- il y a 7 semaines
Gérald Darmanin, ministre de la Justice et soutien d’Édouard Philippe à l’élection présidentielle de 2027 s’exprimait depuis Tourcoing ce dimanche 30 août.
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00:01Mes chers amis, est-ce que vous connaissez Nicolas Guillou ?
00:13Et bien vous devriez le connaître.
00:16Nicolas Guillou, c'est une des premières personnes que j'ai rencontrées lorsque je suis arrivé place Vendôme au ministère
00:25de la Justice.
00:26Il est juge à la Cour pénale internationale.
00:30Il est français.
00:32La France fait partie de la Cour pénale internationale, pas très loin d'ici, aux Pays-Bas, parce que nous
00:39on n'est pas très loin des Pays-Bas.
00:43Et c'est un juge qui fait son travail de magistrat indépendant avec ses collègues.
00:51Et il a fait partie, avec ses collègues magistrats, de ceux qui ont lancé les mandats d'arrêt contre le
01:07Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou,
01:09et contre le chef du Hamas.
01:12On peut avoir une position parfois très tranchée sur ce qui se passe au Proche-Orient, mais quand la Cour
01:20pénale internationale,
01:21quand une juridiction qui a été imaginée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour juger les crimes les plus
01:26graves,
01:30aimer un certain nombre de décisions que l'on peut contester devant cette même Cour, ça donne un peu de
01:36gravité.
01:37Et pourtant, au lendemain de l'élection du Président Trump, avec un exécutif hors d'heure, c'est-à-dire
01:45un décret qu'il montre parfois à la télévision,
01:48notre juge français a été touché par cet exécutif hors d'heure qui interdisait au fond quelque chose de très
01:57simple.
01:58Il interdisait au service américain de rentrer en relation avec Nicolas Guillaume.
02:04Alors, ça peut vous paraître abstrait et lointain, mais quelle est l'avis de Nicolas Guillaume aujourd'hui,
02:10qui est toujours notre juge à la Cour pénale internationale ?
02:13C'est un de nos compatriotes.
02:16Voilà un homme qui ne peut plus se rendre aux Etats-Unis d'Amérique.
02:20Bon.
02:22Alors, son compagnon est américain.
02:25Pas très facile.
02:27Voilà un homme qui ne peut plus avoir de carte bleue.
02:31Parce que quand vous allez à votre banque et que vous avez un compte bancaire,
02:35votre carte bleue, elle est forcément Visa et c'est en lien avec le système bancaire américain.
02:40Voilà un homme qui ne peut plus avoir d'assurance.
02:42Pour chez lui, pour sa maison, pour son logement, pour ses enfants.
02:47Voilà un homme qui ne peut plus utiliser son iPhone, un produit américain.
02:52Ni Outlook, qui lui permet d'envoyer des mails ou de regarder son agenda.
02:55Ni Microsoft, comme 95% des entreprises françaises, nous avons Microsoft.
03:03Son secrétaire, sa secrétaire lui imprime ses mails.
03:06Retourné à l'âge de pierre numérique.
03:09Voilà un homme qui ne peut plus prendre le Thalys en commandant sur Internet son billet de train.
03:17Il ne doit d'ailleurs même plus pouvoir se faire livrer un colis.
03:22Il est retourné par une décision du président américain,
03:26alors qu'il est magistrat indépendant à la Cour pénale internationale,
03:32à l'âge de pierre,
03:34parce que politiquement, quelqu'un a voulu contester une décision de justice.
03:40Alors, tant que ça arrive à Nicolas Guillou, qui est magistrat à la Cour pénale internationale,
03:45et malgré les appels du président de la République,
03:48de moi-même, de ceux que nous connaissons pour aider Nicolas Guillou dans sa vie de tous les jours,
03:54qui ici peut penser que ça ne touche pas à nos compatriotes
03:57qui pourraient prendre une décision dans sa vie économique, politique, culturelle, diplomatique, parlementaire,
04:04qui pourrait déplaire à un de nos grands alliés, ou à un de nos grands ennemis.
04:11Est-ce que ce n'est pas une question profondément de souveraineté ?
04:14Si quelqu'un, aujourd'hui, coupe le robinet du numérique,
04:20de nous retrouver dans une situation de dépendance.
04:25Alors, évidemment, ces questions de souveraineté, elles sont au cœur de notre engagement.
04:28Nous qui sommes nombreux ici à partager l'engagement du général de Gaulle.
04:33Le général disait qu'il n'y avait que l'indépendance comme politique possible.
04:38Quand on est indépendant, on choisit librement ses alliés,
04:41on maîtrise son destin,
04:43et bien sûr, on peut être d'accord avec un certain nombre de personnes,
04:47parfois faire la guerre avec eux,
04:50mais on le fait librement.
04:52En ce moment, il y a un film,
04:55en deux épisodes.
04:57Alors, la critique cinématographique parisienne l'a beaucoup critiqué,
05:00mais il y a des millions de Français qui sont allés voir ce film.
05:03Et si vous êtes encore récemment allé le voir,
05:05les salles du cinéma sont pleines,
05:07parce que les Français veulent retrouver ce goût du héros et de l'indépendance.
05:11Et vous avez vu que, dans ce film,
05:13ce que beaucoup ignoraient, le général de Gaulle était seul.
05:17où il disait qu'il n'en est pas arrivé,
05:18il y a quelque chose de désespérant, peut-être même de triste.
05:21Il est même malheureux, d'ailleurs, dans une grande partie de sa confrontation,
05:26avec les Français qui ne le comprennent pas,
05:28avec l'envahisseur nazi,
05:31avec parfois aussi les Américains qui ne lui ont pas toujours aidé.
05:35Et qu'est-ce qu'il a fait, le général de Gaulle ?
05:38Il a remis au centre de l'action de la France son indépendance.
05:42Non seulement il a porté des valeurs et des principes,
05:45il a combattu l'Allemagne nazie,
05:47il a soutenu nos armées,
05:50mais même lorsque nos alliés qui nous ont aidés à nous libérer
05:54voulaient prendre un peu trop de place dans notre gouvernance,
05:57il a dit non.
05:58Il a rappelé le bien précieux de tous les peuples, l'indépendance.
06:03Et aujourd'hui, le général de Gaulle, mesdames, messieurs,
06:06il ne parlerait peut-être pas forcément du plan calcul ou du périphérique
06:10ou du franc fort.
06:14Il parlerait du numérique,
06:16il parlerait de l'intelligence artificielle,
06:19du quantique,
06:21des drones.
06:24Regardez les enjeux que nous avons devant nous.
06:28Je ne sais pas si vous avez remarqué,
06:29mais il y a 48 heures, il y a une entreprise américaine,
06:31NVIDIA,
06:31qui a annoncé qu'elle avait une capitalisation
06:33de 5400 milliards d'euros.
