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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

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00:00:00Bienvenue dans Punchline, à vous tous et à vous toutes, une heure et demie pour sous-peser l'actualité, en
00:00:04débattre et enterrer les grands enseignements, s'il y en a.
00:00:07Merci d'être avec nous ce soir.
00:00:09La campagne présidentielle au ras des pâquerettes, faut-il encore user d'artifice aussi gros que s'installer derrière un
00:00:15stand de frites ?
00:00:15Comme l'a fait Edouard Philippe à Tourcoing, pour convaincre les électeurs que l'on est proche du peuple.
00:00:21La séquence ne fait pas l'unanimité, on verra ce que vous en pensez.
00:00:24La chasse aux riches et aux nuisibles est donc officiellement ouverte par la France insoumise.
00:00:28Comment éviter de tomber dans la caricature à ce sujet-là ?
00:00:31N'y a-t-il pas d'autres thèmes plus importants comme la dette à traiter en urgence ?
00:00:36On va en débattre aussi.
00:00:38Et puis, le grand retour du voile islamique dans la campagne.
00:00:41Ça faisait longtemps.
00:00:42Le Rassemblement national propose un référendum sur le sujet à travers une loi sur les idéologies islamistes, s'il accédait
00:00:50au pouvoir bien sûr,
00:00:51avec une amende pour les femmes qui le porteraient dans la rue, ce que dénoncent vivement la gauche et l
00:00:55'extrême gauche.
00:00:55On verra ce qu'en pensent nos invités.
00:00:57Et Carl Olive qui sera avec nous à partir de 18h.
00:01:01Voilà pour les grandes lignes de Punchline aujourd'hui.
00:01:03Tout de suite, il est 17h et c'est lors du rappel des grandes lignes de l'actualité avec Félicité
00:01:07Kindoki.
00:01:11Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:01:13C'est une bonne nouvelle pour les automobilistes concernés par les aides aux carburants.
00:01:18Face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement promet de reconduire les aides pour les secteurs les plus
00:01:24exposés et pour les entreprises les plus en difficulté.
00:01:27C'est ce qu'a annoncé ce matin la porte-parole du gouvernement, Maude Brejon, qui promet d'apporter plus
00:01:31de détails dans les prochains jours.
00:01:33Emmanuel Macron et le Premier ministre suédois viennent de signer à Stockholm un contrat d'un montant de 4,3
00:01:39milliards d'euros pour la vente de quatre frégates françaises commandées par la Suède.
00:01:43La cérémonie de signature a eu lieu à bord de la toute nouvelle frégate française.
00:01:47Il s'agit du plus gros investissement militaire suédois depuis cinq ans qui doit contribuer à renforcer la défense européenne.
00:01:55Il y aura une réponse et nous allons frapper fort.
00:01:57C'est ce qu'a déclaré le président américain après le premier échange de frappe ce matin au Moyen-Orient
00:02:02entre les États-Unis et l'Iran.
00:02:04Donald Trump a promis de répliquer face aux attaques de missiles iraniens contre des cibles américaines basées en Jordanie et
00:02:10aux Émirats arabes unis.
00:02:11Tandis que Mazoud Pezeskihan, le président de la République islamique d'Iran, explique avoir agi en légitime défense.
00:02:17Au Népal, l'ampleur de la catastrophe se précise.
00:02:20Le bilan de la crue s'établit à présent à 939 morts et 3925 disparus.
00:02:25Les sauveteurs redoublent d'efforts pour tenter de retrouver d'éventuels survivants sous la menace permanente d'une nouvelle montée
00:02:32des eaux.
00:02:32Selon les autorités népalaises, une centaine d'ouvriers pourraient être encore bloqués dans un tunnel sur un chantier de la
00:02:38région insinistrée où 2500 bâtiments ont été détruits.
00:02:42Et puis on termine avec un mot de football.
00:02:44L'attaquant français Bradley Barcola quitte le PSG pour Liverpool.
00:02:49Le double champion d'Europe avec le club parisien a officiellement rejoint le club anglais après un transfert à 145
00:02:56millions d'euros, bonus compris.
00:02:57Il devient ainsi le troisième joueur de football français le plus cher de l'histoire derrière Kylian Mbappé et Ousmane
00:03:03Dembélé.
00:03:03Merci beaucoup. Félicité Kindo qui vous retrouve tout à l'heure à 18h.
00:03:07Enfin un tout petit peu avant peut-être pour les grandes lignes de l'actualité.
00:03:10Louis Doragnel est là. Bonsoir Louis.
00:03:12Bonsoir Laurent.
00:03:12Rachel Kahn.
00:03:13Bonsoir Laurent.
00:03:14Marc Toiti.
00:03:14Bonsoir chère Laurence. Ravie de vous retrouver.
00:03:16Moi aussi ravi de vous retrouver. La France va mal mon cher Marc.
00:03:19Mais nous allons bien.
00:03:20Malheureusement.
00:03:21Nous résistons.
00:03:22Nous sommes encore là.
00:03:23Je vous avais prévenu.
00:03:24Non. On ne dit pas le mot d'être dans la première minute.
00:03:26Non. Je ne l'ai pas dit. Je ne l'ai pas dit.
00:03:28Ni pessimisme. Voilà.
00:03:30On va évoquer les sujets évidemment majeurs pour notre société.
00:03:34La dette, le budget.
00:03:35Monsieur Le Gornet je crois s'arrache les cheveux pour trouver un budget qui soit accepté par tout le monde.
00:03:40Mais il y a aussi ce qui touche le cœur des gens.
00:03:43C'est l'enterrement cet après-midi par exemple de Philippe Bouvard.
00:03:46Il y avait énormément de monde à Cannes.
00:03:48Puisque notre confrère qui est décédé la semaine dernière à 96 ans a été, on a célébré ses obsèques dans
00:03:55cette ville.
00:03:56Il est en ce moment je crois en route vers le cimetière.
00:03:58On va rejoindre Chloé Tarka avec Coralie Auberti.
00:04:01Bonsoir à toutes les deux.
00:04:02Racontez-nous dans quelle atmosphère se déroule cette cérémonie où il y avait beaucoup d'hommages populaires parce qu'il
00:04:08était aimé du grand public tout simplement.
00:04:13Bonsoir Laurence.
00:04:14Nous nous trouvons juste à l'extérieur du cimetière du Grand Jal.
00:04:18Le convoi vient d'arriver il y a quelques minutes ici sur les hauteurs de Cannes.
00:04:23Là où Philippe Bouvard va être inhumé.
00:04:25Un enterrement qui aura lieu dans l'intimité.
00:04:27La famille ayant demandé à ce que la presse reste à l'extérieur du cimetière.
00:04:31Et ici encore beaucoup de monde pour dire au revoir à cette figure incontournable de la radio et de la
00:04:37télévision.
00:04:37Mais aussi à celui qui pendant 37 ans animait les grosses têtes.
00:04:41Et quelques heures plus tôt ils étaient nombreux à s'être rassemblés à l'église Notre-Dame.
00:04:45De bons voyages parmi les personnalités présentes.
00:04:48Jacques Maillot, son grand ami.
00:04:49Chantal Latsou, Marianne James, Gérard Louvain, Julien Leperce ou encore le maire de Cannes, David Lysnard.
00:04:55Et puis tout à l'heure nous avons vu passer des fleurs signées Nicolas Sarkozy.
00:04:59Ici au cimetière donc tout le monde arrive un petit peu au compte-gouttes.
00:05:02Les proches, la famille, les amis mais aussi des anonymes venus lui dire un dernier au revoir.
00:05:07Nous avons rencontré tout à l'heure un homme qui n'avait pas réussi à trouver une place pour assister
00:05:11à la cérémonie à l'église.
00:05:12Et il espère donc pouvoir rendre ici au cimetière cet ultime hommage à Philippe Bouvard.
00:05:17A celui qui aimait répéter qu'il détestait les enterrements.
00:05:21Laurence, j'ai toujours fui les enterrements au point de faire le mort pour ne pas assister aux miens.
00:05:25Ce sont ces mots, une phrase qui aujourd'hui vous le comprendrez bien prend forcément une résonance toute particulière.
00:05:31Bien sûr, merci beaucoup Chloé Tarka, Coralie Auberti.
00:05:35Évidemment tout est dans cette phrase, tout Philippe Bouvard ma chère Rachel est dans cette phrase.
00:05:40L'amuseur public, évidemment toujours le bon mot.
00:05:43Et puis il y a surtout suffédéré une bande.
00:05:45Et moi c'est ce que j'aime bien avec des coéquipiers.
00:05:48La troupe.
00:05:48La troupe de Philippe Bouvard.
00:05:50Les sociétaires.
00:05:52Et puis c'est vraiment cette alliance, cette conjugaison entre l'humour, l'humour populaire et l'intelligence.
00:06:01Et avec des questions culturelles.
00:06:03La culture.
00:06:03Et voilà, c'est ça.
00:06:04Donc c'est en fait élargir le public, l'ouvrir à la culture et toutes les formes de culture et
00:06:12toutes les formes d'intelligence.
00:06:13On va juste l'écouter et je vous passe la parole ensuite dans ces adieux aux grosses têtes.
00:06:17Évidemment c'était émouvant, vous allez voir tout le monde pleure autour de la table.
00:06:21Mais lui il est droit dans ses bottes.
00:06:23Et il dit à quel point bosser ça l'a tenu en vie pendant des années et des années.
00:06:28Je voudrais vous dire que c'est le moment que je redoutais un peu que nous allons nous quitter.
00:06:34Pas complètement, vous l'avez entendu.
00:06:37Mais je vais quitter les grosses têtes.
00:06:39Et les grosses têtes, elles faisaient partie de ma vie.
00:06:44Comme elle faisait partie de la vôtre, je le sais.
00:06:47Alors, elle faisait partie de ma vie parce qu'il y avait ces heures d'enregistrement.
00:06:53Deux heures par jour.
00:06:57Et toute l'année parce que les grosses têtes ne prenaient jamais de vacances.
00:07:00Et puis il y avait toute la préparation.
00:07:03Celle que vous ne soupçonniez souvent pas.
00:07:05Et puis parfois, oui, parce que j'avais la détestable habitude de ne poser que des questions dont je connaissais
00:07:13préalablement les réponses.
00:07:15Et donc, ça faisait 7 à 8 heures par jour dédiées aux grosses têtes.
00:07:21Alors, c'est vous dire si vous allez me manquer.
00:07:25Et il va nous manquer, lui aussi, Louis Dragnel.
00:07:28J'imagine que vous étiez trop petit quand ça a commencé les grosses têtes.
00:07:32Je n'étais pas trop petit pour écouter les dernières éditions.
00:07:34Je crois que vous écoutiez déjà Europe 1 en réalité.
00:07:36J'écoutais déjà Europe 1.
00:07:37Dès le verso.
00:07:38C'est une figure incroyable.
00:07:39Et surtout, il n'est pas que journaliste de radio et télévision.
00:07:41Il a eu aussi un avant dans la presse écrite.
00:07:43C'est quelqu'un qui, franchement, c'est assez rare, qui écrivait aussi très bien, qui avait une plume assez
00:07:50acérée,
00:07:51qui faisait des éditos que j'ai relus, d'ailleurs, il y a quelques jours et que j'ai trouvé
00:07:55vraiment brillants.
00:07:56Et puis, comme le disait Rachel Kahn, c'est quelqu'un qui réussissait à satisfaire énormément de public.
00:08:00Et aujourd'hui, c'est quelque chose qui est très, très difficile à faire.
00:08:03C'est-à-dire réussir à capter un public très populaire, un peu plus élitiste,
00:08:08réussir autour de la même émission à la fois à poser des questions pointues
00:08:12et en même temps parfois des sujets plus drôles, plus légers.
00:08:15Je trouve que c'est un modèle pour la profession.
00:08:18Allez, quelques réactions de personnes qui sont venues.
00:08:20Alors, pas forcément de personnalité.
00:08:21On entendra après parce qu'il y avait les sociétaires, évidemment, des grosses têtes.
00:08:25Mais des gens, voilà, qui l'écoutaient, qui le suivaient depuis le début de sa carrière.
00:08:29Il y a des gens qui m'ont marquée et je trouve que c'est sympa de leur rendre un
00:08:35petit peu cette dernière visite.
00:08:37C'était un personnage extraordinaire que je pense que la plupart des gens adoraient.
00:08:43Je le voyais assez souvent.
00:08:44Et c'est un grand homme et il a fait beaucoup de bien à beaucoup de personnes.
00:08:48Il a lancé beaucoup de personnes.
00:08:50Et je pense qu'il faut lui rendre un dernier hommage.
00:08:53On l'a écouté tous les jours à la radio, tout ça.
00:08:55Puis je l'ai aperçu plusieurs fois.
00:08:57Oui, je m'étais arrivé de l'apercevoir aussi.
00:08:59À Cannes, là aussi.
00:09:00Voilà.
00:09:01Et c'est pour ça que, moi, le président, il faut absolument qu'on y aille.
00:09:03Voilà, il faut qu'on y aille, Marc.
00:09:05Toitier.
00:09:05Oui, moi, je l'ai connu, effectivement.
00:09:06Enfin, connu.
00:09:07En tout cas, j'ai écouté ses émissions.
00:09:09Et j'ai un grand regret parce qu'effectivement, j'avais sorti un livre il y a quelques années.
00:09:12Et c'est lui encore à la tête des grosses têtes.
00:09:13Et puis, il m'avait invité.
00:09:14Et puis, malheureusement, je n'ai pas pu les faire parce que j'avais une conférence.
00:09:16Donc, peu importe.
00:09:17Il y a pareil.
00:09:17Je ne sais pas s'il a été vexé ou pas.
00:09:19Il ne m'a pas réinvité.
00:09:20Et c'est vrai que c'était une de mes grandes déceptions.
00:09:21Et maintenant, vous êtes ici.
00:09:22Parce que, voilà, c'est encore mieux d'être ici, évidemment.
00:09:25Il n'y a pas photo.
00:09:26Mais c'est vrai que, voilà, j'ai été bercé.
00:09:27Mon père a écouté tous les jours, effectivement, les grosses têtes.
00:09:29Et c'est vrai qu'il a lancé également beaucoup de jeunes.
00:09:32Puis surtout, ce qu'a dit Rachel, c'était un fortionné du travail.
00:09:35Je pense qu'aujourd'hui, c'est vrai que cette culture du travail, on l'a perdue, malheureusement.
00:09:40Donc, c'est vrai que, sans être, voilà, trop nostalgique, mais c'est vrai que c'était une autre époque.
00:09:44Mais il y a aussi autre chose, c'est que c'est un enfant juif ashkénaze marqué pendant la guerre.
00:09:50Et on retrouve derrière la force de son travail, peut-être, quelque chose de l'humour, en fait, pour permettre
00:09:56de cacher cette blessure-là.
00:09:58L'humour pour survivre, tout simplement.
00:10:00C'est exactement ça.
00:10:00Encore une petite archive.
00:10:02Moi, j'adore ça.
00:10:03On le voit interviewer Alain Delon, mais à l'époque du grand Alain Delon.
00:10:08Écoutez et regardez, c'est absolument merveilleux.
00:10:11Je me suis demandé ce qui pouvait pousser un jeune acteur, plein de talent, en plein succès, à risquer ainsi
00:10:18sa vie, parce que c'était très dangereux, un soir de gala.
00:10:21Et à bien réfléchir, j'y ai vu, vous allez me dire si j'ai eu raison, trois raisons principales,
00:10:26parmi lesquelles je crois qu'il faut choisir.
00:10:28La première, c'était d'aider les vieux comédiens.
00:10:31C'est une raison comme une autre.
00:10:33La seconde, c'était parce qu'il y avait 1800 personnes dans la salle.
00:10:36Oui, je sais bien, c'est peu, mais enfin, ça compte quand même, parce que c'est 1800 personnes, des
00:10:39journalistes, des photographes.
00:10:40Et puis la troisième, je me suis dit, mais après tout, est-ce que ça n'est pas peut-être
00:10:44le goût du risque ?
00:10:46Mais d'abord, c'est pour aider les vieux comédiens.
00:10:49Ah bon, alors là, vous nous ôtez d'un doute, c'est pour...
00:10:51Bon, et ensuite ?
00:10:53Et ensuite, c'est par goût du risque.
00:10:55Ah, c'est par goût du risque.
00:11:18Justement, il y avait cette phrase où il disait, il faut le faire inviter, mais faire comme si c'était
00:11:23lui qui avait l'idée.
00:11:24Ça, c'était formidable.
00:11:25Et après, avec Lou Dauphinès et puis l'acteur qui est en face, voilà, c'est des scènes marquantes, tu
00:11:29vois, qui marquent toute une vie.
00:11:30Mais c'est vrai que c'est... Je ne sais pas s'il y a encore des personnes aujourd'hui
00:11:32qui...
00:11:33Peut-être à part Laurence ?
00:11:34Non, mais moi, je pense à Michel Drucker, c'est gentil, mais...
00:11:38C'est encore une longue vie dans vous, Laurence.
00:11:40C'est vous de route à faire, mon cher Marco.
00:11:42Moi, je pense à Michel Drucker, qui est vraiment maintenant le dernier des Mohicans.
00:11:46C'est aussi ce que dit Julien Lepers, qui était à l'enterrement de Philippe Bouvard.
00:11:49Il dit que c'était un des derniers géants du métier.
00:11:53Philippe, pour moi, c'est un géant de l'audiovisuel, pour moi.
00:11:57C'est un géant de l'audiovisuel, de mon métier.
00:12:00Audiovisuel, moi, j'ai commencé, j'avais 22 ans.
