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00:00Chaud le vélo.
00:30Portez ses convictions, vous entendrez le candidat et président des Républicains.
00:35Plus de 30 000 fans trappinent d'impatience à Nanterre.
00:39Dans un instant, Céline Dion fait son grand retour sur scène après 6 ans d'absence.
00:43Et l'euphorie sur place en prendra la température à la fin de ce journal.
00:48Europe 1
00:51Une enquête est ouverte après le déraillement spectaculaire hier soir d'un TER en Normandie.
00:57Deux rames qui circulaient entre Rouen et Caen avec 186 passagers.
01:01Bonsoir Mathieu Prior.
01:02Bonsoir.
01:03La piste de lac malveillant est privilégiée.
01:06Oui, le conducteur a été contrôlé négatif au dépistage d'alcool et de stupéfiants.
01:11Selon la CGT Cheminot, il confirme avoir vu un objet sur la voie peu avant le déraillement de la rame.
01:17Il s'agirait de la partie d'un rail de 250 à 300 kg.
01:20Une heure auparavant, un train avait parcouru le même itinéraire sans constater la présence d'aucun objet.
01:26Pour Jean-Baptiste Gastine, vice-président de la région Normandie en charge des transports,
01:31l'hypothèse d'un acte malveillant fait peu de doute.
01:33Ce qui nous permet d'avancer ça, c'est aussi le fait que du côté des équipes de SNCF Réseau
01:37en Normandie,
01:38ils nous disent qu'il n'y a pas eu d'intervention, de travaux sur ce secteur.
01:42Et à ce moment-là, si c'est un acte de malveillance, c'est un acte criminel de malveillance.
01:45Parce qu'on aurait pu avoir des morts.
01:47Le train ne présentait également aucun défaut.
01:49L'enquête se poursuit.
01:50Plusieurs auditions ont eu lieu et d'autres sont prévues demain.
01:53Pour confirmer la piste de l'acte malveillant et tenter de répondre à deux questions.
01:57Qui et pourquoi ? Aucune indication pour le moment.
01:59Merci Mathieu Prior.
02:01Et côté réaction, Eric Ciotti affirme sur risque que le déraillement du TR en Normandie est le fruit d'un
02:06attentat.
02:07Il doit être traité comme tel.
02:08Quant à Marine Le Pen, elle parle d'un événement d'une particulière gravité
02:12qui suscite légitimement l'émotion, l'inquiétude et de nombreuses interrogations.
02:17En tout, 44 personnes ont été blessées parmi les 186 passagers du TER.
02:23Quant à la jeune femme qui était en urgence absolue,
02:26ces jours ne sont plus en danger au lendemain du déraillement.
02:29La campagne présidentielle à présent.
02:31Bruno Rotaillot appelle à reconstruire la France.
02:34Le candidat des Républicains, la présidentielle, était en meeting cet après-midi au Pais-Avillon-Baltard,
02:39à Nogent-sur-Marne, dans le Val-de-Marne.
02:41Il a prononcé un discours de 45 minutes face aux jeunes de son parti,
02:45dans lequel il a notamment défendu le recours au référendum.
02:49Alexandre Chauveau, pour Bruno Rotaillot, son projet présidentiel est façonné, dit-il, pour les nouvelles générations.
02:55Oui, Bruno Rotaillot met d'abord en garde contre la guerre de génération qui couvre dans le débat public.
03:00Si vous risquez demain de retraite de misère, ce n'est pas la faute au boomer.
03:04La retraite à 60 ans, les 35 heures, ce sont des choix politiques.
03:08Ce n'est pas le choix d'une génération toute entière, mes amis.
03:11Le candidat des Républicains à la présidentielle défend ensuite son idée de la jeunesse.
03:15Il y a une jeunesse qui bloque les amphis et la vôtre, vous qui les remplissez.
03:20Il y a une jeunesse qui défile aux côtés des islamistes.
03:24Et il y a une autre jeunesse, la vôtre, qui défile contre l'antisémitisme.
03:29Une jeunesse à laquelle il compte rendre la parole, via notamment un référendum sur l'immigration, rendu possible grâce à
03:34une révision de la constitution.
03:36Un point de divergence clair avec Edouard Philippe.
03:39Il a dit, ah mais j'ai rien contre le référendum, mais est-ce qu'il faut élargir ? Non,
03:42ça c'est le en même temps.
03:44Eh bien moi ce que je veux, c'est donner un grand coup de pied dans la fourmilière.
03:47Qu'on puisse renverser la table.
03:49Et la renverser complètement.
03:50Bruno Retailleau qui termine son discours par un serment adressé à la jeunesse de France.
03:55Je te promets une France juste, fraternelle et fière, dit le candidat des Républicains face aux milliers de jeunes militants
04:01réunis au pavillon Baltard.
04:03Avec Sandre Chauveau du service politique d'Europe 1.
