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Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic. Au sommaire : JO 2030, Edgar Grospiron démissionne. Banon, l'avenir de l'EHPAD, source de tensions. Et à Villeneuve, les vignes résistent à la chaleur.
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00:00Sortie de piste pour Edgar Gropiron, le président du comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030,
00:07a démissionné cet après-midi lors du bureau exécutif des Alpes 2030.
00:11Un départ qui ouvre une nouvelle crise au sein de l'organisation sur fond de querelles de clochers pour la
00:16carte des sites de compétition.
00:19L'avenir de l'EHPAD de Bannon au cœur d'une querelle entre le maire du village, Sylvain Ritchie, et
00:25son homologue de Manosque, Camille Galtier,
00:26les deux hommes sont en désaccord sur le financement du nouveau projet.
00:30Les habitants s'étaient prononcés il y a quelques semaines en faveur de la construction d'un nouvel établissement sur
00:36le stade du village.
00:38L'été a été très chaud et sec et c'est toujours un défi pour les viticulteurs d'organiser leur
00:43vendange au meilleur des moments.
00:45À Villeneuve, dans les Alpes de Haute-Provence, la date de récolte du raisin n'a pas été chamboulée, mais
00:50le fruit de la vigne est quelque peu différent.
00:53L'oricharié nous explique tout en fin de journal.
00:56Lui, la chaleur l'a arrêté. Pierre Leroy a marché une partie de l'été.
01:01L'ancien maire de Puy-Saint-André voulait rallier la Bretagne à pied.
01:05Une quête initiatique, mais aussi un voyage à travers les ravages de la sécheresse.
01:09Il sera notre invité.
01:15Edgar Gropiron a donc posé sa démission en pétrée depuis des mois dans des guerres de clochers sur fond de
01:21cartes des sites olympiques.
01:23Le président du comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 a donc mis fin à ses fonctions.
01:30Aujourd'hui, incapable de nouer des partenariats ou de faire avancer le dossier, le champion olympique d'Alberville s'est
01:37donc écarté de lui-même.
01:38Plusieurs noms sont cités.
01:39Pour lui succéder, on fait le point avec nos confrères de RMC Sport.
01:43Oui, en premier, celui d'Amélie Oudea-Castera, l'actuelle présidente du comité olympique qui rêve du poste depuis de
01:49très longues semaines.
01:49Elle pourrait être associée à un champion olympique de biathlon, Vincent G, membre fondateur du projet Alpes 2030.
01:56Un autre nom revient avec insistance, celui de la légende du biathlon six fois paré d'or, Martin Fourcade.
02:02Dira-t-il oui cette fois après avoir dit non il y a 18 mois pour ce poste complexe et
02:06très politique ?
02:07Reste une donnée importante, à un peu plus de 1000 jours de son lancement, l'Olympiade française inquiète jusqu'au
02:12plus haut sommet du CIO,
02:14le comité international olympique, qui pourrait même placer sous tutelle l'organisateur français,
02:19preuve d'une confiance limitée en ses capacités de livraison dans les temps de la compétition.
02:24Et Edgar Gropiron s'est exprimé sur LinkedIn, c'est le réseau social professionnel.
02:29Je cite « Certains diront sans doute que c'est un échec ou un renoncement, je préfère dire que j
02:34'ai atteint dans le cadre qui était le mien,
02:36le point où il devenait plus juste de passer la main que de s'y accrocher. »
02:43Un homme de 39 ans a été retrouvé mort à Puy-Saint-Vincent, porté disparu depuis le 5 septembre.
02:49Il ne l'avait plus donné signe de vie.
02:51C'est la mairie de Puy-Saint-Vincent qui a annoncé aujourd'hui que l'homme a été retrouvé décédé.
02:58Le nouvel EHPAD de Bannon sortira-t-il un jour de terre si les habitants s'étaient prononcés en faveur
03:04de la construction d'un nouvel établissement ?
03:06Sur l'actuel stade de la commune, le projet est à l'arrêt la raison.
