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Présent sur le plateau de l'After, Philippe Diallo, président de la FFF a répondu aux interrogations concernant Infantino et la FIFA mais nous a aussi livré quelques Inside sur l'arrivée de Zidane à la tête des Bleus.
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00:00Mais d'abord, une grosse première demi-heure consacrée à notre invité exceptionnel, le président de la Fédération Française de
00:06Football et sur RMC dans Génération After, Philippe Diallo.
00:09Bonsoir !
00:09Bonsoir !
00:10Merci d'être avec nous, je le disais, 30 minutes ensemble.
00:13Beaucoup de sujets à évoquer, les premiers pas de Zidane à la Tête des Bleus, la réforme du football français,
00:17sujet qu'on traite très régulièrement si vous nous écoutez dans l'After, avec Daniel surtout.
00:22L'avenir des gérants de Bordeaux aussi, ils sont nombreux à nous écouter, on en parlera en toute fin d
00:27'interview.
00:28Mais d'abord, évidemment, le sujet, Gianni Infantino, la crise à la FIFA, candidat à sa réélection le 18 mars
00:34prochain à Rabat au Maroc.
00:36Comité exécutif de la Fédération Française de Football aujourd'hui, décision annoncée, officialisée, même si on l'avait dit il
00:42y a quelques semaines déjà dans l'After, c'est pas une surprise pour nous.
00:45Vous lâchez complètement Gianni Infantino, vous ne le soutiendrez pas.
00:48Quant à sa réélection, il est candidat pour le 18 mars prochain. Pourquoi ?
00:54Parce que je pense, durant la Coupe du Monde, il y a eu un certain nombre de décisions qui ont
01:02heurté.
01:03Parce qu'on est venu sur le carton rouge Balogoun, qui, je crois, a pu choquer ceux qui sont attachés
01:11au respect de l'éthique et de la régularité des compétitions.
01:15On a eu ensuite cette finale avec ce mi-temps à 27 minutes.
01:20Alors, c'est très bien pour le spectacle. Peut-être qu'il faudra étendre les mi-temps dans le futur.
01:26Mais je pense que lorsqu'on a commencé une compétition, quand on a commencé un tournoi, il faut respecter les
01:31règles et d'abord protéger la compétition.
01:35Et puis après, il y a eu ce projet venu de nulle part, de création d'une société commerciale, dans
01:43laquelle on a proposé à des investisseurs extérieurs d'acheter une partie de la Coupe du Monde.
01:4920%, oui.
01:50Et cette série d'événements, je pense, a modifié complètement notre perception de la gouvernance de la FIFA et à
02:02la fois dans la méthode, c'est-à-dire une opacité, une absence de consultation, une absence d'information ne
02:12pouvait pas être acceptée.
02:13Mais attendez, l'opacité n'est pas nouvelle. On n'a pas découvert qui était Jérine Fantineau et certains abus
02:19de pouvoir, un pouvoir très auto-centré.
02:22On se rappelle du prix de la paix décerné à Donald Trump, sans vous consulter également, retentissement mondial, contestation mondiale.
02:28Même à l'internet, personne n'était au courant.
02:29Exactement. Donc, on n'a pas découvert une fois le retrait du carton rouge de Balogoun et surtout, la goutte
02:33d'eau, c'est surtout effectivement ce projet de vente des parts de la Coupe du Monde.
02:37Le vente des parts de la Coupe du Monde, c'est à la fois choquant dans la méthode, mais c
02:43'est aussi, ça soulève des questions sur le pourquoi.
02:46Parce que nous, en France, on est bien placés, on a créé une société commerciale pour la Ligue de football.
02:51Mais à un moment où nos clubs étaient dans une situation financière totalement dégradée, que certains s'inquiétaient même pour
02:59leur survie.
03:01Or, la situation financière de la FIFA n'est pas du tout la même.
03:05La Coupe du Monde qu'on vient de vivre, c'est 16 milliards de dollars de chiffre d'affaires.
03:125 milliards de plus que le prévisionnel.
03:15C'est 5 à 6 milliards de réserves.
03:18Et donc, la FIFA, aujourd'hui, n'a pas besoin d'argent parce qu'elle en a beaucoup.
03:22Vous ne répondez pas à ma question, Philippe Diallo.
03:23On n'a pas découvert Infantino avec ce projet-là, qui était un peu le paroxysme de ses manœuvres, ses
03:31désirs.
03:31Personne n'a découvert, effectivement, un certain nombre de défaillances dans la gouvernance à ce moment-là.
03:40Je rappelle que quand Gianni Infantino a été élu, justement, il portait le projet de réformer la gouvernance de la
03:46FIFA.
03:47L'a-t-il fait ?
03:48Je ne crois pas.
03:51Absolument pas.
03:51Ce qui s'est passé, c'est que sa secrétaire générale, suite à un certain nombre de modifications de texte,
03:55a perdu une partie de son pouvoir au profit unique du président.
03:59Mais est-ce qu'on a encore besoin d'un président de la FIFA tout puissant, qui semble décider ?
04:05On a l'impression qu'ils sont tous frappés par la même dérive.
04:07C'est qu'à un moment, on a le sentiment qu'ils deviennent fous.
04:10Ils deviennent bizarrement tous amis avec des présidents à tendance autoritaire.
04:15C'est quoi la FIFA ?
04:17C'est une espèce de tour d'argent.
04:18Une fois qu'on est élu, parce que là, c'était 2015, parenthèse.
04:22Moi, j'ai toujours pensé que le football français aurait dû être toujours contre lui, puisqu'il a tué Platini,
04:27la légende de notre football.
04:28Bref, peu importe, parenthèse refermée.
04:31Pourquoi cette tendance des présidents de la FIFA ?
04:34On ne pourrait pas avoir une autre forme de présidence à la FIFA ?
04:36C'est tout l'objet de la réflexion qui s'ouvre maintenant.
04:38Parce que lorsqu'on dit, et comme on l'a dit de manière claire au niveau de la Fédération française
04:44de football,
04:45que nous ne soutiendrons pas une nouvelle candidature de Janine Fantineau,
04:49il faut maintenant avoir un projet alternatif.
04:51Il ne reste pas de temps, comment on va faire ?
04:53Il reste très peu de temps, puisque le dépôt des candidatures, c'est au 18 novembre.
04:57Donc, il faut désormais, au sein de l'UFA, avec d'autres confédérations,
05:01parce qu'on parle d'une élection mondiale, et donc il faut qu'il y ait d'autres qui adhèrent.
05:05210 votants, 210 pays, exactement.
05:06C'est quoi, Philippe, le bilan aujourd'hui ?