04:06Duel à distance à la fête de l'humanité entre Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel.
04:11Les deux candidats à la présidentielle se sont exprimés tour à tour devant les sympathisants de gauche.
04:16Jean-Luc Mélenchon espère avoir gagné des votes communistes, travailleuses.
04:21Vous autres gens du peuple ne croyez pas que vous soyez accablés par autre chose qu'un rapport de force
04:26entre classes sociales.
04:27Que vous devez inverser à scander le leader et les filles.
04:30Quant au candidat du parti communiste français Fabien Roussel, il a notamment scandé.
04:35La fin est proche pour ceux qui nous font les poches.
04:38Dans quelques mois ce sera fini pour Emmanuel Macron, ce sera la délivrance.
04:42Europe 1, le journal de 20h, Frédéric Jean Chret.
04:46C'est un décret qui a été publié au journal officiel en plein cœur de l'été et qui ne
04:51passe pas auprès des dentistes.
04:53Au 1er janvier prochain, les soins dentaires seront moins bien remboursés par la sécurité sociale.
04:57Elle ne les prendra plus en charge qu'à hauteur de 50%.
05:00Charge aux patients de payer la différence soit directement, soit via leur mutuelle.
05:04Une mesure prise par le gouvernement pour essayer de résorber un peu le déficit de la sécurité sociale.
05:11Mais contestée par les praticiens dentaires qui craignent une dégradation de la santé buccodentaire des français.
05:17Reportage chez un dentiste lyonnais avec notre correspondant dans la région Jean-Luc Bougeon.
05:21On sacrifie les soins dentaires.
05:23Le docteur Philippe Balagna ne décolère pas.
05:25A partir du 1er janvier 2027, le remboursement de la Sécu sera plafonné à 50% du montant total des
05:32soins.
05:32Il était de 70% il y a seulement 4 ans.
05:35Une très mauvaise nouvelle pour le portefeuille des patients, selon le praticien.
05:38Un soin qui coûterait 100 euros, au lieu d'avoir 40 euros de reste à charge, il y aurait 50
05:43euros de reste à charge.
05:44Celui qui n'a pas de mutuelle, il va forcément payer davantage.
05:47Celui qui a une mutuelle, dans un an, dans deux ans, il verra sa cotisation augmenter, en partie à cause
05:52de ce transfert de charge.
05:53Une très mauvaise nouvelle aussi pour la santé buccodentaire des patients.
05:56Moins rembourser les soins dentaires aujourd'hui, c'est faire un très mauvais calcul pour demain.
06:00On sait très bien que des soins précoces ne sont vraiment pas très chers.
06:03Si pour certains, ce basculement est rédhibitoire par rapport à leur budget, ils vont renoncer à ces soins précoces.
06:09Et donc ça deviendra des soins contraints, obligatoires au pied du mur.
06:13Et donc forcément plus importants, du style dévitalisation couronne ou du style extraction.
06:17Alors qu'on aurait pu éviter ce genre de soins inutilement importants.
06:21Les dentistes français se mobilisent donc, ils font signer une pétition en ligne contre ce décret qui a déjà recueilli
06:26plus de 11 000 signatures.
06:28Lyon, Jean-Luc Bougeon, Europe 1.
06:29Et les policiers manifestent eux contre le manque de reconnaissance et de moyens.
06:34Une grande manifestation est prévue devant de nombreux commissariats français.
06:38Mardi, à l'appel du syndicat Unité.
06:40Des fonctionnaires qui ont déjà fait une action ce vendredi au commissariat Nord, à Marseille,
06:45où ils ont jeté leur menotte au sol.
06:47Souffrance des agents, confronter un exercice de leur fonction toujours plus dangereux,
06:52manque de moyens humains, matériel et l'impression de ne pas être reconnu avec des salaires figés.
06:57Depuis 10 ans, le reportage à Marseille de Stéphane Burgatte.
07:01Des menottes, des codes pénaux et surtout des cartes de police jetées au sol.
07:04Le malaise des policiers est profond.
07:06C'est très très fort, c'est assez fort pour montrer vraiment notre désarroi.
07:09Il y a une souffrance, mais ça ne va pas d'aujourd'hui ni d'hier.
07:12Ça fait très longtemps que le service qui est débordé, malheureusement les suicides,
07:15et c'est souvent oublié en fait.
07:17Le manque de considération est global, dénonce le porte-parole du syndicat Unité.
07:21Et décide...
07:22Votre métier n'a jamais été aussi dangereux qu'aujourd'hui.
07:24Ça fait 10 ans que les salaires sont bloqués.
07:25On a peu ou pas d'évolution de carrière.
07:27Il y a aussi peu de fonctionnaires de police qu'il y a 20 ans.
