Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
À chaque élection présidentielle, les sondages alimentent les débats et sont scrutés par les politiques. Mais en vue de 2027, ils occupent une place croissante au sein des partis, influençant de façon majeure le choix des candidats. 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Oui, c'est totalement inédit. Pour la première fois, ce sont bien les sondages qui vont faire l'élection.
00:05Alors, ça peut étonner, interloquer, dit comme ça, mais ce sont les candidats eux-mêmes qui en ont décidé ainsi.
00:11Et les candidats les moins bien placés dans les sondages sont ceux qui en ont le plus besoin.
00:15On a rarement vu une élection où les partis politiques sont à ce point dans la capacité de remplir leur
00:19fonction première, finalement,
00:21c'est-à-dire produire un leader avec un programme.
00:24La primaire, ça fait peur à tout le monde, sauf à ceux qui n'ont rien à perdre.
00:28Il faut dire qu'il y a un léger trauma quand on regarde les précédents, à chaque fois qu'il
00:32y a eu une compétition entre plusieurs candidats.
00:34Regardez ce tableau récapitulatif, spoiler, ça n'a marché qu'une seule fois.
00:38À chaque fois, les mêmes débats sur les modalités, les règles, des éléments qui peuvent tout changer du résultat.
00:43Et avec un type qui ne veut plus de primaire aujourd'hui.
00:44Bref, beaucoup trop risqué, en effet, un certain François Hollande.
00:46Voilà, mais cela dit, les sondages, ils ont toujours influencé le choix du candidat.
00:51Oui, évidemment, ça aide, ça peut même porter une candidature.
00:54Mais à la fin, c'est tranché par la démocratie interne, au moins au sein d'un parti, en tout
00:59cas en temps normal.
01:00Soit par une primaire, soit par un vote en congrès, comme on dit, des seuls militants.
01:03Oui, les sondages, les responsables politiques ne vont pas se mentir.
01:06Les décortiques au quotidien, ça, ce n'est pas nouveau.
01:08Mais c'est pour cerner l'évolution de l'opinion, pour savoir comment on se positionne en termes de stratégie
01:12par rapport à ses adversaires.
01:13Pas pour se dessaisir totalement du dossier.
01:15Après tout, ça peut être au moins une solution efficace.
01:18Là, le problème, c'est qu'ils sont tous dans un mouchoir de poche.
01:20On le voit encore ce matin avec notre sondage Elab pour BFM TV, la tribune, dimanche.
01:24D'où cette grande tension qui règne.
01:25Personne ne peut se payer le luxe de dire « je m'en fous », mais personne ne peut dire
01:29non plus « tiens, je vais me débrancher maintenant »,
01:31c'est ce que me dit un pilier du bloc central.
01:33Il y en a qui peuvent voir leur destin, leur passer sous le nez de peu, et forcément, c'est
01:37difficile à accepter.
01:38D'autant que tout n'est pas réglé.
01:40À quel moment, finalement, on décide d'appuyer sur le bouton pour dire « stop », pour arrêter le compteur
01:45? »
01:45C'est là que ça devient la loterie, et franchement, ce n'est pas très sérieux pour une élection à
01:49la fonction suprême.
01:50Et puis, quels critères dans les sondages, on regarde ?
01:51Celui qui est le mieux placé au second tour, le mieux placé au premier tour.
01:55Vous voyez, tout ça, ça reste à déterminer.
01:57C'est la dynamique qui compte en politique.
01:59Vous pouvez être haut à trois mois du scrutin, et puis ne faire que stagner, voire régresser.
02:04Et à l'inverse, vous pouvez ne pas être le favori, et puis ne faire que grimper, et finir en
02:08position d'où ce gros problème soulevé par une ministre.
02:11Une primaire sauvage, ça suscite les mêmes divisions qu'une primaire, sans aucune raison d'être fermée à la fin,
02:16puisqu'il n'y a pas de règle.
02:17Et à leurs yeux, en fait, c'est la moins pire des solutions.
02:20Le risque, c'est que la solution des sondages, ça ne pousse pas les candidats à s'entendre.
02:23Il n'y a pas besoin.
02:24Ou alors, trop tardivement, il n'y a pas besoin de discuter, puisqu'on a admis que ce sont les
02:27instituts de sondage qui détermineront notre candidat,
02:30résumé par un proche du Premier ministre, qui regarde tout ça quand même de façon assez inquiète.
02:34C'est comme les enfants, je le réviserai plus tard, et ça finit la veille de l'examen, quand il
02:38est souvent trop tard.

Recommandations