Passer au playerPasser au contenu principal
À 15 ans, Océane apprend qu'elle est née sans utérus. Un diagnostic qui referme, d'un coup, la porte de la maternité biologique. Pendant des années, elle apprend à vivre avec cette absence, jusqu'à ce que la science lui offre une réponse inattendue.

À l'Hôpital Foch, une équipe pionnière réalise des greffes d'utérus depuis 2019. Océane devient la troisième femme à en bénéficier : sa donneuse n'est autre que sa propre mère. Une chirurgie de haute précision, des vaisseaux sanguins suturés au millimètre, des heures de tension au bloc opératoire — et un utérus « endormi » qui se réveille en quelques semaines à peine.

Puis vient l'attente. La FIV, les embryons congelés, les mois de prudence avant le premier transfert. Trois échecs. Puis, enfin, une grossesse qui tient. Le 3 juillet dernier, Louisa est née. 2,6 kg.

Dans cette vidéo, Océane raconte ce chemin : le choc du diagnostic, la décision de sa mère, la peur avant l'opération, l'émotion des premières règles retrouvées, l'attente insoutenable des transferts d'embryons, et cet instant où elle a tenu sa fille pour la première fois — portée par l'utérus qui, une génération plus tôt, l'avait elle-même mise au monde.

Un témoignage rare sur une prouesse médicale française, mais surtout sur un lien transgénérationnel entre une mère et sa fille, réparé par la médecine.

§ #hopitalFoch #greffe #greffeuterus #médecine #santé #natalité

Suivez-nous sur :
Youtube : https://www.youtube.com/c/lepoint/
Facebook : https://www.facebook.com/lepoint.fr/
Twitter : https://twitter.com/LePoint
Instagram : https://www.instagram.com/lepointfr
Tik Tok : https://www.tiktok.com/@lepointfr
LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/le-point/posts/
Bluesky : https://bsky.app/profile/lepoint.fr
Threads : https://www.threads.net/@lepointfr
WhatsApp : https://www.whatsapp.com/channel/0029VaDv82FL2ATwZXFPAK3c
www.lepoint.fr
§

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00J'ai reçu une grève de mamans d'utérus, je suis la troisième femme en France à recevoir ce type
00:05d'opération
00:06et aujourd'hui je suis enceinte de 7 mois, de mon premier enfant.
00:09A 17 ans, on a découvert que du coup je n'avais pas d'utérus et du coup ça s
00:14'appelle le syndrome MRKH.
00:16Ma mère elle s'est effondrée ce jour-là et moi ça me fait ni chaud ni froid.
00:20On a appris que finalement il y avait une femme sur 4500 qui naissait sans utérus.
00:26On enterre un petit peu le fait de vouloir devenir maman un jour et tout le monde me disait
00:31mais Océane tu sais qu'il y a des grèves qui existent, tu sais qu'il y a des solutions,
00:35tu sais qu'il y a l'adoption.
00:36Dès que j'en ai entendu parler de cette grève, j'ai dit à Océane si un jour tu as
00:40besoin, je serai ta donneuse si tu le souhaites.
00:43Quand on est rentré dans le protocole, ils nous ont tout de suite donné une liste de risques
00:50mais c'est un peu comme quand on achète une boine de médicaments, on regarde la liste des risques
00:55et je me suis dit bénéfice-risque, ça se tente.
01:00Jusqu'à la veille, on peut encore nous dire que les résultats ne sont pas bons
01:04et on peut encore nous dire que du coup la grève peut être annulée.
01:09L'opération dure à peu près 13 heures, donc il la faut en deux fois
01:13parce que du coup on est dans une position où la tête est plutôt en bas, donc il faut aussi
01:18que le sang recircule.
01:20Et sur la fin de la ponction de l'utérus, moi ils m'endorment en parallèle pour que du coup
01:28ça se fasse vraiment simultané.
01:29C'est compliqué pour tout le reste de la famille parce qu'ils sont dans l'attente de savoir si
01:34tout se passe bien.
01:35À ce moment-là, je suis ultra stressée.
Commentaires

Recommandations