07:29C'est-à-dire que depuis on a eu l'ultra-gauche, l'ultra-droite, le narcotrafic, la radicalisation religieuse,
07:34les attentes aux personnes qui ont été combattées de façon exponentielle, et on n'a pas d'effectifs.
07:37Les résultats, des fonctionnaires quittent les rangs de la police, témoigne Arnaud Blaise.
07:41C'est des gens qui veulent finalement quitter la police nationale,
07:44qui vont se rapprocher des polices municipales.
07:46Pour une des raisons simples, c'est qu'ils sont mieux payés que nous.
07:49Et évidemment, le matériel, ils ont des fois des plus jolies voitures, des meilleures gelées par balle.
07:53On va parler armement, ils ont des glocks pour la plupart,
07:55que nous, on est encore avec des six-hours qui auraient dû être réformés depuis 2022.
07:57Et ces policiers annoncent des manifestations massives devant de nombreux commissariats français mardi prochain.
08:03Marseille, Stéphane Burgatte, Europe 1.
08:05L'actualité à l'étranger à présent.
08:07Nous devons venir, nous devons nous rencontrer, parler et prendre des décisions.
08:10C'est la position de Volodymyr Zelensky.
08:13Quant à sa présence et à celle de son homologue russe, Vladimir Poutine, au G20 à Miami en décembre,
08:19Moscou indiquait n'avoir pour l'instant pris aucune décision sur une possible participation de Vladimir Poutine.
08:25Donald Trump trouverait fantastique une unification de la République d'Irlande et de l'Irlande du Nord.
08:30C'est ce qu'il a répondu à un journaliste qui l'interrogeait sur le sujet à Dublin en marge
08:34de l'Open d'Irlande de Golfe.
08:36Une déclaration du président des Etats-Unis qui embarrasse le Royaume-Uni.
08:40Selon un sondage de mai 2026, seuls 35% des Nord-Irlandais seraient favorables à une unification.
08:47Et puis, exploit de l'équipe de France de basket féminine.
08:50Les Bleus vont jouer pour la première fois de leur histoire une finale mondiale.
08:54Après avoir corrigé les Allemandes chez elle à Berlin, 86 à 64.
08:58Écoutez la réaction de l'hélière Valériane Ayaï.
09:02Ça fait plaisir, ça fait plaisir.
09:03Après, comme on s'est dit, on va profiter du moment évidemment parce que ça reste historique.
09:08Mais en même temps, on sait qu'il nous en reste un et on est déjà focussé sur la finale.
09:11Tout va être difficile, personne ne va rien nous donner.
09:13On savait qu'on allait se battre face à l'équipe allemande mais aussi face au public.
09:16Donc voilà, je pense qu'on a bien fait.
09:19Après, elles nous ont posé d'autres problèmes, des problèmes que d'autres équipes ne nous avaient pas posés.
09:22On a su répondre, donc je pense qu'il faut qu'on garde cette confiance-là.
09:25Et le Sacre Mondial se jouera demain 20h pour les Françaises face aux Etats-Unis ou l'Espagne.
09:31Et en Formule 1, le Grand Prix d'Espagne, nouvelle version, se court désormais sur un nouveau circuit urbain dans
09:36Madrid.
09:37C'est le champion du monde en titre, Lando Norris, qui s'élancera demain en pole position devant l'Italien
09:42Kimi Antonelli et le néerlandais Max Verstappen.
09:48Le Grand Prix d'Espagne, nouvelle version, se court désormais sur un nouveau circuit urbain dans Madrid.
09:52Vous reconnaissez bien sûr cette voix.
09:54Il est 20h09 et c'est le premier concert de Céline Dion qui débute en ce moment à la Plénitude
10:00Arena à Nanterre.
10:01Le premier d'une longue série qui marque le retour de Céline Dion sur scène après six ans d'absence.
10:08Bonsoir Marius Druard.
10:10Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous.
10:11Alors vous êtes sur place et devant la salle de spectacle.
10:14Oui tout à fait.
10:16Et ça y est, les dernières personnes sont rentrées il y a quelques dizaines de minutes dans la Plénitude Arena.
10:20Les derniers cris viennent tout juste de résonner aux abords de la salle.
10:24Et je peux vous dire que l'ambiance était électrique depuis plus de trois heures.
10:27Beaucoup de gens avec des t-shirts.
10:29Certains même étaient déguisés à l'effigie de Céline Dion avec des masques.
10:33Et aussi pas mal de groupes qui mettaient l'ambiance dans la queue avec de la musique.
10:36Tout le monde était vraiment très excité.
10:38Et pour cause, le public s'attend à un concert grandiose.
10:41On attend un show, on espère, exceptionnel.
10:44Mais venant de Céline Dion, je pense qu'il n'y aura pas de doute.
10:47Je pense qu'elle sera là, qu'elle sera bien présente pour ses fans.
10:50Et je pense que ça va être un spectacle inoubliable.
10:53Un vrai cheveu à l'américaine.
