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Attention aux arnaques ! Dans cette vidéo, on plonge dans les pires escroqueries publicitaires et téléachats : régimes bidons, compléments miracles, investissements douteux… Vous allez halluciner devant l’ingéniosité (et le culot) de certains vendeurs ! Abonnez-vous pour ne rien rater et dites-nous en commentaire quelle arnaque vous a le plus choqué ! #arnaques #publicité #histoire #escroquerie #consommation

👉 Cette chaîne est réalisée en collaboration avec https://www.youtube.com/@top5unknowns

0:04 - Sensa : Régime miracle et scandale
3:42 - Wi-Fi Money : Enrichissement rapide et escroqueries
6:52 - Peter Popoff : Fausses promesses et sanctions
10:12 - NordicTrack : Publicité mensongère sur les appareils de fitness
13:32 - Oreck vs Dyson : Guerre des aspirateurs et sanctions
16:46 - Synchronal Corp : Infopublicités trompeuses et abonnements forcés
19:38 - Transatlantic Direct : Arnaque à l'investissement radiophonique
22:32 - Compléments douteux : Faux experts et poursuites

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00:03Ces produits, vendus par le biais de publicités trompeuses, étaient censés améliorer la
00:08vie des gens, mais ils ont plutôt entraîné des poursuites judiciaires et des enquêtes
00:12de la part des organismes de réglementation.
00:15Numéro 10
00:16Les produits de régime et de perte de poids font partie des produits de téléachat les
00:21plus fréquemment ciblés par la FTC et des autorités similaires dans le monde entier.
00:26Ce genre de produit est un classique des téléachats de fin de soirée.
00:28Même si la plupart d'entre eux n'ont que peu ou pas de fondements scientifiques.
00:33En 2014, la FTC a lancé l'opération Failed Resolution pour tenter de sévir contre les
00:38spécialistes du marketing trompeur de ces produits de perte de poids.
00:42Cela a abouti au deuxième plus gros accord pour publicité mensongère de l'histoire
00:47de la FTC, ciblant 4 produits à main-cissant différents.
00:50Parmi eux, un étrange complément alimentaire a été l'un des plus gros succès et a
00:55fourni la plus grande partie des 34 millions de dollars récupérés lors de cette opération.
01:00Senza se présentait comme un régime qui aiderait les gens à perdre beaucoup de poids sans
01:04avoir à se soucier de ce qu'ils mangeaient.
01:07Le produit était un additif alimentaire.
01:09Il était censé être saupoudré sur la nourriture de la même manière que du sel ou du sucre.
01:14Selon Senza, des cristaux amélioraient l'odeur et le goût des aliments.
01:17Cette amélioration permettrait aux gens de se sentir rassasiés plus rapidement, ce
01:21qui signifie qu'ils seraient susceptibles de manger moins et donc de perdre du poids.
01:25Le régime fonctionnait sans même que le consommateur ne se rende compte qu'il mangeait moins
01:29et il n'y avait aucun besoin de faire de l'exercice supplémentaire.
01:32Les produits étaient sans calories, sans sucre et sans sodium et se déclinaient en de
01:37nombreuses saveurs différentes, notamment sucrées et salées.
01:41D'après les téléachats, Senza était appuyé par la science.
01:44Le docteur Alan Hirsch était un neurologue spécialisé dans le traitement de la perte
01:49de l'odorat et du goût.
01:50Il a mené deux études qui étaient censées prouver les affirmations des promoteurs
01:54de Senza et a même écrit un livre promotionnel sur la découverte de cette percée miraculeuse.
01:59Les infopublicités comprenaient également des témoignages de personnes qui auraient utilisé
02:03le régime Senza pour perdre du poids avec beaucoup de succès.
02:07Mais une enquête de la FTC a révélé que ces infopublicités étaient remplies de mensonges
02:12et de faussetés.
02:13Le docteur Hirsch avait mené les mêmes études que celles présentées dans la publicité,
02:18mais elles étaient biaisées.
02:19Elles n'étaient en aveugle ni pour les chercheurs, ni pour les sujets.
02:22Ce qui signifiait que les chercheurs comme les sujets savaient qui recevait les flocons
02:26Senza et qui prenait un placebo.
02:29Cela signifiait que les personnes, sachant qu'elles consommaient les flocons Senza,
02:32pouvaient avoir l'impression qu'ils fonctionnaient en raison de l'effet placebo.
02:36Les résultats de l'étude n'ont pas pu être reproduits et le lien entre Senza et le docteur Hirsch
02:41signifiait qu'il y avait un conflit d'intérêts.
02:43La FTC a également découvert que certaines des personnes ayant témoigné dans le téléachat
02:46avaient été payées pour y participer, que ce soit en espèce ou par des voyages à Los Angeles.
02:51D'autres recherches ont montré qu'il n'y avait aucune preuve de l'efficacité des flocons Senza
02:55ou du régime Senza.
02:57Malgré cela, ce marketing trompeur avait rapporté à Senza plus de 364 millions de dollars aux Etats-Unis.
03:04De vente entre 2008 et 2012.
03:07La FTC a accusé les fabricants et les annonceurs de Senza de pratiques commerciales trompeuses.
03:12Il leur a été interdit de vanter les mérites de compléments alimentaires pour la perte de poids
03:16sans s'appuyer sur deux études cliniques humaines adéquates et bien contrôlées.
03:20Il a également été interdit au Dr Hirsch d'apporter son soutien en tant qu'expert
03:24sans disposer d'éléments scientifiques fiables et probants.
03:27Senza a finalement écopé d'une amende de seulement 26 millions de dollars.