06:39Alors, le budget de l'État français,
06:42c'est quelques centaines de milliards d'euros.
06:483000, 4000, 5400 milliards d'euros de capitalisation.
06:54C'est deux fois plus que toutes les entreprises du 440 français réunies.
06:58Une seule entreprise, américaine.
07:00Et juste après le Covid, il n'y a pas si longtemps que ça,
07:04ce n'était que 100 milliards, NVIDIA.
07:07En trois ans, ils sont passés de 100 milliards
07:10à 5400 milliards d'euros de capitalisation.
07:13Et elles travaillent dans quoi ces entreprises ?
07:15Évidemment, dans les semi-conducteurs,
07:17dans l'intelligence artificielle.
07:21La dépendance de notre économie
07:23à l'économie américaine,
07:25et là où se crée la valeur,
07:26c'est-à-dire la technologie,
07:28risque de devenir énorme
07:30si nous ne faisons rien.
07:32Regardez la guerre au Moyen-Orient,
07:34mais regardez la guerre en Ukraine.
07:36Est-ce que vous ne pensez pas que la dissuasion de demain,
07:38peut-être que le général de Gaulle,
07:40qui parlait hier de bombes atomiques,
07:44la dissuasion de demain,
07:45ce n'est pas lutter contre des essaims de drones,
07:48comment on répond
07:49quand on aura 3000, 4000, 5000, 10000 drones
07:52qui arriveront sur un territoire en même temps ?
07:54Est-ce que ce n'est pas ça notre lutte
07:58pour l'indépendance et notre souveraineté ?
08:00Est-ce que notre indépendance et notre souveraineté,
08:02ce n'est pas de garantir à Airbus,
08:04à Thalès,
08:05à toutes les entreprises magnifiques
08:07que nous avons
08:08de pouvoir agir sur des logiciels français,
08:10avec des données en France,
08:12et empêcher ainsi
08:14quelque pression que ce soit
08:16sur nos chefs d'entreprise,
08:17nos chercheurs,
08:18nos hommes politiques,
08:19nos femmes politiques,
08:20et bien sûr nos magistrats ?
08:23C'est de ça dont il s'agit
08:24dans les années qui viennent.
08:25Et malheureusement,
08:26notre débat,
08:27il est trop souvent en France
08:29un débat,
08:30pardon de le dire comme ça,
08:31mais de vieux.
08:33Les retraites,
08:35la santé,
08:37la dépendance,
08:38ce débat extrêmement respectable
08:40et intéressant,
08:41il faut évidemment les traiter.
08:43mais autour de nous,
08:44le monde bouge
08:45et investit.
08:48Et bien sûr,
08:49pour avoir les géants
08:50de l'intelligence artificielle,
08:51pour avoir des entreprises
08:52comme Nvidia,
08:54pour avoir des entreprises
08:55qui font des dessins de drones
08:56ou qui répondent
08:56à des dessins de drones,
08:58pour avoir des biotechnologies.
09:00Vous avez vu qu'il y a des
09:01médicaments
09:02contre le cancer du pancréas
09:03qui désormais sont commercialisés
09:04aux Etats-Unis
09:05et pas encore en Europe.
09:06On va mettre entre 6 mois
09:07et 8 mois pour l'avoir.
09:08Parfois,
09:08une prise d'un médicament
09:09500 000 euros
09:11pour lutter contre le cancer.
09:13Pour investir dans
09:15toutes ces industries,
09:16cette technologie,
09:17nous qui sommes en France
09:17d'ingénieurs
09:18et d'avenir,
09:20il faut que nous passions
09:21d'une économie
09:22parfois ancienne
09:25à un investissement
09:27considérable
09:27dans la recherche,
09:29dans la formation
09:31et bien sûr
09:32dans nos infrastructures.
09:33C'est ce qu'a commencé
09:34à faire avec courage
09:35le président de la République
09:37que j'ai eu l'honneur
09:38et que j'ai l'honneur
09:38de servir.
09:39Et c'est ce qu'il faut
09:39continuer à faire.
09:41Mais pour dégager
09:42ces centaines de milliards
09:44d'euros d'investissement
09:45pour l'avenir,
09:45pour ne pas continuer
09:46à être dans l'ancienne économie,
09:48dans l'ancien monde,
09:50il faut faire des efforts.
09:52Il faut dire la vérité
09:53aux Français,
09:55il faut faire des réformes
09:56et il faut faire des efforts.
09:57Pour un seul but,
09:58pas pour le principe
09:59d'améliorer
10:00nos comptes publics
10:01ou faire plaisir à Vaux-Celles
10:03ou faire plaisir à notre banquier.
10:04Faire plaisir à notre banquier,
10:05ça n'a...
10:06Pardon pour les banquiers
10:07qui seraient dans la salle,
10:08ça a peu d'importance.
10:09Il y a un but.
10:11On va acheter une maison,
10:12on va payer les études du petit,
10:15on va parfois prévoir
10:17le mauvais côté de notre vie
10:19parce qu'il peut y avoir
10:20toujours des accidents
10:20et puis surtout,
10:21on va investir.
10:23Tant qu'on va avoir le banquier
10:24pour investir pour l'avenir,
10:25ça va.
10:26Tous les maires le savent ici,
10:27tous les élus le savent ici.
10:28Si on emprunte
10:29pour les dépenses courantes,
10:31attention les dégâts
10:32et on finit en surendettement.
10:34Alors oui,
10:34il faut faire des efforts,
10:35il faut dégager des marges de manœuvre
10:37et il faut investir dans l'avenir.
10:39Pour ça,
10:40il faut un projet
10:41qui n'est pas fondé
10:42sur la démagogie,
10:44qui n'est pas fondé
10:45sur le moment
10:46où les gens ont envie d'entendre,
10:48et ça peut être le cas
10:49dans une période électorale,
10:51de la douceur aux oreilles.
10:53Mais c'est aux électeurs de France
10:54et aux Français
10:55de distinguer
10:56les vessies et les lanternes,
10:58puisque chacun cite sa grand-mère,
11:00Edouard.
11:04La grand-mère,
11:04elle me disait,
11:05Tio, fais attention,
11:06on ne mange jamais autant
11:07que pendant les élections
11:09et à la chasse.
11:12Il faut que les électeurs,
11:14pendant cette longue période,
11:15on a huit mois
11:16de campagne électorale,
11:18puissent comprendre
11:19quand quelqu'un leur parle
11:20le langage des fleurs
11:23et puissent aussi comprendre
11:24ceux qui leur disent
11:25la vérité en France.
11:26Il nous faut,
11:27mesdames, messieurs,
11:28en Europe,
11:29et nous particulièrement français,
11:32regarder l'avenir
11:33avec ses énormes enjeux.