10:54J'attends quelque chose d'extraordinaire, d'exceptionnel.
10:57On l'attend depuis des années, six ans exactement.
11:00Et puis moi j'aurais toujours voulu la voir aux Etats-Unis.
11:02Je n'ai jamais pu le faire.
11:03Donc je suis au taquet, je suis même ému à en parler.
11:06Le concert débute donc en ce moment même devant les 30 000 spectateurs dans la salle.
11:11Et il doit s'achever d'ici à peu près deux heures.
11:13Au moins, merci beaucoup Marius Druard.
11:16Pour sûr, il va y avoir des rappels.
11:18Les gens vont demander à l'entendre de nouveau.
11:20Mais bon, derrière, elle a encore une bonne partie de concert.
11:24Et on va voir.
11:25Bonsoir, Estelle Laffont.
11:26A présent, la météo de la journée de demain dimanche avec vous.
11:29Bonsoir.
11:30Alors sortez un peu vos parapluies dans le nord.
11:32Une petite perturbation va arroser par intermittence demain matin le sol.
11:37Ces mêmes pluies vont d'ailleurs se déplacer dans l'après-midi le long des frontières belges, luxembourgeoises et allemandes.
11:42Prenant un caractère orageux sans grande gravité.
11:45Le réveil va se faire aussi un petit peu la tête dans le brouillard pour la pointe bretonne, les pays
11:49de la Loire et les Landes.
11:50Mais ça va se lever.
11:51D'ailleurs, une grande majorité de la carte va rester sous le soleil toute la journée.
11:54De la région centre à la Méditerranée.
11:56Avec quand même quelques bons passages nuageux dans la moitié nord à l'avant de cette perturbation.
12:00Sur le Passin parisien et la Champagne par exemple.
12:03On a aussi deux endroits aux opposés de la carte où le vent va souffler.
12:06Un vent d'ouest sur la côte d'Opale à 40 km heure.
12:09Et puis un Mistral de même valeur là aussi toute la journée.
12:12Ce temps estival va se poursuivre.
12:14J'en profite pour vous donner un petit peu la tendance du début de la semaine.
12:17On va approcher des 30 degrés l'après-midi jusqu'aux régions autour de la Loire.
12:21Donc la chaleur remonte.
12:22Les valeurs, elles, demain matin sont quasi identiques à aujourd'hui.
12:25Comptez entre 10 et 14 degrés pour la plupart des régions.
12:2913 à 17 aux abords de la Manche.
12:30Et plutôt 16 à 20 degrés près de la Grande-Bleue.
12:33Merci beaucoup Estelle Laffont.
12:35Europe 1, 20h12.
12:37Dans un instant, retrouvez les éditoriaux d'Europe 1 Matin.
12:41Europe 1
12:42Le journal de 20h
12:44Port en commun
12:44Europe 1
12:45Le journal de 20h
12:47Frédéric Jean Chrey
12:49Retrouvez à présent les éditoriaux d'Europe 1 Matin
12:52diffusés ce samedi dans l'émission d'Alexis de la Fléchère.
12:55Et nous commençons avec l'édito politique d'Alexandre Devecchio.
13:01L'Amérique commémorait hier Alexandre
13:04les 25 ans de l'effondrement du World Trade Center.
13:07Et vous avez voulu revenir ce matin sur l'héritage
13:09de ce jour funeste.
13:11Après cette attaque terroriste,
13:13est-ce que nous avons, selon vous Alexandre, changé d'époque ?
13:15Oui Alexis, le 11 septembre a marqué la fin de la fin de l'histoire.
13:20Ce jour-là, nous avons quitté le rêve d'une mondialisation apaisée
13:23pour entrer dans une nouvelle ère caractérisée par le retour du tragique.
13:27Cet événement a donné une résonance prophétique
13:29aux thèses de Samuel Huntington sur le choc des civilisations.
13:34Huntington, dont le réalisme dérangeait, avait vu juste.
13:37Rappelons d'ailleurs qu'il avait aussi alerté sur le risque majeur
13:40d'une guerre entre la Russie et l'Ukraine.
13:43Le 11 septembre a sonné le réveil brutal des impérialismes
13:46et des identités que l'Occident croyait dissoutes.
13:49Le 11 septembre a aussi fracturé l'Amérique de l'intérieur.
13:52L'attaque a d'abord uni les Américains,
13:54mais elle a fini par les diviser.
13:56Les interventions militaires en Afghanistan et en Irak
13:59ont écorné l'image des Etats-Unis.
14:01Ce fiasco a aussi contribué à l'élection de Donald Trump
14:04qui a longtemps prôné une politique isolationniste
14:07avant d'intervenir lui-même en Iran.
14:09Surtout, ces guerres ont nourri un discours anti-occidental.
14:13Elles ont favorisé la naissance d'une gauche woke
14:15qui flirte désormais avec l'islamisme.