00:12:02Et ça a toujours été mon maître, une espèce de professeur.
00:12:07Un exemple, pour moi, un exemple.
00:12:10Dans son insolence un peu, dans son impertinence plutôt.
00:12:15Impertinence, dans sa culture, dans sa force de travail gigantesque.
00:12:20Il travaillait tout le temps.
00:12:22Voilà pour Philippe Bouvard, que l'on voit ici à l'écran.
00:12:26Il y a aussi Chantal Latsou qui lui a rendu hommage.
00:12:28On l'écoute peut-être, si on a Chantal Latsou.
00:12:33Je viens lui rendre un dernier hommage, voilà, c'est normal.
00:12:35C'était vraiment un grand tournant dans ma carrière.
00:12:38C'est-à-dire que d'un seul coup, je rentrais dans les foyers, dans les voitures, chez les chauffeurs
00:12:43de taxi, chez tout le monde, en fait.
00:12:45Et c'était très important pour moi.
00:12:47Oui, parce qu'après, ils se sont interchaînés plein de choses.
00:12:51Les gens, c'était les hommes qui choisissaient les spectacles.
00:12:54Souvent, les femmes choisissent les spectacles, elles regardent tous les matins.
00:12:57Mais aux grosses têtes, les hommes, ah tiens, elle est marrante à la radio, je vais la voir.
00:13:01Il demande à sa femme de venir, vous voyez.
00:13:03Mais c'est un type formidable et je l'adorais.
00:13:08Et voilà, donc je suis là.
00:13:10Voilà pour Chantal Latsou.
00:13:11Effectivement, il fallait avoir du bagout, de la culture et de la répartie pour faire partie des grosses têtes.
00:13:15Oui, oui, l'intelligence, la répartie.
00:13:17Puis créer, en fait, toujours le spectacle.
00:13:21Il y a eu un documentaire qui est passé où on parlait des 20 secondes.
00:13:25Si on ne faisait pas rire dans les 20 secondes, très vite, on était éjectés.
00:13:29Mais après, moi, ce qui me frappe le plus, c'est cette humanité au sein de cette troupe, justement,
00:13:34avec ce maître qui était Philippe Bouvard, avec cette signature-là.
00:13:40C'est assez exceptionnel.
00:13:41Alors, ça existe encore dans le PAF.
00:13:42Il y a des gens qui savent réunir autour d'eux.
00:13:44Je pense à Cyril Hanouna, qui s'est fait derrière une bande, qui s'est emmené son public aussi.
00:13:48Alors, il y a des grands talents comme ça de télévision.
00:13:51Il n'y en a pas beaucoup.
00:13:52Il n'y en a pas beaucoup.
00:13:53Il n'y en a pas beaucoup par décennie.
00:13:54Et après, il y a Bouvard, qui est encore dans une catégorie rare.
00:13:57Oui.
00:13:57Non, non, mais ce qui est vrai, c'est que c'est rare.
00:13:59Non, mais c'est un modèle du genre.
00:14:00Moi, je reste impressionné par ce que je reviens à l'idée initiale.
00:14:05C'est d'abord et avant tout une capacité de travail hors du commun.
00:14:08Et ceux qui réussissent ça, en fait, réussir à donner l'impression que tout est simple,
00:14:12tout sort tout seul de la bouche, en réalité, ça demande de beaucoup travailler avant
00:14:16pour maîtriser tous ces sujets.
00:14:17Je pense beaucoup à Olivier de Carsozon aussi, qui est une figure marquante des grosses
00:14:22têtes.
00:14:22Mais c'est vrai qu'arriver à fédérer aujourd'hui, à l'heure où une société est ultra clivée
00:14:28et fracturée, ça relève du maître.
00:14:31Voilà.
00:14:32Pour la disparition de Philippe Bouvard, on a aussi cette autre disparition, mais c'était
00:14:36il y a 29 ans.
00:14:38Élodie Hichard est avec nous.
00:14:39Bonsoir, Élodie.
00:14:39Bonsoir.
00:14:40Là, on va parler de la princesse Diana.
00:14:42Elle est morte à l'époque, c'était évidemment un drame de la route, 36 ans, sous le tunnel
00:14:48de l'Anema, à Paris.
00:14:50Thibaut Marcheteau se trouve avec Olivier Campon, juste au-dessus de ce pont où il y a eu une
00:14:54espèce de stèle, comment on peut dire, c'est une flamme qui a été dédiée à Diana.
00:15:00Bonsoir Thibaut.
00:15:01Quelle est l'atmosphère sur place ? Est-ce qu'il y a eu des gens, des touristes qui sont
00:15:04venus aujourd'hui plus particulièrement se recueillir ici ?
00:15:10Eh bien écoutez, Laurence, oui, il y a eu beaucoup de touristes, vous allez justement
00:15:13le voir.
00:15:14Alors ces touristes, ils sont venus au compte-gouttes aujourd'hui parce qu'on avait presque un temps
00:15:17anglais, on a envie de dire, avec parfois de la pluie ici.
00:15:20Mais en tout cas, il y a des touristes qui sont venus et vous le voyez sur ces images
00:15:23d'Olivier Campon venir déposer une photo, une fleur ou encore un mot parce qu'on est juste
00:15:29au-dessus de ce tunnel de l'Alma, là où s'est déroulé ce terrible accident de la route
00:15:34où a perdu donc Lady Diana, beaucoup de touristes, pas seulement des touristes anglais, des
00:15:39américains, des espagnols, des sud-américains également qui sont venus ici.
00:15:43Beaucoup nous ont dit, ce n'était pas seulement une princesse anglaise, c'était la reine du
00:15:49monde entier avec tous ses engagements, notamment les engagements humanitaires.
00:15:52On a pu rencontrer quelques touristes qui ont accepté de répondre à notre micro.
00:15:56Je vous propose d'ailleurs de les écouter.
00:15:59Elle était comme nous, je ne peux pas oublier parce que je me rappelle encore le jour
00:16:05qu'elle était morte.
00:16:06Une amie me téléphone et dit, il faut directement mettre la télé parce qu'il y a de nouveau
00:16:13la princesse Diana est morte.
00:16:17Tout le monde aime Diana et tout le monde était chamboulé au moment de l'accident ainsi
00:16:23qu'au moment de sa mort.
00:16:28Ça a eu un impact sur tout le monde, dans le monde entier.
00:16:34Son surnom, c'était la princesse des cœurs.
00:16:40Vous le voyez encore énormément d'émotions.
00:16:43Beaucoup de touristes avec qui nous avons pu échanger nous disaient qu'ils savent exactement
00:16:47où ils étaient, ce qu'ils faisaient à l'heure où ils ont appris le décès de la princesse
00:16:52Diana.
00:16:52On voulait vous montrer avec Olivier Campan justement cette image avec cette place qui
00:16:56était renommée place Diana.
00:16:58C'était en 2019 dernier.
00:17:00C'est la mairie de Paris qui avait fait le choix pour le 22e anniversaire de sa disparition
00:17:05qui avait donc décidé de renommer cette place où l'on voit donc ses dates 1961 et 1997.
00:17:11Pour rappel, cela fait donc 29 ans jour pour jour que princesse Diana s'est éteinte ici
00:17:17à Paris.
00:17:18Merci beaucoup Thibaut.
00:17:19Thibaut Marcheteau avec Olivier Campan.
00:17:21Donc la place s'appelle bien Diana, Olivier, Elodie Huchard, mais cette flamme existait,
00:17:27était déjà présente.
00:17:28Exactement.
00:17:29Et depuis, c'est devenu un peu un endroit de rassemblement pour les fans où on voit
00:17:33beaucoup de photos de la princesse, beaucoup de fleurs.
00:17:37La stèle qui avait été totalement nettoyée d'ailleurs à certains voyages de la reine
00:17:40Elisabeth où on ne voulait pas forcément, alors bon la reine, peu de probabilité qu'elle
00:17:43se balade à pied à côté, on ne voulait pas justement qu'elle puisse voir ça.
00:17:46Donc quand il y a eu certains voyages de la reine, la salle a été complètement
00:17:51nettoyée de ses photos pour ne laisser aucune trace de la belle-fille gênante parfois pour
00:17:56Elisabeth II.
00:17:56En même temps, Elisabeth II avait très bien compris l'émotion de son peuple, avait
00:17:59très bien su à un moment faire preuve d'humanité, de compassion envers son ex-belle-fille
00:18:04et évidemment ses deux petits-fils qui étaient endeuillés.
00:18:07Mais ce qui est vraiment frappant, c'est que 29 ans après, chacun se remément, l'endroit
00:18:12où il était quand il a appris la mort de Diana et elle a su toucher les cœurs,
00:18:15c'est ce que disait cet Anglais qu'on a interviewé.
00:18:17Oui et même elle, dans son interview notamment à la BBC, elle disait qu'elle n'envisageait
00:18:21pas forcément, elle n'arrivait pas à se projeter en fait comme reine mais qu'elle
00:18:24espérait elle-même être la reine des cœurs dans le cœur des gens.
00:18:27Donc en fait c'est elle-même, on se rappelle beaucoup de Tony Blair qui avait utilisé
00:18:30cette expression.
00:18:31En réalité elle l'avait elle-même, elle s'était auto-qualifiée comme ça parce
00:18:35que les gens s'identifient, ça semble être un conte de fées, on découvre finalement
00:18:39que ça n'en est pas du tout un, c'est les séparations, c'est le divorce, c'est
00:18:43l'explosion quand elle décide de participer à l'écriture d'un livre.
00:18:46Elle raconte beaucoup de choses intimes, elle raconte ses crises de boulimie, elle raconte
00:18:50aussi le fait qu'elle est tentée de mettre fin à ses jours.
00:18:52Donc en fait elle est devenue très humaine dans une monarchie où d'habitude on ne sait
00:18:56jamais ce qu'ils pensent, on imagine qu'ils sont malheureux mais ils ne le disent surtout
00:18:59pas.
00:18:59Et Diana c'était l'inverse, elle disait quand ça allait, elle disait quand ça allait
00:19:02pas.
00:19:03Elle est beaucoup plus humaine, évidemment on se rappelle de toutes les fois où elle
00:19:06prenait les gens dans leurs bras, à l'époque on n'était pas du tout censé, d'ailleurs
00:19:09cette règle existe toujours, on ne doit pas toucher le roi, la reine, les princes et
00:19:14les princesses, normalement ce sont des corps presque sacrés, elle au contraire évidemment
00:19:17aimait le contact vrai avec les gens.
00:19:19Rachel, effectivement, comment des filles comme vous et moi qui n'avons rien d'aristocratique
00:19:26ni princier peuvent s'identifier à cette femme-là, à cette histoire-là ?
00:19:31C'est parce que c'était une histoire de femme.
00:19:33Et oui c'est une histoire de femme, ce parcours très singulier, cette signature aussi singulière
00:19:39mais moi ce qui me frappe chez Diana c'est effectivement ses voyages en Afrique avec les
00:19:45personnes nécessiteuses ou son combat contre les mines antipersonnelles qu'elle a pu faire
00:19:49en mettant son propre corps en danger à certains moments et ça, ça fait partie de la noblesse
00:19:55justement.
00:19:56Elle a fait rentrer l'humanité au sein de la monarchie britannique.
00:19:59Elle a rendu service à la monarchie britannique et le dit ou pas ?
00:20:04Malgré elle sans doute, en fait elle était très populaire et véritablement le prince Charles
00:20:09à l'époque le vivait mal puisque quand il faisait des bains de foule, chacun va d'un
00:20:12côté évidemment de la rue et le prince Charles ironisait sur le fait que malheureusement
00:20:16il y avait beaucoup moins de monde de son côté et les gens réclamaient sa femme.
00:20:20Donc d'un côté elle a rendu une monarchie sans doute plus humaine et aujourd'hui on le
00:20:24voit. Le roi notamment communique beaucoup plus, ses enfants et surtout William évidemment
00:20:29sont pareils. La problématique de la santé mentale d'ailleurs, ses enfants et la princesse
00:20:33de Galles, Kate Middleton, ont repris tout ça. Après ça a été aussi beaucoup de sous-brosseaux.
00:20:38Diana, elle n'était pas du tout maîtrisée par la couronne donc il y a eu quelques coups
00:20:42d'éclats.
00:20:43Marc Totti.
00:20:44Je crois que ça a même failli voler en éclats, c'est-à-dire que justement après la mort
00:20:48de Diana, la reine d'Angleterre ne s'est pas exprimée tout de suite.
00:20:52Les Anglais ne comprenaient pas et c'est Tony Blair qui lui a dit à la reine d'Angleterre
00:20:55« faites attention parce que là il y a un vrai… la grogne est en train de monter, ça
00:21:00pourrait mettre à mal vraiment la monarchie ». Et finalement donc elle a quand même
00:21:04parlé pour… voilà c'était quand même la mère de ses petits-enfants et c'est vrai
00:21:07que ça a été je crois assez violent parfois mais voilà c'est triste de voir comment
00:21:13effectivement une personne comme ça et puis bon le destin c'est quand même assez bête
00:21:16parce que…
00:21:17C'est tragique le destin.
00:21:19C'est tragique mais ce qu'on dit c'est que en fait comment elle a rencontré Dodi
00:21:23El Fayyed c'est via son père et en fait parce que la reine d'Angleterre ne voulait
00:21:26pas être assise à côté de lui parce que quand il a eu Arrods, il a acheté Arrods,
00:21:30il y avait un concours hippique et la reine était toujours assise à côté du président
00:21:35d'Arrods.
00:21:35Donc là elle n'a pas voulu la reine, elle a envoyé Diana comme ça et elle a sympathisé
00:21:39tout de suite avec l'oncle père et on sait, on connaît la suite.
00:21:42Donc vous voyez que comme quoi des fois le destin, voilà parce que si on veut bloquer
00:21:46des choses finalement ça arrive quand même.
00:21:47Louis je ne vous interroge pas sur Diana.
00:21:49Si vous pouvez.
00:21:50Si vous êtes un cœur sensible.
00:21:52Non non mais moi j'avais été très marqué par ces deux enfants sans rire qui avaient
00:21:56perdu leur maman.
00:21:57Ils marchaient derrière des cercueils.
00:21:58Exactement et je trouvais ça épouvantable et c'est la première fois que je me suis imaginé
00:22:01cette situation et j'ai trouvé ça dur.
00:22:03Et le deuxième sujet c'est qu'à posteriori aujourd'hui on voit une couronne qui est
00:22:09très installée dans le cœur des Britanniques mais à ce moment-là ça a été très compliqué
00:22:14et il y a même plusieurs observateurs des spécialistes de la couronne qui se demandaient
00:22:18si tout simplement la monarchie n'allait pas s'effondrer ou en tout cas être sacrément
00:22:23limitée.
00:22:24et malgré tout la famille a mis un peu de temps à réagir mais a réussi à bien renouer
00:22:30avec le peuple britannique.
00:22:32Alors Elodie Buchero, l'actualité de la couronne britannique cet été c'est le grand
00:22:36retour du prince Harry et de son épouse l'américaine Meghan Markle.
00:22:40On sait évidemment que les deux frères étaient dans un premier temps extrêmement soudés
00:22:44après la mort de Diana et puis la vie, les couples les ont séparés.
00:22:49Racontez-nous, c'est un véritable événement au Royaume-Uni ou pas ce retour ?
00:22:52En réalité les Britanniques on voit bien que la popularité de Meghan et de Harry s'est
00:22:57vraiment effondrée.
00:22:58Ils étaient très populaires même à l'époque de leur premier caprice mais là on voit
00:23:02qu'ils sont 22% à avoir une bonne opinion de Meghan et 33% une bonne opinion d'Harry
00:23:07ce qui est vraiment très mauvais quand on est un membre de la famille royale.
00:23:10Deuxième sujet, les Britanniques à 70% expliquent qu'ils ne payeront pas pour leur sécurité
00:23:14ou pour quoi que ce soit.
00:23:15C'est-à-dire qu'on voit vraiment qu'il n'y a pas une grande envie de les voir
00:23:18revenir.
00:23:19On sait que le roi Charles pourrait être prompt à les revoir de temps en temps.
00:23:23Il a dit qu'à titre, il a fait savoir qu'à titre personnel il était heureux de voir
00:23:26son fils.
00:23:27Le prince William évidemment est très en colère.
00:23:29On rappelle que dans son livre Harry raconte que William est son ennemi juré, qu'il
00:23:34l'aurait déjà frappé, que Kate et William se sont amusés du jour où il a mis un
00:23:40uniforme nazi et on a toujours sans avoir eu le nom de la personne quand même Meghan qui
00:23:45a accusé au moins un membre de la famille royale d'être raciste.
00:23:48Donc on a d'un côté Charles qui explique que ça serait bien qu'il revienne un peu.
00:23:51Raciste parce qu'ils auraient demandé de quelle couleur serait le bébé.
00:23:54Je reprends ces termes bien sûr, de quelle couleur serait leur enfant.
00:23:57Donc Charles se dit c'est quand même mon fils, j'ai envie de cette réconciliation.
00:24:00D'autant plus au moment où il était malade.
00:24:02Ce qu'on sait c'est que le prince William en fait n'a aucune envie pour l'instant de
00:24:05revoir son frère.
00:24:06Et quand bien même il y a un rapprochement avec Charles, il faudra observer quand William
00:24:10monte sur le trône ce qu'il fera de son frère.
00:24:12Il pourrait l'exclure véritablement même s'il est revenu entre temps.
00:24:17D'accord.
00:24:17Mais ce qui est terrible c'est de voir ce drame fondateur, la mort de Diana et les deux
00:24:21fils qui se détestent.
00:24:24Il y a des grandes fratries comme ça, c'est l'histoire des rois.