05:08Nous, on a résumé ça, on a dit en gros, l'Europe, qu'on cacafe, le reste, on en est
05:14où ?
05:14Un bout de l'Asie, toute l'Asie, un peu de l'Afrique, toute l'Afrique, moitié d'Afrique ?
05:18Je pense que vous avez bien résumé la question, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, au-delà des prises
05:22de position des confédérations,
05:24je pense que la réalité, elle est un peu plus diffuse.
05:27Moi, depuis la fin juillet, j'ai eu beaucoup de contacts avec des présidents, par exemple, de l'Afrique.
05:34Alors, leur confédération soutient Janine Fantino.
05:38Et je pense que le jour où on passera dans les îles-aux-loirs, les choses seront beaucoup plus diffuses.
05:41Pourquoi ?
05:42Parce que je pense qu'aujourd'hui, en Afrique, il y a un certain nombre de fédérations
05:47qui s'inquiétaient de l'immixion de la FIFA dans les propres affaires africaines.
05:53parce que ce qui s'est passé pendant cette Coupe du Monde et ce projet de société commerciale
06:01a heurté aussi en Afrique.
06:02Mais certains pensaient que vous allez pouvoir en profiter financièrement, notamment.
06:05Certains pays d'Afrique se sont dit, on va gagner de l'oseille grâce à ça.
06:07Mais je les comprends, parce que quand on veut développer son football, il ne faut pas se cacher derrière son
06:12petit doigt.
06:13Il y a besoin de moyens partout dans le monde pour développer le football.
06:16Donc moi, ce n'est pas ça que je condamne.
06:17Mais la FIFA n'a jamais abandonné l'Afrique.
06:19Pourquoi certains pays africains, on donne l'impression que si Mifantino s'en va, ils vont être abandonnés ?
06:24D'abord, il y a eu toujours un regard amical des présidents de la FIFA vis-à-vis de l
06:32'Afrique.
06:32Pourquoi ça cesserait ?
06:33C'est 54 voix.
06:34Non, mais je sais bien, mais pourquoi ça cesserait ?
06:36Parce qu'encore une fois, je pense qu'il y a une ligne qui a été franchie.
06:39Le football, encore une fois, il y a une partie économique forte.
06:43Tout le monde s'en réjouit parce que c'est ça qui permet de le développer partout dans le monde.
06:47Mais quand même, lorsque je reviens sur cette affaire Balogoun, on touche à quelque chose qui est incompréhensible pour tous
06:55ceux qui suivent le jeu.
06:58Un carton rouge qui est...
06:59Il y a d'autres présidents de Fédé que ça a heurté.
07:00Est-ce que quand vous en parlez, vous avez parlé avec des présidents qui se sont dit que ça c
07:03'est inadmissible ?
07:04Parce que nous, on l'a dit.
07:05Je le crois.
07:05Mais moi, je trouve que ça a du temps à se réveiller un petit peu.
07:07Est-ce qu'ils se rendent compte ?
07:08Vous qui disiez que vous parlez avec pas mal de présidents, etc.
07:12Ce qui est normal.
07:13Est-ce que quand même, dans les instances du football mondial, c'est-à-dire à la tête des fédérations,
07:19est-ce qu'on se rend compte quand même que...
07:20Vous avez parlé, ok, tout le monde sait que l'économie c'est important et que les finances sont importantes.
07:23Mais est-ce qu'ils se rendent compte que l'image du football est quand même fortement dégradée par ce
07:28genre d'incident ?
07:29Parce que vous avez oublié autre chose aussi.
07:31C'est quand même, on est passé dans une Coupe du Monde où pour la première fois dans l'histoire,
07:33on a fait quatre cartons.
07:34Alors certes, j'aime bien le sport américain, mais ça n'avait jamais été fait dans le football.
07:37Là, ce n'était pas une pause fraîcheur.
07:38On a touché à l'ADN.
07:39Une question qui est une question.
07:41Donc aujourd'hui, est-ce qu'ils se rendent compte que l'image du football est en grand danger quand
07:45même ?
07:46Moi, je me rends compte et je pense que je ne suis pas le seul.
07:50Parce que dans cette affaire-là, et c'est une des raisons du positionnement de la Fédération française de football,
07:55moi je pense qu'aujourd'hui, le président de la FIFA a dégradé l'image du football.
07:59Et il a en plus fragilisé l'unité du football.
08:04En le football mondial, il ne peut fonctionner que s'il y a une unité qui se crée et qu
08:08'on préserve son image.
08:10Sauf qu'on se rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, vous l'avez soutenu, comme beaucoup de
08:13présidents de la Fédération,
08:14qui ont retourné leur veste.
08:15La goutte d'eau a été effectivement de vendre une partie de la Coupe du Monde à des fonds privés
08:19proches de Donald Trump.
08:20Mais sauf qu'avant, nous, on était aussi ici, en observateur du foot, critique également,
08:24pour dire qu'il était déjà allé trop loin.
08:25La Coupe du Monde, le projet à 64, Donald Trump, le prix de la paix, tout ça.
08:29Ça, ça ne vous a pas heurté, visiblement ?
08:31Non, non, parce que ce n'est pas du tout de la même nature.
08:34Faire une Coupe du Monde à 64, c'est un débat du football.
08:36Vous avez dans le monde du football des gens qui sont, comme l'Amérique du Sud,
08:40pavorables à une Coupe du Monde à 64.
08:42C'est la plus grande épreuve sportive.
08:44Donc, c'est normal qu'il y ait plein de pays dans le monde qui veulent la partisser.
08:47Ça, c'est un débat normal.
08:47Vous voulez dire qu'on accepte le débat ?
08:49Mais bien sûr, moi, je l'accepte.
08:51Je dis qu'en Europe, ça nous poserait beaucoup de difficultés, organiser une Coupe à 64.
08:55Ça bouleverse les calendriers.
08:57Ça fait que vous n'avez plus de pays qui soient capables d'organiser seule une Coupe du Monde.
08:59Mais on ne refuse pas d'en discuter.
09:01Mais c'est normal de rediscuter et ça fait un parti du football.
09:03Et le prix de la paix à Donald Trump, en revanche, est-ce qu'il vous a heurté ?
09:06Je suis attaché, moi, au fait que le football et le sport en général gardent une neutralité.
09:11Et donc, ne mélangent pas sport et politique.
09:16C'est une ligne qui est parfois difficile à tenir.
09:18Mais je pense qu'il faut qu'on s'y tienne.
09:19Si on veut que le football rayonne partout dans le monde.
09:21Aujourd'hui, on a commencé à faire les comptes.
09:23Bon, alors, toute l'Europe.
09:24Vous, vous êtes au sein de l'Europe.
09:24Donc, toute l'Europe est en ordre de marche.