14:18L'élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York en est le symbole.
14:21Rappelons que l'édile démocrate est un anti-sioniste
14:24et un décolonialiste assumé
14:25et qu'il est soupçonné d'avoir entretenu des liens avec les frères musulmans.
14:29Les démocraties européennes, Alexandre, et particulièrement la France,
14:33se sont elles aussi fracturées après le 11 septembre.
14:36Oui, Alexis, les fractures ont traversé l'Atlantique.
14:39On peut même comprendre la percée de l'AFD en Allemagne
14:41comme une réaction indirecte au terrorisme islamique
14:45qui a trop souvent frappé l'Europe ces dernières années.
14:48Mais c'est en France que les répliques du 11 septembre
14:50se sont le plus fait sentir.
14:52Les attentats du Bataclan, de Charlie Hebdo
14:54ou encore de l'Hyper-Kacher
14:56font écho à l'attaque du World Trade Center.
14:58Et c'est après le 11 septembre
15:00que la ré-islamisation des banlieues s'est accélérée.
15:03Dans mon livre, nous vivions côte à côte,
15:05je raconte ma jeunesse dans le 93
15:06et comment j'ai vu les voiles se multiplier
15:09après les attentats
15:10ou comment la minute de silence a été perturbée
15:12à l'époque dans mon lycée.
15:14Le 11 septembre a contribué à dresser
15:16une partie de la jeunesse d'origine immigrée
15:18contre la France,
15:19une jeunesse que la France insoumise
15:20tente aujourd'hui de récupérer et d'instrumentaliser.
15:23En parallèle, une génération patriote
15:25s'est construite en réaction à la montée des violences
15:28et de l'islamisme.
15:29Le 11 septembre a fait entrer le monde
15:31dans une ère de guerre globale
15:32tout en bouleversant le jeu politique intérieur
15:34de nos démocraties,
15:36ouvrant des divisions
15:37d'où nous ne sommes toujours pas sortis.
15:40Place maintenant à l'édito international
15:42de Michel Fayad
15:43aux côtés d'Alexis de la Fléchère
15:45dans Europe 1 matin.
15:49Bonjour Michel Fayad.
15:50Bonjour Alexis.
15:50Selon le cabinet Axios,
15:53Mohamed Ben Salman,
15:55prince héritier d'Arabie Saoudite,
15:57le prince héritier a appelé Donald Trump
15:59deux fois jeudi
16:00pour lui demander de frapper les outils au Yémen.
16:03Deux appels, deux refus Michel.
16:05Pourquoi ?
16:05Parce que Trump a déjà une guerre Alexis
16:07et il refuse d'en ouvrir une deuxième.
16:10Mais regardez ce que ça veut dire.
16:11Ben Salman vient de découvrir
16:13la limite de la protection américaine.
16:15Jeudi, les outils alliés de l'Iran
16:17prennent Mokka,
16:18un port stratégique du Yémen.
16:20ils avancent aussi vers les îles du Bab el-Mandeb,
16:23la porte de sortie sud de la mer Rouge.
16:25Là, on est sur un verrou du commerce mondial.
16:28Ben Salman appelle Trump,
16:30ses alliés reculent.
16:31Quelques heures plus tard,
16:32il rappelle
16:32« Envoyez l'aviation américaine ».
16:34Trump dit non
16:35et voilà le retournement Alexis.
16:37En juillet,
16:38Ben Salman disait lui-même à Trump
16:40« Nous voulons votre soutien politique,
16:42mais pas votre armée ».
16:43Deux mois plus tard,
16:45il réclame les frappes américaines.
16:46En 60 jours,
16:47le rapport de force a basculé.
16:49Alors, est-ce que les Etats-Unis,
16:50Michel,
16:51sont en train de lâcher
16:52l'Arabie saoudite ?
16:53Non.
16:54Washington fournit du renseignement.
16:56Environ 200 militaires américains
16:58sont déjà sur place,
16:59selon Axios.
17:00Mais pas pour combattre.
17:01Le message de Trump est brutal.
17:03Vous avez acheté des milliards
17:05d'armes américaines ?
17:06Utilisez-les.
17:07Je vous donne les yeux,
17:08pas le bras.
17:09Au nord,
17:10Hormuz,
17:11un cinquième du pétrole mondial,
17:13déjà perturbé par la guerre en Iran,
17:14ou avec l'Iran.
17:15Les Saoudiens font donc sortir
17:17davantage de pétrole
17:18par la mer Rouge.
17:20Ce vendredi,
17:21Riyad a même arrêté
17:22par précaution
17:23l'oléoduc Est-Ouest
17:24après des attaques jeudi.
17:26Sauf qu'au sud,
17:27les outils menacent
17:28Babel Mandeb.
17:29Une pince au nord,
17:30une pince au sud.
