- il y a 2 jours
L'affaire d'Amityville
L'affaire d'Amityville est un ensemble d'événements survenus entre 1974 et 1976 et ayant pour théâtre une demeure située au 112 Ocean Avenue, dans la petite ville côtière d'Amityville, sur Long Island, à l'est de New York aux États-Unis. Dans la nuit du 13 novembre 1974, Ronald Junior, fils aîné de la famille DeFeo, y assassine au fusil ses parents et ses frères et sœurs pendant leur sommeil.
Cette affaire inspira une série de livres et de films d'horreur américains. Amityville : La Maison du diable de Stuart Rosenberg est le premier d’entre eux.
La maison
La maison est située dans les quartiers aisés d'Amityville, au 112 Ocean Avenue, à l'époque, actuellement au 108 de l'avenue. Elle fut édifiée en 1928 sur quatre niveaux (deux étages) dans un pur style colonial hollandais. Après les événements, et probablement après la diffusion du film, les deux lucarnes du dernier étage sont souvent perçues comme les yeux du Diable. Après les meurtres, la maison fut repeinte en blanc par l'agence immobilière. En effet, son passé macabre n'attirant guère d'éventuels acquéreurs, sa couleur sombre n'arrangeait rien...
Les faits-divers originaux
Les DeFeo (1965-1974)
En 1965, la famille DeFeo achète la villa et s’y installe. Le père, Ronald DeFeo Sr., est directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession à Brooklyn. Il est marié à Louise Brigante et ils ont cinq enfants : Ronald Jr., 23 ans, Dawn, 18 ans, Allison, 13 ans, Marc, 12 ans et John 9 ans (âges au moment des faits).
Les meurtres
Le mercredi 13 novembre 1974, à 3 h 15 du matin, Ronald DeFeo Jr. prend son fusil calibre .357 Magnum (on parle aussi d'un Marlin .35), et assassine son père, sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs pendant qu'ils dorment dans leurs lits respectifs. Le mystère qui subsiste réside dans le fait qu'aucun voisin n'a entendu de coup de feu et que selon l'autopsie, les corps n'ont pas été déplacés.
Le constat de la police
À 18 h 35, la police reçoit un appel téléphonique d'un certain Joey Yeswit. Ce dernier les appelle pour les prévenir qu’un jeune homme est passé dans un bar pour signaler que toute sa famille avait été tuée, qu’il s’est rendu sur les lieux avec le jeune homme et plusieurs autres personnes et qu’ils y ont en effet découvert les cadavres de toute la famille. Dix minutes plus tard, la police arrive sur les lieux et y constate le meurtre de toute la famille DeFeo.
Ronald DeFeo Jr. affirme avoir passé la nuit chez ses parents mais ne pouvant s’endormir, avoir quitté la maison vers 4 heures du matin pour aller travailler. Il prétend avoir ensuite passé la journée à travailler, essayé plusieurs fois de contacter ses parents par téléphone et finalement décidé d’aller les voir en fin de journée, découvrant ainsi le massacre. Au fur et à mesure des interrogatoires, les doutes des policiers et les contradictions du fils aîné amènent les inspecteurs à le considérer comme suspect. Finalement, après plusieurs heures d’interrogatoire, Ronald
L'affaire d'Amityville est un ensemble d'événements survenus entre 1974 et 1976 et ayant pour théâtre une demeure située au 112 Ocean Avenue, dans la petite ville côtière d'Amityville, sur Long Island, à l'est de New York aux États-Unis. Dans la nuit du 13 novembre 1974, Ronald Junior, fils aîné de la famille DeFeo, y assassine au fusil ses parents et ses frères et sœurs pendant leur sommeil.
Cette affaire inspira une série de livres et de films d'horreur américains. Amityville : La Maison du diable de Stuart Rosenberg est le premier d’entre eux.
La maison
La maison est située dans les quartiers aisés d'Amityville, au 112 Ocean Avenue, à l'époque, actuellement au 108 de l'avenue. Elle fut édifiée en 1928 sur quatre niveaux (deux étages) dans un pur style colonial hollandais. Après les événements, et probablement après la diffusion du film, les deux lucarnes du dernier étage sont souvent perçues comme les yeux du Diable. Après les meurtres, la maison fut repeinte en blanc par l'agence immobilière. En effet, son passé macabre n'attirant guère d'éventuels acquéreurs, sa couleur sombre n'arrangeait rien...
Les faits-divers originaux
Les DeFeo (1965-1974)
En 1965, la famille DeFeo achète la villa et s’y installe. Le père, Ronald DeFeo Sr., est directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession à Brooklyn. Il est marié à Louise Brigante et ils ont cinq enfants : Ronald Jr., 23 ans, Dawn, 18 ans, Allison, 13 ans, Marc, 12 ans et John 9 ans (âges au moment des faits).
Les meurtres
Le mercredi 13 novembre 1974, à 3 h 15 du matin, Ronald DeFeo Jr. prend son fusil calibre .357 Magnum (on parle aussi d'un Marlin .35), et assassine son père, sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs pendant qu'ils dorment dans leurs lits respectifs. Le mystère qui subsiste réside dans le fait qu'aucun voisin n'a entendu de coup de feu et que selon l'autopsie, les corps n'ont pas été déplacés.
Le constat de la police
À 18 h 35, la police reçoit un appel téléphonique d'un certain Joey Yeswit. Ce dernier les appelle pour les prévenir qu’un jeune homme est passé dans un bar pour signaler que toute sa famille avait été tuée, qu’il s’est rendu sur les lieux avec le jeune homme et plusieurs autres personnes et qu’ils y ont en effet découvert les cadavres de toute la famille. Dix minutes plus tard, la police arrive sur les lieux et y constate le meurtre de toute la famille DeFeo.