09:26Il va falloir trouver un candidat pour mettre face à une Fentino.
09:28Parce que sinon, c'est un coup d'épée dans l'eau.
09:29Si on fait tout ça et qu'à l'arrivée, Infantino est le seul candidat, il faut lui trouver un
09:33candidat.
09:34En Europe, donc, Seferin est en première ligne.
09:36Très fort.
09:37À ses côtés, il y a ceux qui sont proches de lui.
09:39Je ne pense pas que vous fassiez partie du premier cercle, mais vous me corrigerez si je me trompe.
09:42Dans le premier cercle, on a Nasser Al-Ralifi.
09:45Président bien connu en France, évidemment.
09:47Là, problème.
09:48Sa fédération au Qatar soutient Infantino.
09:51Lui, est avec Seferin.
09:54Comment on fait, là ?
09:56Il faut lui poser la question à lui.
09:58Moi, en tout cas, je pense...
09:59Dans les discussions, il se comporte comment, en fait ?
10:01D'abord, je voudrais dire que j'ai été moi un des premiers à intervenir publiquement sur cette histoire de
10:06société commerciale.
10:07Dès la fin juillet.
10:08J'ai eu le président Seferin, avec lequel j'ai conversé avec les autres grandes nations du football européenne.
10:16Et il m'a demandé, pour ça, d'intervenir devant les 55 fédérations européennes pour donner le cap.
10:25C'est ce que j'ai fait.
10:26Donc, j'imagine qu'il me fait suffisamment confiance pour faire en sorte que la France ait une voie et
10:33qu'elle puisse entraîner les autres.
10:35Parce que je voudrais quand même rappeler deux choses qui me paraissent très importantes.
10:38La France, ce n'est pas un pays comme un autre.
10:40La France, c'est un pays qui a fondé la FIFA.
10:42Et donc, il nous donne une légitimité historique.
10:45Il faut le rappeler, effectivement, parce que la France est la troisième nation au classement FIFA également.
10:49On a le sentiment que le poids de la France, aujourd'hui, n'est plus le même qu'il y
10:52a 20 ans.
10:53Ça, c'est aussi un deuxième aspect.
10:55À côté de la légitimité historique, nous avons une légitimité sportive.
10:58Voilà plus de 10 ans qu'on est dans les trois premières nations au classement de la FIFA.
11:01Cette puissance va vous donner un rôle pour aller voir d'autres fédérations dans le monde,
11:05porter la voix de l'Europe et de la France et dire, arrêtons avec Kim Fantino, il faut passer à
11:09autre chose.
11:10Vous allez faire ça ? Vous allez prendre votre bâton ?
11:12Moi, je vais me coordonner avec l'UEFA, puisque dans quelques jours,
11:16on a un comité exécutif qui va être important en Grèce,
11:19et où on va élaborer le plan qui nous permettra d'obtenir ce que nous souhaitons.
11:25Très bien. Le plan, c'est un nom qu'on veut également.
11:27Il y en a un qui se détache, on l'a dit, c'est le patron de la CONCACAF.
11:31Son nom, en l'occurrence...
11:32Victor Montegliani.
11:34Montegliani, diront les Italiens.
11:37Et pourquoi pas Nasser El-Relaifi, l'actuel patron du Paris Saint-Germain,
11:40qui plaît à beaucoup également.
11:42Qui a décliné.
11:43Oui, parce que sa position avec son pays est très délicate.
11:46C'est un peu délicat.
11:47Est-ce que c'est votre candidat également, le patron de la CONCACAF ?
11:50Alors moi, je n'en suis pas là.
11:51Qui est très populaire dans sa zone également.
11:52Moi, je n'en suis pas là.
11:53Moi, je pense qu'il faut faire les choses dans l'ordre.
11:56La première chose, c'est encore une fois,
11:58on parle de quoi ? D'un problème de gouvernance.
12:00Et donc, il faut que ceux qui prétendent diriger la FIFA
12:05expliquent quelle gouvernance on souhaite.
12:08Et donc, il faut d'abord travailler là-dessus.
12:10Quels sont les grands projets pour le football ?
12:12On parle de Coupe du Monde à 64,
12:14du développement du foot féminin, et ainsi de suite.
12:16Et puis, une fois qu'on s'est mis d'accord sur un socle commun,
12:20il faut un programme.
12:21Parce qu'il ne suffit pas de dire,
12:23moi, je voterai pour un candidat
12:27dont je serai ce qu'il fera demain.
12:29Parce que ce réfugié derrière des noms,
12:31c'est M. Martin, c'est M. Dupont,
12:33mais sans savoir ce que demain il fera,
12:35c'est peut-être une erreur qu'on a fait dans le passé.
12:37– C'est le diallo.
12:38Président de la Fédération française de football
12:39était avec nous sur RMC dans l'after.
12:41Sauf que c'est demain, c'est dans quelques heures, en fait.
12:43C'est dans deux mois, un peu plus.
12:44Le dépôt des candidatures pour être candidat
12:48à la présidence de la FIFA.
12:49Aujourd'hui, on a dit, il y a ce profil précis.
12:52Pendant ce temps-là, Janine Fontenot,
12:53lui, il sionne le monde.
12:54Il part en Afrique.
12:55Il part au Caraïbe.
12:57Il était au Vietnam, il fait un lobbying très fort
12:59avec son réseau très établi.
13:01– Mais qu'est-ce qu'il leur promet, en fait ?
13:03Pourquoi les gens le soutiennent ?
13:04Qu'est-ce qu'il a pour qu'on le soutienne ?
13:05Qu'est-ce qu'il a à son avantage, en fait ?
13:07– Je pense que dans les dix ans,
13:09ça serait complètement, entre guillemets, aveugle
13:13de ne pas voir que pendant qu'il a été président,
13:16il y a eu des Coupes du Monde qui ont bien marché.
13:19Il y a eu un développement du football
13:21dans beaucoup d'endroits de la planète.
13:22Donc, il ne faut pas rayer d'un trait de plume
13:25tout ce qui a été bien fait.
13:28Simplement, aujourd'hui, en termes de gouvernance,
13:30de transparence, d'orientation sur le futur,
13:33on ne s'y retrouve plus.
13:34Et quand je le dis, c'est que j'ai aussi
13:35beaucoup de mes collègues européens
13:37qui partagent tous ce même point de vue.
13:40– Et la catastrophe, ce serait une rédaction
13:41de Denis Fantineau pour un troisième mandat.
13:43Est-ce que vous ne craignez pas un retour de bâton ?
13:45On sait que la France aimerait, par exemple,
13:49organiser, vous pouvez le confirmer ce soir sur RMC,
13:51la Coupe du Monde 2038,
13:53voire l'euro avant également.
