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Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Hélène Roué pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Hélène Roué.
00:04Vous écoutez Europe 1 Soir Week-end, il est 18h48, je suis toujours entourée de mes débatteurs.
00:08Eric Tecner, directeur de la rédaction du Média Frontière et Vincent Roy, journaliste et essayiste.
00:13Je voulais évidemment qu'on parle de ce drame absolu.
00:16Un Soudanais de 25 ans a été mis en examen lundi dernier pour vol avec violence ayant entraîné la mort.
00:21Le 23 août dernier, sur une passerelle à Putot, il aurait suivi puis battu à mort Etienne D, 31 ans,
00:27avant de fuir avec son sac et son téléphone.
00:30La victime est décédée des suites de ses blessures le 1er septembre.
00:33Sans domicile fixe, en situation irrégulière, sous OQTF, le suspect a été interpellé le 5 septembre à la Défense.
00:40Il nie les faits.
00:41Je vous propose d'écouter Thibaut de Montbrial, il était ce matin l'invité de Europe 1 et de CNews.
00:45Et l'avocat estime que ce drame illustre l'impuissance de la classe politique française depuis 20 ans.
00:50C'est l'illustration de l'impuissance de la classe politique française depuis 20 ans.
00:55C'est-à-dire qu'on a un individu qui n'a rien à faire là.
00:58Il est extra-européen en situation irrégulière et qui, pour voler le téléphone portable et le sac d'un jeune
01:04homme qui rentre chez lui, le tue.
01:06Ça devrait être un séisme.
01:07Un fait comme ça, il y a 20 ou 25 ans, ça aurait fait la une pendant une semaine.
01:12Mais aujourd'hui, ça arrive tellement souvent qu'on n'en parle plus.
01:16Et surtout, ce qui arrive souvent, ce sont un, ces faits et deux, le profil des gens qui font ça.
01:20Mais si on se met à intervenir et à prendre la parole dans les médias pour en parler, ça veut
01:24dire qu'il faut répondre à des questions sur comment est-ce qu'on en est arrivé là.
01:27Et ensuite, quand on fait de la politique depuis 20 ans, on en arrive à la question suivante.
01:30Mais vous, votre majorité, votre groupe politique, qu'est-ce qu'il a fait ?
01:34La réponse aujourd'hui, elle est très simple, rien.
01:36Eric Tecner, je n'ose même pas vous demander si on est en train de vivre un jour sans fin,
01:40parce que je pense que nos auditeurs s'en rendent compte tout seuls.
01:42En revanche, à ce stade, le ministre de l'Intérieur, il a réagi sur la polémique, évidemment, de Carcassonne, où
01:48un policier municipal a tenu des propos abjects, mais toujours rien, sur la mort d'Étienne.
01:53Comment on peut faire confiance à notre classe politique si notre ministre de l'Intérieur ne réagit même pas face
01:57à la mort d'un homme par un OQTF ?
01:59C'est la banalisation du mal. Et cette banalisation du mal, aujourd'hui, elle est d'une certaine façon tolérée,
02:04voire organisée par l'État.
02:06Parce que, vous savez, il y a quelques décennies, quelques siècles, le peuple français a choisi de faire un pacte
02:11social, un contrat social avec l'État,
02:13en lui disant, finalement, on est prêt à avoir moins de liberté, mais pour plus de sécurité, parce qu'on
02:17vous délègue le fait, finalement, de rendre justice.
02:20Il y avait cette confiance. Et ces dernières années, on pouvait manquer de confiance en se disant, oui, mais les
02:25politiques parlent trop et il ne se passe rien.
02:28Aujourd'hui, il ne se passe rien et les politiques ne parlent plus. C'est cela qui est pire.
02:31C'est-à-dire qu'ils se sont dit, bien, étant donné qu'on est incapable de faire ce qu
02:35'il faut pour empêcher ces événements, il faut faire en sorte de les noyer.
02:39Et donc, non content de ne pas parler de ce qui s'est passé à plus tôt, ils cherchent également
02:43à faire des contrefeux.