03:32Somme qui a été remboursée aux clients ayant acheté le complément de perte de poids.
03:36L'entreprise s'est déclarée insolvable en octobre 2014.
03:39Et le produit n'est plus disponible.
03:42Numéro 9
03:43Les méthodes pour s'enrichir rapidement sont monnaie courante dans les téléachats
03:49depuis leur tout début.
03:50Au fil des décennies, la technologie employée a évolué.
03:54Mais le format général de ces arnaques et leur absence de réussite sont restés les mêmes.
03:58En 2024, plusieurs poursuites judiciaires ont été engagées
04:01contre une entreprise qui promettait aux gens un moyen rapide et facile de gagner de l'argent.
04:06Wifi Money a été fondée en 2020, au tout début de la pandémie.
04:11Alors que de plus en plus de personnes se retrouvaient en difficulté financière,
04:14l'entreprise prétendait leur offrir des moyens de gagner de l'argent sans trop d'effort.
04:18Wifi Money proposait toute une série de combines qui avaient tout un point commun.
04:22Elles étaient censées être aussi simples que de se connecter au Wifi.
04:25Certaines de ces combines consistaient à profiter des aides liées à la pandémie.
04:29D'autres touchaient aux crypto-monnaies ou aux NFT qui ont gagné en popularité
04:33au moment même où Wifi Money commençait à prendre de l'emplade.
04:36Mais la plus grande arnaque concernait les boutiques virtuelles.
04:39Les combines d'automatisation de l'e-commerce promettaient aux consommateurs
04:43un moyen facile de gagner de l'argent.
04:45Pour un investissement financier de 35 000 dollars,
04:48l'oeil des partenaires de Wifi Money mettait en place une boutique sur Amazon Marketplace
04:52ou sur une plateforme similaire.
04:54Et cette boutique vendait ensuite une variété de produits.
04:56Des chaises de jardin à la crème contre les érythèmes fessiers.
04:59La seule chose que ces produits avaient en commun,
05:01c'est qu'ils pouvaient être achetés moins cher ailleurs.
05:04Chaque fois que quelqu'un achetait dans la boutique,
05:05la carte de crédit de l'investisseur servait à acheter le produit dans un magasin moins cher
05:10qui était ensuite expédié à l'acheteur.
05:12C'était un système de dropshipping
05:13et il ne garantissait absolument pas les gains promis par Wifi Money.
05:17L'entreprise vendait cette combine à travers des vidéos aux allures de téléachat
05:20et sur les réseaux sociaux.
05:22Des partenaires priés sur le volet et dotés d'un grand nombre d'abonnés
05:25ont été intégrés à l'entreprise Wifi Money.
05:27Ils faisaient la promotion de ces combines
05:29en les associant à des images de leur train de vie luxueux,
05:32laissant entendre qu'ils avaient gagné cet argent grâce à ces mêmes combines.
05:36La plupart des personnes qui ont investi dans les plans d'enrichissement rapide de Wifi Money
05:40n'ont pas gagné l'argent promis.
05:42Dans certains cas, les boutiques ont été fermées pour non-respect des règles d'Amazon
05:46ou en raison d'avis client extrêmement négatifs.
05:50Dans d'autres cas, les boutiques elles-mêmes n'ont jamais été créées.
05:54De plus en plus de clients de Wifi Money rencontraient des difficultés financières.
05:57Certains ont contracté des prêts ou souscrit des cartes de crédit pour obtenir les fonds initiaux
06:01et se sont lourdement endettés.
06:03D'autres avaient fait entrer des membres de leur famille dans le système
06:06en échange de primes de parrainage.
06:08Ces membres de leur famille leur reprochaient désormais les problèmes financiers
06:10auxquels ils étaient confrontés après s'être inscrits.
06:13Après des années de critiques et de plaintes,
06:15des poursuites judiciaires ont été engagées contre Wifi Money
06:17et certains des influenceurs qui avaient contribué à vendre ces méthodes pour s'enrichir rapidement.
06:22Wifi Money a nié tout acte répréhensible.
06:24Le problème était que la responsabilité des boutiques en ligne
06:26a été rejetée sur le partenaire ayant participé à leur création.
06:28Ce partenaire a fait faillite en 2024,
06:31le mois même où les investisseurs ont poursuivi Wifi Money en justice.
06:34En 2025, le juge chargé du procès a suspendu la procédure
06:39après que les deux parties n'ont pas réussi à organiser une médiation.
06:42Des questions se sont posées quant à la faisabilité pratique de ce procès
06:45étant donné qu'il impliquait plus de 50 allégations de fraude distinctes.
06:49Et l'issue de ce procès est toujours en suspens.
06:52Numéro 8
06:52Chaque fois qu'une émission de télévision vante la capacité d'un produit à guérir une maladie,
06:57elle fait toujours l'objet d'une surveillance accrue de la part des autorités de régulation.
07:02Même si le produit n'est pas nocif en soi,
07:04le risque que des personnes vulnérables s'y fient au lieu de recourir à des traitements éprouvés
07:07rend ce genre de produit particulièrement dangereux.
07:10En 2025, l'OFCOM, l'organisme de réglementation britannique,
07:14a infligé à une chaîne une amende de 150 000 livres pour avoir fait la promotion d'un tel produit.
07:20The World Network est une chaîne de télévision payante américaine diffusée dans le monde entier.
07:25La chaîne se concentre sur des contenus religieux avec de nombreuses émissions animées par des pasteurs ou des télévangélistes.
07:31L'un d'entre eux est Peter Popoff, une figure controversée.
07:35Popoff s'est fait connaître à l'origine comme un guérisseur itinérant,
07:38démasqué comme un escroc dans les années 80.
