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  • il y a 2 minutes
Visé par une plainte de l'Association des avocats pour la défense des droits des étrangers et critiqué notamment par Manuel Bompard, le préfet des Hauts-de-Seine Alexandre Brugère assure ne pas vouloir "se laisser intimider" dans son action contre l'immigration irrégulière.

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Transcription
00:00La ministre Pavlenko, vous recevez ce matin le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère.
00:03Bonjour Alexandre Brugère.
00:04Bonjour.
00:05Bienvenue sur Europe 1, vous vous êtes fait un nom depuis deux ans par votre action de terrain,
00:09d'une grande fermeté en matière de lutte contre l'immigration illégale.
00:12Vous obtenez des résultats, vous allez nous en parler.
00:15Cela vous voit également des critiques et des attaques aussi.
00:17Vous êtes visé par une plainte déposée au mois de juillet dernier devant le tribunal administratif
00:22par l'association des avocats pour la défense des droits des étrangers, l'ADDE,
00:28association qui est quand même très marquée à gauche.
00:29Elle vous accuse en substance, sinon d'organiser, du moins de ne pas suffisamment en faire
00:34contre l'engorgement des guichets pour le renouvellement des titres de séjour.
00:38Alors la justice va suivre son cours, mais qu'est-ce que vous répondez ce matin Alexandre Brugère
00:43à ces accusations qui sont médiatiquement relayées contre vous ?
00:46Bon d'abord je veux rassurer vos auditeurs, s'ils étaient inquiets, l'état de droit est respecté dans les
00:50Hauts-de-Seine.
00:51La réalité, laquelle est-elle ?
00:52Le département des Hauts-de-Seine, comme d'autres départements français,
00:55est confronté à une très forte pression migratoire.
00:58Il y a deux sujets différents.
01:00Il y a les étrangers en situation régulière qui ont le droit à un titre de séjour.
01:04Grâce au renfort donné par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
01:08nous avons amélioré considérablement nos délais en la matière.
01:12Nous sommes passés de 142 jours de traitement à 92 jours pour un dossier.
01:17Et s'agissant de l'immigration irrégulière, vous l'avez dit, j'ai une action très offensive sur deux volets.
01:23D'abord les éloignements, les expulsions, et là ces expulsions ont augmenté de 51%.
01:29Et puis j'ai aussi souhaité couper le robinet des régularisations des étrangers en situation irrégulière,
01:36ce qu'on appelle les sans-papiers.
01:38Ces régularisations ont baissé de 47%.
01:41C'est l'application de la loi de la République avec une grande fermeté et un signal très clair vis
01:46-à-vis de l'immigration clandestine.
01:47Donc si je décrypte la plainte qui est déposée contre vous,
01:49parce qu'évidemment il y a une dimension politique derrière cette plainte,
01:54on vous attaque sur le fait d'avoir certes réduit les délais de traitement des procédures légales,
02:00mais insuffisamment,
02:01et en réalité cela vise l'action que vous menez contre l'immigration illégale.
02:05C'est comme ça que vous l'interprétez Alexandre Brugère ?
02:07C'est comme ça que j'interprète, c'est comme ça que le décrivent les avocats.
02:09Ils me reprochent, je les cite dans une citation aux Parisiens,
02:13de me faire le champion des OQTF et des éloignements,
02:16et de ne pas considérer suffisamment les étrangers en situation irrégulière.
02:20Les étrangers en situation régulière.
02:21C'est absolument faux.
02:22D'abord c'est insultant pour les agents qui sont sous mon autorité,
02:25et qui font un travail très important avec les délais que j'ai évoqués,
02:28qui sont même inférieurs aux moyennes nationales,
02:31et donc c'est une vraie satisfaction.
02:32Mais en revanche je veux le dire,
02:34sur l'action contre l'immigration clandestine,
02:36contre l'immigration irrégulière,
02:38je ne me laisserai pas intimider
02:39contre celles et ceux qui considèrent que nous n'en faisons trop.
02:42Il y a une loi dans la République,
02:44nous appliquons cette loi avec beaucoup de fermeté, c'est vrai,
02:46mais je ne me laisserai pas intimider,
02:48je ne me laisserai pas déstabiliser,
02:50et je ne laisserai pas les agents qui sont sous mon autorité être insultés.
02:55C'est vrai, c'est vrai.
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