00:00Il est 9h30, on est avec Philippe Ballard et là on va parler du RN, parce que la campagne a
00:05à peine commencé que Haro sur le RN.
00:08On avait remarqué, oui, il ne nous a pas échappé.
00:10Et c'est toujours intéressant parce que c'est, alors, je disais c'est ou un papier de Libé ou
00:15un papier du Monde,
00:17généralement avec des petites phrases qui sont dites mais qui sont effectivement impossibles à vérifier,
00:25qui sont là pour faire, oui, pour discréditer, généralement.
00:31Et il y a eu un papier, donc l'avis de Jet Setter de Jordan Bardella, c'est ça l
00:35'angle.
00:36C'est-à-dire que, bon, on sait la campagne aujourd'hui qui est la sienne,
00:40il a été à Monaco un jour dans un circuit de Formule 1,
00:46et depuis il y a cette image qui est véhiculée par le RN.
00:52Je ne sais pas si c'est un débat ou pas à l'intérieur du RN.
00:54Mais non, mais on va s'en prendre, pardon, mais pendant huit mois, ça va être comme ça.
00:58Voilà, on s'y prépare.
00:59Mais encore une fois, tant mieux, ça montre qu'on dérange, on dérange le système,
01:04qu'il y a une formidable dynamique d'engagés.
01:09Voilà, et ça ne pèse pas sur moi, personnellement.
01:11En circonscription, ce week-end, personne ne m'en a parlé, y compris auprès de nos militants.
01:15Mais alors, ce qui m'ennuie, c'est que c'est des méthodes de journalistes.
01:18On voit ça, par exemple, Vincent Bolloré a tweeté ce week-end.
01:22Bon, là, il a écrit, c'est très intéressant,
01:23il a dit, juste rentrer, je me découvre faisant la couverture de plusieurs hebdomadaires
01:26et livres pris en boucle sur les ondes.
01:29Mon étonnement est qu'ils expliquent avec aplomb, sans que je ne les connaisse ou leur ait parlé,
01:33ce qu'il y a dans ma tête et des jugements que j'aurais prononcés sur les uns et les
01:37autres.
01:37Par exemple, il y a une phrase qui est rapportée sur Marine Le Pen,
01:40évidemment, il n'a jamais dit ça.
01:41Bon, évidemment, les pensées et les paroles qu'il m'attribue sont toujours mauvaises,
01:45et négatives, et désagréables pour les uns et les autres.
01:48Ces méthodes non professionnelles, dégoutiers, venimeux,
01:53ont finalement toujours le même but, essayer de discréditer quelqu'un
01:55qui ose résister à la petite caste qui dirige notre pays
01:58et dont ils sont le bras armé médiatique.
02:00Il y a toujours eu, et partout, des petites castes.
02:03Bon, alors c'est vrai que, quand Libération, je le répète,
02:06écrit sur CNews, sur l'heure des pros, sur votre serviteur,
02:10sur Vincent Bolloré, etc., à chaque fois, tout est faux, en fait.
02:13Tout est faux.
02:14Donc moi, je vais vous dire, on me fait déjeuner dans un...
02:17Et ils n'appellent jamais.
02:19Parce que quand ils disent que je déjeune dans ce restaurant,
02:22ils sous-entendent que je vous rencontre, par exemple,
02:25et qu'on parle ensemble.
02:25Est-ce qu'on a déjeuné une fois ensemble ?
02:27Ma connaissance, non.
02:28À la cantine de TF1, peut-être qu'à 30 ans.
02:31Est-ce que j'ai déjeuné une fois avec Marine Le Pen ?
02:33Non, personne, jamais, ça n'arrive pas.
02:36Bon, alors je vous propose d'écouter Jordan Bardella,
02:39qui a répondu à ses attaques.
02:43Tout ce qui peut être dit ou écrit par le journal Libération,
02:47qui mentionne d'abord des propos que je n'ai pas tenus.
02:51Vous auriez dit, c'est elle ou moi ?
02:52Oui, je n'ai jamais dit cela,
02:54mais si vous voulez, quand on a des désaccords,
02:58on a pour habitude d'en discuter entre nous.
03:00Donc, je ne commenterai pas ces bruits de couloirs.
03:05Et ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a, avec Marine Le Pen,
03:09une affinité politique et personnelle indéfectible.
03:12Donc, je vous le dis, et je continuerai de vous le dire tout au long de la campagne,
03:15si certains attendent de ma part que je sois déloyal à Marine Le Pen,
03:20qui porte sur ses épaules les espoirs du peuple français et le destin de la France,
03:23alors c'est très mal me connaître,
03:25et c'est très mal connaître le sentiment qui me domine,
03:27à savoir que la France est en danger et que nous avons une occasion inédite et historique de la sauver.
03:33Alors, bon, là, ces propos sont clairs.
03:34Il était interrogé sur Marion Maréchal.