17:31Le pétrole au milieu.
17:33Jeudi,
17:34le Brent,
17:34le pétrole de référence en Europe,
17:36a dépassé
17:37107 dollars le baril.
17:38Le marché a déjà voté.
17:40Et avec des Français
17:41qui en souffrent
17:41en ce moment
17:42à la pompe.
17:43Et malgré ça,
17:44Michel,
17:44Donald Trump
17:45refuse d'intervenir.
17:47Oui,
17:47et sur un point,
17:48il n'a pas tort.
17:49Les Etats-Unis ne peuvent pas faire
17:50la police de tous les détroits.
17:52Mais son pari est dangereux.
17:54Les outils ont déjà
17:55fortement perturbé
17:56le trafic en mer Rouge.
17:57Maintenant,
17:58ils avancent physiquement
17:59vers le détroit.
18:00Et ça arrive jusqu'à nous,
18:01Alexis.
18:02La France importe
18:03une grande partie
18:04du gazole qu'elle consomme.
18:05Il tourne autour
18:06de 2,30 euros le litre.
18:0850 litres,
18:09c'est 100 quarts.
18:1015 euros le plein.
18:11On peut penser
18:12que Mocha est très loin
18:13de notre station-service.
18:14Non.
18:15La distance se mesure
18:16en jours,
18:17pas en milliers de kilomètres.
18:19Alors,
18:19que reste-t-il
18:20de la garantie américaine ?
18:21Les armes,
18:22oui.
18:22Le renseignement,
18:24oui.
18:24La guerre américaine,
18:25plus automatiquement.
18:26Et si Ormuz
18:27et Babel Mandeb
18:28s'enrument en même temps,
18:29la facture,
18:30Alexis,
18:30n'arrivera pas
18:31à la Maison-Blanche.
18:32Et vous savez
18:32où vous allez la retrouver ?
18:34Dans notre station-service.
18:35Effectivement.
18:36Et c'est vrai
18:36que les Français
18:37en souffrent énormément
18:37à la pompe
18:38avec des prix exorbitants.
18:42On verra
18:42ce que nos politiques
18:43proposent.
18:44Parce que chacun
18:45y va
18:46encore des taxes.
18:47Chacun y va
18:47en tout cas
18:48de sa proposition.
18:49On analysera ça
18:50d'ailleurs demain.
18:51C'est au programme
18:52de notre émission.
18:52Merci à vous,
18:53Michel Fayad.
18:54Édito international
18:55à retrouver bien sûr
18:56sur Europe1.fr.
18:58Poursuivons votre rendez-vous
18:59avec l'édito
19:00de Laurent Tessier.
19:01Ça nous a énervé
19:02cette semaine.
19:03Toujours aux côtés
19:04d'Alexis de la Fléchère.
19:07Des baisses en français,
19:09mathématiques,
19:09sciences pour les élèves
19:10de 15 ans.
19:11C'est l'effondrement
19:11du niveau scolaire
19:12dans notre pays.
19:13Un élève sur trois
19:14ne parvient pas à comprendre
19:15un texte de 400 mots imaginés.
19:17Mais ça fait des années
19:18que la sonnette d'alarme
19:18a été tirée.
19:19Le 25 août 2022,
19:21lors d'un discours
19:22pour la réunion
19:22des recteurs d'académie
19:23réunis à la Sorbonne,
19:24voilà ce que disait
19:25Emmanuel Macron.
19:26Force est de constater
19:27que le nombre d'élèves
19:28en difficulté en 10 ans
19:30a augmenté 10 points.
19:31Un collégien sur quatre
19:32ne possède pas
19:33le niveau attendu
19:33à l'entrée en sixième,
19:35aussi bien en lecture
19:35qu'en mathématiques.
19:36Nos résultats internationaux
19:39restent extrêmement préoccupants.
19:41Nous sommes le 25 août 2022.
19:42Emmanuel Macron reconnaissait
19:44que les résultats internationaux
19:45étaient, vous l'avez entendu,
19:47extrêmement préoccupants.
19:48Le constat a été fait
19:49il y a quatre ans.
19:50Notre système ne fonctionnait pas.
19:51C'est le chef de l'État
19:52qui le disait lui-même.
19:53Plus de moyens,
19:54nous l'avons déjà fait
19:54plein de fois dans notre histoire.
19:56Quand le système
19:56est mal organisé,
19:58mal fonctionné,
19:59qu'il repose sur trop de défiance,
20:01qu'il est perclu
20:02de combats,
20:04de doctrines,
20:05parfois derrière garde,
20:06il ne fonctionne pas mieux.
20:07Il y a quatre ans,
20:08Emmanuel Macron
20:08faisait le constat
20:09et s'en étaient suivis
20:10des promesses
20:11comme quelques mois plus tard
20:12lors de son allocution
20:13du 17 avril 2023.