11:35Qui ne voit pas
11:35que la Chine
11:36et les Etats-Unis d'Amérique
11:37sont deux géants
11:38que nous ne rattraperons pas ?
11:41Mais si nous voulons
11:42la troisième voie,
11:43l'indépendance,
11:43le fait de parler
11:44avec tout le monde,
11:45d'être libre,
11:45d'imposer notre norme,
11:47notre culture,
11:48de choisir nos alliés,
11:51qui ne voit pas
11:52les efforts incroyables
11:53que devra faire
11:54le prochain gouvernement
11:55de la République ?
11:57Alors,
11:58ces efforts incroyables
12:00et ces enjeux puissants
12:02sont d'autres aussi importants
12:03que ceux que le général
12:05a eu à connaître
12:06lorsqu'il est revenu au pouvoir
12:07et qui a fait de la France
12:08un pays formidable
12:09pendant 50 ans,
12:10alors qu'il avait
12:11de petites frontières,
12:13une petite population,
12:16deux guerres mondiales
12:17qui sont passées par là,
12:17une grande crise économique,
12:19des extrêmes
12:19qui ont déjà pointé le nez,
12:22qui ne voit pas
12:23que nous sommes
12:23dans ce moment
12:24si important.
12:27Alors,
12:28ces réformes
12:29et ces efforts,
12:29il faut les faire,
12:31mais il faut les faire
12:32en écoutant
12:32les émotions populaires.
12:35Parce qu'évidemment,
12:36c'est le peuple
12:38qui doit comprendre
12:39pourquoi il fait ses efforts.
12:42Et cette volonté
12:43de sauver
12:45notre souveraineté,
12:47la nécessité,
12:48je ne le développerai pas
12:49aujourd'hui,
12:49mais vous avez déjà
12:50beaucoup entendu le dire,
12:52d'affirmer
12:53l'autorité de l'État,
12:54ce qu'on appelle
12:55les questions régaliennes,
12:57parce que l'ordre
12:58est le meilleur bien
12:59que les plus pauvres
12:59peuvent attendre.
13:00c'est les plus pauvres
13:01d'entre nous
13:02qui ont besoin
13:02des policiers
13:03et des gendarmes,
13:03qui ont besoin
13:04d'une justice
13:04rapide et juste,
13:07qui ont besoin
13:08que lorsqu'il y a
13:09des incendies,
13:10les pompiers interviennent
13:11ou lorsque les frontières
13:13se lâchent
13:14de pouvoir contenir
13:16une immigration
13:17qu'on ne veut plus
13:18ou pouvoir
13:19d'intégrer
13:19les personnes
13:20qui sont arrivées
13:20sur le territoire national.
13:22Les plus riches
13:22d'entre nous
13:23ont les moyens
13:23de déménager,
13:24de mettre des caméras
13:25devant leur maison,
13:28de pouvoir aller
13:29encore un peu plus loin,
13:30d'avoir des voitures
13:30plus sécurisées
13:31et pourquoi pas
13:32de se payer même
13:33des agents de sécurité privés.
13:35C'est les plus pauvres
13:35d'entre nous
13:35qui ne pouvons pas faire ça.
13:37La sécurité,
13:38la dureté
13:38en matière d'autorité,
13:39la brutalité parfois
13:40que l'on doit avoir
13:41contre le narcotrafic,
13:43contre l'islamisme,
13:44contre la voyoucratie
13:46de manière générale,
13:46c'est pour les plus pauvres
13:47que nous le faisons.
13:48Ce n'est pas pour les plus riches
13:49qui, comme on le voit
13:50dans certains pays,
13:50désormais vivent dans des ghettos.
13:52C'est aussi
13:53une politique sociale.
13:55Mais cet respect
13:56de la souveraineté,
13:58comme c'est respect
13:58de l'autorité de l'État,
13:59elle va avec un troisième point,
14:01ce qui fait, je pense,
14:02le gaullisme
14:02ou la droite sociale.
14:04C'est l'intention
14:06aux plus fragiles
14:07d'entre nous.
14:10Il n'y a pas,
14:11mesdames, messieurs,
14:12puisque parfois
14:12les journalistes
14:13me posent la question
14:13si ça veut dire quoi
14:14la droite sociale,
14:15il n'y a pas d'opposition
14:17entre le travail
14:17et la solidarité.
14:19Cela va exactement
14:21ensemble.
14:22Le travail pour le travail
14:23n'a aucun sens.
14:26La solidarité
14:27sans production
14:28de richesses
14:28sans travail,
14:29c'est du socialisme,
14:31c'est un vœu pieux,
14:31on aimerait tous y croire,
14:32mais ça n'existe pas.
14:35Ce n'est pas le travail
14:36qu'on peut éventuellement
14:38se payer la solidarité,
14:40et c'est parce qu'il y a
14:40de la solidarité
14:41que vous prenez
14:42le risque du travail.
14:44Il n'y a pas d'opposition
14:45entre l'entreprise
14:46et la justice sociale.
14:48Bien sûr que d'abord
14:49on doit créer des richesses
14:50avant de les redistribuer,
14:51mais les entreprises
14:53ont une part évidente,
14:55un rôle absolument majeur
14:58dans la justice sociale.
15:00Si dans le nord de la France
15:02puis partout en France
15:03on peut se loger
15:04à peu près correctement,
15:05c'est parce qu'il y a
15:06le 1% logement
15:07qui a été inventé
15:09ici dans le nord,
15:10c'est-à-dire le fait
15:11que des salariés,
15:12des fonctionnaires
15:13désormais même,
15:16puissent avoir
15:16grâce au travail
15:17qu'ils ont
15:18et grâce au mécénat
15:19de leur entreprise
15:20qui leur rend un peu
15:20parce que le capital
15:21c'est important
15:22mais le travail
15:23ça l'est aussi,
15:24la capacité de vivre
15:25pas très loin de l'usine,
15:26pas très loin de l'entreprise
15:27dans des conditions
15:29acceptables
15:30pour leur famille.
15:33Cette attention
15:33plus fragile
15:35elle est difficile
15:35quand les choses
15:36ne vont pas très bien
15:37et quand en plus
15:38ils doivent faire
15:38beaucoup d'efforts.
15:41Alors c'est évidemment
15:42ce qu'on essaye de faire
15:43dans cette terre du nord
15:43et dans bien d'autres
15:44terres françaises,
15:45je le sais bien.
15:47Et de voir
15:48qu'il n'y a pas
15:48de position
15:48entre l'entreprise
15:50et la solidarité
15:52c'est de comprendre
15:53que nous avons
15:55l'attention
15:55des plus fragiles
15:56lorsqu'il y a
15:56des accidents
15:57de la vie.
