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  • il y a 6 semaines
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective. 

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Transcription
00:00:00Bonjour et bienvenue dans l'info de Villeneuve sur CNews, deux heures de décryptage de l'actualité sous toutes les
00:00:05formes.
00:00:05C'est la rentrée sur CNews, c'est la rentrée aussi depuis quelques jours dans la classe politique.
00:00:12Et s'il y a bien, une force politique qui a décidé de taper fort, très fort, jusqu'à faire
00:00:17bouger les digues, les fondations,
00:00:19je devrais dire les fondements de la République, c'est la France insoumise.
00:00:23Menace anti-flics, menace contre les préfets, Jean-Luc Mélenchon veut en mettre certains en prison.
00:00:29Menace contre les riches, Manon Aubry les qualifie de nuisibles au même titre que les cafards.
00:00:34Menace maintenant contre la famille.
00:00:37Clémence Guettet remet en cause le système social pour les familles hétérosexuelles avec des enfants.
00:00:43Madame Guettet estime que ce modèle patriarcal de famille biparentale avec des enfants, c'est l'extrême droite.
00:00:49Allant même jusqu'à faire référence à la devise pétenniste, travail, famille, patrie.
00:00:54Que la nouvelle référence, c'est l'amitié.
00:00:56Que l'amitié n'a aucun socle légal, aucune référence sociale.
00:01:00Bref, qu'il n'y ait aucune aide de l'État pour ceux qui seraient tout simplement des amis.
00:01:04Que fait la France insoumise ?
00:01:05Est-elle en train d'écrire une nouvelle page de sa série préférée ?
00:01:09La déconstruction.
00:01:11Déconstruction d'un modèle français vieux de 15 siècles d'histoire, avec des codes qui visiblement dérangent.
00:01:16Ou va-t-elle sur un autre terrain de conquête d'un nouvel électorat ?
00:01:20Mais alors, que vont penser les autres, ceux qui sont déjà conquis ?
00:01:23Et ceux qui, au contraire, vénèrent le modèle familial.
00:01:26Le modèle familial, ce n'est pas pétain.
00:01:28C'est Aristote, si on considère qu'il est celui qui explique que ce modèle sert aussi de modèle au
00:01:32reste.
00:01:33L'économie, la politique, la vie en société.
00:01:35Ce sont aussi les saintes écritures de la religion juive, catholique, musulmane.
00:01:39Alors que d'autres formes de familles monoparentales, recomposées, ont leur place ?
00:01:45Bien entendu, bien entendu.
00:01:47Mais alors, pourquoi cracher sur les familles traditionnelles ?
00:01:49Qu'ont-elles donc fait à part être fiers de leurs enfants et le pilier de leurs partenaires de vie
00:01:55?
00:01:55Nous y reviendrons dans une heure.
00:01:57Le temps des infos, dans quelques minutes, nous irons au Porges, en Gironde.
00:02:00Les habitants ont exprimé leur colère face aux autorités.
00:02:0343 000 hectares de forêt brûlée il y a un mois.
00:02:05Et puis la parole, dans quelques minutes, du maire de Caen, Aristide Olivier,
00:02:09qui prend la parole après ce drame, cette voiture qui a foncé dans la foule.
00:02:12Mais d'abord, toutes les informations avec Félicité Kindoki.
00:02:16Bonjour Félicité.
00:02:17Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:02:18Et on commence par le Népal.
00:02:21Au Népal, plusieurs Français sont toujours recherchés après ce terrible torrent de boue survenus hier à la frontière montagneuse
00:02:28avec le Tibet qui a tout emporté sur son passage.
00:02:31Le bilan provisoire s'aggrave. On compte à présent 362 morts et plus de 1400 personnes,
00:02:37dont 517 ressortissants étrangers, toujours portés disparus.
00:02:41Le pape s'est dit profondément attristé par la situation.
00:02:45Au lendemain de la catastrophe, la population espère retrouver des survivants.
00:02:48Écoutez cet habitant.
00:02:51Il a disparu hier à 8h30.
00:02:53Je n'ai pas trouvé son nom sur la liste des personnes disparues.
00:02:59Un autre membre de ma famille, mon frère, Bissal Népali,
00:03:05habitant du quartier administratif de Bulfing, est également toujours porté disparu.
00:03:13On reviendra sur cette catastrophe au Népal, bien sûr, dans cette émission.
00:03:17On prend maintenant la direction de Caen, où un automobiliste a délibérément foncé dans la foule hier soir.
00:03:22On déplore deux morts et neuf blessés, dont sept sont dans un état d'urgence absolu.
00:03:28Les faits se sont produits aux alentours de 22h30 dans le quartier de la gare de la ville de Caen.
00:03:33Retour sur les faits avec Anaïs Baucher.
00:03:37Le lieu de l'agression a été bouclé par les forces de police.
00:03:40Il est près de 22h hier soir, quand un conducteur fonce sur un groupe qui attend sous un abribus près
00:03:44de la gare.
00:03:45Une agression meurtrière, avec une dizaine de personnes blessées.
00:03:48Selon une source municipale, tous les blessés seraient des hommes.
00:03:51Le plus jeune est âgé de 17 ans, le plus vieux a une quarantaine d'années.
00:03:56Selon des témoins, l'une des victimes décédées serait un jeune homme afghan de 18 ans.
00:04:01L'homme de nationalité russe prend la fuite.
00:04:02Il est interpellé à une vingtaine de kilomètres, à Ouistreham.
00:04:06Le suspect âgé de 26 ans n'est pas connu des services de renseignement,
00:04:09mais est connu de la police uniquement pour des délits routiers.
00:04:12Une enquête pour assassinat et violences volontaires avec armes a été ouverte.
00:04:16Elle a été confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée du Calvados.
00:04:20Selon le procureur, l'affaire n'entre pas dans le cadre d'une motivation terroriste,
00:04:24mais les investigations ne font que commencer.
00:04:27Et on reviendra bien sûr sur cette affaire.
00:04:29On poursuit en Isère où hier matin, dans la station de l'Alpe d'Huez,
00:04:32le bras articulé d'une grue de chantier est entré en collusion avec une cabine de téléphériques.
00:04:37L'appareil transportait une cinquantaine de personnes sur la ligne du Pic Blanc.
00:04:41Bilan, 23 blessés, dont trois dans un état grave.
00:04:45Une enquête a été ouverte pour comprendre les circonstances exactes de cet accident.
00:04:49A Paris, le trafic ferroviaire est interrompu depuis ce matin à la gare Montparnasse.
00:04:54Après une panne d'installation électrique, ce trafic reprend progressivement.
00:05:00Le problème technique est survenu ce matin.
00:05:02Il a entraîné de lourdes répercussions sur les départs avec une cascade d'annulation jusqu'à maintenant,
00:05:08particulièrement sur les liaisons TGV vers la Bretagne, Nantes ou encore Bordeaux.
00:05:12D'importants en retard restent à prévoir.
00:05:14On retrouve notre envoyée spéciale sur place, Pauline Trefzer.
00:05:17Pauline, qu'en est-il au moment où l'on se parle ?
00:05:20Est-ce que le trafic est très perturbé ?
00:05:30Alors, Pauline, on ne vous entend pas.
00:05:32Il y a un problème de son.
00:05:33On reviendra vers vous un peu plus tard dans cette émission.
00:05:36Le ministre de l'économie, quant à lui, cherche à rassurer les patrons
00:05:39lors des débats organisés à la REF, la rencontre des entrepreneurs de France
00:05:43au stade Roland-Garros cet après-midi.
00:05:44Et parmi ses promesses, Roland Lescure s'est engagé à ne pas toucher au crédit d'impôt dans le budget.
00:05:50Mais ce n'est pas tout. Écoutez Éric Derit-Matten qui était sur place.
00:05:55Roland Lescure s'est voulu très rassurant, bien sûr, devant les patrons qui n'ont pas beaucoup applaudi.
00:06:00Il promet de faire un pacte de stabilité avec les chefs d'entreprise.
00:06:04Par exemple, il ne touchera pas au CIR qui est le crédit d'impôt recherche.
00:06:08Il promet de ne plus toucher au pacte d'Utreil qui permettait de transmettre les entreprises plus facilement
00:06:14et avec une fiscalité allégée.
00:06:16Il demande à ce qu'un budget soit bouclé.
00:06:18Ça, il s'adresse aux autres politiques de l'Assemblée.
00:06:21Attention, s'il n'y a pas de budget avant la fin de l'année, ce sera mauvais pour la
00:06:25France.
00:06:25On filera vers un déficit de 6% du PIB.
00:06:28Voilà, c'est un discours plutôt rassurant.
00:06:31Rien d'extraordinaire, pas de gros applaudissements et beaucoup de scepticisme chez les chefs d'entreprise.
00:06:37Et on va pouvoir à présent retourner à la gare Montparnasse à Paris
00:06:40où Pauline Trevzer se tourne actuellement au cœur de ce trafic qui a été interrompu ce matin.
00:06:45On le rappelle.
00:06:46Pauline, qu'en est-il ?
00:06:47Quelle est la situation au moment où l'on se parle ?
00:06:52Oui, je vous disais que c'est toujours la pagaille ici à la gare Montparnasse.
00:06:56Il faut imaginer à moins d'une semaine de la rentrée scolaire
00:06:59le nombre de voyageurs qui empruntent ce réseau ferroviaire pour rentrer de vacances.
00:07:04Alors depuis 10h30 ce matin, le trafic ici est quasiment à l'arrêt en raison d'une panne d'électricité.
00:07:11Il n'y a quasiment aucun TGV qui circule.
00:07:15Alors vous voyez tous ces voyageurs qui attendent désespérément que les trains refonctionnent.
00:07:23Et nous avons pu discuter avec eux.
00:07:25Ils nous disent que c'est toujours la même chose avec la SNCF.
00:07:29Alors les TGV sont très perturbés.
00:07:31Il y a également les TER.
00:07:33Aucun TER ne fonctionne depuis ce matin.
00:07:36Alors ce qu'on peut vous dire c'est que quelques TGV commencent à reprendre.
00:07:40Notamment un en direction de Bordeaux.
00:07:42Mais avec plusieurs heures de retard.
00:07:45Donc pour ces voyageurs.
00:07:46A savoir que le trafic devrait reprendre, redevenir à la normale.
00:07:50Seulement en fin de soirée.
00:07:52Merci beaucoup Pauline Trefzer avec Patrick Hermansen à la gare Montparnasse à Paris.
00:07:57Côté mété aux 39 départements en vigilance orange aux orages ce jeudi.
00:08:00Métaux France prévoit de fortes pluies, de la grêle et d'intenses rafales de vent.
00:08:05Accompagné d'un risque de tornades particulièrement marqué en Auvergne jusqu'à la Bourgogne ainsi que dans les Vosges.
00:08:11Restez prudents.
00:08:12D'autres départements pourraient être concernés par la vigilance au cours de la journée.
00:08:15Un traitement prometteur contre le cancer du pancréas vient d'être approuvé aux Etats-Unis.
00:08:21Il s'agit de l'avancée la plus significative, jamais connue jusqu'ici,
00:08:26qui permet ainsi de doubler la durée de vie des patients.
00:08:29Lors de l'essai clinique, la moitié des malades de ce cancer des plus mortels ont survécu plus de 13
00:08:34mois,
00:08:34soit une durée deux fois plus longue que pour le groupe sous chimiothérapie.
00:08:38Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis,
00:08:43a rencontré aujourd'hui le chef de la diplomatie iranienne à Téhéran.
00:08:46L'objectif est de tenter de relancer la voie diplomatique, littéralement, au point mort après six mois de guerre,
00:08:53en abordant notamment les sujets sur la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz
00:08:57et la nécessité de revenir au statu quo antérieur au début de la guerre dans cette voie maritime très stratégique.
00:09:03On apprend aux Etats-Unis que l'homme accusé d'être le cerveau des attentats du 11 septembre 2001
00:09:08sera jugé en juin 2028 par un tribunal militaire.
00:09:12Khalid Sheikh Mohammed était considéré comme un des lieutenants les plus importants du groupe djihadiste Al-Qaïda
00:09:19jusqu'à sa capture en mars 2003 au Pakistan.
00:09:22Il est actuellement emprisonné à Guantanamo après être passé par des prisons secrètes de la CIA en Pologne
00:09:27où il a subi des séances d'interrogatoire sous la torture.
00:09:30Le prince Harry et la princesse Meghan sont de retour au Royaume-Uni.
00:09:34Plus de six ans après leur départ pour les Etats-Unis, après le conflit avec la famille royale,
00:09:41le couple et leurs enfants ont atterri en Angleterre.
00:09:44Leurs enfants, Archie et Lilibet, doivent faire leur rentrée dans une école britannique.
00:09:48Les médias locaux affirment qu'ils doivent se réinstaller pour une durée indéterminée.
00:09:52Mais sur place, ce retour suscite de nombreuses réactions.
00:09:55Le récit d'Éloïse Tertrait.
00:09:58C'est un retour particulièrement scruté et qui, ces derniers jours, a fait la une de nombreux tabloïds.
00:10:04Après six ans, en Californie, le prince Harry et son épouse Meghan ont posé leur valise au Royaume-Uni.
00:10:09Les Britanniques s'interrogent déjà sur les raisons de ce retour pour le moins surprenant.
00:10:14Je pense qu'ils veulent que leurs enfants reprennent leurs études dans le système éducatif britannique
00:10:19pour être plus près de leur résidence secondaire au Portugal.
00:10:22Il est clair, tant pour les Britanniques que désormais pour les Américains, qu'ils ne sont là que pour l
00:10:27'argent.
00:10:28Et ce serait intéressant de voir ce qu'il va se passer maintenant.
00:10:32Je pense que Meghan a été victime de racine...
00:10:34Voilà donc, nous coupons plus que priorité au direct.
00:10:37Le maire de Caen, comme je vous le disais, Aristide Olivier, s'exprime sur cette voiture qui a foncé dans
00:10:41la foule hier soir.
00:10:42Je voudrais évidemment remercier l'ensemble des équipes de secours et de sécurité qui sont intervenues très rapidement
00:10:49et ont fait vraiment un travail remarquable jusqu'à très tard dans la nuit.
00:10:54Alors évidemment, avec mon collègue adjoint à la sécurité, et comme d'ailleurs, je crois qu'on peut le dire
00:11:01tous les canets,
00:11:01nous sommes choqués de cette situation.
00:11:03Et je voudrais d'abord revenir sur les faits et vous dire là où on en est au moment où
00:11:09je vous parle,
00:11:10puisque ce qui est d'abord important de rappeler, c'est que la piste terroriste est définitivement écartée.
00:11:17Ça n'est pas un attentat.
00:11:19Et à l'heure où nous parlons, nous ne connaissons pas encore totalement et de manière définitive
00:11:27les raisons de la montée de cette violence et de ces actes d'hier soir.
00:11:32Et nous ne savons pas non plus, au moment où je vous parle, si toutes les victimes faisaient partie d
00:11:38'un même groupe ou non.
00:11:40Évidemment, l'enquête est désormais dans les mains du procureur de la République.
00:11:45Donc il est extrêmement important de ne pas tirer de conclusions trop hâtives,
00:11:50sans pour autant évidemment nier la réalité des faits.
00:11:54Ce que nous savons aussi, et vous le savez, c'est que malheureusement,
00:11:58nous ressentons à cette heure deux victimes, deux personnes décédées.
00:12:03Le bilan reste provisoire, puisque d'autres personnes sont en situation difficile et délicate
00:12:10au sein des différents établissements de santé,
00:12:12que ce soit sur Caen ou sur d'autres établissements de santé.
00:12:17Et je vous disais tout à l'heure qu'il ne fallait pas tirer de conclusions,
00:12:19mais puisque aujourd'hui, rien ne permet de dire à cette heure
00:12:24qu'il y a un lien effectif entre le drame d'hier soir et d'éventuels trafics.
00:12:32Cependant, et je voudrais quand même en dire un mot,
00:12:36c'est un quartier sur lequel nous connaissons des difficultés.
00:12:41Elles concentrent un certain nombre de difficultés connues,
00:12:44d'ailleurs liées à des trafics, mais pas que.
00:12:47Témoins d'ailleurs que nous avons conscience de cette situation.
00:12:50Depuis le début de l'été, la police municipale, rien que la police municipale,
00:12:54est intervenue plus de 130 fois sur les quartiers de la gare,
00:12:58depuis le 1er juillet, parce que nous connaissons du coup ces difficultés.
00:13:05Notre rôle, nous, moi en tant que maire de Caen,
00:13:08c'est évidemment de protéger les cannaises et les canais.
00:13:10Et c'est pour ça que nous allons évidemment continuer à être présents,
00:13:13avec des moyens qui sont les nôtres, ceux de la police municipale,
00:13:17qui vont être renforcés.
00:13:19J'en avais pris l'engagement, ils seront évidemment tenus
00:13:21dans les semaines et dans les mois qui viennent,
00:13:24puisque nous avions décidé d'augmenter ces moyens et que nous allons le faire,
00:13:27puisque les effectifs seront bien augmentés de 50% d'ici quelques années.
00:13:32Et nous allons également doubler le nombre de caméras d'idéoprotection,
00:13:35qui nous ont d'ailleurs aidés hier soir dans la situation que nous connaissons.
00:13:38Je voudrais dire aussi que, si nous voulons obtenir des résultats,
00:13:42nous ne pourrons réussir que collectivement.
00:13:43Et que la police municipale, évidemment seule, ne peut pas faire tout.