00:24:28C'est presque le duel fratricide.
00:24:31C'est exactement ça, c'est presque biblique.
00:24:32Ces deux frères, après le décès de la mère qui était leur socle et l'amour, après
00:24:38je pense, et ça fait couler beaucoup d'encre aussi, que le décès de Diana était un véritable
00:24:44choc aussi pour Harry et pour sa stabilité notamment psychologique et mentale.
00:24:49On peut le ressentir justement avec cet événement du costume nazi, etc.
00:24:57C'est des choses très borderline en réalité.
00:24:59Marc ?
00:24:59Oui, non, généralement le frère Cadet, il tourne mal.
00:25:02On a vu Androu avec...
00:25:03Il veut juste tuer le frère aîné, c'est tout, au sens symbolique.
00:25:07On a vu Androu quand même, il a été déchu, on a tous ses titres, etc.
00:25:12Bon, il a fait des choses très graves.
00:25:14Là on voit la même chose, bon, c'est pas aussi grave pour l'instant, mais bon.
00:25:17Donc moi j'ai quand même une question, c'est combien de temps ça peut durer cette
00:25:22monarchie, parce qu'elle tient sur quoi aujourd'hui ?
00:25:25J'ai du mal à...
00:25:26Je ne sais pas si elle va durer encore longtemps.
00:25:28Économiquement, elle coûte quand même un peu d'argent.
00:25:29Elle coûte cher.
00:25:30Elle coûte moins cher qu'avant, parce qu'ils n'ont rien.
00:25:32Ils n'ont rien dit, bien sûr, parce que c'est vrai que le Royaume-Uni, parce qu'on
00:25:35parle de la France, c'est vrai, j'en parle souvent au niveau de la dette, mais le Royaume-Uni
00:25:38également va très très mal d'un point de vue budgétaire.
00:25:40Et donc c'est sûr que, est-ce que les Anglais vont vouloir continuer à payer ?
00:25:43C'est une question d'adhésion politique par rapport à ce qu'on peut appeler le roman national.
00:25:48La Reine d'Angleterre, d'accord, Elisabeth II, elle avait quand même une prestance.
00:25:52Là, je ne sais pas, j'ai l'impression en tout cas, les retours que j'ai de certains
00:25:55amis anglais, qu'ils y croient moins.
00:25:58Parce que Charles est un peu en roi de transition, il est coincé entre une mère qui a régné
00:26:02pendant des décennies, un fils qui est déjà adoré, on sait qu'il y avait beaucoup
00:26:05de Britanniques qui étaient pour le fait qu'on saute une étape, qu'on passe de la
00:26:08Reine Elisabeth à William.
00:26:10Évidemment, en fait, les choses ne se passent pas comme ça, mais le roi Charles ne peut
00:26:13rien impulser, il arrive sur le trône à plus de 75 ans.
00:26:17Évidemment, c'est dur d'incarner une fonction, il est coincé entre une mère extrêmement
00:26:22connue dans le moment entier et un fils que tout le monde attend de voir sur le trône.
00:26:26Une ex-femme qui a encore adoré, en fait, il n'a jamais de chance.
00:26:29Écoutez, il est quand même roi d'Angleterre.
00:26:31Il y a pire comme situation.
00:26:33Il y a pire, et puis je crois qu'il forme un couple plutôt heureux avec Camilla, qui
00:26:37a le mérite d'adoucir comme ça son quotidien.
00:26:40Oui, et puis d'être arrivée, personne n'aurait pensé.
00:26:42À l'époque, il faut se rappeler, quand Diana meurt, Camilla est celle qui est détestée
00:26:45par tout le monde, c'est celle qui a rendu triste Diana.
00:26:48En réalité, la vraie histoire, c'est que Charles et Camilla auraient dû se marier dès
00:26:52le début, mais qu'en fait, ça ne se passe pas comme ça.
00:26:54Et donc, toute sa vie, en fait, il se retrouve marié à Diana, qui ne l'aime sans doute
00:26:58pas énormément.
00:27:00Et personne n'aurait cru que Camilla puisse non seulement épouser Charles, et surtout
00:27:05qu'elle soit véritablement reine.
00:27:07Elle a le titre de reine, ce qu'a voulu d'ailleurs la reine Elisabeth.
00:27:10On pensait qu'elle serait reine consort, ou un titre qui ne soit pas reine de plein
00:27:13exercice, si j'ose dire.
00:27:14Et elle l'a eu, ce titre.
00:27:16Et on voit que les Britanniques ne se sont pas rebellés pour autant.
00:27:19– Écoutez, voilà, c'était pour cet hommage à Diana.
00:27:21Je sais que vous adorez ces histoires de royauté, ma chère Elodie.
00:27:25– On peut faire une spéciale.
00:27:27– On peut en parler des heures.
00:27:29Merci en tout cas d'être venu nous partager cette passion avec nos téléspectateurs.
00:27:32Petite pause, on s'en trouve dans un instant.
00:27:34On parlait de l'état du Royaume Britannique, en tout cas de la Grande-Bretagne.
00:27:38La France ne va pas beaucoup mieux.
00:27:3992% des Français pensent que la France est en déclin,
00:27:42selon un sondage publié dans le Figaro.
00:27:44Et 98% se disent en colère et très contestataire.
00:27:48Donc là, il y a un terreau quand même.
00:27:50Et on est en train de tapisser la présidentielle.
00:27:53A tout de suite dans Punchline.
00:27:56On se retrouve dans Punchline.
00:27:58Marc Toiti, Rachel Kahn, Louis de Ragnel sont là.
00:28:01La France ne va pas très bien, mon cher Marco.
00:28:04Les Français sont inquiets.
00:28:0692%, je vous le disais, disent que la France est en déclin,
00:28:08selon un sondage publié par le Figaro.
00:28:10Donc, il y en a quand même 8%, Louis, qui pensent que ça va bien.
00:28:13C'est 2%.
00:28:14Et après, il y a 98% qui se disent en colère et très contestataire.
00:28:17Donc, il y en a 2% qui ne sont ni en colère ni protestataires.
00:28:19Exactement.
00:28:20Franchement, ils pensent que c'est irréversible,
00:28:23que le déclin va être difficile à mettre en mâche arrière.
00:28:29On va juste écouter.
00:28:30On a des gros problèmes sur le budget de 2017.
00:28:33On va juste écouter Jordan Mardella,
00:28:34qui était en déplacement aujourd'hui.
00:28:37Parce qu'évidemment, il y a la menace de la censure qui plane sur ce gouvernement.
00:28:39Si on a encore un gouvernement qui tombe,
00:28:42mais vraiment, on va attendre juste d'écouter Jordan Mardella,
00:28:46mais on se dit que si le RN a lissé-voix à la gauche,
00:28:49on ne va pas vraiment nous en sortir gagner.
00:28:51Écoutons-le.
00:28:53Nous souhaitons mener la plus grande opération de nettoyage des finances publiques
00:28:58et de lutte contre les gaspillages d'argent public.
00:29:01Il y a un peu plus de 125 milliards d'euros qu'il nous apparaît vital d'aller chercher
00:29:05dans la réduction du train de vie de l'État, dans les abus du modèle social,
00:29:10dans la nécessité de réduire la bureaucratie d'État,
00:29:14dans les fonds publics qui sont donnés de manière toujours plus grande chaque année à l'Union européenne.
00:29:20Donc l'État doit réduire son train de vie.
00:29:22Et donc nous allons proposer ces pistes d'économie qui sont exigées par les Français.
00:29:27La lutte contre la fraude en est une également.
00:29:29Voilà, ça c'est les pistes d'économie du RN.
00:29:31Il avait commencé en disant qu'on n'exclut rien.
00:29:34Mais a priori, est-ce qu'une censure serait dramatique pour notre pays, Marc ?
00:29:38En tout cas, le problème, c'est que quoi qu'il arrive,
00:29:41quoi qu'il en coûte, on aura un budget catastrophique.
00:29:44Parce que de toute façon, s'il n'y a pas de censure,
00:29:46ça veut dire qu'il a réussi à avoir un accord, comme on a eu la dernière fois,
00:29:50pour que les députés gardent leur poste, etc.
00:29:52Donc ça veut dire qu'il y aura un déficit public qui sera d'au moins 6% de notre
00:29:54PIB.
00:29:56Mais oui, ça sera déjà le cas cette année.
00:29:58Regardez, l'INSEE, la semaine dernière, c'est passé inaperçu,
00:30:00elle a révisé à la baisse son estimation de la croissance.
00:30:04Donc c'est-à-dire s'il y a moins de croissance,
00:30:05on voit que le chômage également augmente,
00:30:06donc il y aura plus de déficit.
00:30:08Les taux d'intérêt, encore ce matin, on est sur un plus haut
00:30:11depuis septembre 2008.
00:30:13Vous vous souvenez, Laurence, la crise financière de septembre 2008.
00:30:15C'est ça qui est en train de se produire en France.
00:30:17Donc ça va coûter très cher, justement, en termes de charges d'intérêt de la dette.
00:30:20Donc le budget va encore exploser.
00:30:23Donc je veux dire, quoi qu'il arrive, finalement, c'est déjà perdu.
00:30:26Et ce qui est incroyable, c'est que vendredi dernier,
00:30:28l'agence de notation Fitch a dit
00:30:30« Mais non, tout va bien, on l'a à Mellus, mais non, perspective stable. »
00:30:33Non mais cette connivence, c'est incroyable.
00:30:36Même les Français, si vous voulez, 92%,
00:30:38ils sont conscients de ce qui est en train de se passer.
00:30:40Mais l'agence de Fitch, qui est pourtant sérieuse,
00:30:42c'est encore pire avec Tandarine Pours ou Moody's,
00:30:44parce que même Moody's a une note au-dessus.
00:30:46Donc ils ne se rendent pas compte de ce qui est en train de se passer.
00:30:48Je suis évidemment très inquiet.
00:30:49Alors juste sur les agences de notation, vous savez très bien
00:30:51que s'ils font tomber la France, c'est l'effet domino,
00:30:54ils font tomber toute l'Europe, Marc.
00:30:55Il n'y aura rien, il ne se passera rien, Marc.
00:30:57Non mais Laurence, c'est leur boulot.
00:30:58Pourquoi on les paye ?
00:30:59Moi, je me souviens, on l'a connu ça aussi,
00:31:00on parlait de la crise des subprimes.
00:31:02Les agences de notation, quelques semaines avant que ça n'explose,
00:31:06elles notaient encore triple A des produits subprimes.
00:31:09Mais ce sont des...
00:31:09Et ils continuent encore aujourd'hui.
00:31:11Non mais, vous voyez, derrière, il y a une sanction des marchés,
00:31:14puisqu'aujourd'hui, les taux d'intérêt sur la dette publique française
00:31:17sont supérieurs au taux d'intérêt grec.
00:31:19Il y a 0,2% d'écart.
00:31:21Supérieurs au taux d'intérêt italien.
00:31:24Pourtant, la note de l'Italie est bien inférieure à celle de la France.
00:31:27Donc vous voyez, c'est un jeu de dupe.
00:31:29Donc il faut arrêter tout cela.
00:31:30Mais le problème, vous avez raison, Laurence,
00:31:32c'est que si la France a cette difficulté,
00:31:34oui, après, c'est le château de cartes qui s'effondre,
00:31:35mais de toute façon, plus on perd de temps,
00:31:38plus ça fera mal quand ça va s'effondrer.
00:31:40Et on aurait déjà dû le faire il y a bien longtemps.
00:31:41Et malheureusement...
00:31:44Justement, on n'a pas pris les bonnes mesures.
00:31:46Je rappelle que tous les pays européens,
00:31:48mais pas seulement,
00:31:49ont réduit leurs dépenses publiques,
00:31:51ont réduit leurs impôts.
00:31:52Il n'y a qu'en France qu'on bat des records en permanence
00:31:55d'augmentation des impôts, d'augmentation de la dette.
00:31:57Et surtout, c'est un article justement de l'UGD News,
00:32:00pour ne pas le citer,
00:32:01il y a quelques jours...
00:32:02Avec Emmanuel Macron en couverture.
00:32:03Voilà, exactement.
00:32:04Qui a bien marché d'ailleurs, bravo.
00:32:05Mais c'est vrai que quand on voit l'évolution
00:32:07entre l'augmentation de la dette
00:32:09et l'augmentation de la richesse qu'on crée en France,
00:32:12il manque 510 milliards d'euros
00:32:14depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé.
00:32:16Qui ont donc disparu du circuit économique.
00:32:18Qu'est-ce qu'il a fait ?
00:32:19Où est l'argent ?
00:32:20C'est un problème.
00:32:21Il a augmenté la dette publique.
00:32:25Malheureusement, la richesse qu'on crée en France
00:32:27a augmenté de 510 milliards d'euros de moins.
00:32:29Vous nous donnez trop de chiffres, j'ai mal à la tête.
00:32:31Non, 510 milliards.
00:32:31Regardez, Laurence, c'est un seul chiffre.
00:32:34Rendez-vous compte qu'ils ont disparu
00:32:36du circuit économique depuis 2017.
00:32:38Depuis que M. Macron est là,
00:32:39et M. Macron justement avait été vendu
00:32:40comme le Mozart de la finance, etc.
00:32:42C'était une arnaque complète.
00:32:44Et donc aujourd'hui, voilà,
00:32:44on paye tout ça.
00:32:46On paye tout ça.
00:32:47Cette fuite en avant,
00:32:48et ce qui est dramatique,
00:32:49on en reparlera je pense d'ici là,
00:32:51mais quand on voit le début
00:32:52de la campagne présidentielle,
00:32:53pour l'instant,
00:32:54il n'y a pas vraiment de mesures concrètes
00:32:56qui sont remontées.
00:32:57Il y a une mesure qui est proposée par le RN,
00:32:58125 milliards d'euros d'économie.
00:33:02Où ?
00:33:02Non, mais c'est expliqué par le RN,
00:33:05c'est lutte contre la fraude sociale,
00:33:07immigration clandestine.
00:33:08Globalement, c'est lutte contre la fraude
00:33:10et les agences d'État
00:33:12et les financements de la France à l'étranger.
00:33:16Mais je trouve que c'est un tout petit peu conceptuel
00:33:18parce que ça donne l'impression que c'est simple.
00:33:20Or, ce n'est pas si simple que ça,
00:33:22et je pense qu'il faut aller gratter ailleurs.
00:33:24Entre guillemets, ce serait trop facile,
00:33:26ce serait génial.
00:33:27Comment ?
00:33:28Franchement, c'est une première étape.
00:33:31Moi, j'ai fait une simulation déjà plusieurs années
00:33:35indépendamment de cela.
00:33:36Attendez, juste termine-oui,
00:33:37parce qu'on m'y pose la question.
00:33:38Vous comprenez les dépenses de fonctionnement.
00:33:40Donc, le fonctionnement de la dépense publique
00:33:42au sens large,
00:33:43l'État, l'administration publique,
00:33:45locale, sociale, etc.
00:33:46Ça a augmenté de 106 milliards d'euros
00:33:50depuis 2021.
00:33:5124% de hausse.
00:33:53Les services publics se portent mieux,
00:33:55sont mieux qu'en 2021.
00:33:56Mais Marc, tout le monde est d'accord.
00:33:57On n'a jamais autant dépensé,
00:33:58il n'y a jamais eu aussi peu de qualité de service.
00:34:00Cet argent a été jeté par les fenêtres.
00:34:01Donc, il y a franchement,
00:34:02alors, 125 milliards,
00:34:03après, vous voyez le détail,
00:34:03je n'ai pas vu le détail des chiffres,
00:34:04parce qu'ils ne le disent pas encore exactement.
00:34:07Oui, mais c'est clair qu'aujourd'hui,
00:34:08oui, mais après, par exemple,
00:34:09sur l'immigration,
00:34:10c'est sur plusieurs années,
00:34:10ce n'est pas sur plusieurs années.
00:34:11Mais ce qui est clair,
00:34:12c'est qu'aujourd'hui,
00:34:13il y a des agences,
00:34:14si vous voulez,
00:34:15il y a 700,
00:34:16ce qu'on appelle des ODAC,
00:34:17organismes divers,
00:34:18d'administration centrale.
00:34:20700.
00:34:20Ça coûte 150 milliards d'euros par an.
00:34:23Vous voyez donc,
00:34:24ça ne génère pas de richesse.
00:34:26Ça ne crée pas de richesse.
00:34:27Alors, on ne va pas toutes les supprimer,
00:34:29bien sûr,
00:34:29mais on peut en limiter certaines,
00:34:31et on fera des économies très rapidement.
00:34:33Non, mais sur le Rassemblement national,
00:34:34voilà,
00:34:35ils ont expliqué comment ils allaient faire.
00:34:36Moi, je trouve que c'est juste
00:34:37un tout petit peu schématique.
00:34:39Ensuite,
00:34:39là où je me fais un peu l'avocat du diable,
00:34:41c'est qu'il n'y a que avec le Rassemblement national
00:34:43que tout le monde est extrêmement exigeant
00:34:45en matière de dépenses publiques.
00:34:47Et globalement,
00:34:47personne ne pose de questions
00:34:48à Gabriel Attal ou à Edouard Philippe,
00:34:50alors que pourtant,
00:34:51ils portent un bilan
00:34:52qui est pas exceptionnel.
00:34:53Parce qu'eux,
00:34:54ils ne veulent pas baisser la dépense publique.
00:34:55C'est ça le problème.
00:34:56Ensuite,
00:34:57le fond du sujet,
00:34:57c'est le gouvernement
00:34:58qui doit faire adopter un budget.
