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  • il y a 6 semaines
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national, était l'invité de BFMTV ce dimanche 30 août.

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00:03Générique
00:07...
00:11Bonsoir à tous, bienvenue, vous regardez le Grand Oral 2027,
00:14c'est le nouveau rendez-vous politique de BFN TV
00:16avec nos confrères et amis du Figaro, une heure en direct et en public
00:21pour vous faire vivre la campagne présidentielle.
00:23Bonsoir Jean-Philippe Tanguy.
00:24Bonsoir Madame.
00:25Merci infiniment d'avoir accepté cette première.
00:28Je le rappelle, vous êtes le président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée
00:33et membre de la Commission des Finances.
00:36Vous êtes le monsieur économiste, c'est comme ça qu'on vous présente souvent du parti de Marine Le Pen,
00:40très proche aussi de Marine Le Pen.
00:41On va évidemment vous interroger sur le projet économique de votre parti,
00:46quelques clarifications d'ailleurs abordées ces derniers jours, ces dernières heures,
00:50mais aussi sur les annonces faites sur l'immigration.
00:53Pour vous interroger également ce soir, je salue Jim Jarassé,
00:55le rédacteur et chef du service politique du Figaro.
00:57Alors bonsoir et bienvenue.
00:59Et on s'aide également Vincent Trémolet qui est juste derrière vous,
01:01c'est votre big boss, le directeur délégué de la rédaction du Figaro,
01:05notre nouveau partenaire qu'on est ravis d'accueillir.
01:07Bonsoir à vous.
01:08Jean-Philippe Tanguy, Jordan Bardella, FAIR, sa grande rentrée à Chalons-en-Champagne et sur BFM TV.
01:14C'est lui que Marine Le Pen, on le sait désormais, a choisi pour être son Premier ministre,
01:18si elle arrivait à l'Élysée au mois de mai prochain.
01:21Vous, plus que qui compte, vous savez qu'en politique l'image compte.
01:25Pourquoi n'était-il pas côte à côte pour cette rentrée politique ?
01:29Jordan Bardella n'était pas au MEDEF aux côtés de Marine Le Pen,
01:32Marine Le Pen n'était pas à Chalons aux côtés de Jordan Bardella.
01:35Tout va bien ?
01:36Mais bien sûr, il faut évidemment déployer toute notre énergie sur tout le territoire français.
01:41Il n'y a pas d'intérêt à ce que Jordan Bardella et Marine Le Pen soient tout le temps
01:44ensemble, partout.
01:46On doit multiplier les rencontres, on doit multiplier les présentations de notre programme,
01:50on doit multiplier les occasions d'être parmi les Françaises et les Français,
01:53entendre leurs préoccupations, apporter des solutions.
01:55L'absence de Jordan Bardella, vous le savez plus que quiconque, a été très remarquée au MEDEF.
01:59C'est beaucoup plus que quiconque, vous êtes bien gentille.
02:01Oui, vous étiez là.
02:03J'étais là, mais Jordan Bardella n'avait pas à être au MEDEF.
02:06Ils ont déjà fait un déplacement ensemble à la flèche avant l'été,
02:11qui a permis de lancer la campagne de Marine Le Pen sur le terrain.
02:15Évidemment et heureusement qu'on va se déployer.
02:17Vous savez, on a vraiment une chance au Rassemblement National,
02:19et je le dis en toute humilité, c'est le travail des uns et des autres
02:22et la reconnaissance d'une partie des Françaises et des Français
02:25qui nous le permet d'avoir deux leaders qui sont à la fois populaires
02:29et qui ont une autonomie qui leur permet de faire campagne sur tout le territoire français.
02:32Donc vous savez, la France est grande, les occasions sont nombreuses,
02:36la campagne est longue.
02:37Et on les verra ensemble.
02:37On les verra ensemble et vous les verrez surtout avec les Françaises et les Français,
02:41parce que le but, ce n'est pas non plus de faire des réunions du Rassemblement National entre nous.
02:44Vous savez, on se connaît bien, on ne se connaît plus, on s'apprécie,
02:47mais le but, c'est de faire des déplacements à la rencontre de nos concitoyens.
02:52Deux leaders, c'est ce que vous dites, mais qui font entendre leurs différences.
02:55On va en parler dans quelques instants.
02:56Jordan Bardella, hier au micro de Marie Chantret, a eu cette formule.
02:59Elle a dit qu'on est un duo, mais pas un couple et pas des clones.
03:02Est-ce que ça veut dire qu'il aura une liberté de parole pendant la campagne
03:06ou est-ce qu'il est sous tutelle de Marine Le Pen ?
03:08Heureusement qu'il a une liberté de parole.
03:09Il est président du Rassemblement National.
03:11Il a mené notre famille politique à plusieurs reprises à des victoires importantes.
03:17Et surtout, il a la confiance absolue de Marine Le Pen.
03:20Jordan Bardella s'est engagée en politique, tout le monde le sait, pour Marine Le Pen.
03:24C'est elle qui a repéré son talent alors qu'il s'est déployé.
03:27Et on ne peut que s'en féliciter.
03:29Moi, je crois qu'on a beaucoup de mouvements politiques adversaires
03:32qui sont jaloux d'avoir ce binôme, d'avoir cette efficacité à la tête du parti.
03:36Vous savez, j'ai fini en élection.
03:38Il faut faire peu de 50% des voix.
03:39Il ne faut pas seulement se parler à soi-même.
03:41Il faut parler à tout le monde.
03:42Il faut convaincre le plus de gens possible.
03:45Pour une raison simple.
03:46Au-delà du Rassemblement National.
03:46Au-delà du Rassemblement National, évidemment.
03:48Compte tenu des difficultés que nous allons hériter si les Français nous font confiance
03:52après 10 ans de macronisme, il va falloir convaincre au-delà
03:55parce qu'il y a un mouvement de sursaut national, de renaissance,
03:57comme l'a dit Marine Le Pen à lancé.
03:58Je reviens sur Jordan Bardella.
03:59Est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez garantir aux Français
04:01qu'il sera le Premier ministre de Marine Le Pen
04:04si elle l'emporte à la présidentielle ?
04:06Ou bien, est-ce qu'il peut y avoir des ajustements ?
04:08Finalement, 8 mois, c'est long.
04:09Il peut y avoir des circonstances politiques
04:11qui font que ce choix peut évoluer ?
04:13Moi, je n'ai rien à garantir du tout.
04:14C'est Marine Le Pen qui l'a annoncé,
04:16qui l'a confirmé lors du lancement de sa campagne présidentielle.
04:19Je vais vous dire, ça ne fait aucun doute.
04:21En interne, tout le monde soutient Jordan Bardella
04:23qui d'ailleurs est candidat aussi à sa réaction à la tête du parti
04:26qui fait consensus parmi tous nos parlementaires.
04:28C'est vrai que c'est rare.
04:29Ça fait peut-être un peu langue de bois parfois.
04:31Mais c'est vrai que c'est rare d'avoir cette harmonie au sein d'un parti politique.
04:35C'est la force, il faut bien le dire, de Marine Le Pen.
04:37C'est qu'elle a créé, elle a encouragé cette force politique.
04:39On s'entend bien entre nous.
04:41C'est rare et c'est subtil dans la formulation aussi.
04:42Je suis désolé, ça nous arrive même de nous aimer entre nous.
04:44On est content d'être ensemble, on est content de faire campagne ensemble.
04:47Il y a une bonne ambiance.
04:48On rigole bien, parfois dans la difficulté,
04:50parce que je veux dire, parfois c'est tellement dur.
04:51Et on rencontre aussi sur le terrain
04:53tellement de Françaises et de Français en souffrance et en difficulté
04:55que c'est vrai qu'on préfère entre nous être dans la camaraderie
04:59parce qu'on préfère être forts ensemble
05:00au service des Françaises et des Français.
05:02Ce n'est pas parfait, ce n'est pas le monde des bisounours.
05:04Mais franchement, moi j'aime bien être dans cette force politique
05:06avec Jordan et Marine.
05:07On s'aime, on est complémentaires, on est un peu différents.
05:10C'est ce que vous nous dites ce soir au sujet de Jordan Bardella
05:12et de Marine Le Pen.
05:12Prenons un cas concret, si vous voulez bien,
05:15qui intéresse des millions et des millions de Français,
05:17c'est l'âge de départ à la retraite.
05:18Si Marine Le Pen arrive à l'Élysée dans quelques mois,
05:21à quelle heure, à quel âge,
05:23à quel âge, ça c'est une question,
05:24à quel âge les Français partiront-ils à la retraite ?
05:27Parce que le projet du RN, il a évolué là-dessus
05:30dans ce que dit Jordan Bardella et ce que dit Marine Le Pen.
05:33– Ils pourront partir entre 60 et 62 ans,
05:36selon leur début de carrière.
05:37Plus vous avez commencé à travailler tôt,
05:39plus vous pourrez partir tôt.
05:40Puisque, évidemment, souvent,
05:42quand vous avez commencé à travailler tôt,
05:43votre métier est plus difficile,
05:45souvent plus un métier de terrain, de contact,
05:48plus épuisant que quand vous avez le privilège
05:50ou l'opportunité de faire de longues études
05:52où vos métiers sont souvent,
05:53ce n'est pas systématique,
05:54mais plus souvent, plus facile.
05:56Donc, en fait, on a la justice sociale
05:58dans la réforme elle-même de Marine Le Pen.
06:00– Donc, c'est la ligne Le Pen qui a gagné sur la ligne Bardella
06:03qui, il y a quelques mois encore, disait
06:04« L'âge légal ne sert à rien ».
06:05– Mais ce sont deux choses différentes.
06:06– Il faut le repousser.
06:0762, vous ne le repoussez pas.
06:08– Ce sont deux choses différentes.
06:11Ce que Jordan avait voulu faire passer comme message,
06:13et il a raison, il l'a refait d'ailleurs sur votre plateau hier,
06:15c'est que la durée de cotisation assure le financement de la réforme.
06:19Vous avez l'âge de départ qui permet la justice sociale
06:21et vous avez la durée de cotisation qui permet le financement.
06:24– Mais vous inscrivez dans le marbre un âge légal de départ.
06:28– S'il n'y a pas d'âge légal de départ dans le marbre,
06:31comme le propose par exemple M. Attal, eh bien…
06:33– Ou Jordan Bardella il y a quelques mois.
06:35– Non, il n'a jamais proposé la fin de l'âge légal.
06:36Il a dit qu'il fallait valoriser davantage la durée de cotisation,
06:40on en reviendra parce que c'est la clé du financement, vous inquiétez pas.
06:42– Pardon, j'essaie d'être très précis.
06:43– Oui, oui.
06:43– Il avait dit « l'âge légal n'a plus aucun sens,
06:45il faut le repousser, interview à la presse étrangère ».
06:47– Non, il n'a pas dit ça, c'était sur LCI où il avait été très clair.
06:50– Au mois de mai dernier.
06:51– Non, mais c'était à une presse étrangère
06:53où il n'était pas d'accord avec la relecture.
06:54Moi, je me fie à ce qu'a dit Jordan Bardella à l'oral
06:57sur « Chez vos confrères » un certain nombre d'émissions.
06:59Effectivement, il avait dit que la durée de cotisation
07:01devait compter davantage, mais on y reviendra,
07:04il n'y a pas de difficulté.
07:05Mais je veux répondre à la question de Mme Chantret.
07:07Si on supprime l'âge de départ totalement,
07:09eh bien par exemple, vous êtes une mère de famille qui s'arrêtait
07:12parce qu'aujourd'hui, c'est encore essentiellement
07:14les femmes qui s'arrêtent pour élever leurs enfants
07:17et qui sacrifient bien souvent, non pas sacrifier,
07:19mais en tout cas arrêtent leur carrière pour s'occuper de leurs enfants,
07:23ça veut dire que vous avez des femmes sans âge de départ
07:24qui devront attendre 67 ans systématiquement.
07:27Donc supprimer un âge à 62 ou à 63 pour même les macronistes,
07:32ça veut dire que l'essentiel des mères de famille
07:34devront attendre 67 ans.
07:35Ceux qui ont eu des périodes de chômage devront attendre 67 ans.