00:13:48Et donc, nous avons besoin de moyens supplémentaires pour la police nationale.
00:13:52D'ailleurs, évidemment, vous vous doutez bien que je suis en lien étroit
00:13:55avec le préfet du Caleados,
00:13:57et que dès la semaine prochaine, et à son initiative,
00:14:01nous allons de nouveau nous revoir pour une réunion de coordination
00:14:04avec les services de la ville, les services de l'État,
00:14:07les services de la justice, pour agir.
00:14:11Parce que ce qui compte aujourd'hui, au-delà de la situation,
00:14:14c'est d'agir dans les semaines qui viennent,
00:14:16pour éviter, évidemment, que ce type de drame ne puisse se reproduire.
00:14:21Et il n'y aura de réussite que s'il n'y a qu'un combat collectif.
00:14:26Donc, si nous sommes tous mobilisés, la ville le sera.
00:14:29Et je n'ai aucun doute que les services de l'État,
00:14:32et ce sera l'objet des discussions que nous aurons dans les semaines qui viennent,
00:14:36permettront aussi d'obtenir ces résultats.
00:14:39Alors, je terminerai simplement par vous dire que,
00:14:42évidemment, c'est pour nous une situation tout à fait inédite.
00:14:46À Caen, c'est la première fois qu'on connaît ce type de drame.
00:14:50Et que j'ai pris la décision sur la journée d'aujourd'hui,
00:14:56d'annuler l'ensemble des festivités liées à Éclat de rue,
00:14:58notre festival d'art de rue, dans son éclat final.
00:15:01Parce que je crois qu'aujourd'hui, c'est le temps du silence,
00:15:06du recueillement, mais aussi du travail,
00:15:07pour obtenir, évidemment, les réponses aux questions qu'on se pose encore
00:15:11sur ce qui s'est passé hier soir,
00:15:13et que ces festivités reprendront, du coup, normalement,
00:15:16demain soir, pour la dernière soirée.
00:15:19Voilà ce que je voulais vous dire.
00:15:22à 7h, à 15h, ce jeudi,
00:15:26en vous redisant le choc qui est, évidemment, le nôtre,
00:15:30et que ce choc, un, ne restera pas sans réponse,
00:15:33et que cette réponse, elle doit être coordonnée, collective,
00:15:36si on veut obtenir des résultats dans les mois et dans les années qui viennent.
00:15:39Voilà, je vous remercie.
00:15:41J'imagine qu'il y a peut-être quelques questions.
00:15:44Voilà donc pour la conférence de presse d'Aristie d'Olivier.
00:15:47Première prise de parole du maire de Caen,
00:15:50qui donnait des précisions sur cette voiture qui a foncé dans la foule hier soir.
00:15:54Plusieurs blessés en situation délicate.
00:15:56La piste terroriste écartée.
00:15:59Le maire de Caen est formel là-dessus.
00:16:02Et puis, il en appelle aussi à la collaboration générale.
00:16:04C'est-à-dire qu'il n'y a pas, la police, évidemment, de la ville ne suffit pas à
00:16:08avoir les causes de ce drame.
00:16:11Il n'exclut pas, on l'a entendu, Raphaël Steinville et Noël Lenoir.
00:16:14J'en profite pour vous saluer, puisqu'effectivement, on a pris cette émission sur les chapeaux de roue.
00:16:18Il en profite aussi pour dire qu'il a besoin des services de l'État
00:16:22et qu'il est évidemment en ligne avec le préfet,
00:16:26puisqu'il y a peut-être une corrélation avec le narcotrafic.
00:16:29Oui, le maire de Caen nous explique que ce quartier,
00:16:33le quartier où s'est déroulé ce drame est un quartier particulièrement exposé
00:16:39où depuis, je ne souviens, je crois que c'est depuis le début de l'été,
00:16:43plus de 130 interventions de police ont été nécessaires pour tenter de ramener le CAM.
00:16:49Donc, effectivement, il est probable que cette question du narcotrafic soit peut-être au cœur des...
00:16:55Comme dans 79% des villes de France.
00:16:58Comme l'a rappelé la Cour des comptes, malheureusement.
00:17:00C'est quand même une statistique de la Cour des comptes, Noël Lenoir.
00:17:03C'est effectivement quelque chose qu'il va falloir creuser, comme on dit.
00:17:07C'est très difficile de conclure, puisqu'il a dit lui-même, l'enquête est en cours.
00:17:12Moi, ce que je constate, c'est que les maires sont confrontés de plus en plus
00:17:15à ce type de criminalité, quelle qu'elle soit,
00:17:18que ce soit une bagarre, que ce soit le narcotrafic.
00:17:21Bon, là, ça n'est pas un acte de terrorisme.
00:17:24Enfin, à la limite, on attend quand même les résultats de l'enquête qui ne sont pas là.
00:17:29Et je vois que la police municipale essaye de suppléer, mais ne peut pas.
00:17:34On parlera peut-être tout à l'heure des recettes publiques et de leurs affectations en France.
00:17:40Je pense que là, compte tenu des problèmes de sécurité auxquels des maires de toutes communes,
00:17:45qui étaient extrêmement calmes il y a encore assez peu d'années, sont confrontés,
00:17:49Il est urgent que dans le prochain budget, si budget il y a,
00:17:53eh bien, on réalloue un certain nombre de crédits qui n'ont rien à faire pour certaines dépenses
00:17:59vers la sécurité des villes et des Français et des non-Français.
00:18:05Vous avez raison de le mentionner, Noël Lenoir.
00:18:07On va partir en Gironde, dans la commune du Porche, comme je vous le disais en titre,
00:18:10dévastée par ce méga feu de forêt cet été.
00:18:13Le village a perdu plus de 180 habitations sur un total de 250.
00:18:17Je rappelle que la région a brûlé sur 43 000 hectares.
00:18:21C'est inédit.
00:18:22Une réunion publique était organisée hier soir à l'appel du préfet.
00:18:26500 personnes étaient là.
00:18:27Une soirée d'échange qui a finalement tourné à l'altercation avec les autorités.
00:18:32Jérôme Rampenoux, vous êtes sur place pour suivre, effectivement,
00:18:36j'allais dire la deuxième partie, ou plutôt le débrief de ce qui s'est passé hier soir,
00:18:40parce qu'on a vu des habitants extrêmement en colère contre les autorités
00:18:44qui n'ont pas caché leur colère, loin de là.
00:18:50Oui, effectivement, vous avez raison, les habitants étaient très en colère.
00:18:53Ils s'attendaient des réponses.
00:18:54Tous voulaient avoir des réponses claires et nettes sur ce qui s'était passé,
00:18:57savoir comment ça avait été géré ici, au Porche.
00:19:00Cet incendie, vous le disiez, il y a de nombreuses maisons qui ont brûlé,
00:19:03comme celle de Brice.
00:19:04Ça faisait un an et demi, Brice, que tu étais installé ici, dans cette maison.
00:19:08Vous habitiez juste à côté avant.
00:19:10Hier soir, vous êtes présent dans cette réunion.
00:19:13Comment, quel sentiment à la sortie vous en avez eu ?
00:19:16Plus de colère.
00:19:18Plus de...
00:19:19C'est même plus de la tristesse.
00:19:20C'est vraiment de la colère pure et dure.
00:19:22On attendait des réponses.
00:19:23Ils ont tourné autour du pot.
00:19:25Ils nous ont pris pour des ânes.
00:19:26Ce sont des gens incompétents.
00:19:28On sait qu'on n'aura jamais les réponses à nos questions.
00:19:31Pourquoi on a été abandonné au profit du ferré ?
00:19:34Je n'ai pas honte à le dire et je le crierai haut et fort,
00:19:36puisque c'est une vérité.
00:19:37Moi, j'ai été évacué sur l'Aige-Cap-Ferrin.
00:19:39On a vu les pompiers à l'Aige.
00:19:40Ils étaient plus de 200.
00:19:41Il n'y avait plus rien au porge.
00:19:43Comment ils expliquent que nos maisons ont été filmées en train de brûler ?
00:19:47Tout ça, on n'a eu aucune réponse.
00:19:49Pourquoi nous et pas les autres ?
00:19:51On n'en aura aucune.
00:19:52Et il y a énormément de colère.
00:19:54Énormément.
00:19:54Effectivement, ils ont essayé d'expliquer qu'il y a eu plus de 120 largages,
00:19:59qu'il y avait des forces,
00:20:00qu'il y a eu des sautes de feu aussi de plus de 1 km.
00:20:04Tout ça, c'est difficile à entendre.
00:20:06Mais ce ne sont que des explications qui ne vous suffisent pas.
00:20:10Non, puisque tout ça, déjà, ce sont des bêtises.
00:20:13On a été énormément de bénévoles à être restés sur place.
00:20:16Les 120 largages, personnellement,
00:20:18tous les villageois du porge, on ne les a pas vus.
00:20:22De toute façon, on n'a rien vu.
00:20:24On a vu le début que les pompiers, ils tournaient dans le porge, à droite, à gauche.
00:20:27Ils se mettaient sur les routes.
00:20:28À aucun moment, ils ne sont rentrés dans le feu.
00:20:30Je suis d'accord qu'ils ont perdu des soldats avant.
00:20:32Mais s'ils auraient fait leur métier correctement,
00:20:35sous les ordres de M. Vermelin,
00:20:37s'il aurait fait mieux, fait son travail.
00:20:39Ce que je veux dire, c'est qu'on n'aurait peut-être pas eu autant de maisons brûlées au
00:20:41porge.
00:20:41Ça, c'est sûr et certain.
00:20:43Vous n'avez pas eu non plus de réponse vraiment sur l'avenir.
00:20:46J'ai pu rencontrer le maire la semaine dernière
00:20:49qui espérait que les premières maisons se sortiraient de terre refaites dans un an,
00:20:53peut-être trois ans pour les plus longues.
00:20:54Ça, encore, ce n'est pas sûr du tout.
00:20:56Il n'y a pas vraiment de réponse autour de ces questions-là.
00:20:58Il n'y a eu aucune réponse.
00:21:00Il y a eu de l'argent.
00:21:02Ça a parlé d'argent, ça a parlé de choses, ça parle beaucoup.
00:21:04Nous, ce qu'on attend, c'est des actions concrètes.
00:21:07Le temps qu'on n'aura pas ça, les habitants du porge,
00:21:09et je parle au nom des habitants du porge,
00:21:11on ne croira pas à ces belles paroles de la préfète
00:21:14dont moi, je l'appelle la honte de la géronde.
00:21:17Donc, vous voyez, c'est très compliqué encore ici.
00:21:20Les réponses, les gens les attendent.
00:21:21Il va falloir maintenant réussir à passer quand même à autre chose,
00:21:24commencer à reconstruire.
00:21:26Les assurances vont se mettre en route,
00:21:27mais ça peut aussi durer assez longtemps.
00:21:29Cela va dépendre des zones.
00:21:31Cela va dépendre de la possibilité de reconstruire ou pas.
00:21:33Certaines zones risquent de ne plus être constructibles non plus.
00:21:35En tout cas, il va falloir respecter à la reconstruction les plans d'origine,
00:21:40se rapprocher le plus possible pour pouvoir reconstruire rapidement.
00:21:43Quand il va y avoir des changements par rapport au terrain,
00:21:46aux nouvelles lois, tout simplement, dues à la forêt,
00:21:48ça risque d'être beaucoup plus long.
00:21:50Cela va en tout cas être très compliqué ici au porge
00:21:52pour réussir à passer à autre chose.
00:21:53Merci beaucoup, Jérôme Rampenot, avec Malo Steiner,
00:21:56justement, au porge, avec le témoignage poignant de cet habitant
00:22:00qui dit les choses comme elles sont,
00:22:04qui n'a pas peur des autorités,
00:22:06qui n'a pas ce côté, j'allais dire, feutré,
00:22:08qui espérait sans doute, d'ailleurs, Madame la Préfète,
00:22:11parce qu'elle a dû se dire, je vais organiser une réunion,
00:22:15je vais leur dire qu'on était tous là,
00:22:16qu'on était bienveillants, qu'on a fait ce qu'on a pu.
00:22:19Et vous avez eu plusieurs échanges.
00:22:22Vous avez vu un homme qui a dit,
00:22:24mais attendez, là, ce n'est pas une question d'argent,
00:22:26comme le disait Brice, qu'on vient de voir.
00:22:29C'est le lit de ma mère qui a brûlé,
00:22:32sur lequel ma mère m'a enfanté.
00:22:33Et puis, il y a eu aussi un autre qui disait,
00:22:36mais nous, on était prêts, avec certains voisins,
00:22:39d'aller éteindre l'incendie.
00:22:41Les pompiers nous ont interdit de pénétrer dans la zone.
00:22:43Alors, je sais qu'il y a des règles de sécurité en France
00:22:47et qu'on ne peut pas se substituer aux pompiers.
00:22:49Mais il y a eu cette colère immense hier soir,
00:22:52dans cette réunion organisée, encore une fois, par les autorités,
00:22:58où sans doute, Raphaël Staville, les autorités se sont dit,
00:23:00en fait, on va dialoguer, puis ça va bien se passer.
00:23:03Je ne suis pas sûr que les autorités, à aucun moment,
00:23:06aient pu envisager que cette réunion puisse se passer de manière courtoise.
00:23:14la colère, la détresse de ces sinistrés étaient attendues.
00:23:19C'est pour ça que, avant peut-être d'accabler...
00:23:22Là, on atteint un point, quand même.
00:23:24Avant peut-être d'accabler les autorités, je pense que, malgré tout,
00:23:27il faut souligner le fait que la préfète,
00:23:30madame la préfète, ne s'est pas absolument dérobée à ses responsabilités,
00:23:35ou en tout cas à son souci de maintenir un dialogue avec ses habitants.
00:23:40Après, effectivement, le reste, on voit très bien, l'État a failli.
00:23:45Les habitants du Porge ont l'impression d'avoir été abandonnés.
00:23:51C'est un leitmotiv qui revient dans la bouche de tous ces habitants.
00:23:57Et effectivement, on a l'impression qu'un choix a été fait
00:24:03de sacrifier le Porge pour, finalement, sanctuariser la ville du Cap-Ferré
00:24:10qui, dans sa situation géographique, si le feu avait continué de progresser,
00:24:15menaçait des dizaines de milliers d'habitants
00:24:18qui étaient pris au piège par cet incendie.
00:24:20Il faut quand même, malgré tout, le rappeler.
00:24:22Et ça n'enlève en rien la colère de ces habitants.
00:24:25Une séquence très, très dure que vous aurez l'occasion de revoir, bien sûr, sur CNews.
00:24:28Dans un instant, nous, on va s'attarrasser au Népal
00:24:29puisqu'on a un nouveau bilan de 360 morts
00:24:33avec des Français également qui ont péri dans cette catastrophe
00:24:37ou des Français dont on n'a plus de nouvelles.
00:24:39On fait le point dans un instant.
00:24:40C'est l'Info de Villeneuve.
00:24:41Restez avec nous.
00:24:45Et dans un instant, retour sur la catastrophe au Népal
00:24:48avec 360 morts derniers bilans
00:24:50et des Français également disparus dans cette catastrophe.
00:24:53Mais d'abord, les toutes dernières informations.
00:24:55Félicité Kindoki.
00:24:56Rebonjour à tous.
00:24:57Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit
00:25:01entre l'Iran et les États-Unis,
00:25:03a rencontré aujourd'hui le chef de la diplomatie iranienne à Téhéran.
00:25:06L'objectif est de tenter de relancer la voie diplomatique
00:25:09littéralement au point mort après six mois de guerre
00:25:11en abordant notamment les sujets sur la liberté de navigation
00:25:15dans le détroit d'Hormuz
00:25:15et la nécessité de revenir au statu quo antérieur
00:25:19au début de la guerre dans cette voie maritime très stratégique.
00:25:22À Paris, le trafic ferroviaire interrompu depuis ce matin
00:25:25à la gare Montparnasse après une panne d'installation électrique
00:25:27reprend progressivement.
00:25:29Le problème technique est survenu ce matin
00:25:32et a entraîné de lourdes répercussions sur les départs
00:25:34avec une cascade d'annulation jusqu'à maintenant
00:25:37particulièrement sur les liaisons TGV vers la Bretagne,
00:25:40Nantes ou encore Bordeaux.
00:25:41D'importants retards sont à prévoir.
00:25:43Le trafic devrait revenir à la normale seulement dans la soirée.
00:25:46Toujours à Paris, une enquête a été ouverte
00:25:49après la découverte d'une soixantaine de migrants
00:25:51retrouvés dans un poids lourd garés dans une rue du 18e arrondissement.
00:25:55Les femmes, les enfants et d'autres porteurs
00:25:57d'un récépissé de demandes de statut de réfugiés
00:25:59ont été laissés libres.
00:26:01Les 26 étrangers restant sans titre de séjour
00:26:03ont été pris en charge pour être placés
00:26:05en retenue administrative dans le quartier.
00:26:07Les riverains sont inquiets. Écoutez ce témoin.
00:26:10Ils sont effectivement venus en face de notre résidence
00:26:13et qui ont longé le périphérique de chez nous
00:26:20vers la porte de Bervilliers,
00:26:22cherchant pour un premier temps un point d'appui.
00:26:24Effectivement, ça a été déjà un événement très choquant
00:26:29pour les habitants.
00:26:30On aborde déjà la rentrée scolaire pour les enfants.
00:26:35Et puis, c'est un passage que les enfants
00:26:37empruntent pour aller à l'école, voyez.
00:26:38Parce qu'ici, on est dans une résidence
00:26:41qui est très en amont du périphérique.
