- il y a 2 jours
L'affaire d'Amityville
L'affaire d'Amityville est un ensemble d'événements survenus entre 1974 et 1976 et ayant pour théâtre une demeure située au 112 Ocean Avenue, dans la petite ville côtière d'Amityville, sur Long Island, à l'est de New York aux États-Unis. Dans la nuit du 13 novembre 1974, Ronald Junior, fils aîné de la famille DeFeo, y assassine au fusil ses parents et ses frères et sœurs pendant leur sommeil.
Cette affaire inspira une série de livres et de films d'horreur américains. Amityville : La Maison du diable de Stuart Rosenberg est le premier d’entre eux.
La maison
La maison est située dans les quartiers aisés d'Amityville, au 112 Ocean Avenue, à l'époque, actuellement au 108 de l'avenue. Elle fut édifiée en 1928 sur quatre niveaux (deux étages) dans un pur style colonial hollandais. Après les événements, et probablement après la diffusion du film, les deux lucarnes du dernier étage sont souvent perçues comme les yeux du Diable. Après les meurtres, la maison fut repeinte en blanc par l'agence immobilière. En effet, son passé macabre n'attirant guère d'éventuels acquéreurs, sa couleur sombre n'arrangeait rien...
Les faits-divers originaux
Les DeFeo (1965-1974)
En 1965, la famille DeFeo achète la villa et s’y installe. Le père, Ronald DeFeo Sr., est directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession à Brooklyn. Il est marié à Louise Brigante et ils ont cinq enfants : Ronald Jr., 23 ans, Dawn, 18 ans, Allison, 13 ans, Marc, 12 ans et John 9 ans (âges au moment des faits).
Les meurtres
Le mercredi 13 novembre 1974, à 3 h 15 du matin, Ronald DeFeo Jr. prend son fusil calibre .357 Magnum (on parle aussi d'un Marlin .35), et assassine son père, sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs pendant qu'ils dorment dans leurs lits respectifs. Le mystère qui subsiste réside dans le fait qu'aucun voisin n'a entendu de coup de feu et que selon l'autopsie, les corps n'ont pas été déplacés.
Le constat de la police
À 18 h 35, la police reçoit un appel téléphonique d'un certain Joey Yeswit. Ce dernier les appelle pour les prévenir qu’un jeune homme est passé dans un bar pour signaler que toute sa famille avait été tuée, qu’il s’est rendu sur les lieux avec le jeune homme et plusieurs autres personnes et qu’ils y ont en effet découvert les cadavres de toute la famille. Dix minutes plus tard, la police arrive sur les lieux et y constate le meurtre de toute la famille DeFeo.
Ronald DeFeo Jr. affirme avoir passé la nuit chez ses parents mais ne pouvant s’endormir, avoir quitté la maison vers 4 heures du matin pour aller travailler. Il prétend avoir ensuite passé la journée à travailler, essayé plusieurs fois de contacter ses parents par téléphone et finalement décidé d’aller les voir en fin de journée, découvrant ainsi le massacre. Au fur et à mesure des interrogatoires, les doutes des policiers et les contradictions du fils aîné amènent les inspecteurs à le considérer comme suspect. Finalement, après plusieurs heures d’interrogatoire, Ronald
L'affaire d'Amityville est un ensemble d'événements survenus entre 1974 et 1976 et ayant pour théâtre une demeure située au 112 Ocean Avenue, dans la petite ville côtière d'Amityville, sur Long Island, à l'est de New York aux États-Unis. Dans la nuit du 13 novembre 1974, Ronald Junior, fils aîné de la famille DeFeo, y assassine au fusil ses parents et ses frères et sœurs pendant leur sommeil.
Cette affaire inspira une série de livres et de films d'horreur américains. Amityville : La Maison du diable de Stuart Rosenberg est le premier d’entre eux.
La maison
La maison est située dans les quartiers aisés d'Amityville, au 112 Ocean Avenue, à l'époque, actuellement au 108 de l'avenue. Elle fut édifiée en 1928 sur quatre niveaux (deux étages) dans un pur style colonial hollandais. Après les événements, et probablement après la diffusion du film, les deux lucarnes du dernier étage sont souvent perçues comme les yeux du Diable. Après les meurtres, la maison fut repeinte en blanc par l'agence immobilière. En effet, son passé macabre n'attirant guère d'éventuels acquéreurs, sa couleur sombre n'arrangeait rien...
Les faits-divers originaux
Les DeFeo (1965-1974)
En 1965, la famille DeFeo achète la villa et s’y installe. Le père, Ronald DeFeo Sr., est directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession à Brooklyn. Il est marié à Louise Brigante et ils ont cinq enfants : Ronald Jr., 23 ans, Dawn, 18 ans, Allison, 13 ans, Marc, 12 ans et John 9 ans (âges au moment des faits).
Les meurtres
Le mercredi 13 novembre 1974, à 3 h 15 du matin, Ronald DeFeo Jr. prend son fusil calibre .357 Magnum (on parle aussi d'un Marlin .35), et assassine son père, sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs pendant qu'ils dorment dans leurs lits respectifs. Le mystère qui subsiste réside dans le fait qu'aucun voisin n'a entendu de coup de feu et que selon l'autopsie, les corps n'ont pas été déplacés.
Le constat de la police
À 18 h 35, la police reçoit un appel téléphonique d'un certain Joey Yeswit. Ce dernier les appelle pour les prévenir qu’un jeune homme est passé dans un bar pour signaler que toute sa famille avait été tuée, qu’il s’est rendu sur les lieux avec le jeune homme et plusieurs autres personnes et qu’ils y ont en effet découvert les cadavres de toute la famille. Dix minutes plus tard, la police arrive sur les lieux et y constate le meurtre de toute la famille DeFeo.
Ronald DeFeo Jr. affirme avoir passé la nuit chez ses parents mais ne pouvant s’endormir, avoir quitté la maison vers 4 heures du matin pour aller travailler. Il prétend avoir ensuite passé la journée à travailler, essayé plusieurs fois de contacter ses parents par téléphone et finalement décidé d’aller les voir en fin de journée, découvrant ainsi le massacre. Au fur et à mesure des interrogatoires, les doutes des policiers et les contradictions du fils aîné amènent les inspecteurs à le considérer comme suspect. Finalement, après plusieurs heures d’interrogatoire, Ronald
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TVTranscription
00:00...
00:15Voici la maison hantée la plus célèbre du monde.
00:19Elle se trouve dans la petite station balnéaire d'Amityville,
00:22à une heure à peine de l'agitation de New York.
00:26Il y a trente ans, elle fut le théâtre d'un crime particulièrement horrible,
00:31quand six membres de la famille de Feo y furent abattus en pleine nuit.
00:35Ce qui s'est réellement passé cette nuit-là reste encore aujourd'hui un mystère.
00:43Un an après les meurtres, la famille Lutz a emménagé dans cette maison.
00:48Ils y passèrent seulement 28 jours et s'enfuirent terrifiés,
00:51expliquant que des forces surnaturelles les en avaient chassés.
00:55Les médias se jetèrent frénétiquement sur leur histoire,
00:58ils devinrent célèbres et furent l'objet d'un best-seller mondial,
01:02l'horreur d'Amityville.
01:03On en a tiré de nombreux films, dont le dernier en date est sorti en 2005.
01:09Des médiums et des enquêteurs ont prétendu qu'une malédiction avait été jetée sur la maison.
01:14D'autres pensent que la version des Lutz n'est rien d'autre qu'une astucieuse arnaque,
01:17très lucrative, basée sur la sanglante histoire de la maison.
01:22C'est probablement la maison la plus hantée du monde.
01:25C'est sans doute aussi la plus connue.
01:29Quel que soit le phénomène, ça a été une conjonction d'événements et de personnalités.
01:35Et ça s'est mélangé pour donner un orage psychique parfait.
01:42C'est juste un tissu de mensonge motivé par une raison plutôt simple.
01:48Commercialement, ils ont fabriqué une superbe arnaque.
01:50Leur version n'est pas une histoire vraie.
01:52Mais s'ils disaient que c'est vrai, comment pourriez-vous les traiter de menteurs ?
01:56Trop de choses se sont passées pour tout nier et prétendre que tout était normal.
02:05Je crois que la véritable horreur d'Amitiville, c'est moi.
02:08Parce que c'est moi qu'on a condamné pour les meurtres de ma famille.
02:11D'après eux, c'est moi qui ai fait le coup.
02:13C'est moi qui suis censé être possédé par le démon.
02:17Quelle est la vérité sur cette maison ?
02:19Et est-il vrai qu'une malédiction s'acharne sur ceux qui y vivent ?
02:33Les mystères et les controverses qui entourent l'histoire d'Amitiville
02:36ont commencé dans la nuit du 13 novembre 1974,
02:40quand six membres de la famille Defeo, le père, la mère et quatre enfants,
02:44ont été abattus à l'intérieur de cette maison.