07:38Donc en fait, quand on dit qu'on supprime l'âge,
07:40comme le dit M. Attal, c'est qu'on renvoie tout le monde à 67 ans
07:42ou au minimum vieillesse.
07:44Il faut être précis dans ce que les uns proposent
07:46parce que M. Attal fait le tour des plateaux.
07:48On a eu l'air très mandaire.
07:49On a l'impression qu'il n'assume aucune responsabilité depuis 10 ans
07:52et je n'ai pas envie qu'il en assume 10 ans de plus
07:54vu l'injustice de sa réforme des retraites.
07:56Et le nombre de trimestres, et j'en reviendrai là,
07:58c'est la clé.
07:59Or, aujourd'hui, les jeunes rentrent trop tard sur le marché du travail.
08:03Les personnes en situation de handicap
08:04sont trop souvent exclues du marché du travail.
08:07Beaucoup de femmes ont des temps partiels subis.
08:09Et les aînés, enfin je n'aime pas trop ce terme
08:11parce que visiblement maintenant ça partit de 50 ans.
08:1350 ans, on n'est pas encore un aîné,
08:14mais des personnes au bout de 50 ans ont des discriminations à l'embauche
08:18ou pourraient ne pas avoir un emploi.
08:20Ce qui fait qu'on perd des trimestres cotisés,
08:22on perd de la richesse créée, on perd des trimestres.
08:24Donc quand Jordan Bardella disait que le trimestre
08:27et la durée de cotisation devaient prendre le dessus,
08:29c'est évidemment que c'est ça qui permet de financer.
08:31Et il faut permettre à tous les Français et les Français
08:33qui le souhaitent d'exploiter leur talent et de créer des richesses.
08:36Vous avez évoqué l'interview de Jordan Bardella hier sur BFMTB.
08:39Il a aussi dit que s'il était Premier ministre,
08:42c'est lui qui conduirait la politique de la nation,
08:44comme le prévoit en effet la Constitution.
08:47Est-ce que ça veut dire par exemple,
08:48sur un sujet comme les retraites et sur la capitalisation,
08:52c'est une mesure que souhaite appliquer Jordan Bardella,
08:55qui n'est pas partagée par tous les membres du Rassemblement national,
08:58peut-être par vous-même.
08:59Est-ce que ça veut dire que c'est ce genre de mesures
09:01qu'ils pourraient appliquer sans l'aval de Marine Le Pen ?
09:04Non mais là-dessus, ils avancent également ensemble.
09:06Déjà, je vous remercie d'avoir signalé que ce qu'a dit Jordan Bardella
09:09est l'application de la Constitution.
09:11C'est vrai que depuis quelques années, nos institutions sont malades
09:13parce que le président de la République veut à la fois être président de la République,
09:16donc, comment dire, président de tous les Françaises et les Français,
09:18et Premier ministre, chef de la majorité, chef de l'administration.
09:21Si le général de Gaulle avait prévu deux postes de responsabilité différentes,
09:25c'est qu'il fallait les exercer distinctement.
09:27Et donc, on reviendra à la lettre et à l'esprit du général de Gaulle
09:31qui avait de meilleures intuitions, il faut bien le dire, que M. Macron.
09:32On a peut-être d'un esprit malin, Jean-Philippe Tanguy,
09:34mais à ce que rappelle Jim Jarrassé, à ce que rappelle Jim Jarrassé,
09:38sans chercher la petite bête, mais encore une fois, le rappeler.
09:41Ça va mieux en le disant.
09:43Le fait que Jordan Bardella, hier, rappelle ce qu'est la Constitution
09:46et que c'est le Premier ministre qui guide la politique de la nation,
09:50c'est une manière quand même d'afficher une forme de dire,
09:54je suis là et je continue de rester là,
09:55et je déciderai aussi en accord avec Marine Le Pen.
09:58Mais est-ce qu'il aura le dernier mot entre les deux, finalement ?
10:01Les arbitrages sont évidemment à la présidence de la République,
10:04mais heureusement que Jordan Bardella est là.
10:07On s'en félicite tous par son talent, par ses différences,
10:11par son expérience, par ce qu'il apporte au mouvement,
10:12par ce qu'il apporte à Marine Le Pen.
10:14Marine Le Pen a besoin, comment dire, de tous ses talents du rassemblement.
10:17– Y compris sur la capitalisation.
10:20– Oui, mais la capitalisation, Marine Le Pen l'avait déjà proposée en 2022.
10:25C'est vrai que ça n'avait pas pris beaucoup d'importance dans la campagne,
10:28notamment à cause de la guerre en Ukraine, qui, il faut bien dire,
10:30avait quand même éteint beaucoup de débats, interdit beaucoup de débats,
10:34et vous reconnaîtrez qu'en 2022, on n'avait pas pu débattre
10:36de beaucoup de sujets très importants.
10:38Mais la capitalisation est forcément différente de l'enjeu de la répartition.
10:42Pourquoi ? Le système des retraites est déjà très fragilisé,
10:45tout le monde cherche des ressources nouvelles pour le financer.
10:50Par définition, si on a déjà un système qui est fragile,
10:52si vous prenez une partie des cotisations que les salariés et les entrepreneurs
10:56paient aujourd'hui pour faire la capitalisation, soit vous dégradez
10:59le système qui existe actuellement, soit vous devez rajouter une capitalisation.
11:04Aujourd'hui, les classes moyennes, les salariés, le public aujourd'hui,
11:07si je leur dis que sur 2 000 euros net, c'est déjà pas beaucoup,
11:11il faut rajouter 100 euros en plus qui va dans la capitalisation,
11:14ils vont me dire qu'on ne peut pas s'en sortir.
11:15Donc tout ce qui propose la capitalisation, ce sera sur la base du volontariat,
11:21évidemment, et ce sera sur la base de ce que Marine Le Pen avait présenté
11:24avec Jordan Bardella, le fonds souverain, c'est-à-dire que nous allons proposer
11:27aux épargnants français, sur la base du volontariat également,
11:30de placer leur épargne dans ce qu'on appelle la Maison France,
11:33qui permettra de financer l'économie réelle, les infrastructures,
11:35avec un bien meilleur rendement que leur épargne aujourd'hui,
11:39qui ne rapporte pas beaucoup, c'est le moins qu'on puisse dire,
11:40parce que ceux qui nous écoutent, qui ont une petite assurance vie
11:42ou qui ont un livret A, elle est sacrifiée par le gouvernement.
11:46Je vous rappelle qu'aujourd'hui, le livret A, sur décision du gouvernement,
11:49a un rendement inférieur à l'inflation.
11:50Ce qui veut dire que pour ceux qui nous écoutent, pour un livret A,
11:53si vous avez 2000 euros aujourd'hui, 1000 euros sur un livret A,
11:57si vous perdez 10 euros de pouvoir d'achat.
11:59Juste, c'est une annonce que vous faites ce soir.
12:00Ça, à part le Rassemblement National, personne ne le dit.
12:02Capitalisation volontaire, ça c'est tranché.
12:04Sur le volontariat, sur la base du volontariat.
12:05Ah oui, mais je ne vais pas vous décevoir, madame Jean-Trey,
12:07ce n'est pas une annonce, ça a été dit régulièrement par Marine Le Pen.
12:10Pas franchement comme cela, parce qu'on comprenait
12:13qu'elle n'y était pas franchement favorable.
12:14Là aussi, il y a une forme d'évolution.
12:16Mais si, elle y est favorable, tout simplement parce que ça existe aujourd'hui.
12:19C'est le plan, c'est le PER, c'est l'assurance-vie qui peut servir
12:23de forme de capitalisation, ça existe déjà.
12:25Donc c'est un nouveau finalement, c'est un statu quo finalement.
12:28Non mais ça, c'est intéressant ce que vous dites, monsieur,
12:31parce qu'effectivement en France, on est aussi spécialiste des faux débats,
12:33c'est-à-dire au débat pour la millième fois de choses qui sont déjà débattues,
12:36voire qui sont déjà tranchées.
12:37C'est un peu fatigant parce qu'il y a tellement de problèmes qui existent réellement,
12:40qu'en rajouter qui n'existent pas ou qui ont été déjà tranchés,
12:44c'est un peu bizarre.
12:44Aujourd'hui, il y a 3 000 milliards environ d'épargne
12:47qui peut être assimilé à une forme de capitalisation,
12:49soit de l'assurance-vie, soit du PER.
12:51Donc c'est très bizarre ces espèces de débats.
12:52Mais en fait, ce n'est pas très bizarre.
12:54Je ne suis pas de bonne foi en disant ça à ceux qui nous écoutent.
12:57C'est parce qu'en fait, on agite un certain nombre de débats,
12:59les macronistes agitent un certain nombre de débats
13:01pour cacher leur bilan et qu'on parle de tout,
13:03sauf de même, ce qui est vrai, ce n'est pas très brillant.
13:05Le retour à 62 ou 60 ans selon l'âge d'entrée en emploi
13:09pose en tout cas la question du financement de votre réforme des retraites.
13:12Je voudrais vous faire entendre ce qu'on a dit aujourd'hui.
13:14L'un de vos concurrents, Edouard Philippe.
13:17Elle a inventé la réforme qui aggrave le déficit.
13:21Fallu y penser.
13:22Les promesses sont pour aujourd'hui.
13:25Elles peuvent être douces à entendre.
13:27La facture sera pour la France de demain.
13:30Est-ce que vous assumez d'aggraver le déficit d'un régime des retraites
13:34qui l'est déjà déficitaire et pas qu'un peu ?
13:37Je suis sûr qu'avec la politique économique que nous mènerons,
13:40le fait d'inciter et de permettre aux Français d'exprimer leur talent,
13:42comme je l'ai dit, permettra à notre réforme d'être équilibrée.
13:46Mais si vous voulez, M. Philippe...
13:46Ça coûte combien ?
13:479 milliards.
13:48On l'avait chiffré.
13:49On l'assume totalement.
13:50C'est un choix.
13:51Certains instituts ne sont pas du tout d'accord avec votre chiffrage.
13:54Je parle de l'Institut Montaigne,
13:55qui est loin d'être un institut très à gauche.
13:58Pas loin d'être suffiable,
13:59parce que c'est l'Institut qui avait dit
14:00que le programme de M. Macron rétablirait les finances publiques.
14:0335 milliards d'euros,
14:03voilà ce que serait le coût d'un retour à la retraite à 62 ans,
14:07contre 9 milliards.
14:08La vérité peut-être entre les deux, mais en tout cas...
14:09Oui, la vérité peut-être de notre côté,
14:10parce que si vous voulez,
14:11l'Institut Montaigne avait fait une erreur de 1 500 milliards
14:14sur les projections de M. Macron.
14:15Donc si vous voulez,
14:16l'avis de l'Institut Montaigne,
14:17je ne vais pas être désagréable,
14:19et vous le dire avec ce que j'en pense,
14:21mais je ne peux pas dire que ça m'empêche de dormir la nuit.
14:23Donc Philippe Tanguy,
14:24preuve qu'il y a quand même un peu de friture sur la ligne
14:26au Rassemblement National sur la question des retraites,
14:29le conseiller économique du RN, François Durvie,
14:32a annoncé dans le Figaro
14:34qu'il ne participera pas à la campagne de Marine Le Pen,
14:37et il dénonce les orientations économiques du programme,
14:40qu'il ne partage pas.
14:42Alors Marine Le Pen dit qu'elle souhaitait son départ,
14:45Jordan Bardella dit que c'est un choix personnel de sa part.
14:48Est-ce que vous pouvez nous expliquer
14:49ce qui s'est vraiment passé avec François Durvie ?
14:52Marine Le Pen l'a dit, elle l'a souhaité,
14:53que M. Durvie ne participe plus à la campagne électorale,
14:56non pas pour des questions de lignes,
14:58mais pour des questions de comportement
14:59que Marine Le Pen a identifié comme étant...
15:02Comportement ou ligne idéologique ?
15:03Non, mais pas de ligne,
15:04parce que moi je ne sais pas avec quelle ligne
15:06est en désaccord M. Durvie,
15:08parce que ce jour-là, au MEDEF...