00:26:45Et puis, de l'autre côté, il y a l'école
00:26:48qui reçoit les enfants.
00:26:52Côté météo, le département des Pyrénées-Orientales
00:26:55placé en vigilance rouge pour risques très élevés
00:26:58aux feux de forêt, avec une surveillance accrue
00:27:00dans la région de Perpignan,
00:27:02particulièrement exposée à une sécheresse
00:27:04très forte de la végétation,
00:27:05puisqu'il n'a presque pas plu
00:27:06lors des derniers passages orageux.
00:27:08Jusqu'où monteront les prix des carburants ?
00:27:11Si la barre symbolique des 2 euros le litre
00:27:13a déjà été franchie,
00:27:14certaines stations affichent des tarifs records,
00:27:16atteignant les 2,50 euros le litre,
00:27:18voire même 2,80 euros pour le gasoil.
00:27:21Aucune baisse n'est prévue pour la rentrée de septembre.
00:27:23Écoutez le président du METEF
00:27:25qui déplore une situation incertaine.
00:27:27On l'a vu depuis le mois de mars,
00:27:30on a eu une forte volatilité des prix,
00:27:34avec malgré tout un baril
00:27:38qui aurait pu être beaucoup plus cher
00:27:40qu'il n'a été pendant cette période de crise.
00:27:42Alors c'est jamais satisfaisant,
00:27:44mais c'est ce qu'on a vécu dans d'autres crises.
00:27:46Et pour l'avenir,
00:27:48c'est très compliqué de se positionner,
00:27:50eu égard justement à ces multiples vagues
00:27:53de hausses, de baisse, de vagues, de hausses, de baisse.
00:27:56Si enfin une situation est apaisée
00:27:59à défaut d'une paix totale
00:28:01dans le golfe du Moyen-Orient,
00:28:03on aura assez rapidement un retour à la normale.
00:28:07Et on vient d'écouter Francis Pousse,
00:28:09un président national,
00:28:10des stations-service.
00:28:12La bataille navale dans le détroit d'Hormuz,
00:28:14cette nuit,
00:28:15un navire a été touché
00:28:16par un projectile inconnu
00:28:18qui a provoqué un incendie à bord.
00:28:20L'agence maritime britannique,
00:28:21Hucmo, précise que le feu est atteint
00:28:23et que l'équipage est sain et sauf,
00:28:25sans donner plus d'informations
00:28:26sur la nationalité
00:28:27et le sens de la circulation du pétrolier.
00:28:30C'était ce qu'il fallait savoir.
00:28:31Merci beaucoup, Félicité Kindoki,
00:28:33qui fait donc partie de cette team,
00:28:35de cette grande équipe de l'Info de Villeneuve,
00:28:37puisque dans l'Info de Villeneuve,
00:28:39il y a info et c'est un tour d'horizon complet
00:28:41de l'information que l'on vous propose
00:28:43chaque après-midi sur CNews.
00:28:46Je suis avec Noël Lenoir,
00:28:48avec Raphaël Steinville,
00:28:50Michel Chevalet,
00:28:51mon cher Michel,
00:28:52c'est un plaisir de vous accueillir,
00:28:53journaliste scientifique sur CNews,
00:28:55pour parler de cette catastrophe.
00:28:57Nous avons débuté hier,
00:28:58quand on a appris qu'on a eu les premières images
00:29:01de cette catastrophe absolument épouvantable au Tibet.
00:29:05Les images sont impressionnantes,
00:29:07parlent d'elles-mêmes.
00:29:07Le bilan humain fait désormais état
00:29:09de 359 morts au Népal.
00:29:11Pour le moment,
00:29:121300 personnes portaient disparues,
00:29:14dont de nombreux ressortissants
00:29:16étrangers.
00:29:16Parmi eux, 4 Français,
00:29:18les experts de l'Institut d'études géologiques
00:29:20des Etats-Unis suspectent
00:29:21un effondrement de glaciers
00:29:22et une coulée de débris
00:29:24qui ont entraîné des conséquences catastrophiques.
00:29:26Dans les jours à venir,
00:29:27les scientifiques du monde entier
00:29:28étudieront un potentiel lien
00:29:30entre les changements climatiques
00:29:32et le drame-explication d'Anaïs Bauché.
00:29:37Sur cette vidéo surveillance,
00:29:39on peut voir une coulée de boue
00:29:40qui détruit tout sur son passage
00:29:42en quelques secondes.
00:29:44Sur cette autre vidéo,
00:29:46un bâtiment est englouti
00:29:47par le torrent dévastateur
00:29:48en un instant.
00:29:50Sur ces images,
00:29:51cet homme,
00:29:52piégé sur le toit d'un immeuble,
00:29:53est évacué par hélicoptère.
00:29:55Selon les médias chinois,
00:29:56tout est parti d'un glissement
00:29:57de terrain côté tibétain.
00:29:59Le Népal a ensuite été touché.
00:30:01La crue a balayé la vallée
00:30:02de la rivière Trichouli
00:30:03au nord de Katmandou
00:30:04et celle de Bottecochi,
00:30:05à l'est de la capitale.
00:30:07Les habitants sont marqués
00:30:09par la violence de la crue.
00:30:10Mon beau-frère tenait
00:30:11un magasin d'alcool ici.
00:30:13J'ai reçu un appel
00:30:14de sa part ce matin.
00:30:15Il pleurait
00:30:16et disait que toutes leurs maisons
00:30:17avaient été emportées.
00:30:19Trois membres de la famille
00:30:20ont été secourus
00:30:21mais son frère
00:30:22est toujours porté disparu.
00:30:23J'ai vu les eaux
00:30:24emporter 8 ou 9 camions
00:30:25ainsi que des maisons
00:30:27et des personnes.
00:30:28C'était absolument déchirant.
00:30:29Cela fait 18 ans
00:30:30que j'enseigne ici
00:30:31et je n'ai jamais vu
00:30:33quelque chose comme ça.
00:30:34Des centaines de personnes
00:30:35sont portées disparues
00:30:36dont de nombreux touristes étrangers.
00:30:37Côté Népalais,
00:30:39les autorités continuent
00:30:40à évacuer les habitants
00:30:41et à rechercher
00:30:42les survivants
00:30:42coincés dans la boue
00:30:43et les débris.
00:30:44Le Premier ministre
00:30:45Balandracha
00:30:45a appelé la nation
00:30:47à rester unie.
00:30:47De son côté,
00:30:49le président chinois
00:30:49Xi Jinping
00:30:50a annoncé que la priorité absolue
00:30:52était de rechercher
00:30:53les personnes disparues,
00:30:54évacuer les habitants
00:30:55en danger
00:30:55et soigner rapidement
00:30:56les victimes.
00:30:58Voilà donc pour ce point
00:31:00et je le dis effectivement
00:31:02ce sont des scientifiques
00:31:03du monde entier
00:31:04qui viendront,
00:31:04Michel Chevalet,
00:31:05étudier ce potentiel lien
00:31:07avec ce qu'on nomme
00:31:09le dérèglement climatique
00:31:10et ce qui s'est passé.
00:31:11Mais en fait,
00:31:11on le verra tout à l'heure
00:31:12dans cette émission,
00:31:14de tout temps,
00:31:15des glaciers se sont détachés.
00:31:17Ce n'est pas un phénomène nouveau.
00:31:19Et de telles cassatrophes
00:31:20se sont déjà produites
00:31:24chez nous,
00:31:25même en France,
00:31:26à Aix-les-Bains.
00:31:27Par exemple,
00:31:27la rupture d'une poche d'eau
00:31:28avait noyé une partie
00:31:31de cette...
00:31:32J'en ai retrouvé, moi,
00:31:34des redoutables.
00:31:36Au Pérou,
00:31:37au Pérou,
00:31:37il y a eu plusieurs milliers
00:31:39de morts
00:31:39pour la rupture
00:31:41d'une poche sous-glaciaire.
00:31:42Je vais expliquer après
00:31:43ce qui se passe.
00:31:45Toujours,
00:31:46on est dans une zone
00:31:46instable.
00:31:47En février 2021,
00:31:50toujours,
00:31:51dans la même région,
00:31:52au Népal,
00:31:54en juillet 2025,
00:31:56à nouveau,
00:31:56rupture d'une poche glaciaire.
00:31:58Enfin, le problème,
00:31:58c'est quoi ?
00:31:59Le glacier,
00:32:01c'est un glacier
00:32:01qui était à 5000 mètres
00:32:02d'attitude.
00:32:03Donc, déjà,
00:32:04hors, disons,
00:32:05du dégel,
00:32:06en quelque sorte.
00:32:07Bien qu'il fasse
00:32:08très chaud.
00:32:09Mais,
00:32:10un glacier,
00:32:10ça fond par le dessus.
00:32:12On voit bien
00:32:12la mer de glace.
00:32:13Elle maigrit par le dessus,
00:32:15mais par le dessous.
00:32:16Et quand ça fond par le dessous,
00:32:18ça forme une poche d'eau
00:32:19qui est bloquée.
00:32:20Et elle s'écoule
00:32:21sous forme d'eau torrent.
00:32:22Et cette poche d'eau
00:32:24rencontre,
00:32:24comme le glacier recule,
00:32:26les moraines.
00:32:27Vous savez,
00:32:27le glacier pousse devant lui
00:32:28des débris.
00:32:29Ça fait un gros tas de débris
00:32:30qu'on appelle une moraine.
00:32:31Et donc, derrière,
00:32:32il y a un lac
00:32:33qui se forme.
00:32:34Et là,
00:32:35il y a une rupture,
00:32:36on ne sait pas pourquoi,
00:32:38du glacier.
00:32:39La masse de glace
00:32:40tombe
00:32:41dans ce lac glaciaire
00:32:43qui va déborder
00:32:44par-dessus la moraine
00:32:46et dévaler
00:32:47dans la vallée
00:32:48puisque c'est très pentu.
00:32:50Et quand vous voyez
00:32:50sur les images,
00:32:51vous voyez que c'est dans des gorges.
00:32:53C'est-à-dire que toute l'eau
00:32:54s'engouffe
00:32:55avec les rochers,
00:32:56avec les troncs d'arbres,
00:32:57avec la boue
00:32:58qui déboule
00:32:59à une vitesse
00:32:59de 50 à 60 km par heure
00:33:02sur une hauteur
00:33:03de 2,
00:33:043,
00:33:044 et parfois
00:33:0510 mètres de haut
00:33:07quand il y a un obstacle.
00:33:08Et ça a tout balayé
00:33:09sur le bassin.
00:33:10Et c'est arrivé dans la vallée.
00:33:11Ça a emprunté
00:33:12le cheminement d'une rivière
00:33:13et c'est l'image
00:33:14que l'on voit là.
00:33:15Ça arrive
00:33:15dans la vallée.
00:33:16Dans la vallée,
00:33:18c'est une vague
00:33:18en quelque sorte,
00:33:19on le voit très bien,
00:33:20qui fait 1,5 mètre à 2 mètres de haut.
00:33:22Et à un moment,
00:33:23elle arrive au poste frontière.
00:33:24C'est l'image
00:33:25la plus bluffante
00:33:26que l'on voit.
00:33:27Vous avez ce gros poste frontière,
00:33:29disons,
00:33:30à la soviétique,
00:33:30énorme.
00:33:31Et bien,
00:33:32vous voyez que l'eau
00:33:32s'accumule derrière,
00:33:34passe par-dessus
00:33:35et va tout balayer
00:33:37les autres cars,
00:33:38les habitations.
00:33:39Et devant cela,
00:33:41on est complètement impuissant.
00:33:43Voilà donc le mécanisme.
00:33:45Alors,
00:33:45j'avais parlé hier
00:33:45d'un tremblement de terre.
00:33:47Il y en a bien eu un.
00:33:48En fait,
00:33:48c'est l'effondrement
00:33:50du glacier
00:33:51qui a généré
00:33:52des ondes sismiques
00:33:53qui ont été enregistrées.
00:33:55Voilà.
00:33:55J'avais pris la cause
00:33:56pour les effets.
00:33:57On était à chaud
00:33:58sur l'information.
00:34:00Michel,
00:34:00qu'est-ce que ça va faire ?
00:34:01Parce que nous,
00:34:02dans notre métier
00:34:03chez les journalistes,
00:34:04on dit souvent
00:34:05qu'il y a autant d'avis
00:34:05qu'il y a de journalistes.
00:34:06Oui.
00:34:07Qu'est-ce que ça va faire
00:34:08les scientifiques du monde entier
00:34:09qui vont étudier
00:34:11le problème,
00:34:13la cause
00:34:13ou la conséquence
00:34:14de ce qui s'est passé ?
00:34:15Est-ce qu'ils vont tous
00:34:16être d'accord ?
00:34:17À quoi ça sert,
00:34:18en fait,
00:34:18d'avoir tout ce maelstrom
00:34:19de scientifiques ?
00:34:20attendez,
00:34:21vous avez raison,
00:34:21mais ils ont tiré
00:34:22le signal d'alarme.
00:34:24Il y a eu un rapport
00:34:24de l'UNESCO
00:34:25sur les risques
00:34:27de crues glaciaires.
00:34:29Moi,
00:34:29je l'avais consulté
00:34:30à l'époque.
00:34:30J'avais fait un sujet
00:34:32sur CNews,
00:34:32mais ma foi,
00:34:33on a dit
00:34:34« Bon,
00:34:36Nietzsche et vous,
00:34:36disent les Russes,
00:34:37on verra. »
00:34:38Un rapport également
00:34:39du GIEC
00:34:39qui avait dit
00:34:40« Attention,
00:34:41attention,
00:34:42le réchauffement climatique
00:34:43va accélérer
00:34:45la fonte des glaciers. »
00:34:46Et on le constate,
00:34:47nous,
00:34:47rien que dans nos glaciers
00:34:49alpins.
00:34:50Et il y a
00:34:50un risque
00:34:51de crues glaciaires.
00:34:52Et il y a des menaces
00:34:54en France également.
00:34:55Il y a,
00:34:56je vais dire,
00:34:57ex-les-bains.
00:34:58Il y a également
00:34:59à Tignes,
00:35:00à Tignes,
00:35:01un glacier
00:35:01au-dessus de la station.
00:35:03Et il y a un lac
00:35:04sous le glacier.
00:35:05Et donc,
00:35:06on entreprend
00:35:07des opérations
00:35:07de pompage
00:35:08de l'eau.
00:35:09Mais tout ça,
00:35:10c'est suivi.
00:35:11Donc,
00:35:11tout le problème,
00:35:12c'est,
00:35:13pouvait-on prévoir cela ?
00:35:14Tirez-il l'alarme ?
00:35:15Il y avait une menace,
00:35:17oui.
00:35:17Mais encore,
00:35:18faudrait-il que tout
00:35:19soit instrumenté
00:35:20et suivi.
00:35:21Et on suivra tout à l'heure
00:35:23avec Jean-Marc Payet,
00:35:25le maire de Saint-Gervais,
00:35:27effectivement,
00:35:28cette catastrophe
00:35:28en 1892
00:35:29qui avait fait
00:35:31175 morts.
00:35:33Attendons,
00:35:34pour l'instant,
00:35:35effectivement,
00:35:36ces experts
00:35:36qui vont tirer
00:35:37des conclusions
00:35:37et écoutons surtout
00:35:38les habitants
00:35:40de cette région
00:35:40du monde,
00:35:41les Népalais,
00:35:42totalement dévastés,
00:35:43écouter ces habitants.
00:35:46Il y a eu
00:35:47d'énormes pertes humaines,
00:35:48sans parler
00:35:49des biens détruits.
00:35:51Il ne reste plus
00:35:52que 4 ou 5 maisons.
00:35:56Nous étions
00:35:56à l'étage supérieur.
00:35:58L'eau est montée
00:35:58jusque-là
00:35:59et la submergée.
00:36:02Le sol était couvert
00:36:03de boue.
00:36:07Nous ne pouvions pas
00:36:08descendre jusqu'à
00:36:08l'endroit où j'habitais,
00:36:10même s'il était tout près
00:36:11à cause de la boue.
00:36:15J'ai vu les eaux
00:36:16emporter 8 ou 9 camions,
00:36:18ainsi que des maisons
00:36:19et des personnes.
00:36:20C'était absolument
00:36:21déchirant.
00:36:24Cela fait 18 ans
00:36:25que j'enseigne ici
00:36:25et je n'ai jamais vu
00:36:27quelque chose de pareil.
00:36:29Voilà,
00:36:30et effectivement,
00:36:30ce bilan provisoire,
00:36:33359 morts,
00:36:34sans doute beaucoup plus
00:36:35quand on a vu
00:36:36les personnes
00:36:37à ce poste frontière
00:36:39en essayant de fuir
00:36:40alors que des autocars
00:36:41leur tombaient dessus.
00:36:42Qu'est-ce qu'on fait
00:36:43généralement ?
00:36:43Il y a une cellule
00:36:44de crise évidemment
00:36:45au ministère
00:36:46des Affaires étrangères
00:36:47qui se met en place,
00:36:48qui essaie de...
00:36:48On parle de 4 Français
00:36:50disparus,
00:36:51Noël,
00:36:51le Noir,
00:36:51et évidemment,
00:36:52que peuvent faire
00:36:53modestement
00:36:54les autorités françaises ?
00:36:55Alors,
00:36:56je pense déjà
00:36:56que le gouvernement
00:36:57du Népal
00:36:58a dû appeler
00:36:58les Chinois,
00:36:59puisque il y a même,
00:37:01je crois,
00:37:01comprendre l'armée chinoise
00:37:03qui est sur place.