07:40Il prétendait que Dieu lui révélait les mots dont souffraient les membres de son public,
07:44alors qu'en réalité, il portait simplement une oreillette et sa femme lui transmettait ces informations.
07:50Malgré sa super-série dévoilée, il a continué à rebondir avec diverses escroqueries tout au long des années 90 et
07:552000.
07:57En 2011, il apparaissait dans des publis-reportages nocturnes où il vendait son eau de source miraculeuse.
08:03D'après Popoff, cette eau de source pouvait tout accomplir,
08:05de la guérison des malades les plus graves au rétablissement de la sécurité financière.
08:09Le produit initial ne nécessitait même aucun paiement.
08:12Les gens pouvaient simplement s'inscrire pour se faire livrer cette eau miraculeuse sur son site internet ou par téléphone,
08:17et ils étaient censés la recevoir par la poste.
08:20Un journaliste de Business Insider a accepté l'offre en 2011.
08:23Au lieu de recevoir l'eau, il a reçu une lettre de Popoff
08:26et des instructions pour bénéficier du pouvoir de réduction des dettes que Popoff promettait.
08:32Au cours d'un échange de courrier, un petit paiement de 20 dollars lui a été demandé.
08:36Pour le journaliste, les demandes d'argent se sont arrêtées là.
08:39Mais dans des témoignages en ligne, d'autres personnes ont rapporté qu'on leur demandait d'envoyer des centaines,
08:44voire des milliers de dollars, dans l'espoir que Popoff puisse les aider.
08:48Son Miracle Spring Water n'était que le début d'une arnaque.
08:51Mais cela ne l'a pas empêché d'obtenir une place sur le World Network,
08:54où il a animé l'émission Peter Popoff Ministries.
08:58Au Royaume-Uni, l'émission a attiré l'attention de l'Offcom à plusieurs reprises,
09:02mais le cas le plus important s'est produit en 2025.
09:05Le régulateur a identifié deux épisodes de l'émission
09:08qui semblaient être consacrés à la promotion de Miracle Spring Water.
09:12Ces séquences comprenaient des témoignages de personnes prétendument aidées par cette eau.
09:16Une femme a affirmé que cette eau avait aidé sa mère atteinte d'un cancer du poumon de stade 4.
09:20Un homme a affirmé qu'elle avait effacé sa dette étudiante
09:23et l'avait aidé à mettre fin à des décennies de consommation de substances illicites.
09:27Après enquête, l'Offcom a conclu que la chaîne avait enfreint plusieurs réglementations
09:31destinées à protéger les téléspectateurs.
09:33En particulier, l'Offcom a estimé que les messages de Popoff
09:36et la promotion de son eau miraculeuse
09:37seraient particulièrement néfastes pour les personnes les plus vulnérables qui regardaient l'émission.
09:41Elle a souligné que l'émission n'était accompagnée d'aucune instruction
09:44invitant à demander un avis médical
09:45ou à utiliser cette eau en complément de méthodes traditionnelles
09:48pour améliorer sa santé ou ses finances.
09:50Le régulateur a infligé au réseau une amende de 150 000 livres,
09:55soit environ 200 000 dollars.
09:57The World Network a répondu qu'elle avait le sentiment d'être prise pour cible par l'Offcom,
10:01mais a décidé de modifier sa programmation
10:03pour s'assurer qu'aucun futur épisode de Peter Popoff Ministries
10:07ne soit diffusé au Royaume-Uni.
10:08Popoff continue d'apparaître sur le réseau dans d'autres pays.
10:12Numéro 7
10:13Dans les années 1990,
10:15les appareils de musculation à domicile devenaient de plus en plus populaires.
10:19Les gens cherchaient des moyens de rester en forme
10:21et en bonne santé dans le confort de leur foyer.
10:24L'entreprise NordicTrack utilisait des téléachats et des publicités imprimées
10:28pour vanter les mérites de ses simulateurs de ski de fond.
10:30Ses appareils de fitness uniques se distinguaient des tapis de cours traditionnels
10:34déjà présents sur le marché.
10:36Mais NordicTrack est allé encore plus loin
10:38pour s'assurer que ses produits sortent du lot.
10:41NordicTrack savait que la plupart des personnes qui achetaient des appareils d'exercice
10:44le faisaient dans le but de perdre du poids.
10:46Ce facteur est devenu un axe majeur de leur publicité.
10:48D'après les téléachats diffusés au milieu des années 1990,
10:52NordicTrack a mené des études pour déterminer l'efficacité réelle de son appareil de ski de fond.
10:57Les résultats de cette étude étaient impressionnants.
11:00D'après NordicTrack, 70% des participants ont perdu en moyenne 8 kilos.
11:0580% de ces personnes ont réussi à maintenir leur perte de poids pendant au moins un an.
11:10Plus impressionnant encore,
11:20La promesse selon laquelle les clients pouvaient non seulement perdre du poids,
11:23mais aussi ne pas le reprendre, était très importante.
11:26Les émissions de téléachat soulignaient qu'aucun autre appareil ne pouvait faire une telle promesse
11:30et que les gens avaient perdu du poids avec d'autres machines d'exercice,
11:33mais avaient eu du mal à maintenir cette perte.
11:35Les publicités précisaient toutefois que ces statistiques ne provenaient que de consommateurs
11:39ayant acheté un NordicTrack pour perdre du poids.
11:42Mais n'entraient pas plus dans les détails sur la teneur du test,
11:44ce qui, pour la FTC, n'était pas suffisant.
11:47La FTC estimait que les tests de NordicTrack étaient extrêmement biaisés.
