:52dans un hôpital public
12:54et te retrouver
12:55à payer une rente.
12:56Tu vois,
12:57tu peux arriver
12:57avec un enfant
12:58qui a 42 fièvres
12:59et tu dois trouver la machine
13:01et payer un ticket
13:02à 3 heures du matin
13:03pour payer une rente
13:05à l'hôpital,
13:06à l'hôpital,
13:07devant le département
13:07des urgences.
13:08Tu payes cette rente
13:09à un hedge fund australien
13:11ou un hedge fund new-yorkais
13:12qui a acheté les parkings.
13:13Tu vois ce que je veux dire ?
13:15C'est...
13:15Honnêtement,
13:16je vais peut-être
13:16vous le résumer brutalement.
13:18Le Royaume-Uni,
13:19c'est le pays
13:20où Karl Marx
13:22est devenu marxiste.
13:23D'accord ?
13:23Il a pendu le capital,
13:25Das Kapital,
13:26c'est un livre énorme.
13:28OK ?
13:29Il faudra probablement
13:30un an pour le lire
13:32et peut-être probablement
13:33une vie
13:33pour bien le lire
13:35parce qu'il a vu
13:35la prédation de l'homme
13:37par l'homme au quotidien.
13:38Et je peux te dire,
13:39tu vas à Londres aujourd'hui,
13:40cette prédation même
13:41que décrivait Karl Marx,
13:43eh bien,
13:43elle est toujours là.
13:46Certaines apparences
13:47ont changé.
13:48Mais sur le reste,
13:49c'est la prédation
13:50de l'homme par l'homme.
13:51Donc,
13:51quand tu vis dans un endroit pareil,
13:53franchement,
13:53tu n'as qu'une seule idée,
13:55c'est de dégager de là.
13:56Vraiment.
13:57Et puis,
13:59il y a aussi
14:00des grandes entreprises
14:01qui sont parties,
14:02de grosses boîtes
14:03qui décident
14:04de fermer au Royaume-Uni.
14:05Celles qui ne peuvent pas
14:06s'exporter,
14:07celles qui ne peuvent pas
14:08partir ailleurs,
14:09ferment.
14:09Les faillites,
14:10c'est le quotidien également.
14:12Il y a de très grosses fortunes
14:13qui sont en train de partir.
14:14On a le deuxième contribuable
14:16du pays
14:17qui est parti en Grèce
14:18parce qu'en Grèce,
14:19ils ont fait,
14:19sur le plan fiscal,
14:21ils ont installé
14:22une flat rate.
14:23Ça signifie,
14:24ils ont dit,
14:24tu payes 100 000 euros
14:25pour solde tout compte
14:26et puis voilà,
14:27tu viens.
14:27Donc,
14:28ils ramènent
14:29des multimillionnaires,
14:30des milliardaires
14:31à travers la planète.
14:32En plus,
14:32chez eux,
14:34il ne pleut pas autant
14:34qu'à Londres.
14:35Je veux dire,
14:36il fait beau,
14:37tu as le ciel bleu,
14:38tu as la nourriture de qualité,
14:39tu as une très bonne qualité de vie,
14:41qualité de vie méditerranéenne
14:42qui fait que si tu vis là-bas,
14:44tu as plus de chances
14:45de devenir centenaire
14:46que si tu vivais à Londres.
14:48Je veux dire,
14:49voilà,
14:49il ne faut pas se mentir.
14:51Donc,
14:51le deuxième contribuable
14:53du pays
14:53qui avait payé
14:54330 millions
14:56de livres sterling
14:57d'impôts
14:58l'année dernière,
15:00il a décidé de partir
15:01parce que,
15:02je vais dire,
15:03il peut tout à fait
15:04payer 330 millions
15:06d'impôts.
15:07Demain,
15:07il sort devant chez lui,
15:09il se fait trucider
15:11par des gens
15:12qui roulent
15:12en trottinette électrique,
15:13il se fait trucider
15:14pour son téléphone
15:15ou pour sa Rolex
15:17et puis,
15:18on le laissera mourant
15:19sur le trottoir
15:19et puis,
15:20il ira à l'hôpital,
15:21on dira,
15:21bon,
15:21on n'a pas de médecin ce soir,
15:23c'est la galère,
15:24l'ambulance est tombée en panne,
15:26il y a un ami un saut là
15:28parce qu'il pleut
15:28et puis l'eau coule
15:29à travers le plafond,
15:30voilà où on en est là-bas.
15:32Mais encore une fois,
15:33mes amis,
15:34ce qui est le plus rageant
15:36dans cette histoire,
15:38ce n'est pas,
15:39ce n'est pas une crise,
15:41ce n'est pas une crise
15:42due à pas de chance,
15:43due à je ne sais pas,
15:44non,
15:44c'est vraiment
15:45une volonté
15:46de détruire le pays.