15:59Et cette société
15:59elle est formidable
16:00mais elle a un petit défaut
16:01elle ne reconnaît pas
16:01l'échec.
16:03Il nous arrive tous
16:04d'avoir des échecs.
16:06Ici à Tourcoing
16:07il y a
16:08350 gamins
16:09qui chaque année
16:12sortent de la troisième
16:13sans aucun diplôme.
16:15Ils sont ce qu'on appelle
16:16en décrochage de scolaire.
16:18Et à vie
16:19sans doute
16:20ils vont connaître
16:21cette difficulté
16:22parce que toute leur vie
16:23on va leur demander
16:23mais c'est quoi
16:24ton diplôme ?
16:25Qu'est-ce que tu as fait
16:26comme étude ?
16:28Il y a tous ceux
16:29qui ont un prénom
16:29ou un nom différent
16:31de la majorité
16:32de nos concitoyens.
16:33Personne ne peut pas voir
16:34qu'il y a des discriminations.
16:39Que ceux qui
16:39dans mon camp politique
16:40pensent que c'est du fantasme
16:41viennent passer un peu de temps
16:43dans les quartiers populaires
16:45où il y a des gens
16:46tout aussi méritants
16:47que les autres
16:48mais qui doivent parfois
16:49tricher sur leur prénom
16:49ou sur leur nom
16:51pour pouvoir avoir
16:52un stage
16:53ou un emploi.
16:56Il y a des gens
16:56qui ont un enfant handicapé.
16:59Ils ne s'y attendaient pas.
17:00Ils doivent prendre
17:01un temps
17:03infini
17:03pour s'occuper d'eux.
17:05La société
17:06essaie de les aider
17:06mais on voit bien
17:07qu'on a encore des efforts
17:08quand on voit ce que font
17:08nos amis belges
17:09à côté de nous.
17:11Et quand cette femme
17:11ou cet homme
17:13a pris 2, 3 ans,
17:144 ans, 5 ans,
17:15parfois 10 ans de sa vie
17:16à s'occuper de son fils
17:17ou de sa fille handicapée
17:18et qu'il devait retourner travailler,
17:20il a pris
17:22moins de place
17:22dans l'entreprise.
17:24Son salaire est plus bas
17:25et parfois même
17:26on l'a licencié.
17:29Il y a des divorces,
17:31il y a des décès
17:32et puis il y a des accidents
17:33de la vie
17:34qu'on n'a pas besoin
17:35de détailler ici.
17:36Une maladie longue
17:39ou simplement
17:40une dépression
17:41parce que l'émotion
17:41qu'on a gardée parfois
17:42depuis tout petit
17:44ressort au moment
17:45où on s'y attend le moins.
17:48Et notre société,
17:49malheur à celui
17:49qui a eu un échec.
17:51Rien n'est valorisé.
17:54Alors on peut à la fin
17:55vouloir
17:56concurrencer
17:57les Etats-Unis d'Amérique
17:57et la Chine.
17:58Avoir un peuple
18:01indépendant,
18:03se dire que la richesse
18:04doit être créée,
18:05dire qu'il faut
18:06travailler davantage
18:06et faire des efforts
18:07et faire attention
18:07à celui
18:09qui est sur le bas-côté.
18:12Alors c'est ça
18:13ce qu'on appelle
18:13aujourd'hui...
18:14Non, ça va passer,
18:15vous inquiétez pas.
18:17Comme dirait Renaud
18:19chez nous,
18:19quand il pleut,
18:20c'est bon signe,
18:20il va faire beau après.
18:25Je crois que vous ne me croyez
18:26pas tout à fait.
18:29Mais oui,
18:30c'est passager évidemment.
18:35Ce travail,
18:36mesdames, messieurs,
18:38ce travail
18:39de l'écoute sociale,
18:42c'est le travail
18:42que devraient faire
18:43tous les gouvernements.
18:47Alors je dis attention
18:48à ceux qui utilisent
18:49les difficultés
18:51de la vie
18:54pour pouvoir plaire
18:55aux électeurs.
18:57nous connaissons bien
18:58Mme Le Pen
18:59dans la région.
18:59Plutôt,
18:59nous la connaissons
19:00par intermittence.
19:02C'est une
19:03j'timie par intermittence,
19:04M. le Président.
19:05Elle prend le TGV
19:06première classe
19:07qui la sépare
19:08de Paris
19:09à Hénaboumont.
19:10Elle y descend,
19:11il fait quelques photos
19:12et elle repart.
19:13On appelle ça
19:14du tourisme social.
19:17C'est pas très sympathique
19:18parce que...
19:27C'est pas très sympathique
19:28parce qu'il y a
19:28beaucoup de gens
19:29qui croient.
19:31Parce qu'évidemment,
19:31il y a beaucoup
19:32de frustration
19:32et d'envie de changement
19:34qui croient
19:34que Mme Le Pen
19:35peut apporter quelque chose.
19:36Alors, je suis pas là
19:36pour dire du mal
19:37de Mme Le Pen.
19:38Il se trouve
19:39qu'elle n'a jamais
19:40défendu aucun projet
19:41de notre région.
19:43Le canal Seine-Nord-Europe
19:45qui va révolutionner
19:46notre région,
19:47elle était contre.
19:48Le TGV
19:49qui arrive
19:50entre la Picardie
19:52et Paris,
19:52elle était contre.
19:54Le renouveau
19:55du Dunkerquois
19:57avec la valet de batterie,
19:58nous parlions
19:58de la technologie
19:59tout à l'heure,
19:59voilà quelque chose
20:00que le gouvernement
20:00a fait sous l'impulsion
20:01du Président de la République
20:02qu'a lancé Édouard
20:04à son arrivée
20:05ici
20:06à la tête du gouvernement.
20:08Elle était contre.
20:10Le bassin minier
20:11sont renouveaux.
20:12Un million.
20:13Un million d'emplois
20:14supprimés
20:15dans le bassin minier
20:16et dans le Nord-Pas-de-Calais
20:16en 25 ans.
20:18Les mines,
20:19la sidérurgie,
20:20le textile,
20:21l'automobile,
20:21la vente par correspondance,
20:22l'imprimerie.
20:24Mme Le Pen
20:24a été opposée
20:26à l'intégralité
20:27des politiques publiques
20:28qui ont essayé
20:29et qui ont fait
20:29la région de France
20:31ce qu'elle est aujourd'hui,
20:32c'est-à-dire
20:32une région
20:32qui se bat
20:34et qui n'a pas
20:35décroché.
20:37Aujourd'hui,
20:38Mme Le Pen
20:39se moque comme
20:40d'une guigne
20:40des habitants
20:41du Nord-Pas-de-Calais.
20:42Elle fera pareil
20:43demain
20:43s'il est en tête
20:44de la responsabilité
20:45du pouvoir.