Ronald DeFeo Jr. affirme avoir passé la nuit chez ses parents mais ne pouvant s’endormir, avoir quitté la maison vers 4 heures du matin pour aller travailler. Il prétend avoir ensuite passé la journée à travailler, essayé plusieurs fois de contacter ses parents par téléphone et finalement décidé d’aller les voir en fin de journée, découvrant ainsi le massacre. Au fur et à mesure des interrogatoires, les doutes des policiers et les contradictions du fils aîné amènent les inspecteurs à le considérer comme suspect. Finalement, après plusieurs heures d’interrogatoire, Ronald
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TVTranscription
00:00Nous sommes au cœur d'un petit quartier paisible de Long Island dans l'état de New York
00:04où se cache une bâtisse qui a vu s'abattre le pire sur une famille
00:07avant de devenir le symbole même de l'horreur et du paranormal.
00:11Le 13 novembre 1974, six membres d'une famille sans histoire sont assassinés.
00:18Un drame absolument horrible qui va devenir ce qu'on appelle aujourd'hui
00:21la maison la plus hantée des Etats-Unis.
00:24Depuis, des odeurs d'excréments et de sang envahissent les pièces,
00:27les murs sointent d'un liquide visqueux,
00:30des mouches s'agglutinent dans certaines pièces
00:32et des entités vous arrachent de votre sommeil.
00:35L'une des familles victimes de ces phénomènes
00:37n'aura pas réussi à rester dans la maison plus de 28 jours.
00:40Aujourd'hui, je vous emmène dans la mystérieuse histoire de la maison d'Amitiville
00:45et de sa légende qui fascine depuis plus de 50 ans.
00:56Alors Amityville, avant d'être le théâtre d'un drame devenu célèbre dans tout le pays,
01:00eh bien c'est aussi une petite ville paisible,
01:02située à Long Island dans le comté de Suffolk, dans l'état de New York.
01:07Au 112 Ocean Avenue, dans un quartier résidentiel plutôt paisible,
01:11situé au bord du canal Amityville Creek,
01:13se trouve le célèbre pavillon typiquement américain.
01:17Et on est bien loin des clichés de lieux hantés.
01:20C'est une grande maison blanche de trois étages de style colonial hollandais
01:24construite en 1927 et au charme typique de la région.
01:28Elle possède cinq chambres, trois sels de bain, un porche,
01:32une cave et un hogar à bateau situé au bord du canal.
01:35Ça vous donne envie de l'acheter, non ?
01:36L'architecture avec son imposante charpente de bois est imposante
01:40mais n'en reste pas moins chaleureuse.
01:42Mais ce qu'on remarque surtout, c'est son toit qui est en pente
01:46et surtout ses deux fenêtres arrondies au grenier
01:49qui donnent l'impression que deux yeux vous regardent.
01:52Depuis, bien que maintenant son numéro a changé,
01:54c'est devenu le 108 pour dissuader les curieux,
01:57la maison reste aujourd'hui une véritable légende
01:59en décalage total avec le calme qui règne dans ce très très beau quartier.
02:05Hantée pour les uns, surexposée pour d'autres,
02:08elle continue d'attirer fans et enquêteurs du paranormal.
02:11D'ailleurs, le terrain en lui-même semble avoir une histoire particulière
02:14qui mêle rituels et pratiques occultes.
02:17Une des rumeurs veut que la maison soit construite sur un ancien cimetière amérindien.
02:23On raconte que les chinecocs, une tribu amérindienne de Long Island,
02:27enterraient les personnes possédées ou dangereuses.
02:30Et puis d'autres évoquent la présence d'un sorcier du nom de John Ketcham
02:34qui, après avoir fui Salem, aurait pratiqué des rituels d'invocation
02:38pour faire appel à des entités ou des esprits.
02:41D'ailleurs, si vous n'avez pas vu l'extraordinaire vidéo que j'ai faite
02:45avec Gaël Garcia Diaz à Salem, je vous invite à la regarder, elle est disponible sur ma chaîne.
02:50Alors il y a eu des rumeurs, des légendes, mais c'est dans la nuit,
02:54du 13 novembre 1974, que la maison va véritablement basculer dans l'horreur.
03:01Alors ce que vous devez savoir, c'est que la maison a connu plusieurs propriétaires
03:05depuis les années 1920, sans histoire sérieuse ni incident connu.
03:09Et puis en 1965, la famille Defeo y emménage.
03:13Le père, Ronald Defeo Senior, travaille dans la concession automobile de son beau-père.
03:18Sa femme, Louise, est une mère au foyer.
03:21Elle élève leurs cinq enfants, Ronald Junior, Mark, John, Allison et Dawn.
03:26C'est une famille catholique, très pratiquante.
03:28Leur vie est rythmée par la prière et les offices religieux du dimanche.
03:32Et puis d'un point de vue extérieur, Ronald Senior, le père, incarne cette rigueur.
03:37Il est travailleur, il est généreux, il est poli, il est bien vu dans le quartier.
03:41Mais une fois la porte fermée, le patriarche est de nature très colérique.
03:46Il est autoritaire, il est même parfois violent, en particulier avec son fils aîné, Ronald Junior.
03:52Ronald Junior, qu'on surnomme Butch, est né le 26 septembre 1951.
03:57C'est un jeune homme réservé, en surpoids, victime de moqueries à l'école.
04:01Il souffre énormément de tout ça, d'autant que Butch est l'aîné de la fratrie.
04:06Donc c'est lui qui porte le poids des responsabilités, et c'est celui à qui on demande de montrer
04:11l'exemple.
04:11Un poids, finalement, supplémentaire sur les épaules de ce garçon, à l'enfance, déjà difficile.
04:17Malheureusement, c'est dans le huis clos familial que sa colère trouve un exutoire.
04:21À la maison, il est violent avec son père, et quand il n'est pas chez lui,
04:24c'est avec le peu d'amis qu'il a qu'il laisse exploser toute cette violence.