03:10Une querelle politique entre les maires de Bannon et de Manosque.
03:13Sylvain Ritchie et Camille Galtier sont en désaccord sur le financement et se le font savoir par presse interposée.
03:19Le reportage de Laurie Charrier.
03:21C'est lors d'une interview sur BFM d'ici que le maire de Manosque, également président du conseil de
03:26surveillance de l'hôpital, a accusé publiquement Sylvain Ritchie.
03:29Le maire de Bannon a décidé, sur une question qui me semble illégitime, de se faire de l'argent à
03:38titre de la municipalité, de se faire de l'argent sur le dos de la santé de ses concitoyens.
03:41Une accusation incomprise par l'élu de Bannon.
03:44J'ai été littéralement scotché au vu de la virulence des propos.
03:50En toile de fond de cette querelle, la cession d'un terrain.
03:53La municipalité et les habitants sont d'accord pour que l'EHPAD soit installé à la place du stade, mais
03:58ce dernier devra être reconstruit.
04:00Et pour ça, il faut des finances.
04:02C'est pourquoi le maire ne souhaite pas céder le terrain gracieusement.
04:05Nous avons proposé d'intégrer une forme de compensation financière qui prendrait l'aspect d'un bail à construire avec
04:15un loyer mensuel de 700 euros.
04:17L'idée que la cession ne serait pas gratuite a envahi l'esprit du maire de Bannosque.
04:23Et sous ce prétexte, je viens d'apprendre qu'il avait décidé de suspendre le dossier de construction.
04:29Pour Camille Galtier, il n'est pas question que l'hôpital finance les projets de Bannon.
04:32Je crois que c'est une question de responsabilité.
04:34Les projets politiques dans les communes, on en a tous, on les assume tous.
04:37Après, il y a des élus qui parlent beaucoup de santé et qui font, et il y a des élus
04:41qui parlent beaucoup de santé et qui ne font pas.
04:43L'hôpital n'est pas là pour boucler le budget de la commune de Bannon.
04:46Face à cette querelle politique, le projet pourrait être retardé.
04:49Un rendez-vous a été demandé par le maire de Bannon avec la présidente du département et Camille Galtier.
04:55Après un été marqué par des incendies exceptionnels au niveau national, la députée des Hautes-Alpes, Valérie Rossi, demande à
05:03la nouvelle mission opérationnelle de sécurité civile de se rendre dans le 05.
05:07Ces parlementaires sont chargés de faire le point sur les risques de feu.
05:12Et la réponse à apporter, Valérie Rossi, veut faire reconnaître la spécificité des territoires de montagne.
05:17Cette visite est programmée pour le 16 septembre prochain.
05:22Jean Chabres s'est éteint.
05:24L'ancien compagnon de route de Daniel Spagnou a été à la tête de la mairie de Barcelonette pendant 25
05:29ans.
05:30Il avait notamment œuvré pour le rapprochement de la ville avec le Mexique jusqu'à être nommé consul honoraire du
05:36pays d'Amérique centrale en 2010.
05:38Sa carrière politique avait débuté en 1977 aux côtés notamment de Pierre-Martin Charpenel.
05:45Yvan Bouguillon, l'actuel maire de Barcelonette, salue un homme de conviction, engagé, disponible et fidèle qui aura marqué durablement
05:53la vie de notre territoire.
05:56Le sprint final pour les élections sénatoriales et lancer les sortants battent la campagne à l'image de Jean-Yves
06:03Roux.
06:03Le sénateur des Alpes-de-Haute-Provence va à la rencontre des maires qu'il doit convaincre en vue du
06:09scrutin du 27 septembre.
06:10Le reportage de Tom Ferraud.
06:13Comme à son habitude depuis le 11 juin dernier, Jean-Yves Roux, sénateur des Alpes-de-Haute-Provence, fait son
06:18tour des mairies du département.