15:08Il est connu pour être plutôt libéral et pour entreprise.
15:10Oui, mais je ne vois pas de quelle proposition parle M. Durvie,
15:14parce qu'au MEDEF, Marine Le Pen a annoncé
15:16un plan d'économie net de 125 milliards d'euros,
15:18le seul capable de redresser les comptes publics
15:20selon tous les experts, pour le coup,
15:22indépendants et objectifs,
15:23qui travaillent dans les institutions de la République.
15:27Elle a annoncé la suppression de plus de 120 taxes
15:31inutiles ou à faible rendement.
15:32Elle a annoncé énormément de la situation.
15:34C'est étrange, c'est quand même un programme,
15:36non pas libéral, parce qu'on ne court pas après les termes,
15:38mais je ne vois pas avec quoi François Durvie
15:40aurait pu être en désaccord.
15:42C'est un problème de comportement.
15:43Je vous pose la question d'une manière très simple.
15:45Est-ce que c'est lié à ce qu'a raconté Libération
15:47il y a quelques jours ?
15:48C'est-à-dire que le jour de la condamnation de Marine Le Pen,
15:50le jour où elle décide de faire appel
15:52et d'être candidate,
15:56Libération raconte que ce conseiller
15:58a dit, Jordan Bardella,
16:00tu descends, tu vas voir la presse
16:02et tu déclares ta candidature tout de suite.
16:03Est-ce que c'est ça qui est sanctionné aujourd'hui ?
16:05Je pense que tout ça, excusez-moi,
16:07n'intéresse pas les gens.
16:08Moi, je peux vous dire que j'étais dans la Somme.
16:10Les agriculteurs sont très inquiets.
16:12Vous avez des ouvriers qui sont très inquiets
16:13pour leur usine.
16:14Vous avez des familles qui sont inquiets
16:15pour leur avenir.
16:16Les histoires de personnes...
16:17Ça ne s'arrache pas les gens,
16:18mais ça dit quelque chose
16:19sur ce qui se passe à l'intérieur de votre parti.
16:21Une forme de clarification aussi en interne
16:23sur les personnes qui vont composer
16:25cette prochaine campagne présidentielle.
16:26Vous savez, la France est vraiment
16:29à la croisée des chemins.
16:30C'est un nombre de débats très importants
16:32que nous devons avoir.
16:33Et aussi un problème de comportement
16:34des hommes et des femmes publiques.
16:35Parce que je voudrais quand même finir
16:36sur M. Philippe qui fait la leçon à tout le monde.
16:38M. Philippe, il s'est engagé
16:39sur la retraite par points.
16:40La grande réforme de la retraite par points
16:42sur laquelle les Françaises et les Français
16:43avaient accordé leur confiance
16:44à Emmanuel Macron en 2017.
16:46Elle est où, cette grande réforme par points ?
16:48À la poubelle.
16:49Ensuite, il avait annoncé une réforme
16:51avec un âge pivot qui devait rétablir
16:52les comptes de la retraite.
16:53Elle a été où, cette réforme aussi ?
16:55Jamais appliquée.
16:56Donc, si vous voulez, ces gens
16:57qui font des belles promesses,
16:59qui s'estiment experts
17:00parce qu'ils ont eu un grand concours
17:02il y a 40 ans,
17:04qu'ils ont fait des carrières politiques
17:05ici ou là,
17:06qui s'estiment un peu avoir
17:08le pouvoir de droit divin
17:09et la connaissance de droit divin,
17:11moi je ne sais pas,
17:11et d'ailleurs Marine Le Pen l'a dit,
17:12comment il fait pour se présenter
17:13devant les Françaises et les Français ?
17:14Parce que quand on a eu
17:15les résultats budgétaires qu'il a eus,
17:17quand on a eu les missions
17:18si importantes qu'il a eues
17:19sur la retraite à points,
17:20je vous rappelle que la promesse
17:21de la retraite à points,
17:22c'était pour 1 euro cotisé,
17:231 euro de droit.
17:24Poubelle.
17:25Ça n'a jamais existé,
17:26ça n'a jamais été réalisé.
17:28Le fait qu'il soit responsable
17:29de la plus grande révolte fiscale
17:30qui est élue dans notre pays
17:36combattu avec beaucoup de violence
17:37et beaucoup d'injustice.
17:38Moi je ne sais pas
17:39comment il fait pour se présenter.
17:40Il a le droit évidemment.
17:41Mais moi vraiment,
17:42souvent je le dis
17:42quand je débat avec les macronistes
17:43à l'Assemblée nationale,
17:44je leur dis,
17:45je dois dire qu'au bout de 10 ans
17:46de macronistes,
17:46j'ai un rêve à confesser
17:47M. Fauvel.
17:49Je rêve de ne jamais être comme eux,
17:51de ne jamais leur ressembler,
17:52de ne jamais avoir leurs défauts
17:54et leurs comportements.
17:55Peut-être que je l'aurai
17:56parce que nul n'est parfait,
17:57mais vraiment,
17:58je souhaite,
17:58ceux qui sont là,
17:59enregistrez-moi,
18:00si un jour je suis comme ça,
18:01dégagez-moi.
18:02Dégagez-moi.
18:03Vraiment,
18:03si je finis un jour
18:04comme M. Philippe,
18:05il faut dégager tout ça.
18:06On va revenir sur le budget
18:07dans un instant,
18:08sur vos propositions également.
18:10Je voudrais qu'on dise
18:11un mot sur l'immigration
18:12puisque Jordan Bardella
18:13hier a annoncé
18:14qu'en cas de victoire
18:15Marine Le Pen,
18:15il y aura un référendum
18:16dans la foulée
18:17de l'élection présidentielle
18:18pour supprimer
18:19le droit du sol.
18:20C'est une notion
18:21un peu complexe.
18:22Est-ce que vous pouvez
18:22nous expliquer
18:23ce que ça veut dire
18:24et ce que ça va changer ?
18:25Eh bien, ça veut dire
18:26qu'on ne pourra plus
18:26devenir français automatiquement
18:28ou sur un certain nombre
18:29de critères quasi automatiques.
18:31Soit devenir français,
18:32ça s'héritera
18:33par le droit de votre famille,
18:35un parent,
18:36il ne faut pas forcément
18:37avoir les deux parents,
18:37mais au moins un de vos parents
18:38est français,
18:39ou par le mérite.
18:41Donc, être français,
18:42ça s'hérite
18:43ou ça se mérite.
18:44Est-ce que ça veut dire
18:44qu'un étranger né en France
18:46ne sera jamais français ?
18:48Pardon,
18:48j'ai entendu la première partie.
18:49Un étranger né en France
18:50ne sera jamais français ?
18:52S'il fait les démarches ?
18:53S'il fait les démarches
18:54et si la démarche montre
18:55qu'il aime notre pays,
18:56qu'il a appris notre langue,
18:57qui s'est inclus
18:58dans la société française,
18:59qu'il en respecte les principes,
19:00l'égalité homme-femme,
19:01la tolérance
19:02pour les minorités sexuelles,
19:04le respect de notre histoire,
19:05l'amour du pays,
19:06le fait d'être inclus
19:07dans des associations.
19:08M. Tanguy ?
19:08Comment ça se détermine ?
19:10Ça s'est très bien déterminé
19:11pendant des années
19:12où l'acquisition
19:12de la nationalité française
19:13n'était pas automatique.
19:14On n'a jamais eu
19:15le droit du sang,
19:16mais je n'aime pas trop
19:17cette détermination
19:17du droit du sang
19:18parce que ça donne
19:19une mauvaise image.
19:19C'est plutôt un droit familial
19:20et un droit d'héritage
19:21de la nationalité,
19:23mais avant,
19:23il était beaucoup plus difficile
19:24d'avoir la nationalité française.
19:26On évoquait ensemble
19:27en préparant cette émission
19:28l'exemple d'un footballeur
19:30très connu,
19:31Zinedine Zidane,
19:32qui est de deux parents algériens
19:34arrivés en France,
19:35nés sur le sol français.
19:37Vous considérez aujourd'hui
19:38que Zinedine Zidane
19:39est une fierté française ?
19:40Bien sûr, oui.
19:40Est-ce qu'il aurait pu être...
19:41Mais avec votre réforme,
19:43avec votre réforme,
19:45aurait-il pu être français ?
19:46Mais s'il l'avait souhaité,
19:47oui, s'il l'avait demandé,
19:48mais je pense qu'il l'aurait demandé
19:49parce que Zinedine Zidane,
19:50il aime la France.
19:50Mais on parle toujours
19:51de gens très connus,
19:52mais vous avez des héros du quotidien,
19:53vous avez beaucoup d'infirmières,
19:55de médecins,
19:56de pompiers,
19:56qui sont investis dans la France,
19:58qui aiment notre pays
19:59et qui auront la nationalité française
20:00si il les demande.
20:01Je vous ferais quand même remarquer
20:02que l'ironie,
20:02enfin l'ironie du point de vue
20:03de nos adversaires,
20:05Jordan Bardella lui-même
20:06n'a pas de parents
20:07qui sont de nationalité française,
20:10de souche, entre guillemets.
20:11Ce sont des gens
20:12qui sont venus dans notre pays,
20:13à plusieurs générations,
20:14qui ont aimé la France,
20:15qui ont fondé une famille,
20:17qui aiment l'ironie de notre pays
20:18et Jordan Bardella
20:19aurait évidemment eu le premier,
20:20eu la nationalité française
20:22par amour.
20:23Mon collègue Alexandre Nicolique,
20:25de parents serbes,
20:26il aurait eu la nationalité française
20:27par amour.
20:28Il a été gravement diffamé
20:29par M. Harrault
20:30sur les réseaux sociaux
20:31qui a estimé qu'il ne méritait pas
20:32d'avoir la nationalité française.
20:33Mais bien sûr qu'il aurait mérité
20:34d'avoir la nationalité française,
20:36mais il faut prouver
20:37qu'on aime la France
20:38pour avoir la nationalité,
20:38sinon ça la galvaude.
20:40Qu'est-ce que ça veut dire d'ailleurs ?
20:41Ça veut dire que la nationalité
20:42c'est un bout de papier.
20:43On ne pense pas
20:43que ce soit un bout de papier.
20:44Ce serait un examen ?
20:45Il n'y a que des preuves.
20:46Comment on donne la preuve
20:47qu'on a envie d'être français ?
20:49Il y a un examen,
20:50il y a un test.
20:50Mais il y a aujourd'hui
20:51une naturalisation.
20:53M. Fauvel,
20:54vous devez faire un dossier,
20:55vous devez prouver
20:55que vous parlez la langue française,
20:56il y a des attestations de moralité,
20:58le fait que vous avez un emploi,
21:00que vous cherchez un emploi,
21:01que vous avez fait les études
21:02comme vous pouvez,
21:02que vous êtes intégrés
21:03dans la société française,
21:04que vous n'avez pas commis,
21:05excusez-moi,
21:05j'aurais dû commencer par là,
21:07des délits et des crimes.
21:08C'est déjà le cas aujourd'hui
21:09pour le droit du sol.
21:10Mais le problème
21:10ne nous remet pas en cause
21:11la naturalisation telle que se fait.
21:13Elle a d'ailleurs été
21:14plus exigeante
21:15sous la pression du Rassemblement National
21:17depuis de nombreuses années.
21:18Ce qu'on remet en cause,
21:19c'est l'automatiser
21:20ou la quasi-automaticité
21:21de l'acquisition
21:22de la nationalité française.
21:23Ce qui fait que
21:24les jeunes ou les moins jeunes
21:25qui obtiennent
21:27cette nationalité
21:27de manière quasi-automatique
21:28n'ont même pas conscience
21:30de ceux qui le reçoivent.
21:32Donc il faut faire ce travail
21:33de citoyenneté.
21:34Rapidement, Jean-Philippe Tanguy,
21:35vous avez tout à l'heure
21:36évoqué le cas des médecins
21:37qui pourraient être régularisés.
21:39Vous nous avez dit.
21:41Qu'est-ce que vous répondez
21:41à ceux qui,
21:42comme Édouard Philippe,
21:44disent qu'on a besoin
21:45d'une immigration de travail
21:46pour faire fonctionner
21:47des secteurs en tension
21:48comme l'hôpital,
21:49la restauration ou d'autres ?
