- il y a 28 minutes
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00:00Il est 16h, merci d'être avec nous cet après-midi sur BFM TV.
00:04Les orages ont tapé très fort hier soir, notamment dans le sud-ouest.
00:08Gros orages à la Mongie, à Montségur et à Nondor, mais également dans l'Aderon,
00:12où vous le voyez, la foudre s'est abattue sur le clocher de la commune de Saint-Salvadou.
00:17Nous serons sur place dans quelques instants avec Alexandre Noisette.
00:21L'actualité de ce dimanche après-midi, toujours dominée par les incendies,
00:25situation qui évolue plutôt favorablement dans le département des Landes.
00:29Pas de reprise majeure au cours des dernières heures à Luglon.
00:32550 pompiers restent mobilisés, 1700 hectares sont partis en fumée.
00:37Clémence Renard et Agathe Pichon sont les envoyés spéciales de BFM TV à Luglon.
00:42Et puis la situation en Ukraine, les frappes se multiplient depuis plusieurs jours.
00:46Kiev a été la cible la nuit dernière de missiles balistiques.
00:49De son côté, Moscou a été visée par une attaque de 600 drones,
00:52une attaque de grande ampleur qui a ciblé des entrepôts du géant russe du e-commerce Wildberries.
00:59On en parlera avec notre correspondant en Ukraine, Cyril Amosky, et nos spécialistes en plateau.
01:07Après quelques jours caniculaires, c'est le moins qu'on puisse dire,
01:11ce sont les orages qui sont de retour depuis quelques heures.
01:14Ils ont frappé très fort dans le sud-ouest hier soir, notamment dans le département de l'Aveyron.
01:19Alexandre Noisette, on vous retrouve sur place dans l'Aveyron à Saint-Salvadou.
01:23C'est le clocher de l'église qui a été touché, ciblé.
01:28Racontez-nous Alexandre.
01:33Exactement, ça a été une nuit particulière pour les habitants de Saint-Salvadou
01:37qui ont vu le clocher de leur église s'embraser à cause de la foudre hier soir.
01:41Vous le voyez, l'édifice porte encore les traces de l'incendie qui s'est produit la nuit dernière.
01:46Ce clocher, les habitants le connaissent depuis toujours.
01:49Il domine le village du haut de ses 41 mètres.
01:52Je vais retrouver Philippe.
01:54Bonjour Philippe, merci d'être avec nous.
01:56Vous habitez depuis 25 ans ici et plus précisément en face de cette église.
02:01Racontez-nous comment ça s'est passé la nuit dernière.
02:03Disons qu'hier soir, vers 9h, 9h15, on a entendu un grand boom
02:09et puis tout le monde est sorti pour savoir ce qui se passait.
02:13On se doutait bien que c'était de la foudre et tout le monde se demandait
02:18si ce n'était pas nos maisons qui avaient pris, qui avaient été foudroyées.
02:22Et puis en regardant le clocher, on a vu qu'il y avait des étincelles
02:25qui sortaient de la pointe du clocher et puis un peu de fumée.
02:28Et deux, trois minutes après, tout le clocher était embrasé.
02:33Ce monument, il fait partie de votre quotidien ?
02:35Il est en face de votre maison, particulièrement attaché à cet édifice ?
02:40Bien sûr, oui.
02:41Ça fait partie du patrimoine.
02:44Moi, je l'ai toujours connu ici.
02:47Ça fait 25 ans que je suis ici.
02:48Ça fait 25 ans que je l'observe en sortant.
02:52Ça fait bizarre de le voir dans cet état ?
02:54Ah, ça fait très bizarre, oui.
02:56C'est même émouvant.
02:58Merci beaucoup, Philippe.
03:01Donc, voilà.
03:02Les secours sont toujours à pied d'œuvre, vous le voyez,
03:05d'un mois pour constater les dégâts, sécuriser le site également.
03:09Ils sont actuellement en train de bâcher les parties endommagées
03:12du toit de l'église car il faut protéger ces zones
03:15en prévision de nouvelles pluies ou bien de nouveaux orages.
03:18Merci à Alexandre.
03:19Alexandre Noisette dans la région, sur place, donc dans l'Aveyron,
03:22pour nous parler de ce qui s'est passé dans cette commune de Saint-Salvadou.
03:28Le clocher a été la cible de la foudre.
03:31Et on continue d'en parler avec le lieutenant-colonel Frédéric Arrault
03:34qui est avec nous, qui est porte-parole de la sécurité civile,
03:37mais également avec Loïc Rivière en plateau.
03:40Lieutenant-colonel Arrault, le témoin le disait à l'instant
03:43au micro d'Alexandre Noisette, il y a eu un grand boom.
03:46C'était un orage, mais en fait, c'était la foudre.
03:49C'est la foudre.
03:50Alors bon, les deux phénomènes sont évidemment liés.
03:52Et donc, c'est une charge électrique qui vient toucher le sol,
03:56qui va engendrer d'abord le risque d'électrocution
03:59et puis un risque induit d'inflammation
04:02si on a effectivement des zones en bois ou combustibles à proximité.
04:06et puis avec un effet puissant qui peut entraîner une destruction sur une maison,
04:11sur un édifice quelconque et dont il faut évidemment se méfier.
04:15Quand il y a la foudre, quand il y a les orages, il vaut mieux rester à l'intérieur,
04:19à son domicile et ne pas sortir ?
04:23Alors voilà, c'est des conseils de bon sens.
04:24L'idée, c'est de ne pas être soi-même le paratonnerre,
04:28donc de ne pas aller à l'extérieur, d'une part,
04:31encore moins avec un parapluie ou les objets métalliques,
04:34et puis de ne pas rester à proximité d'un arbre qui peut être, lui, le paratonnerre,
04:38et donc être le...
04:42Comment dire ?
04:42S'exposer à ce risque électrique.
04:46Donc à l'intérieur ou dans une voiture, on est aussi en sécurité.
04:50Merci, lieutenant-colonel.
04:51Vous restez avec nous parce que dans quelques instants,
04:53je vous retrouverai pour parler des incendies,
04:56notamment dans le département des Landes, Loïc-Rivière.
04:58Les orages ont tapé très très fort hier soir.
05:00Et ce soir, ils sont de nouveau au programme ?
05:03Il y a une bonne partie du pays en vigilance jaune,
05:05qui est déjà à un niveau de vigilance élevé.
05:08Une quarantaine de départements concernés de la Normandie
05:10en descendant vers la Provence,
05:12des Pyrénées en remontant vers les reliefs de l'Est.
05:14En réalité, ce sont des orages assez dispersés,
05:18assez désorganisés, mais ils peuvent être violents localement.
05:21Alors hier, très forte activité électrique,
05:23on a enregistré 20 000 éclairs.
05:2520 000 éclairs détectés, près de 1 500,
05:28notamment dans le département de l'Aveyron,
05:30mais aussi dans le Tarn, dans l'Orne,
05:32ou encore dans le département de l'Eure.
05:34Ça donne une bonne idée du potentiel orageux
05:37qui a donné de fortes pluies localisées,
05:39de la grêle localement,
05:40et donc ces impacts de foudre.
05:42Ces orages sont en train de se réactiver,
05:44justement en ce moment,
05:45typiquement en milieu fin d'après-midi,
05:47quand les températures s'élèvent près du sol,
05:50le contraste avec la masse d'air en altitude
05:52est plus marqué.
05:53Alors vous voyez sur le radar,
05:54et les pluies assez localisées,
05:57notamment dans les Alpes,
05:57dans le massif central,
05:58et en descendant vers les Pyrénées.
06:00Et les points que vous voyez,
06:00ce sont justement les impacts de foudre détectés.
06:04Là, on a un relevé à 15 heures,
06:05tout à l'heure,
06:06près de 50 litres d'eau au mètre carré
06:09dans les Pyrénées-Orientales du côté de Serralong.
06:11Nous sommes à 700 mètres,
06:12à la frontière avec l'Espagne.
06:14Là aussi, très forte pluie,
06:16un 2 à 3 semaines de précipitation,
06:18enregistré il y a moins d'une heure maintenant.
06:20En tout cas,
06:20la pluie n'est pas tombée hier soir
06:22dans le département des Landes,
06:24où le feu de Luglon n'est toujours pas stabilisé,
06:27mais la situation est voulue plutôt favorablement.
06:30Direction justement les Landes,
06:32tout de suite,
06:32où on retrouve sur place Clémence Renard et Agathe Pichon.
06:35Les opérations de largage continuent, Clémence.
06:40L'activité aérienne qui est un peu plus intense
06:42cet après-midi,
06:43regardez notamment avec le Chinook australien
06:46qui est actuellement dans sa zone.
06:48Décopage,
06:49il y a également le bel 412,
06:51cet hélicoptère qui le guide,
06:53un hélicoptère aussi de la sécurité civile,
06:56parce que les largages continuent
06:58sur cet incendie de Luglon aujourd'hui.
07:02Alors, le plus gros du travail des pompiers,
07:05en tout cas tous les efforts,
07:06la majorité des efforts se concentrent aujourd'hui
07:09sur le travail au sol.
07:10Le préfet le rappelait encore ce matin,
07:12il y a beaucoup de travail à faire,
07:14notamment sur le traitement des lisières,
07:16le traitement des points chauds.
07:17Il y a donc beaucoup d'opérations de noyage aujourd'hui,
07:21notamment pour permettre à tous ces habitants,
07:23ces 650 évacués,
07:25de pouvoir rentrer chez eux.
07:27Pour l'instant, ce n'est pas le cas.
07:28On rappelle que le feu n'est toujours pas fixé.
07:30Mais voilà, donc,
07:32ces hélicoptères qui sont donc toujours dans le ciel
07:34pour opérer des largages aujourd'hui,
07:37effectuer des largages aujourd'hui.