11:51L'entreprise avait limité l'étude aux seules personnes utilisant le NordicTrack
11:54dans le cadre de leur programme d'exercice hebdomadaire régulier.
11:58Une étude a fait suivre aux participants un programme d'entraînement de 12 semaines
12:01qualifié de rigoureux par la FTC.
12:04La méthodologie de ces études était extrêmement bancale.
12:07Il n'est pas clair non plus s'il y avait un quelconque groupe témoin.
12:11Étant donné que les participants pratiquaient d'autres exercices,
12:14il était impossible de déterminer si le NordicTrack faisait réellement une différence significative
12:19sur le poids effectivement perdu.
12:21D'après la FTC, l'étude ne tenait pas non plus compte des habitudes alimentaires des participants.
12:26La pesée ne faisait pas non plus partie de l'étude elle-même.
12:28A la place, les consommateurs ont simplement indiqué aux chercheurs combien de poids ils avaient perdu.
12:35Il était donc impossible de déterminer avec certitude si cette perte de poids était réelle.
12:40Il ne faisait guère de doute que les appareils de ski de fonds pouvaient contribuer à la perte de poids
12:44et améliorer la condition physique.
12:46Cet exercice était l'un des plus intenses qui soient en matière de dépenses caloriques.
12:50Mais l'utilisation par NordicTrack de statistiques et de chiffres précis fondés sur des études aussi douteuses
12:55dépassait ce que la FTC jugeait acceptable.
12:58En février 1996, la FTC a proposé un accord à l'amiable à l'encontre de NordicTrack.
13:05L'accord interdisait à l'entreprise d'utiliser ses statistiques erronées dans ses futures publicités.
13:10Il lui était défendu d'avancer la moindre affirmation, sans preuve valable,
13:13sur le pourcentage de clients ayant réellement réussi à perdre du poids,
13:16le nombre de livres perdus, ou le temps nécessaire pour atteindre cette perte de poids, entre autres.
13:22Les téléachats et les publicités imprimées ont été retirées,
13:25mais l'appareil de ski de fonds NordicTrack est resté en vente,
13:29et la marque est toujours populaire aujourd'hui.
13:34Certaines des publicités et téléachats les plus convaincants
13:37sont ceux qui montrent une comparaison directe avec la concurrence.
13:40Cela fonctionne particulièrement bien lorsque le concurrent est une marque bien connue,
13:44donnant au consommateur un signe clair de l'efficacité d'un produit sans même l'essayer.
13:49Mais ces comparaisons peuvent être risquées.
13:51Il peut être facile d'aller trop loin dans le dénigrement d'un autre produit,
13:54ouvrant ainsi la porte à des poursuites judiciaires.
13:57Dans les années 2000,
13:59de nombreux téléachats diffusés par la société OREC
14:02présentaient des comparaisons côte à côte
14:04entre ces produits et d'autres marques d'aspirateurs.
14:07A l'époque, ces comparaisons visaient à mettre en avant deux caractéristiques principales.
14:10La première était simplement que les aspirateurs OREC étaient légers
14:13et façaient la manœuvrée sous les meubles ou dans la maison.
14:16Surtout comparé aux aspirateurs plus grains et plus encombrats.
14:20L'autre caractéristique concernait le sac de l'aspirateur.
14:23OREC affirmait que les aspirateurs à l'ex-sac
14:24étaient plus hygiéniques que les aspirateurs sans sac,
14:27qui avaient commencé à devenir populaires au cours de la dernière décennie.
14:30Et pendant les téléachats,
14:31le présentateur montrait la poussière et la saleté
14:33qui pouvaient être ramassées à l'aide d'une lumière UV.
14:36Lorsqu'un aspirateur OREC était vidé,
14:38aucune nouvelle poussière n'était visible.
14:40Mais lorsque l'aspirateur sans sac d'un concurrent était vidé,
14:43la lumière UV montrait de la poussière se répandre dans la pièce.
14:46Ses premiers téléachats mettaient en scène des aspirateurs Hoover,
14:49mais ils ont attiré l'attention de la marque Dyson.
14:51Dyson était responsable de la grande popularité de l'aspirateur sans sac.
14:55De nombreux consommateurs associaient cette innovation à cette marque,
14:59même si une marque différente était présente.
15:00Dyson a intenté une action en justice contre OREC
15:03et ses affirmations sur l'hygiène.
15:05Pendant trois ans,
15:06les deux entreprises se sont mutuellement intentées plusieurs procès,
15:09s'accusant à chaque fois de publicité mensongère.
15:12Mais elles ont finalement accepté de régler leurs différends à l'amiable.
15:16L'accord stipulait qu'ils continueraient tous deux
15:17à faire la publicité de leurs modèles actuels de la même manière,
15:20mais cet accord ne s'appliquait pas aux futurs modèles.
15:23En 2009, Dyson a intenté un nouveau procès contre OREC.
15:27Cette fois, OREC avait directement comparé son nouveau produit à celui de Dyson.
15:32Une fois de plus, les points de comparaison portaient sur la taille imposante du Dyson
15:36et son manque d'hygiène.
15:38Au début, OREC a affirmé que ses plaintes étaient déjà couvertes par le procès précédent.
15:42Mais il a été déterminé qu'OREC vendait un nouveau produit,
15:45ce qui signifiait qu'il n'était pas couvert par l'accord.
15:48L'entreprise a ensuite tenté d'affirmer que Dyson se plaignait de choses subjectives
15:52qui ne pouvaient pas être prouvées objectivement.
15:55Cela incluait des commentaires sur le fait que l'aspirateur Dyson était salissant ou encombrant.