00:37:04Est-ce qu'il y a
00:37:06une demande aussi
00:37:08de voir venir
00:37:09des secouristes français ?
00:37:11Je pense malheureusement,
00:37:13sans être scientifique
00:37:14moi-même,
00:37:15que ceux qui sont
00:37:15sous la boue,
00:37:17ce n'est pas du tout
00:37:17comme pour les tremblements
00:37:18de terre.
00:37:19Ce que disait Michel hier,
00:37:20c'est que la boue séchait
00:37:21et que ça donnait du ciment.
00:37:24Quand les gens sont prisonniers
00:37:25de la boue,
00:37:25la boue en séchant
00:37:27fait que vous êtes
00:37:28complètement prisonniers.
00:37:30C'est du béton,
00:37:30après.
00:37:31C'est là le boulot.
00:37:31Moi, ce que je pense,
00:37:32c'est que quand même,
00:37:33il faut une réflexion,
00:37:34puisque,
00:37:35comme vous l'avez fort bien décrit,
00:37:37il y a quand même
00:37:38des zones de risque.
00:37:39Oui,
00:37:39c'est une zone.
00:37:40Alors,
00:37:40ces zones de risque,
00:37:41évidemment,
00:37:42les pays sont plus ou moins armés
00:37:43et plus ou moins développés,
00:37:45je dirais,
00:37:46pour pouvoir prendre les mesures
00:37:48qui s'imposent,
00:37:49mais il y a une organisation
00:37:50qui s'appelle
00:37:50les Nations Unies.
00:37:51Alors, c'est très bien d'alerter,
00:37:53mais il y a quand même
00:37:54des milliards
00:37:55qui sont drainés
00:37:56vers l'organisation
00:37:58des Nations Unies
00:37:59et on ne sait pas très bien
00:38:00s'ils sont équipés
00:38:02pour apporter
00:38:03les secours nécessaires
00:38:04et surtout,
00:38:05financer les États
00:38:06qui n'ont pas
00:38:07ni la technologie
00:38:08ni les finances
00:38:09pour essayer
00:38:10de désigner
00:38:11des zones à risque,
00:38:13peut-être les gérer,
00:38:14mais surtout,
00:38:14ne pas permettre
00:38:16d'implantation.
00:38:17Moi,
00:38:18j'étais maire
00:38:18d'une commune
00:38:19où il y avait
00:38:20une zone inondable.
00:38:22Mon prédécesseur
00:38:23avait commercialisé
00:38:24ces terrains.
00:38:26Après,
00:38:26c'est très difficile.
00:38:27Il y a eu
00:38:27pas mal de dégâts.
00:38:29Après,
00:38:29c'est très difficile
00:38:30d'intervenir
00:38:31parce que si vous demandez
00:38:32aux gens
00:38:33d'accepter
00:38:34que ce soit classé
00:38:35en zone à risque,
00:38:36leur maison
00:38:37vaut zéro.
00:38:38Et alors,
00:38:40on est confronté
00:38:41à d'importants
00:38:42problèmes
00:38:43et je pense
00:38:44que là,
00:38:45je n'ai pas du tout
00:38:45entendu parler
00:38:46des Nations Unies,
00:38:47sauf le GIEC
00:38:48pour faire des analyses.
00:38:49Mais j'espère
00:38:50que là-bas,
00:38:50ils ont envoyé
00:38:51des secours
00:38:52et j'aimerais bien
00:38:53qu'on puisse être
00:38:54au courant
00:38:54parce qu'on n'est jamais
00:38:55au courant
00:38:55de ce qui est fait.
00:38:57Et que pour une fois,
00:38:58il y a un rendu compte
00:38:58de la part des Nations Unies
00:39:00pour savoir si vraiment
00:39:01d'avoir détecté
00:39:02des zones à risque,
00:39:03ça les transforme
00:39:04en une organisation
00:39:05un tout petit peu plus utile
00:39:07qu'elle n'est aujourd'hui.
00:39:08En tout cas,
00:39:08c'est une catastrophe
00:39:10majeure,
00:39:11une catastrophe
00:39:11d'ordre mondial.
00:39:13Effectivement,
00:39:14les Nations Unies,
00:39:14souvent,
00:39:15on se demande
00:39:16pourquoi est-ce qu'ils
00:39:17prennent la parole
00:39:17parfois dans des conditions
00:39:19où qu'est-ce que ça peut faire
00:39:21que les Nations Unies
00:39:22prennent ou alertent
00:39:22sur tel ou tel problème
00:39:23dont on sait,
00:39:24on a diagnostiqué
00:39:25un enfant de 4 ans
00:39:26pourrait le faire
00:39:26que la situation est grave.
00:39:28Là, en l'occurrence,
00:39:28ça pourrait se mettre en place.
00:39:29Est-ce que là,
00:39:30effectivement,
00:39:31Raphaël Steinville,
00:39:32il y a aussi,
00:39:33encore une fois,
00:39:34ces 4 Français
00:39:36qui ont disparu.
00:39:38Bon,
00:39:38ne vont pas faire grand-chose,
00:39:39mais il faudra s'intéresser
00:39:40sur plusieurs.
00:39:42D'ailleurs,
00:39:42on me dit
00:39:43puisque 4 Français,
00:39:44c'était tout à l'heure,
00:39:45et là,
00:39:46comme on dit plusieurs,
00:39:47ça veut dire
00:39:47qu'il y en a peut-être
00:39:47plus que 4
00:39:48et on ne peut pas faire grand-chose
00:39:51à part, effectivement,
00:39:51prévoir les risques.
00:39:53Oui,
00:39:54mais cette question,
00:39:55elle est essentielle.
00:39:57On a évoqué
00:39:58les changements climatiques,
00:39:59les dérèglements climatiques
00:40:01et effectivement,
00:40:02si on ne se pose pas
00:40:03de la question
00:40:03de savoir
00:40:04si nos infrastructures,
00:40:07l'implantation
00:40:08d'un certain nombre
00:40:08de villes,
00:40:09de villages
00:40:12sont susceptibles
00:40:13d'être impactées
00:40:14par ce que vous appelez
00:40:16les crues glaciaires,
00:40:18on passe à côté du sujet
00:40:20et c'est vrai,
00:40:21bien évidemment,
00:40:22dans ces pays
00:40:23comme le Népal,
00:40:24mais aussi précisément,
00:40:26peut-être aussi,
00:40:26chez nous,
00:40:27dans un certain nombre
00:40:28de zones à risque
00:40:29dont il faudrait s'assurer,
00:40:32en tout cas,
00:40:33se montrer
00:40:33d'une vigilance particulière
00:40:35auprès d'un certain nombre
00:40:36de barrages
00:40:37qui,
00:40:38s'ils ne sont pas vétustes,
00:40:39en revanche,
00:40:40dans les rapports
00:40:41tels qu'ils sont documentés
00:40:44ces dernières années,
00:40:47soulignent
00:40:48une dette de rénovation,
00:40:50c'est-à-dire qu'il y a
00:40:50un certain nombre
00:40:51d'enjeux
00:40:51qui consistent vraiment
00:40:53à s'assurer
00:40:54que ces barrages
00:40:56qui aujourd'hui
00:40:57sont solides
00:41:00soient suffisamment
00:41:01entretenues
00:41:01pour pouvoir
00:41:03résister
00:41:04à ces crues
00:41:05qui,
00:41:05jusqu'à présent,
00:41:06sont une nouveauté,
00:41:07en tout cas,
00:41:08dans nos pays,
00:41:09nos paysages.
00:41:10Alors justement,
00:41:11allons du côté
00:41:12de Saint-Gervais-les-Bains,
00:41:13Haute-Savoie,
00:41:14une partie du glacier
00:41:14de la Tête-Rousse
00:41:15en 1892
00:41:17s'était effondré,
00:41:19la poche d'eau
00:41:20du glacier
00:41:20a déferlé
00:41:21dans la vallée,
00:41:21il y avait eu
00:41:22175 morts.
00:41:24On en parle
00:41:24avec le maire
00:41:26de Saint-Gervais,
00:41:27Bonjour Jean-Marc Payet,
00:41:28merci beaucoup
00:41:29d'être avec nous.
00:41:30Même 130 ans
00:41:30après cette catastrophe,
00:41:32vous restez
00:41:33vigilants,
00:41:34bien sûr.
00:41:36Bonjour,
00:41:36on reste vigilants.
00:41:37Pourquoi ?
00:41:38C'est parce qu'en 2009-2010,
00:41:40on a retrouvé
00:41:41une poche d'eau
00:41:42qui était d'un volume
00:41:44identique,
00:41:44celui de 1892,
00:41:46à la suite
00:41:47d'une étude toute bête
00:41:48qui était une étude
00:41:49de scientifiques
00:41:51pour justement
00:41:52sculpter le glacier
00:41:53de Tête-Rousse.
00:41:54Et en fait,
00:41:54on s'est aperçu
00:41:55de quoi ?
00:41:56Alors,
00:41:56le glacier de Tête-Rousse,
00:41:57c'est un glacier
00:41:57qui est à l'envers.
00:41:59Ce n'est pas un glacier
00:42:00qui coule
00:42:01comme une langue
00:42:02sur de la montagne,
00:42:03c'est un glacier
00:42:04qui est en pointe
00:42:05de diamant
00:42:06et on marche
00:42:07sur le sommet
00:42:08et il y a 74 mètres
00:42:09de glace dessous.
00:42:11Et donc,
00:42:11c'est un piège à eau
00:42:13parce que le glacier,
00:42:15le dessus du glacier
00:42:16est en glace tempérée,
00:42:18c'est-à-dire
00:42:18à zéro degré
00:42:19et laisse passer l'eau.
00:42:20Et le glacier,
00:42:21il a explosé
00:42:22en 1892
00:42:23et il a failli
00:42:23faire pareil
00:42:24en 2009-2010.
00:42:26Donc,
00:42:26on a pompé.
00:42:27On a pompé
00:42:28pour protéger
00:42:29la population.
00:42:30Pourquoi ?
00:42:30Parce que ce n'était
00:42:31pas 175 morts
00:42:33qui auraient été
00:42:34à dénombrer,
00:42:35cela aurait été
00:42:362,
00:42:363 000,
00:42:374 000 morts
00:42:38puisqu'en fait,
00:42:39l'urbanisation a fait
00:42:40que les habitants
00:42:42sont beaucoup plus nombreux.
00:42:43Donc,
00:42:44nous,
00:42:44ce glacier-là,
00:42:46c'est le plus surveillé
00:42:47du monde.
00:42:48Il est surveillé
00:42:49en permanence.
00:42:49On n'a pas de soucis
00:42:51le jour où une poche d'eau
00:42:53est trop importante,
00:42:54on la pompe
00:42:55et donc il est
00:42:56le plus surveillé
00:42:57du monde.
00:42:57Mais c'est une véritable leçon.
00:43:00C'est-à-dire que
00:43:00lorsqu'on a connaissance
00:43:02des choses,
00:43:03on peut à la limite
00:43:04faire quelque chose.
00:43:05Je dis bien
00:43:05à la limite
00:43:07parce que j'entends
00:43:08et j'ai entendu
00:43:09les commentateurs,
00:43:10on est encore
00:43:10dans une dynamique
00:43:11de dire
00:43:11qu'on est presque
00:43:12capable de résister.
00:43:14Eh bien non,
00:43:15on n'est pas capable
00:43:15de résister
00:43:16et l'argent,
00:43:17que ce soit celui
00:43:18des Nations Unies,
00:43:19celui de la France,
00:43:20celui de l'Europe,
00:43:22il doit servir
00:43:22à protéger
00:43:23les populations.
00:43:24Cela veut dire
00:43:25qu'il faut anticiper.
00:43:27C'est fini l'époque
00:43:28où on va se dire
00:43:29l'autoroute,
00:43:29elle passe
00:43:30sous un glacier,
00:43:32donc elle peut rester,
00:43:33les habitations
00:43:34peuvent rester,
00:43:34le chemin de fer
00:43:35peut rester.
00:43:36Aujourd'hui,
00:43:37celui qui aura
00:43:37du courage politique
00:43:38sera celui
00:43:40ou celle
00:43:41qui dira
00:43:42eh bien avant
00:43:43qu'il y ait des morts,
00:43:44on s'en va.
00:43:45et je pense
00:43:46qu'il vaut mieux
00:43:47utiliser l'argent public
00:43:48positivement
00:43:49que justement
00:43:49pour aller sauver
00:43:50des gens
00:43:51et en fait
00:43:52les sépulturer
00:43:53et voir des enfants
00:43:54pleurer.
00:43:55Je pense qu'on n'est
00:43:56pas adultes,
00:43:57on est trop orgueilleux,
00:43:58surtout les sociétés
00:43:59comme les nôtres,
00:44:00les sociétés européennes
00:44:02soi-disant développées
00:44:03et intelligentes.
00:44:05on est probablement
00:44:06encore les plus bêtes
00:44:07du monde.
00:44:08Merci beaucoup
00:44:08Jean-Marc Payet
00:44:09de ce témoignage
00:44:11où effectivement
00:44:12je retiendrai
00:44:13qu'il vaut mieux
00:44:13être prudent
00:44:14en amont
00:44:15qu'en aval
00:44:16pour éviter
00:44:16des catastrophes
00:44:17comme on a connu
00:44:18d'ailleurs
00:44:19chez vos voisins
00:44:20alpins en Suisse
00:44:21du côté de l'Auberlande
00:44:22bernois
00:44:22où il n'y a pas
00:44:23si longtemps
00:44:24effectivement
00:44:24on a eu
00:44:25une coulée de boue
00:44:26sur un village
00:44:27qui a été à moitié détruit
00:44:28avec les conséquences
00:44:29qu'on sait.
00:44:30Merci beaucoup
00:44:30dans un instant
00:44:31dans l'info de Villeneuve
00:44:32on va parler
00:44:32de la France insoumise
00:44:33et de ce qu'il s'est dit
00:44:35il s'est dit beaucoup de choses
00:44:36ces derniers temps
00:44:37dans la bouche
00:44:37de Jean-Luc Mélenchon
00:44:38qui va à la rencontre
00:44:40des patrons
00:44:41cet après-midi
00:44:42sur la déconstruction
00:44:43notamment du modèle familial
00:44:45et puis
00:44:46nous irons effectivement
00:44:47aux universités
00:44:48d'été du MEDEF
00:44:50restez avec nous.
00:44:54Dans un instant
00:44:55la suite de l'opération
00:44:56déconstruction
00:44:56de la France insoumise
00:44:58après les dernières informations
00:44:59félicité Kine Duki.
00:45:00Merci Pierre
00:45:01bonjour à tous.
00:45:02A la une au Népal
00:45:03plus de 1400 personnes
00:45:05sont toujours portées disparues
00:45:07dont 517 ressortissants étrangers
00:45:09plusieurs français
00:45:10sont recherchés
00:45:11après ce terrible torrent de boue
00:45:13survenu hier
00:45:13à la frontière montagneuse
00:45:15avec le Tibet
00:45:16qui a tout emporté
00:45:17sur son passage
00:45:18on compte à présent
00:45:19362 morts
00:45:20le pape s'est dit profondément
00:45:22attristé par la situation
00:45:23au lendemain de la catastrophe
00:45:25la population
00:45:25espère retrouver des survivants.