02:44Ce qui se passe, par exemple, à Carcassonne. Et moi, ce qui me sidère, c'est la propension, la vélocité
02:49également de Laurent Nunez,
02:50à, par exemple, faire des communiqués en permanence pour menacer CNews ou encore Xenia Federova,
02:56comme si elle avait tué quelqu'un et pour ne pas du tout intervenir sur la question de ce Soudanais.
03:00Parce que, pardon, des Soudanais sous OQTF, des Maliens sous OQTF ou d'autres nationalités en provenance de pays en
03:08guerre,
03:09c'est-à-dire qui viennent notamment avec des problèmes parfois psychiatriques, il y en a des centaines dans ce
03:13pays.
03:14Donc, c'est une évidence que ça va se reproduire. C'est ça, l'immense problème et l'inquiétude dans
03:18laquelle les Français sont troublés.
03:21Si Laurent Nunez parlait, évoquait ce cas-là, ce serait une obligation quasi officielle pour lui de remettre en cause
03:31la politique migratoire.
03:34Donc, il ne faut surtout pas aller y toucher. Il y va dans un cas comme celui-ci, c'était
03:39vrai pour Lola, c'était vrai pour Philippine.
03:41La liste est longue. Il y va de la responsabilité de l'État, c'est-à-dire l'activité, une
03:48des activités régaliennes de l'État qui consiste à protéger les citoyens.
03:52Les citoyens, on le voit bien, ne sont plus aujourd'hui protégés. C'est mettre en cause aussi la politique
03:57migratoire.
03:57Lorsque vous faites rentrer 500 000 personnes par an, le risque que vous avez, je ne dis pas que vous
04:01faites rentrer 500 000 criminels en temps en temps,
04:03mais je dis qu'en faisant rentrer 500 000 personnes par an, statistiquement, mécaniquement, mathématiquement,
04:09eh bien évidemment, vous allez voir émerger un certain nombre de cas comme ceux-là.
04:15C'est absolument évident.
04:17On est incapable aujourd'hui, sur notre territoire, de savoir combien nous avons de clandestins.
04:24Précisément.
04:25Entre 800 000 et 1 million.
04:26Oui, mais si ça se trouve, c'est beaucoup plus. On n'en sait rien.
04:29Simplement, on voit ce qui se passe en termes d'exaction, de délit, de crime, etc.
04:34Donc, s'attaquer à ce sujet, c'est reconnaître une responsabilité de son gouvernement,
04:41c'est reconnaître l'impérissie d'une politique migratoire,
04:45et c'est, en clair, dire aux Français, écoutez, on est incapable de vous protéger.
04:49Alors évidemment, il vaut mieux noyer le poisson, il vaut mieux parler de ce qui s'est passé à Carcassonne,
04:52ou de toute autre chose, de manière à ne pas assumer ses responsabilités.
04:56C'est-à-dire que les politiques, aujourd'hui, ont, à mon sens, deux défauts.
05:01Un, le premier, pas de colonne vertébrale, pas de courage politique.
05:05Et deux, et deux, eh bien, ils n'affrontent pas le réel.
05:08Alors, Éric Tecner, rapidement, Guilhem Carayon et Claire Géronimi ont lancé le mouvement des abandonnés.
05:13Ils souhaitent porter plainte pour inaction sécuritaire de l'État, typiquement dans ce genre de cas,
05:17quand évidemment, ce meurtre aurait pu être évité.
05:20Est-ce que vous pensez qu'un jour, ces plaintes pourraient aboutir ?
05:24Je pense que ça arrivera, en effet.
05:26Parce qu'il faut mener une bataille judiciaire, et ça, c'est essentiel.
05:29En effet, une partie de ces plaintes pourront tout à fait être classées.
05:32Mais c'est important de souligner que l'État, aujourd'hui, a cédé face à des injonctions d'autres associations,
05:38des associations de droits de l'homice, comme SOS Racisme, etc.,
05:41qui dictent l'agenda politique des dernières années.
05:43Et donc, c'est important d'avoir un rééquilibrage.
05:45Et je salue, évidemment, cette initiative, parce qu'il ne faut rien lâcher.
05:48Parce qu'on se retrouve avec des décideurs qui, en permanence, subissent la pression et subissent du lobbying,
05:53mais toujours du même camp, c'est-à-dire du camp de la gauche et de l'extrême-gauche.
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