21:51Non, c'est-à-dire que
21:52nous avons dans notre pays
21:536 millions de chômeurs
21:54ou de gens mal employés.
21:56Le taux de chômage
21:57des personnes immigrées
21:59sur notre pays
21:59est quasiment le double
22:00des nationaux.
22:01Et les travailleurs immigrés,
22:03aujourd'hui,
22:03ce sont 12% de la population active.
22:05Ça aussi,
22:05c'est une réalité économique.
22:06Non, ce n'est pas
22:07une réalité économique.
22:08C'est une réalité
22:08pour faire baisser les salaires
22:09ou dégrader les conditions de travail.
22:11Parce que quand vous avez
22:126 millions de chômeurs
22:13et que vous faites venir
22:14des gens qui, évidemment,
22:16viennent de pays
22:16souvent plus pauvres
22:17que la France,
22:17vont donc accepter
22:18des conditions de travail dégradées,
22:20vont accepter des petits salaires
22:22et donc ne vont plus permettre
22:23le progrès social.
22:24Donc en fait,
22:24tous ceux,
22:25les bonnes âmes
22:25qui veulent faire venir
22:27des centaines de milliers
22:28de personnes chaque année
22:29alors que nous avons
22:30beaucoup de chômage,
22:31aggravent la condition
22:32des travailleurs précaires
22:33et des situations en tension.
22:34Et d'ailleurs,
22:35le meilleur exemple,
22:36ça fait 40 ans
22:36que ce sont les mêmes métiers
22:37en tension.
22:38Ça fait 40 ans
22:38que le BTP est en tension,
22:4040 ans que la santé
22:41est en tension,
22:4240 ans que la restauration
22:43est en tension,
22:44etc.
22:44Ce sont toujours
22:45les mêmes métiers en tension.
22:46Mais vous entendez ces patrons.
22:47Je finis ça.
22:47Juste pour reprendre la question
22:49de Jim,
22:50vous entendez ces patrons
22:51qui ont besoin
22:52de ces professions
22:54qui ne trouvent pas...
22:55J'entends certains patrons,
22:56beaucoup de patrons,
22:56évidemment,
22:57font un travail formidable.
22:58Certains aussi
22:59abusent de la situation
23:00parce qu'évidemment,
23:01si vous n'avez plus le chômage
23:02et s'il faut,
23:03entre guillemets,
23:03se battre pour faire venir
23:05des gens dans certains métiers,
23:06vous devez augmenter les salaires,
23:07améliorer les conditions de travail.
23:08C'est comme ça,
23:09dans notre pays,
23:10qu'on a pu améliorer
23:10la condition des ouvriers,
23:12des employés,
23:13d'un certain nombre de personnes.
23:14Si les conditions de travail
23:15sont si dégradées
23:16dans notre pays,
23:17dans les métiers en tension,
23:18c'est parce qu'il n'y a plus
23:18cette pression positive,
23:20constructive,
23:22sur un certain nombre
23:22de secteurs
23:23et vous avez des gens
23:23qui travaillent
23:24dans des conditions lamentables.
23:25Il faut quand même remarquer
23:25qu'en France,
23:26on a le triste record
23:28des morts au travail.
23:30Et malheureusement,
23:31c'est quand même scandaleux.
23:32Et l'année dernière,
23:33dans ma circonscription,
23:34j'ai malheureusement
23:35un jeune qui est décédé.
23:37Il n'aurait jamais dû décéder
23:38parce qu'il est dans
23:39des conditions de travail lamentables
23:40avec des mesures de sécurité
23:41pas du tout appliquées.
23:43Donc, il faut remettre,
23:44si je puis dire,
23:45l'église au centre du village
23:46et quand on explique
23:47aux Françaises et aux Français
23:47alors qu'il y a 6 millions de chômeurs,
23:49y compris des étrangers
23:50déjà sur le territoire,
23:51au chômage,
23:52qu'on dit qu'il faut encore
23:52faire venir des gens,
23:53ça n'a pas de sens.
23:54Et pour reprendre sur les médecins,
23:55parce que c'est toujours
23:56l'exemple des médecins,
23:57effectivement.
23:57Ou de la restauration.
23:59Oui, mais un médecin,
24:00il faut 10 ans pour le former.
24:01Quelqu'un dans la restauration,
24:02il faut quelques mois
24:02selon le degré,
24:04comment dire,
24:04de compétence du restaurant.
24:06Un peu plus de gens,
24:06si c'est un 3 étoiles
24:07ou un fast-food.
24:08Mais bon,
24:09ce n'est pas le même degré
24:09de qualification, évidemment.
24:12Quand vous prenez
24:12des médecins syriens
24:13ou des médecins d'Afrique,
24:15vous retirez les médecins
24:16à ces pays.
24:17Donc, si vous voulez,
24:17c'est quand même aussi
24:18un peu consternant
24:18de la part aussi de Belzame
24:19qui parle de valeurs humanistes
24:21toute la journée.
24:22Ces pays pauvres ou en guerre
24:24ont beaucoup de mal
24:25à former des soignants
24:26et on leur prend.
24:28Alors, il y a quand même
24:28un problème de moralité aussi,
24:30monsieur, je suis désolé.
24:31Parce que ces pays
24:33qui font des efforts financiers
24:35pour essayer de former
24:36des soignants ou des infirmières,
24:37si les pays riches,
24:38entre guillemets,
24:39attirent ces gens,
24:40les populations africaines
24:41ou du Moyen-Orient,
24:42ils n'ont plus de médecins
24:43pour les soigner.
24:43Moi, je suis désolé,
24:44ça me pose un problème moral.
24:45Jean-Philippe Tanguy,
24:45un mot sur le port du voile.
24:47Depuis 2012,
24:48Marine Le Pen a toujours dit
24:49« Si j'arrive à l'Élysée,
24:51j'interdirais le port du voile
24:52dans l'espace public ».
24:53Il y a eu un séminaire
24:54organisé au Rassemblement national
24:56il y a quelques mois
24:56et d'après l'Express
24:58qui a même cité ses propos,
24:59Jordan Bardella
25:00aurait émis des réserves.
25:01Il aurait dit
25:01« Je ne la sens pas,
25:03cette mesure.
25:04Je ne la sens pas.
25:04Je ne sais pas
25:05comment on va le faire appliquer.
25:06Je ne sais pas
25:06si ça ne va pas nous couper
25:07d'une partie aussi de l'opinion.
25:09Est-ce que vous,
25:10vous la sentez ? »
25:11Oui, mais nous,
25:11nous avons des débats
25:15et des débats internes.
25:16Et à cette heure,
25:17elle n'est pas tranchée cette question ?
25:18Oui, il y a très longtemps,
25:19à titre personnel,
25:20j'ai changé d'avis
25:20sur cette situation.
25:21Pourquoi ?
25:21Moi, comme Jordan Bardella,
25:22d'ailleurs,
25:23j'ai grandi en banlieue parisienne,
25:25moi, à Burs-sur-Yvette,
25:25à côté des Ulysse.
25:27Et c'est vrai que
25:28quand je retourne
25:28dans les quartiers de mon enfance,
25:30je ne reconnais plus ces quartiers.
25:31Non pas parce qu'il n'y avait pas
25:33de personnes d'origine immigrée
25:34ou de musulmans pratiquants.
25:35Il y avait, quand j'étais jeune,
25:36évidemment,
25:37beaucoup de personnes
25:39d'origine immigrée
25:40ou de musulmans pratiquants.
25:42Mais les femmes n'étaient pas voilées.
25:43Donc, on voit bien
25:43que le voile est devenu,
25:45malheureusement,
25:46hors contrôle
25:47et le témoin
25:48d'une idéologie
25:50qui n'est pas compatible
25:51avec la liberté
25:52des femmes en France.
25:54Voilà.
25:55Marianne,
25:55elle est plutôt dénudée en France.
25:57Quand elle se bat,
25:58elle a parfois,
25:59comment dire,
26:00sur certains tableaux,
26:01vous voyez,
26:01elle est libre de son corps,
26:02elle est libre de son esprit.
26:04Or, quand vous enfermez le corps,
26:05vous enfermez l'esprit, évidemment.
26:06Ce sera dans le projet ?
26:08Bien sûr que ce sera dans le projet.
26:08L'interdiction du voile,
26:09c'est franché,
26:10même si Jordan Bardella
26:11a des réserves.
26:12Mais je n'ai pas dit
26:12que Jordan Bardella
26:13avait des réserves.
26:14Il y a la presse
26:14qui raconte des choses.
26:15Oui, oui,
26:15vous dites beaucoup de choses,
26:16mais nous allons,
26:18évidemment,
26:18combattre l'idéologie islamiste
26:20et nous sanctionnerons
26:23le port du voile
26:24aussi en solidarité
26:25avec toutes les femmes
26:26à travers le monde
26:27qui sont forcées à le porter
26:28et qui meurent
26:29pour avoir cette liberté.
26:30Mais c'est vrai que,
26:30nous, on est une société,
26:32il faut bien le dire,
26:32moi, à mon âge,
26:33parfois aussi de privilégier.
26:36C'est vrai que,
26:36quand vous avez connu la liberté
26:37depuis que vous êtes nés,
26:39on ne se rend pas compte
26:40du prix de la liberté.
26:41Parfois,
26:41on joue avec cette liberté,
26:42on la galvaude,
26:43on fait des provocations.
26:44Mais la liberté,
26:45vous savez,
26:46dans l'histoire de l'humanité,
26:48le temps de la liberté,
26:49c'est quelques secondes
26:50dans des heures et des heures
26:51de tyrannie.
26:52Donc, il faut se rappeler
26:53que la liberté,
26:54parce que la liberté des femmes,
26:54elle est très fragile.
26:54Vous reconnaissez qu'il y a des questions
26:55d'application réelle sur le terrain.
26:58Ça aussi,
26:58ce sont des questions
26:58qui sont atrangers.
26:59Non, pas du tout.
27:00Vous avez des gens
27:00qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité.
27:02Quand ils ne mettent pas leur ceinture de sécurité,
27:03ils ont une amende.
27:03Parce qu'il y a des femmes
27:05qui portent le voile
27:06alors qu'il est interdit,
27:06elles auront une amende.
27:07C'est très simple.
27:08Ça peut faire partie aussi
27:09de ce que vous trancherez un peu plus tard.
27:10La manière de l'appliquer.
27:11Je sais aussi
27:12qu'un certain nombre de commentateurs
27:14n'aiment pas le programme
27:15du Rassemblement National.
27:16Je pense que les téléspectateurs
27:17l'ont bien compris.
27:18À chaque campagne,
27:19il y a des propositions
27:20qui posent problème.
27:21Il y a des propositions
27:23à la mise en application.
27:24Ça aussi.
27:24L'interdiction du voile
27:25dans l'espace public,
27:26du voile islamiste,
27:27est soutenu
27:29par 60 à 70%
27:31de Françaises
27:32et de Français
27:32qui sentent bien
27:33que derrière ce symbole,
27:35ce n'est pas seulement
27:35une liberté vestimentaire,
27:37c'est une idéologie
27:38qui est contraire
27:39à ce que la France a porté
27:40depuis des années.
27:41Quoique,
27:42dans notre pays,
27:42la liberté des femmes
27:43était parfois un peu en retard.
27:44Je vous rappelle
27:45que ce n'était pas brillant
27:45sur le droit de vote
27:46qui n'a été pas accordé
27:48que les Français
27:48ont gagné bien tardivement.
27:50Il a fallu attendre
27:51les 30 glorieuses
27:52pour que les femmes
27:53aient un compte en banque.
27:54Donc, vous voyez,
27:54la liberté des femmes
27:55dans notre pays,
27:55ce n'était pas gagné.
27:56Jean-Philippe Tanguillon
27:57ont évoqué ce référendum
28:00sur l'immigration
28:01qui supposera donc
28:02une modification possible
28:03de la Constitution.
28:04Autre point
28:05que vous voulez inscrire
28:05dans la Constitution,
28:06c'est la règle d'or
28:08qui obligerait donc la France
28:10à respecter la règle
28:11des 3% de déficit, Marc.