20:45C'est un mirage
20:47aussi rapide
20:48que le TGV
20:49qui l'amène
20:49jusqu'à chez nous
20:51et il faut la combattre
20:52non pas par mépris
20:53de ses électeurs
20:54qu'il faut entendre
20:54et écouter
20:56mais par la preuve
20:57du fait
20:57qu'il ne suffit pas
20:59de parler des pauvres
21:00ou des plus petits
21:01pour les aimer.
21:03Et puis,
21:04il y a M. Mélenchon
21:05qui utilise
21:06des frustrations
21:08également
21:08et que nous
21:09devons entendre.
21:11Les gens
21:12issus d'immigration,
21:13s'ils doivent respecter
21:14absolument la République,
21:16s'ils doivent aussi
21:17comprendre
21:17que nos capacités
21:19d'intégration
21:19sont limitées
21:20et que les Français
21:21ont le droit
21:22de dire
21:22qu'ils veulent moins
21:23d'immigrés
21:24sur leur sol
21:24comme n'importe quel
21:25pays souverain.
21:28ce sont aussi
21:29des gens
21:29qui travaillent
21:30qui aillaient leurs enfants
21:31dans les verbes
21:31de la République
21:32et qui sont des Français
21:34pour l'immense majorité
21:35d'entre eux
21:35qui doivent être respectés
21:36non pas comme des clientèles
21:37électorales
21:38comme le fait M. Mélenchon
21:39mais à nous de leur dire
21:40qu'ils sont des bienvenus
21:42et qu'ils ont la même chance
21:43que les autres.
21:44Philippe Séguin
21:45disait que
21:45la droite sociale
21:47le gaullisme
21:48c'était l'égalité
21:49des droits
21:50l'égalité des devoirs
21:51et surtout
21:52l'égalité des espérances.
21:54Et bien je souhaite
21:55les devoirs
22:04que nous portions
22:05l'égalité des espérances.
22:07A nous de construire
22:08une société de parcours
22:09et pas une société
22:10de statu quo
22:11où on est enfermé
22:12dans sa vie
22:12dans sa ville
22:13dans son origine sociale
22:15pendant 70 ans.
22:18Quand on veut changer la vie
22:20on a le droit
22:21d'avoir une maison
22:22plus grande
22:22encore plus grande
22:24une famille
22:25qu'on peut accomplir
22:26plus grande encore
22:27et puis une plus grande
22:29rémunération
22:30et une plus grande ambition
22:33si vous faites
22:34si vous avez
22:36la charge
22:36de l'effort
22:38alors l'état
22:39est là pour vous aider.
22:40Voilà ce qu'est
22:41la droite sociale
22:42ou la fibre sociale
22:44du travail
22:45et on tend la main
22:46à ceux qui
22:47de temps en temps
22:47ont eu moins de chance
22:48que nous
22:49parce qu'un jour
22:50ça nous arrivera sans doute
22:51et on aimerait bien
22:52avoir cette main tendue.
23:04Alors avant-hier
23:05j'ai regardé un peu
23:07la télévision
23:08et j'ai vu
23:09qu'il y avait
23:09l'université d'été
23:10du MEDEF
23:11de patronat
23:14c'était un débat
23:15très intéressant
23:15et j'ai vu
23:17comment Edouard
23:17parfois a été
23:18un peu
23:19non pas bousculé
23:20il en faut plus
23:21mais parfois
23:21m'a été tillé
23:22pour dire
23:22mais quand même
23:24toutes ces dépenses sociales
23:25toutes ces dépenses publiques
23:27c'est affreux
23:27qu'est-ce que vous avez fait ?
23:29Alors moi Edouard
23:30j'étais ton ministre
23:30des comptes publiques
23:32et je voudrais quand même le dire
23:33moi je ne suis pas candidat
23:34donc je peux le dire
23:34avec beaucoup de franchise
23:3885 milliards d'euros
23:3985 milliards d'euros
23:41d'aide
23:42ou d'exonération
23:44aux entreprises
23:44c'est pas une petite aide
23:46c'est une aide de guerre
23:48l'état français
23:50le gouvernement français
23:52singulièrement
23:53le gouvernement
23:53d'Edouard Philippe
23:54pendant la crise du Covid
23:56puisqu'auparavant
23:57il avait beaucoup
23:57baissé les impôts
23:58beaucoup baissé le déficit
24:00beaucoup baissé les dépenses
24:01je me rappelle
24:02comment il me fait
24:03disputer
24:03pour les 5 euros
24:04d'APL
24:05parce que la France
24:06est un pays formidable
24:07où quand on fait
24:07des économies
24:08on se fait engueuler
24:08puis quand on n'en fait pas
24:09on se fait engueuler
24:12beaucoup beaucoup
24:13d'entreprises
24:15beaucoup beaucoup
24:16de personnes
24:17qui travaillent
24:18ont gardé leurs emplois
24:19et leurs boîtes
24:20parce qu'il y avait
24:21un président de la république
24:22un premier ministre
24:23qui était Edouard Philippe
24:24et dans une pandémie
24:25incroyable
24:26où tout s'arrêtait
24:27autour de nous
24:27il suffit de voir
24:28pour nous
24:28ce qui se passait
24:29en Belgique
24:30que pensaient
24:31les restaurateurs belges
24:31des aides françaises
24:32que pensaient
24:33les entreprises belges
24:34des aides françaises
24:35qu'ont pensé
24:35les belges
24:36des aides françaises
24:37qu'ont pensé
24:37les français
24:38qui avaient travaillé
24:38en Belgique
24:39qui ne touchaient
24:40pas les aides françaises
24:42qu'on a même dédommagé
24:44alors qu'ils ne travaillaient
24:45pas dans notre pays
24:47ça a été
24:47un soutien massif
24:49à notre économie
24:51alors il faut
24:52bien sûr
24:52baisser les dépenses
24:53et demain
24:54si on le peut
24:55baisser les impôts
24:56mais il faut aussi
24:57savoir reconnaître
24:58qu'on a pris
24:59des décisions
25:00extrêmement importantes
25:01qui ont sauvé
25:02pas simplement
25:03la vie économique
25:03mais la vie tout court
25:04quand on sait
25:05que le chômage
25:06amène son cortège
25:07de misère
25:07de détresse
25:08et de suicide
25:10et ce sont
25:10des grandes décisions
25:11que l'on a prises
25:12alors oui
25:13ils partagent
25:15c'est difficile
25:17mais l'augmentation
25:18du pouvoir d'achat
25:18ne peut pas se faire
25:19par de l'argent public
25:20ça ça s'appelle
25:21le socialisme
25:24et malheureusement
25:24il y a toujours
25:25quelqu'un qui paye
25:25et c'est le contribuable
25:26souvent c'est le même
25:27et ça devient
25:28un système
