00:00Pour reprendre effectivement sur la précarité étudiante, c'est vrai qu'il y a une explosion de la précarité étudiante,
00:04notamment sur la nourriture, le fait de se nourrir pour des étudiants, on a énormément d'étudiants.
00:08Il y a le repas à 1 euro maintenant au Crous.
00:09Justement, ça c'est la fausse bonne idée totale de la Macronie,
00:13c'est-à-dire qu'au lieu de cibler sur les plus précaires, on a arrosé tout le monde,
00:18et ça coûte des millions et des millions.
00:20A la base c'était un investissement de l'État de 50 millions, on est déjà à 116 millions minimum,
00:24et surtout, et c'est ce que monsieur disait juste avant,
00:26on a une chute de la qualité de l'alimentation et de la quantité,
00:29parce qu'en fait, un repas à Crous, ça coûte 7,80€, 90€.
00:34Avant, suivant, si on était boursier, c'était 1€, si on n'était pas boursier, c'était 3,30€.
00:38Donc ça permettait effectivement de permettre aux boursiers...
00:40Donc ce qui coûte 7,90€ aujourd'hui est facturé à l'étudiant 1€ ?
00:43Plus que 1€, alors qu'il y a des étudiants qui pouvaient se le permettre.
00:46En fait, le réel problème derrière, c'est qu'on a un dérapage total des finances publiques.
00:50Nous, à l'Uni, on était pour une autre solution qui nous paraissait plus adaptée,
00:53c'était le ticket restaurant étudiant, qui était pris à moitié par l'État, à moitié par l'étudiant,
00:57sauf pour le boursier qui lui payait encore 1€.
01:00Ça permettait de réduire ce dérapage des finances publiques,
01:02qui est un peu endémique et qui vient encore être alourdi.
01:05Et surtout, ça n'oubliait pas tous les étudiants qui sont loin des restaurants Crous,
01:10parce qu'on a typiquement un quart des étudiants qui sont en BTS
01:13et qui ne sont à plus de 25 minutes d'un Crous.
01:16Donc effectivement, par cette mesure-là, qui est une fausse bonne idée,
01:19on oublie une partie de cette jeunesse qui se retrouve de fait assez débitante.
01:23– Sous-titrage Société Radio-Canada