00:35:01Alors, on est partagé,
00:35:02c'est-à-dire qu'on se dit
00:35:03au point où on en est,
00:35:04on est tellement foutu,
00:35:05bon, il vaut mieux faire adopter un budget
00:35:07même s'il est très mauvais.
00:35:08Et de toute façon,
00:35:09le prochain président
00:35:09ou la prochaine présidente
00:35:10aura la possibilité de le corriger.
00:35:12Et dans le même temps,
00:35:13on peut se dire aussi dans l'autre sens,
00:35:15bon,
00:35:16comme il reste plus que 7 mois
00:35:18avant l'élection présidentielle,
00:35:19eh bien,
00:35:20le Premier ministre pourrait se dire
00:35:21je tente vraiment
00:35:22de faire les réformes qu'il faut
00:35:24dans le dernier 100 mètres
00:35:25et je tente de réduire considérablement
00:35:27les dépenses publiques.
00:35:28Ça aurait une forme de panache.
00:35:30La difficulté,
00:35:30c'est que je pense que s'il faisait ça,
00:35:32eh bien,
00:35:32il serait immédiatement s'assuré.
00:35:33Il n'a pas de majorité
00:35:34de toute façon,
00:35:34tout simplement.
00:35:35Non, non, bien sûr.
00:35:35Mais c'est vrai que c'est ça
00:35:36qui aujourd'hui est inquiétant,
00:35:37c'est qu'on va se dire
00:35:38on va encore perdre
00:35:406 mois, 7 mois.
00:35:41Ah, c'est certain.
00:35:41Et peut-être après,
00:35:42on ne sait même pas,
00:35:42il faudra ascendre l'été prochain.
00:35:44Donc, on perd encore un an,
00:35:45vous prenez compte.
00:35:46On a perdu 10 ans,
00:35:47il va y avoir plus avec Hollande.
00:35:48C'est un plan jeu de poker monteur
00:35:49parce qu'en réalité,
00:35:50quand vous regardez
00:35:50les propositions des candidats,
00:35:52tous disent de loin,
00:35:53moi, je vais réduire
00:35:54les dépenses publiques,
00:35:54c'est moi qui réduirais,
00:35:55qui désendetterais le plus le pays.
00:35:57Et globalement,
00:35:58quand vous écoutez ensuite
00:35:59de l'autre côté
00:36:00les mesures qu'ils annoncent,
00:36:01c'est de l'argent en plus,
00:36:03les salaires des professeurs,
00:36:04je pense à Édouard Philippe.
00:36:05Il y a d'autres candidats
00:36:06qui proposent de l'argent en plus
00:36:07un peu partout.
00:36:08Et on voit bien
00:36:09que globalement,
00:36:10ils ne disent pas la vérité
00:36:11et ils disent en fonction
00:36:12du public auquel ils parlent.
00:36:13Ils ne proposent pas
00:36:14de baisser la dépense,
00:36:15ils proposent de l'augmenter
00:36:16moins vite.
00:36:17Exactement,
00:36:17c'est la baisse de la hausse.
00:36:18Macron est tout y compris
00:36:19avant, même avant lui.
00:36:20On n'a jamais baissé...
00:36:22Moi, ce que je trouve terrible
00:36:22dans tout ce qu'on entend
00:36:23dans tous les débats politiques,
00:36:26c'est qu'au-delà
00:36:27de la question de la gestion
00:36:28et des dépenses,
00:36:28derrière tout ça,
00:36:29il faudrait en profiter aussi
00:36:30pour réformer
00:36:31le fonctionnement de l'État.
00:36:33Et j'aurais aimé, moi,
00:36:34la campagne n'est pas terminée,
00:36:35elle ne fait que commencer,
00:36:37mais j'aimerais entendre, moi aussi,
00:36:38un candidat qui vous propose
00:36:39carrément de changer
00:36:43et l'impression que ça donne
00:36:44en ce moment,
00:36:45c'est que les candidats
00:36:46proposent d'ajus,
00:36:47de faire des petits ajustements,
00:36:48des petits rafistolages
00:36:49et ce n'est pas ça
00:36:50dont la France a besoin.
00:36:51Ils ont beaucoup de formules.
00:36:51La France a besoin
00:36:52d'un changement radical
00:36:53et je pense qu'il y a,
00:36:55même, je ne sais pas,
00:36:55l'administration de la santé
00:36:57avec les ARS,
00:36:58je pense qu'il faut changer
00:36:59complètement le mode
00:36:59de fonctionnement.
00:37:00Ce n'est pas facile,
00:37:01ça s'est mis en place
00:37:02année après année,
00:37:03le fonctionnement de l'école.
00:37:04Personne n'a la baguette magique
00:37:05pour supprimer les ARS
00:37:06et que tout fonctionne bien.
00:37:10Il y a David Bustard
00:37:13les intérêts de la dette.
00:37:14Vous vous rendez compte
00:37:14que cette année,
00:37:15c'est la Cour des comptes
00:37:16qui le dit,
00:37:17juste la charge d'intérêt
00:37:18de la dette,
00:37:18les intérêts que l'État
00:37:19va payer sur sa dette,
00:37:2177 milliards d'euros.
00:37:23C'est le premier budget
00:37:24de l'État.
00:37:25On avance, on avance.
00:37:26Gabriel Attal,
00:37:27il était à Chalons-en-Champagne
00:37:28hier et il dit
00:37:30qu'il se bat
00:37:30pour ceux qui bossent.
00:37:32Écoutez.
00:37:33Je me bats pour ceux qui bossent.
00:37:35J'ai mis le RSA sous condition,
00:37:36j'ai préparé une réforme
00:37:37de l'assurance chômage
00:37:38à cause de la dissolution,
00:37:39on n'a pas pu la mettre en place
00:37:40mais on va la faire.
00:37:41Et sur le social,
00:37:41j'ai même proposé
00:37:42de supprimer un minima social,
00:37:44l'ASS.
00:37:45Donc moi,
00:37:45ce que je veux maintenant,
00:37:46c'est qu'on ait une aide sociale unique
00:37:47qui soit plafonnée
00:37:48en dessous du SMIC
00:37:49pour être sûr
00:37:50qu'on ne gagne jamais plus
00:37:50quand on ne travaille pas.
00:37:52Voilà,
00:37:52ça c'est des mesures Rachel Kahn.
00:37:54On voit que chacun y va
00:37:55de sa mesure.
00:37:58On n'a pas encore
00:37:58les programmes,
00:37:59je trouve,
00:37:59dans leur entièreté
00:38:00qui nous permettraient
00:38:01vraiment de savoir.
00:38:03Après,
00:38:03les instituts vont mouliner
00:38:05pour voir,
00:38:06fact-checker,
00:38:06etc.,
00:38:07les chiffres.
00:38:07On voit à quel point,
00:38:08de toute façon,
00:38:09on est dans une situation
00:38:09économique assez douloureuse.
00:38:13Et aussi,
00:38:14c'est ce pourquoi
00:38:14la campagne électorale
00:38:16a commencé avec l'AREF
00:38:17et au MEDEF aussi,
00:38:19où tous les quasiment,
00:38:20sauf l'ISNAR,
00:38:22sont allés justement
00:38:23s'exprimer devant les patrons.
00:38:25On a un enjeu crucial,
00:38:26forcément,
00:38:27qui est comment on crée
00:38:28de la richesse aujourd'hui.
00:38:30Après,
00:38:30sur les propositions
00:38:31de Jordale Bardella,
00:38:33moi,
00:38:33ça me pose un problème
00:38:34parce qu'effectivement,
00:38:35on n'a pas encore
00:38:36l'ensemble des programmes chiffrés.
00:38:37Donc,
00:38:38on veut faire des économies,
00:38:39tout le monde veut faire
00:38:40des économies,
00:38:40mais de l'autre côté,
00:38:41si l'ensemble des mesures
00:38:43y vont à coups de millions
00:38:45et de millions,
00:38:46ça ne servira à rien.
00:38:47On est dans une situation,
00:38:48je ne pense pas qu'il y ait
00:38:49beaucoup,
00:38:50en fait,
00:38:50de marge de manœuvre
00:38:51sur la rigueur budgétaire.
00:38:53C'est-à-dire qu'en fait,
00:38:53à la fin,
00:38:54à mon avis,
00:38:55sauf des questions idéologiques,
00:38:56tous les candidats
00:38:57vont être obligés
00:38:57de s'aligner sur certaines...
00:38:59Je ne crois pas,
00:38:59mais ce n'est pas du tout
00:39:00ce que propose
00:39:00la France insommive.
00:39:01Non,
00:39:01bien sûr,
00:39:02bien sûr,
00:39:03quelqu'un de rationnel
00:39:04propose d'annuler
00:39:05une partie de la dette.
00:39:05Le drame fondamental,
00:39:06si vous voulez,
00:39:07c'est que malheureusement,
00:39:08on le voit bien,
00:39:08on n'a pas de culture économique
00:39:09en France.
00:39:10C'est ça.
00:39:10C'est-à-dire que,
00:39:11quand on voit que,
00:39:11en plus,
00:39:12quelqu'un comme M. Pigasse,
00:39:13qui a quand même
00:39:14une petite culture économique,
00:39:15il dit,
00:39:15oui, oui, oui,
00:39:16on peut très bien
00:39:17annuler la dette,
00:39:17puis il n'y aura rien,
00:39:18il n'y aura aucune conséquence.
00:39:19C'est incroyable
00:39:20que quelqu'un comme lui
00:39:21dise ça.
00:39:21Alors qu'on sait très bien
00:39:22que si jamais...
00:39:23C'est le concours lépine
00:39:23de la démagogie,
00:39:24vous avez bien vu.
00:39:25Donc on est rationnel.
00:39:26Mais sur plein d'autres sujets,
00:39:26on voit bien
00:39:27que les propositions des candidats,
00:39:29il y en a qui ont gouverné
00:39:29pendant 10 ans.
00:39:30Mais pourquoi on a ça ?
00:39:30Parce que justement,
00:39:31il n'y a pas assez
00:39:32de culture économique.
00:39:33Il faut vraiment développer
00:39:35cette culture économique.
00:39:36C'est pour quoi je suis là,
00:39:36d'ailleurs.
00:39:37Mais c'est vrai que...
00:39:38Mais si vous inspire,
00:39:39Marc,
00:39:40mais c'est vrai.
00:39:40Non, mais c'est vrai.
00:39:42Je ne vais pas parler
00:39:42de la chaîne YouTube.
00:39:43Vous voyez ce que je...
00:39:43Non, non, non.
00:39:45Non, mais c'est vrai que
00:39:46ce manque de culture économique
00:39:47fait que, voilà,
00:39:48on croit à une solution miracle.
00:39:49Donc qu'est-ce qui va se passer
00:39:50à la fin ?
00:39:50Exactement.
00:39:51La Grèce.
00:39:52C'est-à-dire qu'à un moment,
00:39:52on ne pourra plus payer
00:39:53le fonctionnaire,
00:39:54on ne pourra plus payer
00:39:54les retraites.
00:39:55Je n'y crois pas, Marc.
00:39:56Mais ça, c'est sûr.
00:39:57Je n'y crois pas.
00:39:58Laurence, on prend le pari.
00:39:59Je ne veux pas parier sur ça.
00:40:00Ça dépend de qui est élu.
00:40:01Ce serait horrible.
00:40:01Non.
00:40:02Mais pour moi, moi, je veux...
00:40:03Si on continue comme ça,
00:40:04moi, Marc, je veux croire
00:40:05qu'un prochain candidat
00:40:07peut inverser les choses.
00:40:09Moi, je veux croire
00:40:09que l'élection présidentielle
00:40:11peut permettre
00:40:11de changer de braquet
00:40:12peut permettre
00:40:13de remettre la force
00:40:14sur le même trajectoire.
00:40:15Moi, je pense que, malheureusement,
00:40:16comme il n'y a pas
00:40:17de cette culture économique,
00:40:18tant qu'on n'aura pas
00:40:19vraiment touché le dur,
00:40:20parce qu'en fait,
00:40:20on a touché le fond de la piscine
00:40:21depuis longtemps,
00:40:22mais on creuse.
00:40:23Donc, on ne se rend pas compte.
00:40:24Quand on ne pourra plus creuser,
00:40:26alors là, ça va faire mal.
00:40:28Donc, c'est là où,
00:40:29à ce moment-là,
00:40:29on aura une prise de conscience globale.
00:40:31On pourra dire...
00:40:31Laurent, c'est intéressant
00:40:32quand vous disiez
00:40:33que les Français
00:40:34ont le sentiment du déclin.
00:40:35Il y a un chiffre incroyable
00:40:37du FMI
00:40:37qui est très sérieux,
00:40:38qui vous montre
00:40:39la position de la France
00:40:40au niveau mondial
00:40:41en termes de richesse
00:40:43par habitant.
00:40:44Et donc, ça, c'est intéressant
00:40:45parce que dans les années 90,
00:40:47on était encore
00:40:4811e du monde.
00:40:49C'est pas mal comme classement.
00:40:50Aujourd'hui, on est combien,
00:40:51Laurence ?
00:40:5233e.
00:40:53Vous vous rendez compte ?
00:40:54C'est là...
00:40:54Quand vous allez à l'étranger,
00:40:56franchement...
00:40:56J'y suis allé à plusieurs fois.
00:40:57Faites peur l'année
00:40:58avec votre oeil noire !
00:40:59Vous vous rendez compte
00:41:00parce qu'il y a quelques années,
00:41:01quand on allait à l'étranger,
00:41:02on avait du pouvoir d'achat,
00:41:03nous, les Français.
00:41:04Aujourd'hui, on se rend compte
00:41:07en voyageant, vous avez raison,
00:41:09on mesure encore plus
00:41:10le déclassement.
00:41:11C'est-à-dire que vous voyez
00:41:11qu'il y a un monde
00:41:12qui va à une vitesse folle
00:41:13et que nous, on est
00:41:14avec une charrue à la traîne
00:41:16et surtout avec des débats
00:41:17qui ne sont absolument pas...
00:41:18Les claves, par exemple, oui.
00:41:19Comment ?
00:41:19Qu'est-ce qui n'est pas à la page ?
00:41:20Je pense à l'intelligence artificielle,
00:41:22je pense à la médecine,
00:41:24je pense...
00:41:24Il y a énormément de sujets
00:41:25dans lesquels
00:41:26on est vraiment à la remorque
00:41:27et on continue de débattre
00:41:29des 35 heures,
00:41:30pas de sujets
00:41:31qui sont complètement archaïques
00:41:32mais qui sont des débats
00:41:34qui étaient déjà périmés
00:41:35il y a 20 ans.
00:41:36Et de l'autre côté,
00:41:37je pense que le symptôme
00:41:38du déclassement,
00:41:38je pense que même les Français
00:41:39qui ne voyagent pas les voient,
00:41:41vous avez les symptômes aussi
00:41:42de l'immigration
00:41:43qui arrivent partout en France
00:41:45et ça, pour le coup,
00:41:46c'est un symptôme
00:41:47de déclassement
00:41:47pour beaucoup de Français.
00:41:48Les hôpitaux.
00:41:48Vous allez dans tous
00:41:50les services publics,
00:41:51globalement, vous vous rendez compte
00:41:52qu'on paye beaucoup d'impôts
00:41:53et que le service n'est pas là.
00:41:54Tout est saturé,
00:41:55tout est dépassé,
00:41:55il n'y a jamais personne
00:41:56pour répondre.
00:41:57Et puis, plus simplement,
00:41:58je pense qu'il y a
00:41:58beaucoup de Français
00:41:59qui mesurent aussi
00:42:05qui est extrêmement faible,
00:42:06qui ont du mal
00:42:06à écrire correctement
00:42:07une phrase
00:42:08ou à faire un calcul.
00:42:09Les députés aussi,
00:42:10ils ont du mal des fois
00:42:11à lire.
00:42:12Exactement.
00:42:13Et puis, je pense
00:42:13qu'il y a un dernier symptôme,
00:42:14c'est la perspective
00:42:15du retour du chômage.
00:42:16Moi, je vois, vous voyez...
00:42:17C'est plus qu'une perspective,
00:42:18on y est.
00:42:19Moi, ce qui me frappe,
00:42:20c'est le nombre de chômeurs...
00:42:22Il a fallu bien mon papier,
00:42:23la salle de Louis,
00:42:23parce que justement...
00:42:24C'est une patrie de la rédaction,
00:42:26arrêtez !
00:42:27Il est obligé, c'est tout.
00:42:28C'est très frappant
00:42:29et ça, je vois,
00:42:30de plus en plus,
00:42:31c'est des étudiants
00:42:32qui font des grandes écoles
00:42:33et qui n'arrivent pas
00:42:34à trouver de travail
00:42:35à l'issue de formations
00:42:36qui sont normalement
00:42:38très diplômantes
00:42:38parce que l'intelligence artificielle
00:42:40et parce que,
00:42:41tout simplement,
00:42:42les entreprises
00:42:43ne recrutent plus
00:42:44et ça,
00:42:46ça crée une vraie fatalité.
00:42:47Le chômage des moins
00:42:48de 25 ans en France,
00:42:49quasiment 22%.
00:42:50Vous vous rendez compte
00:42:50avec toutes les aides,
00:42:51toutes les formations,
00:42:52etc.
00:42:53C'est ça le drame,
00:42:54parce que la jeunesse,
00:42:54justement,
00:42:54c'est celle qui nous dynamise.
00:42:56C'est quelque chose
00:42:57de catastrophique.
00:42:59Et encore une fois,
00:43:00le taux de chômage qui augmente,
00:43:01là, on est à 8,3%.
00:43:02Mais si on prend
00:43:02toutes les catégories,
00:43:03on est à 17,2%.