15:47Je ne sais pas
15:48si ce message
15:49arrive à passer
15:50parce que beaucoup de gens
15:50ne le croient pas,
15:51beaucoup de gens croient
15:52que c'est un concours
15:54de circonstances,
15:55le détroit d'Ormuz,
15:57machin,
15:58Trump,
15:58la guerre économique,
15:59la Chine,
16:00non,
16:00mes amis,
16:01il y a de ça,
16:02oui,
16:02il y a de ça,
16:03mais il y a autre chose
16:03et cette autre chose
16:04est encore plus puissante,
16:06plus forte
16:06qui est la volonté
16:07de détruire le pays
16:08de l'intérieur.
16:09Et puis,
16:10comme je vous le disais,
16:11donc on a des gens
16:12qui partent,
16:13aujourd'hui,
16:14on a des régions entières
16:14qui veulent partir,
16:15voilà,
16:15on a des régions linguistiques
16:16comme l'Ecosse,
16:18ethnique,
16:19linguistique,
16:19l'Ecosse,
16:20Irlande du Nord,
16:20tout ça,
16:20qui disent,
16:21bon,
16:22tout le monde est parti,
16:23nous,
16:24au lieu de partir un par un,
16:25les Écossais,
16:25je les comprends,
16:26ils se disent,
16:27au lieu de rester là,
16:28croisant les bras
16:29et voyant nos gens
16:31partir les uns après les autres,
16:32prendre l'avion
16:33et partir,
16:34il y en a un qui va à Maurice,
16:35il y en a un qui va en Grèce,
16:37il y en a un autre
16:38qui va aux Émirats,
16:39il y en a un autre
16:39qui va je ne sais pas où,
16:40au lieu de voir tout le monde partir,
16:43au lieu de voir nos entreprises
16:45s'effondrer
16:46pendant que l'inflation
16:47nous bouffe
16:48et la fiscalité
16:49et puis l'autoritarisme,
16:50qu'est-ce qu'on fait ?
16:51On arrête l'hémorragie là
16:53et on essaye de partir tout en bloc,
16:55on essaye de s'éloigner
16:57de ces malades mentaux de Londres,
16:58on sort,
16:59on sort de là
17:00et on essaye de nous reconstruire
17:01et je comprends,
17:02c'est quelque chose
17:02que je veux bien entendre
17:04parce que c'est tout à fait logique,
17:06il faut se mettre à leur place,
17:08c'est pas,
17:10c'est,
17:12je ne sais pas,
17:13je ne sais pas
17:13c'est quoi ce que nous réserve,
17:15ce que réserve l'avenir à ce pays,
17:17moi je ne souhaite que du bien
17:18à ce pays,
17:19à tous les autres d'ailleurs,
17:20pas seulement ce pays-là,
17:23mais je vais dire,
17:25voilà,
17:26tu vois que les empires,
17:28quand ils se terminent,
17:28moi je le vois à l'œil nu,
17:29c'est vrai que ça fait,
17:30c'est effrayant,
17:32on dirait qu'ils sont habités
17:33par un démon intérieur
17:34qui les pousse vraiment
17:35à arriver à la fin de l'histoire,
17:37en fait,
17:38c'est incroyable,
17:39et ça me fait peut-être réfléchir
17:41aux anciens,
17:42quand on pense à l'Empire
17:44ou grec,
17:47romain,
17:47et d'autres,
17:47et d'autres qui se sont effondrés,
17:49on cherche toujours,
17:50historiquement,
17:51quand on lit l'histoire,
17:52on cherche toujours
17:53des causes externes,
17:54on cherche toujours des choses
17:55qui sont venues de l'extérieur,
17:57n'est-ce pas,
17:57puis qui ont,
17:58voilà,
17:59causé le désastre,
18:00mais en fait,
18:00on n'analyse pas suffisamment,
18:02je pense,
18:03la thèse que
18:04c'est à un moment donné,
18:06c'est à un moment donné
18:08de l'intérieur
18:08qu'un empire décide
18:10de s'arrêter là,
18:11décide que le train
18:11de l'histoire
18:12est arrivé au terminus
18:14et qu'il faut descendre,
18:15que c'est terminé.
18:16C'est une décision irrationnelle,
18:17c'est une décision
18:18qui est très difficile
18:19à intégrer mentalement,
18:21mais quand on la voit,
18:24on ne peut pas
18:25fermer les yeux,
18:26on ne peut pas nier
18:27ce qu'on est en train de voir.
18:28En tout cas,
18:28mes amis,
18:29merci d'avoir regardé
18:31cette vidéo,
18:31on va regarder un petit peu
18:32ce qui va se passer
18:33dans le futur,
18:35on va essayer de voir
18:36comment les choses
18:37vont se terminer.
18:39Voilà.
18:40OK.
18:41On se voit
18:42dans une prochaine vidéo,
18:44d'accord ?
18:44Et à très bientôt.
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