13:55Si Denis Fantineau est encore le patron de la FIFA
13:57pour les quatre prochaines années,
13:58la France sera peut-être victime
14:02d'un retour de bâton de la part de Denis Fantineau.
14:04Est-ce que vous le craignez ?
14:05– Moi, quand on a pris position,
14:06on ne s'est pas posé la question
14:09du scrutin électoral demain.
14:10Je pense que ce n'est pas à la hauteur
14:12de ce qu'on essaie de faire.
14:13Deuxième élément,
14:15je pense qu'aujourd'hui,
14:16même quand on parle de Coupe du Monde,
14:17vous savez, il y a 10 à 15 pays
14:21qui font la valeur de la Coupe du Monde.
14:23Et donc, il n'est pas question
14:25et même impossible de les boycotter.
14:27Demain, si l'Angleterre, si le Brésil,
14:29si l'Argentine,
14:31si les Pays-Bas ou l'Italie ou l'Espagne
14:34ne font pas la Coupe du Monde,
14:35il se passe quoi ?
14:35C'est pour ça que quand on s'est unis tous
14:37et qu'on a dit qu'on n'est pas d'accord,
14:39on a dit qu'on boycotte la Coupe du Monde,
14:41c'est ça qui a tué le projet.
14:43Et donc, la France, elle sera présente.
14:46Est-ce qu'elle sera candidat
14:47pour une Coupe du Monde en 2038 ?
14:48C'est un sujet de réflexion qu'on a,
14:50mais vous savez qu'à 48,
14:51on ne peut plus l'organiser tout seul.
14:53Parce que, regardez aux États-Unis...
14:53Avec l'Allemagne, on parle avec l'Allemagne peut-être.
14:55C'est un partenaire, évidemment,
14:57qui aurait du sens pour l'organisation.
14:58Vous avez cité l'Argentine,
14:59l'Argentine soutient Infantino,
15:00ou ils ont arrêté ?
15:01Ils soutiennent Infantino, effectivement.
15:03Mais vous parlez de quelque chose...
15:05Je ne peux pas l'avance, Kevin.
15:06Vous parlez de quelque chose,
15:07par exemple,
15:09une proposition pour le futur candidat,
15:11pourquoi pas ne limiter les mandats,
15:15parce que les gens qui restent là-bas pendant 15 ans,
15:17en fait, je ne vois pas l'intérêt.
15:19À un moment, tu fais 10 ans,
15:20je ne sais pas, moi, 2 fois 5 ans,
15:21je ne sais pas si c'est 5 ans...
15:22C'est 2 fois 4 ans.
15:22C'est 2 fois 4 ans.
15:23Ça peut être là,
15:24Gianni, tu es d'ailleurs...
15:26C'est potentiellement son dernier mandat,
15:28puisque c'est son troisième mandat.
15:29Donc, de toute façon,
15:30là aussi, il y a déjà une limitation
15:31de la durée des mandats.
15:32Quand je parlais de toute puissance,
15:34la dernière question,
15:34c'est qu'après on va taper,
15:35mais la Coupe du Monde,
15:38avec toutes ses stars derrière lui,
15:41c'est...
15:42Là aussi, on voit bien,
15:46Rosé, Invitations à Gogo...
15:47Les ambassadeurs FIFA.
15:48Ça aussi, il faut regarder ça,
15:51la FIFA,
15:51on ne peut pas acheter les gens
15:52comme il l'a fait.
15:54Il donnait réellement l'impression
15:55du petit dictateur entouré d'une cour.
15:57Mais bon, je pense que tout le monde
16:00un peu s'y retrouve,
16:00parce que c'est aussi une façon
16:02de permettre à des grandes légendes
16:05de notre sport
16:05d'être présents dans les grands événements.
16:08C'est aussi un signal donné aux fans.
16:09C'est vrai qu'elles n'auraient pas les moyens
16:10de s'acheter un billet d'avion
16:11et un ticket pas présent.
16:12J'imagine.
16:13Pas toutes.
16:14Vraiment ?
16:15On parle de Carlos, peut-être pas ?
16:16Pas toutes.
16:17Bon, parlons de Zidane.
16:18Puisqu'on parle de légendes du football,
16:20bien sûr,
16:20vous l'avez nommé
16:21nouveau sélectionneur
16:22de l'équipe de France,
16:24Zinedine Zidane.
16:25Vous avez dit que vous l'avez rencontré
16:26la première fois assez tôt,
16:28finalement, c'était en mars 2025 ?
16:29Même un peu avant, oui.
16:30Même un peu avant.
16:31On veut vraiment savoir
16:31comment ça s'est passé.
16:32Vous l'avez dit,
16:33vous avez dit qu'il était ému.
16:34Ça veut dire quoi quand il...
16:36Dire qu'il était ému,
16:37ça m'a tremblé,
16:38il y avait des...
16:39Les yeux étaient humides.
16:40Racontez-nous concrètement.
16:41Vous avez la chance
16:42de l'avoir rencontré très tôt déjà.
16:44Je l'ai dit,
16:44je l'ai rencontré
16:46en février 2025,
16:47donc très peu de temps
16:48après que Didier Deschamps
16:50ait annoncé son souhait
16:52de ne pas poursuivre
16:53à la tête de l'équipe de France.
16:54Et puis on s'est vus plusieurs fois.
16:56Comment ça s'est passé ?
16:57Vous l'avez appelé.
16:58Zizou, j'ai envie de te voir,
16:59j'ai un truc à te proposer.
17:00Racontez-nous.
17:01Rendez-vous secret ?
17:02Rendez-vous secret ?
17:03C'est un peu secret,
17:04parce que...
17:04Dans un restaurant,
17:05dans un hôtel, comment ?
17:06J'avais toujours dit
17:08que je ne souhaitais pas
17:08perturber l'équipe en place
17:10et respecter son travail.
17:11Donc je parlerais
17:11le moins possible
17:12de la succession.
17:13C'est pour ça que ça s'est fait
17:14de manière très confidentielle
17:16à Paris
17:18et de manière effectivement
17:19un peu secrète.
17:21Et puis ensuite,
17:21il y a eu le jour de l'annonce.
17:22Non, attendez, attendez,
17:23vous allez trop vite,
17:24Philippe Diallo,
17:24je suis désolé.
17:25Comment ça se passe ?
17:26Vous vous retrouvez,
17:27dans un lieu
17:28que vous ne voulez pas dévoler,
17:28peu importe.
17:29Et vous lui annoncer,
17:31vous le tutoriez,
17:32vous le voyez,
17:32je ne sais pas,
17:32peu importe.