04:28Inquiet par cette rage qui lui est propre et son comportement de plus en plus instable,
04:32ses parents l'emmènent consulter un psychiatre.
04:35C'est là qu'il évoque pour la première fois des voix qu'il entend dans sa tête.
04:39Il rejette pourtant l'idée même d'un problème, il refuse de parler,
04:43il refuse d'ailleurs de suivre un traitement, et même de revenir consulter ce psychiatre.
04:47Et en pleine crise d'adolescence, la situation continue de se dégrader.
04:51Ronald Junior commence à consommer des drogues dures, de l'héroïne, du LSD,
04:56il commence à présenter des signes de paranoïa,
04:59et un jour, son père lui demande d'aller déposer 20 000 dollars en liquide à la banque
05:03pour le compte de la concession automobile.
05:05Mais Ronald va garder l'argent pour lui, en prétextant qu'on aurait voulu lui tendre un piège.
05:10Selon lui, tout ça ne serait qu'une manipulation de son entourage pour le faire passer pour fou.
05:15Et lorsqu'on lui demande des comptes, il entre dans une colère noire.
05:19Il refuse de s'expliquer, et il menace même de tuer son père.
05:23Ronald Junior commence aussi à adopter un comportement impulsif.
05:27A 17 ans, il est expulsé du lycée pour comportement violent.
05:31Et à l'occasion d'une dispute familiale, il essaie même de tirer sur son père.
05:35Fort heureusement, ce jour-là, l'arme possède un défaut, ce qui va l'empêcher de tirer.
05:41À ça s'ajoutent des troubles du comportement,
05:44et même quand il sort avec des amis, il peut exploser sans raison.
05:47Sa violence devient totalement imprévisible.
05:50Et personne, ni sa famille, ni ses proches, ne semble capable de le freiner.
05:55À la maison, les disputes sont de plus en plus fréquentes entre le père et le fils.
05:59Ronald Senior aurait même été jusqu'à frapper son fils si violemment qu'il lui aurait cassé plusieurs dents.
06:05Ronald Junior se sent humilié, méprisé et constamment surveillé.
06:10Il parle d'un père qui veut le contrôler jusqu'à ses pensées.
06:13À 18 ans, pour l'occuper et peut-être le responsabiliser,
06:17ses parents lui trouvent un emploi dans la concession automobile familiale
06:20avec l'ultime espoir qui lui permettra de mûrir et de trouver un sens à son existence.
06:27Mais encore une fois, Ronald Junior n'en fait qu'à sa tête.
06:30Il dépense son salaire dans des armes qu'il collectionne, en alcool et bien sûr, en drogue.
06:35Il dort le jour, sort la nuit et de manière générale, il vit en décalage avec le reste de la
06:40famille.
06:41Pire, son salaire ne lui suffit plus.
06:43Alors il va commencer à emprunter de l'argent à ses amis, à ses collègues
06:46et parfois même à des parfaits inconnus qu'il va croiser dans des bars.
06:50Peu à peu, ses dettes s'accumulent.
06:52Certains de ceux à qui il doit de l'argent commencent à perdre patience et le menacent.
06:56Ronald se sent traqué, sa paranoïa ne fait que grandir
07:00et la situation empire jusqu'au point de non-retour.
07:04D'ailleurs, vous êtes vous-même arrivé au point de non-retour.
07:08Car si vous ne vous abonnez pas à cette chaîne, vous pouvez être certain de développer de la paranoïa
07:12car je viendrai hanter vos nuits.
07:14Je vous sors une histoire chaque semaine sur des thèmes étranges et frissonnants.
07:17On s'amuse bien, je vous le garantis.
07:19Allez, venez.
07:20Plus on est nombreux, plus on rit.
07:22Nous sommes le 13 novembre 1974.
07:25Il est 3h15 du matin, comme par hasard.
07:28Et au 112 Ocean Avenue, tout est calme et silencieux.
07:32La famille dort profondément, sauf Ronald Junior.
07:35Il a prévu autre chose pour sa soirée.
07:38Il descend lentement au sous-sol, il ouvre un coffre
07:40et en sort une carabine de chasse de type Marlin modèle 336 à levier,
07:46sans faire un seul bruit.
07:47Il avance calmement.
07:48Il commence par la chambre de ses parents,
07:50il ouvre la porte sans faire de bruit,
07:53il vise et tire.
07:55Son père reçoit deux balles dans le dos,
07:58sa mère en reçoit autant.
07:59Ils n'ont même pas eu le temps d'ouvrir les yeux.
08:01Ensuite, il va monter à l'étage,
08:03pousser la porte de la chambre de ses frères,
08:06John, 9 ans seulement,
08:08et Mark, 12 ans.
08:10A l'intérieur, il tire deux fois,
08:11une balle pour chacun.
08:13Il continue ensuite vers celle d'Alison, 13 ans,
08:16qui la badin se le tire en pleine tête.
08:18Et enfin, il s'attaque à Dawn, 18 ans,
08:21et lui tire une balle dans la nuque.
08:23En seulement 15 minutes,
08:24Ronald Junior vient d'assassiner 6 membres de sa famille
08:28pendant leur sommeil et à bout portant.
08:30Tous seront retrouvés couchés sur le ventre.
08:32Personne n'a eu le temps de se défendre,
08:34personne ne s'est levé,
08:35et personne n'a essayé de fuir.
08:37À 6h du matin,
08:38Ronald Junior prend une douche,
08:40il change de vêtement
08:41et va travailler comme si de rien n'était.
08:44Vers midi,
08:45il va commencer à se confier à ses collègues
08:47et leur dire que sa famille
08:48ne répond plus sur le téléphone de la maison,
08:51alors que sa mère est censée être chez eux.