07:38Et donc, toutes ces opérations,
07:41également au sol,
07:42ces opérations de noyage qui se poursuivent.
07:46Là, on voit justement le chinouk australien
07:47qui est en train de larguer sur ces images d'Agathe Pichon.
07:51En plus, donc, des 550 soldats du feu
07:53qui sont en train de faire plein d'opérations
07:56de noyage sur site aujourd'hui.
08:00– Ce renard envoyé spécial de BFM TV
08:02avec Agathe Pichon sur place dans les Landes
08:05pour ces images et pour ce reportage.
08:08On en parle avec vous,
08:09lieutenant-colonel Frédéric Haro.
08:11On le rappelle, vous êtes le porte-parole
08:13de la sécurité civile.
08:14Il y a deux choses dans le reportage
08:15qu'on a vu à l'instant de Clémence et d'Agathe.
08:19Il y a les opérations aériennes,
08:20il y a les opérations au sol.
08:22Les opérations aériennes d'abord,
08:23ce sont les largages qui ont repris.
08:26– Au lever du jour,
08:28après, les opérations sont complémentaires.
08:30On a besoin des deux pour venir à bout d'un tel événement.
08:33Le travail aujourd'hui se fait avec le Chinook
08:36et le second hélicoptère australien
08:39qui permettent de traiter notamment des zones plus ciblées
08:43avec cet apport de 11,3 tonnes d'eau
08:45qui est intéressant et qui permet de traiter massivement
08:50ces sautes de feu ou ces reprises par là.
08:53Tout ça pour appuyer les moyens au sol
08:54qui, eux, continuent le travail.
08:5648 kilomètres de lisière, dont 70% actives,
09:00ça fait une grande répartition des personnels au sol,
09:03une grande surface de travail.
09:05– Alors, Loïc Rivière, pour les prochaines heures,
09:07que dit la météo ?
09:08Est-ce qu'il va à nouveau pleuvoir
09:09dans le département des Landes ou pas du tout ?
09:11– Pas de pluie en vue, en tout cas,
09:13pas de perturbations organisées.
09:15On attendait les pluies la nuit dernière
09:17et pourtant, il y a un système orageux assez actif
09:19qui a circulé dans les plaines du Sud-Ouest.
09:21Il est passé un peu plus au nord.
09:23On a eu quelques gouttes seulement.
09:25L'avantage, c'est qu'on a récupéré un peu plus d'humidité dans l'air.
09:28Là, à cette heure-ci, il y a encore 60% d'humidité
09:31sur le département des Landes.
09:32Nous sommes à 29 degrés.
09:34Ces températures ont du mal à baisser,
09:35mais on ne devrait pas dépasser la barre des 30 degrés
09:38pour cet après-midi.
09:39Le souci reste le vent, qui a tendance à tourner très facilement.
09:43Alors, il est assez faible, 10-15 km heure actuellement,
09:45mais c'était un vent de Sud à 11h, un vent d'Ouest à 13h.
09:49Et c'est à nouveau un vent de Sud désormais,
09:52ce qui est très compliqué, évidemment, sur le terrain.
09:54Là, il n'y a pas de relief.
09:55L'incendie peut partir à 360 degrés
09:58et il faut couvrir donc plus de 40 km de lisière.
10:01– Lieutenant-Colonel Frédéric Arrault,
10:03vous êtes toujours avec nous sur BFM TV.
10:05On va filer dans le département de la Gironde
10:07pour voir quelle est la situation.
10:09On le sait, le Premier ministre vient sur place demain matin.
10:13On surveille les sols,
10:14même si là-bas, l'incendie a été totalement maîtrisé,
10:18parce qu'on craint à tout moment d'éventuelles reprises.
10:21Les sols restent très chauds.
10:23– Bien entendu, maîtrisé, mais pas éteint.
10:26Pour vous donner une petite image,
10:28l'Andiras, qui a eu lieu en juillet 2022,
10:31est passé éteint en mars 2023.
10:32Donc les travaux sont loin d'être terminés.
10:35Et donc ils se poursuivent toujours sur l'ensemble du site
10:39pour aller chercher les fumeroles,
10:40surtout dans un sol un peu tourbeux
10:41qui peut conserver le feu pendant des mois sous terre.
10:45– Alors le feu justement en Gironde,
10:47c'était il y a moins d'un mois 40 000 hectares
10:49de forêts et d'habitations détruits.
10:51Le Premier ministre attendu sur place demain,
10:54très tôt avant 9h du matin.
10:56Et on en parle avec Cécile Despont,
10:58de la CPME de Gironde.
11:00Bonjour madame, la CPME représente tous les entrepreneurs,
11:05les chefs d'entreprise, les petites et moyennes entreprises.
11:09Elles ont été fortement impactées pendant la crise.
11:12On se souvient qu'il y avait des populations entières
11:14qui ont dû être évacuées.
11:15Et dans certaines entreprises, en Gironde,
11:18pendant quelques jours, on n'a pas travaillé.
11:19– C'est ça, 220 000 personnes qui ont été évacuées
11:23pendant les incendies, effectivement.
11:26Un certain nombre de communes qui ont été évacuées,
11:29même si les incendies n'ont pas frappé.
11:30Et beaucoup d'entreprises qui se sont retrouvées
11:33avec des problématiques de fonctionnement,
11:36soit pour les incendies,
11:37soit par uniquement l'impossibilité d'aller sur son lieu de travail.
11:44Donc c'est aussi pour ça que nous rencontrons
11:46le Premier ministre demain matin.
11:48Ce que nous viennes nous voir pour la phase de reconstruction,
11:52nous on va lui parler de la réparation
11:53qui doit amorcer la reconstruction.
11:56– Alors le maire du port, je dis,
11:58il faut un véritable plan Marshall.
12:00Les entrepreneurs comme vous, ils souhaitent quoi concrètement ?
12:05– Alors effectivement, nous ce qu'on veut,
12:07c'est mettre en place le plus de mesures possibles
12:12pour préserver l'emploi.
12:14Parce que l'emploi, c'est vous, c'est nous, c'est nos familles.
12:19Ce sont des gens qui ont été évacués,
12:21ce sont des gens qui sont dans…
12:23Je veux dire, ça touche tout le monde,
12:25autant ceux qui sont retrouvés sans domicile.
12:29Et préserver l'emploi, préserver l'activité.
12:32L'activité qui a eu une baisse sur l'ensemble du territoire,
12:36alors à différents impacts différents, bien évidemment.
12:39vous avez une poche qui a été particulièrement impactée.
12:44Bordeaux l'a été à une moindre mesure,
12:47mais il y a eu des mises en sécurité de population
12:52qui étaient justifiées, qui ont entraîné forcément,
12:55pour une période touristique et saisonnière,
12:59une perte de chiffre d'affaires sur des activités
13:02qui font leur chiffre d'affaires à 80%.
13:04Est-ce qu'il y a des entreprises, Madame Despont,
13:06qui demain ne vont pas rouvrir leurs portes,
13:08ou en tout cas dans les prochains jours ?
13:10Il y a des entreprises, oui.
13:12Alors, on n'a pas les chiffres consolidés,
13:14c'est encore trop, trop, trop récent.
13:16Vous imaginez bien que ça fait trois semaines,
13:19aujourd'hui, nous, on est à la fois sur le stade
13:23de pouvoir réintégrer les zones sinistrées,
13:27derrière, il y a la partie assurance
13:29qui est en train de rentrer en compte,
13:31avant de pouvoir amorcer, j'ai envie de dire,
13:34la reprise d'activité.
13:35Donc, on est maintenant sur la période
13:37où il faut traiter des problématiques
13:39de perte d'exploitation,
13:41de paiement des charges,
13:42et on a un certain nombre de propositions
13:46que nous allons évoquer avec le Premier ministre
13:49demain matin,
13:50pour essayer d'amener une certaine rapidité
13:53pour éviter un impact de conséquence
13:57sur la totalité du département.
13:58– Merci, Madame Despont,
14:00merci pour votre témoignage cet après-midi sur BFMTV.
14:03Vous rencontrez donc demain en Gironde
14:06le Premier ministre Sébastien Lecornu.
14:08À 16h13 sur BFMTV,
14:10on ouvre une page Ukraine à présent
14:11avec un conflit de plus en plus dur sur le terrain
14:14avec la multiplication des frappes aériennes.
14:17Selon Moscou, 600 drones
14:19auraient été tirés par l'Ukraine vers la Russie.
14:22On part à Kiev tout de suite,
14:24on va retrouver notre correspondant Cyril Amoursky.
14:26Cyril, on en sait un peu plus sur la cible
14:29de cette attaque d'ampleur.
14:32C'est un entrepôt du e-commerce russe,
14:34un site bien connu.
14:35– Exactement, il s'agit de l'entreprise Welberys
14:39qui est un géant de l'e-commerce en Russie.
14:41Ce n'est pas la première fois qu'on voit ce type de frappe.
14:43À vrai dire, cela fait déjà presque un mois
14:45que l'Ukraine frappe constamment cette entreprise.
14:48Pourquoi ? Parce que c'est une entreprise
14:49qui vend et produit des affaires à double usage,
14:52que ce soit au niveau civil avec évidemment des produits de tous les jours,
14:56mais aussi des produits qui peuvent être utilisés sur le terrain
14:59par l'armée russe, notamment des gilets pare-balles
15:01ou bien des composants pour les drones.
15:03Aussi, il faut dire que c'est une entreprise qui est très importante
15:05puisqu'elle représente aujourd'hui entre 3 à 4% du PIB russe,
15:09raison pour laquelle aujourd'hui,
15:11l'Ukraine cible en particulier cette entreprise
15:13avec aussi une autre entreprise de l'e-commerce
15:15qui s'appelle Ozone.