00:43:05Donc,
00:43:06on ne veut pas dire...
00:43:06C'est ça qui est dramatique.
00:43:07On ne veut pas dire les choses,
00:43:09mais on va devoir les dire
00:43:10parce que, justement,
00:43:11et je pense que ça,
00:43:11c'est la clé.
00:43:12Parce que c'est vrai
00:43:12que M. Macron
00:43:13a quand même pu continuer
00:43:14parce que pendant pas mal d'années,
00:43:15le chômage a un petit peu baissé
00:43:17parce qu'on a eu beaucoup d'aides
00:43:18de la Banque Australie européenne,
00:43:19la planche à billets,
00:43:19etc.
00:43:20Sauf qu'aujourd'hui,
00:43:21on voit que le chômage
00:43:22dans la zone euro,
00:43:30c'est bien un problème français.
00:43:32Et puis, il y a le fait
00:43:32de ne plus croire en l'impôt aussi.
00:43:34C'est-à-dire qu'en fait,
00:43:34on voit bien à quel point
00:43:36les entreprises
00:43:36ou les citoyens
00:43:37payent un impôt
00:43:38et que, voilà,
00:43:39les conséquences
00:43:40quand on voit l'état d'hôpital,
00:43:41de l'école, etc.,
00:43:43de la fonction publique,
00:43:44sont catastrophiques.
00:43:45Il y a un vrai enjeu
00:43:46au niveau du fonctionnement du temps.
00:43:47sur la facturation électronique.
00:43:48Oui.
00:43:48Ça, c'est à partir de demain.
00:43:49Oui.
00:43:49C'est sympa.
00:43:51Attendez,
00:43:51parce que tout ça
00:43:53va passer par une plateforme
00:43:54qui sera payante.
00:43:55Plusieurs plateformes.
00:43:56En fait, on aura le choix,
00:43:57évidemment.
00:43:58Et on devra hacker,
00:43:59évidemment.
00:43:59Mais voilà,
00:44:00bien sûr,
00:44:00ça ne sera pas gratuit.
00:44:01Mais alors,
00:44:02quand même,
00:44:02il ne faut pas inquiéter tout le monde.
00:44:03À partir de demain,
00:44:04c'est obligatoire
00:44:05que pour les,
00:44:06ce qu'on appelle,
00:44:07à partir des ETI.
00:44:08C'est-à-dire à partir
00:44:08de 250 salariés.
00:44:09En deçà,
00:44:10les petites entreprises PME,
00:44:11c'est l'année prochaine.
00:44:12Ça sera obligatoire.
00:44:13Mais par contre,
00:44:14si vous avez des clients
00:44:15dans grandes entreprises
00:44:16ou ETI,
00:44:17c'est aussi obligatoire pour vous.
00:44:19Donc, voilà.
00:44:20C'est une petite entreprise.
00:44:22Donc, voilà.
00:44:22Et le problème,
00:44:23c'est qu'il y a aussi
00:44:24des risques de sécurité,
00:44:26etc.
00:44:27Et puis,
00:44:27vous l'avez dit,
00:44:27Laurent,
00:44:28c'est un coût.
00:44:28Donc,
00:44:29nos entreprises,
00:44:29aujourd'hui,
00:44:29je vous rappelle
00:44:30qu'on nous donne
00:44:30sur des records historiques
00:44:32de faillites d'entreprises.
00:44:34Ça aussi,
00:44:34je donnais le chiffre
00:44:35qui est assez incroyable.
00:44:3570 000 en 12 mois.
00:44:36Non, mais depuis 2017.
00:44:38J'ai pris des notes.
00:44:38Là, c'est facile, oui.
00:44:39Non, mais surtout,
00:44:40là,
00:44:40on a des faillites d'entreprises.
00:44:42On a toutes les entreprises.
00:44:43Si vous enlevez
00:44:43ce qu'on appelle
00:44:43les micro-entreprises,
00:44:44ça veut dire
00:44:45avec zéro ou un salarié,
00:44:53que les hors micro-entreprises
00:44:54plus 100% de hausse
00:44:56des faillites d'entreprises.
00:44:57Attendez,
00:44:58mais c'est une catastrophe.
00:44:59Et on me dit,
00:45:00on a fait une politique
00:45:01de l'offre pour l'entreprise.
00:45:02Mais attendez,
00:45:03où voit-on cela ?
00:45:04Donc, c'est ça
00:45:05qu'aujourd'hui,
00:45:05c'est inquiétant
00:45:05parce que derrière
00:45:06les faillites d'entreprises,
00:45:07ce n'est pas qu'une entreprise
00:45:08qui disparaît.
00:45:09C'est tous les salariés
00:45:10qui avaient du boulot
00:45:11qui perdent leur boulot.
00:45:12Et c'est là
00:45:13où je pense que
00:45:15ça peut ne pas tenir
00:45:16comme certains l'imaginent
00:45:18parce que les Français
00:45:18n'en peuvent pas.
00:45:20Mais c'est là
00:45:23très précis sur les programmes,
00:45:25ausculter toutes les mesures,
00:45:26les chiffrer.
00:45:27On compte sur vous.
00:45:29Est-ce que c'est réalisable
00:45:30ou pas réalisable ?
00:45:30Est-ce que c'est vraiment
00:45:31n'importe quoi,
00:45:32pas n'importe quoi ?
00:45:33Je pense qu'il faudrait être sérieux.
00:45:34Les Français seront très attentifs.
00:45:35Complètement.
00:45:36Moi, je suis prêt
00:45:37parce qu'on me demande
00:45:37justement de noter les programmes.
00:45:39Je t'attends de les avoir
00:45:39dans leurs détails
00:45:40parce que là, évidemment,
00:45:41c'est des grandes lignes, etc.
00:45:42Là, on pourra dire
00:45:43oui, c'est jouable ou pas.
00:45:44Mais c'est sûr que bon,
00:45:45ceux qui nous disent
00:45:45oui, on va supprimer la dette publique
00:45:47et puis tout ira bien,
00:45:48ça va être compliqué
00:45:49de boire une bonne note.
00:45:50Vous savez ce que je veux dire ?
00:45:51On se rapproche du zéro sur 20.
00:45:52Vous voyez ?
00:45:53Oui, mais bon.
00:45:54Il y a juste un tout petit mot
00:45:55du budget.
00:45:56Maude Bréjean disait tout à l'heure
00:45:57à porte-parole du gouvernement
00:45:58qu'on ne peut pas se permettre
00:45:59de ne pas avoir de budget.
00:46:01Effectivement.
00:46:02Si, mettons qu'on n'ait pas de budget,
00:46:03qu'est-ce qui se passe ?
00:46:04On est en banqueroute ou pas ?
00:46:05On n'est pas en banqueroute ?
00:46:06M. Bérou lui a dit
00:46:08si on ne m'obéit pas,
00:46:09je démissionne.
00:46:10Il a démissionné.
00:46:12Et on n'a pas eu de budget.
00:46:13Après, c'est M. Lecornu
00:46:14qui a été, rappelez-vous,
00:46:15au bout d'une semaine,
00:46:16il a dû démissionner
00:46:16parce qu'il n'y avait toujours
00:46:17pas de budget et ainsi de suite.
00:46:18Finalement, on a trouvé un accord
00:46:20seulement début 2026.
00:46:22Vous vous souvenez ?
00:46:23Et les députés
00:46:24qui auraient pu voter l'ascension
00:46:25ont dit non,
00:46:25je préfère garder ma place
00:46:26qu'avoir un problème.
00:46:28Et donc, voilà.
00:46:29C'est ça aujourd'hui.
00:46:30Mais là, on ne peut pas faire
00:46:30de législative de toute façon.
00:46:32Oui, mais c'est ça la difficulté.
00:46:35On est trop proche
00:46:36de la présidentielle.
00:46:38Globalement, même tous les candidats
00:46:39ont plutôt intérêt,
00:46:40certes à s'opposer au budget,
00:46:41mais à faire en sorte qu'ils passent
00:46:42pour se concentrer quand même
00:46:44sur leur projet présidentiel.
00:46:45Je ne vois pas tellement
00:46:46l'intérêt de s'acharner
00:46:47sur un budget d'un gouvernement passé
00:46:49dont le macronisme est finissant.
00:46:51Je pense que, moi,
00:46:52si j'étais candidat à la présidentielle,
00:46:53je me concentrerais plutôt
00:46:54sur l'avenir,
00:46:55sur ce que je veux proposer aux Français
00:46:56plutôt que d'essayer
00:46:57de mettre la focale
00:46:59sur des choses
00:47:00qui, objectivement, appartiennent.
00:47:02Le danger, c'est qu'il y ait
00:47:03une année blanche.
00:47:04En fait, on remet le même budget
00:47:06que l'année dernière,
00:47:07donc cette année,
00:47:08pour l'année prochaine.
00:47:09Là, c'est les Français
00:47:09qui vont payer
00:47:09parce que s'il y a une année blanche,
00:47:11il n'y a pas d'indexation, etc.
00:47:12Et donc, certains Français
00:47:14qui ne payaient pas d'impôts
00:47:15cette année
00:47:15vont en payer l'année prochaine.
00:47:17Donc, toujours pareil,
00:47:18c'est les Français
00:47:18qui payent à la fin.
00:47:19Et c'est là que ça peut encore
00:47:20faire augmenter le ras-le-bon.
00:47:21Ce qui coûte le plus cher,
00:47:22c'est la lâcheté,
00:47:23c'est le manque de courage
00:47:24et c'est le fait d'avoir
00:47:25une assemblée
00:47:26qui n'est pas du tout assemblée.
00:47:28Il n'y a pas de majorité.
00:47:29Pas de majorité.
00:47:30Et c'est ça qui coûte le plus cher.
00:47:31Et ce sera un des enjeux de 2027
00:47:32parce que,
00:47:33quel que soit le nom
00:47:34du président ou de la présidente,
00:47:35est-ce qu'il y aura
00:47:36une majorité derrière
00:47:36pour gouverner ?
00:47:38Parce que sinon,
00:47:38les mesures,
00:47:39tout est inapplicable.
00:47:41J'espère qu'il y aura
00:47:42une majorité claire.
00:47:43Espérons.
00:47:43Les Français sont cohérents
00:47:44en général.
00:47:45Au moins, conceptuellement,
00:47:46on le souhaite.
00:47:47On souhaite ne pas continuer
00:47:49dans l'espèce d'inaction,
00:47:51dans la culture du compromis
00:47:53qui, en réalité, nous mine.
00:47:54Aujourd'hui, le problème,
00:47:55c'est que c'est la dictature
00:47:56du compromis.
00:47:56Vous êtes obligés
00:47:57d'obtenir les faveurs
00:47:58de petits groupes
00:47:59de 4-5 députés.
00:48:00Donc, vous lâchez surtout.
00:48:01C'est ce qui est arrivé
00:48:02à Sébastien Lecornu.
00:48:03Et à la fin,
00:48:04en réalité,
00:48:05vous ne gouvernez plus.
00:48:07Vous ne pouvez pas
00:48:07parce qu'à chaque fois,
00:48:08vous cherchez
00:48:08le plus petit dénominateur commun
00:48:10et il est de plus en plus
00:48:12difficile de trouver.
00:48:13Allez, petite pause.
00:48:14On s'en trouve dans un instant.
00:48:14Vous restez avec nous.
00:48:15On va recevoir Carl Olive.
00:48:17Ce sera face à Carl Olive.
00:48:18On va tenter de lui porter
00:48:19la contradiction
00:48:20sur tous ces sujets.
00:48:21On parlera aussi
00:48:22du grand retour
00:48:23du voile islamique
00:48:24dans le débat.
00:48:25Le RN,
00:48:26le Rassemblement National,
00:48:27a fait une proposition
00:48:28de mettre des amendes
00:48:30dans l'espace public
00:48:32s'il y avait un référendum,
00:48:33s'il y avait une loi
00:48:34qui a été votée.
00:48:35Et puis,
00:48:35on parlera aussi
00:48:36de la France insoumise.
00:48:37A tout de suite.
00:48:40Et on se retrouve
00:48:42dans Punchline,
00:48:42la campagne présidentielle
00:48:44dans tous ses états.
00:48:45Passage dans la baraque afrite
00:48:46à Tourcoing
00:48:47pour Edouard Philippe.
00:48:47La communication politique
00:48:49est-elle un passage obligé
00:48:50pour les prétendants
00:48:51à l'Elysée ?
00:48:52On verra que chacun
00:48:52s'y livre,
00:48:53en tout cas,
00:48:53bon gré, mal gré.
00:48:54Le grand retour du débat
00:48:56autour du voile islamique,
00:48:57le Rassemblement National
00:48:58souhaite proposer
00:48:58un référendum aux Français
00:49:00pour une grande loi
00:49:01pour lutter contre
00:49:01les idéologies islamistes
00:49:03avec à la clé peut-être
00:49:04des amendes
00:49:04pour les femmes
00:49:05qui porteraient le voile
00:49:06dans l'espace public
00:49:07pour ou contre.
00:49:08Voilà quelques-uns
00:49:09des sujets
00:49:09que nous allons aborder
00:49:10ce soir dans Punchline
00:49:11avec Karl Olive.
00:49:12Bonsoir Karl.
00:49:13Bonsoir Laurent.
00:49:14Merci d'être là,
00:49:15député évidemment
00:49:16des Yvelines,
00:49:17maire de Poissy,
00:49:18on est très heureux
00:49:18de vous avoir.
00:49:19En face de vous,
00:49:20des snipers de Punchline,
00:49:22Richard Ragnel,
00:49:23Rachel Kahn
00:49:23et le plus redoutable
00:49:24d'entre eux.
00:49:25Les chiffres,
00:49:26Marc Rottis.
00:49:27Voilà,
00:49:27je suis gentil quand même.
00:49:30Oui mais rigoureux
00:49:31et précis et exigent.
00:49:33Et puis alors quand
00:49:33il a pris la parole,
00:49:34il faut faire attention.
00:49:35Non mais j'ai vu ça,
00:49:35il faut regarder sa montre.
00:49:37On commence peut-être
00:49:38par la séquence du week-end
00:49:40et on fait de la télé
00:49:41donc c'est vrai que
00:49:41la séquence des frites
00:49:42avec Edouard Philippe
00:49:43que vous soutenez je crois.
00:49:44Oui.
00:49:45Elle est assez...
00:49:46J'étais à Tourcoing.
00:49:47Elle est assez émédique.
00:49:47Vous étiez là ?
00:49:48Vous avez mangé
00:49:48une petite frite ou pas ?
00:49:49Bien sûr.
00:49:49Allez on regarde d'abord
00:49:50la séquence
00:49:50et puis je vous questionne sur...
00:49:51Parce que c'est calorique mais bon.
00:49:52Pourquoi ?
00:49:53Pourquoi faire ça ?
00:49:54Est-ce que ce n'est pas
00:49:54un peu de la vieille politique ?
00:49:57On regarde d'abord.
00:49:59Faut faire attention
00:49:59on en prend un peu
00:50:00ou pas trop.
00:50:01C'est généreux.
00:50:02Un peu plus généreux.
00:50:04J'ai le prix de ça.
00:50:05Voyez-moi partagé.
00:50:07Voilà quoi je tiens
00:50:08dans cette campagne.
00:50:11Allez on continue.
00:50:12Allez.
00:50:13Personne suivante.
00:50:14Merci.
00:50:15Merci.
00:50:17Merci.
00:50:18Merci.
00:50:19Merci.
00:50:20Merci.
00:50:21Merci.
00:50:22Merci.
00:50:22Merci.
00:50:22Merci.
00:50:22Alors elles sont comment ces frites ?
00:50:27Alors est-ce qu'il faut absolument
00:50:29mettre un tablier
00:50:30et faire semblant
00:50:30de préparer des frites
00:50:31pour montrer
00:50:32qu'on est proche du peuple
00:50:33Karl-Olive ?
00:50:35Vous ne trouvez pas
00:50:35que ça a un petit goût
00:50:36des campagnes d'il y a 30 ans ?
00:50:38Bah Laurence Ferrari.
00:50:40Oui Karl-Olive.
00:50:40Nicolas Sarkozy
00:50:41sur un cheval.
00:50:44Giscard d'Estaing
00:50:44avec son accordéon.
00:50:46Gabriel Attal
00:50:47avec 40 ans.
00:50:4850 ans.
00:50:48Non mais Gabriel Attal
00:50:49avec Galadjot.
00:50:51Franchement si on...
00:50:52Si on vient s'attaquer
00:50:54à Edouard Philippe
00:50:55Non mais Edouard Philippe
00:50:57et Gérald Darmanin
00:50:57pour une histoire
00:50:58de cornée de frites
00:50:59c'est qu'on n'a pas grand chose
00:51:00finalement à reprocher
00:51:01sur le...
00:51:01Et c'est plutôt une bonne nouvelle
00:51:02sur les propositions
00:51:04qu'ils peuvent faire.
00:51:06C'est de la com ou pas ?
00:51:08Vous n'allez pas me dire
00:51:08que c'est pas de la com Karl-Olive ?
00:51:09Non mais Laurence Ferrari
00:51:10une image
00:51:11mille mots.
00:51:12Voilà.
00:51:12Je vais vous dire
00:51:13si jamais
00:51:13ils s'étaient imaginés
00:51:15qu'on ouvrirait
00:51:16punchline aujourd'hui
00:51:17avec effectivement
00:51:18la baraque à frites
00:51:19bon c'est finalement
00:51:20c'est plutôt pas mal.
00:51:21Moi je préfère qu'on distribue
00:51:22des frites que des milliards
00:51:23qu'on n'a pas par exemple.