02:50J'étais assis dans mon bureau qui donne sur le devant de la maison
02:52et mon ami Al Saxon arrive et il me dit
02:55« Refuse, j'ai quelque chose à te dire, tu ne vas jamais me croire.
02:59Dans la maison d'à côté, ils sont tous morts. »
03:04On a vu plusieurs décors qu'on sortait de la maison.
03:07Je regrette de le dire, mais le corps d'un des enfants
03:09est tombé de la bâche dans laquelle on le portait
03:11et j'ai vu l'un des enfants assassiné.
03:16C'était affreux, mais c'était une affaire criminelle sans mystère,
03:20en tout cas, c'est ce que je me suis dit à l'époque.
03:26C'était une atmosphère vraiment étrange,
03:28c'était très calme, glacial, un moment suspendu,
03:31du genre qu'on n'oublie jamais.
03:33C'est une image qu'on garde dans sa tête pour toujours.
03:39On avait là une famille de banlieues soi-disant idylliques,
03:42d'origine italienne, des catholiques.
03:45La famille avait sa propre affaire, une concession automobile.
03:49Et bien sûr, à cause de leur nom italien,
03:51il y a eu les inévitables rumeurs sur leur lien
03:54avec le crime organisé.
04:00L'hypothèse d'un meurtre lié au banditisme
04:02a été rapidement écartée
04:04et la police s'est tournée vers le seul survivant,
04:06Ronald Duffeo Junior, qui avait 23 ans.
04:09« George Harrison, le chef de la police du comté de Suffolk,
04:12est arrivé et il m'a demandé
04:14s'il pouvait utiliser ma maison comme quartier général.
04:16Tout le monde était terrifié dans le quartier
04:18en se disant qu'il y avait un tueur qui rodait dans la ville.
04:22Dès le début,
04:23Ronald Duffeo a été soupçonné.
04:26Mais au départ,
04:27il ne l'avait pas arrêté,
04:28il l'avait embarqué pour le protéger.
04:30« Ils ont décidé d'utiliser la maison d'à côté,
04:33celle de Ireland,
04:34pour y installer leur poste de commandement.
04:36Ils nous ont tous emmenés là. »
04:39Et aussitôt, ils l'ont emmené chez moi
04:41et ils ont commencé à l'interroger.
04:43Ça a duré un moment
04:44et puis son grand-père est arrivé.
04:47Un policier l'a entendu dire à son petit-fils
04:50« Arrête de traîner le nom de la famille dans la boue.
04:54Je ne veux plus rien entendre sur ta sœur.
04:57Contente-toi d'avouer les crimes. »
04:58« C'est terminé. »
05:02« Je leur ai dit au début les choses qui étaient vraies.
05:05Mais vous savez,
05:06ils ont fait pression sur moi. »
05:11Même avant ça,
05:12les habitants d'Amityville
05:14s'étaient déjà fait leur opinion
05:15sur le nom du meurtrier.
05:18« Je me suis promené dans le quartier
05:19et j'ai demandé
05:20« Pouvez-vous m'en dire plus sur ce qui s'est passé ? »
05:23Et tous les gamins m'ont répondu
05:24pratiquement comme un seul homme
05:26« C'est Ronald qui a fait le coup. »
05:28« Je roulais en voiture
05:30et le journaliste,
05:30je crois que c'était Joel Martin,
05:33a annoncé les meurtres à la radio.
05:36Et il n'a pas dit que Ronald était mort aussi.
05:38Alors je dis à ma femme,
05:39c'est Ronald qui a fait le coup. »
05:43« Ronald était disons un adolescent à problème. »
05:48« Il avait la réputation de se droguer,
05:50d'être violent,
05:50de se battre avec son père. »
05:54« C'était une tâche.
05:54Tout ce qu'il faisait,
05:55c'était boire, parier et se battre. »
05:57« Quand on le connaissait
05:58ou qu'on connaissait le contexte,
06:00si on avait passé un peu de temps avec lui,
06:02on se disait que ce n'était pas une chose
06:04dont il était incapable. »
06:05« Quand tous les autres sont morts
06:06et pas lui, vous savez... »
06:10« C'était tout un tas de problèmes,
06:12vous savez.
06:12C'est pas comme si je pouvais rester
06:14assis ici et vous mentir.
06:16Je pourrais dire que je savais
06:17que quelque chose de mauvais
06:19allait arriver à ma mère
06:20et à mon père. »
06:23« Il était le meurtrier présumé,
06:29il était l'accusé. »
06:33Après un bref interrogatoire serré,
06:36DeFeo a avoué les crimes
06:37et il a donné la première
06:38de ses nombreuses versions
06:40des événements.
06:41« En gros, l'histoire,
06:43c'est que Ronald DeFeo,
06:45qui avait 23 ans en 1974,
06:47s'est réveillé dans la nuit
06:48autour de 3h15.
06:49Et pour des raisons inconnues,
06:51il a tué tous les membres
06:52de sa famille
06:53pendant leur sommeil. »
06:55« Il a pris le fusil
06:56et il a tiré sur ses parents
06:58qui dormaient dans leur lit.
07:04Ensuite, il a tué
07:05ses deux jeunes frères.
07:10Après, il a été dans la chambre adjacente
07:12et il a tué sa sœur.
07:14Et enfin, il est monté
07:16dans la chambre deuxième
07:17où il a tué son autre sœur,
07:19Dawn.
07:22Après ce qui est arrivé,
07:23c'était comme un cauchemar.
07:24Je suis en train de regarder
07:25ma mère et mon père morts,
07:27mes sœurs.
07:28J'étais terrifié.
07:29J'ai couru hors de la maison,
07:30sauté dans ma voiture,
07:31foncé dans la rue,
07:31trouvé mes amis
07:32et je suis revenu à la maison. »
07:35Les aveux de DeFeo
07:36n'expliquent pas
07:37les nombreux mystères
07:38qui entourent les meurtres.
07:39Des mystères
07:40qui ont nourri
07:41les rumeurs de complicité,
07:42de complot
07:43et même de force surnaturelle.
07:45« Ils ont tous été tués
07:47avec un Marlin calibre 35.
07:49On a fait une expérience
07:50pendant la préparation
07:51du procès.
07:52On a mesuré
07:53le niveau sonore
07:54du Marlin calibre 35.
07:57Ce fusil s'entend
07:58jusqu'à 5 pâtés de maison. »
08:02« Personne n'a rien entendu.
08:04J'ai retrouvé un voisin
08:05quand même
08:06qui a entendu
08:07entre 3h et 3h30
08:09le chien de la famille
08:11qui aboyait
08:12ou gémissait.
08:15Il y a eu au moins
08:169 coups de feu.
08:179 coups tirés
08:18avec un Marlin.
08:19Et rien n'indique
08:20qu'aucune des 6 victimes
08:22ait fait la moindre
08:22tentative
08:23pour s'enfuir.
08:31Ce qui est vraiment bizarre,
08:33c'est comment
08:34on peut arriver
08:35à tuer 6 personnes
08:36au milieu de la nuit
08:37dans un quartier tranquille
08:38sans réveiller personne.
08:40Un coup de fusil,
08:41ça fait du bruit.
08:44ça n'a pas de sens.
08:47Ce serait compréhensible
08:48si on envisage
08:49un autre homme armé
08:50qui les tenait en joue
08:51jusqu'à ce que Ronald
08:52revienne
08:53et fasse ce qu'il a fait.
08:56Je me suis dit
08:57que les corps
08:58avaient peut-être
08:58été déplacés.
09:00Les rapports d'autopsie
09:01montrent que non,
09:02ils n'ont pas été déplacés.
09:03On les a bien trouvés
09:05là où ils avaient été tués.
09:06On n'a trouvé
09:07aucune trace de drogue
09:08dans leur sang.
09:09Et encore une fois,
09:10les victimes ont été
09:10retrouvées sur le ventre,
09:11les bras écartés,
09:13comme si on les avait
09:13disposés là.
09:15Il y a quelque chose
09:15de systématique,
09:16de très méthodique
09:18qui semble indiquer
09:19la présence
09:19de plus d'une personne.
09:23Les curieuses anomalies
09:24de la scène du crime
09:25ont provoqué
09:26de nombreuses spéculations
09:28sur l'identité
09:28de la personne
09:29ou de la chose
09:30responsable de ce carnage.
09:35Après que Ronald DeFeo
09:36eut avoué avoir tué
09:37toute sa famille,
09:38l'avocat William Weber
09:40hérita de la lourde tâche
09:42de le défendre.
09:43Weber commença son enquête
09:44par la vie quotidienne
09:45de la famille
09:46avant les meurtres.
09:47La vie de famille
09:48dans la maison DeFeo
09:50était du genre bizarre,
09:53inhabituel.
09:55D'un côté,
09:56ils semblaient très religieux.
09:57Il y avait des objets
09:58du culte plein la maison,
10:00des statues dans le jardin.