06:20Après avoir sillonné les routes de Bradas, Saint-Janet et Bain, cap sur Barème, une commune loin d'avoir été
06:25choisie par hasard.
06:26Aujourd'hui j'ai choisi Barème parce que c'est un peu un clin d'œil.
06:29Parce qu'à Barème, c'est chez mon ami Jean-Louis Chabot, qui est le président de l'association des
06:35maires ruraux.
06:36Et aujourd'hui j'ai une pensée pour Daniel Espagno.
06:38Et je crois que tous les trois, on faisait un trio remarquable pour défendre la ruralité.
06:43Défendre la ruralité, un combat évidemment soutenu par le président de l'association des maires ruraux des Alpes-de-Haute
06:49-Provence, Jean-Louis Chabot.
06:50C'est quand même notre porte-parole qui fait remonter les inquiétudes des communes, notamment des maires ruraux.
06:56Donc c'est très important d'échanger avec lui sur nos problématiques, sur les attentes des maires, sur la manière
07:01dont sont traduites les politiques publiques au sein de nos ruralités.
07:06Il faut toujours discuter, être dans le dialogue, être dans le partage.
07:09Être dans le partage avec toutes les communes, même les plus petites, à l'exemple du village de Saint-Jacques,
07:14comptant seulement 72 habitants.
07:15J'attends qu'ils nous écoutent, qu'ils soient à notre écoute, nous petits villages, qu'on ne soit pas
07:22délaissés par rapport aux autres grandes communes, qu'on existe aussi et qu'on nous prenne en considération.
07:29Et c'est tout ce que je demande.
07:30Pour rappel, les sénateurs sont élus au suffrage indirect par un collège de grands électeurs composé de députés, de conseillers
07:36régionaux, départementaux et municipaux.
07:39Chaque année et plusieurs fois par an, les services de secours et de sécurité mettent à l'épreuve leurs procédures
07:45d'intervention.
07:46Pour cela, un exercice de grande ampleur est organisé par le centre opérationnel départemental.
07:51Ce matin, les Hautes-Alpes ont joué pour la première fois plusieurs scénarios simultanément avec les Jeux olympiques et paralympiques
07:57en ligne de mire.
07:59La plupart de ce qu'on va voir aujourd'hui dans notre exercice est réellement joué.
08:04On a des plastrons, on a des personnes qui vont jouer les victimes et les différentes personnes qui sont impliquées
08:13dans l'ensemble des événements qu'on va rencontrer aujourd'hui.
08:16Et donc, on est vraiment sur site et il y a réellement de la projection des moyens de secours et
08:24de sécurité sur les lieux des incidents.
08:27Avec l'idée derrière la tête de l'échéance des Jeux olympiques 2030 qui va être une échéance majeure et
08:37un véritable accélérateur pour nous dans cette préparation à la gestion de crise.
08:42On va aussi, on le sait, être confronté à des menaces d'une nature qu'on n'a peut-être
08:47pas l'habitude de connaître dans notre département.
08:50Donc, c'est aussi dans la perspective de cette préparation opérationnelle qu'on a décidé aujourd'hui de saisir l
08:56'occasion de faire un exercice aussi complet.
09:00Après l'été le plus chaud jamais enregistré en France, les vignerons entament les vendanges du côté de Villeneuve.
09:06Celle-ci démarre à peu près aux mêmes dates que l'année dernière.
09:10Cependant, la chaleur et la sécheresse peuvent avoir un impact sur les caractéristiques gustatives du raisin.
09:15Le reportage de Laurie Charrier.
09:18À Villeneuve, au domaine Nozari, les grappes de raisins sont récoltées une à une à la main.
09:23C'est un plaisir de vie d'Angers.
09:25Oui, il faut attention à comment on le récolte.
09:29Sinon, ils sont tous matures en récoltant.
09:33Avec les températures élevées de cet été, on aurait pu s'attendre à une récolte avancée.
09:38Cependant ici, les vendanges ont respecté le calendrier de l'an passé.
09:42Mais la chaleur a quand même quelques effets sur le raisin.