00:51:24Alors ça c'est une petite balle pour ?
00:51:26Une petite balle perdue
00:51:27pour la farce insoumise ?
00:51:28Pour la France insoumise pardon.
00:51:29La farce insoumise.
00:51:30Vous avez préparé
00:51:31au punchline.
00:51:31Louis Dragnel
00:51:32cette séquence là
00:51:33on va y revenir
00:51:34parce que c'est vrai
00:51:35qu'elle fait beaucoup parler
00:51:37on a l'habitude
00:51:38d'avoir des candidats
00:51:39sur le terrain
00:51:39mais pas forcément
00:51:40sur ce type de posture là.
00:51:42Ça vous surprend ou pas vous ?
00:51:44Non.
00:51:44Objectivement moi
00:51:44ça ne me surprend pas beaucoup
00:51:45parce que je pense
00:51:46que l'objectif aussi
00:51:47c'est de faire des images
00:51:48qui sont différentes
00:51:49d'images d'un candidat
00:51:50derrière un pupitre
00:51:51ou avec un micro
00:51:52face à une salle
00:51:53et donc l'objectif derrière
00:51:55c'est de montrer
00:51:56un candidat populaire
00:51:58qui est capable
00:51:58de servir des frites
00:51:59qui est quand même
00:52:00un plat assez simple
00:52:01à des gens
00:52:02qui sont en face de lui.
00:52:03La question pardon
00:52:04que je voulais vous poser
00:52:05qui n'est pas exactement
00:52:06sur ce terrain là
00:52:06c'est qu'on voit bien
00:52:08que Gabriel Attal
00:52:09et Edouard Philippe
00:52:10essayent de défacer
00:52:11leur passé macroniste.
00:52:13On a presque l'impression
00:52:13qu'ils se présentent
00:52:14comme des anciens
00:52:15premiers ministres d'opposition.
00:52:16Est-ce que vous pensez
00:52:17sincèrement
00:52:18que les Français
00:52:19vont réussir ?
00:52:19Est-ce que ça va marcher ?
00:52:21D'abord moi je rejoins
00:52:22j'ai écouté la première partie
00:52:23je rejoins ce qui a été dit
00:52:25notamment sur la logique économique
00:52:27moi je viens du bloc central
00:52:28de l'ancienne famille de droite
00:52:30et j'ai toujours considéré
00:52:31que
00:52:32et notamment lorsque j'étais
00:52:33maire de Poissy
00:52:34qu'il n'y avait pas suffisamment
00:52:35je dirais de bons points
00:52:36pour les bons élèves
00:52:36c'est-à-dire que vous avez beau
00:52:37faire 30%
00:52:38d'économie de budget
00:52:39par exemple
00:52:40sur une année
00:52:41dans une collectivité
00:52:42c'est pas pour autant
00:52:43que ce qu'on appelle
00:52:43la dotation globale
00:52:44de fonctionnement
00:52:45va baisser
00:52:45donc ça c'est des primes
00:52:46aux mauvais élèves
00:52:47et je trouve que pour le coup
00:52:48on doit changer effectivement
00:52:50ce logiciel
00:52:51dont monsieur vous parliez
00:52:52en première partie
00:52:53et ce que proposent
00:52:55Edouard Philippe
00:52:56et Gabriel Attal
00:52:57mais également
00:52:58David Lysnard
00:52:59le point commun
00:53:00entre Edouard Philippe
00:53:01et David Lysnard
00:53:02par exemple
00:53:02c'est que
00:53:02eux connaissent
00:53:03les codes de terrain
00:53:04parce qu'ils ont été maires
00:53:06j'ai bien compris
00:53:06ma question
00:53:07David Lysnard
00:53:08n'a pas fait ministre
00:53:08comme il est 18h
00:53:09vous savez quoi
00:53:09on va la reprendre
00:53:10dans un instant
00:53:11parce que c'est
00:53:11félicité
00:53:12qui nous rappelle
00:53:13les grandes lignes
00:53:14de l'actualité
00:53:14car l'olive
00:53:15gardez votre réponse
00:53:16et faites une bonne punchline
00:53:17félicité
00:53:18bonsoir
00:53:21bonsoir Laurence
00:53:22merci
00:53:22bonsoir à tous
00:53:23dernier au revoir
00:53:25à Philippe Bouvard
00:53:26après la cérémonie
00:53:27des obsèques
00:53:28à l'église
00:53:28Notre-Dame
00:53:28de Bon Voyage
00:53:29de Cannes
00:53:30le cortège funéraire
00:53:31s'est dirigé
00:53:32vers le cimetière
00:53:32de la ville
00:53:33pour accompagner
00:53:34le célèbre animateur
00:53:35des grosses têtes
00:53:36vers sa dernière demeure
00:53:37de nombreuses personnalités
00:53:38publiques
00:53:38sont présentes
00:53:39pour les derniers adieux
00:53:40en visite
00:53:41à la foire agricole
00:53:42de Chalon en Champagne
00:53:43Edouard Philippe
00:53:43a réitéré ses propos
00:53:45tenus hier à Tourcoing
00:53:46le candidat
00:53:46à la présidentielle
00:53:47pense que
00:53:48le rassemblement
00:53:49de la droite
00:53:49et du centre
00:53:50est une exigence
00:53:51avant le premier tour
00:53:52ne manquez pas
00:53:53la grande interview
00:53:54demain matin
00:53:54l'eurodéputé
00:53:55la France Insoumise
00:53:56Manon Oubry
00:53:57sera votre invitée
00:53:59Laurence Ferrari
00:53:59un rendez-vous
00:54:00à ne pas manquer
00:54:01demain 8h10
00:54:01en direct
00:54:02sur notre antenne
00:54:03Emmanuel Macron
00:54:04et le Premier ministre
00:54:05suédois
00:54:06ont signé à Stockholm
00:54:07un contrat d'un montant
00:54:08de 4,3 milliards d'euros
00:54:10pour la vente
00:54:10de 4 frégates françaises
00:54:12commandées par la Suède
00:54:13la cérémonie de signature
00:54:14a eu lieu à bord
00:54:15de la toute nouvelle
00:54:16frégate française
00:54:17il s'agit du plus gros
00:54:18investissement militaire
00:54:19suédoi depuis 50 ans
00:54:21qui doit contribuer
00:54:21à renforcer la défense européenne
00:54:23et puis l'inquiétude
00:54:25aux Etats-Unis
00:54:25après la crue soudaine
00:54:26survenue samedi
00:54:27dans le Grand Canyon
00:54:28on compte au moins un mort
00:54:30à présent une quinzaine
00:54:31une quinzaine de personnes
00:54:31toujours recherchées
00:54:32les autorités du parc
00:54:34sont à pied d'oeuvre
00:54:34pour tenter de retrouver
00:54:36des survivants
00:54:36les opérations d'évacuation
00:54:38et de recherche
00:54:39se concentrent dans un secteur
00:54:40prisé des randonneurs
00:54:41où plusieurs infrastructures
00:54:43ont été détruites
00:54:43par ce gigantesque torrent de boue
00:54:45merci beaucoup
00:54:46félicité
00:54:47Kine Doki
00:54:47Karl-Olive est avec nous
00:54:48comme tous les lundis
00:54:49Karl-Olive
00:54:50on évoque
00:54:50la communication
00:54:51d'Edouard Philippe
00:54:53on a parlé
00:54:53de cette petite séquence
00:54:56elle est sympathique
00:54:57en train de faire des frites
00:54:58à Tourcoing
00:54:58vous étiez sur place
00:54:59on va juste écouter
00:55:00Karim Bouamran
00:55:01le maire
00:55:02de Saint-Ouen
00:55:03qui trouve ça
00:55:04pas du tout
00:55:05pas du tout
00:55:06au niveau
00:55:06écoutez-le
00:55:08qu'est-ce que c'est que ça
00:55:09franchement
00:55:10tu veux être président
00:55:11de la république
00:55:11vous retrouvez
00:55:12avec un tablier
00:55:13en train de servir des frites
00:55:13non mais qu'est-ce que c'est que ça
00:55:15si vous êtes en déplacement
00:55:16dans le nord
00:55:17parler de déserts médicaux
00:55:19parler de protection
00:55:20de l'enfance
00:55:20parler d'industrialisation
00:55:22parler de l'IA
00:55:23parler de paix
00:55:24parler de comment
00:55:25on va apporter
00:55:26un certain nombre d'emplois
00:55:27comme l'a fait
00:55:28le maire de Dunkerque
00:55:28parler de rentrée scolaire
00:55:31on arrive
00:55:31on met un tablier
00:55:32on sert des barquettes
00:55:33de frites
00:55:33et on est content
00:55:34c'est sérieux ça
00:55:35bah non
00:55:35je suis désolé
00:55:36moi je fais pas le buzz
00:55:36comme ça
00:55:37moi je fais le buzz
00:55:38en apportant des solutions
00:55:39concrètes
00:55:39qui améliorent concrètement
00:55:40la vie des françaises
00:55:42et des français
00:55:42voilà
00:55:43qu'est-ce que vous répondez
00:55:43Karl Oly
00:55:44d'abord je salue
00:55:45Karim Boamran
00:55:45qui est un très bon pote
00:55:48et qui a très beau maire
00:55:49de terrain
00:55:49Karim
00:55:51un peu d'humilité
00:55:53c'est pas mal non plus
00:55:54vous avez fait un sacré buzz
00:55:55avec les magasins de poulet
00:55:57par exemple
00:55:57comment ça s'appelait déjà
00:55:58Master Poulet
00:55:58Master Poulet
00:55:59c'était master class
00:56:00dans ce que vous avez fait
00:56:01c'était une très belle opération
00:56:02de communication
00:56:03j'étais à Tourcoing
00:56:04cette séquence là
00:56:06elle dure deux minutes
00:56:07Laurence Ferraille
00:56:07pendant une heure et demie
00:56:09il y a deux beaux discours
00:56:11de proposition
00:56:12qui sont faits
00:56:13sans défourailler
00:56:14le président de la république
00:56:15je réponds à votre question
00:56:16cher Louis-Réguenel
00:56:17il faudrait quoi
00:56:18défourailler le président de la république
00:56:19bah il faut assumer
00:56:20ses responsabilités
00:56:21et là je suis heureux
00:56:22de voir que CNews
00:56:23ouvre notamment
00:56:24ses titres
00:56:24sur les frégates
00:56:25qui vont rapporter
00:56:264 milliards 3
00:56:271200 emplois
00:56:28du côté de l'Orient
00:56:29en Bretagne
00:56:30on n'en parle pas trop
00:56:31finalement
00:56:32bah on ouvre là-dessus
00:56:33non mais globalement
00:56:35sur ce que j'ai pu entendre
00:56:36depuis ce matin
00:56:37c'est quand même
00:56:38une formidable nouvelle
00:56:38et ça fait partie
00:56:39de l'attractivité
00:56:40de notre beau pays
00:56:41on a un très beau pays
00:56:42le seul sujet
00:56:43c'est que parfois
00:56:44on passe totalement à côté
00:56:45donc ce qui s'est passé hier
00:56:47à Tourcoing
00:56:48ça va dans le sens
00:56:49des propositions
00:56:49en revanche
00:56:50j'espère qu'à un moment donné
00:56:52on va comprendre
00:56:52que plutôt que
00:56:53je dirais
00:56:54s'écharper entre soi
00:56:56il faut focaliser
00:56:57sur toute l'énergie
00:56:58toutes les ondes positives
00:56:59qu'on peut avoir
00:57:00et les uns et les autres
00:57:01Gabriel Attal
00:57:02comme Édouard Philippe
00:57:03comme d'autres
00:57:04comme David Lysnard
00:57:05je recite David Lysnard
00:57:06comme Bruno Retailleau
00:57:08parce qu'à un moment donné
00:57:09si on doit être en finale
00:57:11il ne faut pas se tromper de camp
00:57:12pour pas qu'on dise encore une fois
00:57:14nous avons la droite
00:57:15la plus bête du monde
00:57:16alors Marc
00:57:17toi tu dis sur
00:57:17le très beau pays
00:57:19et l'attractivité de notre pays
00:57:20que l'évoquait
00:57:21en fait
00:57:21les équipes de Macron
00:57:23ne parlent justement
00:57:24que de l'attractivité
00:57:25mais par contre
00:57:25moi ce qui compte
00:57:26c'est de garder
00:57:26les entreprises françaises
00:57:27en France
00:57:28or je l'évoquais tout à l'heure
00:57:29100% d'augmentation
00:57:30des faillites d'entreprise
00:57:31hors micro-entreprise
00:57:32depuis 2017
00:57:33donc il n'y a pas eu
00:57:34de politique de l'offre
00:57:35c'était du marketing
00:57:36ça aussi
00:57:36un peu comme les frites
00:57:37c'est-à-dire que globalement
00:57:38oui on nous a dit
00:57:39on a un mot de la finance
00:57:40etc
00:57:41mais non
00:57:42parce que malheureusement
00:57:42les mesures n'ont pas été prises
00:57:44notamment sur la dépense publique
00:57:46qui a continué d'augmenter
00:57:48sur les impôts
00:57:49qui finalement
00:57:49nous sommes toujours
00:57:50numéro 1 du monde
00:57:50et donc
00:57:51c'est ça aujourd'hui
00:57:52qui m'inquiète
00:57:52c'est que
00:57:53j'ai fait des débats
00:57:54avec Edouard Philippe
00:57:55il y a quelques années
00:57:56justement
00:57:57notamment un à Marseille
00:57:58je me rappelle très bien
00:57:59alors peut-être qu'il a changé depuis
00:58:00mais c'est vrai que
00:58:02on a besoin
00:58:03il est quand même partie prenante
00:58:04de ce qui a été fait
00:58:05ne l'oublions pas
00:58:05donc moi
00:58:06ce que je souhaiterais
00:58:07c'est qu'on ait
00:58:08que nous ayons un grand soir
00:58:09un grand soir fiscal
00:58:10un grand soir de la dépense publique
00:58:12pas simplement des mesurettes
00:58:13bon on va un petit peu voir à la marge
00:58:15il faut repenser
00:58:16complètement le pays
00:58:16parce que même sur la retraite
00:58:18il a l'air de dire
00:58:19ce ne sera peut-être pas 67 ans là
00:58:20mais ce n'est pas
00:58:21les retraites
00:58:22alors parlons-en
00:58:23433 milliards
00:58:25représentants
00:58:26par rapport au PIB
00:58:27c'est les deuxièmes plus grosses dépenses
00:58:28à l'échelle européenne
00:58:29mais à un moment donné
00:58:30il va peut-être falloir
00:58:31qu'on comprenne
00:58:32qu'on vit plus longtemps
00:58:34et que quand on vit plus longtemps
00:58:36à un moment donné
00:58:36il faut peut-être travailler
00:58:37plus longtemps
00:58:38sinon il y a deux solutions
00:58:39on baisse les pensions
00:58:40on augmente les cotisations
00:58:42je suis d'accord avec vous
00:58:43mais qui a renoncé
00:58:44à toutes les réformes des retraites
00:58:45par exemple les républicains
00:58:47depuis trois semaines
00:58:48il y avait aussi une majorité
00:58:49il y avait aussi un premier ministre
00:58:51qui a décidé
00:58:51soit de faire traîner les débats
00:58:53soit de reculer
00:58:53c'est comme ça que ça s'est passé
00:58:55alors on va reprendre
00:58:56les choses dans l'ordre
00:58:57on ne va pas vendre
00:58:58la poudre de perlimpinpin
00:59:00comme le fait
00:59:01la France Insoumise
00:59:02à 60 ans
00:59:03comme le fait
00:59:03le Rassemblement National
00:59:05à 60 ans
00:59:06on peut tout promettre
00:59:07on peut tout promettre
00:59:08et à un moment donné
00:59:09on est rattrapé par la patrie
00:59:10je suis d'accord avec vous
00:59:10est-ce que vous comprenez
00:59:12les électeurs de 2017
00:59:13qui avaient écouté
00:59:14le discours de plein de candidats
00:59:15de droite et du centre
00:59:16qui promettaient justement
00:59:17une réforme des retraites
00:59:18et on se retrouve
00:59:19dix ans plus tard quasiment
00:59:20avec quasiment aucune réforme
00:59:22la réforme de l'assurance chômage
00:59:24pareil
00:59:24c'est quand même
00:59:25mais moi je vais dans votre sens
00:59:26parce que j'ai été celui
00:59:27et là on va nous redire
00:59:28attendez
00:59:29faites-nous confiance
00:59:29votez pour nous
00:59:30avec nous il y aura
00:59:31la réforme de l'assurance chômage
00:59:32et la réforme des retraites
00:59:33qui nous dit
00:59:34alors carlolé
00:59:35allez-y
00:59:35qu'est-ce qui garantit aux français
00:59:37qu'on peut faire confiance
00:59:38non mais je vais aller dans votre sens
00:59:39parce que moi j'ai été je pense
00:59:41un de ceux
00:59:41qui a retroussé les manches
00:59:43sur tous les plateaux
00:59:44pour expliquer
00:59:45y compris
00:59:45sur l'ensemble des marchés
00:59:47de ma douzième circonscription
00:59:48des Yves
00:59:48pourquoi il fallait bosser
00:59:49un petit peu plus
00:59:50pourquoi notre beau pays
00:59:51la Gaule
00:59:52n'était pas un petit village
00:59:54isolé par rapport à l'Europe
00:59:55l'Allemagne 67 ans
00:59:57l'Espagne, le Portugal
00:59:58c'est presque la même chose
00:59:59le Royaume-Uni
01:00:00c'est la même chose
01:00:00et nous tranquille
01:00:02page 21 du programme présidentiel
01:00:03c'était noté noir sur blanc
01:00:0465 ans
01:00:06on est à 64
01:00:07et vous avez vu
01:00:08comment c'est passé
01:00:08il a failli aller au forceps
01:00:10et notamment parce que
01:00:11les camarades et les collègues
01:00:13de l'ensemble
01:00:14de l'échiquier politique
01:00:16pouvaient s'esclafer
01:00:18de pouvoir le faire
01:00:18et au moment où il faut signer
01:00:20en bas à droite
01:00:20il n'y a plus personne
01:00:21comme le sucre dans le café
01:00:22plus vous le cherchez
01:00:23moins vous le trouvez
01:00:23c'est quoi la position
01:00:25de M. Edouard Philippe ?