10:02Mais quand M. DeFeo
10:04était à la maison,
10:05c'était des bagarres
10:06constantes,
10:06des disputes,
10:07des cris,
10:08des hurlements.
10:11Ça dépassait de loin
10:12les conflits habituels
10:13qu'on peut avoir en famille.
10:18Si j'ai bien compris,
10:19il y avait des bagarres
10:20qui se déclenchaient
10:21sans raison particulière.
10:22Le père piquait
10:23des crises de rage
10:24terribles.
10:25Et Ronald DeFeo
10:26en était souvent la victime.
10:30Les amis de Ronald
10:31avaient peur
10:32d'entrer dans la maison
10:33parce qu'ils avaient peur
10:34de son père.
10:36On a un témoignage
10:37selon lequel le père
10:38a battu sa femme
10:39en présence
10:39des amis de Ronald.
10:43Ce genre de violence
10:44conduit souvent
10:45à d'autres violences
10:46envers ceux
10:46qui sont plus faibles
10:47et plus soumis.
10:49Donc, au-delà
10:50de ses belles apparences
10:51tranquilles,
10:52il y avait des problèmes
10:53dans la famille.
10:56Beaucoup de gens
10:56m'ont parlé
10:57des mauvais traitements
10:58que son père
10:58lui avait infligés
10:59dans son enfance.
11:00Mais on a aussi
11:01des témoignages
11:02de l'amour
11:03que lui portait sa mère
11:05et des relations étroites
11:06qu'il avait
11:07avec ses frères
11:09et l'une de ses sœurs.
11:13En résumé,
11:14il avait une personnalité
11:15difficile,
11:16peu ordinaire.
11:17On était une famille
11:18très unie,
11:18vous savez.
11:19C'est dommage
11:20ce qui est arrivé.
11:21Mais c'est arrivé.
11:24Ronald de Feo
11:25dès son emprisonnement
11:26a commencé à délirer
11:27en racontant
11:28que c'était le diable
11:29qui lui avait fait faire ça.
11:31Un pasteur
11:32m'a observé
11:33dans la salle du tribunal
11:34pendant que je faisais
11:34ma déposition.
11:36Selon lui,
11:37pour parler comme ça,
11:38il fallait que je sois
11:38possédé par le démon.
11:43Je crois
11:44qu'il lui manquait
11:45une case.
11:46Il fallait
11:47qu'il soit cinglé
11:47pour tuer toute sa famille
11:48ou au moins
11:49en train de le devenir.
11:53J'ai demandé
11:53à un ami
11:54et associé
11:55le docteur
11:56Daniel Schwartz
11:57de l'examiner.
11:59Son avis
12:00de professionnel
12:01c'est que
12:01Donald a agi
12:02dans un état
12:02de conscience altéré.
12:04Il ne comprenait
12:05pas la nature
12:06de ses actes.
12:06Il ne savait pas
12:07que ce qu'il faisait
12:08c'était mal.
12:09Je ne me contrôlais pas.
12:10Je n'étais pas
12:11en contact
12:12avec la réalité
12:12au moment
12:13où j'ai fait
12:13ce que j'ai fait.
12:14Je n'avais aucun contrôle.
12:18Weber décida
12:19de plaider la folie.
12:20Quand il procéda
12:21à l'interrogatoire
12:22de son client
12:22pour savoir
12:23ce qui s'était passé
12:24la nuit des meurtres,
12:25Ronald lui décrivit
12:26une suite d'événements
12:27étranges
12:28qui lancèrent
12:28les controverses
12:29sur la véritable identité
12:31du ou des coupables.
12:32Ronald avait pris
12:33je ne sais quelle drogue.
12:35Il regardait
12:36un film de guerre
12:37à la télévision.
12:38A la fin du film,
12:39Ronald était seul
12:41dans la pièce.
12:42Il a dit au départ
12:42qu'il pensait avoir
12:43entendu des membres
12:45de sa famille
12:46dans une autre pièce
12:47qui complotait
12:48de l'assassiner.
12:50Une chose
12:51qu'il a dite
12:52et parfois
12:52il la disait
12:53en ricanant
12:53donc je ne suis pas sûr
12:55que ce soit vrai
12:56mais il a dit
12:57une femme au manoir
12:59m'a donné le fusil
13:00et j'y ai été
13:01et j'ai tué tout le monde.
13:05Selon son témoignage
13:06original
13:06à un moment donné
13:07un démon au manoir
13:08couvert d'une capuche
13:10lui a donné l'arme
13:11et il est monté
13:12à l'étage
13:13et il a commis le meurtre.
13:17Il a dit
13:18le meurtre
13:18pas les meurtres.
13:21Pendant le procès
13:22un expert a soutenu
13:23que De Feo
13:24n'avait peut-être
13:25pas agi seul.
13:27Herman Reiss
13:27était criminologue
13:28cité par la défense.
13:30Pendant un huis clos
13:31on avait fait sortir
13:33le public
13:34Herman Reiss
13:35a déclaré
13:35aux juges
13:35et aux procureurs
13:36que certains corps
13:37avaient été déplacés
13:38qu'ils n'avaient pas
13:39tous été tués
13:40là où on les avait
13:41trouvés.
13:42Il a aussi déclaré
13:43qu'il croyait
13:44que plusieurs armes
13:45avaient servi
13:46et pas juste
13:47un fusil de chasse.
13:50Bizarrement
13:50bien des années plus tard
13:52le journaliste
13:53Rick Moran
13:54fut contacté
13:55par un agent
13:55de la brigade
13:56des stupéfiants
13:56qui lui a appris
13:57que la maison
13:58des De Feo
13:58était sous surveillance
13:59à l'époque des meurtres
14:00et qu'il avait vu
14:01la soeur de Ronald
14:02Dawn sortir de la maison.
14:06La nuit du meurtre
14:08ce policier
14:09a vu
14:09Dawn De Feo
14:10sortir de la maison
14:11avec un fusil.
14:14Elle était vêtue
14:15d'un sweat à capuche
14:16et portait des gants.
14:18Il l'a vu
14:19jeter le fusil
14:20sur le siège arrière
14:20de sa voiture
14:22et filer en direction
14:23de la pointe
14:24où se trouve
14:24un quai d'embarquement.
14:25C'est exactement là
14:27qu'on a retrouvé
14:28le fusil
14:28mais la police
14:29pense que c'était plus tard.
14:31Quand Ronald raconte
14:32qu'un démon
14:32aux mains noires
14:33avec une capuche
14:34s'est approché de lui
14:34et lui a donné l'arme
14:35et qu'il n'a pas bougé
14:37je crois que c'est vrai.
14:41Je crois
14:42qu'il n'était pas
14:42en état de bouger.
14:43Le démon
14:44dont il parle
14:44c'était sa propre soeur.
14:47La chemise de nuit
14:48de Dawn De Feo
14:49porte des traces
14:49de poudre non brûlées
14:51ce qui indique
14:51qu'elle a peut-être
14:52tiré avec ce fusil
14:53cette nuit-là.
14:55La théorie de Moran
14:57c'est que Ronald
14:58et sa soeur Dawn
14:59avaient comploté
14:59l'assassinat
15:00de leurs parents.
15:03Je pense que la nuit
15:04où ils ont décidé
15:04de faire ça
15:06Ronald n'était pas
15:07en état de le faire
15:07et que Dawn a pris
15:09le fusil
15:09et a commis les meurtres.
15:22Malheureusement
15:22dans la frénésie
15:23de l'action
15:24elle a apparemment
15:25décidé qu'elle allait
15:26tuer tout le monde.
15:31J'ai toujours pensé
15:33qu'effectivement
15:34il y avait quelque chose
15:34de spécial
15:35entre Ronald De Feo
15:36et sa soeur Dawn.
15:38Certains disent
15:38que c'était incestueux
15:39je ne sais pas
15:40mais il y avait
15:41une relation spéciale
15:42un lien particulier
15:43peut-être le lien
15:45du secret.
15:45C'est elle qui a été
15:46tuée le plus violemment
15:47sa tête a complètement
15:48explosé.
15:51La théorie
15:52c'est que Dawn De Feo
15:53a tué toute sa famille
15:54et que Ronald
15:55de désespoir
15:56a tué Dawn.
16:02Il est responsable
16:03d'un meurtre
16:04ce qui expliquerait
16:05la réaction du grand-père
16:06prends tout
16:07sur ton dos
16:09parce que c'était
16:09le seul survivant
16:10et qu'il ne voulait
16:11pas que les relations
16:12entre les membres
16:12de la famille
16:13soient exposées
16:14davantage
16:14ou le nom
16:15de la famille
16:15s'allie.
16:18Mais en février
16:191975
16:20Ronald De Feo
16:21fut jugé responsable
16:22de ces actes
16:23déclaré coupable
16:24de tous les meurtres
16:25et condamné
16:26à six peines
16:26de prison
16:27à perpétuité.