28:13Ça y est,
28:13vous vous soumettez à l'Europe ?
28:15Non, on se soumet,
28:16comment dire,
28:17malheureusement,
28:17à l'héritage qu'on nous laisse.
28:18C'est-à-dire que
28:19c'est vrai que notre famille politique
28:20a changé d'avis
28:21sur la règle d'or
28:21parce que la règle d'or,
28:22c'est une forme de limitation
28:23de la souveraineté populaire
28:25puisqu'on ne pourra plus dépenser
28:26sans compter.
28:27Mais vous allez plus loin
28:28que l'Europe.
28:29L'Europe dit que c'est 3%,
28:30mais on peut dépasser.
28:31La France en sait quelque chose,
28:33elle dépasse depuis des années.
28:34Vous vous dites
28:34qu'on va inscrire dans le marbre
28:36le fait que ce sera 3%.
28:37C'est-à-dire que vous allez plus loin
28:39que ce que réclame l'Europe aujourd'hui ?
28:41La règle que Marine Le Pen annoncera
28:43sera annoncée plus tard précisément.
28:45Vous ne savez pas encore
28:46qu'elle soit.
28:47Ah, ce ne sera pas 3% ?
28:47Comment ?
28:48Ce ne sera pas 3% ?
28:49Ah non, ce ne sera pas une règle
28:49de 3%.
28:50Non, mais la règle d'or à 3%,
28:51ça n'a pas d'intérêt.
28:52Puisqu'à 3%,
28:52vous êtes encore en déficit.
28:54Alors, je sais qu'on est...
28:55Donc, ça ne sera pas plus ?
28:55C'est intéressant ce que vous dites,
28:57M. Fauvel,
28:58parce qu'effectivement,
28:59on a l'impression que 3%,
29:00ce serait le rétablissement des comptes.
29:02Non, non, non.
29:03Si vous êtes à 3% de déficit,
29:04vous êtes encore en déficit.
29:05Alors, c'est vrai qu'il y a
29:06tellement de déficit
29:06depuis 53 ans dans notre pays,
29:08quand même un demi-siècle,
29:09un demi-siècle de déficit,
29:11qu'on a l'impression
29:11qu'on revient à 3%,
29:12ce serait déjà le Pérou.
29:13Ah non, non, mais 3%,
29:14ce serait encore une dette
29:16qui s'accumule
29:16et des intérêts...
29:17Je rappelle, pour ceux
29:17qui nous regardent,
29:18on est à 5% cette année.
29:19Est-ce que vous allez fixer
29:20un seuil précis dans la Constitution
29:22ou bien ce serait
29:23une règle générale
29:24de rétablissement des comptes publiques ?
29:25Ah non, ce sera un seuil précis,
29:26mais c'est Marine Le Pen
29:26qui l'annoncera en même temps
29:27sa trajectoire...
29:28Ce ne sera pas 3%,
29:28donc on comprend.
29:29Pour une raison...
29:29Ah non, 3%,
29:30ce ne serait pas le rétablissement
29:31des finances publiques.
29:32Marine Le Pen veut...
29:33Et Jordan Bardella l'a confirmé hier,
29:35veut rétablir
29:42est lourdement endettée
29:43et pourtant tout a l'air
29:44de bien fonctionner.
29:45Mais ça n'a pas l'air
29:45de fonctionner.
29:46Pourquoi est-ce que les Françaises
29:47et les Français
29:48paient de plus en plus d'impôts
29:49en voyant bien
29:50que les services publics
29:51sont dégradés ?
29:52C'est qu'une part de leurs impôts,
29:53chaque année davantage,
29:54va dans le remboursement
29:55de la dette.
29:56Donc ça ne va pas bien en fait.
29:57Ce n'est pas vrai
29:57que ça n'a pas de conséquences
29:59d'être endetté.
30:00C'est comme un eau coulant,
30:01c'est-à-dire que les socialistes,
30:03la droite,
30:04M. Philippe ici présent,
30:05a pris une corde,
30:06a mis la corde
30:07autour de la tête
30:08des Françaises et des Français
30:09et puis maintenant
30:10les marchés financiers
30:10resserrent la corde.
30:11Alors on ne ressent malheureusement
30:13qu'on a la corde autour du coup
30:14que quand on commence
30:14à étouffer.
30:15Donc on ne veut pas
30:16que notre pays soit étouffé
30:17par les intérêts de la dette.
30:20C'est fini,
30:20quand M. Macron a pris le pouvoir,
30:2220 milliards d'intérêts par an.
30:24En 2032,
30:25là ça va être 70,
30:26quand M. Macron va rendre
30:27l'Élysée 90 milliards
30:29et si on ne fait rien,
30:31en 2032,
30:32ce sera 130 milliards d'euros.
30:34Ça veut dire
30:34l'entièreté du budget des armées,
30:36l'entièreté du budget
30:37de l'éducation nationale
30:38qui part dans les intérêts
30:39de la dette.
30:39Oui, mais j'aimerais bien
30:40que nos adversaires
30:41aient compté
30:41J'ai une question plus personnelle
30:42qui vous concerne,
30:44Jean-Philippe Tanguy,
30:44vous venez de la famille
30:45des souverainistes.
30:46Vous avez commencé
30:47votre carré politique
30:48avec Nicolas Dupont-Aignan.
30:49Je le suis toujours.
30:50Comment, aujourd'hui,
30:51vous assumez ce virage
30:53idéologique quand même très fort ?
30:55On se souvient de Marine Le Pen
30:56qui en 2012 disait
30:57« Cette fameuse règle d'or
30:58pèsera sur les peuples
31:00comme une véritable chape de plomb ».
31:08Non, c'est qu'on prend acte
31:11des mensonges aussi
31:12qu'il y a eu depuis 10 ans.
31:13Vous savez, en 2022, 2023, 2024,
31:16il y a 40 à 60 milliards de recettes
31:19qui ont disparu,
31:20de prévisions de recettes
31:21qui ont disparu.
31:22Lors de la dernière campagne électorale,
31:24les macronistes ont fait campagne sur tout,
31:26sauf sur leur bilan financier.
31:27C'est vrai que,
31:28quand j'étais plus jeune,
31:30j'avais peut-être un côté naïf
31:32sur l'intégrité des hommes
31:34et des femmes politiques.
31:35Je ne pensais pas
31:35qu'on pouvait autant mentir
31:36sur un sujet aussi grave
31:38et qu'on pouvait passer
31:39des campagnes électorales entières
31:40à faire comme si la France
31:42n'était pas exposée
31:43à des risques financiers.
31:44Donc, en 2022,
31:45M. Macron avait déjà lourdement
31:48alourdi la dette de la France.
31:49Est-ce qu'on en a parlé ?
31:50Ben non, on a parlé plein de choses,
31:52d'ingérence imaginaire,
31:54du fait que, soi-disant,
31:54le Rassemblement national
31:55était des agents étrangers.
31:56Enfin, on a parlé de trucs
31:58complètement surréalistes
31:58et, par contre,
31:59on n'a pas parlé de la dette
31:59de M. Macron
32:00et ses conséquences
32:02sur le destin du pays.
32:03Lors des élections législatives
32:05anticipées,
32:05M. Attal a pu faire campagne
32:06comme si de rien n'était
32:08alors qu'il avait perdu
32:0940 milliards de recettes.
32:10Je ne sais pas si vous vous rendez compte
32:11ce que c'est,
32:1240 milliards de recettes.
32:13C'est la moitié
32:13de l'impôt sur le revenu.
32:15C'est-à-dire que M. Attal avait,
32:16Mme Borde, M. Attal,
32:17M. Le Maire et Tutti Quanti
32:19avaient proposé des budgets
32:21où il y avait la moitié
32:23de l'impôt sur le revenu
32:24qui était faussée.
32:24J'entends que vous parliez du passé,
32:25mais pour reprendre ce que tu dis,
32:27vous assumez parfaitement
32:28ce virage.
32:29En politique,
32:30on peut changer,
32:30c'est ça aussi ?
32:31Il faut protéger la patrie
32:32des mensonges des macronistes.
32:34La règle d'or,
32:35c'est ça aussi.
32:35C'est protéger notre patrie,
32:37notre peuple,
32:38des mensonges,
32:39de gens qui,
32:39pour rester au pouvoir,
32:40sont prêts à tout.
32:40Et je dois dire,
32:41c'est vrai,
32:41je le reconnais,
32:42je présente mes excuses
32:43aux Françaises et aux Français,
32:45je ne pensais pas
32:46que des adversaires politiques
32:48étaient capables
32:48de mentir autant
32:49pour rester au pouvoir
32:50à tout prix.
32:51On va parler
32:52de vos adversaires politiques
32:53parce qu'il faut qu'on avance aussi.
32:54Ce matin,
32:55dans le Parisien,
32:56le Premier ministre
32:57met en garde
32:58les oppositions,
32:59donc vous,
33:00sur le vote
33:00du prochain budget
33:01parce que c'est aussi
33:02la prochaine étape parlementaire.
33:04Ça s'annonce
33:04assez bouillonnant.
33:06Il demande,
33:06je le cite,
33:07d'arrêter
33:08le petit jeu politique
33:09et dit qu'il travaille aussi
33:11finalement
33:11pour le prochain président
33:12qui risque d'hériter
33:14d'une situation
33:15catastrophique.
33:16Les candidats
33:17à la présidentielle,
33:17dit-il,
33:18et on le voit ici,
33:18seront les premières victimes
33:20de l'absence d'un budget.
33:22Vous êtes d'accord
33:22avec lui ?
33:23Non,
33:23les premières victimes,
33:24c'est les Françaises
33:25et les Français,
33:25c'est les contribuables,
33:26c'est les entrepreneurs,
33:27c'est les agriculteurs,
33:27c'est ceux qui essaient
33:28de s'en sortir
33:29avec des impôts
33:30qui augmentent
33:31et des services publics
33:31dégradés.
33:32Nous,
33:32on est victime
33:34éventuellement
33:34de campagnes de désinformation
33:35mais ça n'a rien à voir
33:36avec les difficultés quotidiennes
33:37de nos compatriotes.
33:39Le lendemain,
33:40parce que M. Lecornu
33:41avait fait un courrier,
33:42quelques jours après
33:43le courrier solennel
33:44de M. Lecornu
33:45aux différentes forces politiques,
33:50qui ne voulaient pas travailler
33:51avec le Rassemblement National
33:52sur le budget.
33:52Donc il faut qu'ils se mettent
33:53d'accord si vous voulez.
33:54Vous avez été reçu
33:54avant l'été ?
33:55Absolument,
33:56par le ministre tutelle
33:57de M. Amiel.
33:58Donc il y a le ministre
33:59de tutelle qui me reçoit
34:00très aimablement,
34:02pour rien ne me dire,
34:03soit,
34:05et son ministre sous tutelle
34:06qui lui explique
34:07qu'il ne veut pas travailler
34:08avec nous.
34:08Donc tout ça est très confus,
34:10tout ça n'a pas de sens.
34:11Je pense que c'est M. Lecornu
34:12qui fait de la politique politicienne
34:14en faisant croire
34:14à ceux qui nous écoutent,
34:15qui veulent débattre
34:15avec tout le monde.
34:16Nous, on débattra
34:16avec M. Lecornu,
34:18mais nous verrons
34:19ce qu'on nous propose.
34:20Vous débattrez,
34:21est-ce que,
34:21vous avez entendu
34:22les Insoumis
34:23qui ont dit censure automatique,
34:24le Parti Socialiste
34:26qui dit possible censure,
34:28est-ce que vous fixez
34:30des lignes rouges
34:30avant l'examen du budget
34:31ou est-ce que vous dites
34:32de toute façon
34:33que ça va se terminer
34:33par une censure,
34:34M. Lecornu peut faire
34:35ses valises aujourd'hui ?
34:36Peut-être que M. Lecornu
34:37va faire cette année
34:39différemment des neuf années précédentes.
34:40Peut-être qu'ils vont enfin
34:42baisser les impôts
34:43ou au moins ne pas les augmenter.