01:00:26la position d'Edouard Philippe
01:00:27ça va être de toute façon
01:00:28l'une des premières mesures
01:00:30l'une des premières mesures
01:00:31mais pas simplement celle-là
01:00:32parce que je rejoins M. Touati
01:00:33c'est pas des histoires
01:00:34de mesurettes
01:00:35c'est une histoire de
01:00:36comment on renverse
01:00:37de façon pragmatique
01:00:38la table
01:00:40réciprocité entre les droits
01:00:41et les devoirs
01:00:41et les retraites
01:00:43en font partie
01:00:43l'assurance chômage
01:00:44en fait partie
01:00:45les arrêts de travail
01:00:46en font partie
01:00:47la fraude sur les aides sociales
01:00:49en font partie également
01:00:50et puis derrière
01:00:51c'est aussi penser
01:00:52à pour moi
01:00:53une classe qui est totalement oubliée
01:00:55c'est la jeunesse de France
01:00:57et cette jeunesse-là
01:00:58si vous lui faites confiance
01:00:59alors on aura bien plus
01:01:01de...
01:01:01mais en chiffrage
01:01:01parce que là effectivement
01:01:02c'est un discours
01:01:02c'est bien
01:01:03mais en chiffrage
01:01:04c'est ça qui est important
01:01:05j'ai évoqué tout à l'heure
01:01:0777 milliards d'euros
01:01:08cette année
01:01:08juste pour les intérêts
01:01:09de la dette
01:01:10comment va-t-on les trouver
01:01:11vous vous prenez compte
01:01:11c'est-à-dire qu'on a chaque année
01:01:13il faut qu'on trouve
01:01:13350 milliards d'euros
01:01:15au minimum
01:01:15de nouvelles têtes
01:01:17qui ont été mises
01:01:17je vais vous dire
01:01:18faites compte
01:01:20je pense qu'aujourd'hui
01:01:21les français
01:01:22ils sont de moins en moins dupes
01:01:23ils sont encore
01:01:23un petit peu malheureusement
01:01:24si vous avez raison
01:01:25quand effectivement
01:01:26la FI nous dit
01:01:26des bêtises etc
01:01:27mais certains veulent bien
01:01:28entendre ça
01:01:29et même monsieur Pigasse
01:01:30d'ailleurs qui les suit
01:01:31donc parce qu'ils n'ont pas
01:01:33cette culture économique
01:01:33monsieur Pigasse
01:01:34il ferait bien de réviser
01:01:35ce qui s'est passé
01:01:35notamment ce week-end
01:01:36on en parlera peut-être
01:01:37par rapport aux insultes
01:01:38sur Mme Le Pen
01:01:39à Roc-en-Seine
01:01:40au festival Roc-en-Seine
01:01:41je crois qu'on a l'image
01:01:43allez-y
01:01:43je vous dis quelque chose
01:01:44me souhaitique par rapport à ça
01:01:45moi j'ai été choqué
01:01:46de ce que j'ai vu
01:01:47ce week-end à Roc-en-Seine
01:01:48sur un domaine national
01:01:50qui s'appelle Saint-Cloud
01:01:51dans une ville
01:01:51qui s'appelle Saint-Cloud
01:01:52avec un maire
01:01:53qui gère l'ensemble
01:01:54de ce qui se passe
01:01:54sur sa belle ville
01:01:56et on a un Roc-en-Seine
01:01:57financé par monsieur Pigasse
01:01:58qui vient ostensiblement
01:02:00regarder l'image
01:02:00fuck Marine Le Pen
01:02:01mais on est où là ?
01:02:03et je combats les idées
01:02:04de Mme Le Pen
01:02:05mais je dirais la même chose
01:02:07pour le coup
01:02:07de la France insoumise
01:02:08je suis un ardent combattant
01:02:10mais on est où là ?
01:02:11je ferme la parenthèse
01:02:12mais Laurence Ferraille
01:02:12j'ai été choqué
01:02:14et comme je suis heureux
01:02:14de pouvoir donner le change
01:02:16je suis très heureux
01:02:17de pouvoir exprimer
01:02:18ce soutien
01:02:19à la liberté d'expression
01:02:20qui n'est pas une liberté
01:02:21à géométrie variable
01:02:23mais vous êtes le seul
01:02:24j'en ai pas entendu beaucoup
01:02:25ces mouvoirs
01:02:26de cette inscription
01:02:28et bien c'est bien dommage
01:02:28et je regarde bien la caméra
01:02:30et je dis
01:02:31responsable politique de France
01:02:33de gauche comme de droite
01:02:34en haut ou en bas
01:02:35prenez vos responsabilités
01:02:37il faut condamner
01:02:38ce type de cette chose là
01:02:39parce que ça
01:02:40c'est pas de la digue démocratique
01:02:41c'est une digue antidémocratique
01:02:43on commence à accepter ça
01:02:44qu'est-ce que ça va être
01:02:45dans six mois
01:02:46qu'est-ce que ça va être
01:02:47dans nos quartiers
01:02:47tout va brûler
01:02:48et on pourra pas dire
01:02:49qu'on ne savait pas
01:02:49c'est ce que vous prédisez
01:02:50vous pour les mois à venir
01:02:52que si la stratégie
01:02:53de bordélisation
01:02:55pour l'appeler comme ça
01:02:55qui est en place
01:02:57ça conduise à des scènes
01:02:58d'émeute en fait
01:02:58non mais moi
01:02:59ce que je constate
01:02:59c'est quand vous êtes capable
01:03:00de dire que
01:03:01les milliardaires sont
01:03:02des nuisibles
01:03:03c'est quand même gros
01:03:04je parle de la France insoumise
01:03:05que vous êtes capable
01:03:06de dire que les journées
01:03:07sont des feignants
01:03:07ou des moustiques
01:03:08que vous êtes capable
01:03:09de dire que les chefs
01:03:09d'entreprise
01:03:10sont des salopards
01:03:11qu'on vous propose
01:03:12la retraite à 60 ans
01:03:13qu'on va vous donner
01:03:142000
01:03:14mais Madame Ferrari
01:03:1510 mensonges
01:03:16entraînent une vérité
01:03:17et derrière
01:03:19dans les territoires
01:03:20dans les territoires
01:03:21c'est terrible
01:03:22dans nos quartiers
01:03:23les gens ne comprennent plus
01:03:24et comme nous ne savons pas
01:03:26et ça M. Ragnel
01:03:27je vous regarde
01:03:27comme nous ne savons pas
01:03:28balayer devant notre porte
01:03:29nous autres
01:03:30du bloc central
01:03:31et bien il arrive
01:03:32ce qui se passe
01:03:32c'est plutôt encore une fois
01:03:34de focaliser sur
01:03:35nos propres forces
01:03:36on vient défourailler
01:03:37sur l'extrême gauche
01:03:38et l'extrême droite
01:03:38ils n'attendent que ça
01:03:40voilà
01:03:40Rachel Kahn
01:03:41tout est en place
01:03:42pour ce duel
01:03:42RNLFI en réalité
01:03:44oui alors j'ai plusieurs choses
01:03:45déjà je vous félicite
01:03:46pour votre fidélité
01:03:48et pour vos convictions
01:03:49parce que je trouve ça
01:03:50assez courageux
01:03:51dans deux mandats présidentiels
01:03:53qui ont fait quand même émerger
01:03:55une notion
01:03:56qui a été la trahison
01:03:57il y a beaucoup de Français
01:03:58aujourd'hui
01:03:59qui ont voté
01:04:00pour Emmanuel Macron
01:04:01et qui se sont
01:04:02qui se sont sentis
01:04:03trahis
01:04:04d'un point de vue économique
01:04:06d'un point de vue social
01:04:06d'un point de vue idéologique
01:04:08d'un point de vue international
01:04:09alors c'est vrai que cette image
01:04:11sur la barquette de frites
01:04:15heureusement que ce n'était pas
01:04:16le plat de lentilles
01:04:17quel est pour vous
01:04:20votre ressort
01:04:21pour y croire encore
01:04:23je pense que lorsque vous êtes maire
01:04:25parce que pour moi
01:04:26je pense que c'est l'un des plus beaux
01:04:27des mandats
01:04:27et vous allez voir
01:04:28où je veux en venir
01:04:28vous trouvez une solution
01:04:29à chaque problème
01:04:31lorsque vous devenez député
01:04:32à la seconde
01:04:33vous devenez député
01:04:34vous avez l'impression
01:04:35qu'il y a un problème
01:04:36à chaque solution
01:04:37et tant qu'on n'aura pas
01:04:39mais vraiment
01:04:39tant qu'on n'aura pas
01:04:40dans l'hémicycle
01:04:41quel que soit le Premier ministre
01:04:43un peu de pragmatisme
01:04:45vous voyez
01:04:45un peu du bon sens
01:04:46près de chez nous
01:04:47une loi par exemple
01:04:48que je propose
01:04:48sur le gaspillage
01:04:49Rachel Kahn
01:04:50c'est pas politique
01:04:51le gaspillage
01:04:51augmenter la surface
01:04:52des commerces
01:04:53pour qu'ils puissent donner
01:04:54aux associations
01:04:57humanitaires
01:04:58caritatives
01:04:58leur reste
01:05:00entre guillemets
01:05:00leur reste à donner
01:05:02et on me dit
01:05:03on va pas pouvoir travailler
01:05:03avec vous
01:05:04parce que vous faites partie
01:05:04de la majorité
01:05:05mais pardonnez-moi
01:05:06allez vous faire foutre
01:05:07c'est pas ça
01:05:08que les Français attendent
01:05:09attention
01:05:10attention
01:05:11le vocabulaire
01:05:11mon cher
01:05:13les enfants nous regardent
01:05:14ils ne sont pas tous
01:05:15rentrés à l'école
01:05:15vous voyez ce que je veux dire
01:05:16et ça c'est compliqué
01:05:17et monsieur Touati
01:05:18quand il dit
01:05:19renverser la table
01:05:19c'est pas renverser la table
01:05:21c'est pas de la magie
01:05:23en revanche
01:05:24avoir des raisons pragmatiques
01:05:26des idées pragmatiques
01:05:28pour faire en sorte
01:05:29simplement
01:05:29vous voyez
01:05:29appliquer la loi
01:05:31pas l'interpréter
01:05:32l'appliquer
01:05:32le voile
01:05:33on en parle dans un instant
01:05:35on en parle dans un instant
01:05:36allez petite pause
01:05:36on se retrouve dans un instant
01:05:37c'est le grand retour
01:05:38effectivement du débat
01:05:39sur le voile
01:05:40une fois de plus
01:05:41avec une déclaration
01:05:42dans un premier temps
01:05:43de Jean-Philippe Tanguy
01:05:44du Rassemblement National
01:05:45qui proposait des amendes
01:05:46pour les personnes
01:05:47les femmes qui portaient le voile
01:05:48dans l'espace public
01:05:49et puis Jordan Bardella
01:05:50qui a recadré
01:05:51aujourd'hui
01:05:51en parlant de lui
01:05:52d'un référendum
01:05:53qui serait proposé aux Français
01:05:54Petite pause
01:05:55on en débat dans Punchline
01:05:56avec Caroline
01:06:00On se retrouve dans Punchline
01:06:01le retour du débat
01:06:02sur le voile
01:06:03à la faveur d'une proposition
01:06:04du Rassemblement National
01:06:05Jean-Philippe Tanguy
01:06:07qui hier
01:06:07parlait d'une amende
01:06:08pour les femmes
01:06:09qui le porteraient
01:06:10dans l'espace public
01:06:11si le RN
01:06:12arrivait au pouvoir
01:06:12et puis aujourd'hui
01:06:13autre son de cloche
01:06:14avec Jordan Bardella
01:06:15qui est revenu
01:06:16sur cette idée
01:06:17de référendum
01:06:18et d'une grande loi
01:06:19contre les idéologies
01:06:21islamistes
01:06:21écoutez-le
01:06:23Il ne s'agit pas
01:06:24de mettre en place
01:06:24une police du vêtement
01:06:25d'abord ce sont les Français
01:06:27qui décideront
01:06:29ou pas d'une telle mesure
01:06:31par l'intermédiaire
01:06:32d'un référendum
01:06:33dans lequel nous soumettrons
01:06:34un projet de loi
01:06:37qui visera à lutter
01:06:38contre l'idéologie islamiste
01:06:40donc il n'y aura pas
01:06:41d'interdiction
01:06:42à proprement parler
01:06:43le lendemain matin
01:06:44de notre élection
01:06:45il y aura en tout cas
01:06:45un débat de société
01:06:46sur la place de l'islamisme
01:06:48et moi vous savez
01:06:48que dans un premier temps
01:06:49je souhaite que l'interdiction
01:06:51de signes religieux
01:06:53comme ostentatoires
01:06:54comme le voile
01:06:55qui s'applique à l'école
01:06:55depuis 2004
01:06:56parce qu'il est devenu
01:06:57une revendication
01:06:58de l'islam politique
01:07:00puisse s'appliquer
01:07:01dans les bâtiments
01:07:01de la sphère publique
01:07:03je sais qu'il y a
01:07:03un certain nombre
01:07:04de responsables politiques
01:07:05qui proposent également
01:07:06son interdiction
01:07:06aux mineurs
01:07:08donc sur ce terrain là
01:07:10les islamistes avancent
01:07:11la république française
01:07:12doit également
01:07:13elle avancer
01:07:14et se défendre
01:07:15et se protéger
01:07:15Voilà pour Jordan Bardella
01:07:17il y a beaucoup
01:07:18de réactions à gauche
01:07:19notamment à la France insoumise
01:07:20Jean-Luc Mélenchon
01:07:21qui dit
01:07:21le RN fait une fois de plus
01:07:23la démonstration
01:07:23qu'il n'a pas changé
01:07:24déverse ses obsessions
01:07:25sexistes et islamophobes
01:07:26avec un unique objet
01:07:27diviser notre peuple
01:07:28et fracturer la république
01:07:30alors on a recherché
01:07:31dans les archives
01:07:31Carl Olive
01:07:32et figurez-vous
01:07:32qu'on a retrouvé
01:07:33des déclarations
01:07:34de M. Mélenchon
01:07:34qui n'avaient rien à voir
01:07:36sur le voile
01:07:36écoutez c'était en avril 2010
01:07:38ce que disait à l'époque
01:07:39M. Mélenchon
01:07:42moi je considère
01:07:43que c'est un traitement
01:07:43dégradant
01:07:44primo
01:07:44secondo
01:07:45je considère
01:07:46que c'est une provocation
01:07:47d'un certain nombre
01:07:48de milieux intégristes
01:07:49contre la république
01:07:50et par conséquent
01:07:51la république a gagné
01:07:52elle va gagner
01:07:53encore une fois
01:07:53ça sera interdit
01:07:54et on le fera
01:07:55non seulement pour empêcher
01:07:56une absurdité
01:07:58qui consiste à accepter
01:07:59l'idée
01:08:00qu'une femme considère
01:08:01qu'elle est un enjeu
01:08:02un gibier
01:08:02qu'un homme ne peut la regarder
01:08:04qu'avec un oeil
01:08:05de prédateur
01:08:06première chose
01:08:07et deuxièmement
01:08:08parce que c'est obscène
01:08:09cette histoire de burqa
01:08:10ça part de l'idée
01:08:11que les hommes
01:08:12ne sont que des prédateurs
01:08:13et deuxième idée
01:08:14c'est qu'on donnera
01:08:15un signal au monde entier
01:08:16et aux femmes du monde entier
01:08:18qui se battent
01:08:18contre cette histoire là
01:08:19par conséquent
01:08:20on interdira
01:08:21et peu me chaud
01:08:22qui propose l'interdiction
01:08:23incroyable
01:08:24le changement
01:08:25entre Mélenchon 2010
01:08:26Mélenchon 2026
01:08:28la France insoumise
01:08:29la France insoumise
01:08:31il faut la faire tourner
01:08:32la petite vidéo
01:08:33la vérité c'est que
01:08:34moi j'y vois
01:08:35deux choses
01:08:36un
01:08:37véritable danger
01:08:37pour stigmatiser
01:08:39une partie de la population
01:08:41quelle qu'elle soit
01:08:42parce que là
01:08:43on parle du voile
01:08:43mais si jamais
01:08:44on va au bout des choses
01:08:45alors il faut faire
01:08:46la même chose
01:08:46avec
01:08:49la croix religieuse
01:08:51donc pour moi
01:08:52ça c'est dangereux
01:08:53deuxième chose
01:08:54c'est que pardon
01:08:55c'est très bien joué
01:08:57de la part du Rassemblement National
01:08:58vous avez vu
01:08:59Léon Marchand
01:09:00vous savez
01:09:00c'est le champion d'Europe
01:09:01champion du monde
01:09:02tout le monde est tombé dedans
01:09:03dans l'eau
01:09:04un petit piège tendu
01:09:05par l'Assemblème National
01:09:06tout le monde vient commenter
01:09:07et rien que pour ça
01:09:08le Rassemblement National
01:09:09va encore prendre des points
01:09:11par rapport à ça
01:09:12en disant n'importe quoi
01:09:13puisqu'on sait que ce n'est pas
01:09:14applicable eux-mêmes
01:09:15ce n'est pas constitutionnel