16:29La maison de Feo
16:30au 112 Ocean Avenue
16:32fut mise en vente
16:33à un prix très bas
16:34à cause de son histoire
16:35sinistre.
16:36C'est alors que George
16:37et Kathy Lutz
16:38un jeune couple
16:39avec trois enfants
16:40visita les lieux
16:41et que débuta
16:42un nouveau chapitre
16:43dans l'histoire
16:44extraordinaire
16:44de cette maison.
16:48Quand on a déjà
16:49visité un certain
16:50nombre de maisons
16:52on finit par sentir
16:53ce qui vous convient
16:54ou pas.
16:55On n'avait aucune
16:56réticence
16:57envers cette maison.
16:58Elle répondait
16:59si bien à nos besoins
17:00qu'on a pensé
17:00que c'était
17:01pratiquement l'idéal
17:02pour nous.
17:07Nous avons discuté
17:08ensemble
17:09en famille
17:10des événements
17:11qui s'étaient déroulés
17:12dans la maison
17:12et la conclusion
17:13c'est qu'aucun
17:14d'entre nous
17:15ne se sentait mal
17:16à l'aise
17:16à cause de ce passé.
17:18Mais nous n'avions
17:19pas envisagé
17:20la possibilité
17:20que quelque chose
17:21de résiduel
17:22soit encore là.
17:23D'après la famille Lutz
17:24des choses troublantes
17:26leur sont arrivées
17:26dès le début.
17:28Harry a essayé
17:29de se pendre.
17:30Notre chien
17:30un labradeur noir
17:31a sauté par-dessus
17:33la clôture
17:33et sa chaîne
17:34était trop courte
17:34et il s'est retrouvé
17:35pendu de l'autre côté.
17:37Il s'étouffait.
17:38Ça s'est passé
17:39une heure
17:39après notre emménagement.
17:43George Lutz
17:44raconte ensuite
17:44qu'un de ses amis
17:45qui connaissait bien
17:46l'histoire de la maison
17:47lui a recommandé
17:48de la faire bénir.
17:50Le pasteur est venu
17:51et il a béni
17:53pièce après pièce.
17:54Il est revenu
17:55et il nous a dit
17:56à Cathy et moi
17:57de ne pas faire
17:58une chambre
17:58dans une pièce
17:59à l'étage
17:59que nous voulions
18:00utiliser
18:00comme pièce
18:01à couture.
18:01Il a dit
18:02qu'il y sentait
18:02quelque chose
18:03et il a reçu
18:04une gifle.
18:04Il a entendu
18:05des voix
18:05qui lui disaient
18:06de partir.
18:07Tout ça
18:07c'était le premier jour
18:08les premières heures.
18:11Lutz affirme
18:12que dès les premiers jours
18:13il s'est réveillé
18:14régulièrement
18:14à trois heures et quart.
18:16Il se sentait agité
18:17mal à l'aise.
18:17Il entendait
18:18des bruits bizarres.
18:20Coïncidence
18:20c'est l'heure
18:21à laquelle on estime
18:22que les meurtres
18:22ont été commis.
18:28J'ai été très malade
18:29dans la maison
18:29et j'ai perdu
18:31beaucoup de poids.
18:32J'ai manqué
18:33des jours de travail.
18:35Mon hygiène personnelle
18:36a changé là-bas.
18:38Il subissait
18:39des changements
18:39de caractère.
18:40Il se mettait
18:41en colère
18:42contre ses enfants.
18:43Il se disputait
18:44avec Cathy.
18:45Il n'arrivait pas
18:46à se réchauffer.
18:47Il était constamment
18:48dehors
18:48à couper du bois
18:49à faire du feu.
18:50Cathy allait de pièce
18:51en pièce
18:52et elle y ressentait
18:53des choses différentes.
18:56Elle a été enlacée
18:57parce qu'elle pensait
18:58être une présence
18:59une femme.
19:04Quand elle me l'a dit
19:05elle avait très peur
19:06ça la perturbait beaucoup.
19:10Les Lutz racontèrent
19:11que des nuages de mouches
19:13infestaient certaines pièces.
19:14c'est franchement
19:15inhabituel en plein hiver.
19:17Ils devenaient aussi
19:18de plus en plus inquiets
19:19devant l'attitude
19:20de leur fille Missy.
19:24Missy a commencé
19:25à expliquer à Cathy
19:26qu'elle avait un ami
19:26qu'il s'appelait Jodie
19:28et qu'il se présentait
19:29à elle sous la forme
19:30d'un gros cochon.
19:33Quand Jodie lui a dit
19:34qu'il était content
19:35qu'elle habite ici
19:36et qu'elle y resterait
19:37pour toujours
19:38ça a été très perturbant.
19:41Les Lutz racontent
19:43que de plus en plus
19:44de choses étranges
19:45se passaient autour d'eux.
19:49On entendait des cris
19:50la nuit
19:51et des gens
19:52qui marchaient la nuit
19:53et les enfants
19:54disaient des choses bizarres
19:55et la température
19:56variait dans la maison
19:57et on découvrait
19:58des taches sur la moquette
19:59le matin
20:00et la porcelaine
20:01des toilettes
20:01qui devenait
20:02progressivement noire.
20:04Quand on y pense
20:04et qu'on commence
20:05à en parler
20:05il y avait évidemment
20:06quelque chose
20:07de pas normal.
20:09Ils n'aiment toujours
20:10pas parler
20:11de ce qui est arrivé
20:12la dernière nuit
20:13de ce qui les a finalement
20:14poussés à quitter la maison.
20:22Je ne serai jamais capable
20:24d'oublier
20:25ce qui s'est passé
20:25cette nuit-là
20:27et les garçons
20:28l'air qu'ils avaient
20:28et ce qu'ils ont dit
20:30quand ils sont descendus
20:31ce matin-là.
20:37Selon leurs déclarations
20:38ils finirent par fuir
20:39la maison tôt le matin
20:40du 14 janvier 1975.
20:43Jamais ils n'y revinrent.
20:47Nous n'étions pas
20:48la même famille
20:49en arrivant
20:49et en repartant de là.
20:53Nous étions tous
20:54terrifiés
20:55au moment du départ.
21:01alors qu'on ne connaissait
21:02pas la peur
21:03en emménageant
21:03et rien que la peur
21:06nous a tous changés.
21:11Les Lutz
21:12s'installèrent
21:13chez la mère de Cathy
21:13et George
21:14prit des mesures
21:15pour faire enquêter
21:16sur la maison.
21:18J'avais contacté
21:18un type
21:19qui s'appelait Kaplan
21:20qui s'était présenté
21:21comme parapsychologue
21:23mais j'ai découvert
21:24qu'il était
21:26vampirologue
21:26ce qui était censé
21:27lui donner
21:27de la crédibilité
21:28mais pas avec moi.
21:31Mon mari lui a dit
21:32nos services
21:33ne vous coûteront rien
21:34mais nous sommes
21:35une organisation
21:35de services publics
21:36et si on découvre
21:37quelque chose
21:38qui confirme
21:39ce que vous dites
21:39on dira au public
21:40ce qu'on a trouvé
21:41et si on trouve
21:42qu'il n'y a rien
21:43on le dira aussi
21:44au public
21:45et si on découvre
21:46que vous nous racontez
21:47des salades
21:48et que c'est une arnaque
21:48on le dira aussi.