25:29un petit peu vicieux
25:30voire absurde
25:31comme les chadocs
25:32où celui qui paye
25:33finalement c'est celui
25:34qui reçoit
25:35et on ne sait plus
25:35très bien
25:36pourquoi les impôts
25:37sont si hauts
25:38parce qu'en fait
25:38on reçoit beaucoup
25:41non
25:41ce qu'il faut partager
25:42c'est le bénéfice
25:45et ici
25:45tu es dans une région
25:46éloire
25:46et je sais que tu l'as
25:47beaucoup poussé
25:48quand tu étais au gouvernement
25:49et je sais que tu pousseras
25:49demain
25:51qui fait de la partage
25:52de la valeur
25:53l'alpha et l'oméga
25:54en tout cas
25:54de la politique salariale
25:55l'intéressement
25:57la participation
25:58la troisième voie
25:59comme disait
25:59le général de Gaulle
26:00oui créons des richesses
26:02aidons les entreprises
26:02si on le peut
26:04baissons les impôts
26:05et les charges
26:06mais quel est le deal
26:07que l'on fait
26:08avec ces entreprises
26:09que le salarié
26:11soit intéressé
26:11au profit
26:13parce que quand
26:13au club de foot
26:15à Tourcoing
26:15ou à Neuville
26:16tous les deux sont
26:17en région
26:17Alain
26:17je ne voudrais pas
26:19mélanger
26:21on se dit
26:21je suis propriétaire
26:23dans mon logement
26:25et je suis actionnaire
26:26de mon entreprise
26:27moi qui suis ouvrier
26:29on est regardé
26:30un peu autrement
26:30au club house
26:31comme dans les yeux
26:32de ses enfants
26:34et ce partage
26:35de la valeur
26:37demain
26:37cette façon
26:38dont imagine
26:38le capitalisme
26:39qui n'est ni
26:39l'oligarchie
26:41qui n'est ni
26:42le communisme
26:43organisé
26:44comme les chinois
26:45doit nous aider
26:46demain
26:46à éviter
26:47ces frustrations
26:48sociales
26:48et ces discours
26:49délirants
26:50sur les plus riches
26:53ceux qu'on doit taxer
26:54ceux qui sont nuisibles
26:55comme madame
26:57la députée européenne
26:58de la France insoumise
26:59je ne dis même pas
26:59son nom
27:00pour ne pas lui faire
27:02Manon Brie
27:03elle a un nom
27:03bien de chez nous
27:04si j'ose dire
27:06dit que
27:07les muliers
27:08sont des nuisibles
27:09en voyant une photo
27:10de renard
27:12mais bien sûr
27:12qu'on peut dire
27:13des choses
27:13sur les patrons
27:13en général
27:14et peut-être
27:15qu'il y a des difficultés
27:16dans les entreprises
27:16des muliers
27:18enfin
27:19Decathlon
27:19ou Auchan
27:20et bien d'autres
27:24des centaines
27:24de milliers
27:25d'emplois
27:25dans notre région
27:26par des gens
27:26qui aiment leur terre
27:27y habitent
27:28sont revenus
27:29d'ailleurs
27:29pour une partie
27:29d'entre eux
27:30y habitait
27:30parce que
27:30la politique
27:31fiscale
27:31du gouvernement
27:32faisait qu'ils
27:32étaient partis
27:33en Italie
27:33en Angleterre
27:34ou en Belgique
27:35alors c'est sûr
27:36que 100%
27:37de zéro
27:37ça fait toujours zéro
27:38alors c'est sûr
27:39c'est pas très facile
27:40de comprendre
27:41comment fonctionne
27:41l'économie
27:42quand on est
27:43d'extrême gauche
27:43mais insulter
27:44des patrons
27:46qui font vivre
27:46des centaines
27:47de milliers
27:48d'employés
27:48et d'ouvriers
27:50c'est ne rien
27:50comprendre à la humaine
27:51en tout cas
27:52ne rien comprendre
27:52au monde
27:53ouvrier et employé
27:53en tout cas
27:54ne rien comprendre
27:55au Nord-Pas-de-Calais
27:55dans lequel nous vivons
28:07pour porter tous ces enjeux
28:09ceux de la souveraineté nationale
28:11dans un monde
28:13où on doit tenir
28:14notre rang
28:17pour être juste
28:18socialement
28:20pour que les réformes
28:21soient entendues
28:21par le plus petit
28:22d'entre nous
28:23qu'ils le comprennent
28:24et qu'ils comprennent
28:25que c'est pour l'avenir
28:26de ses propres enfants
28:29pour établir
28:29l'autorité de l'État
28:32parce que l'Europe
28:33entière est touchée
28:34par cette vague
28:35du narcotrafic
28:36comme de l'islamisme
28:37radical
28:39j'ai pensé
28:41en toute modestie
28:43que l'heure
28:44était grave
28:44et qu'on ne pouvait
28:45pas se diviser
28:48j'ai pensé
28:49qu'il n'y avait
28:49qu'une seule personne
28:50qui pouvait
28:53nous permettre
28:54de nous qualifier
28:55au second tour
28:56de l'élection présidentielle
28:57puis de gagner
28:58l'élection présidentielle
28:59puis une fois
29:00de gagner
29:00l'élection présidentielle
29:01de gagner
29:02la majorité
29:03à l'Assemblée nationale
29:06et puis une fois
29:06qu'on a gagné
29:07la majorité
29:07à l'Assemblée nationale
29:08de gouverner
29:11Mesdames et Messieurs
29:14aujourd'hui
29:15la seule personne
29:16qui peut être
29:17au second tour
29:17de l'élection présidentielle
29:19la seule personne
29:20qui peut gagner
29:20l'élection présidentielle
29:21et je le dis
29:22parce que personne
29:23ne le dit jamais
29:23mais ça va venir
29:24dans le débat public
29:25la seule personne
29:25qui peut avoir
29:26une majorité parlementaire
29:28à l'Assemblée nationale
29:30c'est Edouard Philippe
29:31et je suis très heureux
29:50Imaginons un monde
29:51un instant
29:51où M. Mélenchon
29:52et Mme Le Pen
29:53soient tous les deux
29:54qualifiés
29:55pour le second tour
29:59comme disait ma grand-mère aussi
30:01tu rigoles, tu rigoles
30:01mais je ne sais pas
30:02de la rigolade
30:07ce monde est
30:09est possible
30:11il est même probable
30:14M. Mélenchon
30:15est bien plus haut
30:16dans les sondages
30:16aujourd'hui
30:16qu'il n'était hier
30:17et la dernière fois
30:18il est passé à ça
30:21comme dirait
30:22Jérar Gignot
30:28Imaginez ce monde
30:3015 jours
30:32de débats en France
30:33entre les deux tours
30:34de la présidentielle
30:34entre Mme Le Pen
30:37et M. Mélenchon
30:39le monde sidéré
30:42que vont faire les marchés
30:45que vont faire nos prêteurs
30:47j'ai emprunté
