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  • il y a 9 minutes
Sur CNEWS, ce mardi 18 août, le porte-parole d'Alternative Police CFDT a pris la parole pour expliquer en quoi la crise migratoire que traverse le pays et en particulier sa capitale est un fléau pour les effectifs de police, obligés de réaliser des tâches malvenues sans pouvoir être déployés pour d'autres opérations.

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Transcription
00:00A commencer par les migrants qui sont donc là à la rue, livrés au passage aux dealers de crack.
00:05Le crack c'est vraiment la drogue de migrants par excellence, c'est-à-dire c'est peu cher, ultra
00:08addictif, ils sont la cible de ces dealers-là.
00:11Pour les riverains, on l'a noté aussi, c'est cette délinquance connexe, ces vols, ces violences stupéfiants.
00:15C'est inévitable quand vous avez une stagnation de migrants qui sont de la situation qui est la leur et
00:20que vous les laissez à la rue.
00:21Cette délinquance connexe, elle est inévitable et c'est également très préjudiciable aux policiers.
00:27Pourquoi ? Parce que la mission, on l'a noté, elle est ingrate.
00:29Moi je peux vous en parler, je l'ai fait quand j'étais en compagnie d'intervention à la préfecture
00:32de police de Paris, c'était un peu plus de dix ans.
00:34Et j'ai vu ces tentes avec les femmes et les enfants dedans en plein hiver à Paris.
00:37Bon, nous on n'est pas fiers quand on est amené à travailler de cette façon-là, on s'achète
00:41très bien, on n'a même pas la moindre solution.
00:43Et pendant ce temps-là, les policiers à qui on fait faire cette tâche qui est répétée inlassablement, parce qu
00:48'aucune solution de fond n'est amenée,
00:50ils pourraient être ailleurs et Dieu sait qu'on en manque des effectifs.
00:52Il faudra que les associations qui instrumentalisent la misère, Utopia 56 et d'autres,
00:58il faudra quand même en dire quelques mots, parce que...
01:01Moi je vais vous dire quelques mots des associations, parce que ça a été mon métier ça aussi.
01:04Vous savez, j'ai eu l'occasion durant mes années études de travailler dans les DETS.
01:09Vous savez, les services déconcentrés de l'État, qui sont chargés de contractualiser avec les associations,
01:15les mêmes associations à qui on délègue le service public, de l'accueil, de la domiciliation, de l'aide alimentaire,
01:22et parfois on peut cumuler plusieurs politiques publiques, on peut aller très loin comme ça.
01:26Toutes ces associations font un pognon de dingue, de dingue sur l'immigration.
01:30Vous n'imaginez pas toutes les conventions qui sont signées entre les préfectures et les associations,
01:37dans ce qu'on appelle les politiques de tarification.
01:40Et donc on peut aller très loin comme ça.
01:42C'est entre 19 et 35 euros par jour, par lit et par personne.
01:47Et les associations se font un business de dingue, parce que ces associations-là à qui on a délégué le
01:55service public,
01:57les agents de ces associations, leur salaire, ce n'est pas les salaires des agents de la fonction publique,
02:02ce n'est pas les salaires des pompiers et des policiers.
02:04Ce sont des salaires privés, régis par des conventions collectives,
02:07avec des salaires qui sont quand même assez mirabolants, notamment dans les métiers de direction.
02:10Et puis enfin, et j'ajoute quand même, que les mêmes associations à qui on délègue le service public
02:15sont les mêmes associations qui réunissent les migrants,
02:18avec toutes les associations et le consortium des associations de sans-papiers,
02:22pour aller faire la grève de la faim, pour aller faire des sittings géants devant la mairie de Paris,
02:26et pour aller obtenir encore plus de moyens, comme si notre pays avait des moyens illimités.
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