21:51Trois jours plus tard
21:52Georges Lutz
21:53rappela Kaplan
21:56Il était très mécontent
21:57de ce que mon mari
21:58avait dit dans le journal
21:59qu'il mènerait une enquête
22:01et il lui a dit
22:02je vous avais dit
22:03que je ne voulais pas
22:03de publicité
22:04et vous savez maintenant
22:05je vais être obligé
22:06d'annuler
22:07de repousser votre enquête
22:08d'au moins deux semaines
22:09parce que je ne voulais
22:10aucune publicité
22:11autour de ça
22:13et le lendemain
22:14mon mari a découvert
22:15que la veille au matin
22:16Lutz et sa femme
22:18avaient fait une conférence
22:19de presse
22:20alors le matin
22:21il donne une conférence
22:22de presse
22:23et le soir
22:23il nous raconte
22:24qu'il annule notre enquête
22:26parce qu'il ne veut pas
22:27de publicité
22:31Pour couronner le tout
22:33la conférence de presse
22:34avait été organisée
22:35par William Weber
22:36l'avocat de Ronald DeFeo
22:38à l'époque
22:39Weber le défendait encore
22:41puisqu'il avait fait appel
22:42de la première condamnation
22:43apparemment
22:44la famille Lutz et lui
22:46s'étaient rencontrés
22:47juste après
22:47qu'ils aient quitté la maison
22:50William Weber
22:51avait organisé
22:52cette conférence de presse
22:53pour Newsday
22:55et il nous avait dit
22:56que Newsday
22:56réclamait notre présence
22:58ça a mis la puce
22:59à l'oreille de mon mari
23:00pourquoi est-ce que
23:01William Weber
23:02avocat du tueur
23:04en série Ronald DeFeo
23:05représente maintenant
23:06ce monsieur Lutz
23:07qui a emménagé
23:08dans la maison
23:09juste après
23:09et c'est quoi le rapport
23:11j'ai été contacté
23:12par un certain
23:13Paul Hoffman
23:14qui à l'époque
23:15était journaliste pigiste
23:16et qui m'a dit
23:17que les Lutz
23:18aimeraient me rencontrer
23:19et je lui ai dit
23:20vous savez
23:20moi aussi
23:21j'aimerais les rencontrer
23:23parce que par ailleurs
23:24on m'avait fait
23:24la promesse verbale
23:25que nous toucherions
23:26une avance importante
23:27pour un livre
23:28et pour un film
23:34pendant nos premières rencontres
23:36jamais Weber
23:37n'a abordé ce sujet
23:39il voulait surtout aider
23:40son client
23:40à obtenir une aide psychologique
23:42en tout cas
23:43c'est ce qu'on nous a amené
23:43à croire
23:45il pensait que
23:45ce qui nous était arrivé
23:46était un indice
23:47de ce qui pouvait
23:48très bien l'avoir affecté
23:49lui aussi
23:53William Weber
23:53prétend que
23:54pendant l'un de ses rendez-vous
23:56il leur a révélé
23:57des détails clés
23:57sur les meurtres
23:58des détails
23:59qui prendraient plus tard
24:00une importance capitale
24:01dans l'histoire des Lutz
24:03ça a duré
24:04de 9 ou 10 heures du soir
24:05jusqu'à 3 heures du matin
24:07on a bu du vin
24:08et je ne pourrais pas
24:10vous dire
24:10combien de bouteilles
24:11mais il y en a eu beaucoup
24:13j'avais des photos
24:14de la scène du crime
24:16et d'après ces photos
24:17et d'autres faits
24:17que je leur ai racontés
24:18nous avons échafaudé
24:20ce qui deviendra plus tard
24:21une partie de la version
24:23des Lutz
24:23sur l'aspect possédé
24:25de leur affaire
24:26les Lutz
24:27m'ont fait écouter
24:28des enregistrements
24:29qu'ils avaient fait
24:30avec William Weber
24:31et en fait
24:32avant de passer la bande
24:33George Lutz
24:35m'a fait une remarque
24:36préliminaire
24:36il m'a dit
24:37je ne suis pas très fier
24:38de ça
24:40par exemple
24:41je leur montrais
24:42des photos
24:43de la poudre
24:43vert sombre
24:44qui recouvrait
24:45tout dans la maison
24:46c'est une poudre
24:47utilisée par la police
24:48pour trouver
24:49des empreintes digitales
24:52et ils faisaient
24:53waouh
24:54regardez
24:55c'est la bave visqueuse
24:56qui soigne des portes
24:57j'avais des photos
24:59de la chambre de Down
25:00au deuxième étage
25:01elle était pleine
25:02de mouches mortes
25:03et bien
25:04ils ont pris
25:05la chambre de Down
25:06et ils ont mis
25:07qu'il y avait tout le temps
25:08des nuages de mouches
25:09ils ont annexé
25:10les faits que je leur racontais
25:12sur l'affaire
25:13et ils les ont intégrés
25:14dans leurs livres
25:17je pense que
25:18quand ils ont dessoulé
25:19le matin suivant
25:20ils ont dû se dire
25:21que peut-être
25:22tout ça n'était pas bien
25:23mais sur la bande
25:25William Weber
25:25avait déjà
25:26il paraît
25:27qu'il a dit
25:28hé
25:28on peut faire des films
25:31des livres
25:31il y aura des droits
25:33il parlait déjà
25:34pourcentage
25:35et contrat
25:37il avait un projet avancé
25:39d'un contrat
25:40avec DeFeo
25:40pour un livre
25:41et un film
25:42et il nous a envoyé
25:43un contrat
25:44qui prévoyait
25:44de payer DeFeo
25:45quelque chose
25:46comme 5%
25:46de ce qu'on gagnerait
25:48et donc
25:49William Weber
25:49était en train
25:50d'essayer
25:51de rémunérer
25:51DeFeo
25:52pour ses meurtres
25:54à ce moment là
25:55on a cessé
25:56tout contact
25:57avec Weber
25:59ils ont complètement
26:01disparu
26:01de Long Island
26:02après ça
26:04l'intérêt
26:05pour Amityville
26:06a grandi
26:06avec l'implication
26:07des Lutz
26:08Channel 5
26:09la chaîne de télé
26:10de New York
26:10voulait absolument
26:11le scoop
26:13j'ai contacté
26:14George Lutz
26:15et je lui ai dit
26:16votre famille
26:17a besoin d'aide
26:18on voyait bien
26:18qu'ils étaient terrifiés
26:21Laura Didio
26:22a appelé un couple
26:23de parapsychologues
26:24célèbres
26:24dans le Connecticut
26:25Ed et Lauren Warren
26:27le genre de travail
26:29que nous faisons
26:30c'est d'enquêter
26:31sur le paranormal
26:33le super naturel
26:35et le préternaturel
26:37les phénomènes
26:38hantés
26:39causés
26:39par les esprits humains
26:42ou par les activités
26:43des esprits frappeurs
26:44ou par les fantômes
26:46démoniaques
26:46non humains
26:47nous avons travaillé
26:49sur de nombreux
26:49cas de possession
26:50et d'exorcisme
26:51et la Warner Brothers
26:53a les droits
26:53sur notre vie
26:55George Lutz
26:56nous a accueillis
26:57à la limite
26:58de la propriété
26:58il ne voulait même
26:59pas mettre le pied
27:00sur le terrain
27:03il y avait
27:04un sentiment horrible
27:05de mauvais présage
27:06à travers toute la maison
27:08on sentait
27:09que la maison
27:09était infestée
27:10par quelque chose
27:11d'autre
27:12que par des esprits humains
27:13c'était certain
27:15c'était plus qu'évident
27:19une chaîne
27:20de télé locale
27:21rassembla une équipe
27:22de médiums
27:23et s'apprêta
27:23à filmer leur enquête
27:29ils firent venir
27:31des parapsychologues
27:32ils amèrent aussi
27:33des médiums
27:34et ils décidèrent
27:35de pénétrer
27:35dans la maison
27:36dans la nuit
27:36du 6 mars 1976
27:41peu après l'arrivée
27:42de l'équipe télé
27:43et du journaliste
27:44Marvin Scott
27:45des choses étranges
27:46se passèrent
27:48rien ne m'est arrivé
27:50à moi
27:50mais des trucs
27:51arrivés aux gens
27:52autour de moi
27:54c'était incroyable
27:55la façon dont les gens
27:57étaient affectés
28:00la première chose
28:01c'est le caméraman
28:02Steve
28:03quand il est arrivé
28:04sur le palier
28:05au deuxième
28:05il s'est plié en deux
28:07en se tenant la poitrine
28:08il avait des douleurs
28:10intenses à la poitrine
28:14l'impression dominante
28:16c'était très triste
28:19je ressentais
28:20la présence
28:21d'un adolescent
28:21qui avait fait quelque chose
28:23qui avait entièrement
28:24changé sa vie
28:24et qu'il avait commis
28:26une action horrible
28:26quand on est monté
28:28à l'étage
28:29évidemment
28:29les médiums
28:30ont ressenti
28:31les échos
28:31les mauvaises vibrations
28:326 personnes
28:34ont été assassinées
28:35là
28:35vous savez
28:35il y a à peine
28:36deux ans
28:39il y avait une fenêtre