17:33Vous lui dites,
17:34je pense fortement à toi,
17:35on n'a pas encore acté
17:38Non, d'abord,
17:39j'ai voulu confirmer
17:41ce que je savais un peu,
17:42c'est son immense volonté
17:43d'être à la tête
17:44de l'équipe de France.
17:45Elle a apparu tout de suite.
17:46Et donc,
17:48immédiatement,
17:49immédiatement,
17:50j'ai senti son envie,
17:51sa passion.
17:52C'est quand même quelqu'un
17:52qui a passé cinq ans
17:53en refusant des contrats
17:55mirobolants.
17:56Mirobolants.
17:57Ça, il faut le dire quand même.
17:59Parce que ça,
17:59mine de rien, c'est fort.
18:00C'est pour ça que je dis
18:01quand il y a de l'émotion,
18:02c'est parce que c'est un homme
18:04qui a eu, je vous dis,
18:05des contrats,
18:06des propositions mirobolantes
18:08et qui les a toutes refusées
18:09pour être à la tête des bleus.
18:11Et puis, il a dit
18:12cette phrase que j'ai déjà dite.
18:13Il me dit,
18:14Président,
18:15je sais comment gagner.
18:18Et aujourd'hui,
18:19qu'est-ce que l'on souhaite ?
18:21C'est que la France
18:22gagne des titres.
18:23Et donc, vous avez
18:24une icône du foot français
18:27qui a fait ses preuves
18:28en tant qu'entraîneur,
18:29qui passe cinq ans
18:30à attendre le poste,
18:31vous le rencontrez
18:32et vous dit avec émotion,
18:35c'est mon rêve.
18:36Je ne peux pas avoir quitté
18:37en 2006 les bleus
18:40sans pouvoir continuer
18:41à un moment l'aventure.
18:43Et moi,
18:44ma fierté,
18:45c'est d'avoir lui donné
18:46l'opportunité
18:47de poursuivre son aventure
18:48avec les bleus.
18:49Donc, il vous a dit
18:50oui tout de suite,
18:50c'est ce qu'on a compris,
18:51c'était son projet
18:51depuis très longtemps.
18:52Absolument.
18:53Du coup,
18:54vous lui avez dit
18:54que vous alliez dévoiler
18:55cette phrase
18:57quand...
18:58J'en ai parlé
19:01parce que
19:02moi,
19:03elle m'a touché
19:04comme
19:06les petits quarts d'heure
19:07qu'on a passés ensemble
19:09avant l'annonce officielle,
19:11la conférence de presse.
19:12On s'est vus tous les deux
19:14et...
19:15Ce n'est pas anodin
19:16un entraîneur qui vous dit
19:17je sais comment gagner.
19:19Mais parce que c'est quelqu'un
19:20qui a une confiance en soi,
19:22qui a un charisme
19:24et qui,
19:24lorsqu'il le dit,
19:25c'est parce qu'il a
19:26la connaissance du haut niveau
19:28et qui sait
19:29qu'il est capable
19:30de le faire.
19:30Bon, en tout cas,
19:31vous êtes celui
19:31qui a nommé Zidane
19:32à tête d'une sélection nationale
19:34à l'équipe de France
19:34en l'occurrence.
19:35Vous serez peut-être
19:36celui qui le vira
19:36et ce sera dur aussi.
19:38En tout cas,
19:40transition
19:40avec la phrase
19:41de Nicolas.
19:42Vous êtes celui
19:44qui fait beaucoup de choses.
19:45Mine de rien.
19:46Enfin, mine de rien,
19:50vous allez avoir
19:51beaucoup de travail
19:52parce que
19:52le dossier FIFA,
19:53il n'était pas forcément prévu
19:55et vous allez devoir
19:56vous employer.
19:57Et puis,
19:57il y en a un autre
19:58qui celui-ci
20:00rumine depuis pas mal de temps,
20:01c'est celui de la LFP.
20:03Finalement,
20:04c'est mine de rien
20:04une victoire pour vous
20:05parce que la loi
20:07a été votée.
20:08La LFP,
20:09donc vous allez reprendre la main.
20:10La LFP
20:11est censée disparaître
20:12pour laisser la place
20:14à une...
20:15Comment on appelle ça ?
20:16Société commerciale.
20:18Dans lesquelles
20:18les clubs seront
20:20directement actionnaires.
20:21Exactement.
20:22Une voix par club,
20:22c'est important.
20:23Voix par club.
20:24Donc,
20:24égalitaire.
20:25Ligue 1,
20:25Ligue 2 ?
20:26Ligue 1,
20:26Ligue 2.
20:27Après,
20:27il y aura deux processus
20:28de décision
20:29pour la Ligue 1,
20:30pour la Ligue 2.
20:30Mais concrètement,
20:31pour être simple,
20:32peut-être pour tous les auditeurs,
20:33c'est qu'on fait à peu près
20:35à 90%
20:36la première ligue anglaise.
20:39avec cette liberté donnée au club
20:41de s'organiser
20:42dans une société commerciale,
20:44mais avec un élément nouveau,
20:45c'est le droit de veto,
20:47puisque la fédération
20:48sera membre
20:48de cette société commerciale.
20:51Donc, vous allez contrôler.
20:52Vous allez contrôler
20:53de rien d'avance
20:53ce qui se passe.
20:53C'est le rôle de la fédération.
20:55Parce que,
20:55si on est arrivé à cette loi,
20:57c'est parce que la LFP
20:58s'est mise dans le ravin
20:59tout seul.
21:00Tout seul.
21:01Et à la tête de la LFP,
21:02il y avait un président
21:03qui va devoir
21:04quitter ses fonctions.
21:05C'est parce que
21:06Vincent Labrune
21:07a mal travaillé
21:08qu'on en est arrivé
21:08à cette situation.
21:10À quel moment
21:10va-t-il définitivement
21:11quitter le football français ?
21:14Là encore,
21:15nous, on a six mois
21:16pour transformer la loi,
21:17nous donne six mois
21:18pour transformer la Ligue.
21:19Il va s'accrocher encore six mois.
21:21Donc, ça veut dire que
21:22au 3 février 2027,
21:24à minuit,
21:25si nous n'avons pas trouvé
21:26un accord global,
21:27la Ligue disparaîtra
21:29et c'est la fédération
21:29qui organisera la Ligue 1
21:31et la Ligue 2.
21:31Donc, il faudra aller le chercher
21:31dans son bureau pour le sortir.
21:33Non, mais ça sera fini.
21:34Donc, ce n'est pas du tout
21:35le souhait de la fédération.
21:36La fédération,
21:37elle souhaite
21:38qu'on trouve un accord.
21:40Moi, j'ai parlé beaucoup
21:41avec Vincent Labrune
21:42ce tété
21:43et depuis la rentrée.