16:00Le tribunal a donné raison sur certains de ces cas,
16:02mais s'est largement prononcé en faveur de Dyson et les publicités ont été arrêtées.
16:06Peu après le procès, OREC s'est retrouvé à nouveau en difficulté,
16:10cette fois avec la FTC.
16:12L'entreprise avait réalisé d'autres publicités,
16:14affirmant cette fois des choses plus précises sur le niveau d'hygiène de ces produits.
16:19OREC affirmait que son nouveau Halo pouvait prévenir des maladies comme la grippe et le rhume
16:23en utilisant la lumière UV pour détruire les bactéries,
16:26ainsi que les bestioles et les insectes.
16:28La FTC a conclu que ces affirmations ne pouvaient pas être prouvées scientifiquement,
16:32et OREC a accepté de verser 750 000 $ dans le cadre d'un règlement.
16:36L'entreprise finira par déposer le bilan et sera finalement rachetée par Hoover.
16:41La marque même CORREC affirmait autrefois surpasser avec ses produits.
16:46Numéro 5
16:47Les inquiétudes concernant les infopublicités et les produits vendus sous l'étiquette « vue à la télé » ne datent
16:52pas d'hier.
16:53Dans les années 90, les créateurs d'infopublicités tentaient de promouvoir leur programme
16:58comme une forme légitime de publicité et de s'éloigner de la réputation que le secteur s'était forgé.
17:04Mais de nombreux produits attiraient encore l'attention des autorités.
17:07Deux de ces produits étaient vendus par Synchronal Corporation, l'un des plus grands producteurs d'infopublicités aux États-Unis.
17:13Parmi les nombreux produits vendus par Synchronal figuraient le système capillaire Omexin
17:17et le programme de remodelage corporel Anoushka Bioresponses.
17:21Ces deux produits étaient typiques de ceux vendus dans les infopublicités des années 90.
17:25Omexin a été promu à l'aide d'un publi-reportage de 30 minutes intitulé « Can you beat baldness
17:31? »
17:31L'infopublicité mettait en vedette un dermatologue qui vantait les mérites du produit,
17:35censé être scientifiquement prouvé pour freiner la chute des cheveux.
17:38Il pouvait même stimuler la repose des cheveux chez la majorité des hommes et des femmes dégarnis qui l'utilisaient.
17:43Pendant la diffusion de ce publi-reportage, Synchronal diffusait également l'émission « Cellulite Free – Straight Talk with Erin
17:50Gray ».
17:51Ce publi-reportage faisait la promotion du programme Anoushka, censé éliminer la cellulite et faire perdre du poids.
17:57Il possédait même des propriétés remodelantes qui devaient affiner l'aspect des hanches et des cuisses.
18:02Cette fois, l'experte qui le soutenait était Anna Blot, connue professionnellement sous le nom d'Anoushka,
18:08fondatrice d'un spa et d'un centre de réduction de la cellulite basé à New York.
18:11Ces deux publi-reportages affirmaient que leurs produits s'appuyaient sur la science
18:15ou avaient une efficacité scientifiquement prouvée, mais dans les deux cas, la FTC a constaté que ce n'était pas
18:21vrai.
18:21Mais Synchronal Corp est allé encore plus loin que de simplement vendre des produits inefficaces.
18:25D'après la FTC, il présentait ses publi-reportages comme des émissions indépendantes
18:30plutôt que comme des publicités payantes.
18:32L'arnaque se poursuivait également bien après que le client a effectué son premier achat.
18:37Les clients étaient inscrits à des abonnements récurrents sans en être informés.
18:41Deux mois après leur achat initial, un deuxième colis de produits contre la perte de cheveux
18:45ou pour affiner la silhouette leur était envoyé à domicile et ils étaient à nouveau débités.
18:50L'abonnement se renouvelait jusqu'à ce que les clients l'annulent.
18:53Parfois, les clients étaient contactés par des télévendeurs
18:56qui leur offraient un lot gratuit de CheeBasics, un autre produit de soins pour la peau.
19:01Selon la FTC, le produit était envoyé au client s'il acceptait l'échantillon gratuit.
19:05Mais s'ils ne renvoyaient pas le produit dans les 30 jours,
19:07la marchandise leur était facturée et ils étaient à nouveau inscrits à un abonnement sans leur consentement.
19:13Deux ans après que la FTC a accusé pour la première fois l'entreprise d'avoir formulé de fausses allégations,
19:18Synchronel Corp a accepté de verser 3,5 millions de dollars dans un fonds d'indemnisation des consommateurs.
19:24A cette époque, la société avait été rachetée par un autre producteur de publireportages, Régal.
19:29Selon Régal, les publireportages avaient cessé d'être diffusés avant la vente
19:32et Omexin et Anouchka n'avaient rien à voir avec la direction toujours en poste dans l'entreprise.
19:37Numéro 4
19:39Entre 2016 et 2017, les auditeurs de diverses stations de radio à travers l'Ontario, au Canada,
19:45ont écouté des émissions mettant en vedette des experts en investissement.
19:49Mais ils n'avaient aucune idée que ces émissions étaient non seulement des publicités payées,
19:53mais que ce qui était promu était une arnaque totale.
19:56Deux hommes se faisant appeler Stuart Price et Martin Schwartz
19:59sont apparus sur au moins cinq stations de radio locales appartenant à Chorus Entertainment et Bell Media.
20:04Ces publireportages étaient présentés comme des émissions au style journalistique
20:08et portaient des titres tels que « As the Experts » et « The Global Market ».
20:12Pendant ces séquences, les mêmes journalistes qui couvraient de véritables actualités locales
20:16ont interviewé ces soi-disant experts, permettant ainsi à ces hommes de donner des conseils financiers
20:21et de promouvoir leur entreprise Transatlantique Direct.