34:44Ils ont toujours promis
34:46il n'y a pas une année
34:46où ils commencent l'année
34:47en disant
34:48on va augmenter les impôts
34:48mais à chaque fois
34:49ils finissent par les augmenter.
34:49Pas de hausse d'impôts,
34:50prolongation des aides ciblées
34:51sur les carburants,
34:53pas de gel du RSA,
34:54pas de gel des petites retraites.
34:55C'est ce qu'il dit ce matin
34:56Sébastien Lecornu
34:56dans le Parisien.
34:58Pas de gel des petites retraites
34:59sous-entendu.
34:59C'est quoi le seuil
35:00des petites retraites,
35:01M. Fauvel ?
35:01Il ne le fixe pas.
35:02Oui, mais qui l'a fixé ?
35:03M. Lescure, je crois,
35:04a donné un seuil.
35:04À 3 000 euros.
35:053 000 euros brut.
35:06Brut.
35:07Donc net,
35:07c'est plutôt entre 2 000 et 2 400 euros.
35:09Quelle est votre position là-dessus ?
35:10Mais ce n'est pas possible tout ça
35:11parce que ce ne sont pas des économies.
35:13Parce que le gouvernement
35:15et c'est Bercy,
35:16c'est le ministère de l'économie
35:17qui compte comme ça.
35:18Quand vous baissez les retraites
35:19ou quand vous ne valorisez pas
35:20les retraites pour suivre l'inflation,
35:22eux, ils appellent ça une économie.
35:23Ce n'est pas une économie de l'État.
35:24C'est une perte de pouvoir d'achat
35:26des retraités.
35:27Et si vous baissez
35:27un certain nombre,
35:28par exemple,
35:29l'aide à l'activité,
35:30la prime d'activité
35:31ou la baisser,
35:32ce n'est pas une économie.
35:33C'est une perte de pouvoir d'achat
35:34pour ceux qui travaillent.
35:35Pour le Rassemblement national
35:35ou pas ?
35:36Parce que toutes les retraites
35:37ne sont pas réindexées.
35:38On veut des vraies économies.
35:39Le gouvernement dépense
35:411 600 milliards d'euros.
35:42C'est plus de la moitié
35:43de la richesse créée par la France.
35:45Quand un travailleur
35:46aujourd'hui français ou française
35:48produit 100 euros de richesse,
35:49l'État en dépense 56.
35:51Donc oui,
35:52dans notre pays,
35:53on peut faire des économies
35:54avant de toucher
35:54au pouvoir d'achat des Français
35:55et avant d'augmenter les impôts.
35:59Mais d'un point de vue plus politique,
36:00hier encore,
36:00vous n'excluez rien
36:01sur une éventuelle censure.
36:03Est-ce que c'est très responsable
36:05dans ce contexte ?
36:06Si Sébastien Lecornu
36:08devait être censuré
36:10au mois de novembre,
36:11décembre prochain,
36:12de faire tomber un gouvernement,
36:13on sera à 4 mois
36:15de l'élection présidentielle,
36:16est-ce que c'est le bon moment ?
36:17Est-ce que vous ne pouvez pas dire ce soir
36:18au pire, on s'abstiendra ?
36:20Et puis passer cette étape
36:22et arriver à l'élection présidentielle
36:24et finalement trancher ces questions.
36:26Je précise,
36:26selon l'Inspection générale des finances,
36:28c'est 15 milliards d'euros
36:30que coûterait l'échec d'un budget
36:32et donc une loi spéciale
36:33pour tenir, entre guillemets,
36:35jusqu'à l'élection présidentielle.
36:37Est-ce que vous êtes prêt
36:37à assumer cela ?
36:38L'Inspection générale des finances
36:39se déporte directement
36:40et par décret
36:41du ministre de l'Économie.
36:42Donc, c'est qu'il s'en fout ?
36:43Non, mais je pense
36:46que ça intéresse les gens.
36:46Tout le monde ne connaît peut-être
36:47pas l'Inspection générale des finances.
36:48C'est Bercy.
36:49Je pense que ça intéresse les gens
36:50de savoir qu'il obéit directement
36:52au ministre
36:52qui nous met
36:53dans cette situation budgétaire.
36:55Ce n'est pas faire tomber
36:55un gouvernement.
36:56Ça n'a pas beaucoup d'intérêt
36:57de faire tomber un gouvernement
36:58que M. Macron renommera
37:00exactement le même, malheureusement.
37:01Pas l'intérêt de le censurer ?
37:02Non, le but de censurer,
37:04c'est bloquer toute hausse d'impôts,
37:06c'est bloquer du raquette
37:08et de piquer du pouvoir d'achat
37:09aux Françaises et aux Français.
37:10C'est de ne pas accepter,
37:11même si malheureusement
37:12ils l'ont fait dans notre dos
37:13cet été,
37:14quand l'Assemblée ne siégeait pas,
37:15de dérembourser de 30 points
37:18les soins dentaires de base.
37:20Les soins dentaires de base,
37:21évidemment, il y a des gens
37:22qui ne vont pas se soigner
37:22et leur situation va s'aggraver.
37:24Ça n'a aucun sens
37:25et c'est injuste.
37:27C'est ça le sens d'une censure.
37:28Ce n'est pas faire tomber
37:29M. Lecornu.
37:29Ça n'a aucun intérêt.
37:30C'est empêcher
37:32des mauvaises politiques.
37:33Et excusez-moi,
37:33quand on nous dit
37:34que ce serait raisonnable
37:36et responsable
37:37de valider un budget
37:38qui augmente des impôts,
37:39on a déjà le record du monde
37:40d'impôts.
37:41Il dit qu'il ne va pas
37:42les augmenter encore une fois.
37:43C'est faux.
37:44C'est faux.
37:45On prend le pari.
37:46Encore une fois.
37:46Il faut le juger sur parole.
37:47Mais en tout cas,
37:48c'est son annonce ce matin
37:53Vous attendez d'en savoir
37:54un petit peu plus.
37:55Comment ?
37:55Vous attendez d'en savoir
37:56un petit peu plus.
37:57J'aimerais beaucoup
37:57qu'on en sache déjà
37:58parce que si vous voulez,
37:59quand on fait sa rentrée politique,
38:01M. Lecornu fait sa rentrée politique,
38:02il est Premier ministre.
38:03J'espère qu'il a les chiffres.
38:04M. Lescure est ministre de l'économie.
38:06J'espère qu'il a les chiffres.
38:07Il se lève jusqu'au 30 septembre
38:09jusqu'à la présentation du budget.
38:10Encore quelques semaines d'arbitrage.
38:12Ah oui, d'accord.
38:13Donc au bout de 9 ans,
38:14de 9 ans,
38:15il leur faut encore 30 jours
38:16pour savoir comment on fait
38:16des économies en France.
38:17Écoutez, ça ne rassure pas
38:19sur ce qu'ils veulent faire.
38:20Le but est évidemment
38:20de gagner du temps,
38:22de prendre les Françaises
38:23et les Français
38:23pour des imbéciles,
38:24ce qu'ils ne sont pas.
38:25Et je crois que les macronistes
38:26à France de prendre
38:27les Françaises et les Français
38:27pour les imbéciles
38:28qu'ils ne sont pas,
38:29je crois savoir
38:30et je crois sentir
38:30que les Françaises
38:31et les Français
38:32vont faire comprendre
38:33aux macronistes
38:34qu'ils ne sont pas
38:34les imbéciles
38:35que les macronistes
38:35pensent qu'ils sont.
38:36L'inverse n'est pas vrai.
38:37Dernier mot sur le budget.
38:38Jean-Philippe Tanguy,
38:39Sébastien Lecornu
38:41promet deux plans de sauvetage
38:47de relance
38:48qui seront dans le budget.
38:50Est-ce que c'est pas
38:51une façon aussi
38:51de vous mettre la pression
38:53et de vous dire
38:54si vous refusez le budget,
38:55c'est de l'argent au moins aussi
38:56pour des agriculteurs
38:57qui en manquent cruellement
38:58en ce moment ?
38:59Est-ce que vous êtes prêts
39:00à censurer
39:01en reconnaissant ça ?
39:02Mais on ne peut pas
39:03accepter ce genre de chantage.
39:05C'est-à-dire que
39:05le soutien aux agriculteurs
39:06ne peut pas dépendre
39:07d'une baisse
39:08du pouvoir d'achat
39:09des retraités.
39:10Le soutien des agriculteurs
39:11ne peut pas dépendre
39:12du déremboursement
39:13de soins dentaires
39:15ou de soins vitaux
39:15pour des personnes
39:16qui ont des maladies graves
39:17par exemple
39:17avec la hausse des franchises.
39:19Ce n'est pas un chantage
39:20qu'on peut accepter.
39:21Donc moi, je conseille
39:21au gouvernement
39:22d'arrêter immédiatement
39:23ce chantage.
39:24Vous parlez de chantage.
39:25Sébastien Lecornu
39:26dans ses propositions...
39:27Si vous me dites
39:27soit vous acceptez
39:29des hausses d'impôts
39:29ou du racket
39:30sur les travailleurs
39:31et les retraités
39:32pour avoir un plan d'aide
39:33sur les agriculteurs,
39:34ça s'appelle du chantage.
39:35Autre manière
39:35de voir les choses,
39:36c'est de dire
39:36qu'en tout cas
39:36quand on n'est pas hypocrite
39:37et qu'on n'a pas la langue du bois.
39:38Il prépare un budget
39:39pour ce premier semestre
39:40et il vous renvoie aussi
39:41à l'élection présidentielle.
39:42Politiquement, ça se tient
39:43en vous disant
39:45les Français trancheront aussi.
39:46Quel projet économique ?
39:47C'est vrai que les Français
39:49trancheront.
39:49Mais nous, une fois plus,
39:51contrairement, c'est vrai
39:51à M. Mélenchon
39:52qui censure tout
39:52sans avoir vu le texte,
39:53nous, on attend de voir le texte.
39:55C'est juste que,
39:56comme je vous l'ai dit,
39:56chêche chaudée,
39:57crâne l'eau froide.
39:58Moi, s'il n'y a pas
39:58de hausse d'impôts,
39:59s'il y a une baisse
40:00de dépenses inutiles
40:02et toxiques,
40:03si les finances publiques
40:05commencent à revenir
40:06dans un lit
40:07qui permet
40:08de rétablir la situation.
40:10Peut-être qu'on pourra
40:11laisser passer cette chose.
40:12Vous dites et redites ?
40:13Mais, excusez-moi,
40:14dans ce cas-là,
40:14il faut être aussi de bonne foi.
40:15C'est-à-dire que M. Lecornune
40:16ne peut pas seulement dire
40:18on gèle la situation budgétaire.
40:20Dans ce cas-là,
40:21il ne faut pas qu'il accepte
40:22le cadre financier pluriannuel
40:24de l'Europe.
40:24Parce qu'il dit,
40:25il ne faut pas enchaîner,
40:27c'est ça qu'il dit,
40:27il ne faut pas enchaîner
40:28un nouveau président
40:29ou une nouvelle présidente.
40:31Il travaille un peu pour vous,
40:32en fait, finalement.
40:32Oui, ça, ça m'étonnerait.
40:34Non, non, juste.
40:34Mais dans ce cas-là,
40:35il ne faut pas signer
40:36le cadre financier pluriannuel européen
40:37parce que ça va faire passer
40:38la contribution
40:39de la France financière
40:40de 33 milliards
40:41à 45 milliards.
40:4212 milliards de hausse.
40:43Je ne crois pas
40:44qu'on ait ces d'argent.
40:45Non, mais là,
40:45ce n'est pas même pas baissé,
40:46ce n'est pas accepté
40:46une hausse de 12 milliards.
40:47Jean-Philippe Théanguil,
40:48vous dites,
40:48Sébastien Lecornu
40:49ment, ment et ment.
40:51Oui, oui, ment beaucoup.
40:51On reprend entre les lignes.
40:53Oui, c'est vrai.
40:53Quand il dit qu'il ne sera pas
40:55jamais candidat
40:56à la présidentielle,
40:57est-ce que vous le croyez ?