03:37Manifestement, Marion Maréchal fait son retour ou ferait son retour au RN.
03:40Et dans une réunion publique, on l'accuse de se lever et de dire, c'est elle ou moi.
03:46Bon, je ne connais pas bien Jordan Bardella,
03:48mais je ne pense pas qu'il est assez idiot dans une réunion de ce type
03:52où il y a 20 personnes qui vont répéter ça pour dire, c'est elle ou moi.
03:55Tout ça n'a pas beaucoup de sens.
03:56En revanche, on peut vous attaquer sur votre programme.
03:58On peut ne pas être d'accord avec vous.
04:00C'est là-dessus que c'est intéressant.
04:02Mais toutes ces petites phrases-là, bon, elles vont évailler la campagne.
04:07Alors, un mot quand même sur Marion Maréchal.
04:08Il ne faut pas oublier qu'en 2024,
04:10et c'est Jordan Bardella qui menait la campagne des législatives,
04:14c'était une alliée.
04:15On a trois députés qui appartiennent à son mouvement.
04:18Moi, je connais Anne Sicard qui est députée du Val-d'Oise
04:20puisqu'on siège dans la même commission des affaires culturelles
04:23et ça se passe merveilleusement bien.
04:24Donc, voilà, vous voyez, le point de départ, déjà, il est faux.
04:27Voilà, il est complètement bidon.
04:28Mais encore une fois, les journalistes de Libération,
04:30ce ne sont pas les seuls,
04:31vous avez cité un certain nombre de titres de presse,
04:34ont pour objectif, mais ils ne s'en cachent pas à la limite.
04:38Oui, mais les journalistes de Libé, moi, ça ne me dérange pas,
04:40ça ne me dérange pas, mais pourquoi tout le monde reprend ?
04:43Vous avez raison, mais moi, ça ne me dérange pas que Libé ait écrit ça.
04:45Mais ce qui est terrible, c'est que c'est repris partout comme des vérités.
04:49Mais c'est vrai aussi pour nous.
04:50Mais oui, mais vous savez, ce n'est pas vous que je vais l'apprendre quand même
04:53pour arrêter ce métier des dizaines d'années.
04:55Il suffit qu'il y ait, alors, dans un journal, le matin, un truc,
04:58tout le monde embraye dessus sans se poser trop de questions.
05:01Alors, des fois, il se donne la peine d'aller vérifier.
05:03Là, ils ont interrogé Jordan Bardella.
05:05Enfin, Jordan Bardella a été chez vous, il a été dans d'autres médias.
05:08Il a accordé, ces derniers jours, je ne sais pas combien d'interviews,
05:13avec Marine Le Pen, mais c'est un total accord.
05:17Il y a une dynamique qui se crée.
05:18Pourquoi est-ce qu'on irait calculer ça ?
05:20Mais il l'a dit, déjà, ils en discutent entre eux et le cercle rapproché.
05:28Et après, mais il y a nos problèmes.
05:30Voilà, c'est pas plus compliqué que ça.
05:32Moi, je trouve que c'est un peu un non-sujet,
05:34sauf que votre réaction, c'est quasiment votre réaction que je trouve suspecte,
05:40parce que vous nous dites, tout va très bien, Madame la Marquise,
05:42tout est parfait, il n'y a pas l'espace d'un papier de cigarette.
05:47Tout le monde sait que dans tous les partis, il y a des tensions.
05:50Et s'il y a des tensions au Rassemblement National,
05:53après tout, ça ne serait pas anormal,
05:55d'autant plus qu'on est en début de campagne.
05:57C'est le moment où les choses se mettent à plat d'entrée de jeu
06:00et où les terrains sont marqués.
06:02Marion Maréchal revient, mais qui s'aide ?
06:06D'autant plus que la ligne de Jean-Anne Bardella
06:08n'est pas tout à fait celle de Marine Le Pen,
06:11notamment sur l'économie, sur les retraites, sur le voile.
06:15On a cru comprendre qu'il y avait des dissensions.
06:19Donc, franchement, il y aurait des tensions
06:21et il y aurait des désaccords.
06:24Ça ne serait pas honteux non plus.
06:26Alors, Mathias Lebeuf, vous défendrez le Rassemblement National.
06:29Non, mais ce que je trouve incroyable, c'est la musique.
06:34Mais non, mais non, tout va très bien.
06:36Philippe Ballard.
06:37Philippe Ballard.
06:38Dans tous les partis, il y a des tensions.
06:40Philippe Ballard.
06:41Mais ça, votre phrase est intéressante.
06:43Dans tous les partis, il y a des tensions, ce qui est vrai.
06:44Mais nous, on n'est pas un parti comme un autre.
06:46C'est juste la différence.
06:47Oui, parce qu'on a une histoire qui fait qu'on n'est pas un parti comme un autre.
06:51On est unis.