08:53Et en fin d'après-midi,
08:55il quitte le travail
08:56et rejoint le Henry's Bar,
08:58situé à quelques rues seulement de la maison,
09:00et où Ronald Junior avait l'habitude
09:02de se rendre après le travail.
09:04Il est environ 18h30
09:06quand il pousse la porte
09:07et crie
09:08« Il faut m'aider,
09:09je crois qu'on a tué mes parents ».
09:11La police est aussitôt appelée
09:12et quand les agents arrivent sur place,
09:14ils découvrent effectivement
09:16six corps et une maison intacte,
09:18comme si le temps s'était arrêté.
09:19Et une chose intrigue tout de suite les enquêteurs.
09:22Aucun membre de la famille
09:24n'a réagi au premier coup de feu.
09:26Même les voisins diront
09:27ne pas avoir entendu les détonations
09:29alors que l'arme était pourtant bruyante
09:31et dépourvue de silencieux.
09:33Certains avancent qu'un orage cette nuit-là
09:35aurait pu couvrir le bruit des tirs
09:37et puis des voisins
09:38auraient peut-être entendu quelque chose
09:40mais sans vraiment y prêter attention
09:42étant donné qu'ils vivent dans un quartier
09:44qui est réputé pour sa tranquillité.
09:47Du côté des victimes,
09:48le rapport toxicologique
09:49ne faisant état d'aucun somnifère
09:51ni de paralysant,
09:52il paraît improbable
09:54que parents et enfants
09:55se soient laissés abattre
09:56sans essayer de se défendre.
09:58Les parents ont été tués en premier.
09:59Pourquoi est-ce que les enfants
10:00n'ont pas été réveillés par les bruits ?
10:02D'autant que la position des deux féos
10:03au moment de leur mort
10:04est assez étonnante.
10:06Absolument tous, sans exception,
10:08dormaient sur le ventre
10:09au moment d'être abattus.
10:10Une coïncidence troublante
10:12qui aurait d'autant plus facilité
10:13la tâche du tueur.
10:15L'enquête ne va pourtant
10:16pas durer très longtemps.
10:18Le soir même,
10:19Ronald DeFeo Junior
10:20avoue,
10:21c'est lui qui est responsable
10:22de ce massacre.
10:23Mais les enquêteurs
10:24ne sont pas au bout
10:24de leur surprise
10:25parce que Ronald
10:26va changer
10:27cinq fois
10:28de version.
10:30Alors la première fois,
10:30il va reconnaître
10:31avoir tué ses parents
10:32et ses frères et sœurs
10:33seuls
10:33avec sa carabine.
10:35Il aurait agi
10:35dans un état second,
10:36il raconte
10:37qu'il n'était plus
10:38vraiment maître
10:38de ses gestes.
10:40La fois suivante,
10:41il va raconter
10:41que Dawn
10:42a tué leurs frères et sœurs
10:43et que lui
10:44n'a tué que ses parents
10:45par rancœur contre eux.
10:47Il aurait ensuite
10:48tué Dawn
10:49en découvrant
10:50ce qu'elle avait fait.
10:52Finalement,
10:53il déclare ensuite
10:54que Dawn
10:55est responsable
10:55du massacre
10:56et qu'elle aurait agi
10:57avec un complice.
10:58Il parle d'un mafieux
10:59du nom de Louis Falini
11:00à qui il essaie
11:01de faire porter
11:02la responsabilité
11:03des meurtres.
11:04Enfin bref,
11:04il s'enmêle
11:05complètement les pinceaux
11:06et au moment
11:07de son procès,
11:08il va revenir
11:09sur ses différentes versions
11:10en admettant
11:11qu'il avait menti.
11:13Il évoquera à ce moment-là
11:14qu'il avait entendu
11:15des voix
11:15qui lui auraient ordonné
11:17de tuer sa famille.
11:18Au moment de son arrestation,
11:20les enquêteurs
11:20n'ont aucun doute.
11:22Peu importe
11:22la version qu'ils racontent,
11:24pour eux,
11:24c'est clair,
11:25Ronald est le seul coupable.
11:27La cruauté du crime
11:28dans un quartier
11:29aussi tranquille
11:29et l'absence totale
11:31d'explications crédibles
11:32alimentent évidemment
11:33très vite les rumeurs.
11:35Et la presse
11:35s'en empare
11:37comme ils aiment le faire.
11:38Les gros titres
11:39parlent de massacres inexpliqués,
11:41de possédés du diable,
11:43on évoque des voix,
11:44peut-être même
11:44des forces invisibles
11:46et peu à peu,
11:47cette affaire criminelle
11:48devient en fait
11:49une histoire
11:50possiblement liée
11:51à une activité paranormale.
11:53Au moment de son procès,
11:55en octobre 1975,
11:57Ronald de Feo Jr.
11:59adopte la schizophrénie
12:00comme ligne de défense.
12:02Il répète inlassablement
12:03qu'il entendait des voix
12:04et en plaidant la folie,
12:06il espère éviter
12:07la prison
12:08à perpétuité.
12:09De son côté,
12:10l'expert de l'accusation,
12:11le docteur Harold Zolan,
12:13n'est pas du tout
12:14de cet avis.
12:15Selon lui,
12:16Ronald est parfaitement lucide.
12:18Certes,
12:18toxicomane,
12:19instable,
12:20mais parfaitement capable
12:21de distinguer
12:22le bien du mal.
12:24Et donc,
12:24pleinement responsable
12:25de ses actes.
12:26L'avocat de la défense,
12:27William Weber,
12:28comprend vite
12:29que cette histoire de voix
12:30peut être utilisée
12:31à son avantage.
12:32Ronald de Feo Jr.
12:33parle de voix
12:34dans sa tête,
12:35d'état de transe,
12:35d'influence maléfique.
12:37Une histoire pareille
12:38pourrait même
12:39ouvrir la voie
12:40à quelque chose
12:40de bien plus lucratif.
