00:00– Mais sur la mobilisation, il n'y a pas de souci, en fait,
00:02parce qu'on fait corps, en fait, on a l'esprit de corps, on sera toujours là.
00:05Là où ça commence à piquer un peu fortement, c'est sur la posture de nos politiques, en fait.
00:13Bleubeau, jeudi, a quand même révélé que le ministre était complètement dépassé
00:17par les événements et que c'est au syndicat d'aller aider le ministre, en fait,
00:20et que sa façon de parler sur les métrolyticiens qui l'attaquaient,
00:27en fait, on s'en moquait, nous, un peu, en fait, on avait plutôt cherché de l'aide
00:30et c'est assez bizarre, c'est le ministre, votre propre patron,
00:33qui vous demande de l'aide à vous, en fait.
00:34On est un peu perdus, en fait, pour tout vous dire.
00:36On ne sait plus à qui il faut…
00:38– Si vous deviez nous donner peut-être deux mesures concrètes
00:42que vous attendez de la part du gouvernement après cet été tout à fait exceptionnel ?
00:46– Je vous en donne trois, je vais même vous en donner trois.
00:49De toute façon, toujours le financement de l'État, pour les services départementaux,
00:52je pense que c'est de toute façon le point numéro un,
00:54parce que c'est des choses qui vont nous bloquer pas mal de problématiques.
00:57Ensuite, vous avez forcément ce qui en découle, de toute façon,
01:00le recrutement de 20 000 professionnels.
01:03Ça, c'est un autre point.
01:04Ensuite, vous pouvez parler de la santé des sapeurs-pompiers.
01:07Et là, quand je vous parle de ça, je vous parle des pompiers professionnels
01:09et des pompiers volontaires, en fait.
01:10Je peux vous parler des cagoules, je peux vous parler de la prise en charge
01:12des maladies pro, etc., etc.
01:14Et surtout, il y a aussi beaucoup de choses que le ministre pourrait nous dire,
01:18c'est que toutes les missions que l'on fait aujourd'hui à titre du secteur privé,
01:23il faut qu'elles s'arrêtent, parce qu'elles nous croquent énormément de personnel,
01:25et c'est du personnel que l'on n'a pas sur les missions sapeurs-pompiers, en fait.
01:29Et ça, il n'y a pas besoin d'un texte devant, en fait.
01:30À un moment donné, il faut arrêter que les sapeurs-pompiers,
01:33nous sommes tout simplement le couteau suisse de tout le monde, en fait, aujourd'hui.
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