15:16En plus de cela, on a vu des frappes,
15:18notamment en Crimée occupée,
15:19territoire occupé par la Russie depuis 2014.
15:21L'armée ukrainienne a publié des images
15:23comme quoi justement des drones FP1 et FP2
15:27de l'entreprise Firepoint
15:28ont réussi à détruire une base de rampement,
15:31un complexe de missiles Zircon et Onyx
15:35qui sont des missiles antinavires
15:36mais dont l'usage a été détourné par l'armée russe
15:38pour taper notamment le sud de l'Ukraine.
15:40Et je me permets aussi de vous dire
15:42que quand on parle de ces entrepôts Walburys en Russie,
15:46celui qui a été touché cette nuit,
15:47il y en a deux,
15:47mais le principal,
15:48eh bien c'est l'entrepôt le plus grand,
15:51le centre de stockage le plus important de l'entreprise.
15:54Il fait 200,
15:55enfin plutôt il faisait 250 000 mètres carrés
15:58et l'armée ukrainienne a communiqué là-dessus
16:00en disant que sur les 10 plus gros entrepôts
16:03de l'entreprise,
16:047 ont soit été touchés ou détruits
16:07par l'armée ukrainienne.
16:08– Cyril Lamorsky, le correspondant de BFM TV en Ukraine
16:11et on en parle en plateau avec vous,
16:13Olivier Ravanello, éditorialiste de Politique Internationale.
16:17Olivier, l'entrepôt russe,
16:19c'est une nouvelle cible symbolique qui a été visée.
16:21On ne l'a pas choisi par hasard.
16:23– Ce n'est pas seulement symbolique,
16:25c'est très très opérationnel.
16:26L'idée c'est d'aller frapper cette entreprise
16:30qui a des entrepôts à peu près partout sur le territoire russe.
16:33Ce qu'il faut bien avoir en tête,
16:34c'est que lorsque vous êtes une PME
16:36qui par exemple fabrique en Sibérie
16:38et que vous voulez envoyer vos produits à Moscou,
16:40à des milliers de kilomètres,
16:42comment faites-vous ?
16:43Vous avez recours à Wildberries
16:45parce que Wildberries a des entrepôts un peu partout,
16:47ce qui permet d'avoir des marchandises
16:50qui sont stockées au nord, au sud, à l'est.
16:52Et ce maillage d'infrastructures,
16:55il est absolument vital pour toute l'économie des PME russes.
16:59Et à chaque fois qu'on voit des images
17:00comme ces incendies-là,
17:02qui durent pendant des heures,
17:04ce ne sont pas simplement des hangars qui brûlent,
17:07c'est tout ce qu'il y a à l'intérieur,
17:09c'est-à-dire c'est de la richesse
17:10produite par des entreprises russes.
17:12Et petit à petit,
17:14ces opérations affaiblissent l'économie russe.
17:17Alors c'est vrai que cette entreprise,
17:19Wildberries,
17:20elle vend aussi du matériel militaire,
17:23elle vend des casques,
17:24elle vend des gilets pare-balles,
17:26elle vend des uniformes,
17:29des pantalons,
17:30tout ce que vous voulez,
17:31et les soldats se fournissent directement
17:33pour être livrés plus vite sur le front.
17:35Donc ça participe à l'économie de guerre,
17:37mais pas seulement.
17:38C'est vraiment une entreprise
17:40qui est structurante pour l'économie russe.
17:42Et en tout cas, dans cette guerre,
17:43on constate que jour après jour,
17:45la coopération internationale existe,
17:48bel et bien,
17:48très concrètement sur le terrain.
17:50Nous partons à Londres,
17:51tout de suite,
17:51où l'on retrouve Laura Calmuns,
17:53notre correspondante.
17:54Laura,
17:55les Britanniques fournissent également
17:57des drones à l'armée ukrainienne ?
18:04A l'armée ukrainienne,
18:06oui, c'est ce qu'on apprend
18:07avec cette une du Sunday Time,
18:10des drones qui sont utilisés
18:12par l'armée ukrainienne
18:14pour frapper la Russie.
18:17Et ça fait maintenant plus de six mois,
18:19selon cet article du Sunday Time.
18:21Alors, parmi ces drones,
18:23il y a le drone Nyan,
18:24qui est un drone de combat
18:26qui est fabriqué en fibre de carbone
18:28au Royaume-Uni
18:30et qui peut avoir jusqu'à une vingtaine
18:32de kilomètres d'explosifs
18:34et une portée jusqu'à 250 kilomètres.
18:37Il y a un autre drone
18:39dont on parle dans cet article,
18:41des drones qui sont bien plus gros,
18:43mais aussi avec des portées
18:45bien plus lointaines,
18:47jusqu'à 1800 kilomètres,
18:50et donc qui peuvent aussi frapper
18:52des bases militaires
18:54et aussi d'autres infrastructures russes.
18:57Alors, côté coût,
18:59ces drones coûtent bien moins cher
19:00que par exemple les missiles Storm Shadow
19:03qui sont environ à 900 000 euros par pièce.
19:08Ces drones coûtent entre 60 000 et 120 000 euros.
19:11Et donc, pour l'armée ukrainienne,
19:14c'est une façon d'essayer
19:16de saturer le ciel en Russie,
19:19avec Londres qui a promis
19:21de donner à l'armée ukrainienne
19:25jusqu'à 150 000 drones cette année.
19:27Mais pour l'armée russe,
19:29c'est une ligne rouge
19:31avec certains experts
19:32qui ont peur qu'il y ait un retour
19:35des espionnages au Royaume-Uni
19:37ou d'autres cyberattaques par la Russie.
19:41C'est donc un risque à prendre
19:43pour le Royaume-Uni.
19:45Le Royaume-Uni qui a toujours montré
19:47qu'il avait ce soutien à l'Ukraine.
19:51Laura Calmus à Londres pour BFM TV.
19:53Olivier, Laura le disait à l'instant,
19:55les drones, ce n'est pas cher.
19:56Ça coûte moins cher que des avions,
19:58des missiles.
19:59Ça veut dire que la guerre
20:00peut durer un peu plus longtemps ?
20:02Elle change de visage.
20:03Progressivement, elle se structure
20:04autour du drone
20:05qui devient une arme
20:06à la fois de longue portée,
20:08de moyenne portée,
20:09mais aussi, on a vu hier
20:10des images de drones
20:11qui étaient posées,
20:12qui étaient cachées
20:13dans des arrières-cours
20:15et qui, à un moment donné,
20:16sont utilisées
20:17parce qu'il y a un convoi qui passe.
20:19Donc, toute une panoplie
20:20de drones différents
20:21et c'est aussi une technologie
20:23qui est très simple
20:23et qui peut être évolutive.
20:25En ce moment,
20:26les Russes sont en train
20:27de transformer les drones
20:28qu'ils avaient achetés aux Iraniens,
20:30les drones Shahed,
20:31qui étaient capables
20:32de voler très loin
20:33mais très doucement
20:34et donc d'être interceptés.
20:35Ils sont en train de monter
20:36des moteurs à réaction
20:38pour leur permettre
20:39d'aller beaucoup plus vite
20:40et d'être plus difficilement
20:42interceptables.
20:43Tout cela,
20:43ça ne coûte pas très cher
20:44à l'échelle d'une économie de guerre.
20:46Et donc,
20:47ce qui est en train de se produire,
20:48et c'est sans doute
20:49ce qui est le plus inquiétant,
20:51c'est que ces deux pays
20:53sont en train
20:54de se structurer
20:55et de structurer
20:55leur effort de guerre
20:56pour pouvoir tenir
20:57très longtemps,
20:59encore des années,
21:00dans cet affrontement.
21:01Voilà donc
21:02pour la situation
21:03en Ukraine.
21:04Voilà ce que l'on pouvait dire
21:05à 16h et 20 minutes.
21:06Dans quelques minutes,
21:07nous parlerons de politique
21:08avec un sujet
21:10qui intéresse beaucoup
21:11les Français,
21:11les retraites,
21:12comment les financer ?
21:13Faut-il partir plus tard
21:14pour équilibrer
21:15nos régimes de retraite ?
21:16Sujet qui sera forcément
21:18au centre
21:19de la prochaine présidentielle.
21:20A tout de suite.
21:21Merci d'être avec nous
21:23sur BFMTV.
21:23Il est quasiment 16h30.
21:25Ce sera certainement
21:27un thème majeur
21:28de la prochaine
21:28campagne présidentielle,
21:30les retraites
21:31et leurs financements.
21:32Dans un entretien
21:33accordé à nos confrères
21:33de Libération,
21:34le ministre de l'Économie
21:35et des Finances,
21:36Roland Lescure,
21:37a rouvert l'hypothèse
21:38d'un gel partiel
21:39des pensions de retraite
21:40pour générer
21:41des économies
21:42dans le budget 2027.
21:44Mais touché aux retraites,
21:45tout le monde
21:46n'y est pas vraiment favorable.
21:47C'est le cas
21:48de Thierry Breton.
21:49Nous l'écouterons.
21:49Il était tout à l'heure
21:50sur BFMTV
21:51et nous en parlerons
21:52au plateau
21:52avec Maurice Safran
21:53de Challange.
21:55Moins d'un mois
21:55après le méga feu
21:56de Gironde
21:57qui s'était déclaré
21:58dans la commune
21:58de Somos,
22:00incendie qui avait détruit
22:0140 000 hectares de forêt,
22:02le Premier ministre
22:03attendu dans le département
22:05demain,
22:06Sébastien Lecornu,
22:07doit lancer
22:07la reconstruction.
22:09Et puis des feux dramatiques
22:12en Grèce.