40:59C'est vrai qu'il y a tellement
40:59le candidat macroniste
41:01que pour, je pense,
41:03c'est un nombre d'électeurs
41:04qui diminue
41:04parce que j'ai du mal à croire
41:05qu'il y ait beaucoup de Français
41:06qui sont enthousiastes
41:06au fait que les macronistes
41:07continuent.
41:08C'est peut-être le seul moment
41:08où il dit la vérité.
41:10Donc, il ne sera pas,
41:11selon vous ?
41:12Je n'ai pas d'avis
41:13et puis je m'en fiche.
41:15Ça, c'est clair.
41:16Vous avez beaucoup parlé
41:17d'Édouard Philippe
41:18et de Gabriel Attal
41:18depuis le début de ce rendez-vous.
41:20Édouard Philippe était aujourd'hui
41:21à Tourcoing,
41:21vous le savez sans doute.
41:23Oui, et il a annoncé
41:23une grande réforme des retraites.
41:24Il a annoncé une réforme.
41:25Si vous répondez aux questions
41:26que je n'ai pas encore posées,
41:27on ne va pas s'en sortir.
41:28Pour sceller son alliance
41:30avec Gérald Darmanin,
41:31on a une image à vous montrer
41:32qui est peut-être
41:33un tout petit peu plus légère.
41:34Je ne sais pas si vous l'avez vu.
41:36Édouard Philippe
41:37et Gérald Darmanin
41:38à la friteuse,
41:39en quelque sorte.
41:40Ça vous fait sourire ?
41:41C'est sympathique.
41:42Moi, je ne suis pas là
41:42pour tout critiquer.
41:43J'espère qu'elles étaient bonnes.
41:45Ça dit quoi d'Édouard Philippe ?
41:47C'est de la com',
41:47pure com' ?
41:49Bon, là, ça dit
41:49qu'il a fait cuire des frites.
41:51Est-ce que Gérald Darmanin,
41:53qui est finalement
41:53le ministre le plus populaire
41:55du gouvernement aujourd'hui
41:56et qui a, on le sait,
41:57une fibre sociale,
41:58est-ce qu'il peut servir ?
41:59Pourquoi vous dites
42:00qu'on sait qu'il a une fibre sociale ?
42:01Moi, je ne sais pas.
42:02C'est dans ses propositions.
42:04Est-ce que vous pouvez me citer
42:05une seule proposition sociale
42:06de M. Darmanin ?
42:07Par exemple, sur le...
42:10Là, ce n'est pas de chance.
42:11Non, mais sur...
42:13Je ne sais pas, sur le...
42:14C'est bien le problème.
42:16Disons qu'il se revendique
42:17une fibre sociale,
42:18comme ça, vous pouvez terminer
42:19vos questions.
42:19Ça, il revendique.
42:20Il revendique.
42:21C'est un petit fils d'ouvrier aussi,
42:23ces fibres du Nord.
42:23Oui, les sociotraides, ça existe.
42:25Moi, j'ai une longue liste
42:26de gens qui ont travaillé
42:27leur classe sociale.
42:27Malheureusement, c'est la norme.
42:28Ceux qui sont fidèles
42:29à leur origine, c'est R.
42:30Est-ce qu'il peut être
42:31finalement une pompe aspirante
42:33pour votre électorat ?
42:34Il a été une pompe aspirante
42:35pour l'immigration,
42:36il a été une pompe aspirante
42:37pour les voyous,
42:42pour les voyous, je ne suis pas sûr.
42:43Mais peut-être.
42:44De toute façon,
42:44c'est les gens qui choisissent.
42:45Vous savez, nous,
42:46on est en démocratie.
42:47Les Françaises et les Français,
42:48ils choisiront qui leur semble
42:49le meilleur pour la suite.
42:51Mais vous voyez,
42:51c'est assez intéressant
42:52comment on présente des gens
42:53une fibre sociale.
42:54Et puis finalement,
42:55ça fait quand même 15 ans
42:56qu'il fait de la politique,
42:57M. Darmanin.
42:58Je n'ai pas vu la fibre sociale,
42:59mais j'ai vu la fibre sociale traître.
43:01Il y avait eu une déclaration
43:02assez surprenante
43:03de Marine Le Pen
43:04il y a quelques mois,
43:05qui avait en quelque sorte
43:06choisi son adversaire
43:07pour le second tour.
43:07Elle avait dit,
43:08moi, celui que je préférerais battre,
43:10c'est Édouard Philippe.
43:11Alors que les sondages
43:12de second tour
43:13qui valent ce qu'ils valent
43:13disent que c'est celui
43:14face auquel elle aurait
43:15le plus de mal.
43:15Même si, aujourd'hui,
43:17elle le battrait au second tour.
43:19Pourquoi ?
43:19Pourquoi lui
43:20plutôt que Jean-Luc Mélenchon ?
43:21Déjà, vous avez raison,
43:22il faut prendre les sondages
43:23avec beaucoup de prudence
43:23et beaucoup d'humilité.
43:26Mais Marine Le Pen est très claire.
43:27C'est que nous,
43:28on veut résoudre
43:29les problèmes des Françaises
43:30et des Français.
43:30Qui nous laisse ces problèmes-là ?
43:31C'est les macronistes,
43:32c'est M. Philippe.
43:33Élu face à Édouard Philippe
43:34ou élu face à Jean-Luc Mélenchon ?
43:36Le but d'une élection,
43:37et c'est vrai que c'est peut-être ça
43:38qui différencie Marine Le Pen
43:39de beaucoup d'hommes
43:40et de femmes politiques
43:41du système.
43:41Ce n'est pas juste
43:42de gagner une élection
43:43le soir de l'élection,
43:44le jour de l'élection.
43:45C'est d'avoir un contrat
43:46de confiance avec les Français
43:47à la suite d'un débat démocratique.
43:49Souvent, on dit
43:49qu'on est populiste.
43:50Qu'est-ce que ça veut dire
43:51être populiste
43:51quand on respecte
43:52le sens historique
43:54depuis 2000 ans
43:54de cette famille politique ?
43:55C'est tout simplement
43:56respecter le peuple
43:57Mais face à Édouard Philippe
43:58et on repose sur ces chiffres,
43:59face à Édouard Philippe,
44:01c'est avec lui
44:02que le score
44:03est le plus serré.
44:04Il est beaucoup plus confortable
44:06pour Marine Le Pen
44:06en cas de second tour
44:07face à Jean-Luc Mélenchon.
44:08Mais nous,
44:09on ne veut pas
44:09une élection confortable,
44:10Mme Chantret.
44:11Non, parce qu'on ne veut pas
44:12un débat confortable.
44:13On veut un vrai débat.
44:14Ça fait dix ans
44:15qu'on n'a pas eu de vrai débat.
44:16On a toujours eu
44:17il faut faire barrage
44:17à on ne sait pas quoi,
44:18il faut faire barrage
44:19à Marine Le Pen,
44:20il faut faire barrage à la haine,
44:22il faut faire barrage
44:25le racisme n'a jamais été aussi fort,
44:26le racisme n'a jamais été en si fort,
44:27l'homophobie n'a jamais été aussi fort,
44:28il fallait faire barrage
44:30au manque de rigueur budgétaire.
44:31On a vu les résultats,
44:33on ne va pas y revenir.
44:33Il faut un vrai débat.
44:35Parce que le vrai débat,
44:37c'est faire appel
44:38à l'intelligence,
44:39à la sagesse
44:40et à la vie
44:40des Françaises et des Français.
44:41Et pour qu'ils choisissent
44:42face à Marine Le Pen.
44:44Ce ne serait pas un vrai débat
44:45face à Jean-Luc Mélenchon.
44:46Ce serait un autre débat.
44:46Ce serait trop facile pour elle.
44:47Non, mais ce n'est pas
44:48que ce serait trop facile,
44:48c'est que ce serait un débat
44:50sur des positions,
44:51si vous voulez,
44:52politiques
44:53que chacun qualifiera,
44:55mais qui ne sont pas
44:55ce que les Françaises
44:56et les Français ont vécu
44:57et vivent aujourd'hui.
44:58M. Mélenchon a plein de défauts.
44:59M. Mélenchon a plein de défauts,
45:01notamment celui d'avoir fait
45:02voter pour M. Macron
45:03à toutes les élections
45:05possibles et imaginables
45:05contre Marine Le Pen.
45:07En parlant de Jean-Luc Mélenchon,
45:08juste Jean-Philippe Tanguil.
45:09Non, parce que c'est trop facile,
45:09pour le coup.
45:10Et de la France en mise.
45:11Ce n'est pas lui
45:11qui a fait 3 500 milliards de dettes.
45:12Moi, je pense que s'il était au pouvoir,
45:13il en ferait 7 000.
45:14Mais ce n'est pas lui
45:15qui a fait 3 500 milliards de dettes.
45:16Et c'est un peu facile,
45:17si vous voulez.
45:17D'ailleurs, M. Mélenchon
45:19joue parfaitement son rôle
45:19puisqu'en racontant un peu
45:20tout n'importe quoi,
45:21notamment sur la dette
45:22depuis une semaine,
45:23il permet à M. Philippe
45:24et à M. Attal
45:25d'avoir l'air très sérieux
45:26alors qu'ils ont ruiné le pays.
45:28Donc en fait, M. Mélenchon,
45:28il joue déjà le rôle
45:29de la roue de secours du système
45:32et l'ennemi,
45:33enfin l'ennemi, pardon,
45:33l'adversaire idéologique,
45:35c'est ceux qui ont gouverné
45:36parce qu'ils ont mis la France
45:37dans cette situation.
45:38Et donc pour proposer des solutions,
45:39il faut qu'on arrive
45:41à convaincre les Françaises
45:42et les Français
45:42que ceux qui gouvernent aujourd'hui
45:44n'ont plus les solutions
45:45et que nous les avons.
45:46Et c'est ça,
45:46c'est notre travail à nous.
45:47En parlant justement
45:48de la France insoumise,
45:49Jordan Bardella hier accuse
45:50la gauche et plus précisément
45:52Jean-Luc Mélenchon
45:53et son parti
45:53de vouloir remettre en cause
45:55ce qu'il appelle
45:56la paix civile
45:57en cas de victoire du RN.
45:59Qu'est-ce que votre parti,
46:00qu'est-ce que vous
46:01craignez aujourd'hui ?
46:03Moi, je ne crois pas.
46:04Sincèrement,
46:05je ne crains pas grand-chose.
46:05Je crois que M. Mélenchon
46:06parle beaucoup,
46:07il s'agit de beaucoup,
46:08mais que...
46:08Juste ce débat,
46:09notamment à l'appel
46:10à la désobéissance civile.
46:11Oui, mais il essaiera.
46:12Il y aura toujours des...
46:13Si vous remportiez
46:14l'élection présidentielle.
46:15Il y a toujours des gens,
46:16malheureusement,
46:16aux manifestations
46:17qui mettent le bazar,
46:18qui ne respectent pas
46:19les forces de l'ordre,
46:20qui dégradent les commerces.
46:21J'imagine que toute
46:22cette petite troupe
46:23contre laquelle d'ailleurs
46:24le gouvernement
46:24ne fait pas grand-chose
46:25pourrait essayer
46:26de mettre le bazar.
46:27Non, je ne vous sens pas
46:27plus inquiet que ça.
46:29Entre Jordan Bardella
46:30qui dit qu'ils vont
46:31remettre en cause
46:32la paix civile,
46:32ce n'est pas rien.
46:33Et vous qui me dites
46:33qu'il y a une petite troupe
46:34qui va peut-être s'agissier
46:35en cas de victoire.
46:36Ce n'est pas grave.
46:37C'est grave quand vous avez
46:38des commerces qui sont dégradés
46:39dans les rues de Paris.
46:40Ce n'est pas la même chose.
46:41Mais si, c'est ce que je viens
46:41de vous dire.
46:41Ces troupes-là, malheureusement,
46:42peut-être, oui,
46:43elles n'accepteront pas,
46:44mais sauf qu'on y fera face.
46:45C'est-à-dire qu'on assurera
46:47l'ordre public.
46:48J'imagine que les...