28:41au dessus de moi
28:42et j'ai vu le visage
28:44d'une fillette
28:44qui me regardait
28:46ensuite j'ai entendu
28:47des pleurs
28:48des plaintes
28:49alors je lui ai dit
28:50regarde la lumière blanche
28:52marche vers elle
28:53tous ceux qui t'aiment
28:54t'attendent
28:55pendant la séance
28:56Lorraine a dit
28:57qu'elle ressentait
28:58la présence d'un démon
28:59qui venait des profondeurs
29:00de la terre
29:01il n'y avait pas
29:02que les esprits assassinés
29:03des membres
29:04de la famille de Feo
29:07je percevais
29:08des corps alignés
29:09tous recouverts
29:10de draps blancs
29:11j'ai eu l'impression
29:12de silhouettes
29:13couvertes de capuches
29:15comme des moines
29:15juste derrière la porte
29:17bloquant le seuil
29:18et qui me fixaient
29:19j'ai pensé
29:20oh oh
29:22je monte tout en haut
29:23j'entre dans la chambre
29:25et Marvin Scott
29:25me dit
29:26qu'est-ce qu'il y a
29:27qu'est-ce qu'il y a
29:29et je lui ai répondu
29:32j'espère que
29:33je n'approcherai
29:34jamais plus que ça
29:35de l'enfer
29:36alors j'ai pris
29:37de l'eau bénite
29:38j'ai ouvert la bouteille
29:39et j'ai dit
29:40en arrière
29:41Satan
29:42et j'ai aspergé
29:44comme ça
29:45et ça a disparu
29:46comme de l'eau
29:47sur une plaque chauffée
29:48et alors
29:48tout s'est arrêté
29:49dans la maison
29:50à la fin de la séance
29:52on est redescendu
29:53au rez-de-chaussée
29:53à ce moment-là
29:54Ed tenait son crucifix
29:56et il pressait
29:57des Lorraine
29:57dans l'escalier
29:58il s'est arrêté net
30:00presque comme s'il avait
30:01été jeté en arrière
30:02par une bourrasque
30:03devant et plus tard
30:04il a décrit ça
30:05comme s'il avait été
30:06assailli je crois
30:07par une légion
30:08de démons
30:10c'est comme
30:12un puissant jet d'eau
30:13sur ma poitrine
30:14qui m'empêche
30:15d'avancer
30:18une fois de plus
30:19en tant que journaliste
30:20je dois reconnaître
30:22que je n'ai rien vu
30:23je n'ai rien senti
30:24rien d'autre
30:25que les réactions
30:26d'aide
30:26de Lorraine
30:27des autres médiums
30:28et des gens
30:29autour de moi
30:31je me souviens
30:32à 2h du matin
30:33de Marvin Scott
30:34qui se tourne vers moi
30:35et me dit
30:36on ne l'a pas
30:37en d'autres termes
30:38ce n'était pas
30:39l'exorciste
30:40pour la télévision
30:44alors qu'il ne se passa
30:45rien devant
30:46les caméras
30:46de télévision
30:47une photo prise
30:48cette nuit-là
30:49allait révéler
30:50une mystérieuse présence
30:51l'appareil avait été fixé
30:54sur un trépied
30:55il prenait des photos
30:56au flash automatiquement
30:57à intervalles réguliers
30:58et il y avait des dizaines
31:00et des dizaines
31:01de photos de cette porte
31:02qui conduisaient
31:03à la chambre
31:03de notre fille Missy
31:05des années plus tard
31:07une de mes secrétaires
31:08classait ces photos
31:09et elle était enceinte
31:10et chaque fois
31:11qu'elle regardait
31:11cette photo
31:12le bébé faisait
31:13des bonds
31:14dans son ventre
31:15et hop
31:17voilà qu'on distingue
31:18clairement
31:18dans l'encadrement
31:19de la porte
31:20se le palliait
31:21au deuxième
31:22le visage
31:23d'un petit garçon
31:24qui jette un coup d'oeil
31:25depuis la porte
31:26il n'y avait pas d'enfant
31:27cette nuit-là
31:28dans la maison
31:28alors d'où est-ce
31:30qu'il vient ?
31:32on a appelé Missy
31:33et on lui a demandé
31:34qui c'était
31:35et elle a dit
31:36oh c'est le garçon
31:36avec qui je jouais là-bas
31:37c'était la première fois
31:39qu'on en entendait parler
31:43les Lutz
31:43ne revinrent jamais
31:45au 112 Ocean Avenue
31:46la banque récupéra
31:47la propriété
31:48et leurs meubles
31:49furent vendus
31:49aux enchères
31:50George et Cathy
31:51partirent s'installer
31:52en Californie
31:53en affirmant
31:54qu'ils devaient échapper
31:55à l'influence
31:55de la maison
31:56et au déluge
31:57de publicité
31:57qui suivit
31:58la médiatisation
31:59de leur histoire
32:01Amityville devient
32:02un phénomène
32:02et il est partout
32:03on en parle à la télé
32:05on en parle à Long Island
32:06c'est sur les lèvres
32:07de tout le monde
32:08avez-vous entendu
32:09parler de cette affaire ?
32:10c'est la somme
32:11de toutes les horreurs
32:12qui se passent
32:13dans le paranormal
32:14tout est regroupé
32:15en une seule affaire
32:18les médiums
32:19sont sortis du bois
32:20les exorcistes
32:21les parapsychologues
32:22les vampirologues
32:23ils ont tous débarqué
32:24avec chacun sa théorie
32:25ils prétendaient tous
32:27savoir exactement
32:27ce qui s'était passé
32:29parmi ceux
32:30qui se joignirent
32:31à la fête
32:31il y avait le professeur
32:33Hans Holzer
32:34le plus célèbre
32:35chasseur de fantômes
32:36des Etats-Unis
32:36j'aime particulièrement
32:39cette image
32:40qui montre clairement
32:41la silhouette blanche
32:43d'un cheval
32:43en surimpression sur moi
32:46il se trouve
32:48que l'entité
32:48qui était perturbée
32:50dans la maison
32:51était un chef indien
32:53à cheval
32:55Hans Holzer
32:56m'a été présenté
32:57comme un homme
32:57qui avait écrit
32:5850 livres
32:59dans le domaine
33:00des médiums
33:01les esprits frappeurs
33:03les fantômes
33:04de la maison blanche
33:04des fantômes
33:06dans chaque maison
33:07qu'il a visité
33:10le 13 janvier 1977
33:12Holzer
33:13William Weber
33:14et Laura Didio
33:15pénétrèrent dans la maison
33:17en compagnie
33:17d'Ethel Johnson-Mayors
33:18une médium célèbre
33:20pour ses transes profondes
33:21tout ce qu'il me faut
33:22c'est un bon médium
33:23capable de transes profondes
33:25comme ça
33:25s'il y a la moindre entité
33:27elle peut utiliser
33:28les cordes vocales
33:29du médium
33:29pour discuter avec moi
33:32c'était vraiment étrange
33:34et très choquant
33:36de voir la transformation
33:37physique
33:38que subit cette femme
33:42dès qu'elle est sortie
33:44de la voiture
33:44avant même d'entrer
33:45dans la maison
33:46elle a dit
33:46il y a un indien
33:48là-dedans
33:49d'un seul coup
33:51une pomme d'Adam
33:52lui a poussé
33:53après un moment
33:54cette femme
33:55a commencé à parler
33:56dans un drôle
33:57de charabia
33:59sa voix s'est abaissée
34:01de plusieurs octaves
34:03et elle parlait
34:04avec un chef indien
34:05qui était enterré
34:06sur ce terrain
34:24on a découvert
34:25que c'était
34:26un cimetière indien
34:27et que le quartier
34:28avait été construit dessus
34:29par la grande fureur
34:30de l'indien
34:31qui était enterré là
34:53bien que l'on ait raconté
34:54que c'était la maison
34:55la plus hantée d'Amérique
34:57ce n'est pas vraiment
34:58une maison hantée
35:01il n'y avait pas de fantômes
35:02là
35:02il n'y avait pas d'esprit
35:04sauf celui du chef indien
35:05et tout ce qu'il voulait
35:07de son point de vue
35:08c'était
35:10partez de mon terrain
35:13alors que les théories
35:14se multipliaient
35:15sur la maison
35:16Amityville
35:16allait devenir
35:17un phénomène
35:18de l'édition
35:20soudain il y a un livre
35:21et quelle qu'en soit la raison
35:23le livre a eu
35:23un succès immédiat
35:24c'est devenu aussitôt
35:26un best-seller
35:28le premier tirage
35:29était de 25 000 exemplaires
35:31et ils n'avaient jamais
35:32lancé un aussi gros tirage
35:33même de loin
35:34pour une première édition
35:35à peine arrivé
35:36chez les libraires
35:36ce livre a été épuisé
35:38c'était phénoménal
35:40il était clair
35:41que cette histoire
35:41de maison hantée
35:42avait le pouvoir
35:43de captiver
35:44des millions de lecteurs
35:45l'idée que c'est réellement
35:47arrivé à des gens
35:48rend ces gens
35:49plus proches
35:52parce que si ce n'est pas
35:53une oeuvre d'imagination
35:54alors c'est vrai
35:57et ça pourrait aussi
35:59leur arriver
36:01une maison
36:02c'est censé être