22:13Deux habitants
22:14ont été tués,
22:15deux personnes tuées
22:15sur l'île de Salamine
22:16à l'occasion
22:17d'un incendie.
22:19Des centaines de personnes
22:20ont été évacuées.
22:21Nous appellerons
22:21sur place
22:22Fabien Perrier
22:23en Grèce
22:23pour BFMTV.
22:25Enfin,
22:25il y a également
22:26la situation à bord
22:27du porte-avions
22:27USS Lincoln.
22:29Les conditions à bord
22:31se seraient dégradées
22:31selon certains officiels.
22:33Les soldats à bord
22:34seraient au bord
22:34de la crise de nerfs.
22:36Donald Trump
22:36balaie tout cela
22:37sèchement
22:38d'un revers de la main.
22:39Le président américain
22:40nie les inquiétudes
22:41autour de l'équipage
22:42du porte-avions.
22:43Nous appellerons
22:43Axel Monnier
22:44à Washington
22:45et nous en parlerons
22:45avec nos spécialistes
22:46et consultants
22:47au plateau.
22:50Ce sera forcément,
22:52certainement,
22:52en tout cas,
22:53un thème majeur
22:53de la prochaine présidentielle
22:55qui débute très prochainement.
22:57Les retraites
22:58et leurs financements.
22:59Dans un entretien
23:00accordé à nos confrères
23:01de Libération,
23:02le ministre de l'Économie
23:04et des Finances,
23:04Roland Lescure,
23:05a rouvert
23:06l'hypothèse
23:07d'un gel partiel
23:08des pensions de retraite
23:09pour générer,
23:10dit-il,
23:10des économies
23:11dans le budget
23:132027.
23:13Mais évidemment,
23:14il y a un hic.
23:15Ça ne plaît pas
23:16à tout le monde,
23:17notamment à Thierry Breton.
23:18Il l'a dit tout à l'heure
23:19sur BFM TV.
23:21Encore une fois,
23:22je crois que c'est
23:22extrêmement important
23:23et je vais vraiment y revenir.
23:25Je pense que c'est
23:25une très mauvaise idée.
23:26Alors,
23:27je rappelle que la retraite
23:27moyenne pour aujourd'hui,
23:29pour la France,
23:30je dis uniquement
23:30pour la France,
23:31c'est 1541 euros
23:33nets
23:34par mois.
23:35Le SMIC,
23:36c'est 1478.
23:38Donc,
23:39ça veut dire
23:39qu'un couple
23:41qui aurait chacun
23:42travaillé toute sa vie
23:43avec une retraite
23:45qui est le SMIC
23:46pour l'un,
23:46le SMIC pour l'autre,
23:48il serait donc considéré
23:48comme riche
23:49et donc,
23:50il serait taxé.
23:51– Bon,
23:52on en parle avec vous,
23:53Maurice Safran.
23:53Bonjour,
23:54merci d'être avec nous.
23:55– Bonjour.
23:55– On le voit,
23:56tout le monde est dans
23:57les startings,
23:58tout le monde en parle,
23:59mais ça va être difficile.
24:00On sent bien
24:01que c'est un sujet
24:02qui va compter
24:02dans la campagne.
24:03– Ça va être ultra compliqué.
24:04D'abord,
24:05la première chose,
24:05c'est que le Premier ministre
24:08a repris à son compte
24:10la sortie du ministre
24:11de l'Économie,
24:11Roland Lescure.
24:12C'est déjà la preuve
24:13qu'il ne sera pas candidat
24:14à l'élection présidentielle.
24:15Un candidat à l'élection présidentielle
24:17ne s'avancerait pas
24:18sur un terrain aussi miné.
24:20Ça,
24:20c'est le premier point.
24:21Le deuxième point,
24:22c'est qu'une grande partie
24:23de ce qu'on appelle
24:24le bloc central,
24:25la droite libérale
24:26et le centre-droit
24:27sont très hostiles également
24:28à cette mesure.
24:30Et puis,
24:31il y a les deux extrêmes,
24:32l'extrême droite
24:33et l'extrême gauche,
24:33qui sont sur la même position,
24:34qui disent non.
24:35Donc, effectivement,
24:36ça semble extrêmement bloqué.
24:38Et puis,
24:38il y a cette question
24:39qui obsède les Français
24:41à partir de quel niveau de revenu
24:44on est considéré
24:44comme riche
24:45dans la sortie de l'escu.
24:46C'est ça qu'on ne comprend pas.
24:47Est-ce que c'est 3 000 euros par mois ?
24:48Est-ce que c'est 4 ?
24:49Est-ce que c'est 5 ?
24:49Si être riche en France,
24:51c'est à 3 000 euros,
24:52la campagne électorale
24:53va être singulièrement difficile.
24:55– On va la revoir,
24:56justement,
24:56cette citation
24:58du ministre
24:58de l'économie
24:59et des finances
25:00dans les colonnes
25:01de libération.
25:02Il dit ça.
25:02La contribution
25:03des retraités aisés
25:04à l'effort de redressement,
25:05par exemple,
25:06par une indexation
25:07plus modérée
25:07de leurs pensions
25:08mérite d'être posée.
25:10Maurice,
25:10est-ce que ça vaut le coup
25:11de se pencher
25:13tout de suite
25:14sur le gel des pensions
25:15des retraités aidés ?
25:17– Oui, mais aider et aiser,
25:19aider, c'est ceux
25:20qui sont en bas de l'échelle,
25:21mais à partir de quel moment,
25:24et il faudra bien
25:25que les candidats
25:26à l'élection présidentielle
25:27se prononcent clairement,
25:28à partir de quel moment
25:29est-on un retraité aisé ?
25:31On a toujours dit
25:32que sous la Ve République,
25:34c'est le vote des retraités
25:35qui faisait le président
25:37de la République.
25:37C'est pour ça,
25:38c'est également pour ça
25:39que le Rassemblement National,
25:41très vite,
25:41qui a toujours eu
25:42des difficultés
25:44avec cet électorat-là,
25:45c'est pour cela
25:46que le Rassemblement National,
25:47très vite,
25:48a dit qu'il n'en était pas question
25:49et que la non-indexation
25:50des retraites
25:51était une très mauvaise idée.
25:53– Alors, l'économie,
25:54on va forcément parler beaucoup
25:56dans les prochains mois,
25:57il y a le pouvoir d'achat,
25:58il y aura cette question
25:58des retraites forcément
25:59dans la campagne ?
26:00– Le pouvoir d'achat,
26:01les retraites,
26:02et puis les économies,
26:03puis la dette,
26:04il va bien falloir
26:05que les uns…
26:06– Qui finance, qui payent.
26:07– Qui finance, qui payent.
26:08Alors, sur les principes,
26:10effectivement,
26:11les retraités
26:12peuvent parfaitement
26:12prendre leur part
26:13et les plus aisés
26:14des retraités
26:15peuvent également
26:16prendre leur part.
26:17Mais souvenons-nous,
26:18parce qu'on a tous
26:19la mémoire courte,
26:20du scandale
26:21qu'avait provoqué
26:22François Hollande
26:22avant son élection
26:23quand il avait expliqué
26:24qu'on était riches
26:25à partir de 5 000 euros par mois.
26:26Ça avait scandalisé
26:27les Français.
26:28Donc, effectivement,
26:29c'est un débat
26:29qu'il faudra avoir
26:30et qui est un débat
26:31extrêmement compliqué
26:33pour les différents présidentiables.
26:35– Alors, Maurice,
26:35vous avez couvert
26:36énormément de campagnes,
26:37vous connaissez
26:38les hommes politiques.
26:40C'est un sujet difficile.
26:42Il n'y a qu'à,
26:43il faut que…
26:44Ça, c'est la campagne.
26:44Après, quand on est aux manettes,
26:46c'est plus compliqué, quoi.
26:47– Ben, Gabriel Attal,
26:49ce week-end,
26:50il a préféré parler
26:52des réseaux sociaux
26:54et des jeunes
26:55plutôt que de l'indexation
26:57et de l'indexation
26:58des retraites.
26:59Édouard Philippe
27:00n'a pas dit un mot.
27:02François Hollande
27:02n'a pas dit un mot.
27:04Les vrais, entre guillemets,
27:05les vrais présidentiables,
27:06pour l'instant,
27:07jusqu'à l'heure
27:08où on se parle,
27:08se sont abstenus
27:09de tout commentaire
27:10et on comprend pourquoi
27:11sur les retraites.
27:12– On comprend pourquoi
27:13parce que donner des mesures
27:15fortes sur ce sujet,
27:16c'est se couper
27:17de l'électeur aussi.
27:18– Ça peut être se couper
27:19d'une grande partie
27:19de l'électorat.
27:20Jusqu'à présent,
27:21souvenons-nous,
27:21les retraités
27:22ne votaient pas
27:23pour le Rassemblement National
27:24qui a fortement progressé
27:26dans cette catégorie
27:27de la population.
27:28– Merci pour votre éclairage
27:29cet après-midi.
27:30Maurice Safran,
27:31éditorialiste au magazine Challenge.
27:33Il est 16h35 sur BFM TV.
27:35On va parler des incendies à présent.
27:37D'abord, le feu dans les Landes
27:38à Luglon.
27:39La situation évolue
27:40plutôt favorablement.
27:421700 hectares sont partis en fumée.
27:45550 pompiers restent mobilisés.
27:47Moins d'un mois, en tout cas,
27:48moins d'un mois
27:49après le méga-feu de Gironde
27:50qui est parti de Somos.
27:51Le Premier ministre,
27:53Sébastien Lecornu,
27:54est attendu demain,
27:55très tôt,
27:55dans le département.