21:44Vous avez invité à Saint-Renis
21:45au bord de la piscine ?
21:46Non.
21:46Pour s'aligner
21:48sur la méthode
21:49qu'on va employer
21:49pour transformer
21:50ce que c'est beaucoup de travail.
21:51D'accord.
21:52Et donc,
21:53le 17 septembre prochain,
21:55j'invite tous les clubs
21:56de Ligue 1 et de Ligue 2,
21:58CVC,
21:58le fonds qui nous a apporté
22:01ses ressources,
22:02et puis les familles du football,
22:03les joueurs,
22:04les entraîneurs,
22:04les arbitres,
22:05à la fédération,
22:06comme je l'avais fait
22:07en mai 2025,
22:08pour lancer ce grand chantier.
22:10Vous avez réussi
22:11à convaincre
22:11les réticents,
22:13membres du COMEX
22:14du conseil d'administration
22:15de la LFP par exemple,
22:16je pense à Nasser LFI,
22:17qui n'a pas adopté ce projet,
22:19qui a toujours soutenu
22:20Vincent Labrune,
22:20à Valde-Marquita,
22:21à Olivier Létan également,
22:24qui l'ont rejeté,
22:25votre proposition.
22:27Il y a eu le débat.
22:29Mais maintenant,
22:29la loi l'est votée.
22:30Donc,
22:31il ne s'agit plus de savoir
22:31si vous êtes pour ou contre,
22:33il s'agit d'appliquer la loi.
22:34Absolument.
22:35Et donc,
22:35c'est ce qu'on va faire.
22:36C'est pour ça que,
22:36j'en ai parlé d'ailleurs
22:37avec Nasser Al-Araïvi
22:38au moment du tirage
22:39au sort de la Ligue des champions
22:41en Monaco.
22:42Il est toujours réticent,
22:43il vous fait la tête.
22:44Ce n'est pas le projet
22:46à 100%
22:47qu'il aurait souhaité.
22:48Donc,
22:48il faut,
22:49je le dis,
22:49en toute transparence.
22:50Mais je pense qu'aujourd'hui,
22:52il va se mettre
22:53dans une position
22:54constructive
22:55pour faire en sorte
22:56que l'intérêt du Paris Saint-Germain
22:57soit,
22:58se retrouve dans une future
23:00société commerciale.
23:01Et qu'enfin,
23:02les clubs français
23:02regardent dans le même sens
23:03qu'il n'est pas le cas
23:04depuis deux ans.
23:04C'est pour ça que je vois,
23:06je vois,
23:08depuis la loi,
23:10beaucoup de présidents
23:11qui étaient pour
23:14ou qui étaient contre
23:15pour leur dire
23:16la première chose
23:16qu'on doit faire,
23:18c'est retrouver l'unité
23:19des clubs professionnels français
23:20pour que vous bâtissiez ensemble
23:22un projet d'avenir.
23:23Si nous sommes divisés,
23:25le football professionnel
23:26ne rebondira pas.
23:27Ça sera la guériga,
23:28les petites bagarres
23:29et qui ne feront pas avancer.
23:30Et ça,
23:31vous allez vous employer
23:31à les remettre tous
23:32dans leur même bateau.
23:33J'ai commencé à le faire
23:34et je pense que les échos
23:36sont plutôt favorables.
23:38Et il va falloir trouver
23:38un diffuseur,
23:39vous êtes confiant ?
23:40On va rappeler
23:42qu'il y a
23:42un nouvel appel d'offres
23:45pour les droits télé.
23:46Ce sera en fin d'année,
23:47on en parle souvent aussi
23:48dans l'after.
23:49On ne sait pas
23:49pour quelle période encore,
23:50ça peut être dès 2027.
23:51Ça, c'est le job
23:52de la Ligue
23:53et des gens compétents
23:54qui aujourd'hui
23:55sont en charge
23:55de ces droits.
23:56C'est le vôtre à terme.
23:57Vous allez devenir
23:58le patron du foot français
23:59désormais.
24:00Moi, mon sujet,
24:01ce n'est pas me substituer
24:03à la Ligue
24:03et au club professionnel.
24:05C'est de faire en sorte
24:06que leur laisser
24:07la liberté de s'organiser,
24:08de trouver des projets,
24:09de bien vendre
24:10leurs droits télé,
24:11mais d'être là
24:12comme le garant
24:12de l'intérêt général
24:13du foot.
24:14et de n'intervenir
24:15que si,
24:16pour revenir à la FIFA,
24:18on franchit des lignes rouges.
24:19Remettre un peu
24:19l'intérêt collectif au centre
24:20alors que ces dernières années,
24:22il était totalement...
24:22C'est ça le rôle
24:23de la fédération.
24:24Ce n'est pas de se substituer,
24:25mais c'est d'être
24:26la garante
24:26de l'intérêt général
24:27du foot.
24:28Il y aura un patron
24:29de cette société commerciale.
24:30Oui.
24:31Donc, en gros,
24:31ce sera un peu votre adjoint
24:33ou ce sera un peu
24:33votre numéro 2.
24:34Non, ce serait un peu
24:36irrespectueux.
24:37Non, mais en tout cas,
24:38quand je dis adjoint,
24:39c'est de travailler ensemble.
24:40Bien sûr.
24:40Lui, avec les clubs professionnels,
24:42qui va le choisir ?
24:43Oui, qui va le choisir ?
24:44Nous allons,
24:45d'ici, je le dis,
24:46au 3 février 2027,
24:49construire,
24:49il y a beaucoup de choses à faire,
24:51construire cette future
24:52société commerciale
24:53et ensuite,
24:54les clubs,
24:56démocratiquement,
24:56vont choisir les gens,
24:57non pas qu'ils vont élire,
24:58mais qu'ils vont nommer,
24:59parce que je souhaite
25:00qu'il y ait un directoire,
25:01donc c'est des gens
25:01qu'on nomme,
25:02des professionnels,
25:03et c'est à eux de choisir
25:04les personnes qui vont être
25:05dans ce directoire
25:06et qui vont diriger
25:07le football professionnel.
25:09J'y pense en repensant
25:12au président
25:12qui n'était pas
25:13sur cette ligne-là.
25:15L'arbitrage,
25:16c'est de votre compétence
25:17première à la fédée.
25:18Absolument.
25:19Quand un président envoie
25:20des mails à 3 heures du matin
25:21pour se plaindre
25:22de l'arbitrage
25:22et de la nomination de certains,
25:23vous trouvez ça comment ?
25:24Je peux le citer, Daniel ?
25:25Olivier Lettang.
25:26Vous trouvez ça comment ?