09:45On a commencé avec une journée d'avance par rapport à l'année dernière.
09:49Effectivement, les raisins sont par contre bien plus mûrs que l'année passée.
09:53Au niveau de la maturité, vous allez avoir plus de sucs qui vont être développés.
09:56Du degré aussi d'alcool va être impacté.
09:58Le goût du vin n'est pas altéré.
10:00Puis après, vous allez avoir des arômes qui vont être plus développés.
10:02Il reste encore une quinzaine de jours de vendanges avant de dresser le bilan.
10:06Et si la qualité sera au rendez-vous, les vignerons s'attendent à une quantité légèrement plus faible que l
10:12'an passé.
10:13Une perte liée aux épisodes de grêle de cet été.
10:16Et concernant la chaleur, ici, il n'y a pas de secret.
10:18On a quand même le goutte à goutte.
10:20Sachant qu'on n'arrose pas énormément le goutte à goutte.
10:23C'est quand même très ponctuel.
10:26Mais c'est une culture qui résiste normalement bien à la sécheresse.
10:30Ces vignes n'ont pas encore vu passer beaucoup d'été.
10:32Mais ce jeune domaine est encore cette année parti sur une bonne lancée.
10:37Et on retrouve maintenant l'invité de la rédaction.
10:44Et cet invité, c'est Pierre Leroy.
10:46Bonsoir, vous êtes l'ancien maire de Puy-Saint-André.
10:50Alors au printemps dernier, vous vous êtes lancé dans une traversée de la France à pied.
10:54Depuis nos montagnes vers la Bretagne.
10:56Vous cherchiez une rupture.
10:58Cet été, vous avez surtout trouvé la sécheresse, la canicule.
11:01Qu'est-ce que vous avez ressenti face au paysage français ravagé par ces chaleurs ?
11:07En effet, oui.
11:08Bonjour à tous d'abord.
11:10J'ai en effet prévu le lendemain de la fin de mon mandat de président du pays grand bruyant sonnet
11:17de partir à travers la France.
11:18A la fois parce que j'avais envie, moi, de me retrouver personnellement après 20 ans d'engagement en tant
11:24qu'élu.
11:24Et puis aussi, j'avais envie d'aller à la rencontre des territoires.
11:28Donc, en effet, on savait, on sait depuis très très longtemps les impacts de la crise climatique.
11:34On les vit, en particulier d'ailleurs dans les Hautes-Alpes.
11:37On le voit sur les effondrements, les glissements de terrain et le reste.
11:42Je m'attendais à une canicule potentielle.
11:45Dans la réalité, j'ai démarré, il faisait moins 5 degrés le 14 mai.
11:50J'ai dormi d'ailleurs dans la neige au-dessus d'Embrun.
11:54Et puis très vite, je suis arrivé dans le Verdon.
11:56Et là, je suis passé à plus 36 degrés.
11:59Et ensuite, plus 40 degrés.
12:01Et puis ensuite, plus 45 degrés à l'ombre.
12:04Donc, évidemment, quand on marche, on n'est pas nécessairement à l'ombre.
12:07Donc, des moments, j'étais à 55 degrés.
12:10Et c'est vrai, deux mois et demi sur des canicules ininterrompues,
12:16c'est vraiment une épreuve de force.
12:18Et ça pose question.
12:19Parce qu'en fait, on se rend compte que notre adaptation,
12:22eh bien, là, c'est le 8.
12:23Il y a un moment donné où c'est la vie qui est en jeu.
12:27J'ai vu des randonneurs qui avaient des hallucinations à 11 heures.
12:30J'ai vu des personnes âgées chez elles.
12:32Parce que je buvais à peu près 6 à 8 litres d'eau par jour.
12:36Donc, j'allais taper aux portes.
12:38Et là, j'ai rencontré des gens, clairement, qui étaient dans un confinement.
12:41J'ai vu des gens, je me souviens d'un monsieur de 90 ans,
12:45en slip dans le noir dans sa maison,
12:48et qui était dans un état catastrophique.