27:56Un département
27:57qui a perdu
27:58plus de 40 000 hectares
28:00de forêt
28:00et de nombreuses habitations,
28:02notamment dans la commune
28:03du Porges,
28:05fortement impactée
28:06par ce feu.
28:07Le récit d'Alice Bouton.
28:09– Là, ça, c'était la cuisine.
28:13Là, c'était la salle à manger.
28:15Et derrière, là-bas,
28:16c'était le salon.
28:17– La maison d'Yves Brugier-Garde
28:19est aujourd'hui méconnaissable.
28:21Le feu a fait exploser
28:23les fenêtres
28:24et embraser le toit.
28:26Seuls les murs ont tenu.
28:27– Regardez,
28:29tout a fondu.
28:30Là, c'est tout fondu.
28:31– Encore bouleversé,
28:33cet habitant du Porges
28:34pense désormais à l'avenir.
28:36Comment sera-t-il dédommagé ?
28:38Il demande aujourd'hui
28:39des comptes à l'État.
28:40– Comment on passe de ça
28:42à demain ?
28:43Sous quelles conditions
28:44on peut reconstruire ?
28:46Combien ça va nous coûter ?
28:47Où est-ce qu'on va être logé ?
28:50Qui on va devoir contacter ?
28:52– En Gironde,
28:53plus de 240 habitations
28:55ont été détruites,
28:56dont les trois quarts
28:57se situaient au Porges.
28:59Le maire de la commune
29:00rencontrera le Premier ministre
29:02demain.
29:02Il espère désormais
29:04des réponses
29:04à la hauteur de l'urgence.
29:06– Il faut effectivement
29:07un plan Marshall.
29:09C'est ça dont on a besoin
29:11à la fois à court terme,
29:13on a besoin de réponses
29:14assez rapides
29:14dans le cadre de la reconstruction,
29:15mais également à long terme
29:17parce que nos paysages
29:19et notre interaction
29:21avec les milieux
29:22et la biodiversité
29:23sont à repenser
29:24pour éduquer
29:25que les générations futures
29:27vivent ce que nous venons de vivre.
29:29– Des restaurateurs,
29:30commerçants et artisans du Porges,
29:32privés d'activités
29:33en pleine saison estivale,
29:35ont eux rédigé
29:36une lettre de doléance
29:37qu'ils aimeraient transmettre
29:39à Sébastien Lecornu.
29:41– Voilà pour la situation en France.
29:43Je vous le disais en titre,
29:43il y a également
29:44ces feux en Grèce
29:45avec deux habitants
29:46qui ont été tués
29:47sur l'île de Salamine
29:49à l'occasion d'un incendie.
29:51Des centaines de personnes
29:52ont été évacuées.
29:53On va aller sur place
29:54en Grèce
29:54retrouver le correspondant
29:56de BFM TV,
29:58Fabien Perrier.
29:59Quelle est la situation
30:00cet après-midi ?
30:01Qu'est-ce que vous pouvez
30:02nous donner
30:03comme information ?
30:05– En fait,
30:05comme vous l'avez dit déjà,
30:06la première information,
30:07c'est que deux personnes
30:08sont morts
30:09dans ces incendies.
30:10Les incendies
30:11ont commencé
30:12il y a à peu près
30:13deux heures
30:13et avec le vent violent
30:15qui souffle,
30:16avec la chaleur,
30:17les incendies
30:17sont devenues rapidement
30:19hors de contrôle.
30:20Donc,
30:21deux habitants
30:22sont décédés,
30:23quatre autres
30:24sont grièvement blessés
30:26pour des raisons
30:27de blessure
30:27et ce,
30:29malgré l'intervention
30:29d'à peu près
30:30à 200 pompiers
30:31de quatre avions
30:32et de trois hélicoptères.
30:34Je suis sur une île
30:35à proximité
30:35de Salamine
30:36à l'instant
30:36et quand le feu
30:38s'est déclenché,
30:39on entendait
30:39les rotations
30:40des hélicoptères
30:42et des avions
30:43qui sont donc
30:44en train d'intervenir
30:45actuellement
30:45sur l'île.
30:46Il faut savoir
30:47que parallèlement,
30:48il y a d'autres feux
30:49sur d'autres îles.
30:50Par exemple,
30:51sur l'île de Skiros,
30:53sur l'île d'Andros.
30:54Bref,
30:55il semble que c'est
30:56un certain nombre
30:57d'îles grecques
30:57qui sont actuellement
30:59la proie des flammes
31:00et peut-être
31:00ce qu'il faut aussi savoir
31:01c'est que depuis trois jours,
31:04la Grèce est en alerte 5,
31:05c'est-à-dire
31:05l'alerte maximale
31:06en raison des fortes chaleurs
31:08et des vents violents
31:10qui soufflent,
31:11vents violents
31:12qui ont même
31:12empêché certains bateaux
31:14d'amarrer tranquillement.
31:16Et dernière information,
31:18alors que la Grèce
31:19est en train de brûler,
31:21il y a eu hier
31:21dans le sud,
31:23dans le Magne,
31:24la pointe sud
31:25du Péloponnèse,
31:26des inondations
31:27qui ont elles-mêmes
31:28provoqué la mort
31:29d'une personne.
31:30Bref,
31:31on voit la situation
31:32qui correspond
31:33au dérèglement climatique
31:35semble hors de contrôle
31:37et affecter particulièrement
31:38ce petit bout d'Europe
31:39qui est la Grèce.
31:40Dans un mot,
31:41Fabien Perrier,
31:42vous êtes notre correspondant
31:43sur place en Grèce.
31:44Ce sont des îles
31:45qui, j'imagine,
31:46sont très fréquentées
31:47cet été
31:48avec une importante présence
31:51de touristes étrangers,
31:52peut-être français
31:53d'ailleurs également ?
31:54Alors, en fait,
31:56pour les îles
31:56comme celle d'Andros,
31:58comme celle de Paros,
31:59comme celle de Syros,
32:00oui, ce sont des îles
32:02de la mer Égée
32:03qui sont particulièrement
32:04fréquentées par les touristes,
32:06notamment les touristes français.
32:07L'île de Paros
32:08est très prisée
32:09par les Français.
32:10L'île de Salamine,
32:11on pourrait dire,
32:11est une île
32:11un peu plus familiale.
32:13Une île qui est considérée
32:14comme un des poumons verts
32:15d'Athènes.
32:16C'est-à-dire qu'il y a
32:17deux grands espaces verts
32:18qui, maintenant,
32:19ont brûlé.
32:20Celui qui était
32:21la région du Mouparnasse
32:23qui a énormément brûlé
32:25l'année dernière
32:26et l'année précédente.
32:28Et puis, maintenant,
32:28l'île de Salamine.
32:30Et peut-être un autre détail
32:31sur ces îles,
32:33c'est que,
32:33en fait,
32:35régulièrement,
32:35on pensait que les îles
32:36étaient épargnées
32:37par les feux.
32:38Et en fait,
32:39elles ne le sont plus,
32:40mais elles sont plus encore
32:41difficiles d'accès
32:42pour les pompiers.
32:43Donc, en fait,
32:44quand ça brûle,
32:45très vite,
32:46ça prend une ampleur.
32:47Et parfois,
32:47ce sont des causes humaines.
32:49Par exemple,
32:49sur l'île de Paros,
32:50il y a 15 jours,
32:52c'est un manque d'entretien
32:53de la déchetterie
32:54qui a provoqué
32:55l'incendie.
32:56Aujourd'hui,
32:56on ne sait pas
32:57quelle est la cause
32:57de l'incendie
32:58sur l'île de Salamine.
33:00Mais voilà,
33:01l'île est en feu.
33:02Et dernier détail
33:03qui concerne la France,
33:04vous savez,
33:05le groupe Naval Group
33:07est en train de créer,
33:08de construire
33:09des frégates en Grèce.
33:10Et un bout
33:11de ces frégates
33:12sont construites
33:13sur cette île de Salamine.
33:15Merci, Fabien Perrier,
33:16pour ce témoignage
33:17correspondant de BFM TV
33:18en Grèce.
33:19Un feu qui a débuté
33:20donc il y a deux heures
33:22maintenant
33:22et qui a déjà fait
33:23deux morts
33:24sur cette île.
33:25Loïc,
33:26on parlait des feux en France,
33:27plus au sud,
33:28également,
33:29ces feux préoccupent.
33:29C'est tout le bassin
33:30méditerranéen
33:31qui est concerné
33:31par un risque
33:32d'incendie extrême.
33:34Pourtant,
33:34le début de la saison
33:36avait été relativement calme
33:37en Grèce,
33:37mais après plusieurs canicules,
33:39les incendies se sont multipliés
33:41à partir de ce mois de juillet
33:42jusqu'à aujourd'hui.
33:43Sur l'île de Salamine,
33:45nous sommes à 15 kilomètres
33:46à l'ouest d'Athènes,
33:48ce qui explique
33:48de nombreuses évacuations.
33:50Il y a de nombreux touristes
33:50sur ce secteur
33:51et surtout,
33:52la végétation,
33:52on la connaît bien,
33:53on a la même
33:53de notre côté
33:55du bassin méditerranéen
33:56avec ses pardalèpes,
33:57ces maquis qui sont très inflammables
33:59et desséchés
34:00par les vagues de chaleur
34:01et par les canicules.
34:02Il y a également
34:03l'équivalent de notre mistral,
34:05on l'appelle le meltem en Grèce.
34:07C'est un vent très sec,
34:09continental et très chaud surtout,
34:10qui souffle sur ce secteur
34:12jusqu'à 34-36 degrés en Attique
34:14qui étaient donc placés
34:15en risque d'incendie extrême
34:18dès ce vendredi.