20:15Dès lors,
20:15l'éducation nationale
20:16doit renouer avec l'ambition
20:17d'être l'une des meilleures d'Europe.
20:19Dès la rentrée,
20:19notre école va changer
20:21à vue d'œil.
20:21L'une des meilleures d'Europe
20:22s'est loupée
20:23et après les promesses,
20:24le déni.
20:24Cela a été le coup d'envoi
20:25du « c'est pas ma faute »
20:26ou plutôt « je ne suis pas encore
20:28le responsable ».
20:28Le 17 janvier 2024,
20:30Emmanuel Macron avait donné
20:31une conférence de presse
20:32à l'Élysée
20:32sur les priorités
20:33du nouveau gouvernement
20:34en matière notamment d'école.
20:35Et ce soir-là,
20:36qui avait lancé
20:37le chef de l'État
20:37sur nos résultats inquiétants
20:45c'est sans doute
20:45l'éducation nationale
20:46qui concentre tous les enjeux,
20:48toutes les fractures
20:49de notre société.
20:50Nous avons l'éducation nationale
20:51la plus chère au monde,
20:52au classement PISA.
20:53Vous savez,
20:53nous ne brillons pas
20:54notamment en maths.
20:55Je rappelle que nous sommes
20:56à ce moment-là
20:57le 16 janvier 2024.
20:58Emmanuel Macron est président
20:59de la République
21:00depuis 7 ans.
21:00Écoutez sa réponse
21:01à Laurence Ferrari.
21:02Pourquoi les résultats PISA
21:04sont mauvais ?
21:05Parce que les résultats PISA
21:06sont faits
21:07sur des classes
21:07qui n'ont pas été touchées
21:08par les réformes
21:08qu'on a conduites
21:09au premier quinquennat.
21:10Attendons ceux
21:11qui ont eu à suivre.
21:11Donc moi j'assume,
21:13vous me parlez de résultats
21:14qui ne sont pas liés
21:14aux réformes qu'on a faites.
21:15Oui, il va être temps
21:16d'assumer parce que
21:17pour cette dernière enquête
21:18PISA sur le niveau
21:18des élèves de 15 ans,
21:19les exercices en question
21:20étaient soumis l'an dernier.
21:22On parle d'élèves
21:22entrés en 6ème en 2020.
21:24Et le ministre
21:24de l'Éducation nationale
21:25Édouard Geffray
21:26peut parler d'un constat
21:27préoccupant et je le cite.
21:28Ce n'est hélas
21:29pas une surprise.
21:30Oui, pas une surprise.
21:31Ça fait des années
21:31que nous avons tiré
21:32la sonnette d'alarme.
21:33Mais nous sommes sauvés
21:34mesdames, messieurs
21:34par Bruno Le Maire,
21:35l'ancien ministre de l'économie
21:36et sa grande proposition
21:38l'été hier soir sur CNews.
21:39Pour moi, il faut avancer
21:40la maternelle de 3 ans
21:41à 1 an.
21:421 an ?
21:43Oui, 1 an.
21:43Les enfants à l'école
21:44à 1 an ?
21:44Non.
21:44Dès 1 an, la maternelle,
21:46l'apprentissage du langage,
21:47l'apprentissage des mots.
21:48Oui, pourquoi pas
21:49dès la naissance,
21:49tant qu'on y est,
21:50ça va être sympa
21:50les ateliers,
21:51changement de couche,
21:51la présentation des génies.
21:53En attendant,
21:53c'est l'effondrement.
21:56Et après Laurent Tessier,
21:57c'est Julia Defunès
21:58qui revient dans sa signature
21:59avec Alexis de la Fléchère
22:01sur ce classement PISA.
22:04Bonjour Julia.
22:06Bonjour Alexis.
22:06Bonjour à tous.
22:07A chaque nouvelle enquête
22:08PISA ou presque,
22:09la même inquiétude,
22:10le niveau des élèves français
22:11baisse et à chaque fois
22:13on cherche la cause.
22:14Les écrans, le Covid,
22:16les programmes,
22:17les moyens.
22:17Mais pour vous Julia,
22:18cet effondrement est aussi
22:20et surtout la conséquence
22:21d'un système de pensée.
22:23Oui, c'est celui de la démagogie,
22:25des bons sentiments
22:25et de la moralisation.
22:27Ce qu'il y a de pernicieux
22:28dans la médiocrité
22:29qui gagne notre pays aujourd'hui,
22:31ce n'est pas seulement
22:31la baisse du niveau
22:32parce qu'après tout,
22:33un niveau qui baisse
22:34peut encore se rattraper
22:35par le travail.
22:36Le plus redoutable,
22:37à mon avis,
22:38le plus grave,
22:39c'est qu'à force
22:39de bons sentiments,
22:41la médiocrité a fini
22:42par se faire passer
22:43pour une vertu.