12:50Donc, dans les Hautes-Alpes, on ne se rend pas compte.
12:53Mais ailleurs, eh bien, il faisait 16, 17 degrés de plus qu'à Briançon.
12:58Donc, c'est un autre monde, très clairement.
13:04Donc, cette sécheresse, cette chaleur, vous, vous l'avez subie aussi.
13:08Vous avez même dû mettre en pause votre projet.
13:12Ça devenait dangereux de continuer ?
13:16Alors, physiquement, moi, j'étais extrêmement motivé pour cette affaire.
13:21Je savais que j'avais 2000 kilomètres à faire parce que je rejoignais le projet.
13:26C'est encore de rejoindre la Bretagne.
13:29Là, ça y est, j'ai traversé la France ce matin.
13:31D'ailleurs, j'étais au bord de la plage ce matin, à la Tranche-sur-Mer, mon village d'origine.
13:36Donc, ça y est, j'ai traversé la France.
13:38Mais là, je remonte vers la Bretagne.
13:41Donc, je n'ai pas terminé le chemin.
13:44Mais en effet, j'ai subi de plein fouet cette histoire.
13:48Ce sont mes proches qui m'ont déconcilié de continuer.
13:52Parce que, comme je le disais tout à l'heure, l'adaptation a ses limites.
13:56Au moment, on se met clairement en danger.
13:58Donc, au début, j'ai commencé à m'adapter au niveau des horaires.
14:01C'est-à-dire que j'ai mis mon réveil, alors que ce n'était pas vraiment ce que je
14:05souhaitais.
14:06Étant donné que j'étais à la retraite depuis le mois de mai,
14:09j'ai mis mon réveil pour pouvoir me lever avant l'aube.
14:11Je me préparais en 25 minutes.
14:13Et puis ensuite, j'accélérais, ce qui n'était pas non plus prévu.
14:17J'avais envie de marcher doucement.
14:18Mais finalement, j'étais obligé d'accélérer.
14:20Parce qu'à partir de 10 heures, là, c'était totalement plombé.
14:25Et donc, ça devient un vrai problème.
14:27J'ai discuté beaucoup avec des gens du BTP.
14:29J'ai discuté avec un chauffeur de bus qui me disait
14:33qu'il a transporté des collégiens et des lycéens avec 55 degrés dans le quart.
14:38Lui, il avait un bandana pour absorber sa sphère.
14:41Et il voyait ces jeunes derrière.
14:43Donc, il y a quand même des situations qui deviennent extrêmement critiques.
14:48Sachant qu'aujourd'hui, on le sait, ce qu'on a vécu cet été,
14:51c'est le début de ce qui va devenir demain.
14:55Donc, l'adaptation ne suffit pas.
14:57Là, très clairement, il va falloir évidemment continuer à s'adapter.
15:01Mais il va falloir travailler beaucoup sur l'atténuation.
15:03Parce qu'on a pris beaucoup de retard ces dix dernières années.
15:07Vous parlez des gens qui ont énormément souffert de la chaleur.
15:11J'imagine que vous avez aussi été témoin de la nature,
15:14des cultures qui souffraient aussi de cette chaleur.
15:20Ah oui, que ce soit la faune ou la flore, c'est assez impressionnant.
15:25Encore une fois, je pense que dans les Hautes-Alpes, on ne prend pas la vraie mesure.
15:30Moi, je parlais à mon fils.
15:31Il disait qu'il faisait très chaud.
15:32C'était insupportable.
15:33Il était à Briançon.
15:35Sauf que moi, j'avais 17 degrés de plus.
15:37Donc, on a du mal à imaginer ce qui se passe dans d'autres secteurs.
15:41Là, moi, j'ai vu une nuit, je me souviens, dans le Périgord,
15:45où le lendemain matin à 5h, quand je redémarre,
15:49je n'ai pas reconnu les arbres autour de moi.