00:45:27On prend à présent
00:45:28la direction de Caen
00:45:29après le drame
00:45:30survenu hier soir
00:45:30dans le quartier de la gare
00:45:32un automobiliste
00:45:33a délibérément
00:45:34foncé dans une foule
00:45:35causant la mort
00:45:36de 2 personnes
00:45:379 personnes sont blessées
00:45:38dont 7 en état d'urgence absolu
00:45:41on ne connaît pas à ce stade
00:45:42les raisons de cet acte
00:45:43mais la piste terroriste
00:45:44est écartée
00:45:45Écoutez Aristide Olivier
00:45:46le maire de Caen
00:45:48Ce qui est d'abord important
00:45:49de rappeler
00:45:50c'est que la piste terroriste
00:45:52est définitivement écartée
00:45:54et à l'heure où nous parlons
00:45:57nous ne connaissons pas encore
00:45:58totalement
00:45:59et de manière définitive
00:46:02les raisons
00:46:03à Paris
00:46:04le trafic ferroviaire
00:46:05interrompu
00:46:06depuis ce matin
00:46:07à la gare Montparnasse
00:46:07après une panne
00:46:08d'installation électrique
00:46:09reprend progressivement
00:46:12le problème technique
00:46:13est survenu ce matin
00:46:14et a entraîné
00:46:14de lourdes répercussions
00:46:16sur les départs
00:46:16avec une cascade
00:46:17d'annulation
00:46:18jusque maintenant
00:46:19particulièrement
00:46:20sur les liaisons TGV
00:46:21vers la Bretagne
00:46:22Nantes
00:46:22ou encore Bordeaux
00:46:23d'importants retards
00:46:25sont à prévoir
00:46:25le trafic
00:46:26devrait redevenir
00:46:27à la normale
00:46:28seulement dans la soirée
00:46:29on poursuit en Isère
00:46:30où hier matin
00:46:31dans la station
00:46:32de l'Alpes-Duez
00:46:33le bras articulé
00:46:34d'une grue de chantier
00:46:35est entré en collision
00:46:36avec une cabine de téléphérique
00:46:38l'appareil transportait
00:46:39une cinquantaine de personnes
00:46:40sur la ligne du Pic Blanc
00:46:41bilan 23 blessés
00:46:43dont 3 en état grave
00:46:44une enquête a été ouverte
00:46:46pour comprendre
00:46:46les circonstances exactes
00:46:47de cet accident
00:46:48dans l'héros
00:46:49un homme soupçonné
00:46:50d'être à l'origine
00:46:51d'un feu de broussaille
00:46:52à Karlankaz
00:46:53sera jugé aujourd'hui
00:46:54devant le tribunal de Béziers
00:46:56l'incendiaire présumé
00:46:57âgé de 27 ans
00:46:58est en détention
00:46:59depuis son interpellation
00:47:00en juillet dernier
00:47:01c'était à proximité
00:47:02du point de départ
00:47:03de l'incendie
00:47:03il faut se bouger
00:47:06ce sont les mots
00:47:06de Sébastien Lecornu
00:47:08auprès des Mahorais
00:47:08en ce deuxième
00:47:09et dernier jour
00:47:10de visite sur l'île de Mayotte
00:47:11hôpitaux, école, lycée
00:47:13le Premier ministre
00:47:14veut créer
00:47:14un choc
00:47:15des mises en chantier
00:47:16pour la reconstruction
00:47:17de l'archipel détruite
00:47:18après le passage
00:47:19du cyclone Chido
00:47:20il y a 18 mois
00:47:21on écoute Sébastien Lecornu
00:47:24je vous détaillerai
00:47:25les quelques idées
00:47:25que j'ai en tête
00:47:26pour réamorcer la pompe
00:47:27mais on va essayer
00:47:28de créer un choc
00:47:28de mise en chantier
00:47:30y compris d'ailleurs
00:47:31dans la relation financière
00:47:32entre l'Etat
00:47:32et les collectivités
00:47:34et c'est vrai
00:47:35qu'il faut que ça soit
00:47:35à plus tendu
00:47:36la course à l'Elysée
00:47:38est bel et bien lancée
00:47:39Edouard Philippe
00:47:40déroule son programme
00:47:40l'ancien Premier ministre
00:47:42d'Emmanuel Macron
00:47:43veut réduire
00:47:44la durée d'indemnisation
00:47:45du chômage
00:47:45pour les moins de 50 ans
00:47:46s'attaquer aux arrêts
00:47:47maladie de complaisance
00:47:49et défendre
00:47:49le pacte du treil
00:47:50pour la transmission
00:47:51des entreprises familiales
00:47:53et puis dans l'actualité
00:47:54internationale
00:47:55l'Allemagne a atteint
00:47:56son nouveau record
00:47:57de décès
00:47:58lié à la chaleur
00:47:58cet été
00:47:59environ 15 800 personnes
00:48:01sont mortes
00:48:01à cause des épisodes
00:48:02de canicule
00:48:03selon les estimations
00:48:04des autorités sanitaires
00:48:05allemandes
00:48:06à la mi-août
00:48:06les personnes âgées
00:48:07de 75 ans et plus
00:48:09ont été les plus touchées
00:48:10notamment au cours
00:48:11de la semaine
00:48:11particulièrement caniculaire
00:48:13c'était fin juin
00:48:14durant laquelle
00:48:14l'Allemagne a enregistré
00:48:15des températures record
00:48:16dépassant par endroits
00:48:17les 41 degrés
00:48:18au Nigeria
00:48:20près de 6 millions
00:48:21de dollars de rançon
00:48:22ont été versés
00:48:23aux groupes armés
00:48:24en un an
00:48:24après des kidnappings
00:48:25deux enlèvements de masse
00:48:27attribués à l'organisation
00:48:28djihadiste Boko Haram
00:48:29comptent pour plus de 90%
00:48:31au total
00:48:32les enlèvements sont devenus
00:48:33une source de revenus
00:48:34essentiels
00:48:35pour les groupes criminels
00:48:36dans le pays
00:48:36le plus peuplé d'Afrique
00:48:37et on termine avec
00:48:39cette nouvelle
00:48:39Sophie Adeno
00:48:41effectuera une troisième sortie
00:48:43dans l'espace
00:48:43le rendez-vous est donné
00:48:45pour mardi
00:48:45l'astronaute française
00:48:46s'aventurera une nouvelle fois
00:48:48à l'extérieur
00:48:49de la station spatiale internationale
00:48:50la NASA a annoncé
00:48:52que cette fois
00:48:52c'est elle
00:48:53qui sera aux commandes
00:48:53de l'opération
00:48:54et sera accompagnée
00:48:55de l'astronaute américaine
00:48:56Jessica Mer
00:48:57pour une sortie
00:48:58100% féminine
00:49:00merci beaucoup
00:49:01félicité
00:49:02Kindoki
00:49:02pour ces informations
00:49:04suite de l'info
00:49:05de Villeneuve
00:49:06avec l'ancienne ministre
00:49:07Noël Lenoir
00:49:08avec Raphaël Steinville
00:49:09avec Maxime Le Guet
00:49:10du service politique
00:49:11de CNews
00:49:12que je salue
00:49:14et cette information
00:49:15puisque nous allons parler
00:49:16de la France insoumise
00:49:17et je vous le disais
00:49:18en édito
00:49:19tout à l'heure
00:49:20l'opération déconstruction
00:49:21notamment de Clémence Gaté
00:49:22qui veut s'attaquer
00:49:24maintenant au modèle
00:49:24patriarcal
00:49:26patrimonial
00:49:27traditionnel
00:49:28de la famille
00:49:29hétérosexuelle
00:49:30avec enfant
00:49:31qu'elle considère
00:49:32comme un modèle
00:49:33d'extrême droite
00:49:34et bien
00:49:35cette information
00:49:36le député insoumis
00:49:37Sébastien Delogu
00:49:39Maxime
00:49:39est placé
00:49:41en garde à vue
00:49:42après son altercation
00:49:43dans l'immeuble
00:49:45où il résidait
00:49:45avec des policiers
00:49:46à Marseille
00:49:46oui manifestement
00:49:47dans le cadre
00:49:48de l'enquête
00:49:49pour outrage
00:49:49sur personnes dépositaires
00:49:51de l'autoripé publique
00:49:52c'est la vidéo
00:49:52que l'on voit
00:49:53qui a pu circuler
00:49:54sur les réseaux sociaux
00:49:55où l'enquête
00:49:56le dira
00:49:57mais manifestement
00:49:58il y a eu
00:49:58à la fois
00:49:59des propos
00:50:00déplacés
00:50:01voire
00:50:02jusqu'à
00:50:02des intimidations
00:50:04l'enquête
00:50:04là encore
00:50:05le dira
00:50:05mais évidemment
00:50:07en ce moment
00:50:08du côté
00:50:08de la France insoumise
00:50:09les affaires
00:50:10se suivent
00:50:11et se collectionnent
00:50:12et donc on a
00:50:12Sébastien Delogu
00:50:14un député
00:50:14un représentant
00:50:16de la nation
00:50:16qui est désormais
00:50:17en garde à vue
00:50:18vous faites allusion
00:50:19bien sûr
00:50:19à Bali
00:50:20Bagayoko
00:50:21dont il y a
00:50:21des soupçons
00:50:22de financement
00:50:23en tout cas
00:50:24d'emploi fictif
00:50:25à la RATP
00:50:25et c'est une enquête
00:50:27qui est ouverte
00:50:28au parquet national
00:50:30financier
00:50:30et puis la France insoumise
00:50:32je vous le disais
00:50:32et bien
00:50:33c'est l'opération
00:50:35déconstruction
00:50:36l'opération
00:50:37offensive
00:50:38et c'est Laurent Tessier
00:50:39qui en a parlé
00:50:39sur l'antenne
00:50:40de CNews ce matin
00:50:42Bah oui
00:50:42parce que l'élection
00:50:43présidentielle
00:50:44c'est dans 8 mois
00:50:44mais déjà
00:50:45du côté
00:50:46de la France insoumise
00:50:47et des écologistes
00:50:48c'est une rentrée
00:50:48de folie
00:50:49c'est un festival
00:50:50tout simplement
00:50:50la députée
00:50:51et les filles
00:50:52Clémence Guettet
00:50:52étaient sur France Inter
00:50:54hier matin
00:50:54et alors là
00:50:55accrochez-vous bien
00:50:56vous êtes parents
00:50:57vous avez des enfants
00:50:58vous êtes une famille
00:50:59vous en êtes fiers
00:50:59et bien
00:50:59c'est de l'extrême droite
00:51:02Aujourd'hui
00:51:03la famille traditionnelle
00:51:04vous l'avez dit
00:51:04elle est survalorisée
00:51:05le couple
00:51:06majoritairement
00:51:07un couple hétérosexuel
00:51:08la famille
00:51:09avec des enfants
00:51:10pas besoin de vous rappeler
00:51:11la devise de la France pétainiste
00:51:12c'est une forme
00:51:13d'extrême droitisation
00:51:14de la société
00:51:14que de revenir
00:51:15à cette famille traditionnelle
00:51:16La famille traditionnelle
00:51:17est une forme
00:51:18d'extrême droitisation
00:51:19de la société
00:51:20vous serez ravis de l'apprendre
00:51:21chaque jour
00:51:22une pépite en ce moment
00:51:23la semaine dernière
00:51:24aux universités d'été
00:51:25de LFI
00:51:26la députée européenne
00:51:27Manon Brie
00:51:27annonçait tout simplement
00:51:28vouloir interdire
00:51:29les milliardaires
00:51:31Il ne faudra pas seulement
00:51:32taxer les riches
00:51:33mais interdire
00:51:35les milliardaires
00:51:35d'un point de vue
00:51:36purement économique
00:51:37les milliardaires
00:51:38sont des formes
00:51:39de nuisibles
00:51:40Je vous l'ai dit
00:51:41chaque jour
00:51:41une pépite
00:51:42et la liste
00:51:43commence à être longue
00:51:44entre cette table ronde
00:51:45animée par la députée européenne
00:51:46Rima Hassan
00:51:47où il a été question
00:51:47d'abroger
00:51:48le délit d'apologie
00:51:50du terrorisme
00:51:51Faut-il abroger
00:51:52l'infraction
00:51:53d'apologie du terrorisme ?
00:51:55Faut-il abroger
00:51:56l'apologie du terrorisme ?
00:51:58Bah oui
00:51:59faut l'abroger
00:52:01Voilà un festival
00:52:02un festival
00:52:02entre le député
00:52:03Sébastien Delogu
00:52:04qui s'en est pris
00:52:05à trois policiers
00:52:06à Marseille
00:52:06qui faisaient leur travail
00:52:07entre Jean-Luc Mélenchon
00:52:08qui s'en est pris
00:52:09au préfet
00:52:10entre celles
00:52:11qui ont annoncé
00:52:11une désobéissance
00:52:13en cas de victoire
00:52:14du RN
00:52:14à l'élection présidentielle
00:52:15Mathilde Panot
00:52:16tiens la députée
00:52:17et les filles
00:52:17nous résisterons
00:52:19de toutes les manières
00:52:20qu'il faut
00:52:21voilà ce qu'elle a déclaré
00:52:22il y a quelque temps
00:52:22l'écologiste
00:52:23Marine Tondelier
00:52:24est-ce que vous espérez
00:52:26des désobéissances ?
00:52:27Elle répond
00:52:28oui mais je sais
00:52:29qu'il n'y en aura très peu
00:52:30et nous ne sommes
00:52:31que le 27 août
00:52:32on est
00:52:34c'est fou hein
00:52:36Sandrine Rousseau
00:52:37fait parler d'elle aussi
00:52:38oui parce que Romain
00:52:39l'écologiste appelle
00:52:40à s'opposer maintenant
00:52:42physiquement
00:52:42aux chasseurs
00:52:43lors de l'ouverture
00:52:44de la chasse
00:52:44c'était la semaine dernière
00:52:46il va nous falloir
00:52:47nous affronter
00:52:48à cette ouverture
00:52:49de la chasse
00:52:50et j'espère
00:52:51et je vous le dis ici
00:52:52j'espère vraiment
00:52:52que nous serons
00:52:53nombreux et nombreuses
00:52:54à aller dans les forêts
00:52:55dans les campagnes
00:52:56dans les lisières
00:52:57sur les chemins
00:52:58c'est parce que nous serons là
00:52:59debout
00:53:00face à eux
00:53:01physiquement
00:53:01qu'enfin
00:53:02qu'enfin
00:53:06ils prendront conscience
00:53:07de la réalité
00:53:08de ce que nous sommes
00:53:09juste nous sommes en train
00:53:10d'assister à des appels
00:53:11à l'affrontement
00:53:12et ça passe
00:53:13Sandrine Rousseau
00:53:13a aussi fait cette promesse
00:53:16ma résolution
00:53:17de la rentrée
00:53:18c'est que je n'en ai plus
00:53:19rien à péter
00:53:20de leur bienséance
00:53:22allez on y va
00:53:22je n'en ai plus rien à péter
00:53:24bon si nous résumons Romain
00:53:25la rentrée de LFI
00:53:26des écologistes
00:53:27des appels
00:53:27à la désobéissance
00:53:28l'affrontement
00:53:29des menaces
00:53:30des interdictions
00:53:31dans tous les sens
00:53:31des médias
00:53:32des milliardaires
00:53:33si vous rajoutez aussi
00:53:34le syndicat CFDT
00:53:35qui s'est dit favorable
00:53:36à une taxe sur les héritages
00:53:37dès le premier euro
00:53:38bah oui vraiment
00:53:39c'est une rentrée
00:53:40de folie à l'extrême gauche
00:53:41Laurent Tessier
00:53:43que vous connaissez
00:53:43sur Europe 1
00:53:44et que vous découvrez
00:53:45maintenant sur CNews
00:53:46et que vous aurez l'habitude
00:53:47de suivre dans la matinale
00:53:48avec Romain Desarbres
00:53:50Raphaël Steinville
00:53:51lorsqu'on vous dit
00:53:53que la famille traditionnelle
00:53:55avec un papa
00:53:56une maman
00:53:57et des enfants
00:53:57c'est l'extrême droite
00:53:59et on ne vous rappelle pas
00:54:00la devise PT10
00:54:01comment est-ce que vous réagissez ?