34:19D'ailleurs,
34:20risque d'incendie qui concerne
34:21tout le bassin,
34:22la Grèce,
34:22l'Italie,
34:23l'Espagne.
34:24Il y a des incendies
34:25en cours également en Croatie,
34:26en Serbie,
34:26mais aussi jusqu'en Belgique
34:28et jusqu'en Allemagne aujourd'hui.
34:29La Belgique, justement,
34:30on y va,
34:31qui n'est pas épargnée par le feu.
34:33Le pays est confronté
34:34au feu,
34:35au pire feu de son histoire.
34:363 000 hectares ont été détruits
34:38dans cette région.
34:40Les dernières informations
34:40et les images rassemblées
34:42par Anaïs Girard.
34:45Dans la pénombre,
34:46impossible de ne pas remarquer
34:48le brasier.
34:49Cette nuit,
34:50les pompiers ont dû faire face
34:51à plusieurs reprises de feu.
34:54Les agriculteurs sont là
34:55pour leur prêter main forte
34:56depuis le début
34:57de l'incendie vendredi.
35:01On est plus ou moins
35:02une quinzaine.
35:02C'est difficile à dire
35:03parce qu'on a une boucle,
35:04donc on ne se croise pas spécialement.
35:06Et bon,
35:06on essaye de mouiller
35:07les accotements,
35:08de mouiller vraiment
35:09le plus possible
35:10dans les zones en feu.
35:11Quand le jour se lève,
35:13le passage des flammes
35:14a tout obscurci.
35:15Déjà quelques 3 000 hectares
35:17calcinés,
35:18certains fronts sont maîtrisés,
35:20d'autres sont plus tenaces.
35:21Des centaines de pompiers
35:23sont à pied d'oeuvre,
35:24rejoints par l'armée
35:25et des renforts venus
35:26entre autres d'Allemagne
35:27et du Luxembourg.
35:28Plus à l'est,
35:29sur le front,
35:30là,
35:30le feu continue de progresser.
35:32On est en train
35:32de consacrer tous nos moyens
35:33pour éviter que le feu
35:35ne se propage aux habitations,
35:37aux premiers villages
35:37qu'il y a dans cette
35:38grande réserve naturelle.
35:40Plusieurs villages
35:41et hameaux
35:41ont reçu l'ordre
35:42d'évacuer hier après-midi.
35:44C'est un principe
35:45de précaution.
35:46On essaie de maîtriser
35:47bien sûr la progression
35:48du feu,
35:48mais il vaut mieux
35:49évacuer un peu avant
35:51que quand c'est trop tard,
35:52c'est-à-dire entre autres
35:52quand il est fumé,
35:53parce que vous avez vu
35:54que les fumées
35:55sont peut-être
35:55très obstruantes.
35:57Les flammes
35:58continuent à gagner
35:59du terrain ce matin.
36:00Elles se dirigent
36:01vers le site de Ternel,
36:02une zone périlleuse
36:03et difficile d'accès
36:04à seulement quelques kilomètres
36:06de la frontière allemande.
36:09Voilà ces images
36:11commentées à l'instant
36:11par Anaïs Girard.
36:12Loïc,
36:13le feu au nord,
36:14au sud,
36:14à l'est,
36:14à l'ouest,
36:15partout quoi.
36:15C'est toute l'Europe
36:16de l'ouest en réalité
36:17qui a subi sécheresse
36:19et canicule.
36:19Ce vendredi,
36:20on avait encore 37 degrés
36:22en Belgique.
36:22Alors les températures
36:23ont à peine baissé
36:24sur ce secteur,
36:25une trentaine de degrés
36:26encore actuellement
36:26à la frontière
36:27avec l'Allemagne.
36:28Il faut noter aujourd'hui
36:30en ce qui nous concerne
36:31un risque d'incendie élevé
36:32jusqu'au nord du pays,
36:34jusqu'en Lorraine,
36:35mais aussi dans le département
36:36de l'Essonne
36:36ou encore en Vendée
36:37et bien sûr
36:37autour du bassin méditerranéen.
36:39À 16h45 sur BFM TV,
36:41on va maintenant
36:42s'intéresser
36:43à l'inquiétude
36:44des marins américains,
36:46ceux qui sont à bord
36:47du porte-avions USS Lincoln.
36:49Mal-être à bord,
36:50conditions d'insalubrité,
36:52baisse de morale,
36:53menace de suicide,
36:54mauvaise alimentation.
36:55On part tout de suite
36:56aux Etats-Unis.
36:57On retrouve sur place
36:58à Washington
36:59Axel Meunier.
37:00Axel,
37:01il y a eu cette polémique
37:03en quelques jours après.
37:05Un haut gradé
37:05va sur place.
37:07Il faut voir un lien
37:08entre la polémique
37:10et le déplacement
37:10du haut gradé
37:11ou pas du tout ?
37:15Alors officiellement,
37:16cette visite
37:17à bord de l'USS Lincoln
37:18était dans le cadre
37:20d'une grande tournée
37:22de dix jours
37:22du patron
37:23du commandement central,
37:24Bradley Cooper,
37:25qui s'est effectivement
37:26rendu sur plusieurs bases
37:27militaires américaines
37:28de la région,
37:29qui a rencontré
37:30plusieurs responsables
37:31de gouvernements locaux
37:32à Bahreïn
37:33ou encore en Jordanie.
37:35Mais évidemment,
37:36la synchronisation
37:37avec cette polémique
37:38pose question.
37:39Effectivement,
37:40depuis maintenant
37:41plus de 260 jours,
37:42l'équipage de ce porte-avions
37:45se trouve en mission,
37:46dont plus de 210 jours
37:48consécutifs
37:49sans avoir vu la Terre.
37:50C'est un record historique
37:51d'après les données
37:53militaires américaines.
37:54Mais pourtant,
37:55si vous lisez
37:56le communiqué officiel
37:57qui a suivi cette visite,
37:59eh bien pas un mot
38:00sur les problèmes
38:00ou sur les polémiques.
38:02On parle d'une mission
38:03historique,
38:05de l'une des missions
38:06les plus intenses
38:06et les plus importantes
38:07de l'histoire.
38:08On parle
38:08du travail réalisé
38:10par tous ces marins
38:11et ces marines,
38:12notamment dans le cadre
38:13de la guerre en Iran.
38:14Bref,
38:15le message s'est circulé,
38:16il n'y a rien à voir.
38:17Tout va bien,
38:18Madame la Marquise.
38:19Merci, Axel.
38:20Axel Monnier,
38:21le correspondant
38:21de BFM TV
38:22à Washington.
38:23Et on en parle
38:24avec vous,
38:24Olivier Ravanello.
38:25Axel le disait
38:26à l'instant,
38:27210 jours
38:28sans voir la Terre,
38:30260 jours
38:31de mission.
38:32Forcément,
38:32pour le moral,
38:33ce n'est pas idéal.
38:34Oui,
38:35il faut s'imaginer
38:35sur ce bateau.
38:36vous n'avez rien d'autre
38:38à faire,
38:38extrêmement exigu,
38:39avec durant les premiers mois
38:41une intensité
38:43des frappes américaines
38:44qui a été très forte,
38:45donc des marins
38:47extrêmement mobilisés.
38:49Et puis,
38:49maintenant,
38:50petit à petit,
38:51une vie à bord
38:52qui commence à être problématique.
38:53Et on voit passer
38:54beaucoup de vidéos
38:55qui sont réalisées
38:56par ces mêmes marins
38:57sur les réseaux sociaux
38:58qui pointent
38:59des problèmes
38:59de rationnement,
39:00des problèmes
39:01de panne,
39:02on en a parlé,
39:03de dysfonctionnement
39:04dans les sanitaires,
39:05mais aussi
39:06des problèmes
39:06de rationnement,
39:07y compris jusque
39:08dans l'alimentation.
39:09Parce que ce qui est
39:10derrière cette problématique
39:12du Lincoln,
39:13c'est certes
39:13qu'il est en mer
39:14depuis très très longtemps,
39:16mais surtout
39:16qu'il a des difficultés
39:18à être ravitaillé.
39:19Durant les tout premiers
39:20jours
39:21de cette guerre
39:23avec l'Iran,
39:24les Iraniens
39:25ont bombardé
39:25une base
39:26qui est à Bahreïn
39:28et qui est
39:29la grosse base
39:30logistique
39:31qui sert
39:32à approvisionner
39:34les navires
39:35qui sont dans
39:36cette région.
39:36Et en ayant
39:37détruit cette base,
39:38aujourd'hui,
39:39les Américains
39:40sont obligés
39:41d'aller chercher
39:42du ravitaillement
39:43jusqu'à Diego Garcia
39:45qui est une île
39:46beaucoup plus au sud
39:47et qui est très lointaine.
39:49Donc même si
39:51un nouveau porte-avions
39:52est en route
39:53et que le Washington
39:54devrait arriver
39:55pour prendre la relève,
39:56ça va certes
39:57amener des marins
39:58plus frais,
40:00on va dire,
40:00mais ça ne va pas
40:02complètement régler
40:03le problème
40:03de l'approvisionnement.
40:04Et puis ce qui n'aide pas
40:05aussi le moral des marins,
40:06c'est d'entendre
40:07leur chef,
40:08parce que Trump
40:09est le commandant
40:10en chef
40:10de l'armée américaine,
40:12balayer d'un revers de main
40:14tout ce qui peut être dit
40:15en disant
40:16non, non, non,
40:17il n'y a aucun problème,
40:18ils ne sont pas
40:18depuis si longtemps
40:19en mer
40:20et ça va même
40:22encore durer
40:22un bon moment.
40:23On en parle également
40:25avec Frédéric Sandreto,
40:26enseignante en
40:27civilisation américaine
40:28à Sciences Po Paris.