25:27Qu'est-ce que vous pensez
25:27de cette attitude ?
25:28Je pense que
25:29cette attitude,
25:31elle a été
25:32mise dans les mains
25:33du Conseil national
25:34de l'éthique
25:35de la fédération
25:36qui a transmis son dossier
25:37à la commission de discipline.
25:39On ne peut pas,
25:40après deux journées
25:40de championnat,
25:42être dans une attitude
25:44agressive
25:44vis-à-vis
25:45de l'arbitrage français.
25:46dont je veux quand même
25:48à chaque fois rappeler
25:48qu'autant il est critiqué
25:51parfois sévèrement en France,
25:53parfois à juste titre,
25:55enfin qui,
25:55au plan international,
25:57fait les matchs d'ouverture,
25:58fait les finales d'euro,
26:00de Coupe du...
26:01Donc, de ce point de vue-là,
26:02je pense que l'arbitrage français
26:03est reconnu à l'UEFA
26:05comme à la FIFA
26:06comme un des meilleurs arbitrages.
26:08On était un des deux seuls pays
26:09à la dernière Coupe du monde
26:10à avoir trois représentants.
26:12Il y a quand même
26:13un gros problème
26:14que les patrons du football français
26:16ou que les responsables
26:17du football français,
26:18professionnels notamment,
26:19doivent comprendre,
26:19c'est que tout ça,
26:20ça rejaillit quand même
26:21sur le football amateur
26:22avec une grande pénurie
26:24des arbitres
26:24pour tous les clubs amateurs
26:25parce qu'aujourd'hui,
26:26il n'y a plus grand monde
26:27qui veut faire arbitre
26:27notamment à cause de l'image
26:29qu'ils ont dans le football professionnel.
26:31Il nous reste ces trois minutes.
26:32C'est la raison pour laquelle
26:33moi, j'ai mis l'accent
26:34avec Anthony Gauthier
26:36et on a atteint nos objectifs.
26:38On a fait plus de 25 000 arbitres.
26:39Aujourd'hui,
26:39on a été à 26 000, 27 000
26:41et on se donnait
26:42comme objectif
26:4228 000 arbitres.
26:44En 2028.
26:44Pourquoi ils ne parlent pas plus
26:45Anthony Gauthier ?
26:46Pourquoi ils ne viennent pas
26:46dans les médias
26:47à expliquer, valoriser ce rôle
26:48et ce travail
26:49puisque qu'il n'y ait pas
26:50assez de vocation ?
26:52Peut-être que la communication
26:53à notre époque,
26:55c'est essentiel.
26:56Faites-les venir sur les plateaux,
26:57ils expliquent leur métier.
26:58En plus, vous savez,
26:59nous, en off,
27:00on parle avec eux.
27:01Ceux avec qui on parle,
27:02ils sont tous des types bien.
27:04Ils sont tous des types super
27:05qui savent rigoler,
27:06qui aiment le foot,
27:07qui le montrent leur passion.
27:08Est-ce que,
27:09j'espère que vous avez quand même
27:10senti depuis maintenant
27:12deux, trois ans,
27:13une ouverture très haut
27:15et légère ?
27:15On aimerait les inviter,
27:17pareil.
27:17On aimerait les inviter,
27:19c'est impossible.
27:19Je ne l'ai pas senti !
27:20On fait un débrief,
27:21pas de chaque arbitre,
27:22mais Anthony Gauthier
27:23fait des débriefs.
27:24On reconnaît les erreurs
27:25d'arbitrage
27:26lorsqu'elles se sont commises.
27:28J'avais fait rentrer
27:29Michael Landreau
27:30pour la première fois
27:31un non-arbitre.
27:32C'est pas un triomphe,
27:33ça, je ne sais pas.
27:35Eh bien, c'était en tout cas
27:36un signe.
27:36Alors peut-être qu'il faudra
27:37le prolonger.
27:38Continuez.
27:38Est-ce que vous soutenez
27:39Ousmane Nébélé
27:40ou Kylian Mbappé
27:41pour le ballon d'or ?
27:44Répondez-nous.
27:44Vous, le fan de foot,
27:46l'amateur,
27:46vous avez sensibilité
27:47du football.
27:48Je vais prendre un joker.
27:50C'est le joueur
27:51que j'ai en équipe de France
27:52et trop que je souhaite
27:53que tous les deux
27:54marquent des buts.
27:54J'ai posé,
27:55il fait la tête quand même,
27:56Kevin.
27:56Ça se sent, ça.
27:58Même si en off,
27:58vous nous direz lequel.
28:00C'est un peu lourd,
28:00mais bon, ça va.
28:01Autre question, là.
28:02C'est une question
28:02de J.B. Brébois
28:02qui nous écoute aussi.
28:04Si vous avez pas été Zidane,
28:05ça aurait été qui,
28:05à la tête des Bleus ?
28:06Alors, sincèrement,
28:07je vais vous dire,
28:08je me suis pas posé la question.
28:09C'est pas très professionnel, ça.
28:10Non, mais parce que
28:11je n'avais que ce nom-là
28:13en tête,
28:14parce qu'il s'imposait
28:15de lui-même.
28:16Mais c'est une question,
28:17effectivement,
28:19peut-être pour un lointain
28:20à revenir.
28:21Question concernant
28:21les Girondins de Bordeaux.
28:23Ils sont nombreux à nous écouter,
28:24les Girondins,
28:24les supporters des Girondins.
28:25Le club est au bord
28:26de la liquidation judiciaire,
28:27évidemment.
28:29Même la ministre des Sports,
28:30Marina Ferrari,
28:31vous a écrit
28:32pour reconsidérer
28:33la position,
28:34notamment,
28:34du comité exécutif
28:35de la Fédération française
28:36de football.
28:37Pourquoi vous ne l'avez pas attendu
28:38alors que les repreneurs
28:39ont proposé un plan
28:40de continuité
28:41qui semblait présenter
28:42les garanties, également ?
28:43Bon, d'abord,
28:43il faut que tout le monde
28:44comprenne, y compris à Bordeaux,
28:45qu'on est attristé
28:46par la situation.
28:49Mais je pense que
28:50dans ce dossier-là,
28:50beaucoup se défausse
28:51de leurs responsabilités.
28:53C'est pas la Fédération française
28:54qui a mis 118 millions
28:56de dettes à Bordeaux.
28:57C'est pas la Fédération française
28:59lorsqu'il y a eu l'appel
29:00en DNCG,
29:00dont on sait que c'est
29:01un moment important
29:02où il n'y avait aucun repreneur
29:04des dettes
29:04et aucun budget
29:05pour le futur.
29:07C'est pas la Fédération
29:08qui est responsable.