36:04un endroit
36:04où on est en sécurité
36:05et l'horreur
36:06d'Amityville
36:07détruit cette tranquillité
36:10c'est arrivé
36:11juste après le livre
36:12de William Peter Blatty
36:14L'Exorciste
36:15et le film
36:15L'Exorciste
36:16est sorti
36:17autour de 1973-74
36:20on dirait qu'il y a
36:21un désir
36:22une insatisfaction
36:23peut-être une question
36:24spirituelle
36:25qui domine tout ça
36:25le bien contre le mal
36:27même les gens
36:28qui disaient être agnostiques
36:29ou athées
36:30après avoir vu le film
36:31ils dormaient
36:32avec la lumière allumée
36:33ils s'agrippaient
36:34à des crucifix
36:35et ils retournaient
36:36à l'église
36:38c'était le climat
36:39dans lequel Amityville
36:40pouvait s'épanouir
36:42la maison elle-même
36:44était devenue
36:44un personnage
36:45grâce en particulier
36:47à ses deux fenêtres
36:48à l'étage
36:49tout le monde disait
36:50qu'est-ce que vous pensez
36:51de ces deux yeux
36:52deux yeux qui vous observent
36:54j'ai beaucoup entendu ça
36:55c'est devenu
36:56les yeux de la maison
36:57et si vous les regardez
36:59vous vous dites
36:59cette maison
37:00est en train de me regarder
37:01et ça lui a donné
37:02cette personnalité maléfique
37:04quelque chose observe
37:05quelque chose est caché
37:07quelque chose observe
37:08l'histoire des Lutz
37:10prit un nouveau tournant
37:11quand elle subit
37:12le traitement hollywoodien
37:15à Amityville
37:16l'effet fut immédiat
37:18et redoutable
37:21quand tous ses livres
37:22ont été publiés
37:23et que le film est sorti
37:24c'est devenu l'enfer
37:25ça a été l'affolement
37:26chez les médias
37:27tous ces gens
37:27se sont abattus
37:28sur Amityville
37:29des gens venus d'Irlande
37:31venus d'Angleterre
37:32des gens venus
37:32de partout en Europe
37:35ils étaient envahis
37:36non pas par des fantômes
37:37ni par des démons
37:38mais par les touristes
37:41sous la grêle
37:42ou dans la tempête
37:43il y avait parfois
37:44plus de 50 personnes
37:45qui se tenaient par la main
37:46et qui regardaient la maison
37:47comme si c'était une religion
37:50sur Ocean Avenue
37:51les pelouses des habitants
37:52étaient envahis
37:53par les voitures
37:54des badauds
37:54qui essayaient de s'approcher
37:55de la maison de l'horreur
37:57j'avais des dizaines de gens
37:58venus en bus
37:59qui pique niquaient
38:00dans ma cour
38:00des nonnes venus de Suède
38:02elles s'étaient coincées
38:03dans mon allée
38:03et je ne sais même pas
38:05comment elles étaient arrivées là
38:06les gens couraient
38:07et essayaient d'emporter
38:08des morceaux de la maison
38:09des bouts de pelouse
38:10des plaquages de bois
38:12une femme a frappé un flic
38:14sur la tête
38:14avec un livre si fort
38:15qu'elle l'a à moitié assommé
38:16n'importe quoi
38:17pour jeter un coup d'oeil
38:18par les fenêtres
38:19c'était très ennuyeux
38:20ça a duré
38:21et duré
38:22et duré
38:23mais si les milliers
38:24de visiteurs
38:25semblaient convaincus
38:26par l'histoire d'Amityville
38:27un nombre croissant
38:29de lecteurs
38:29soupçonnait une arnaque
38:32Johnson écrit ce gros bouquin
38:33l'horreur d'Amityville
38:35une histoire vraie
38:36et je trouvais
38:38que ça ne sentait pas bon
38:40dans les articles
38:42publiés au départ
38:43ils ont dit
38:43qu'ils n'avaient vu
38:44aucune forme humaine
38:45et seulement
38:45qu'ils avaient entendu
38:46des bruits bizarres
38:47des chocs
38:49des coups sur les tuyaux
38:50des trucs comme ça
38:52ils ont fait l'expérience
38:53de ce qui apparaît
38:54comme des phénomènes
38:55paranormaux assez banal
38:57pas de lévitation
38:58pas de fenêtres brisées
39:00pas de portes sorties
39:01de l'orgon
39:02par des forces invisibles
39:04et à la sortie du livre
39:05ils en étaient arrivés
39:06à la bave visqueuse verte
39:08au fanfare
39:08et à Jody le cochon
39:09démoniaque
39:10on a dénombré
39:11106 erreurs évidentes
39:13des erreurs matérielles
39:14dans le livre
39:15et ça c'est avant même
39:16d'arriver au cochon volant
39:21Missy, l'un des enfants Lutz
39:23avait fait un dessin
39:24de Jody le cochon
39:25démoniaque
39:25dont elle disait
39:26qu'il lui apparaissait
39:27à la fenêtre du deuxième étage
39:28avec ses yeux rouges
39:29qu'il a fixé
39:31alors j'étais questionné
39:32les voisins
39:32et l'un d'eux a dit
39:33oh à quoi il ressemble
39:35et on lui a montré
39:36le dessin dans le livre
39:37et ils ont dit
39:38oh ça c'est le chat
39:39que Ronald Feo
39:40appelait le cochon
39:41tellement il était gros
39:43en fait le cochon
39:45c'était le chat de ma femme
39:46c'était un persan
39:47j'en suis sûr
39:50ce chat sautait
39:52sur l'appui de la fenêtre
39:53et s'installait là
39:54et regardait
39:55avec ses yeux rouges
39:56phosphorescents
39:59mais alors
40:00les fameuses mouches
40:02mais enfin
40:04il y a eu les meurtres
40:06les victimes sont restées
40:07là 48 heures
40:08la maison a été mise
40:10sous scellée
40:10et le chauffage marchait
40:13pas besoin d'être un génie
40:14pour comprendre
40:15comment il finit
40:16par y avoir des mouches
40:19pour les besoins
40:20de leur enquête
40:21Jordan et Moran
40:22ont interviewé
40:23Jim et Barbara Cromarty
40:25qui ont acheté la maison
40:26après le départ des Lutz
40:28on leur a demandé
40:30s'ils avaient fait
40:31des grosses réparations
40:32en arrivant dans la maison
40:33parce que
40:34quand on lit le livre
40:34on a l'impression
40:35que cette tornade paranormal
40:37qui se déchaîne
40:37dans la maison
40:38la laisse en ruine
40:40ils nous ont répondu
40:41que non
40:41tout était parfaitement
40:43en état
40:43quand ils l'ont visité
40:44avant de l'acheter
40:50mon mari a participé
40:52à un débat à la télé
40:53avec George Lutz
40:54et ce dernier
40:55a essayé de raconter
40:56qu'une fenêtre
40:57de la maison
40:58s'était rabattue
40:58sur la main
40:59de son fils
41:00et qu'il l'avait emmené
41:01à l'hôpital de Brunswick
41:03pour le faire soigner
41:04alors mon mari a dit
41:05parfait
41:06on va faire citer
41:07les rapports
41:07de l'hôpital de Brunswick
41:08et là vous pourrez le prouver
41:10et là il a dit
41:11je ne l'ai pas vraiment
41:12emmené à l'hôpital
41:13on lui a fait
41:13un pansement à la maison
41:15son histoire changeait
41:16quand on essayait
41:17de le coincer
41:20je me souviens
41:21qu'il y avait une fenêtre
41:22dans une pièce
41:23au deuxième étage
41:24et il prétendait
41:25que si on était
41:25au milieu de la pièce
41:26la fenêtre s'ouvrait
41:28et se refermait
41:28brutalement toute seule
41:30donc on a été
41:31dans cette pièce
41:32Rick et moi
41:33et Rick a remarqué
41:34que le plancher avait l'air inégal
41:35et il a commencé
41:36à appuyer du pied
41:37sur le plancher
41:39et soudain
41:40la fenêtre s'est ouverte
41:41j'ai cru que j'allais
41:42bondir hors de mes chaussures
41:43j'ai hurlé
41:48les contrepoids
41:49étaient mal installés
41:50et la fenêtre
41:51était déréglée
41:51de telle manière
41:52qu'on pouvait parfaitement
41:53l'ouvrir
41:54et ensuite la refermer
41:55du milieu de la pièce
41:58il y a beaucoup
41:59de confusion
42:00autour de ça
42:01je ne sais pas
42:03si ça sera jamais éclairci
42:06parlant du mal
42:07le mal
42:07c'est l'absence de Dieu
42:08et donc
42:09la confusion
42:11en fait partie
42:13les sceptiques
42:14ont rassemblé
42:15leurs preuves
42:16et les croyants
42:17se sont préparés
42:18à la bataille
42:18mais où est la vérité
42:20dans l'horreur
42:20d'Amityville
42:23deux ans
42:24après avoir quitté
42:24leur maison
42:25en prétendant
42:26qu'ils en avaient été
42:26chassés par des forces
42:27surnaturelles
42:28les Lutz
42:29virent leur histoire
42:30publiée sous le titre
42:31l'horreur d'Amityville
42:33une histoire vraie