06:53Et en plus, on a potentiellement, si on peut avoir la victoire au bout.
06:57Mais vous savez, il y a une phrase.
06:58Marine Le Pen et Jordan nous disent toujours,
07:00on fait campagne comme si on était à 15%.
07:02Pour Marion Marchand, je vous ai répondu,
07:04elle n'est jamais sortie.
07:05On a trois députés qui appartiennent à soi qu'elle n'est pas sortie.
07:08Il y a trois députés qui répartiennent.
07:11Ne me prenez pas.
07:12Elles sont parties et qui sont...
07:13Elle était chez Recoquette.
07:15Elle n'est pas fait.
07:16Ah oui, non, mais...
07:16Elle est sortie et elle revient.
07:18Elle était tête de liste même de Recoquette.
07:20Qu'est-ce qui s'est passé ?
07:20Elle s'est fait virer quand même.
07:24Elle est sortie du RN.
07:26Donc elle revient.
07:27Donc elle revient.
07:28Ce n'est pas nouveau, c'est depuis 2024.
07:30D'accord.
07:30Il y a un certain nombre de conseillers dans l'entourage de Jordan Bardella,
07:34par exemple, qui sont partis, qui ont...
07:36Oui, ils ont vu.
07:37Alors pourquoi il est parti ?
07:38Parce que...
07:40En fait, le terme...
07:41Marine Le Pen a répondu clairement.
07:43C'est moi qui l'ai souhaité.
07:44Est-ce qu'il s'est comporté correctement sur la forme ?
07:48Parce que sur le fond, il a...
07:49Mais alors c'est quoi ?
07:50Bien entendu.
07:50Mais qu'est-ce qu'il a fait de mal ?
07:52J'ai un désaccord économique sur tel point, tel point, tel point.
07:55Non.
07:56Pas à rechercher.
07:56Mais alors c'est quoi la forme ?
07:57Parce que Jean-Philippe, tant qu'il disait la même chose hier.
07:59Les stylos fabriqués en Chine, ce n'est pas costaud.
08:01Dites-moi, pourquoi il est viré ?
08:04Mais Marine Le Pen a dit.
08:05Moi, j'ai souhaité qu'il parte.
08:06Et pourquoi ?
08:07Parce que...
08:09Dans la presse, vous avez toute l'explication.
08:11Oui, mais moi, je m'en fiche la presse, vous êtes en face de moi, je ne lis pas la
08:14presse, moi.
08:15J'écoute Ballard.
08:16On est la septième puissance du monde.
08:17Je pense que la campagne présidentielle, la souffrance des Français, ça mérite autre chose
08:22qu'essayer de regarder un petit peu, je reprends la phrase de Jordan Bardella,
08:26c'est les vicissitudes de la vie politique.
08:28Voilà.
08:28D'accord.
08:30Il a poussé M. Bardella à être candidat.
08:33Oui.
08:34C'est ce que vous avez lu dans les journaux.
08:37Voilà, c'est ce que vous...
08:38Mais il n'y a pas...
08:39C'est ce que vous avez lu dans les journaux.
08:41Il n'y a pas de purge.
08:42Il n'y a pas de...
08:43Marine Le Pen a souhaité qu'il parte.
08:44Il n'y a pas de purge.
08:45Et puis, on clôt le chapitre.
08:46On ne purge pas ceux qui avaient soutenu Bardella.
08:49On n'est pas comme ça.
08:50Je ne sais pas, je ne vous pose des questions.
08:52Bon, écoutez, Jean-Philippe Tanguy, le groupe vit bien.
08:57Le groupe vit bien.
08:58C'est sans doute ce que nos adversaires déplorent.
09:00C'est vrai que là, nous avons des primaires à ciel ouvert.
09:02C'est les anciens macronistes qui se dévorent entre eux.
09:04La gauche qui se dévore entre elles.
09:07Quoi que j'ai entendu,
09:08un certain nombre de gens de gauche,
09:09soi-disant modérés comme M. Moscovici,
09:11qui sort complètement de sa neutralité
09:13en tant que président de la Cour des comptes européennes,
09:15commencent à expliquer que malgré le fait
09:16que M. Mélenchon ait des saillies antisémites,
09:18il le soutiendrait quand même au deuxième tour.
09:20Ça dérange nos adversaires, que tout aille bien.
09:23Bon, c'est intéressant ce qu'il dit sur Moscovici,
09:25parce que Pierre Moscovici, qui a été ministre, bien sûr,
09:28qui incarne ces gens qui étaient formés pour...
09:32Qu'est-ce qu'il incarne, d'ailleurs ?
09:34Il incarne, c'est très intéressant ce qu'il incarne.
09:36Il incarne la haute fonction publique,
09:41formée pour que le pays aille mieux,
09:43et c'est lui et ses amis qui nous ont mis dans le mur.
09:45D'accord.