30:48sous l'autorité
30:48du président de la République
30:49et du premier ministre
30:50à l'époque
30:50on empruntait
30:51un taux négatif
30:52c'est-à-dire qu'on gagnait
30:52de l'argent
30:53quand on empruntait
30:55315 milliards d'euros
30:56sur les marchés financiers
30:57la seule question
30:58que posaient
30:59les banques étrangères
31:02c'était
31:02mais
31:03bon
31:04les institutions
31:05elles sont bien stables
31:06le président est là
31:07il y a une majorité
31:08vous avez
31:08oui
31:08bon bah très bien
31:10vous faites un chèque
31:10à la France
31:12les gens qui nous prêtent
31:13des centaines
31:14de milliards d'euros
31:16entre celui
31:16qui ne veut pas
31:17rembourser la dette
31:18on ne peut pas
31:19très bien y prêter
31:20et celle qui veut faire
31:21la retraite à 60 ans
31:22pourquoi pas 55
31:23pourquoi pas 50
31:24d'ailleurs on se demande
31:24pourquoi 60
31:26qu'est-ce qu'ils vont dire
31:27tout de suite
31:28à votre avis
31:30c'est comme s'ils apprenaient
31:31que la France
31:31était en cessation de paiement
31:34tout de suite
31:35bah ils arrêtent de prêter
31:37alors que chaque mois
31:38on emprunte
31:39comment on paye
31:40les fonctionnaires
31:41comment on fait travailler
31:42l'hôpital public
31:43comment on fait fonctionner
31:44nos écoles
31:45comment on paye notre armée
31:46dans ce monde
31:47où on a besoin
31:48d'être respecté
31:48je parle même pas
31:49des investissements
31:50d'avenir
31:51et puis
31:52quelques minutes après
31:54qu'est-ce qui va se passer
31:55est-ce que dans la rue
31:56vous pensez que les choses
31:56seront calmes
31:58est-ce que vous pensez
31:59à un seul instant
32:00que c'est une confrontation
32:01entre monsieur Mélenchon
32:02et madame Le Pen
32:02les choses seront calmes
32:04pendant 15 jours
32:05en France
32:05avec des débats posés
32:07de gens sérieux
32:10pas excessifs pour un sou
32:12et qui ne veulent surtout pas
32:13de la confrontation
32:13pour faire monter
32:14monter l'un ou l'autre
32:17épargnons à notre pays
32:18ce terrible sort
32:32notre situation est telle
32:33que nous ne pouvons pas
32:34nous permettre de nous diviser
32:36nous ne pouvons pas
32:37avoir plusieurs candidats
32:38au premier tour
32:40nous devons avoir
32:41un seul candidat
32:43au premier tour
32:53alors évidemment
32:54toutes les ambitions
32:55sont respectables
32:57et surtout
32:58toutes les opinions
32:59les convictions
32:59sont respectables
33:01j'ai eu l'occasion
33:02de dire
33:03ce que je pense
33:04c'est pas très nouveau
33:05Edouard me connait
33:05depuis longtemps
33:07et nous en discutons
33:11Edouard est le futur
33:13je l'espère
33:14chef de famille
33:17et mon soutien
33:18Edouard
33:18et je crois
33:19la démonstration
33:19qu'on peut ne pas être
33:20d'accord sur tout
33:21et pourtant faire
33:22une famille ensemble
33:22je crois que ça nous arrive
33:23tous les jours
33:25de pouvoir se dire
33:26franchement
33:27nos différences
33:28de convictions
33:28quand elles sont trop profondes
33:29il est normal
33:30de ne pas travailler
33:31ensemble
33:32mais le sont-elles vraiment
33:34après une bonne discussion
33:36franche
33:36et pour l'intérêt
33:37de la famille
33:38en l'occurrence
33:38pour l'intérêt
33:39de la nation
33:40est-ce qu'on ne peut pas
33:41avoir cette discussion
33:41et entendre
33:43de la part des uns
33:44et des autres
33:45le compromis nécessaire
33:46pour le projet
33:46qu'on va porter
33:47pour notre pays
33:48quand on a les enjeux
33:49que je viens de les finir
33:49tout à l'heure
33:52alors j'appelle
33:53chacune et chacun
33:54en effet
33:54à se rassembler
33:56pour élire
33:57Edouard
33:59mais également
33:59pour avoir une majorité
34:00demain
34:01parce que sans majorité
34:03sans majorité parlementaire
34:05le président de la république
34:07ne pourra pas faire
34:08ce qu'il faut
34:08pour la nation
34:10ce sera un deuxième combat
34:11mais il est très important
34:12parce que nous savons
34:13nous que c'est des élus
34:14implantés
34:16qui tous les jours
34:16sont chez eux
34:18parfois dans leur
34:18grande diversité politique
34:20qui sont aussi
34:21les fervents
34:23et je pense
34:24les uniques
34:26soldats
34:27qui permettent demain
34:28de pouvoir
34:30transformer un pays
34:31qui doit mettre
34:31derrière soi
34:32définitivement
34:33ses difficultés
34:35pendant dix ans
34:36le président de la république
34:38il a tenu là-bas
34:38il n'a pas eu de chance
34:42les gilets jaunes
34:44il ne faut pas dire
34:45que les gilets jaunes
34:46un an après son élection
34:48ce soit de sa responsabilité
34:52le covid
34:53la guerre en ukraine
34:56l'énergie
34:56tout le monde s'en souvient
34:57sans doute
34:59on se demandait
35:00si on pouvait allumer
35:00les lumières l'hiver
35:01il y a encore
35:02quelques mois
35:04l'élection du président
35:05la guerre au moyen-orient
35:07la crise du pétrole
35:08le détroit d'Orbouz
35:11je passe sur les attentats terroristes
35:14et sur les difficultés climatiques
35:18que nous connaissons
35:19moi j'ai été fier d'être son ministre
35:20et je suis fier d'être son ministre
35:21je suis fier d'être jusqu'au bout
35:23membre de son gouvernement
35:24il faudra défendre son bilan
35:26et il faudra demain avoir une majorité
35:28qui continue à travailler
35:30bien sûr
35:30ici ou là tout n'a pas été parfait
35:32à commencer par ce que j'ai pu faire
35:35mais face aux extrêmes
35:36puisque à l'époque
35:36l'alternative
35:37rappelez-vous
35:37c'était Mme Le Pen
35:38ou M. Mélenchon
35:39je pense qu'il n'y a aucune honte
35:42au contraire
35:43il y a même de la fierté
35:43à avoir mené notre pays
35:45dans le concert des nations européennes
