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  • il y a 6 minutes
Invité d'Europe 1 Matin ce samedi 29 août 2026, Jean-Michel Blanquer s'est exprimé sur l'élection présidentielle de 2027. Au micro d'Alexis de La Fléchère, l'ancien ministre de l’Éducation nationale et fondateur du cercle de réflexion "Laboratoire de la République" a estimé qu'il "ne faut pas se mettre derrière une candidature providentielle".

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Transcription
00:00Vous avez dit ne pas soutenir spécialement Edouard Philippe,
00:03tout en le jugeant digne d'exercer la fonction présidentielle.
00:07Je vous pose la question assez directement, est-ce qu'il y a déjà quelqu'un
00:09qui selon vous est à la hauteur de la fonction pour redresser une France
00:13qui a quand même une situation financière catastrophique ?
00:16On le disait ce matin dans la matinale, la note fiche n'a pas été dégradée,
00:21mais les finances publiques sont catastrophiques avec plus de 3 300 milliards de dettes.
00:25Qui va pouvoir nous sauver ? J'ose prononcer le mot.
00:28Alors, oui, je n'utiliserai pas forcément ces mots parce que je me méfie beaucoup
00:33de la notion d'homme providentiel.
00:36Ce que j'essaye de créer, c'est justement une logique d'équipe, si vous voulez.
00:39Pas seulement d'équipe de responsables politiques, mais d'équipe à l'échelle de la France, si vous voulez.
00:44Et donc, encore une fois, on y arrivera si on est rassemblé,
00:47et aussi si on ne se met pas derrière une candidature providentielle,
00:50mais si on montre qu'il y a des personnes, certaines expérimentées et bien connues,
00:54d'autres complètement nouvelles.
00:56Vous avez, par exemple, Philippe Aguillon, qui vient à notre rassemblement,
00:58qui a le prix Nobel d'économie.
01:01Donc, les idées avant les personnes.
01:02Et donc, là, par exemple, ce que nous allons...
01:04Les idées avant les personnes, exactement.
01:06C'est-à-dire, là, en ce moment, ce que nous voulons, c'est vraiment dire
01:08« Oui, il y a un projet possible pour la France. »
01:11Par exemple, le rétablissement des comptes publics sur une trajectoire de 3 ou 4 ans,
01:15parce que c'est ça qui va desserrer les taux pour agir.
01:18– En invitant ceux qui ont creusé la dette, et qui sont donc, finalement, d'une certaine manière,
01:23beaucoup de Français le pensent, les principaux responsables,
01:25est-ce que vous ne pensez pas que certains Français ne vont peut-être moins suivre
01:31que si c'était vraiment des candidats nouveaux ?
01:35– Vous savez, chacun a une part de responsabilité dans ce qui s'est passé.
01:40Il ne faut peut-être pas mettre tout le monde non plus dans le même panier.
01:43On a eu, par exemple, Thierry Breton hier, qui nous a expliqué
01:46comment la dette s'est dégradée, en réalité, à partir de l'année 2007,
01:51et notamment de la crise financière de 2008.
01:56Mais le rassemblement ne repose pas uniquement sur les personnes que vous avez citées.
02:00– Sous-titrage ST' 501
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