42:34ce fut un best-seller
42:35instantané
42:36et l'auteur
42:37Jay Hanson
42:38se retrouva au coeur
42:39d'une furieuse controverse
42:42moi ça m'a ouvert les yeux
42:43sur le fait
42:44qu'on pouvait écrire
42:45un livre
42:45écrire sur la jaquette
42:47une histoire vraie
42:48et ensuite inventer
42:4990% de son contenu
42:54j'en ai parlé
42:56à Jay
42:56et je lui ai dit
42:57Jay
42:57tu crois à cette histoire
42:59et il m'a dit
43:00je suis un écrivain
43:01c'est ce que je fais
43:02j'écris
43:03c'est tout
43:04tu sais
43:05que ce soit vrai ou pas
43:05ce n'est pas à moi
43:06d'en décider
43:09évidemment qu'il a pris
43:10des libertés
43:11nous ne soutenons pas
43:12cet aspect
43:13de l'horreur
43:14d'Amityville
43:17Peter Jordan
43:18et Rick Morgan
43:19mirent Jay Hanson
43:20devant les preuves
43:21que son livre
43:22n'était pas une histoire
43:22vraie
43:23mais une oeuvre
43:24de fiction
43:26il m'a dit
43:27vous n'iez tout
43:28vous êtes un sceptique
43:29qui aime écrire
43:30des histoires
43:30de non fantômes
43:31moi
43:32j'aime gagner
43:33de l'argent
43:34Jay m'a dit
43:35je suis un écrivain
43:37et tout ce qui m'intéresse
43:38c'est d'écrire
43:39un best-seller
43:40pour me construire
43:41une villa à Mayork
43:42et ne plus jamais
43:43avoir besoin d'écrire
43:46et il m'a dit
43:47je vous prédis
43:47qu'un jour
43:48vous serez assis ici
43:49fauchés
43:50en train d'écrire
43:51vos petites histoires
43:52de non fantômes
43:53et moi je serai
43:54dans une île
43:55au Bahamas
43:55ou ailleurs
43:56avec un wagon
43:57de pull en cachemire
44:01et je me souviens
44:02avoir pensé
44:03que c'était
44:03tellement cocasse
44:05et j'ai gloussé
44:06et il a dit
44:07qu'est-ce qu'il y a
44:08de si drôle
44:09et j'ai dit
44:10que c'était
44:10le fantasme
44:11le plus ridicule
44:11qu'un millionnaire
44:12puisse avoir
44:12et après ça
44:14un jour
44:14que je rentrais
44:14en voiture
44:15à Long Island
44:15j'ai entendu
44:16à la radio
44:17que J. Hanson
44:18l'auteur
44:19de l'horreur
44:19d'Amityville
44:20avait eu
44:20une crise cardiaque
44:21et je me suis dit
44:22oh non
44:23il ne pourra
44:24jamais profiter
44:24de son wagon
44:25de pull en cachemire
44:28Hanson a gagné
44:29des millions
44:30avec Amityville
44:31en comparaison
44:32on dit que les Lutz
44:33n'ont touché
44:33que 250 000 dollars
44:35malgré tout
44:36George soutient
44:37l'auteur
44:38et son livre
44:38mais il est plus
44:39réservé
44:40à propos des films
44:42c'était un travail
44:43très difficile
44:44pour lui
44:44d'expliquer
44:45une chose
44:45à laquelle
44:46il ne croyait pas
44:46ou qu'il ne comprenait pas
44:48et il est parvenu
44:49à faire un livre
44:50très exact
44:51très précis
44:51comparé à tout
44:52ce qui a été fait
44:53depuis
44:55le film original
44:56a pris beaucoup
44:57de liberté
44:58avec le sang
44:59qui coulait
44:59des murs
44:59et les mouches
45:00qui attaquent
45:00le pasteur
45:02ils auraient pu
45:02aussi bien
45:03les représenter
45:04comme elles étaient
45:04dans la réalité
45:08ça m'était égal
45:09que ce soit
45:10ou pas
45:10une histoire vraie
45:11mais ça n'avait
45:12pas d'importance
45:13pour moi
45:13il fallait que je crée
45:14ma propre réalité
45:20pendant 25 ans
45:2128 ans
45:22peu importe
45:23j'ai eu un gros problème
45:24avec le premier film
45:25et maintenant
45:26c'est presque
45:27un documentaire
45:28comparé
45:29à ce qu'ils ont fait
45:31récemment
45:31George Lutz
45:32détesta tellement
45:33les derniers films
45:34qu'il a intenté
45:35un procès
45:36à la MGM
45:36ce fut la dernière
45:38de ses nombreuses
45:39actions légales
45:39pour protéger
45:40sa version des faits
45:41il est mort
45:42paradoxalement
45:43le jour où
45:43l'affaire a été réglée
45:45à peine un an
45:46après la mort
45:46prématurée
45:47de sa femme
45:47Cathy
45:47en 2005
45:50elle et moi
45:52avons vécu
45:53cette expérience
45:53ensemble
45:54et on est passé
45:55à autre chose
45:56ensemble
45:56on a essayé
45:58de l'expliquer
45:58au monde
45:59ensemble
45:59si vous voulez
46:01sa disparition
46:02signifie que
46:03j'ai perdu
46:03celle qui a
46:04partagé
46:04cette expérience
46:05avec moi
46:08cela ne donne
46:09pas le droit
46:09à qui que ce soit
46:10de créer
46:11une version
46:12révisionniste
46:12de ce qu'elle
46:13avait à dire
46:14de son vivant
46:15mais il y a
46:16des gens
46:17qui croient
46:17que les disparitions
46:18de George
46:18et Cathy Lutz
46:19sont les exemples
46:20les plus récents
46:21de l'influence
46:22maléfique
46:22de la maison
46:23d'Amityville
46:24une des choses
46:25qui lui sont arrivées
46:26dans cette maison
46:27c'est qu'elle
46:28s'est regardée
46:28dans un miroir
46:29et qu'elle a vu
46:30cette vieille
46:31vieille femme
46:32dans le reflet
46:35elle est morte
46:36à Phoenix
46:36d'une maladie
46:37respiratoire
46:38qui l'a fait
46:39vieillir de 30 ans
46:41et quand elle est morte
46:42elle avait l'air
46:43très très vieille
46:48ça a touché
46:49Ronald DeFeo
46:50d'une certaine manière
46:53ça a touché
46:54les Lutz
46:54d'une autre manière
46:55ça touche
46:56tous ceux
46:57qui entrent
46:57dans cette maison
46:59beaucoup de choses
47:00se sont passées
47:01dans cette affaire
47:03et ces morts
47:04inhabituelles
47:06il faut les attribuer
47:08à des coïncidences
47:12et rien d'autre
47:14les gens veulent croire
47:17à quelque chose
47:17de surnaturel
47:18il y a quelque chose
47:19qui nous dépasse
47:20il y a un paradis
47:21il y a un enfer
47:22il y a des prières
47:22exaucées
47:23il y a des esprits
47:24il y a des fantômes
47:25on veut croire
47:25à ce genre de phénomène
47:27on en éprouve le besoin
47:28et sur ce besoin
47:29se greffe le facteur
47:30crédulité
47:32franchement
47:32quand quelqu'un dit
47:33oh c'est une histoire vraie
47:36c'est l'événement
47:38le plus documenté
47:39de ce genre
47:42en termes du nombre
47:43de gens impliqués
47:44de témoins directs
47:45de ceux qui ont maintenu
47:47leurs témoignages
47:47sans rien y changer
47:48pendant toutes ces années
47:50si je crois
47:51qu'ils sont restés
47:52dans cette maison
47:52pendant 28 jours
47:53non
47:54catégoriquement
47:54sans aucun doute
47:56non
47:57je pense qu'ils avaient
47:59planifié toute l'affaire
48:00et qu'ils avaient l'intention
48:01d'en tirer un livre
48:02et gagner
48:03beaucoup d'argent
48:05et vous savez quoi
48:07c'est ce qu'ils ont fait
48:09quand une histoire
48:10est trop belle
48:10pour être vraie
48:12et c'en est un exemple
48:13parfait
48:15probablement l'exemple
48:16le plus monumental
48:16de succès
48:17que j'ai jamais rencontré
48:18et que je ne rencontrerai
48:19jamais de toute ma vie
48:21je ne crois pas
48:22que je verrai
48:22un autre amityville
48:24en tout cas
48:25je n'espère pas
48:27ils n'étaient pas là
48:28ils n'ont pas vécu
48:29cette expérience
48:30et pourtant
48:31ils voudraient vous l'expliquer
48:32à vous
48:33et ça ne rend service
48:34à personne
48:37à moins qu'on attrape
48:39l'esprit
48:39qu'il se montre
48:40et qu'il nous explique
48:41pour la caméra
48:42et je doute que ça arrivera
48:44on ne saura jamais
48:46et on continuera
48:47à poursuivre
48:48cette chose
48:48qui nous échappe
48:49quelle qu'elle soit
48:53l'occupant actuel
48:54de la maison
48:55ne croit à rien
48:56de tout ça
48:58croire ou ne pas croire
48:59ça n'a rien à voir
49:00avec les événements
49:01je ne lui souhaite
49:03que du bonheur
49:04j'espère que des incendies
49:06spontanées
49:07ne perturberont pas
49:08son sommeil
49:09ou une autre
49:10de ses activités
49:11et j'attends
49:12les gros titres
49:13si ou plus tôt
49:14quand ça arrivera
49:15et j'attends
49:44les gros titres
49:45n'ont
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