12:43Et c'est vrai
12:43que l'histoire
12:44a de quoi choquer.
12:45Un garçon de 23 ans
12:46qui abat toute sa famille
12:47en pleine nuit,
12:48à l'époque,
12:49et dans cette ville,
12:50eh bien,
12:50c'est impensable.
12:51Si on ajoute à ça
12:52une aura démoniaque,
12:54ce n'est plus
12:55un simple fait divers,
12:56mais le terrain parfait
12:57d'une histoire à vendre.
12:59Le fils aîné
12:59des deux Feo
13:00est finalement reconnu
13:01pénalement responsable
13:02par le jury
13:03le 21 novembre 1975.
13:05Il est condamné
13:06à six peines de prison
13:07à perpétuité,
13:08soit une peine de prison
13:09par victime.
13:11Pourtant,
13:11dans l'opinion publique,
13:13eh bien,
13:13sachez qu'elle est bien loin
13:15d'être terminée.
13:16C'est une autre famille,
13:17bien des mois plus tard,
13:19qui va réveiller cette affaire.
13:20Et ce que l'on pensait au départ,
13:22être l'un des drames
13:23les plus marquants
13:24de son époque,
13:25va faire du 112 Océan Avenue
13:28la maison hantée
13:29la plus célèbre d'Amérique.
13:32Sachez que si vous aimez
13:33frissonner avec des histoires
13:34comme celle-ci,
13:35vous pouvez retrouver
13:36toutes mes vidéos
13:37sur Spotify,
13:38ce qui vous permet
13:39de les avoir en podcast.
13:48Georges et Cathy Lutz
13:50emménagent avec leurs enfants
13:51le 18 décembre 1975,
13:54soit un peu plus d'un an
13:56après le massacre.
13:58C'est un jeune couple marié
13:59depuis peu.
13:59Georges a adopté les enfants
14:01que Cathy a eus
14:01d'une précédente union,
14:03à savoir Daniel,
14:04Missy
14:05et Christopher.
14:06C'est en connaissance de cause
14:07qu'ils ont acquis la maison
14:08au prix très attractif
14:10de 80 000 dollars.
14:12Ils savent parfaitement
14:14qu'un an plus tôt,
14:15six personnes
14:16y ont été assassinées,
14:17mais ils sont convaincus
14:18que le passé de la maison,
14:20aussi sanglant soit-il,
14:22n'affecterait pas leur vie.
14:23Pour mettre les chances
14:24de leur côté
14:25et à la demande de Cathy,
14:26qui est très catholique,
14:27le père Pecoraro
14:28est appelé pour bénir les lieux
14:30avant l'emménagement.
14:31Ce jour-là,
14:32le prêtre se rend
14:33dans une chambre à l'étage.
14:34Il asperge les murs
14:35d'eau bénite
14:36et il récite des prières
14:38quand, soudain,
14:39une voix masculine,
14:40grave
14:41et sur un ton autoritaire
14:43lui ordonne de partir.
14:45Pris de nausée,
14:46le prêtre sent son visage
14:47le brûler
14:48comme s'il venait
14:49de recevoir une gifle.
14:50Il parlera plus tard
14:52de démangeaisons
14:52intenses sur les mains,
14:54d'un malaise profond
14:56et d'une sensation de présence
14:58qui n'avait visiblement
14:59pas envie qu'il soit là.
15:01Il ne va pas terminer
15:02la bénédiction de la maison,
15:03il va quitter les lieux
15:05sans rien dire aux Lutz.
15:07De retour chez lui,
15:08il tombe malade,
15:09il est pris d'une forte fièvre
15:11et des cloques
15:12apparaissent sur sa peau.
15:13Son téléphone semble aussi
15:14ne plus fonctionner correctement.
15:16Chaque fois qu'il tente
15:16de joindre les Lutz,
15:18la communication se coupe brutalement
15:19et dépassée,
15:21elle refuse de retourner sur place.
15:23Et la famille ne tardera pas,
15:25elle aussi,
15:26à vivre d'étranges expériences.
15:28Dès le premier jour,
15:31les Lutz ressentent
15:32d'importantes chutes de température.
15:34Un froid inexplicable
15:36qui semble arriver par vagues,
15:37des courants d'air glacés
15:38qui traversent les pièces,
15:40et ce, malgré le chauffage,
15:42allumé en permanence.
15:44Et quelques jours après,
15:45certaines pièces
15:46grouillent de mouches noires,
15:48notamment dans la chambre
15:49que le père Pecoraro
15:50a dû fuir.
15:52Au fil des jours,
15:53des odeurs nauséabondes
15:55de sang,
15:56d'urine
15:57et d'excréments
15:58semblent se déplacer
16:00d'une pièce à l'autre
16:01sans que rien
16:02ne puisse les expliquer.
16:04Ça fait maintenant des semaines
16:05que les portes claquent,
16:06que des crucifixes retournent,
16:08que le chien grogne
16:09en fixant quelque chose
16:10que personne ne voit.
16:11Bref,
16:12le top du top.
16:14Régulièrement,
16:14les objets changent de place
16:15sans raison,
16:16une substance gluante
16:18et verte
16:19sointe des murs
16:20et des serrures.
16:21Georges se réveille
16:22toutes les nuits
16:23sans raison apparente
16:24à 3h15,
16:25l'heure présumée d'ailleurs
16:27du massacre des Defeo
16:28et à partir de là,
16:30son comportement
16:31devient de plus en plus étrange.
16:33Il se laisse pousser la barbe.
16:34Il est distant,
16:36renfermé,
16:36voire agressif.
16:38Bizarrement,
16:39il est obsédé
16:39par une des cheminées
16:40de la maison
16:41dans laquelle il dit
16:42voir des visages inquiétants.
16:44Georges commence
16:45à parler de forces invisibles,
16:47d'ombre qui bouge
16:47dans la maison.