35:47respectées dans le monde
35:49qui je l'espère
35:50demain permettra
35:51de faire des grandes transformations
35:52continuer les grandes transformations
35:53notre pays a besoin
36:04alors Edouard
36:04je le connais très bien
36:06depuis longtemps
36:09c'est un homme d'état
36:10Christian
36:10j'ai parfaitement raison
36:12il a les qualités d'état
36:13il a même la carure
36:14de l'homme d'état
36:17et tout le monde sait
36:18qu'il saura
36:20représenter la France
36:20à l'international
36:21avec fierté
36:23parce que nous sommes
36:25le peuple français
36:26qui est fier
36:27que notre langue
36:28notre armée
36:29notre diplomatie
36:30notre culture
36:32soit présente
36:33dans le monde entier
36:35mais moi je ne voudrais pas
36:36assister sur ces qualités là
36:37pour Edouard
36:39moi j'aime Edouard
36:40pour les raisons
36:40pour lesquelles les gens
36:41ne l'aiment pas
36:45ah oui
36:46il est réservé Edouard
36:48c'est vrai
36:48on ne connait pas trop
36:50sa vie
36:50on ne parle pas trop
36:51il ne parle pas d'ailleurs
36:52il est plutôt taiseux
36:56là c'est bien
36:58il ne cherche pas
37:00il ne cherche pas
37:01à être démagogue
37:02Edouard
37:05je l'ai rarement
37:06je ne l'ai jamais
37:08entendu
37:09se laisser aller
37:10à une facilité
37:12un homme ça s'empêche
37:13disait Camus
37:14Edouard il s'empêche beaucoup
37:17on peut de temps en temps
37:18dire un mot
37:19de trop
37:21un mot fort
37:22un mot que la salle
37:23a envie d'entendre
37:23que le journaliste
37:24a envie d'entendre
37:25que le contribuable
37:26a envie d'entendre
37:28je n'ai
37:28ça fait 20 ans
37:31jamais entendu
37:32Edouard dire un mot
37:33que je voulais entendre
37:34et qu'il ne voulait pas me dire
37:38et ce qui vaut pour moi
37:40ça vaut pour chacun d'entre vous
37:41j'en ai donc conclu
37:43qu'il me respectait
37:46puisque
37:47lorsqu'il me dit quelque chose
37:49j'en conclu donc
37:49qu'il le pense
37:51qu'il est d'accord
37:53qu'il est sincère
37:54que c'est du roc
37:55sur lequel on peut construire
37:56notre relation
37:59et puis Edouard
38:01il a une qualité
38:03extraordinaire
38:06il est très peu glace
38:09il est très droit
38:11parfois on me dit
38:12ton copain est trop droit
38:17moi je trouve que c'est une qualité
38:19nous les gens du nord
38:20on n'a pas le temps de tricher
38:22on sait bien ce que ça veut dire
38:24quand on se tape dans la main
38:25tout à l'heure un journaliste
38:26il nous a demandé si on avait fait un contrat
38:28moi la poignée de main
38:29avec Edouard Philippe me suffit
38:31et je vous encourage
38:33à chacun comprendre
38:35que si parfois
38:36il faut compter ses doigts
38:36quand on sort la main de politiciens
38:39avec Edouard la poignée de main
38:41ça suffit
38:53un homme qui dit ce qu'il pense
38:55il réfléchit assez longtemps
38:57avant de le dire
38:58et qui tient ce qu'il va dire
39:00même quand je ne suis pas d'accord avec lui
39:01je respecte ses convictions
39:04madame la maire
39:05chère Doriane
39:05tu le sais mieux que moi
39:07ici à Tourcoing
39:08ce n'est pas une ville de droite
39:10c'est même depuis très longtemps
39:11pas une ville de droite
39:13et pourtant
39:14on est bien élus
39:16quelles que soient les élections
39:18c'est bien qu'il y ait des gens
39:19qui ne pensent pas comme nous
39:21qui votent pour nous
39:23et pourquoi ils votent pour nous
39:25parce que moi j'ai entendu
39:26des centaines de fois
39:28ah je ne suis pas d'accord avec vous
39:29monsieur le maire
39:30mais
39:31mais vous êtes sincère
39:34c'est ça la politique parfois
39:35on n'est parfois pas d'accord
39:36avec
39:37ce que dit monsieur X
39:38madame Y
39:39mais il est sincère
39:40il va le faire
39:41il est honnête
39:42il peut même changer d'avis
39:43il est attentif
39:47je préfère ça
39:48que quelqu'un qui me dit
39:48ah je suis d'accord avec vous
39:50mais vraiment vous
39:51une planche nourrie
39:52il faut qu'il fasse
39:54il y a des gens
39:55avec lesquels on est d'accord
39:55et on dit
39:56tiens c'est marrant
39:56ça sonne faux
39:59Edouard je peux vous assurer
40:04que son honnêteté
40:05sa droiture
40:06et ses qualités d'homme
40:07font que ce sera
40:09pas un bon
40:10mais un très grand
40:11président de la République
40:22alors je suis très fier
40:24je suis très fier de te dire Edouard
40:26que je te soutiens
40:28et de tout mon coeur
40:29de toutes mes forces
40:30que
40:31ceux qui ont la gentillesse
40:33de bien m'aimer
40:34sont tout à fait
40:36on en a parlé
40:36dans le même esprit
40:38parce qu'ils savent
40:38que l'enjeu pour la France
40:39est immense
40:40que tu n'as jamais
40:41jamais
40:42jamais été
40:43en dehors de tes qualités
40:44d'homme d'état
40:44que tout le monde sait
40:45qu'un grand destin t'attend
40:47parce qu'il attend
40:47notre grand peuple
40:49que les français
40:50ne sont pas idiots
40:51ils connaissent
40:52les difficultés du monde
40:53ils connaissent
40:53les difficultés climatiques
40:54ils connaissent
40:54les difficultés financières
40:56ils connaissent
40:57les difficultés budgétaires
40:58ils connaissent
40:58les difficultés sécuritaires
41:00et tous les problèmes
41:01qui va avec
41:02la transition
41:02l'immigration
41:03l'éducation
41:04la formation
41:04ils sont inquiets
41:06mais tu le sais mieux que moi
41:08mais ils veulent arriver
41:09à bon port
41:10et on s'est dit
41:10qu'un marin
41:12pas un marin de dos
41:13ça
41:14pas un marin de la deux
41:16un vrai marin
41:18on s'est dit
41:18qu'un marin
41:19un grand capitaine
41:21de bateau comme toi
41:22allait nous aller
41:22à bon port
41:23alors on est très fiers
41:24d'être ton équipage
41:24et je serais heureux
41:25d'être ton premier matelot
41:26merci