00:54:03en fait moi j'ai envie
00:54:04de vous dire
00:54:05que je n'ai pas envie
00:54:06de tomber dans le piège
00:54:07de la France insoumise
00:54:08c'est-à-dire que
00:54:08cette volonté
00:54:09d'hystériser le débat
00:54:10cette volonté
00:54:12de s'attaquer
00:54:12à toutes les traditions
00:54:14de s'attaquer
00:54:15à la famille
00:54:16cette rage révolutionnaire
00:54:17qui est reprise
00:54:20par quasiment
00:54:21tous les membres
00:54:22de la France insoumise
00:54:23elle répond à un objectif
00:54:24très simple
00:54:24c'est-à-dire qu'à travers
00:54:25cette stratégie
00:54:28de la conflictualisation
00:54:29il y a la volonté
00:54:30en fait
00:54:30de harceler
00:54:32d'imposer
00:54:33dans le débat
00:54:34des thèmes
00:54:34qui vont être
00:54:36après
00:54:36peut-être probablement
00:54:37modérés
00:54:38par certains
00:54:39mais en tout cas
00:54:40c'est d'installer
00:54:41l'idée
00:54:41que quelque chose
00:54:42ce changement
00:54:42ce changement révolutionnaire
00:54:43est possible
00:54:44donc je ne veux pas
00:54:47prendre les propos
00:54:47de Clémence Guettet
00:54:49au pied de la lettre
00:54:49c'est sa volonté
00:54:50mais c'est-à-dire que
00:54:52le simple fait même
00:54:53de parler
00:54:53de cette folie
00:54:56de cette remise en cause
00:54:57de ce qui
00:54:58depuis la nuit des temps
00:55:00explique
00:55:00que des civilisations
00:55:02des sociétés
00:55:03ont pu
00:55:03finalement
00:55:04prospérer
00:55:05qu'on a pu
00:55:06transmettre
00:55:06des choses
00:55:07c'est une volonté
00:55:09très
00:55:09très
00:55:10très aiguisée
00:55:12de la part
00:55:13des membres
00:55:14de la France Insoumise
00:55:15hystériser le débat
00:55:16Noël Lenoir
00:55:17quand on
00:55:18écoute
00:55:19Clémence Guettet
00:55:21on a l'impression
00:55:21qu'elle repousse
00:55:22toutes les dictes
00:55:23tous les fondements
00:55:24en fait
00:55:24de la République
00:55:25oui
00:55:26moi je trouve
00:55:27qu'il y a une
00:55:28filiation directe
00:55:29entre elle
00:55:29et Jean-Luc Mélenchon
00:55:32qui a laissé
00:55:33ses parents
00:55:34être
00:55:35dans une fosse commune
00:55:37il avait dit
00:55:38que ses parents
00:55:39n'avaient pas été
00:55:40enterrés
00:55:41et étaient dans
00:55:42une fosse commune
00:55:43vous vous souvenez de ça
00:55:44il y avait eu
00:55:45beaucoup de réactions
00:55:45sur les réseaux sociaux
00:55:47disant que
00:55:48bon c'est curieux
00:55:49pour quelqu'un
00:55:49qui vit au crochet
00:55:50de l'état
00:55:50à un très haut niveau
00:55:52puisqu'il n'est peut-être
00:55:52pas milliardaire
00:55:53mais il est certainement
00:55:54millionnaire
00:55:55voire multimillionnaire
00:55:56c'était quand même
00:55:57pas très convenable
00:55:58je suis tout à fait d'accord
00:56:00sur l'analyse
00:56:01ils sont en train
00:56:02d'essayer
00:56:03de conduire
00:56:03à la guerre civile
00:56:05vraiment
00:56:06puisque ce sont
00:56:07des appels
00:56:07à la violence
00:56:08et notamment
00:56:09à l'affrontement
00:56:10d'hommes à hommes
00:56:11je dirais
00:56:11on se souvient de Bali Bagayoko
00:56:12qui parlait
00:56:13de la prise de la Bastille
00:56:14voilà
00:56:15mais
00:56:16je pense quand même
00:56:18que
00:56:19il faut parler
00:56:20il faut plaindre
00:56:20ces gens
00:56:22alors on a eu
00:56:23André Gide
00:56:24qui disait
00:56:24famille je vous hais
00:56:26mais il faut plaindre
00:56:27ces gens
00:56:28parce que
00:56:29détester ses parents
00:56:31les renier
00:56:32et les rejeter
00:56:33c'est un drame
00:56:34c'est un drame humain
00:56:35donc ils n'ont plus
00:56:36aucune racine
00:56:37ils n'ont plus rien
00:56:38ils n'ont plus que la haine
00:56:40à apporter
00:56:41pourquoi est-ce que
00:56:43la famille
00:56:43ce serait d'extrême droite
00:56:46et ça veut dire
00:56:47pour être d'extrême gauche
00:56:49il faut haïr la famille
00:56:50c'est ça que ça veut dire
00:56:51c'est ridicule
00:56:53mais c'est aussi très dangereux
00:56:55est-ce que c'est pas un prétexte
00:56:56en fait
00:56:56est-ce que c'est pas un prétexte
00:56:57pour effectivement
00:56:59je vous coupe
00:57:00pardon Noël
00:57:01le noir
00:57:02puisque Marine Le Pen
00:57:03s'exprime devant
00:57:04les universités d'été
00:57:05du Medef
00:57:05la REF
00:57:12avec le son
00:57:13ça serait sans doute
00:57:14meilleur
00:57:15le mouvement de gauche
00:57:15cherche à empêcher
00:57:16le processus démocratique
00:57:17parce qu'on a été
00:57:19empêché un candidat
00:57:20ou des candidats
00:57:22d'ailleurs
00:57:22de pouvoir rencontrer
00:57:23les français
00:57:24de pouvoir tenir
00:57:25des meetings
00:57:25de pouvoir faire
00:57:27des marchés
00:57:27c'est empêcher
00:57:28le processus
00:57:30démocratique
00:57:31de se dérouler
00:57:31normalement
00:57:32j'espère
00:57:33que leur chef
00:57:34les appellera
00:57:36au respect
00:57:36de la démocratie
00:57:37Madame Le Pen
00:57:38Sébastien Lecornu
00:57:39il appelle à la responsabilité
00:57:40du Parlement
00:57:44Jean-Luc Mélenchon
00:57:49a appelé à censurer
00:57:50le gouvernement
00:57:51voilà donc
00:57:52ces premiers mots
00:57:53de Marine Le Pen
00:57:54qui va s'exprimer
00:57:56devant les patrons
00:57:57ils nous rejoindront
00:57:57tout à l'heure
00:57:58Eric de Ritmatène
00:57:59Maxime Legay
00:58:00il y a une
00:58:00une force
00:58:03politique
00:58:03qui est LFI
00:58:04et qui a
00:58:05tous les attraits
00:58:06de vouloir
00:58:09effectivement
00:58:09appeler à la guerre civile
00:58:10appeler à l'insurrection
00:58:11appeler à la prise
00:58:13de la Bastille
00:58:14souvenez-vous
00:58:14mais là
00:58:15on est quand même
00:58:16sur quelque chose
00:58:17d'extrêmement
00:58:19j'allais dire
00:58:20c'est pas désagréable
00:58:22c'est extrêmement
00:58:24c'est terrible
00:58:24ce qu'elle dit
00:58:25quand elle dit
00:58:25je vous rappelle pas
00:58:27la devise pétainiste
00:58:28ça n'a absolument
00:58:29rien à voir
00:58:29on pousse vraiment
00:58:31là où on se dit
00:58:32qu'il y aurait peut-être
00:58:33un peu de décence
00:58:33finalement il n'y en a plus
00:58:34et vous avez raison
00:58:35de souligner
00:58:36que là on passe
00:58:38franchi une nouvelle étape
00:58:39si j'ose dire
00:58:39on savait
00:58:40que la France insoumise
00:58:41voulait s'en prendre
00:58:42à l'ensemble des piliers
00:58:43qui constituaient
00:58:44la Ve République
00:58:45la police
00:58:46la justice
00:58:46l'Etat
00:58:47on savait que la France insoumise
00:58:48portait un discours
00:58:50anti-républicain
00:58:51en appelant la désobéissance civile
00:58:52à ne pas respecter
00:58:53le choix des urnes
00:58:54et là
00:58:55on a de la part
00:58:56de Clémence Guettet
00:58:58qui
00:58:58ce n'est pas anodin
00:58:59est la coprésidente
00:59:01de l'institut de la Boétie
00:59:02qui est le think tank
00:59:04de la France insoumise
00:59:05qui est la structure
00:59:06la matrice idéologique
00:59:07de la France insoumise
00:59:08voilà pourquoi
00:59:09j'entends la position
00:59:10de Raphaël Steinville
00:59:11de dire qu'il ne veut pas
00:59:11tomber dans le piège
00:59:12mais moi j'écoute
00:59:13j'écoute beaucoup
00:59:14ce que dit Clémence Guettet
00:59:15parce que
00:59:16ce n'est pas anodin
00:59:17et il y a une forme
00:59:18de dérive
00:59:20totalitaire
00:59:21au sens de
00:59:21Hannah Arendt
00:59:22qu'elle a dépeint
00:59:23dans les origines du totalitarisme
00:59:24qui est de dire
00:59:25que lorsqu'on veut
00:59:26légiférer
00:59:27jusqu'à dans l'intimité
00:59:28jusqu'à dans la vie
00:59:29privée des gens
00:59:30la relation amicale
00:59:32lorsque l'Etat
00:59:33veut s'introduire là
00:59:34on a les germes
00:59:35du totalitarisme
00:59:36mais puisque vous suivez
00:59:38la politique au jour le jour
00:59:39Maxime
00:59:40vous vous souvenez
00:59:41que pendant des années
00:59:42Jean-Luc Mélenchon
00:59:43a voulu conquérir
00:59:44un électorat bien particulier
00:59:45qui est l'électorat communautaire
00:59:47et notamment
00:59:48l'électorat musulman
00:59:50jusqu'à présent
00:59:51une grande partie
00:59:52des musulmans
00:59:53vénère la famille
00:59:54donc là
00:59:54si Clémence Guettet
00:59:55veut aller conquérir
00:59:56un autre électorat
00:59:57qui est peut-être
00:59:58un électorat
00:59:59appelons ça
00:59:59ou hockeyiste
01:00:01ou des personnes
01:00:02qui inutilement d'ailleurs
01:00:05se sentent biaisées
01:00:07par rapport
01:00:08se sentent mises à l'écart
01:00:10par rapport
01:00:10à la famille traditionnelle
01:00:12ou oubliées
01:00:13alors que
01:00:14encore une fois
01:00:15la famille monoparentale
01:00:17la famille recomposée
01:00:19tout cela
01:00:20ça fait partie
01:00:20de la France
01:00:21mais en fait
01:00:22on risque
01:00:22de mettre à dos
01:00:24deux électorats
01:00:25de Jean-Luc Mélenchon
01:00:26c'est presque contre-productif
01:00:28ce qu'ils essayent de faire
01:00:28vous avez raison
01:00:29je pense aussi
01:00:30qu'à un moment
01:00:31il y aura une contradiction
01:00:32parce qu'on est là
01:00:32aux antipodes
01:00:33vous l'avez dit
01:00:35naturellement
01:00:35tout ce qui fait la France
01:00:36la famille
01:00:37mais eux portent
01:00:38la volonté
01:00:38d'une nouvelle France
01:00:39et cette nouvelle France
01:00:41c'est aussi
01:00:41s'attaquer
01:00:42aux structures familiales
01:00:44et il y a deux jambes
01:00:45sur lesquelles
01:00:45tente de marcher
01:00:46Jean-Luc Mélenchon
01:00:47évidemment
01:00:47il y a
01:00:48la communautarisation
01:00:50de son discours
01:00:51pour satisfaire
01:00:52un certain électorat
01:00:53et puis
01:00:53vous l'avez identifié
01:00:55parfaitement
01:00:56l'électorat féministe
01:00:57wokiste
01:00:58étudiant aussi
01:00:59très jeune
01:01:00qui veut se révolter
01:01:01contre la société
01:01:01il y aura peut-être
01:01:02un moment de conflictualisation
01:01:04alors on a souvent remarqué
01:01:05et j'en ai pour preuve
01:01:07Aurore Berger
01:01:08qui a eu
01:01:09effectivement
01:01:09l'audace
01:01:10le courage
01:01:11de dire
01:01:12devant la représentation nationale
01:01:14à l'Assemblée nationale
01:01:15elle a dit
01:01:15souvenez-vous
01:01:16il y a quelques mois
01:01:16l'antisémitisme en France
01:01:18se résime en trois lettres
01:01:19LFI
01:01:20et quand on est allé
01:01:22nos équipes sont allées
01:01:23à la rencontre
01:01:25plutôt
01:01:25des militants
01:01:28de la France Insoumise
01:01:29aux universités d'été
01:01:30écoutez
01:01:30cette personne
01:01:32qui dit que
01:01:33bah oui
01:01:33il y a quand même
01:01:34un point
01:01:35qui est celui
01:01:35de l'antisémitisme
01:01:36latant
01:01:37à la France Insoumise
01:01:39je flippe un peu
01:01:40de l'amalgame
01:01:42antisémitisme
01:01:43antisionisme
01:01:44parce que
01:01:45de la part
01:01:47de copains
01:01:47copaines
01:01:48militants
01:01:49LFI
01:01:50j'ai déjà entendu
01:01:51des propos
01:01:51qui fleuraient
01:01:52qui fleurtaient
01:01:54en tout cas
01:01:54avec l'antisémitisme
01:01:56et du coup
01:01:57c'est un point
01:01:58sur lequel
01:01:59à mon avis
01:01:59il faudrait
01:02:00prendre la parole
01:02:01bosser
01:02:03et pour l'instant
01:02:04j'ai un peu
01:02:05l'impression
01:02:05que la France Insoumise
01:02:08joue un peu
01:02:08sur cette ligne
01:02:10en se disant
01:02:11on va aller draguer
01:02:12un petit peu
01:02:13du côté
01:02:13des complotistes
01:02:16je le sens
01:02:17un peu comme ça
01:02:17et c'est le petit point noir
01:02:18pour moi
01:02:20voilà
01:02:21ça vous l'avez vécu
01:02:22vous Noël Lenoir
01:02:23lorsque vous
01:02:24vous étiez
01:02:25dans le comité
01:02:25de soutien
01:02:26pour Boalem Sansal
01:02:27il y avait
01:02:28effectivement
01:02:28au moment
01:02:30où François Zimret
01:02:30qui est juif
01:02:31et qui voulait aller
01:02:33défendre son client
01:02:34et que les autorités
01:02:35algériennes
01:02:36disaient non
01:02:36vous aviez toute une partie
01:02:37de LFI
01:02:38qui disait
01:02:39non vous comprenez
01:02:40ça n'est pas correct
01:02:42etc
01:02:43oui et puis
01:02:44il y a toute la fable
01:02:45sur Israël
01:02:46apartheid
01:02:47génocide
01:02:47etc
01:02:48on peut reprendre
01:02:49l'ensemble des tweets
01:02:50par exemple
01:02:50de Rima Hassan
01:02:51je pense que Maxime
01:02:52a raison
01:02:52c'est à dire que
01:02:54Jean-Luc Mélenchon
01:02:55est à l'évidence
01:02:56un peu grisé
01:02:58par les résultats
01:03:00des sondages
01:03:00qui font qu'il est
01:03:02en train de doubler
01:03:03le bloc central
01:03:04en réalité
01:03:05donc
01:03:05comme il est très imbue
01:03:07de lui-même
01:03:07comme il est
01:03:08enfin je veux dire
01:03:09il a un problème
01:03:10psychologique
01:03:10lourd
01:03:11d'ego
01:03:12il est grisé par cela
01:03:14et il veut
01:03:15capter à peu près
01:03:16tous les électorats
01:03:17de manière assez
01:03:18contradictoire
01:03:19parce que même
01:03:20dans la communauté
01:03:21LGBT
01:03:21il y a eu
01:03:22une revendication
01:03:24très forte
01:03:24de la possibilité
01:03:25du mariage
01:03:26et aussi
01:03:27de la possibilité
01:03:28d'adopter des enfants
01:03:29donc en réalité
01:03:30dans la France
01:03:30d'aujourd'hui
01:03:31la famille traditionnelle
01:03:33elle n'est pas
01:03:34condonnée
01:03:34chez les intégristes
01:03:37catholiques
01:03:38elle est quand même
01:03:40une inspiration
01:03:41d'une large partie
01:03:42très différente
01:03:44de la population
01:03:46française ou étrangère
01:03:47et comme vous l'avez
01:03:48souligné
01:03:48dans les milieux religieux
01:03:50qu'il soit catho
01:03:50ou qu'il soit
01:03:52juif
01:03:52ou qu'il soit
01:03:53musulman
01:03:54la famille
01:03:55est une valeur
01:03:56et donc
01:03:57il y a même
01:03:58la famille
01:03:59c'est presque
01:03:59la sainteté
01:04:00dans la religion
01:04:02quelle qu'elle soit
01:04:03donc moi je pense
01:04:03que ça c'est une erreur
01:04:04il va un petit peu
01:04:05peut-être trébucher
01:04:07parce qu'il veut
01:04:08en faire trop
01:04:08il veut en faire trop
01:04:09dans tous les sens
01:04:10mais enfin
01:04:10en tout cas
01:04:11c'est ce que j'espère
01:04:11je ne suis pas d'accord
01:04:12et on verra
01:04:14sur quoi
01:04:15en 30 secondes
01:04:15je ne pense pas
01:04:16que ce soit une erreur
01:04:18je pense que
01:04:19Jean-Luc Mélenchon
01:04:19a parfaitement compris
01:04:21qu'aujourd'hui
01:04:22et les chiffres lui donnent raison
01:04:23que les français
01:04:24de confession musulmane
01:04:25aujourd'hui
01:04:26dans leur immense majorité
01:04:27ils étaient 69%
01:04:28à la dernière élection
01:04:30a voté
01:04:30pour Jean-Luc Mélenchon
01:04:31et donc
01:04:32aujourd'hui
01:04:33ces français
01:04:34de confession musulmane
01:04:35il ne les perdra pas
01:04:36parce que
01:04:37il
01:04:38lui
01:04:39ou
01:04:41Madame Diété
01:04:42s'en prend
01:04:43à la famille traditionnelle
01:04:44ils sont
01:04:45désormais
01:04:45acquis à Jean-Luc Mélenchon
01:04:47et donc en fait
01:04:47il ne fait
01:04:48que reprendre
01:04:49la note
01:04:50Terra Nova
01:04:50s'adressant
01:04:51aux minorités
01:04:52les unes
01:04:53après les autres
01:04:53après la minorité musulmane
01:04:55maintenant les minorités sexuelles
01:04:57et s'il doit s'en prendre
01:04:58à la famille
01:04:59il le fera
01:04:59avec un plaisir
01:05:01absolument
01:05:01Alors c'est de la question
01:05:03que je posais
01:05:03à propos de
01:05:04Bali Bagayoko
01:05:06lorsqu'il y a eu l'affaire
01:05:07avec le PNF
01:05:08là aussi
01:05:09c'est pareil
01:05:09est-ce que
01:05:10Sébastien Delogu
01:05:11qui je le rappelle
01:05:13est en garde à vue
01:05:15pour son altercation
01:05:17avec les policiers
01:05:18à Marseille
01:05:18est-ce que ça va
01:05:20entacher
01:05:21la campagne
01:05:22de
01:05:22Jean-Luc Mélenchon
01:05:24rien n'est
01:05:25sûr
01:05:26pour l'instant
01:05:26rien n'est certain
01:05:28et en tout cas
01:05:28Marine Le Pen
01:05:29qu'on a vu
01:05:29tout à l'heure
01:05:30s'exprimer au
01:05:32MEDEF
01:05:33et bien
01:05:33elle est revenue
01:05:34sur la stratégie
01:05:35de son adversaire
01:05:37de la France insoumise
01:05:38on va pouvoir écouter
01:05:39Marine Le Pen
01:05:42Je m'attends
01:05:43à une campagne tendue
01:05:44je m'attends
01:05:45à ce que
01:05:45un certain nombre
01:05:47de mouvements de gauche
01:05:48cherchent à empêcher
01:05:49le processus démocratique
01:05:50parce que
01:05:50ont été empêchés
01:05:52un candidat
01:05:53ou des candidats
01:05:54d'ailleurs
01:05:55de pouvoir
01:05:55rencontrer les français
01:05:56de pouvoir tenir
01:05:57des meetings
01:05:58de pouvoir
01:05:59faire des marchés
01:06:00c'est empêcher
01:06:01le processus
01:06:02démocratique
01:06:03de se dérouler
01:06:04normalement
01:06:04j'espère
01:06:05que leur chef
01:06:07les appellera
01:06:08au respect
01:06:09de la démocratie
01:06:10et nous allons
01:06:11dans quelques instants
01:06:13aller justement
01:06:14du côté de la porte
01:06:15d'Auteuil
01:06:15aux universités
01:06:17du MEDEF
01:06:18je vous rappelle
01:06:18que ce soir
01:06:19avec Gauthier Lebray
01:06:21et 100% politique
01:06:22vous allez avoir
01:06:24ce document
01:06:25ce documentaire
01:06:26sur la formation politique
01:06:28de rencontre
01:06:29la France insoumise
01:06:31formation politique
01:06:32et de rencontre
01:06:33entre les luttes populaires
01:06:34d'après le site
01:06:35de l'FI
01:06:35alors que les luttes
01:06:36qu'on connaît
01:06:37c'est antiflic
01:06:37pro-palestine
01:06:38wokisme
01:06:39on va vous montrer
01:06:39un extrait du documentaire
01:06:40sur ces universités d'été
01:06:42surtout ne le manquez pas
01:06:44et ne regardez cet extrait
01:06:47justement de ce documentaire
01:06:49ce soir
01:06:55Dernière partie de l'info de Villeneuve
01:06:57avec Noël Lenoir
01:06:58et Raphaël Steinville
01:06:59aujourd'hui pour parler
01:07:00également de la colère
01:07:01des patrons
01:07:01face à la situation
01:07:02de crise
01:07:03que connaît la France
01:07:04je parle bien sûr
01:07:04de la crise économique
01:07:05sociale
01:07:07de la
01:07:07comment dirais-je
01:07:08des dépenses publiques
01:07:09aussi
01:07:10et s'il y a bien
01:07:12une classe
01:07:13de la France
01:07:14qui s'est réunie
01:07:15aujourd'hui
01:07:16pour en parler
01:07:16ce sont les patrons
01:07:17qui sont à la
01:07:18REF du MEDEF
01:07:19la rencontre
01:07:20des entrepreneurs
01:07:21de France
01:07:21où l'on rejoint tout de suite
01:07:22Eric de Ritmatène
01:07:23du service ECO
01:07:24de CNews
01:07:26Eric
01:07:26les dirigeants
01:07:27ont écouté
01:07:28ce matin
01:07:29le ministre
01:07:30de l'économie
01:07:31monsieur Lescure
01:07:32qu'est-ce qu'ils en retiennent ?