16:48Il entend des tambours
16:49à la cave
16:50et au quotidien,
16:51il a l'impression
16:52que la maison
16:53l'observe.
16:54Un jour,
16:54c'est au tour de Missy,
16:55leur fille,
16:56de parler d'une inquiétante entité.
16:58Selon la fillette,
16:59elle s'appellerait
17:00Jodie.
17:01Elle aurait l'apparence
17:02d'un cochon géant
17:04aux yeux rouges brillants.
17:06Cette créature est d'ailleurs
17:07un symbole récurrent
17:08dans les récits des Lutz.
17:10Elle est décrite
17:10comme étant plutôt menaçante.
17:12Elle apparaîtrait au-dessus
17:12du lit de Missy.
17:13Elle serait même capable
17:14de se métamorphoser.
17:16Georges aurait lui-même
17:17vu les yeux rouges de Jodie
17:18à travers la fenêtre
17:20de la chambre de Missy.
17:21Enfin,
17:22c'est au tour de Cathy
17:23de subir des phénomènes
17:25à glacer le sang,
17:26lévitation dans son sommeil.
17:28Elle rêve de scènes
17:29de crimes très précises
17:30qu'elle n'est pas censées connaître.
17:32Elle se réveille régulièrement
17:33avec des marques rouges
17:34sur le corps,
17:35semblables à des griffures.
17:37Parfois, les enfants et Cathy
17:39sont littéralement projetés
17:40hors de leur lit
17:41comme poussés
17:42par une force invisible.
17:44Et tous racontent
17:45avoir vu une silhouette noire,
17:47massive,
17:48descendre lentement l'escalier
17:50et avoir senti
17:51des mains froides
17:52et invisibles
17:53les toucher.
17:54Le 14 janvier 1976,
17:56c'est la nuit de trop.
17:57Ce soir-là,
17:59Georges essaie
17:59une dernière fois
18:00de purifier la maison
18:01avec de l'eau bénite.
18:02Mais dès qu'il monte à l'étage,
18:04il entend une voix grave
18:05lui ordonner d'arrêter.
18:07C'est la même voix
18:07qu'il avait déjà cru entendre
18:09dans le passé.
18:09Mais cette fois,
18:10elle est très claire.
18:12De nouveau,
18:13vers 3h15 du matin,
18:15Georges est réveillé en sursaut.
18:16Il est paralysé,
18:18incapable de bouger
18:19et il entend des bruits de coups
18:21venant de l'étage supérieur.
18:22Les lits des enfants
18:23semblent cogner
18:24contre les murs.
18:25Pendant ce temps-là,
18:26dans la chambre,
18:27Cathy est tirée hors du lit.
18:29Une odeur nauséabonde
18:30de sang et d'excréments
18:31envahit la pièce.
18:33Les enfants hurlent
18:34dans leur chambre
18:35qu'ils ont vu des yeux rouges
18:36au pied de leur lit.
18:37Le chien,
18:37d'ordinaire assez téméraire,
18:39se réfugie sous la table
18:40en gémissant.
18:41Georges dira plus tard
18:42qu'il s'est senti
18:44encerclé cette nuit-là.
18:45C'en est trop pour la famille.
18:46A l'aube,
18:47il fuit la maison
18:48en laissant tout derrière eux
18:49et ils ne reviendront
18:51jamais y dormir.
18:52Leur histoire se répand
18:53dans la région
18:54et très vite,
18:55la maison du 112 Ocean Avenue
18:56devient une curiosité.
18:58On veut voir ces phénomènes,
18:59on veut les prouver
19:00et surtout,
19:01eh bien,
19:01on veut les comprendre.
19:09Quelques semaines plus tard,
19:10c'est le célèbre couple
19:11d'enquêteurs
19:12Ed et Lauren Warren
19:13qui est sollicité
19:14par un journaliste
19:15de la chaîne Channel 5.
19:17Connu pour leur travail
19:18sur des affaires
19:19comme Annabelle
19:20ou Enfield,
19:21ils se rendent sur place
19:22en février 1976.
19:25Ils seront accompagnés
19:26d'une équipe de médiums,
19:28parapsychologues
19:29et journalistes.
19:30D'ailleurs,
19:31si vous n'avez pas vu
19:32ma vidéo sur les Warren,
19:33je vous invite
19:34à la regarder.
19:35On a vraiment fait
19:36une enquête
19:36très minutieuse
19:38et on a abordé
19:39énormément de choses
19:40qui n'avaient encore
19:41jamais été dites
19:42sur YouTube.
19:43Dès qu'elle franchit
19:44la porte,
19:45Lauren ressent immédiatement
19:47une présence lourde,
19:48oppressante,
19:49comme si quelque chose
19:50de profondément malveillant
19:51occupait encore les lieux.
19:53Elle parle d'une entité démoniaque
19:54puissante,
19:55tapie dans chaque recoin
19:56de la maison.
19:57Elle est submergée
19:58par des visions morbides
19:59de la scène de crime
20:00et des cadavres
20:01des Defeo.
20:02Elle décrit une sorte
20:03d'énorme vague
20:04comparable à une cascade
20:06qui lui a frappé
20:06la poitrine
20:07et la repoussée
20:08comme si la maison
20:09elle-même
20:10voulait la rejeter.
20:11Quand elle entre
20:12dans les chambres des enfants,
20:14une sensation effrayante
20:15l'envahit.
20:16Il y règne
20:17une atmosphère lourde,
20:18presque suffocante
20:20et d'après elle,
20:21l'esprit malveillant
20:22n'est pas humain.
20:23Il serait lié
20:24à quelque chose
20:25de démoniaque,
20:26ancien
20:27et profondément
20:28enraciné
20:29dans la Terre
20:30elle-même.