15:51Je me suis dit, mais qu'est-ce qui se passe ?
15:53Et je me suis dit, c'est moi qui hallucine.
15:56Et j'ai discuté avec les gens du coin.
15:58Ils m'ont dit, là, en 24h, la défoliation s'est mise en place.
16:03Les arbres se sont protégés pour survivre.
16:06Et donc, on transformait leur aspect.
16:08On avait l'impression d'être passé à l'automne en 24h.
16:12Donc, c'est assez impressionnant.
16:13Et puis, j'ai vu, là, que ce soit les champs de maïs,
16:16que ce soit les champs de tournesol.
16:18Enfin, c'était effrayant.
16:19On avait l'impression qu'il y a eu un incendie partout.
16:21Alors, si on parle de l'incendie,
16:23j'ai aussi reçu les cendres de l'incendie de Bordeaux.
16:27J'étais à 120 kilomètres à un moment donné.
16:30Et donc, j'ai participé à un match de foot
16:33avec une équipe de foot féminine.
16:36Et on voyait les cendres qui nous tombaient dessus.
16:38Et ça a été d'ailleurs l'objet de la discussion
16:40qui a suivi avec elle.
16:42Parce qu'en effet, c'est plus qu'inquiétant.
16:45On est cerné de toutes parts.
16:48Pierre Leroy, vous êtes un homme politique.
16:51Ce constat, ce dont vous avez été témoin, vous, cet été,
16:54qu'est-ce que vous voulez en faire ?
16:58– Disons que ce qu'on vit, ça fait 40 ans qu'on le sait.
17:02Ça fait 40 ans qu'on est averti que ça va advenir.
17:07Peut-être en effet qu'il faut que chacun d'entre nous
17:10ressente dans notre corps ce qui arrive.
17:14Donc là, je pense que c'est un peu le cas.
17:16même si beaucoup de personnes patentées ont l'air de dire
17:22que ce n'est pas parce qu'on l'a subi cet été
17:25que dans un mois, on s'en souviendra encore
17:27et que politiquement, il y a des actions qui seront menées.
17:30Donc c'est un petit peu le vrai sujet
17:33parce qu'encore une fois, on produit plus de CO2 globalement
17:37que ce qu'on n'a jamais produit.
17:38Donc de toute façon, la crise climatique va s'accélérer.
17:42Ça, c'est clair.
17:44Ça veut dire que demain, ça sera pire qu'aujourd'hui.
17:46Donc à partir de là, moi, comme depuis 40 ans,
17:50j'essaie d'agir à mon niveau.
17:51D'ailleurs, ça a été ma meilleure façon de, quelque part,
17:55de sublimer la colère face à ce qui se passe.
17:58Donc je vais continuer, moi, à titre personnel,
18:00à agir, même si j'ai fait le choix de ne plus être élu
18:03parce que je pense qu'il faut que ça tourne.
18:05Il faut qu'il y ait d'autres visions.
18:07Il faut laisser la place à des jeunes.
18:10Donc ça a été mon choix.
18:12Pour autant, il n'y a pas que l'avis d'élu.
18:15Et donc je pense que personnellement,
18:17je vais continuer à m'investir.
18:21Cette marche de six mois
18:24participe pour moi à une forme de réflexion
18:26pour savoir, en blaguant, je dis ce que j'ai envie de faire
18:29quand je serai plus grand.
18:30Donc j'y travaille.
18:33Je contacte énormément de gens actuellement
18:35pour savoir quelle est ma place,
18:38quelle est la place la plus adaptée
18:39avec les compétences que j'ai acquises,
18:42les connaissances que j'ai acquises,
18:43le temps qui m'est donné, là, étant à la retraite.
18:46Eh bien, je continue à réfléchir comment je vais m'engager.
18:50Mais c'est clair que je vais continuer à m'engager.
18:53– On est justement en plein début de campagne pour l'élection présidentielle.
18:59Est-ce qu'il y a aussi peut-être la volonté d'aller alerter
19:02les personnes qui sont amenées à diriger ce pays ?