40:29Bonjour Madame,
40:30merci d'être avec nous
40:30sur BFM TV.
40:32Des marins
40:32qui dénoncent
40:33leurs conditions à bord,
40:35c'est la première fois ?
40:37C'est une première fois
40:38et surtout je pense
40:39que de la part
40:40du président Trump
40:41qui a besoin
40:41de ses lectorats,
40:42de ses militaires
40:43qui font quand même
40:44une partie de sa base,
40:45il est dans le déni.
40:46Ce président est dans le déni,
40:48il n'a montré
40:48aucune empathie.
40:49lui qui a l'habitude
40:50de faire de nombreux
40:51tweets sur Twitter
40:52et social n'a rien fait
40:53aujourd'hui
40:53à part une mise en scène
40:54de lui-même
40:55sur la salle des balles
40:56avec George Washington.
40:57Donc je pense
40:58que le déplacement
40:58de Brad Cooper,
41:00cette amiral
41:00qui est venue
41:01sur le portavion,
41:02finalement apporte
41:03quand même deux réponses.
41:04Elle essaye de donner
41:05une réponse humaine
41:06en rassurant les familles,
41:08en essayant peut-être
41:09de réaffirmer
41:10un soutien du commandement
41:11et elle apporte
41:12également une réponse
41:13mégatique.
41:14Trump a été extrêmement
41:16décrié
41:16dans la presse américaine
41:17en disant
41:18mais vous lancez une guerre
41:19et vous ne soutenez pas
41:20vos militaires
41:21qui sont dans des conditions
41:23vraiment catastrophiques,
41:24épouvantables.
41:25Donc on peut y voir
41:27forcément une récupération
41:28médiatique
41:28de la part de Brad Cooper
41:30dans un contexte
41:31d'élection prochaine
41:32du 3 novembre.
41:33Alors ne bougez pas
41:34Frédéric Sandretto,
41:35on vous retrouve
41:35dans quelques secondes.
41:36On va refaire
41:37un petit crochet
41:37par Washington
41:38et cette question
41:40directement pour
41:40Axel Moinier,
41:41notre correspondant.
41:42Il dit quoi ?
41:43On évoquait
41:44le nom de Donald Trump
41:45à l'instant.
41:46Il dit quoi
41:46le président américain
41:47à propos de cette affaire.
41:52Alors d'abord,
41:53il n'a pas dit grand-chose
41:54pendant plusieurs jours.
41:55L'administration
41:56n'a pas pris la parole
41:56et rien que ça,
41:57ça a posé problème.
41:59Et quand on lui a posé
41:59la question vendredi,
42:01il a balayé
42:01d'un revers de main
42:02toutes les critiques
42:03en estimant que non seulement
42:05les marins
42:05et les marines présents
42:07à bord
42:07n'étaient pas là-bas
42:08depuis si longtemps que ça
42:09et surtout
42:10que c'était loin
42:11d'être le cas encore,
42:12qu'il n'allait pas
42:13forcément revenir vite
42:14alors que pourtant
42:14le retour est prévu
42:15très bientôt.
42:16Mais cela choque surtout
42:18parce que désormais
42:19on a eu la confirmation
42:20qu'il y a eu bien eu
42:21au moins une tentative
42:22de suicide à bord
42:23de ce porte-avions.
42:24Cela a été confirmé
42:25à CNN par plusieurs
42:26responsables du Pentagone.
42:27Et ensuite,
42:28en parallèle,
42:29on a les témoignages
42:30de plus de 200 familles,
42:32200 familles de marins
42:33et de marines présents à bord
42:35qui racontent non seulement
42:36qu'il y a eu
42:37d'autres tentatives
42:38de suicide,
42:39d'autres personnes
42:39qui ont essayé
42:40de se jeter à l'eau
42:41pour essayer de fuir
42:43ce porte-avions,
42:44mais aussi l'état déplorable
42:46des conditions de vie à bord.
42:48On parle de problèmes
42:49d'insalubrité,
42:50des problèmes de plomberie,
42:51des problèmes d'eau potable,
42:53des problèmes de sécurité
42:54même sur le pont.
42:56Cela fait très désordre
42:57pour la première armée
42:58états-unienne,
42:59première armée mondiale,
43:01pardon,
43:02mais aussi un problème
43:03de pénurie
43:04à tout un tas de niveaux
43:05et notamment alimentaire.
43:07et vous comprendrez
43:08pourquoi les soldats
43:10et les marins
43:11et les marines
43:11présents à bord
43:12de cette USS Lincoln
43:13se trouvent aujourd'hui
43:14dans un état psychologique
43:16qui semble catastrophique.
43:18Si Axel,
43:19il le disait,
43:20état des marins
43:21difficile,
43:23on a souvenir
43:24de précédents ?
43:24La dernière fois
43:26qu'un porte-avions
43:28a été engagé
43:28aussi longtemps,
43:29c'est qu'il faut remonter
43:30à la guerre du Vietnam.
43:32Mais là,
43:32on est dans un contexte
43:33qui est complètement différent.
43:34C'est-à-dire que
43:35vous avez demandé à des hommes
43:37de fournir un effort de guerre
43:39extrêmement intense,
43:40de tenir le plus longtemps possible.
43:42Mais pourquoi ?
43:43Pour pas grand-chose.
43:45Parce qu'aujourd'hui même,
43:46ça commence à tirailler
43:48entre Vance et Trump.
43:49Lors d'une dernière interview,
43:51le vice-président
43:52a reformulé
43:54les buts de guerre
43:55en disant que
43:56si déjà on arrivait
43:57à débloquer le détroit d'Hormuz
43:58et à trouver un accord
43:59sur le nucléaire,
44:01cela suffirait
44:02pour mettre un terme
44:03à cette guerre.
44:03Et on voit bien que
44:04l'impasse dans laquelle
44:05Trump a embarqué
44:06tout le monde
44:07dure.
44:08Et ces marins
44:09qui sont à bord
44:10ne sont pas dupes
44:11de tout cela.
44:11C'est-à-dire que non seulement
44:12ils sont déployés
44:13depuis très longtemps,
44:14non seulement il y a un président
44:16qui ne leur dit pas merci
44:17et qui leur dit
44:18que ça va encore durer longtemps.
44:20Et pourquoi ça dure longtemps ?
44:21Parce que ce même président
44:22ne sait pas où il va.
44:23Frédéric Sandréto,
44:24je lisais récemment
44:26que ça préoccupe
44:27beaucoup les Américains,
44:28ça préoccupe beaucoup
44:29les démocrates
44:31au Congrès.
44:32vous confirmez
44:35visiblement
44:35ça toussait
44:36ces derniers temps.
44:38Absolument.
44:38Il y a une enquête parlementaire
44:39qui a été lancée
44:40par deux sénateurs démocrates
44:41en disant
44:42qu'il faut faire la lumière
44:43sur les conditions
44:43et sur le mal-être
44:44de ces militaires.
44:46Comment se fait-il
44:47qu'on arrive à une telle extrémité ?
44:49Et juste une dernière remarque,
44:50il faut critiquer Trump
44:51mais le ministre de la guerre
44:53qui était avec Seth
44:54a également effacé
44:56d'un revers complet
44:58cette histoire
44:58en disant
44:59ce n'est pas vrai.
45:00Donc le déni
45:00il ne vient pas uniquement
45:01du verbatisme de Trump
45:02il vient également
45:03du ministre de la guerre.
45:05Donc il y a tout un objectif derrière.
45:07Vous restez avec nous
45:08parce qu'on va quitter l'Ukraine,
45:09on va partir à présent en Iran
45:11et je vais avoir besoin
45:12de vos lumières
45:13sur le prochain dossier.
45:14On part en Iran
45:15où on va découvrir,
45:16vous allez voir ces images
45:17qui nous ont marquées
45:18cet après-midi.
45:19On y voit des affiches
45:21placardées dans les rues
45:22de Téhéran,
45:23affiches en forme de provocation.
45:24On voit par exemple ici
45:25le squelette d'un soldat américain
45:27mort près du détroit d'Hormuz.
45:29On y voit aussi
45:30la statue de la liberté
45:32renversée.
45:33On y voit Donald Trump
45:35dans un cercueil.
45:37La campagne de propagande
45:38se poursuit donc
45:39sur le terrain en Iran.
45:40Une campagne instrumentalisée
45:42par le pouvoir de Téhéran.
45:44Frédéric Sandretto
45:45c'est de la communication.
45:48On y voit
45:49les Américains humiliés.
45:51C'est plutôt rare
45:52en général.
45:53Alors,
45:54c'est vraiment
45:54une mise en scène
45:55de la vulnérabilité
45:57américaine.
45:59Il ne faut pas oublier
45:59qu'on est à 48 heures
46:00de l'échéance.
46:01Donc l'Iran,
46:02met sa pression.
46:02On n'est pas dans
46:03un rencontre direct,
46:04mais vraiment dans
46:05une guerre de communication.
46:07C'est aussi une dimension
46:08provocative et je dirais
46:10que cet affichage,
46:11finalement,
46:11il a un double message.
46:13Ces affiches sont dessinées
46:14bien évidemment
46:15à la population iranienne
46:17en disant,
46:17vous voyez,
46:18nous ne reculerons pas
46:19devant les nuits américains,
46:20mais c'est également
46:21un message pour Washington
46:22en disant,
46:23vous êtes vulnérables
46:24et on va vous tuer.
46:25Alors,
46:25indirectement,
46:26on peut se dire finalement
46:27que tout le processus
46:28d'exclutration du président
46:29le 8 juillet,
46:30on disait,
46:31ça a peut-être été
46:31élu dans scène
46:32pour gagner des votes.
46:34Peut-être que finalement,
46:35il s'avère véridique
46:35vu la menace permanente
46:37de la part de l'Iran.
