00:04Le tissage à l'époque gauloise, c'est un artisanat qui demande de la patience et de la minutie.
00:12Un savoir-faire que découvre cette Mosellane, adepte du tricot.
00:16J'essaye de tisser un bracelet avec un métier à tisser ancien pour apprendre des techniques qu'on ne fait
00:23plus aujourd'hui.
00:24C'est pas aussi évident qu'il n'y paraît.
00:25Ce Mosellane, lui, se glisse dans la peau d'un arc-en-todon, un magistrat gaulois chargé notamment de superviser
00:32et réglementer la monnaie.
00:35C'est vachement intéressant et surtout on se dit qu'ils avaient quand même des sacrés bras parce qu'il
00:40faut mettre une bonne intensité dans la frappe pour arriver à marquer le flanc métallique.
00:46On se rend compte que les monnaies ont de grandes valeurs, donc or, argent, étaient souvent liées à des concentrations
00:54militaires.
00:55Soit pour payer les armées, soit pour financer un combat ou un pouvoir qui est en train de naître.
01:03Et puis on se rend compte que les monnaies autres du type potin, donc c'est des alliages cuivreux, pourraient
01:09être des monnaies pour des commerces plus simples, des monnaies du quotidien.
01:13De l'artisanat à l'alimentation, en passant par les techniques de combat, tout est fait pour s'immerger dans
01:18le quotidien des Gaulois, un mode de vie pas forcément rêvé par ces Mosellans.
01:23Ça ne me plairait pas de faire ce qu'ils font, mais ça me plairait de tisser comme elle fait.
01:28On est quand même mieux à cette époque, je pense.
01:31Je pense que la place de la femme n'était pas la même.
01:33Vivre à cette époque, j'ai l'impression qu'on embellise, enfin enjolive peut-être la réalité.
01:38Moi ça m'intéresse beaucoup l'aspect technique, l'aspect culturel, les échanges culturels, etc.
01:44En venant dans des journées comme ça, on démystifie l'imaginaire qu'on a des Gaulois, des Celtes, des Romains.
01:49À travers cette fête gauloise à Marsal, les visiteurs se sont offerts une immersion dans le passé,
01:54qui montre qu'en 16 siècles, nos modes de vie ont sacrément changé.