19:07– Là, il y a beaucoup de journalistes qui me suivent.
19:11Donc j'ai été interviewé dans beaucoup de médias.
19:14Je suis passé sur France Info, sur France Inter, sur France 2.
19:18Là, j'ai des journalistes du monde.
19:21Donc en effet, je parle, je fais des conférences encore
19:25un peu partout en France.
19:27Là, sur le chemin, j'ai dû rencontrer 16 ou 17 maires,
19:31des présidents de communes, mais aussi des responsables d'associations,
19:35des responsables de tiers-lieu.
19:36Donc j'essaie de voir ce qui se passe dans les marges,
19:39dans les territoires, parce que je crois en effet
19:41que la solution viendra des territoires.
19:43Il y a un potentiel exceptionnel.
19:46C'est très impressionnant de voir toutes ces actions
19:49qui se passent dans les territoires.
19:50Les citoyens se mobilisent, construisent, travaillent ensemble, coopèrent.
19:56Et ça, ça m'intéresse.
19:58Et je pense que je vais continuer sur ce chemin,
20:01aller à la rencontre des gens, pour voir ce qui se passe
20:04dans les territoires, et puis pour accompagner, pour soutenir,
20:08pour essayer de faire du lien, pour essayer de permettre
20:12que chacun soit plus efficace aussi dans ses démarches,
20:15autour des besoins primaires de la population.
20:18Parce qu'aujourd'hui, boire n'est pas garanti, ni en quantité, ni en qualité.
20:23Manger, local et bio, c'est loin d'être garanti.
20:26Se loger n'est pas du tout garanti.
20:28Tous les besoins primaires des populations, aujourd'hui, ne sont pas garantis.
20:32Donc j'en avais discuté avec le Premier ministre en disant,
20:36mais attendez, la France, pays développé,
20:39bah écoutez, ça peut interroger quand tous les besoins primaires
20:42des populations ne sont pas garantis.
20:44Ça crée de la colère, et derrière, c'est une crise sociale,
20:48c'est une crise démocratique, c'est évidemment une crise de biodiversité,
20:51une crise climatique.
20:52Donc il y a un ensemble de crises, et je pense que pour pouvoir les résoudre,
20:56les candidats à la présidentielle seraient heureux d'aller justement
21:00au contact des populations, de comprendre ce qui se joue,
21:03de prendre en compte ces grands enjeux, je n'ai pas le sentiment
21:07que pour l'instant, on en soit là.
21:10Clairement, sur la crise climatique, il y a peu de débats,
21:13peu de discussions, alors que pour moi, c'est fondamental.
21:17Très clairement, on va dans le mur.
21:19Aujourd'hui, des gens meurent à cause de cette crise,
21:22et malheureusement, ça risque de perdurer s'il n'y a pas des décisions
21:27assez radicales pour pouvoir changer un certain nombre de choses
21:30dans le nouveau monde qui vient devant nous.
21:34Pierre Leroy, très rapidement, il nous reste un peu moins d'une minute,
21:37vous parliez de poursuivre votre chemin, justement votre chemin physique.
21:41Vous approchez de la Bretagne, quand est-ce que vous allez terminer votre périple ?
21:47Écoutez, il n'y a pas de date, parce que je suis libre,
21:50c'est-à-dire que dès le départ, je ne savais pas combien durerait cette aventure.
21:55Chaque jour, je ne sais pas où je dors le soir,
21:57je ne sais pas combien de temps ça va durer.
21:59Alors peut-être qu'en effet, étant donné comment j'ai progressé
22:03jusqu'à maintenant, il se peut que d'ici un mois, un mois et demi,
22:07je sois à mon point d'arrivée dans le Finistère.
22:10C'est tout à fait possible.
22:12Merci beaucoup, Pierre Leroy, d'avoir été avec nous sur BFM d'ici.
22:16C'est tout à fait possible.
22:16Merci.
22:16Merci.
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