01:09:16ce n'est pas constitutionnel
01:09:17c'est pour ça que
01:09:18Bardella parle d'un référendum
01:09:19un pas en avant
01:09:20deux pas en arrière
01:09:21on l'a entendu
01:09:22hier avec M. Tanguy
01:09:23M. Bardella
01:09:23aujourd'hui
01:09:24et à l'arrivée
01:09:26c'est pas ça le principal sujet
01:09:27le principal sujet
01:09:28c'est de faire reculer
01:09:29l'islamisme
01:09:29le principal sujet
01:09:31c'est de faire en sorte
01:09:31que le pays
01:09:33est plus important
01:09:33qu'effectivement
01:09:34la religion
01:09:35en tout cas
01:09:35dans la hiérarchisation
01:09:36des priorités
01:09:37de notre cinquième
01:09:38et belle république
01:09:39il est là le sujet
01:09:40soyons très fermes
01:09:41avec ceux
01:09:42qui nous empêchent
01:09:43de bien vivre ensemble
01:09:44et puis soyons compréhensifs
01:09:46et appliquons simplement
01:09:47la loi
01:09:48c'est ce qui se passe
01:09:48depuis 2004
01:09:49et encore
01:09:50il a fallu attendre 15 ans
01:09:51puisque les premières dates
01:09:52c'est le fameux
01:09:53voile à Creil
01:09:541989
01:09:55donc on applique la loi
01:09:57M. Toiti
01:09:58me demandait tout à l'heure
01:09:59quelles sont les principales idées
01:10:01mais déjà
01:10:01si on commençait
01:10:02les chiffres
01:10:04déjà si on commençait
01:10:05par remettre
01:10:06de l'ordre dans la maison
01:10:07c'est pas compliqué
01:10:08ça me paraît pas très compliqué
01:10:10Rachel
01:10:10sur cette évolution
01:10:11de Jean-Luc Mélenchon
01:10:12qui est vraiment saisissante
01:10:13quand on l'écoute
01:10:14à l'époque
01:10:14Eric Nolot
01:10:15d'ailleurs
01:10:15qui est dans les intervieweurs
01:10:18on se dit
01:10:19mais quel chemin
01:10:20il a parcours
01:10:20pourquoi il en est arrivé là
01:10:22par quoi
01:10:24électoralisme
01:10:24et clientélisme
01:10:25c'est terrible
01:10:27de finalement
01:10:28de mettre
01:10:29ses valeurs
01:10:29et ses principes
01:10:30sous le tapis
01:10:31simplement
01:10:31pour des raisons
01:10:32électorales
01:10:33c'est comme s'il avait fait
01:10:34une étude de marché
01:10:35pour convenir
01:10:37à certaines populations
01:10:38et par ailleurs
01:10:39cette étude de marché
01:10:40il joue avec quelque chose
01:10:43le racialisme aussi
01:10:45les enfants d'immigrés
01:10:46les enfants de l'immigration
01:10:47pour en gros
01:10:50et je schématise
01:10:50mais c'est finalement
01:10:51cette logique
01:10:52que les enfants d'immigrés
01:10:53ou les personnes
01:10:54avec une couleur de peau
01:10:56noire et autres
01:10:57ou maghrébine
01:10:58etc
01:10:59seraient obligatoirement
01:11:00obligées de voter pour lui
01:11:01c'est horrible
01:11:02parce que c'est du
01:11:02au fond
01:11:03il y a une petite musique
01:11:05un peu raciste
01:11:06par rapport à son électoralisme
01:11:07après moi je pense
01:11:08vraiment aux femmes
01:11:10là
01:11:11punir les femmes
01:11:12qui portent le voile
01:11:13pour moi
01:11:13je trouve ça
01:11:14assez déplacé
01:11:15parce que le véritable problème
01:11:17c'est l'islam politique
01:11:18l'islamisme
01:11:19le drague l'elle
01:11:20oubliez même
01:11:21parce qu'en fait
01:11:21c'est un des symptômes
01:11:22de l'islam politique
01:11:23et pendant des années
01:11:25on disait que c'était
01:11:26une question de liberté
01:11:26de la femme
01:11:27et ensuite il y a eu
01:11:27des études qui ont été faites
01:11:28qui ont montré
01:11:29que beaucoup de femmes
01:11:30qui portaient le voile
01:11:31le portaient volontairement
01:11:32et délibérément
01:11:33ils ne se sentaient absolument pas
01:11:34oppressés de le porter
01:11:35je ne dis pas que c'est le cas
01:11:36de toutes les femmes
01:11:37simplement qu'il y a
01:11:37une grande partie des femmes
01:11:38qui déclaraient ça
01:11:39moi là où je suis assez mitigé
01:11:42sur ce débat
01:11:42c'est que d'un côté
01:11:43là où je rejoins Carl Olive
01:11:44il faut faire appliquer
01:11:45la loi de 2004
01:11:46sur la dissimulation du visage
01:11:47c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:11:48le voile intégral
01:11:49le niqab et la burqa
01:11:50par exemple
01:11:50sont interdits
01:11:51dans l'espace public
01:11:53et c'est une très bonne chose
01:11:54et moi j'ai aucun problème
01:11:56par rapport à ce qu'on pourrait dire
01:11:58sur la stigmatisation
01:11:59c'est-à-dire que c'est
01:12:00une manière de vivre en France
01:12:01vous savez quand le droit
01:12:03ne permet pas de répondre
01:12:03à certaines questions
01:12:04on invoque la coutume
01:12:05et bien la coutume en France
01:12:06on ne vit pas avec un voile
01:12:07on ne vit pas avec le visage dissimulé
01:12:09donc ça c'est pour le fond
01:12:11et au niveau de la forme
01:12:12c'est plutôt bien joué
01:12:13pour le Rassemblement National
01:12:14parce qu'effectivement
01:12:15ils imposent ce débat-là
01:12:16et c'est la première fois
01:12:17qu'on voit
01:12:18je crois que c'est le premier débat
01:12:19depuis la rentrée
01:12:20qui est initié par quelqu'un d'autre
01:12:22que la France Insoumise
01:12:23Carl Olive
01:12:24je rejoins ce que dit Louis Agnel
01:12:25mais si on commence
01:12:27par appliquer la loi
01:12:28et ne pas interpréter la loi
01:12:29nombre de collectivités
01:12:31aujourd'hui
01:12:31et il faut le dire
01:12:32et ce n'est pas du tout
01:12:33un reproche
01:12:33nombre de collectivités
01:12:34pourquoi n'est pas appliqué
01:12:34la loi ?
01:12:35parce qu'un certain nombre
01:12:37de maires
01:12:38parfois on a la pression
01:12:39parfois on a peur
01:12:40il faut dire les choses
01:12:40parfois on préfère
01:12:41mettre la tête dans le sable
01:12:43mais pas simplement
01:12:44sur le champ
01:12:45je dirais presque
01:12:46de collectivité
01:12:47si on parle du sport
01:12:48que je connais très bien
01:12:49vous avez aujourd'hui
01:12:50le sport c'est très clair
01:12:51le port de signes
01:12:54ostensibles
01:12:55religieux
01:12:55est interdit
01:12:56mais parfois
01:12:57vous avez y compris
01:12:58des arbitres
01:12:58le week-end
01:12:59qui ferment les yeux
01:13:00alors que c'est précisément
01:13:02interdit
01:13:02dans les règles
01:13:03et moi je dis que
01:13:04n'allons pas chercher
01:13:05des problèmes
01:13:06il y en a suffisamment
01:13:06dans notre pays
01:13:07là où on a simplement
01:13:08à appliquer la loi
01:13:09il faut l'imposer la loi
01:13:10bien sûr qu'il faut l'imposer la loi
01:13:12donc ce que vous décrivez
01:13:13selon vous
01:13:14ça n'a pas lieu d'être
01:13:15donc quelqu'un qui porte
01:13:16des signes religieux
01:13:18des voiles islamiques
01:13:19dans les compétitions
01:13:21mais sinon
01:13:22il faut mieux assumer
01:13:23d'annuler la compétition sportive
01:13:25on est d'accord
01:13:26non mais ça sur le papier
01:13:26c'est très facile
01:13:27vous le dites très bien
01:13:29mais allez sur le terrain
01:13:30allez rencontrer
01:13:31les dirigeants sportifs
01:13:32mais dans ce cas-là
01:13:33on renonce à tout
01:13:34mais moi je pense que
01:13:35depuis quelques années
01:13:36il y a un certain nombre
01:13:37de renoncements
01:13:37parce que si à force de se dire
01:13:39comme disait Jacques Chirac
01:13:39il y a des choses qui ne se grèvent pas
01:13:41et à force de se dire
01:13:42il ne faut pas mettre
01:13:43d'huile sur le feu
01:13:44il ne faut pas stigmatiser
01:13:45on finit par ne rien faire
01:13:46et moi ce qui me gêne
01:13:47dans ce débat-là aussi
01:13:48c'est qu'on ne pense pas aussi
01:13:49à tous ces gens
01:13:49qui sont français
01:13:50et qui se sentent agressés
01:13:52quand ils voient ça
01:13:52et qui se sentent heurtés
01:13:54et qui voient ça
01:13:54comme un signe de provocation
01:13:55à l'égard de ce qu'ils sont
01:13:56et de ce en quoi ils croient
01:13:582015 j'étais l'un des premiers maires
01:14:00en Ile-de-France
01:14:00et à la fois Valérie Pécresse
01:14:02et Xavier Bertrand
01:14:03m'ont demandé ce que j'avais fait
01:14:04j'ai fait signer la charte
01:14:05de la laïcité
01:14:06à l'ensemble
01:14:07des dirigeants sportifs
01:14:08à l'ensemble
01:14:09des dirigeants sportifs
01:14:10on connaît les règles
01:14:11maintenant on les applique
01:14:12c'est comme dans le sport
01:14:13vous êtes dans le jeu
01:14:13ou en dehors du jeu
01:14:15mais je peux vous dire
01:14:16que pour rien
01:14:16que mettre ça en place
01:14:17il faut être force
01:14:19de convaincre
01:14:20celles et ceux
01:14:21qui veulent parfois
01:14:22ne pas entendre
01:14:22et depuis qu'on a mis ça en place
01:14:24je touche du bois
01:14:25il n'y a pas de difficulté
01:14:26et moi je n'ai jamais eu
01:14:27de difficulté à Poissy
01:14:28avec l'ensemble
01:14:29je dirais
01:14:30de la relation interculturelle
01:14:32elle est interculturelle
01:14:33et ça c'est juste formidable
01:14:34parce que c'est une grande fierté
01:14:35alors ça n'a pas de coût
01:14:37ça n'a pas de prix
01:14:38c'est pas palpable
01:14:39mais c'est une vraie fierté
01:14:40par rapport à ça
01:14:40donc vous vous dites non
01:14:41à la politique du vêtement
01:14:42à la police du vêtement
01:14:43comme c'est évoqué
01:14:45je dis simplement
01:14:46qu'aujourd'hui
01:14:47Laurence Ferry
01:14:47il existe des règles
01:14:48je dis simplement
01:14:49c'est pas la peine
01:14:50de souffler sur les braises
01:14:51comme le fait
01:14:52le Rassemblement National
01:14:53parce que ce qu'il obtient
01:14:55et ce qu'il a tenté d'obtenir
01:14:56il va l'obtenir
01:14:56regardez
01:14:56on en parle
01:14:57tout le monde en parle
01:14:58chacun y va
01:14:58de son petit commentaire
01:15:00etc
01:15:00et à l'arrivée
01:15:01certains vont dire
01:15:02c'est de l'eau tiède
01:15:02bah non c'est pas de l'eau tiède
01:15:03on respecte la loi
01:15:05on applique la loi
01:15:06du Ralex
01:15:07pour éviter ce face-à-face
01:15:09les reines et les filles
01:15:10qui se profilent
01:15:11Carl Olive
01:15:11est-ce qu'il ne faut pas
01:15:12qu'il y ait une primaire
01:15:13de la droite et du centre
01:15:15pardon
01:15:15mais il y a tellement
01:15:16de candidats
01:15:17là il y en a un par jour
01:15:18quasiment
01:15:19mais est-ce qu'il n'y a pas
01:15:20un moment
01:15:21vous allez vous mettre
01:15:22autour d'une table
01:15:22et on va dire
01:15:23on va se mettre d'accord
01:15:25ne me mettez pas
01:15:26dans le lot
01:15:26Laurence Ferré
01:15:27non
01:15:27vous n'êtes pas encore candidat
01:15:28je calcule
01:15:3016 candidats à jour
01:15:3116 candidats à jour
01:15:33la vérité
01:15:34c'est qu'il faut
01:15:34qu'on prenne
01:15:35nos responsabilités
01:15:35on le disait tout à l'heure
01:15:37il y a de très belles idées
01:15:38je prends le cas
01:15:39du bloc central
01:15:40de très belles idées
01:15:40de la part de Gabriel Attal
01:15:42qui a musclé son jeu
01:15:43si l'on peut dire
01:15:44en termes notamment
01:15:44de sécurité
01:15:45où il a eu le courage
01:15:46notamment de prendre
01:15:47un certain nombre
01:15:47de décisions
01:15:48la réforme sur l'assurance
01:15:49chômage
01:15:50ce que propose
01:15:51d'ailleurs je salue
01:15:52je dirais la décision
01:15:53de Gérald Darmanin
01:15:54il aurait pu être le 17ème
01:15:55de se rallier derrière
01:15:57qui pense être le meilleur
01:15:59avec Edouard Philippe
01:16:01parce que là encore
01:16:02on a de l'expérience
01:16:03on a du pragmatisme
01:16:04je salue aussi
01:16:05monsieur Retailleau
01:16:06alors tout le monde
01:16:07dit monsieur Retailleau
01:16:08d'accord vous saluez tout le monde
01:16:09la primaire oui ou non
01:16:10vous dites tout le monde
01:16:11mais il faut choisir
01:16:12la primaire oui ou non
01:16:13c'est juste que chacun
01:16:14a de très belles qualités
01:16:16à faire valoir
01:16:17et qu'à un moment donné
01:16:18à un moment donné
01:16:19il va falloir aller
01:16:20derrière celui
01:16:21qui va sortir
01:16:23sélection naturelle
01:16:24sélection naturelle
01:16:25moi je suis très darwiniste
01:16:26c'est la vraie gauche
01:16:27donc on se laisse aller
01:16:29la fin d'année
01:16:30non
01:16:30on se laisse aller
01:16:31la fin d'année
01:16:32et on regarde
01:16:32on regarde ce qu'il en est
01:16:33pourquoi je dis la primaire
01:16:35je suis très prudent
01:16:36par rapport à la primaire
01:16:37ça a très bien marché
01:16:39pour 2011
01:16:40monsieur Hollande
01:16:41ça a très mal marché
01:16:42derrière
01:16:43pour monsieur Fillon
01:16:44qu'allait faire
01:16:45Nicolas Sarkozy
01:16:46dans cette galère
01:16:46regardez comment ça s'est
01:16:48goupillé
01:16:50la droite
01:16:51centre droit
01:16:52on peut dire ce qu'on veut
01:16:53c'est toujours
01:16:53bonapartiste
01:16:54donc moi je n'irai pas
01:16:56sur ces sujets là
01:16:56parce que ça va être
01:16:57comme dans le vieux fusil
01:16:58avec Philippe Noiré
01:16:59tout le monde derrière
01:17:00va être sur un peloton
01:17:01d'exécution
01:17:01pour celui qui n'aura pas
01:17:02gagné
01:17:03je pense qu'il nous faut
01:17:04effectivement
01:17:04le candidat
01:17:05pas 50
01:17:06il faut le candidat
01:17:07ou la candidate
01:17:08qui est en tête des sondages
01:17:09qui est en tête des sondages
01:17:10et on va le sentir
01:17:11on va le sentir
01:17:12effectivement
01:17:12sur le terrain
01:17:14il n'y a pas d'autre
01:17:14franchement
01:17:15il n'y a pas d'autre solution
01:17:16et je pense que
01:17:17s'il y a deux
01:17:18ou trois candidats
01:17:19alors il y aura
01:17:20une grosse responsabilité
01:17:21de la part de ceux
01:17:22qui auront beaucoup parlé
01:17:25partout
01:17:25beaucoup commenté
01:17:26et sur le terrain
01:17:27on va le ressentir
01:17:28et qui va être
01:17:29malheureusement
01:17:30fautif et condamné
01:17:31ce seront les Français
01:17:32Merci beaucoup
01:17:33Carl-Olivre
01:17:34c'était un plaisir
01:17:35de vous accueillir
01:17:35dans Punchline
01:17:35merci Louis-Rachel
01:17:36et mon cher Marc Toiti
01:17:39demain à 8h10
01:17:40ne manquez pas
01:17:40la grande interview
01:17:41parce que c'est Manon Aubry
01:17:42de la France Insoumise
01:17:43que je recevrai
01:17:43on lui posera
01:17:44beaucoup de questions
01:17:45sur le plan économique
01:17:46et sur le projet
01:17:47de la France Insoumise
01:17:48et tout de suite
01:17:49vous retrouvez
01:17:50bien sûr Christine Kelly
01:17:51sur CNews
01:17:52bonne soirée
01:17:52et à demain matin
01:17:53Sous-titrage Société Radio-Canada
01:17:56Sous-titrage Société Radio-Canada

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