20:24Transatlantique Direct se présentait comme un moyen sûr pour les petits investisseurs
20:28de réaliser des placements internationaux.
20:30L'entreprise était basée en Europe et invitait les investisseurs canadiens
20:33à envoyer de l'argent sur un compte bancaire espagnol.
20:37Transatlantique Direct créait ensuite des comptes individuels pour chaque investisseur
20:40en utilisant une petite somme d'argent pour investir dans diverses opérations.
20:45L'investisseur pouvait se connecter pour consulter son compte à tout moment
20:48et clôturer les transactions qu'il souhaitait.
20:51Pour des centaines de petits investisseurs de tout l'Ontario,
20:54cela semblait être l'opportunité idéale.
20:57Le fait qu'elles soient promues par leur station de radio locale
20:59semblait lui conférer une certaine légitimité.
21:01Price et Schwartz étaient interviewés en tant qu'experts
21:04et apparaissaient parfois dans des séquences en dehors des publis et reportages habituels,
21:08ce qui leur donnait encore plus de crédibilité aux yeux du public.
21:12Mais Transatlantique Direct n'avait aucune légitimité.
21:14L'entreprise n'était pas enregistrée auprès de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario
21:18et n'était pas autorisée à exercer dans la province.
21:21Il y avait aussi le fait que Price et Schwartz
21:23semblaient être des pseudonymes pour Martin Lee Singer et Bernard Justin Savila.
21:28Ces deux hommes avaient déjà eu des ennuis avec la justice aux Etats-Unis.
21:32En 2000, la Commodity Futures Trading Commission américaine a conclu que Singer avait commis une fraude.
21:38A peu près à la même époque, Savila a été condamné à 4 ans de prison pour 8 condamnations pour
21:42vol aggravé.
21:43Au moment où ces publis-reportages étaient diffusés, Savila était recherchée en Floride pour ne pas s'être présentée à
21:49son agent de probation.
21:51Début 2017, Corus a retiré les publis-reportages de l'antenne.
21:55Mais c'était déjà trop tard pour d'innombrables investisseurs qui avaient envoyé de l'argent aux deux hommes.
22:00Une enquête a révélé qu'aucun des fonds déposés sur le compte espagnol n'avait été transféré sur des comptes
22:04d'investisseurs d'Ista
22:05et que rien n'avait jamais été investi.
22:08Cela servait à financer le train de vie de Singer et de Savila.
22:12Après une longue enquête, Savila a été extradé du Royaume-Uni vers le Canada pour être jugé pour cette fraude.
22:19Il appelait des coupables et a été condamné à 6 ans de prison.
22:23Les accusations contre Corus n'ont pas été prouvées lors du procès.
22:26Et les propriétaires des stations de radio ont changé depuis la diffusion des publis-reportages de Transatlantique Direct.
22:31Numéro 3
22:32Quand Lindsay Duncan a été invité dans l'émission du Dr Oz,
22:36c'était pour parler d'un complément alimentaire dont il n'avait jamais entendu parler auparavant.
22:40Il s'est empressé d'en ajouter à la liste des produits vendus par son entreprise,
22:43espérant ainsi profiter de ce que l'on appelle l'effet Oz.
22:46Le problème, c'est que les fondements scientifiques de ce complément étaient totalement bancals.
22:51Duncan, qui se décrivait comme un nutritionniste de célébrité,
22:54a été invité à l'émission en 2012 pour parler de l'extrait de gras de café vert.
22:59Il s'agit d'un extrait de grains de café non torréfiés
23:01qui aurait soi-disant de nombreux bienfaits pour la santé.
23:04L'extrait de grains de café vert est censé avoir des effets anti-inflammatoires
23:08et aider à stabiliser le taux de sucre dans le sang.
23:10Mais le plus important pour les spécialistes du marketing,
23:12c'était son potentiel en tant que complément pour la perte de poids.
23:16Entre 2005 et 2012,
23:18une poignée d'études scientifiques ont été menées
23:20pour évaluer les bienfaits de cette nouvelle substance sur la santé.
23:23Ces études étaient pour la plupart menées à petite échelle
23:25et n'examinaient pas les impacts à long terme de l'extrait de grains de café vert.
23:29Mais il y avait des signes préliminaires prometteurs.
23:31Une étude de 2012 était la plus intéressante.
23:35Elle a suivi 16 adultes en surpoids et les a testés pendant 6 semaines.
23:39D'après l'étude, ils ont fait état d'une perte de poids de 8 kg
23:42et d'une réduction significative de l'IMC et de la graisse corporelle.
23:46C'est cette étude qui avait attiré l'attention des producteurs du Dr. Oz et de Duncan.
23:49Après avoir accepté de participer à l'émission,
23:51l'entreprise de Duncan, Pure Health LLC,
23:54a commencé à promouvoir l'extrait de grains de café vert.
23:56L'entreprise a acheté des publicités ciblées sur des mots-clés
23:59que Duncan utiliserait ensuite lors de son passage chez le Dr. Oz.
24:03Pendant l'émission, il n'a aucunement mentionné ses liens avec Pure Health LLC
24:06et a été présenté comme un expert indépendant.
24:09Duncan a profité de son passage chez le Dr. Oz pour promouvoir davantage le produit.
24:14L'entreprise a proposé l'extrait à des magasins comme Walmart,
24:16les prévenant que les clients voudraient ce nouvel extrait après la diffusion de l'émission.
24:21En magasin, la marchandise était vendue avec des messages promotionnels en point de vente
24:25tels que « Nouvelle découverte pour la santé » et « Vue à la télé ».