01:07:37Écoutez d'abord
01:07:38le ministre
01:07:39n'a pas été
01:07:40beaucoup applaudi
01:07:41parce que vous savez
01:07:42il est venu annoncer
01:07:43qu'il ne toucherait pas
01:07:45au CIR
01:07:45qui est le crédit
01:07:46d'impôt recherche
01:07:47qui est important
01:07:48pour les entreprises
01:07:48ça permet d'investir
01:07:50vous savez
01:07:50il ne faut pas oublier
01:07:51que les investissements
01:07:51en France
01:07:52c'est le moteur
01:07:53si vous n'investissez pas
01:07:54l'entreprise ralentit
01:07:55et la croissance faiblit
01:07:57vous savez
01:07:57quand vous voyez
01:07:58les chinois
01:07:58qui investissent
01:07:597% de leur richesse
01:08:00dans l'innovation
01:08:01et nous en France
01:08:02même pas 2%
01:08:02il y a de quoi s'inquiéter
01:08:04et puis le deuxième point
01:08:05il a dit
01:08:05on ne touchera plus
01:08:06au pacte du trail
01:08:07le pacte du trail
01:08:08c'est pour aider
01:08:09les entreprises
01:08:10à être transmises
01:08:10les chefs d'entreprise
01:08:11peuvent transmettre
01:08:12plus facilement
01:08:13avec des avantages fiscaux
01:08:14l'an dernier
01:08:14ça a déjà été raboté
01:08:16bon là
01:08:16il y a la promesse
01:08:17l'engagement
01:08:18d'un pacte de stabilité
01:08:20a dit ce matin
01:08:21Roland Lescure
01:08:22pacte de stabilité
01:08:22ça veut dire
01:08:23vous inquiétez pas
01:08:24messieurs les chefs d'entreprise
01:08:25on ne touchera pas
01:08:26à la fiscalité
01:08:27vous serez protégés
01:08:28oui sauf que
01:08:29les impôts
01:08:30sur les grandes entreprises
01:08:31il a été augmenté
01:08:32la surtaxe
01:08:32vous savez
01:08:33elle a été reconduite
01:08:34et puis les impôts de production
01:08:36ils n'ont pas été supprimés
01:08:37je me souviens
01:08:38il y a un an
01:08:38au même endroit
01:08:39à la même heure
01:08:40à la même date
01:08:41que disait Eric Lombard
01:08:42ministre de l'économie
01:08:43il disait aux chefs d'entreprise
01:08:44vous inquiétez pas
01:08:45on va supprimer
01:08:46les impôts de production
01:08:47ce sera fait
01:08:48l'engagement est pris
01:08:49il disait aussi
01:08:50au même moment
01:08:51on va tout faire
01:08:52pour qu'on ne reconduise pas
01:08:54la surtaxe
01:08:55sur les entreprises
01:08:55bon
01:08:55alors vous voyez
01:08:56les promesses
01:08:57donc voilà
01:08:57Roland Lescure
01:08:58il n'a pas été tellement applaudi
01:08:59tout à l'heure
01:09:00et puis ensuite
01:09:01moi j'ai eu la chance
01:09:01de déjeuner
01:09:02avec des chefs d'entreprise
01:09:03ici au stade Roland-Garros
01:09:05qui abrite
01:09:06la réunion
01:09:07des entrepreneurs de France
01:09:08et là vraiment
01:09:09je vous assure
01:09:09on est au contact
01:09:11du terrain
01:09:11on entend vraiment
01:09:12les inquiétudes
01:09:14des chefs d'entreprise
01:09:15vous allez d'ailleurs
01:09:15en avoir un dans un instant
01:09:17parce qu'ils se disent
01:09:18comment ça va se passer
01:09:19dans les 8 mois qui viennent
01:09:20je peux vous dire
01:09:21que là c'est une inquiétude
01:09:22si l'économie
01:09:23est ralentie
01:09:24ou même à l'arrêt
01:09:24avec un budget introuvable
01:09:27franchement
01:09:27on peut se poser des questions
01:09:28parce que c'est l'emploi
01:09:29vous savez
01:09:30quand vous regardez
01:09:30aujourd'hui l'emploi en France
01:09:318,2% de chômeurs
01:09:33c'est quand même inquiétant
01:09:35Emmanuel Macron
01:09:36avait promis 5%
01:09:37à la fin de son mandat
01:09:385%
01:09:38il appelait ça le plein emploi
01:09:39c'est l'inverse
01:09:40qui s'est produit
01:09:40ça monte en flèche
01:09:41alors Roland Lescure
01:09:42vous dit
01:09:43ah oui
01:09:43mais il y a de plus en plus
01:09:44de jeunes qui travaillent
01:09:45j'aimerais bien vérifier
01:09:46les chiffres
01:09:46parce que franchement
01:09:47quand vous interrogez
01:09:48les chefs d'entreprise
01:09:48c'est plutôt 21 ou 22%
01:09:51des moins de 25 ans
01:09:52qui ont un emploi
01:09:52donc je ne sais pas
01:09:53où Roland Lescure
01:09:54a vu qu'il y a de plus en plus
01:09:55de jeunes en emploi
01:09:55bon voilà
01:09:56donc c'est quand même
01:09:58une certaine inquiétude
01:09:59et beaucoup beaucoup
01:10:00d'attente pour ces entrepreneurs
01:10:01qui rappelons-le
01:10:02ce sont eux
01:10:03les artisans de l'économie
01:10:04ce sont eux
01:10:05qui font tourner la machine
01:10:06qui alimentent
01:10:07le fourneau de l'économie
01:10:09s'il n'y a pas d'entreprise
01:10:10si on supprime des emplois
01:10:12s'il n'y a pas d'argent
01:10:13écoutez il n'y a plus de salaire
01:10:14et ça va être dramatique
01:10:15pour le pays
01:10:15merci beaucoup
01:10:17Eric Dorit-Maten
01:10:17et dans un instant
01:10:18à vos côtés effectivement
01:10:19Christophe Pontance
01:10:21qui dirige un réseau
01:10:22d'agences d'intérim
01:10:24en attendant effectivement
01:10:26Raphaël Steinville
01:10:27et Noël Lenoir
01:10:27on peut s'interroger
01:10:29moi ce que je constate
01:10:30surtout au vu de ce que dit
01:10:32un ministre
01:10:33qui est dans
01:10:34c'est-à-dire
01:10:35des derniers mois
01:10:37aux affaires
01:10:38et une campagne présidentielle
01:10:41où on a vu que
01:10:43par exemple
01:10:43Edouard Philippe
01:10:44veut s'attaquer
01:10:45au chômage
01:10:46pour les moins de 50 ans
01:10:48il veut couper ici
01:10:49couper là
01:10:50remettre
01:10:51il est pour l'allongement
01:10:52de la durée
01:10:53du départ à la retraite
01:10:54on est quand même
01:10:55dans la bouche
01:10:57de beaucoup
01:10:58de politiques
01:10:59pas une politique
01:11:00d'austérité
01:11:01mais une politique
01:11:01de remise au travail
01:11:03des français
01:11:03c'est le cas aussi
01:11:04de Bruno Retailleau
01:11:05on a là
01:11:06beaucoup de discours
01:11:07et ça me fait penser
01:11:08au fait
01:11:08puisque hier
01:11:09on a beaucoup parlé
01:11:10de Mayotte
01:11:10et que Sébastien Lecarnu
01:11:12est venu parler
01:11:13à nouveau
01:11:14tenir un grand discours
01:11:15on a vu d'ailleurs
01:11:15un extrait tout à l'heure
01:11:16dans le journal
01:11:17de Félicité
01:11:19on a l'impression
01:11:19qu'il y a
01:11:20beaucoup de mots
01:11:21et puis finalement
01:11:22à quoi bon
01:11:23puisque finalement
01:11:24ce mandat
01:11:25se termine
01:11:26Noël Lenoir
01:11:27bon vous avez raison
01:11:28de parler
01:11:29je ne parlerai peut-être
01:11:30pas de divorce
01:11:31mais en tous les cas
01:11:32il y a une crise
01:11:33de la crédibilité
01:11:34des responsables politiques
01:11:35en France
01:11:36ça c'est clair
01:11:36en général
01:11:37et cette défiance
01:11:38est très dangereuse
01:11:39parce que
01:11:40si les citoyens
01:11:41n'ont pas confiance
01:11:42dans leur politique
01:11:43dans leur leader politique
01:11:45il n'y a pas de projet
01:11:46collectif possible
01:11:47puisqu'ils ne les croient pas
01:11:48moi je pense
01:11:50que la France
01:11:50devrait faire un peu
01:11:52disons preuve
01:11:53de modestie
01:11:54et d'humilité
01:11:55parce qu'on est devenu
01:11:56l'homme
01:11:56ou la femme malade
01:11:57de l'Europe
01:11:58tous les chiffres
01:11:59sont au rouge
01:12:01que ce soit le chômage
01:12:02que ce soit la dette
01:12:04évidemment abyssale
01:12:05que ce soit
01:12:06la pléthore de fonctionnaires
01:12:08par rapport aux salariés
01:12:09de droit privé
01:12:10que ce soit également
01:12:13le montant
01:12:14des dépenses publiques
01:12:15par exemple
01:12:16les dépenses publiques
01:12:17c'est 57%
01:12:20de la richesse nationale
01:12:23c'est moins de 50%
01:12:24pour les allemands
01:12:25et pour le gouvernement
01:12:27ultra socialiste espagnol
01:12:29c'est 45%
01:12:30c'est à dire que
01:12:31toutes les dépenses
01:12:33elles ne sont pas toutes stériles
01:12:34mais qui paraissent stériles
01:12:36certaines agences
01:12:37qui ne servent à rien
01:12:38à produire des rapports
01:12:38que personne ne lit
01:12:39et bien ces dépenses
01:12:41ce ne sont que
01:12:43des investissements privés
01:12:44en moins
01:12:45et je terminerai en disant
01:12:46qu'il faut être humble
01:12:48parce que regardez
01:12:49ce qu'a fait
01:12:49Gerhard Schröder
01:12:51le chancelier allemand
01:12:52en 2005
01:12:53ou en 2003
01:12:54il a constaté
01:12:56qu'à l'époque
01:12:57l'Allemagne
01:12:58était l'homme malade
01:12:59de l'Europe
01:12:59et il a présenté
01:13:01ce projet
01:13:01Agenda 2010
01:13:03il a diminué
01:13:04les allocations chômage
01:13:06il a rendu
01:13:06le code du travail
01:13:07plus flexible
01:13:08il a boosté
01:13:09l'investissement privé
01:13:11diminué
01:13:11les dépenses publiques
01:13:12il l'a payé
01:13:13puisqu'il n'a pas
01:13:14été réélu
01:13:15et c'est Mme Merkel
01:13:16qui d'ailleurs
01:13:17peut-être n'aurait pas
01:13:18dû être réélu
01:13:19qu'il a été
01:13:19mais néanmoins
01:13:20il peut avoir
01:13:21à son actif
01:13:22dans l'intérêt
01:13:23de son pays
01:13:24dans un pays
01:13:25Noël Lenoir
01:13:26qui est l'Allemagne
01:13:27et qui est quand même
01:13:28très différent de la France
01:13:29où les gens sont peut-être
01:13:30un peu plus disciplinés
01:13:31et quand il faut avoir
01:13:33une politique d'austérité
01:13:34il faut peut-être la suivre
01:13:35le dernier programme
01:13:36d'austérité
01:13:36ça a été celui
01:13:37de François Fillon
01:13:38il y a eu les affaires
01:13:39bien sûr
01:13:39qui ont joué un rôle
01:13:40dans la non-élection
01:13:41de François Fillon
01:13:42en 2017
01:13:43mais s'il y avait bien
01:13:45un programme
01:13:45qui était
01:13:46non pas celui
01:13:47de Gerhard Schröder
01:13:47mais qui était aussi
01:13:48un programme
01:13:49où il fallait faire
01:13:49des coupes budgétaires
01:13:50c'était celui
01:13:50de François Fillon
01:13:52Raphaël Steinville
01:13:52sur cette position
01:13:54justement
01:13:54en fait ce qui est
01:13:55absolument terrible
01:13:56pour Roland Lescure
01:13:57c'est qu'il peut
01:13:58tout dire
01:13:59tout promettre
01:14:02personne n'est dupe
01:14:03il n'a pas
01:14:03la carte en main
01:14:05on a compris
01:14:06que la rentrée politique
01:14:07et notamment
01:14:08les discussions budgétaires
01:14:09allaient être sanglantes
01:14:11et qu'il n'est pas certain
01:14:13que la moindre proposition
01:14:14du gouvernement
01:14:15puisse voir le jour
01:14:16sans être immédiatement
01:14:19menacée
01:14:19par une censure
01:14:21venant de l'extrême gauche
01:14:23de la FI
01:14:23Jean-Luc Mélenchon
01:14:24en a déjà parlé
01:14:26dimanche
01:14:27lors de la clôture
01:14:28des universités
01:14:29d'été
01:14:30de la France Insoumise
01:14:30et donc
01:14:31le contexte politique
01:14:32l'archipélisation
01:14:33de l'Assemblée Nationale
01:14:34rend quasiment impossible
01:14:36qu'un ministre
01:14:37de l'économie
01:14:38puisse annoncer
01:14:40une mesure
01:14:41sans qu'il prenne le risque
01:14:42d'être retoqué
01:14:43et j'ajouterais
01:14:45qu'en plus
01:14:48Roland Lescu
01:14:49pour expliquer
01:14:50le climat
01:14:50et la défiance
01:14:51aujourd'hui
01:14:52des patrons
01:14:52c'est que
01:14:53ce qu'ils réclament
01:14:54eux
01:14:54c'est une constance
01:14:56une lisibilité
01:14:57et aujourd'hui
01:14:58on a une politique
01:14:58qui est complètement
01:14:59erratique
01:15:01dernier exemple
01:15:02en date
01:15:02c'était l'abandon
01:15:04de la réforme
01:15:05des retraites
01:15:05qui était le seul actif
01:15:06à mettre
01:15:07au mandat
01:15:08qui était la seule
01:15:08grande réforme
01:15:09du quinquennat
01:15:11d'Emmanuel Macron
01:15:12et donc aujourd'hui
01:15:12on paye les conséquences
01:15:13et c'est pour ça aussi
01:15:15qu'on cherche des milliards
01:15:16qui n'existent
01:15:16puisque c'est la réunion
01:15:17et c'est aussi la colère
01:15:18des patrons
01:15:19on va justement
01:15:20avoir un patron direct
01:15:22du stade Roland-Garros
01:15:24où il y a encore
01:15:25je le disais
01:15:25cette réunion
01:15:26des entrepreneurs
01:15:27de France
01:15:27nous sommes avec
01:15:28Christophe Potins
01:15:29bonjour
01:15:29merci d'être en direct
01:15:31sur CNews
01:15:32vous dirigez un réseau
01:15:32d'agences d'intérim
01:15:34bien sûr
01:15:36j'imagine
01:15:37que vous êtes partie
01:15:38de ces patrons
01:15:40qui écoutent
01:15:42les politiques
01:15:42mais comment est-ce
01:15:43que vous les écoutez
01:15:44d'une oreille
01:15:46distraite
01:15:46d'une oreille
01:15:47attentive
01:15:48comment est-ce que
01:15:49vous avez
01:15:50vous-même
01:15:50j'allais dire
01:15:52pris
01:15:54apprécié
01:15:54le discours
01:15:55du ministre
01:15:56de l'économie
01:16:00écoutez
01:16:01on a
01:16:01on commence
01:16:02à être habitué
01:16:03à avoir des promesses
01:16:04qui ne sont jamais tenues
01:16:05aujourd'hui
01:16:06on a vraiment besoin
01:16:07de libérer
01:16:08notre activité
01:16:09les entrepreneurs
01:16:10ont besoin
01:16:11qu'on libère
01:16:12qu'on les libère
01:16:12qu'on les dénormise
01:16:14parce qu'on n'arrive plus
01:16:15à travailler
01:16:16correctement
01:16:17nous avons
01:16:18des obligations
01:16:20fiscales
01:16:21sociales
01:16:22on veut bien
01:16:23les entendre
01:16:23mais qu'on nous laisse
01:16:25de notre côté
01:16:26entreprendre
01:16:27embaucher
01:16:27aujourd'hui
01:16:28vous avez dit
01:16:29j'ai un réseau
01:16:30d'entreprises
01:16:31de travail temporaire
01:16:32on est bloqué
01:16:33par des normes
01:16:34on aurait de nombreux
01:16:35emplois
01:16:35à pourvoir
01:16:35qu'on ne peut pas
01:16:36pourvoir
01:16:36parce que les normes
01:16:37nous empêchent de le faire
01:16:38alors moi
01:16:39je suis venu
01:16:40c'est la troisième fois
01:16:41que je viens à l'AREF
01:16:43je suis venu les écouter
01:16:44il y a deux ans
01:16:45d'une oreille très attentive
01:16:46l'an dernier
01:16:46d'une oreille un peu attentive
01:16:48et là simplement
01:16:49pour vérifier
01:16:49que mes confrères
01:16:50et mes collègues
01:16:51sont dans la même situation
01:16:52que la mienne
01:16:52c'est que ça n'avance pas
01:16:54ça ne bouge pas
01:16:55des promesses sont faites
01:16:57et on n'a pas
01:16:58de résultat
01:16:59sur ces promesses
01:16:59je prends un exemple
01:17:01très concret
01:17:02dans notre activité
01:17:04si on pouvait
01:17:05ne pas nous obliger
01:17:06à respecter
01:17:08un délai
01:17:09entre deux contrats de travail
01:17:10on pourrait employer
01:17:10peut-être 40 000 salariés
01:17:12supplémentaires
01:17:12ce n'est pas fait
01:17:13c'est juste
01:17:14lever une norme
01:17:15qui bloque cela
01:17:16donc voilà
01:17:17ce sont des exemples
01:17:17qui font qu'aujourd'hui
01:17:18on les écoute
01:17:19d'une oreille
01:17:20plus ou moins attentive
01:17:21mais on ne se fait pas
01:17:22d'illusions
01:17:24quand vous regardez
01:17:25notamment la couverture
01:17:26du JD News
01:17:27où vous avez
01:17:28Emmanuel Macron
01:17:28avec son scooter
01:17:29des mers
01:17:30et le titre
01:17:31l'homme qui a ruiné la France
01:17:33est-ce que vous êtes d'accord
01:17:34là-dessus ?
