00:00– Je réponds que la problématique de Mayotte
00:03n'est pas une découverte d'Édouard Philippe d'aujourd'hui.
00:06En 2018, c'est lui qui a déjà restreint le droit du sol à Mayotte
00:10et c'est lui qui a également signé le pacte de confiance de 2018.
00:13Donc aujourd'hui, ce n'est pas un sujet qu'il découvre
00:15et ce n'est pas un effet d'annonce.
00:16C'est simplement qu'aujourd'hui, les premières victimes
00:18de ce que l'on connaît de la situation,
00:20et là, je pense qu'on est tous d'accord sur le diagnostic,
00:22ce sont les Mahorais et les étrangers eux-mêmes.
00:25Aujourd'hui, comment fait-on pour pouvoir scolariser
00:28les enfants qu'on ne peut pas scolariser ?
00:29Comment fait-on aujourd'hui pour faire fonctionner normalement
00:32un hôpital qui ne fonctionne pas ?
00:33Comment fait-on pour rétablir, je dirais, en termes de logistique,
00:36je pense à l'aéroport notamment,
00:38le fait que les stigmates des événements climatiques
00:42que l'on connaît d'il y a 20 mois ne sont pas encore réglés
00:44et qu'aujourd'hui, pour que Mayotte puisse...
00:47– Ce n'est pas le droit d'asile qui va rétablir l'aéroport.
00:50– Je ne parle pas de ça.
00:53Je dis que ce droit d'asile est déjà quelque chose
00:55qui a été déjà évoqué et traité en 2018,
00:58qui a été renforcé en 2025.
01:00Et aujourd'hui, on est dans une situation de saturation.
01:02Et même si on peut considérer que des propos, des paroles
01:06ou des promesses ne suffiront pas à tarir les flux migratoires,
01:10en même temps, envoyer un message
01:13ou ne pas envoyer un message disant qu'il y a une politique de fermeté
01:16est aussi perpétuer aujourd'hui un flux
01:19qu'on n'est pas en capacité de gérer.
01:22– Mais est-ce que ça veut dire que la politique actuelle est laxiste ?
01:24– Au niveau des écoles, au niveau de la santé.
01:29– Pardon ?
01:30– Non mais si on dit qu'Edouard Philippe vient envoyer un message de fermeté,
01:33est-ce que ça veut dire que Gérald Darmanin n'était pas assez ferme ?
01:35Est-ce que ça veut dire qu'Edouard Philippe lui-même n'était pas assez ferme ?
01:38– C'est ça que ça renvoie aussi comme idée.
01:42– Je dis que ce message de fermeté a été envoyé dès 2018,
01:44que ce n'est pas une nouvelle taux du jour,
01:45que simplement aujourd'hui, la situation,
01:49notamment à cause des événements climatiques qui se sont passés depuis,
01:51est plutôt empirée et que les premières victimes sont les gens qui sont sur l'île,
01:55à commencer par les Mahorais, mais également les étrangers qui sont sur l'île
01:59et qu'on ne peut pas aujourd'hui fermer les yeux
02:01sur l'impossibilité que l'on a de scolariser les enfants,
02:03sur l'impossibilité que l'on a de soigner les gens
02:05et sur la possibilité que l'on a d'imaginer un développement de ville,
02:08notamment avec des infrastructures qui sont à reconstruire
02:11par rapport à ces événements climatiques.
02:13Donc on ne peut pas non plus simplement ne pas regarder
02:16le fait que la situation d'aujourd'hui ne fonctionne pas
02:19et qu'il faut rétablir un fonctionnement normal,
02:21à commencer par ce que je disais, l'école et la santé.
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