46:48C'est un nombre de gens
46:49qui s'appellent écologistes
46:50mais qui n'ont pas d'écologistes
46:51que le nom vont encore aller,
46:53comme ils l'ont fait de Sainte-Solines,
46:54aller dégrader des terres agricoles,
46:56aller saccager des laboratoires
46:57de recherche,
46:58aller débrancher des systèmes
47:00d'arrosage et d'irrigation.
47:01Sans doute, ces gens,
47:02malheureusement,
47:03existeront encore.
47:03Ils existent sous Emmanuel Macron.
47:05Mais là où c'est grave,
47:07ce n'est pas juste les petits groupes.
47:09C'est l'idéologie de M. Mélenchon.
47:11Il oppose toujours les Français
47:13les uns aux autres.
47:14Il traite les milliardaires
47:17de parasites.
47:19Il fait des jeux de mots
47:20à consonance antisémite
47:23pendant ses meetings.
47:24Il n'est pas clair
47:25sur la lutte sur l'homophobie.
47:27Demain, sans doute,
47:27il sacrifiera le droit des femmes.
47:29C'est ça, la gravité de M. Mélenchon.
47:31Mais il n'est pas tout seul.
47:32Parce que vous avez des gens
47:32qui ont l'air beaucoup plus aimables
47:34et beaucoup plus bien élevés,
47:35si je puis dire, entre guillemets,
47:37que M. Mélenchon,
47:38qui sont tout aussi dangereux.
47:38C'est quelqu'un comme M. Pigas,
47:40qui, par exemple,
47:41a relayé, dans un festival
47:43qui subventionne ou qui finance,
47:44je ne sais plus,
47:46recancène de graves insultes.
47:47Dont il est propriétaire.
47:48Il est propriétaire,
47:49actionnaire,
47:49puisque c'est un milliard.
47:50Lui, pour la gauche,
47:51ce n'est pas un paradis.
47:52Les insoumis,
47:53ils sont à plat ventre
47:53devant M. Pigas.
47:54C'est un milliardaire
47:55qu'ils aiment bien
47:56puisqu'ils partagent leur idéologie.
47:58Très clair sur le propos
47:58de Manon Aubry
47:58sur les nuisibles milliardaires.
47:59Voilà, exactement,
48:00les nuisibles.
48:00Vous avez raison de me reprendre.
48:02Excusez-moi,
48:02je n'avais pas le bon terme.
48:03Et donc Marine Le Pen
48:04a été gravement insultée
48:05devant tout le public
48:06de Roc-en-Seine
48:07avec une insulte très grave,
48:08pas une insulte sur l'ORN.
48:09Je précise,
48:10ça a eu lieu hier
48:11pendant qu'un groupe britannique,
48:14je crois, se produisait.
48:15Il a été inscrit
48:16sur le fond de la scène
48:16une insulte contre Marine Le Pen
48:18qui a donc été relayée
48:19à ma connaissance
48:20par les réseaux du festival.
48:22Et vous nous dites
48:23que Mathieu Pigas,
48:24propriétaire de ce festival,
48:25l'a également relayée.
48:25Je le prédit,
48:26tout le monde peut vérifier.
48:27Il y aura une procédure,
48:28évidemment.
48:29Moi, j'aimerais aussi
48:29que tout le monde se positionne.
48:31Pardon,
48:31vous allez porter plainte
48:32contre qui ?
48:33Contre le festival ?
48:34Je ne sais pas,
48:35ça fait des avocats
48:36qui verront.
48:36Moi, je ne suis pas juriste
48:37et moi, je ne m'invente pas
48:37une vie que des compétences
48:38que je n'ai pas.
48:39J'essaie de me limiter
48:40à ce que je sais.
48:40C'est déjà un beau défi.
48:43Ce que je voulais dire par là,
48:44c'est que moi,
48:45je voudrais aussi
48:45que tout le monde se positionne.
48:46Parce que quand un homme
48:48ou une femme politique
48:49est insulté,
48:50le Rassemblement National,
48:52quelle famille politique
48:53que ce soit,
48:54condamne toute insulte,
48:55toute diffamation,
48:56toute dégradation
48:57des personnes.
48:57Vous avez Mathieu Pigas
48:58ce soir à présenter
48:59des excuses
49:00et à condamner ce qui s'est passé hier.
49:01Oui, je n'ai pas trop d'espoir
49:01sur la moralité de M. Pigas,
49:03mais tous les partis politiques
49:04doivent se positionner.
49:06Parce que c'est trop facile,
49:07si vous voulez,
49:07de laisser passer
49:08parce que, soi-disant,
49:09ce serait Marine Le Pen.
49:11C'est insupportable.
49:12On ne doit pas se faire insulter.
49:13On ne doit pas dégrader
49:14les personnes humaines.
49:15On doit avoir un débat digne.
49:17Quand M. Macron
49:18avait été insulté,
49:18je crois, au Festival du Touquet,
49:20tous les membres
49:20du Rassemblement National
49:21avaient condamné cette insulte.
49:22On combat une politique
49:24et on se respecte
49:25entre personnes.
49:26Jean-Philippe Tanguy,
49:27on arrive dans les derniers instances
49:28de cette émission.
49:29Une question,
49:30parce que là encore,
49:31on a besoin d'en savoir un peu plus.
49:32Jordan Bardella m'a dit hier
49:34que vous n'aviez toujours
49:35pas trouvé de banque,
49:36de contracté de prêt
49:37avec une banque française
49:39pour financer
49:40votre campagne présidentielle.
49:41On arrive en bon français
49:42dans le monétaï,
49:43mais il s'agirait
49:44de pouvoir trouver
49:45pour la financer.
49:46Est-ce que vous pourriez,
49:47si aucune banque française
49:49ne répond à l'appel,
49:50faire appel une nouvelle fois
49:51à une banque étrangère ?
49:53C'est-à-dire,
49:54c'est la loi qui permet
49:55certaines banques,
49:56à savoir les banques
49:56de l'Union Européenne.
49:58Ce ne sont pas des banques,
49:59c'est ce que la loi permet.
50:00Ce qui est quand même très grave,
50:01c'est que le principal parti
50:02d'opposition qui aujourd'hui,
50:03même s'il faut les prendre
50:04avec prudence
50:05dans tous les sondages,
50:06est en avance,
50:07et qui donc,
50:07il n'y a aucun risque
50:08de non-remboursement
50:09de la campagne,
50:09effectivement,
50:10les banques françaises
50:12refusent de financer
50:13le Rassemblement National,
50:15alors qu'ils ont donné
50:16un prêt à M. Philippe,
50:17par exemple.
50:18Mais bon,
50:18je me suis dit,
50:18il y a un moment,
50:19il faut dire les choses,
50:19parce que moi,
50:20j'ai plein de défauts.
50:20Toutes les banques ont refusé.
50:21Oui, à ma connaissance,
50:22mais ce n'est pas moi
50:22qui m'occupe de ce dossier.
50:23Mais moi,
50:24je ne suis pas un hypocrite,
50:25ça ne m'étonne pas
50:26que le lobby bancaire
50:26soit plus favorable
50:28à M. Philippe.
50:30Par exemple,
50:30M. Philippe,
50:30il n'a pas agi
50:31contre les frais bancaires abusifs.
50:33Ceux qui nous regardent,
50:34ils voient régulièrement
50:35sur leur relevé de compte
50:37des frais bancaires
50:38qui apparaissent.
50:38Pour un euro découvert,
50:39vous avez 50 euros,
50:41on vous raquette de 50 euros.
50:42Pour un chèque
50:43qui n'a pas été mis
50:43au bon moment,
50:44vous avez 20 euros.
50:46Alors c'est sûr
50:46que quand on est comme moi,
50:47privilégié,
50:48vous êtes député,
50:48bon,
50:49vous payez,
50:49et puis vous ne dites rien.
50:50Quand vous êtes au SMIC,
50:52vous avez une petite retraite,
50:53on vous prend 50 euros
50:53pour un dépassement d'un euro,
50:55ça vous étouffe,
50:56ça vous empêche
50:56de faire un cadeau à Noël
50:57pour vos enfants.
50:58Voilà.
50:58Donc nous,
50:59c'est simple,
50:59il n'y a plus de frais bancaires abusifs.
51:01Ce n'est plus une formule
51:02que personne ne comprend rien,
51:03un espèce de système
51:04où on va soi-disant consulter
51:06pour savoir comment
51:06au bout de 10 ans
51:07on ne fait rien.
51:07Il n'y a plus
51:08de frais bancaires abusifs.
51:10C'est-à-dire que
51:11tous les frais bancaires,
51:11le montant des frais bancaires
51:12seront validés
51:13par le ministre de l'économie
51:14et donc ce sera directement
51:17réglementé,
51:17il n'y aura plus
51:18de frais bancaires abusifs.
51:18Donc c'est vrai
51:19que quand vous annoncez ça,
51:20peut-être qu'il y a
51:21un certain nombre
51:21de patrons de banque
51:22qui ont un peu peur
51:22pour leurs bonus.
51:23Parce que c'est facile
51:24de se faire payer un bonus
51:25par les frais bancaires
51:26de la petite mamie
51:27qui a dépensé son déficit
51:28d'un euro.
51:28C'est sûr que c'est plus difficile
51:29d'aller gagner son argent soi-même.
51:31Il nous reste une minute
51:32dans ce grand oral,
51:33c'est l'heure du petit oral,
51:34série de questions,
51:35réponses rapides
51:35et peut-être
51:36un peu plus personnelles.
51:37Si Marine Le Pen
51:38n'est pas élue,
51:39vous faites quoi ?
51:40Vous ferez quoi
51:41de votre vie ?
51:43Alors là,
51:44ça n'a aucun intérêt.
51:46Aucun intérêt,
51:47l'après ?
51:47La vie n'a plus d'intérêt ?
51:48Comment ?
51:48La vie n'a plus d'intérêt.
51:49Pour les gens qui nous regardent,
51:50on se dit de savoir
51:51mon sens personnel.
51:52Est-ce qu'en vous rasant
51:53le matin ?
51:53Je n'étais pas élue avant,
51:54tout allait bien dans ma vie.
51:55Je suis très heureux
51:56et très fier d'être élu
51:58du territoire.
51:59Réponse courte,
51:59j'ai bien.
52:00Je ne sais plus si je l'ai dit,
52:01mais réponse courte.
52:01Oui.
52:06Non, vous n'êtes pas rasé.
52:07Mais il vous arrive de l'être.
52:09Vous pensez à Bercy
52:10et au ministère de l'Économie ?
52:11Pas du tout.
52:11Non, je pense à la victoire
52:12de Marine Le Pen.
52:13Vous avez fait en introduction,
52:14c'est très gentil,
52:15de dire que je suis monsieur économiste.
52:16Ce titre n'existe pas.
52:17Il n'existe pas.
52:18Mais dans les faits.
52:18Non, mais personne ne me l'a donné.
52:20Je ne l'ai jamais...
52:20Vous la conseillerez régulièrement
52:21et vous étiez vous au MEDEF.
52:21Vous reconnaîtrez que ce soit en on ou en off,
52:24comme on dit,
52:24je n'ai jamais revendiqué ce titre.
52:25C'est très aimable à vous,
52:26mais je n'ai jamais revendiqué ce titre.
52:28Moi, je suis au service.
52:29Moi, j'ai une chance immense
52:30et que Marine Le Pen m'a fait confiance
52:32pour être à ses côtés et députée.
52:35Je ne vais pas insisté à la réponse courte.
52:36Non, ça ne marche pas.
52:36La réponse courte.
52:37Dernière question très rapide.
52:38Vous êtes plutôt la Trinité ou Monaco en d'autres termes ?
52:40Est-ce que vous préfériez partir avec Marine Le Pen
52:42ou Jordan Bardella en vacances ?
52:46Je pense surtout que comme ils veulent être en vacances,
52:48ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella
52:50ne veulent de moi avec eux
52:51parce que je suis très bavard.
52:53Je suis toujours en train de les enquêter.
52:55On ne l'avait pas constaté.
52:57Honnêtement, on ne l'avait pas constaté.
52:58Merci beaucoup, Jean-Philippe Tanguy.
53:00Merci à vous tous d'avoir suivi ce premier grand oral 2027
53:04avec le Figaro.
53:05Merci à vivre sur ce plateau et sur le plateau de BFM.

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