22:44À force de vouloir,
22:45à juste titre,
22:46corriger les excès du passé,
22:48l'autoritarisme,
22:49l'humiliation,
22:50l'élitisme,
22:51nous sommes tombés
22:52dans l'excès inverse.
22:53Toute autorité
22:54a été assimilée
22:55à de l'autoritarisme.
22:57Toute exigence
22:58à de l'élitisme.
22:59Toute sanction
23:00a une forme d'humiliation
23:01et toute hiérarchie
23:03a une injustice.
23:04Le professeur
23:05qui demande aujourd'hui
23:06un effort
23:06serait forcément dur.
23:08Celui qui évalue
23:09nécessairement intransigeant.
23:11Celui qui fixe un niveau
23:13exercerait une domination.
23:14Et celui qui ose simplement dire
23:16tu pourrais mieux faire
23:17passe presque pour malveillant.
23:19C'est une véritable inversion
23:21des valeurs.
23:22L'exigence devient violence
23:23et le renoncement,
23:25bienveillance.
23:25Oui, mais alors comment,
23:27Julia,
23:28comment sortir
23:28de cette moralisation
23:29qui conduit
23:30à la médiocrité ?
23:31Eh bien d'abord,
23:32en cessant de tout confondre,
23:34prenons l'exigence.
23:35L'exigence n'est pas
23:35l'élitisme.
23:36L'élitisme
23:37réserve l'excellence
23:38à quelques-uns.
23:39L'exigence considère
23:41que chacun peut progresser.
23:42L'élitisme est donc
23:44aristocratique
23:44dans son esprit.
23:45Il nous dit
23:46seuls certains sont capables.
23:47L'exigence,
23:48elle, est démocratique.
23:49Elle nous dit
23:50nous pouvons tous mieux faire.
23:51L'exigence suppose
23:52donc des efforts
23:53alors que l'élitisme
23:55suppose des élus.
23:56Ce n'est donc pas du tout
23:57la même chose.
23:58Mais à les confondre,
23:59au lieu de démocratiser
24:01et d'ouvrir la porte
24:02pour rendre l'excellence
24:03accessible au plus grand nombre,
24:05nous avons préféré
24:06baisser le plafond
24:07de peur de passer
24:08pour élitisme.
24:09Mais cette moralisation,
24:10Julia,
24:10dont vous parlez,
24:11ne la retrouve-t-on pas
24:12dans le sport,
24:13par exemple ?
24:14Effectivement,
24:14c'est le seul domaine
24:15où nous acceptons encore
24:16l'exigence,
24:17la sélection,
24:18la hiérarchie,
24:19la discipline,
24:19le classement,
24:20la sanction.
24:21C'est vrai.
24:21Nous acceptons
24:22qu'un joueur soit évalué,
24:23qu'un entraîneur tranche,
24:25qu'un niveau insuffisant
24:26soit corrigé,
24:27qu'on répète le même geste
24:28cent fois jusqu'à le maîtriser
24:30et personne n'y voit
24:31une violence morale.
24:32Alors pourquoi
24:33ce qui nous paraît
24:34admirable sur un terrain
24:35deviendrait-il brutal
24:37dans une classe ?
24:38Pourquoi l'entraîneur exigeant
24:39serait-il bon
24:40et le professeur exigeant
24:42élitiste ?
24:43Pourquoi le sportif
24:44qui répète pendant des heures
24:46serait-il méritant
24:47tandis que l'élève
24:48à qui l'on demande
24:49de recommencer
24:49subirait, lui,
24:50une contrainte dépassée ?
24:52Bien sûr que l'exigence
24:53peut se dégrader
24:54en pression,
24:55en obsession du résultat
24:56ou en violence,
24:57mais ces excès
24:59ne doivent pas servir
24:59d'alibi
25:00à son abandon,
25:01car une société
25:02qui culpabilise
25:03l'exigence
25:04organise
25:05la médiocrité
25:06qu'elle prétend déplorer.
25:07Il nous faut donc
25:08à mon avis
25:09retrouver hors des stades
25:10ce goût du niveau
25:11de l'effort
25:12et du dépassement
25:13que nous continuons
25:14d'admirer dans le sport
25:15parce que ce ne sont
25:16ni les bons sentiments
25:17ni les faiblesses
25:18travesties en vertu
25:19qui élèvent une société
25:21et ses individus.
25:22C'est l'exigence
25:23d'une excellence
25:23toujours plus grande.
25:24Merci Julia De Funès,
25:26signature Europe 1
25:27que vous retrouvez
25:28tous les jeudis
25:28à partir de 9h moins le quart
25:29dans la matinale
25:31de Dimitri Pavlenko.
25:34C'était la signature
25:35ce samedi
25:35de Julia De Funès
25:37dans Europe 1 Matin.
25:39Vous écoutez Europe 1,
25:40il est 20h28.
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