29:10Moi, mon rôle,
29:11c'est de faire en sorte
29:12qu'il y ait
29:13une égalité de traitement
29:15et une éthique
29:16entre tous les clubs.
29:17Parce que vous me parlez
29:18de Bordeaux,
29:18et encore une fois,
29:19je m'attrise de la situation,
29:20mais personne ne me parle
29:22de Bobigny,
29:24de Ouskal,
29:24qui ont été exclues
29:25des championnats.
29:26Et donc,
29:26il faudrait que j'ai
29:27des traitements différents
29:28parce qu'on s'appelle Bobigny,
29:29parce qu'on s'appelle Ouskal
29:30ou Bordeaux.
29:32Et donc,
29:32j'ai essayé,
29:34avec les repreneurs
29:34que j'ai eu
29:35de multiples fois,
29:36de trouver une voie
29:38pour qu'il puisse y avoir
29:39ce plan de reprise.
29:41Mais une voie,
29:42et je l'ai dit dès le départ,
29:43qui ne franchisse pas
29:44la ligne rouge,
29:45c'est-à-dire
29:46qui ne fasse pas
29:46une sorte de
29:47fait du prince.
29:49Parce que tout le football amateur,
29:51personne n'aurait compris
29:53que la fédération
29:54ne soit pas
29:55dans une souhait
29:56d'égalité de traitement.
29:58Le dossier des repreneurs
29:59était solide.
30:00Il y avait des garanties
30:01pour le plan de continuité.
30:02C'est quoi ?
30:03C'est le délai
30:03qui ne convenait pas ?
30:04C'est 15 jours de retard ?
30:06C'est 15 jours de retard
30:07ou c'est 3 semaines de retard,
30:0815 jours, 3 semaines,
30:09et sont évidemment essentiels.
30:11Et ensuite,
30:11quand vous avez passé,
30:12alors c'est un peu technique,
30:13mais la DNCG,
30:14c'est-à-dire d'appel,
30:15vous n'avez que deux solutions
30:17pour pouvoir être réintégrés.
30:19Soit
30:20la conciliation du CNESF
30:22vous ouvre la porte
30:23et demande à la fédération
30:24de réexaminer le dossier,
30:26soit un tribunal
30:27comme le tribunal administratif
30:29vous fait injonction
30:31de réintégrer
30:34les repreneurs
30:35et leur dossier
30:35de l'examiner.
30:36Dans les deux cas,
30:38la conciliation du CNESF
30:40comme le tribunal administratif
30:42a dit
30:42« Tenez-vous-en
30:43à la décision
30:45de la DNCG d'appel ».
30:46Cela
30:47fermait
30:48le dossier,
30:49malheureusement.
30:52Pensez pour tous les supporters
30:52des Girondins
30:53qui vont partir
30:55en 8e ou 9e division
30:58régionale.
30:58Mais là aussi,
30:59ayons un peu de mémoire,
31:01qu'a fait Strasbourg ?
31:02Qu'a fait Toulouse ?
31:03Strasbourg est tombé moins bas,
31:05Toulouse aussi.
31:05Beaucoup moins
31:06des Girondins
31:06qui sont quasiment morts.
31:07Ils ont su remonter
31:08jusqu'aux Coupes d'Europe.
31:09Donc un club,
31:10et en foot,
31:11c'est déjà ça qui est extraordinaire,
31:12ne meurt finalement jamais.
31:13Et donc c'est à eux
31:14aujourd'hui
31:15qu'il faut qu'à Bordeaux,
31:16tout le monde se mobilise
31:17pour repartir
31:19comme d'autres l'ont fait
31:19pour gagner l'élite.
31:21Moi aujourd'hui,
31:21je préférerais que Bordeaux
31:22soit en Ligue 1.
31:23J'avais une dernière question
31:24avant de vous libérer,
31:25Philippe Diallo.
31:26Dans la loi,
31:27il est indiqué également
31:28qu'il y aura l'obligation
31:29de diffuser un match en clair
31:31lors des prochains
31:32Droits Télé.
31:33Ça m'a échappé.
31:34Ça vous a échappé ça ?
31:35Ça m'a échappé.
31:35C'est la proposition de loi
31:36ça en tout cas.
31:37Un match en clair.
31:38Ce qui a été...
31:38C'est ce que contestait
31:40notamment des présidents
31:40en Ligue 1.
31:42Ça a été une proposition.
31:43Je crois que ça a été sorti
31:44de l'hommage de la sortir.
31:46Parce qu'il a contesté
31:47Nasser Al-Aifi,
31:48Olivier Letton,
31:49Bernard Fouca.
31:49Bien sûr,
31:49mais nous aussi,
31:50on l'a contesté
31:52parce qu'on ne peut pas,
31:54au moment où nos clubs
31:55ont un différentiel
31:57de Droits TV
31:57avec leurs voisins
31:58de 1 à 5,
31:59à 6,
32:00à 7,
32:01leur mettre des contraintes
32:02supplémentaires
32:02qu'il ne faut qu'on puisse pas
32:03combler.
32:04Un match,
32:04ça peut dévaloriser le produit.
32:05Ah bon ?
32:06Aujourd'hui,
32:07ce que le Parlement a fait,
32:11et je m'en félicite,
32:12c'est qu'il a permis
32:13de vendre un lot unique
32:15la prochaine fois.
32:16D'accord.
32:16L'exclusivité du Championnat de France.
32:19Et ça,
32:19ça peut avoir de la valeur,
32:21ça peut intéresser
32:22des diffuseurs
32:23et je l'espère
32:24qu'ils répondront présents.
32:26Et je pense qu'aujourd'hui...
32:27Vous êtes confiant sur ce dossier ?
32:29En tout cas,
32:30il y a des premiers signes,
32:31d'après les informations que j'ai,
32:33d'intérêt
32:34de beaucoup
32:35de diffuseurs
32:36pour revenir
32:37sur la Ligue 1.
32:39C'est un premier signe
32:41encourageant.
32:42Ça ne fait pas le dossier,
32:43ça ne fait pas le montant,
32:44mais en tout cas,
32:45ça montre que la Ligue 1,
32:47qui est souvent dénigrée
32:48alors que c'est sportivement
32:50un bon championnat,
32:52intéresse du monde.
32:52Elle vaut combien la Ligue 1 aujourd'hui ?
32:54Ça, c'est le marché
32:55qui le dira.
32:55200 millions ?
32:55250 millions ?
32:56C'est le marché qui le dira.
32:58D'accord.
32:58Philippe Bielot,
32:59merci d'être venu
33:00dans la Fédération Française
33:03de football.
33:04À très bientôt.
33:04!
33:05Sous-titrage Société Radio-Canada
33:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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