24:28Le problème était que les preuves de cette nouvelle découverte pour la santé
24:31étaient extrêmement douteuses.
24:33La FTC avait déjà commencé à examiner l'étude de 2012
24:36qui avançait les affirmations les plus catégoriques sur une perte de poids significative.
24:40Ils ont découvert que l'étude présentait d'énormes failles
24:43et qu'elle avait commencé en double aveugle,
24:45ce qui signifie que ni les participants ni les chercheurs
24:47ne savaient qui prenait l'extrait et qui recevait le placebo.
24:51Mais au cours du test, le double aveugle a été levé pour les deux groupes.
24:55Certaines données manquaient et d'autres avaient été entièrement inventées par les chercheurs.
24:59L'étude n'a pas non plus tenu compte des personnes ayant abandonné avant la fin
25:03et les conclusions reposaient sur des données erronées.
25:06Les auteurs du rapport d'études ont affirmé ne pas avoir participé à la collecte des données.
25:11Celle-ci provenait en réalité de chercheurs en Inde financés par Applied Food Sciences.
25:16Applied Food Sciences était une autre entreprise qui tentait de vendre de l'extrait de grains de café vert.
25:21Les auteurs de l'étude ont rétracté l'article en 2014.
25:24L'année suivante, Duncan et ses entreprises ont accepté de régler les poursuites de la FTC à l'amiable.
25:29Il leur a été interdit de faire des allégations trompeuses sur les bienfaits pour la santé de tout complément.
25:34Et ils ont accepté de payer 9 millions de dollars pour rédemniser les consommateurs.
25:38Numéro 2
25:40Les procès concernant les allégations mensongères dans les publicités ne sont pas rares.
25:44Mais il est inhabituel qu'une publicité fasse une affirmation vérifiablement fausse,
25:49comme celle faite par Cedar Side Original dans les années 2010.
25:52Cedar Side Original était une gamme de produits de Chemical Free Solutions.
25:56Ces produits étaient conçus pour éliminer les nuisibles comme les punaises de lit et les parasites.
26:00En 2012, la FTC a engagé des poursuites contre Chemical Free Solutions pour les allégations mensongères faites lors de la
26:07promotion de ces produits Best Yet.
26:10Les publicités pour Best Yet affirmaient comme d'habitude que le produit était le meilleur sur le marché.
26:15Il utilisait soi-disant des ingrédients naturels comme la cannelle et l'huile de cèdre pour tenir les punaises de
26:20lit à distance.
26:21Les produits chimiques créaient une barrière naturelle et le simple fait de vaporiser la substance autour d'une chambre pouvait
26:26empêcher les insectes de s'approcher d'un lit.
26:28Les substances chimiques naturelles étaient également censées être efficaces pour stopper et prévenir les infestations de poux,
26:34détruire les lentes et dissoudre la colle qui les fixe aux cheveux.
26:38Ces affirmations étaient infondées, mais à elles seules, elles n'auraient pas rendu Cedar Side différent des innombrables autres produits
26:44sur lesquels la FTC a enquêté pour publicité mensongère.
26:48Mais Chemical Free Solutions et leur équipe publicitaire ont décidé que le produit avait besoin d'un soutien plus solide.
26:54D'après les publicités, Best Yet avait en réalité été créé à la demande du ministère de l'agriculture des
27:00Etats-Unis pour être utilisé par l'armée.
27:02C'était censé être une solution pour se débarrasser des puces de sable.
27:06Il se trouvait que les mêmes produits chimiques fonctionnaient tout aussi bien contre les punaises de lit et les poux
27:10de tête.
27:11Après son développement, le Best Yet a été reconnu par l'USDA comme le choix numéro 1 parmi les pesticides
27:16d'origine biologique, d'après les publicités.
27:18Ses publicités affirmaient également que l'Agence pour la protection de l'environnement avait mis en garde les consommateurs
27:23contre l'utilisation de tous les pesticides synthétiques pour traiter les infestations de punaises de lit.
27:29Mais rien de tout cela n'était vrai.
27:31L'histoire selon laquelle Best Yet aurait été créée pour l'armée américaine était aussi une pure invention.
27:36Et le ministère de l'agriculture n'y était absolument pas associé.
27:40Le EPA n'avait également fait aucune déclaration concernant les pesticides synthétiques contre les punaises de lit.
27:46Il n'a pas fallu longtemps à la FTC pour remarquer ces divergences et engager des poursuites contre Chemical Free
27:51Solutions.
27:52L'entreprise a reçu l'ordre de cesser de faire des affirmations non fondées sur ces produits.
27:56Il leur a été interdit de déformer les résultats de tests ou d'études scientifiques
28:00et d'affirmer qu'un produit ou un service est approuvé par un organisme gouvernemental alors que ce n'est
28:05pas le cas.
28:06Un jugement de 4,6 millions a été prononcé contre le PDG de l'entreprise, Dave Glacel, et de 185
28:14000 dollars contre l'entreprise.
28:16Cela a été suspendu en raison de l'incapacité de l'entreprise à payer.
28:19A peine 5 ans plus tard, Chemical Free Solutions a de nouveau été la cible de la FTC.
28:24L'entreprise avait en frais l'accord précédent en formulant des allégations sans fondement
28:28au sujet d'un autre produit conçu pour éliminer les punaises de lit.
28:31Cette fois, l'entreprise s'est vue interdire de faire de la publicité, de commercialiser,
28:35de vendre ou d'aider quiconque à vendre tout produit conçu pour éliminer les punaises de lit.