20:31Dans l'espoir
20:31de recueillir
20:32des témoignages
20:33plus précis
20:33pouvant aider
20:34les enquêteurs
20:34du paranormal,
20:35George et Cathy Lutz
20:36acceptent
20:37de se soumettre
20:38à une séance
20:39d'hypnose régressive.
20:40Également connue
20:41sous le nom
20:42d'hypnose de régression,
20:43c'est une technique
20:44qui vise à amener
20:45une personne
20:45à revivre
20:46des souvenirs du passé
20:47pour en donner
20:48tous les détails.
20:49Pendant cette séance,
20:50George évoque à nouveau
20:51une force noire
20:52qu'il observe
20:53depuis la cave.
20:54Cathy, quant à elle,
20:55parle de vision de mort
20:56et revit ses nuits
20:57où elle est étranglée
20:59par une présence.
21:00Elle voit des scènes de crime,
21:01elle entend
21:01la souffrance des victimes.
21:03Ed, quant à lui,
21:04perçoit des ombres
21:04et la présence
21:05d'une force maléfique
21:06au sous-sol.
21:07Une entité invisible
21:08l'aurait même éjectée
21:10au moment
21:10d'une incantation.
21:11L'un des médiums
21:12à qui les Warren
21:13demandent de l'aide
21:15refuse même
21:15de finir la séance.
21:17Il est catégorique,
21:18ce lieu veut leur faire du mal.
21:19Selon lui,
21:20il y aurait un portail
21:21vers une autre dimension,
21:23portail d'où pourrait provenir
21:25cette fameuse entité malveillante.
21:27Et justement,
21:29la cave semble être
21:30le point d'ancrage
21:31de tous les phénomènes.
21:32George Lutz lui-même
21:33raconte y avoir entendu
21:35des sons de tambour.
21:36Les Warren
21:36et d'autres médiums
21:37décrivent la présence
21:38d'un vortex,
21:39une sorte de trou énergétique
21:40négatif,
21:41et selon eux,
21:42ce vortex serait lié
21:44à d'anciens rituels
21:45qui auraient été initiés
21:47à cet endroit même.
21:48Aujourd'hui,
21:49il agirait comme une porte
21:50vers l'enfer
21:50ou en tout cas,
21:52un lieu où les entités
21:53malveillantes
21:54se nourrissent
21:55de la peur
21:56et surtout
21:57de la douleur.
21:58Une photo prise
21:59dans la maison
21:59semble en être la preuve.
22:01En mars 1976,
22:03lors d'une séance
22:04menée de nuit
22:05et filmée,
22:06une photo est prise
22:07sur le palier
22:08du premier étage.
22:09L'image aurait été
22:10capturée par
22:11Gene Campbell,
22:13un photographe professionnel
22:14qui faisait partie
22:14de l'équipe des Warren.
22:16Surnommé
22:17le garçon démoniaque,
22:18la photo deviendra
22:19l'un des éléments
22:20les plus célèbres
22:21du cas d'Amitiville.
22:22On y voit le visage
22:24d'un petit garçon
22:24à moitié caché
22:26par l'escalier
22:26avec des yeux brillants.
22:28Ce serait en fait
22:29le fantôme
22:30de John Defeo,
22:31âgé de 9 ans
22:32au moment de sa mort.
22:33Sa taille
22:34et son visage enfantin
22:35semblent cohérents
22:36par rapport aux caractéristiques
22:37de l'entité.
22:38Pour les plus sceptiques,
22:39il s'agirait en fait
22:40de Paul Barthes,
22:42un enquêteur
22:42venu prêter main forte
22:43aux Warren.
22:44Une hypothèse
22:45peu convaincante
22:46puisque Paul Barthes
22:48est adulte.
22:49Or le fantôme,
22:50d'après sa hauteur
22:51par rapport à la rambarde,
22:52est clairement un enfant.
22:53Les Lutz
22:54ont d'ailleurs reconnu
22:55la silhouette,
22:56pour eux ça ne fait aucun doute,
22:57il s'agit bien
22:58de l'un des enfants assassinés.
23:00Depuis une cinquantaine d'années,
23:01la maison d'Amitiville
23:02continue de fasciner.
23:03Elle est devenue
23:04un véritable symbole
23:05du paranormal
23:06et surtout
23:06une machine
23:07à produire des histoires.
23:09La première,
23:09c'est celle du livre
23:10d'Amitiville Horror,
23:12publié en 1977.
23:14Un ouvrage présenté
23:15comme un témoignage authentique
23:16qui retrace jour après jour
23:18les 28 jours d'enfer
23:20vécus par la famille Lutz
23:21dans la maison.
23:22Dès sa sortie,
23:23le livre est un succès
23:24fulgurant.
23:25Il s'écoule,
23:26attention,
23:27tenez-vous bien,
23:28à plus de 10 millions
23:29d'exemplaires
23:30dans le monde.
23:31Il devient
23:31un best-seller
23:33international.
23:34Et il ouvre même
23:35la voie
23:36à une franchise
23:37qui donnera plus tard
23:38des films,
23:40des documentaires
23:40et des émissions
23:42de télévision.
23:42Autant vous le dire,
23:43c'est une véritable
23:44machine à cash.
23:45Mais rapidement,
23:46il apparaît que l'histoire
23:47a été construite
23:48de toutes pièces.
23:49Les Lutz
23:49auraient discuté
23:50avec William Weber,
23:52l'avocat de Ronald
23:53Déféo Junior.
23:54Ils auraient conclu
23:55un pacte financier
23:56pour exploiter
23:57l'histoire de la maison.
23:58Un récit sensationnel
24:00aurait alors été fabriqué
24:01de toutes pièces
24:02avec l'aide
24:02de William Weber
24:03et la version
24:04des Lutz
24:05ne serait qu'une exagération
24:07du massacre
24:07des Déféo,
24:08élaboré à partir
24:09d'éléments tirés
24:10du vrai dossier
24:11d'instruction
24:11fourni par l'avocat.
