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  • il y a 2 mois
La ministre chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations Aurore Bergé était l'invitée de La Grande interview Europe 1-CNews ce vendredi matin. Au micro de Romain Desarbres, elle est revenue sur les trois plaintes visant Anne Hidalgo, ancienne maire de Paris et son ancien adjoint, Patrick Bloche, dans le cadre du scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire.

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Transcription
00:00Je voulais vous entendre également sur le périscolaire à Paris.
00:03Anne Hidalgo et Patrick Bloch, son adjoint,
00:06sont visés par trois plaintes pour non-assistance à personnes en danger
00:09dans le scandale du périscolaire parésien,
00:12c'est-à-dire des enfants agressés sexuellement,
00:13des tout-petits par des animateurs.
00:16Est-ce qu'il faut, selon vous, que l'ancienne maire de Paris
00:19et son adjoint rendent des comptes ?
00:21Je serais bien qu'elle s'en explique enfin.
00:24Alors, il y aura une procédure judiciaire,
00:26donc là-dessus, je n'ai pas à m'exprimer sur la procédure judiciaire.
00:28Ce que je constate, c'est quoi ?
00:30C'est qu'on parle de dizaines d'enfants,
00:32de dizaines d'animateurs périscolaires
00:34dans la plus grande ville de France,
00:37celle qui est dotée des plus grands moyens
00:39et qui aurait donc dû mettre en place les plus grands outils de contrôle
00:42et de vérification pour savoir qui on recrute,
00:45ce qui se passe à l'intérieur des établissements scolaires,
00:48pour détecter, pour repérer, pour croire et accompagner la parole des enfants.
00:52Et ce qui est insupportable dans ce que les parents disent,
00:55parce que ces parents, ils ont accompagné la parole de leurs enfants,
00:59ils ont cru leurs enfants, ils ont eu raison de le faire,
01:02ils sont allés jusqu'à porter plainte, ils ont eu ce courage-là,
01:04ils le sont même exprimés à visage découvert
01:06et je veux rendre hommage à ces pères, à ces mères qui l'ont fait
01:09et parce que c'est évidemment essentiel d'accompagner nos enfants,
01:13c'est que c'est un système qui a pu perdurer pendant des années,
01:17des animateurs qui ont été déplacés d'un établissement à un autre.
01:20Vous savez, on parle de principe de précaution matin, midi et soir.
01:23S'il y a bien un endroit où le principe de précaution devrait prévaloir,
01:28ce sont nos enfants.
01:29Les enfants, c'est ce qu'il y a de plus vulnérable,
01:31c'est ce qu'il y a de plus fragile,
01:32c'est les êtres que nous devons absolument et impérativement protéger
01:36et là, il y a une défaillance évidente sur la protection qu'on doit à nos enfants.
01:41Aurore Berger, comment vous qualifiez l'attitude d'Anne Hidalgo ?
01:44Silencieuse en tout cas, très silencieuse sur ce sujet.
01:47Trop silencieuse ?
01:49En fait, la qualification juridique, ce n'est pas à moi de le dire.
01:53Ça, ce seront les magistrats qui le diront.
01:55Mais je trouve étonnant qu'elle n'ait pas présentée d'excuses aux familles,
01:59qu'elle ne les ait pas, par exemple, toutes reçues.
02:02On parle encore une fois...
02:03Elle n'était pas à la hauteur ?
02:04On parle encore une fois de familles et d'enfants,
02:07d'enfants qui ont vécu des attouchements sexuels,
02:10des violences sexuelles,
02:12et vous l'avez dit, des tout-petits,
02:14des enfants en maternelle, des enfants à l'école primaire,
02:17des enfants dont nous savons, les médecins savent,
02:20que c'est des années avec lesquelles ils vont devoir vivre
02:22avec des traumatismes pour les accompagner,
02:25pour parfois garantir qu'ils puissent sortir, évidemment,
02:28parce qu'heureusement, on arrive à sortir de ces traumatismes-là
02:30quand on est bien accompagné.
02:31Mais malheureusement, pendant des années,
02:34il y a un système qui a prévalu.
02:36Il faut garantir que plus jamais ce ne soit le cas.
02:38C'est aussi ce qu'on fait maintenant sur la vérification,
02:40évidemment, de tous les antécédents judiciaires
02:43de celles et ceux qui sont au contact des enfants.
02:45C'est aussi sortir de la précarisation, sans doute,
02:48de ces métiers-là, pour garantir que ce soit des personnes
02:50mieux qualifiées, évidemment,
02:52qui puissent être auprès de nos enfants,
02:54parce qu'il n'y a rien de plus important.
02:55Quand on confie son enfant,
02:57comme c'est mon cas en tant que mère,
02:58mais comme des millions de parents le matin,
03:00on veut pouvoir le faire en se disant
03:02que nos enfants sont en sécurité.

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