28:40Il a également été interdit à l'entreprise d'avancer la moindre affirmation
28:42sur les performants de tout autre produit antiparasitaire,
28:46à moins qu'elle ne soit étayée par des preuves scientifiques.
28:49L'entreprise a été condamnée à verser plus de 4 000 dollars de dédommagement.
28:54Numéro 1
28:55Les fabricants et les publicitaires, derrière deux compléments alimentaires,
28:59s'en sont pris à certaines des personnes les plus vulnérables de la société,
29:02avec des publicités trompeuses.
29:04En 2017, ils ont fait l'objet de poursuites et ont écopé de millions de dollars d'amendes.
29:09Les compléments en question étaient le flexiprin et le cogniprin,
29:12créés et fabriqués par XXL Impression, exerçant sous le nom de Better Health Nutritionals.
29:17Le flexiprin et le cogniprin étaient promus en ligne, dans la presse écrite,
29:21et, de manière encore plus trompeuse, via des publireportages radiophoniques.
29:26Ces publireportages étaient présentés sous la forme d'émissions de santé et de bien-être,
29:30faisant facilement croire aux auditeurs qu'ils écoutaient les avis et conseils sincères d'experts médicaux
29:34plutôt qu'un programme publicitaire payant.
29:36Mais même pour ceux qui savaient qu'il s'agissait de publicités payantes,
29:39les promesses faites dans ces publireportages rendaient le flexiprin et le cogniprin
29:44trop prometteurs pour être ignorés.
29:45D'après les publicités, le flexiprin pouvait réduire les douleurs articulaires et de dos,
29:49l'inflammation et les raideurs en à peine deux heures.
29:52Ce complément pouvait aussi reconstruire les articulations et les cartilages endommagés,
29:56offrant un soulagement durable contre les douleurs articulaires.
29:59Les publicités affirmaient qu'une étude clinique avait prouvé que le flexiprin réduisait le besoin
30:03de médicaments chez 80% des utilisateurs et diminuait les raideurs articulaires matinales
30:08chez tous les utilisateurs.
30:09Les promesses faites à propos du cogniprin étaient tout aussi incroyables.
30:12Le cogniprin pouvait prétendument inverser le déclin mental de 12 ans
30:16et améliorer la mémoire de 44%.
30:20Ce complément pouvait améliorer la mémoire en seulement trois semaines.
30:24Ces promesses étaient conçues pour cibler certaines des personnes les plus vulnérables de la société.
30:28Des personnes souffrant de problèmes de santé chroniques
30:31et cherchant un moyen d'améliorer leur vie.
30:33Le flexiprin et le cogniprin étaient tous deux soutenus par des personnes
30:36prétendant être des médecins respectés dans les domaines de la douleur et des fonctions cognitives.
30:41Ronald Jonner était un médecin naturopathe qui appuyait les allégations concernant le flexiprin.
30:47Il n'a pas révélé qu'il touchait une commission sur chaque flacon vendu.
30:51Pour le cogniprin, les publicités mettaient en scène un homme se faisant appeler Samuel Brandt, spécialiste du cerveau.
30:57Brandt affirmait que le complément était étayé par plus de 64 études et 2800 articles.
31:04Non seulement Brandt n'était pas le vrai nom de cet homme,
31:07mais il n'était pas non plus un expert dans le domaine de la neurologie ou des sciences du cerveau.
31:11Aucune des preuves scientifiques avancées dans les publicités n'a pu être retrouvée.
31:15Les publicités de ces téléachats sont allées encore plus loin pour soutirer de l'argent à des clients vulnérables.
31:20Les publicités promettaient une garantie satisfait ou remboursée ainsi qu'un essai gratuit.
31:24Ce qu'ils ne disaient pas, c'était les conditions cachées associées à ces essais gratuits.
31:29Les clients étaient inscrits à des abonnements automatiques sans leur consentement dès qu'ils profitaient d'un essai gratuit.
31:35Ils devaient s'en désabonner avant l'envoi de la livraison suivante, sous peine d'être débité.
31:39Beaucoup n'ont su qu'ils avaient été inscrits à ce programme que lorsqu'ils ont reçu d'autres boîtes
31:43de cogniprines ou de flexiprines.
31:45Si un client s'inscrivait à un essai sans risque, il disposait d'un nombre déterminé de jours pour tester
31:50le produit.
31:51En apparence, ce délai semblait raisonnable pour déterminer si le produit leur convenait.
31:57Mais la période d'essai commençait dès que le client passait commande et non à la réception.
32:02Dans certains cas, cela leur laissait moins de deux semaines pour essayer le produit et tenter ensuite de se faire
32:08rembourser.
32:09Même s'ils parvenaient à faire la demande de retour dans les délais, ils devaient renvoyer les flacons vides et
32:14payer d'importants frais de retour.
32:16La FTC a visé les fabricants, les publicitaires et les soi-disant experts qui cautionnaient ces produits dans ces poursuites.
32:22Des accords ont été conclus avec chaque partie, ce qui leur interdisait de réitérer ces agissements à l'avenir.
32:27Des amendes de plusieurs millions de dollars ont également été infligées, mais seulement quelques centaines de milliers ont été payés,
32:31car les entreprises n'avaient pas les fonds nécessaires pour régler l'intégralité de l'accord.
32:37Merci infiniment à tous d'avoir regardé.
32:39Si vous avez aimé cette vidéo, n'hésitez pas à cliquer sur le bouton j'aime,
32:42n'oubliez pas non plus de vous abonner et de cliquer sur la cloche de notification pour rester informé de
32:46toutes nos prochaines publications.
32:48Quant à moi, je m'appelle Thaï Notes et je vous retrouve dans la prochaine vidéo.
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