01:17:35On nous avait promis
01:17:35un Mozart
01:17:36de la finance
01:17:37et puis voilà
01:17:38le résultat
01:17:39où il y a effectivement
01:17:40comme vous le dites
01:17:41des charges
01:17:41sur vous les patrons
01:17:43vous les patrons
01:17:44qui êtes
01:17:44ceux qui décidaient
01:17:46d'embaucher ou pas
01:17:47donc évidemment
01:17:47la courbe du travail
01:17:49dépend de vous
01:17:49d'une certaine manière
01:17:51et puis c'est vous
01:17:52qui créez la croissance
01:17:53du pays
01:17:57Tout à fait
01:17:58alors je ne fais pas
01:17:59de politique
01:17:59donc c'est pas
01:18:00pour ou contre
01:18:01un tel
01:18:01moi je veux des résultats
01:18:03je veux des promesses
01:18:04mais tenues
01:18:05aujourd'hui
01:18:06si on pouvait
01:18:07nous mettre à disposition
01:18:09des normes
01:18:10qui nous permettent
01:18:11de simplifier
01:18:12le marché du travail
01:18:12qui nous permettent
01:18:13de produire
01:18:14en toute liberté
01:18:15et d'arrêter
01:18:16de nous taxer
01:18:17mais c'est surtout
01:18:18d'une stabilité
01:18:19dont on a besoin
01:18:20si fiscalement
01:18:21on avait cette stabilité
01:18:23si socialement
01:18:24on avait également
01:18:25cette stabilité
01:18:26le pays redémarrerait
01:18:28on n'a pas besoin
01:18:29d'aide
01:18:30on n'a pas besoin
01:18:31d'argent
01:18:32pour embaucher
01:18:33on a besoin
01:18:34de stabilité
01:18:35de facilité
01:18:38à faire notre travail
01:18:40uniquement notre travail
01:18:41pas autre chose
01:18:42on ne demande pas
01:18:43à ce qu'on nous aide
01:18:45ce qu'on nous apporte
01:18:45des crédits d'impôt
01:18:47des allégements de charges
01:18:49si on pouvait vivre
01:18:50sans toutes ces aides
01:18:51mais qu'on nous laisse travailler
01:18:53laissez-nous travailler
01:18:54s'il vous plaît
01:18:55et là c'est l'occasion
01:18:56avec les 7 candidats
01:18:58qui sont là
01:18:58nous allons les écouter
01:18:59attentivement
01:19:00peut-être un peu plus
01:19:01attentivement
01:19:02que d'habitude
01:19:02puisque c'est une année électorale
01:19:04mais est-ce que
01:19:05les promesses
01:19:06qui vont être
01:19:07postées
01:19:08posées aujourd'hui
01:19:09seront tenues
01:19:10dans 8 mois
01:19:11on n'en est pas
01:19:12vraiment sûr
01:19:13merci beaucoup
01:19:14Christophe Pontins
01:19:15d'avoir été
01:19:16avec nous
01:19:17et puis je rajouterai
01:19:18aussi ce chiffre
01:19:19quand même
01:19:19puisque ce sont
01:19:20les chiffres du MEDEF
01:19:2132% des entrepreneurs
01:19:23aujourd'hui
01:19:23quand les jeunes
01:19:24leur demandent
01:19:25qu'est-ce qu'on doit faire
01:19:26est-ce qu'on doit créer
01:19:27notre société
01:19:2932%
01:19:30des entrepreneurs
01:19:31de France
01:19:32disent quoi ?
01:19:32ils disent
01:19:32allez faire votre boîte
01:19:34à l'étranger
01:19:34vous vous rendez compte ?
01:19:35on en est là
01:19:36on en est là
01:19:37ne faites plus votre boîte
01:19:38en France
01:19:38ça vous donne
01:19:40quand même
01:19:41une idée
01:19:42de ce qui s'est passé
01:19:44alors je reviens
01:19:45sur cette information
01:19:46aussi qui nous a intéressé
01:19:47puisque c'est tombé
01:19:49il y a moins d'une heure
01:19:50et souvenez-vous
01:19:51de l'altercation
01:19:52qu'avait eu
01:19:52Sébastien Delogu
01:19:53le député insoumis
01:19:55à Marseille
01:19:56vous le voyez
01:19:56sur ces images
01:19:57souvenez-vous
01:19:58de Sébastien Delogu
01:19:59qui est dans son immeuble
01:20:00avec des policiers
01:20:02qui se trouvent là
01:20:03le temps monte
01:20:05l'altercation commence
01:20:06on a su que Sébastien Delogu
01:20:08avait notamment
01:20:10appuyé le point
01:20:11sur l'un des policiers
01:20:13regardez
01:20:14retour en image
01:20:15sur ce qui s'était passé
01:20:18je sais moi ici
01:20:20poussez-vous
01:20:20poussez-vous
01:20:21je suis sûr
01:20:22vous n'avez pas montré
01:20:23de plaque
01:20:23je ne sais pas qui vous êtes
01:20:24moi je sais
01:20:25montrez-moi la plaque
01:20:26montrez-moi votre plaque
01:20:27je suis moi
01:20:28je veux savoir
01:20:29montrez-moi la plaque
01:20:30voilà
01:20:31voilà donc
01:20:32Sébastien Delogu
01:20:34et cette altercation
01:20:35avec les policiers
01:20:35ce qui fait qu'aujourd'hui
01:20:36il a été placé
01:20:38en garde à vue
01:20:38c'est une annonce
01:20:39du parquet de Marseille
01:20:40le parquet de Marseille
01:20:40confirme le placement
01:20:41en garde à vue
01:20:42de Sébastien Delogu
01:20:43dans le cadre
01:20:44de l'enquête
01:20:45de flagrance
01:20:45diligentée pour outrage
01:20:47sur personnes dépositaires
01:20:48de l'autorité publique
01:20:49et donc
01:20:50il s'est lui-même
01:20:52présenté
01:20:52au commissariat
01:20:54de Marseille
01:20:55pour une audition
01:20:56portant justement
01:20:57sur cette altercation
01:20:59qui s'est produite
01:21:01lundi
01:21:02et ce sont
01:21:03effectivement
01:21:04trois policiers
01:21:05qui ont porté plainte
01:21:06Sabrina Birlin-Bouillet
01:21:08oui bonjour
01:21:09tout à fait
01:21:09il a été placé
01:21:10en garde à vue
01:21:11le député
01:21:12de la France Insoumise
01:21:13Sébastien Delogu
01:21:14à l'hôtel de police
01:21:15de Lévêché
01:21:16à Marseille
01:21:17c'est ce qu'a annoncé
01:21:17le parquet
01:21:18une garde à vue
01:21:18dans le cadre
01:21:19de l'enquête
01:21:20de flagrance
01:21:21diligentée
01:21:21pour outrage
01:21:22à personnes dépositaires
01:21:24de l'autorité publique
01:21:24vous les avez dit
01:21:25les faits remontent
01:21:27à ce lundi
01:21:27à Marseille
01:21:28plus précisément
01:21:30ça s'est passé
01:21:31en deux parties
01:21:32c'est-à-dire que ce lundi
01:21:33un équipage de police
01:21:35s'est rendu dans un immeuble
01:21:36pour procéder à une interpellation
01:21:37d'un voleur
01:21:38présumé d'une montre de luxe
01:21:40ce même immeuble
01:21:41est l'immeuble de résidence
01:21:42du député LFI
01:21:43Sébastien Delogu
01:21:45qui n'était pas
01:21:45dans un premier temps
01:21:46sur place
01:21:46mais qui a été prévenu
01:21:48par l'une des voisines
01:21:49lorsqu'il y a eu l'enquête
01:21:50de voisinage
01:21:50faite par la police
01:21:51dans cet immeuble
01:21:52il a donc eu
01:21:53un premier contact téléphonique
01:21:54avec les policiers
01:21:55un contact assez tendu
01:21:57avec les policiers
01:21:58les policiers sont repartis
01:22:00sont revenus l'après-midi
01:22:01et là c'est Sébastien Delogu
01:22:02qui est venu physiquement
01:22:03face aux policiers
01:22:05il y a eu une altercation
01:22:06présumée
01:22:07les policiers dénoncent
01:22:08des insultes
01:22:09à leur rencontre
01:22:10ils dénoncent aussi
01:22:11des faits d'obstruction
01:22:13à l'enquête
01:22:14puisqu'ils se seraient opposés
01:22:16physiquement
01:22:16à leur progression
01:22:17durant leur mission
01:22:19dans ce même établissement
01:22:20des images
01:22:21ont circulé
01:22:22sur internet
01:22:23mais attention
01:22:24des images
01:22:24qui ont été diffusées
01:22:25dans un premier temps
01:22:27sur les réseaux sociaux
01:22:28des images filmées
01:22:29par Sébastien Delogu
01:22:31donc il faut bien aussi
01:22:32recontextualiser les choses
01:22:33faire très attention
01:22:34aux images qui ont été diffusées
01:22:35c'est-à-dire que c'est Sébastien Delogu
01:22:36qui tout d'un coup
01:22:37sort son téléphone portable
01:22:38et qui filme
01:22:39l'altercation qui a lieu
01:22:41dans la seconde partie
01:22:42de cette altercation
01:22:43il va sortir du couloir
01:22:45où sont présents les policiers
01:22:46prendre son téléphone
01:22:47et retourner
01:22:49face aux policiers
01:22:49c'est là
01:22:50qu'il aurait filmé
01:22:51ces images
01:22:52qui circulent
01:22:52de son fait
01:22:53sur les réseaux sociaux
01:22:54après cet événement
01:22:56les policiers
01:22:56ont quitté l'immeuble
01:22:57et ont décidé
01:22:58tous les trois
01:22:58des déposées plaintes
01:22:59pour outrage
01:23:00à personne dépositaire
01:23:01de l'autorité publique
01:23:02contre ce député
01:23:04de la France Insoumise
01:23:05donc c'est la suite
01:23:06de cet épisode de lundi
01:23:08cette garde à vue
01:23:09il a donc reçu
01:23:10une convocation
01:23:11pour se présenter
01:23:12à l'hôtel de police
01:23:13à 14h cet après-midi
01:23:15et c'est donc
01:23:15une garde à vue
01:23:16qui commence
01:23:17qui peut durer
01:23:18jusqu'à 24h
01:23:18voire est prolongée
01:23:19jusqu'à 48h
01:23:20jusqu'à 48h
01:23:21de garde à vue
01:23:22possible
01:23:22pour Sébastien Delogu
01:23:25Raphaël Steinville
01:23:25Noël Lenoir
01:23:26voilà donc
01:23:27un élu
01:23:28et pas n'importe lequel
01:23:30Sébastien Delogu
01:23:31qui s'était illustré
01:23:33par le passé
01:23:34notamment
01:23:35et on s'en souvient
01:23:37il avait été
01:23:37d'une certaine manière
01:23:38sanctionné par LFI
01:23:39quand il était allé
01:23:40à la télévision algérienne
01:23:42tenir des propos
01:23:44et puis alors
01:23:44il y a eu évidemment
01:23:46il a déjà été condamné
01:23:47pour violence
01:23:47il a été condamné
01:23:48pour violence
01:23:48et il a eu des propos
01:23:50en première instance
01:23:51il a fait appel
01:23:52il faut le rappeler
01:23:53mais c'est vrai
01:23:55que Sébastien Delogu
01:23:56c'est l'un des visages
01:23:58de la racalisation
01:23:59de l'Assemblée Nationale
01:24:01jamais
01:24:03cette violence verbale
01:24:05et ce relâchement
01:24:06même dans l'expression
01:24:08n'a été si prononcé
01:24:09qu'avec Sébastien Delogu
01:24:11et quelques-uns
01:24:12de ses partenaires
01:24:14de l'Assemblée Nationale
01:24:16la question
01:24:17qui est en surplomb
01:24:19qui est de savoir
01:24:20si finalement
01:24:21cet énième dérapage
01:24:23de Sébastien Delogu
01:24:25peut lui être fatal
01:24:27ou nuire
01:24:27à l'image de LFI
01:24:28malheureusement
01:24:30compte tenu
01:24:30de la cohérence
01:24:33du discours
01:24:34de LFI
01:24:35qui généralement
01:24:36en plus retourne
01:24:37la charge
01:24:39en expliquant
01:24:39que c'est de l'intimidation
01:24:40policière
01:24:41on connait
01:24:42tout ça
01:24:43et surtout
01:24:44on sait
01:24:45que la police
01:24:46est l'un
01:24:48de leurs adversaires
01:24:49désignés
01:24:49depuis toujours
01:24:50souvenez-vous
01:24:51de ce slogan
01:24:52répété à l'envie
01:24:53la police tue
01:24:54et donc je pense
01:24:55que malheureusement
01:24:55ça n'aura pas d'effet
01:24:56sur les troupes
01:24:57de Jean-Luc Mélenchon
01:24:59bien au contraire
01:25:00alors un mot
01:25:00concernant sa défense
01:25:01parce qu'il se défend
01:25:02Sébastien Delogu
01:25:03il dit que dans un premier temps
01:25:04il n'a pas reconnu
01:25:05les policiers
01:25:06qui ne se sont pas
01:25:06identifiés face à lui
01:25:07et qu'ils étaient en civil
01:25:08il dit
01:25:10donnez-moi la plaque
01:25:11alors qu'en fait
01:25:12ils ont des brassards police
01:25:13ça ne se passe pas comme ça
01:25:14tout à fait
01:25:15il demande la plaque
01:25:16et il dit
01:25:17ne pas les avoir reconnus
01:25:18et il dit lui-même
01:25:19s'être fait insulter
01:25:21et il compte
01:25:22j'ai d'ailleurs déposé
01:25:23une plainte contre ses policiers
01:25:25et saisir l'IGPN
01:25:26voilà ce qu'il a communiqué
01:25:27de son côté
01:25:28Merci beaucoup
01:25:29merci Noël Lenoir
01:25:30merci Raphaël Staville
01:25:31merci Sabrina Birelin-Bouillet
01:25:32bien sûr on en reparlera
01:25:33de cette affaire
01:25:34Delogu
01:25:35dans un instant
01:25:36c'est Punchline
01:25:37avec Laurence Ferry
01:25:38et l'un de ses invités
01:25:39sera Jean-Louis Borloo
01:25:40à tout de suite

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