24:13Chacun aurait ensuite
24:14touché un pourcentage
24:15des bénéfices générés,
24:17y compris
24:18Ronald Déféo Junior
24:19qui aurait aussi
24:20reçu 5%.
24:22Johnson lui-même
24:23n'a jamais mis
24:24un seul pied
24:24dans la maison
24:25d'Amitiville.
24:25Il n'a pas mené
24:26d'enquête sur place,
24:27il n'a interrogé
24:28aucun voisin,
24:29aucun enquêteur
24:30ni aucun médecin.
24:31Tout son travail repose
24:33exclusivement sur des bandes
24:34enregistrées par George
24:35et Cathy Lutz
24:36qui lui ont raconté
24:38leur version des faits.
24:39L'ouvrage est écrit
24:40comme un roman
24:41mais mis en forme
24:42comme une histoire vraie.
24:43Le but étant évidemment
24:44de créer volontairement
24:46la confusion entre réalité
24:48et fiction.
24:49Il l'inspirera plus tard
24:50en 1979
24:51un film
24:53puis des dizaines
24:55d'adaptations
24:55remake,
24:57spin-off.
24:58Missy Lutz,
24:59la fille de Cathy
25:00et George Lutz
25:01est restée très discrète
25:03au fil des années.
25:04Ses apparitions médiatiques
25:05sont rares
25:06mais lorsqu'elle s'exprime
25:07elle parle surtout
25:08de son vécu personnel
25:09bien loin
25:10du sensationnalisme.
25:12Elle reconnaît
25:12avoir vécu
25:13des moments effrayants
25:14dans la maison
25:15sans pour autant
25:16valider
25:17toutes les histoires
25:18paranormales
25:19qui l'entourent.
25:20Lorraine Warren
25:21quant à elle
25:21a souvent rappelé
25:23dans ses livres
25:23et dans ses conférences
25:24que le 112 Ocean Avenue
25:27a resté pour elle
25:28un des lieux
25:29les plus puissants
25:30qu'elle ait jamais étudié.
25:31Elle en est certaine
25:32une énergie maléfique
25:33profonde
25:34habite cette maison.
25:35George Lutz
25:36de son côté
25:37a toujours maintenu
25:38sa version
25:38en 1979
25:39soit 4 ans
25:41après les faits
25:41il accepte même
25:42de se soumettre
25:43à un test
25:44au détecteur
25:45de mensonges
25:45dans l'espoir
25:46de faire taire
25:47les rumeurs
25:48de supercherie.
25:49L'examen
25:49est mené
25:50par un certain
25:51Chris Gugas
25:52un ancien président
25:53de l'association
25:53américaine
25:54des polygraphistes
25:56mais aussi
25:56un proche du couple.
25:58George répond
25:59à plusieurs questions
25:59sur les phénomènes
26:00vécus dans la maison
26:01et les résultats
26:02sont jugés
26:03fiables.
26:04Il n'aurait montré
26:05aucun signe
26:06de mensonge
26:07mais cette tentative
26:08de validation
26:09ne convainc pas
26:10tout le monde.
26:10D'abord
26:11parce que le test
26:12n'était pas indépendant
26:13Chris Gugas
26:14est effectivement
26:15un polygraphe professionnel
26:16mais il est aussi
26:17et surtout
26:18un proche
26:19du couple Lutz.
26:20C'est d'ailleurs
26:20George lui-même
26:21qui aurait sollicité
26:22cette expertise
26:23dans un cadre privé
26:25sans aucun contrôle extérieur
26:27ni validation
26:28par une personne neutre.
26:29Autrement dit
26:30le test
26:31a été commandé
26:32encadré
26:33et interprété
26:34dans un environnement
26:35favorable
26:36ce qui limite
26:37considérablement
26:38sa valeur.
26:38Ensuite
26:39parce que
26:40les détecteurs
26:40de mensonges
26:41eux-mêmes
26:41ne font pas
26:42l'unanimité.
26:42Ce type d'examen
26:43est souvent utilisé
26:45à des fins médiatiques
26:46mais il n'est pas reconnu
26:47comme preuve scientifique
26:48devant les tribunaux.
26:49Si George
26:50a bien tenté
26:51de prouver
26:51sa sincérité
26:52le contexte
26:53du test
26:54son interprétation
26:55et ses objectifs
26:56médiatiques
26:57posent quand même
26:58quelques questions.
26:59Le 112
26:59Ocean Avenue
27:00continue de fasciner
27:02au fil des années
27:03au fil des décennies
27:04la maison a changé
27:05plusieurs fois
27:05de propriétaire
27:06elle a été rénovée
27:07ses murs ont été repeints
27:09et son intérieur
27:10remis au goût du jour.
27:12Son adresse
27:13a d'ailleurs été modifiée
27:14pour passer du 112
27:15au 108
27:16Ocean Avenue
27:17pour essayer
27:18de dissocier
27:19le lieu
27:19de sa sinistre réputation
27:21mais malgré tout
27:22la demeure
27:23continue d'alimenter
27:24la fascination
27:24et la controverse.
27:26Pourtant
27:26entre 1976
27:28et aujourd'hui
27:29la maison a connu
27:30plusieurs familles
27:31qui y ont vécu
27:32sans le moindre
27:33incident paranormal connu.
27:35Certains anciens propriétaires
27:37lassés
27:38des intrusions
27:39et des accusations
27:39ont même intenté
27:41des actions en justice
27:42contre les anciens habitants
27:44ou certaines personnes
27:45un petit peu trop curieuses
27:47en les accusant
27:48d'atteinte à la vie privée
27:49ou d'exploitation frauduleuse
27:51de la légende
27:51à des fins financières.
27:53Et si vous aimez
27:54les histoires
27:55de maisons hantées
27:55allez voir ma vidéo
27:57sur la maison
27:58aux 200 démons.
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