46:38Olivier Rabanello,
46:39on n'appuie là
46:39où ça fait mal,
46:40mais c'est pourtant
46:40une réalité.
46:41Les drones abattus,
46:42les conditions de vie
46:44à bord du porte-avions ?
46:45Oui, bien sûr.
46:46Et puis,
46:46ce conflit qui dure
46:47et ce que disent
46:48les Iraniens
46:49dans cette propagande,
46:51dans ces affiches
46:52où on voit ce soldat
46:55transformé en squelette
46:56à force d'attendre
46:57avec la main tendue
46:58pour qu'on vienne le chercher,
46:59c'est que le temps
47:00joue pour nous.
47:01C'est ça que disent
47:01les Iraniens.
47:02Ils disent aux Américains
47:03vous pouvez faire durer
47:04ce conflit
47:05aussi longtemps que vous voulez.
47:06Pour nous,
47:07c'est tout bénef
47:08et plus les jours passent,
47:09plus nous allons en tirer
47:10des bénéfices.
47:12Et cette campagne
47:13de propagande,
47:14elle est placardée
47:15sur la grande place
47:17qui est au centre
47:18de Téhéran
47:19et qui est régulièrement
47:20alimentée
47:21depuis maintenant
47:22plusieurs mois.
47:23À chaque fois,
47:24il a des campagnes d'affichage.
47:25Vous vous souvenez sans doute
47:26d'une des premières
47:27où on avait vu
47:28le visage de Trump
47:29avec la bouche
47:30qui était fermée
47:31par un ruban bleu
47:34qui symbolisait
47:35le détroit d'Hormuz.
47:37Depuis,
47:37et vu le succès
47:38sur les réseaux sociaux,
47:40régulièrement,
47:41des nouvelles affiches
47:42sont produites.
47:43Elles sont plus modernes
47:44que celles que l'on pouvait voir
47:45auparavant en Iran
47:47qui étaient des affiches
47:48très inspirées
47:49par l'univers religieux.
47:54Là,
47:54on est dans quelque chose
47:55où les références à Dieu
47:57sont assez faibles.
47:58on sent bien aussi
47:59en creux
48:00que dans cette propagande,
48:01c'est plutôt
48:02les gardiens de la révolution,
48:04la partie,
48:04j'allais dire,
48:05la plus séculaire du régime
48:06qui s'exprime
48:07et qui progressivement
48:09prend la main.
48:09Et puis Olivier,
48:10on va découvrir
48:10cette affiche-là également,
48:12ces propositions,
48:1430 000 dollars
48:14de récompense
48:15pour ceux
48:16qui abattent
48:16des soldats américains.
48:19Ça, c'est une nouvelle manière
48:21de communiquer également
48:22à part des Iraniens ?
48:23Alors, il y a deux façons
48:24de le voir.
48:25Il y a une façon stricte
48:27qui est de dire
48:28c'est bien joli tout ça
48:29mais en même temps,
48:30puisque vous avez
48:31150 000 gardiens
48:32de la révolution,
48:33à eux de commencer
48:34d'aller chercher
48:35des soldats américains
48:36et de les faire prisonniers
48:37puisque c'est quand même
48:38le but d'une armée
48:39qui est engagée
48:40dans ce conflit
48:40plutôt que de faire appel
48:42à d'autres citoyens iraniens.
48:44Donc ça,
48:44c'est une première façon
48:47de répondre,
48:48c'est de dire
48:48« bon, on est vraiment
48:49dans de la gesticulation ».
48:50L'autre élément
48:51qui peut être
48:52un tout petit peu
48:53plus problématique,
48:54c'est cet appel
48:56à la guerre
48:57contre les Américains.
48:59Est-ce qu'il peut être
49:00entendu par ce qu'on appelle
49:01des proxys,
49:02par les alliés
49:03dans la région,
49:04par des membres
49:05du Hezbollah,
49:06par des groupes
49:08terroristes
49:08qui peuvent se dire
49:09qu'au bout,
49:11et le message
49:11qui est envoyé,
49:12c'est aller frapper
49:13des intérêts américains
49:14dans la région.
49:14Ça, c'est une possibilité
49:16et c'est évidemment
49:16beaucoup plus problématique.
49:17Voilà donc
49:18ce que l'on pouvait dire
49:19ce soir sur cette campagne
49:21iranienne.
49:21On se retrouve
49:22dans quelques minutes
49:23pour l'essentiel
49:24de l'actualité.
49:25La météo,
49:26à tout de suite.
49:29Merci d'être avec nous
49:30sur BFM TV.
49:31Il est quasiment
49:3217h.
49:33L'actualité
49:33de ce dimanche
49:34après-midi,
49:35toujours dominée
49:36par les incendies,
49:37la situation
49:38d'abord évolue
49:39plutôt favorablement
49:41en France,
49:41dans le département
49:42des Landes.
49:42Pas de reprise
49:44majeure
49:44au cours
49:45des dernières heures,
49:47notamment dans
49:47la commune
49:48de Luglon.
49:50550 pompiers
49:51restent mobilisés
49:51sur le terrain.
49:531700 hectares
49:54sont partis
49:54en fumée
49:55dans le département
49:56des Landes.
49:57Le préfet des Landes
49:57est très prudent
49:58pour la suite
49:59car les chantiers,
50:00dit-il,
50:01pour les pompiers
50:01restent très nombreux.
50:04Le travail d'aujourd'hui
50:05s'inscrit complètement
50:06dans le prolongement
50:07de ce qui a été fait
50:08jusqu'à présent,
50:09c'est-à-dire d'abord
50:10et avant tout
50:10le traitement
50:11des lisières
50:12qui sont encore problématiques.
50:14Donc sur l'ensemble
50:14du linéaire,
50:15on va dire qu'il y a
50:16un petit tiers
50:18de lisières instables.
50:19Et les points principaux,
50:20évidemment,
50:21c'est ceux pour nous
50:22qui sont à proximité
50:23des habitations,
50:24c'est-à-dire
50:26à l'ouest de Luglon.
50:28C'est bien à l'ouest,
50:29j'essaye de revisualiser
50:31sur la carte,
50:32à l'ouest de Luglon
50:32et puis au nord
50:34de Garin,
50:35où là,
50:36il y a une lisière
50:37assez grande
50:38qui est encore à traiter.
50:40Et pour l'heure,
50:41hors de question
50:42que les 650 habitants évacués
50:44réintègrent leur domicile.
50:45Moins d'un mois
50:46après le méga-feu
50:48de Gironde
50:49qui s'était déclaré
50:50dans la commune de Somos,
50:51incendie qui avait détruit
50:5240 000 hectares de forêt,
50:54le Premier ministre
50:55Sébastien Lecornu,
50:56attendu sur place
50:58dans le département,
50:59demain,
50:59Sébastien Lecornu
51:00doit lancer
51:01l'opération
51:02de reconstruction.
51:03Faites-nous un plan
51:04marchal,
51:05dit le maire du Porges,
51:07dont une grande partie
51:08de la commune
51:08a été ravagée
51:09par les flammes.
51:11On va se voir
51:12avec le Premier ministre
51:14demain sur le territoire.
51:16Moi, ce que j'ai envie
51:17de vous dire,
51:17c'est que nous avons besoin
51:18de l'État
51:19pour nous soutenir
51:20sur un certain nombre
51:21de sujets.
51:21Moi, ce que j'ai envie
51:22de voir et de faire
51:24avec lui,
51:25c'est comment demain
51:25on reconstruit
51:26et demain,
51:27comment on met
51:28toute l'énergie,
51:28à la fois notre énergie
51:30et l'énergie de l'État
51:31pour rebâtir
51:32cette commune.
51:33nos paysages
51:33et notre interaction
51:36avec les milieux
51:37et la biodiversité
51:38sont à repenser
51:39pour éditer
51:40que les générations futures
51:42vivent ce que nous
51:43voulons vivre.
51:44Il n'y a pas que
51:45des feux en France,
51:45il y a des feux
51:46également en Grèce.
51:48Deux habitants ont été
51:49tués il y a quelques heures,
51:50deux personnes tuées
51:51sur l'île de Salamine
51:53à l'occasion
51:53d'un départ de feu.
51:54des centaines de personnes
51:56ont dû être évacuées
51:57par les pompiers.
51:59Les orages ont tapé
52:01très très fort hier soir,
52:02notamment dans le sud-ouest.
52:04Gros orages,
52:05par exemple,
52:06à la Mongie,
52:06mais également à Montségur,
52:08des orages également
52:09en Andorre
52:09et également dans l'Aveyron
52:11où la foudre s'est abattue
52:13sur le clocher
52:13de la commune
52:15de Saint-Salvadou.
52:19Ce sera forcément
52:20un thème majeur
52:21de la prochaine
52:22campagne présidentielle,
52:23les retraites
52:23et leurs financements.
52:24Dans un entretien
52:25accordé à nos confrères
52:26de Libération,
52:27le ministre de l'Économie
52:28et des Finances Roland
52:29l'escure a rouvert
52:30l'hypothèse
52:31d'un gel partiel
52:32des pensions de retraite
52:33pour générer,
52:34dit-il,
52:35des économies
52:35dans le budget 2027.
52:37Mais touché aux retraites,
52:39tout le monde
52:39n'y est pas favorable.
52:40C'est le cas
52:41de Thierry Breton,
52:42notamment l'ancien ministre.
52:44Il dit pourquoi
52:44il était à la mi-journée
52:45sur notre antenne.
52:47Encore une fois,
52:48je crois que c'est
52:49extrêmement important
52:49et je vais vraiment
52:51y revenir.
52:51Je pense que c'est
52:52une très mauvaise idée.
52:53Alors, je rappelle
52:53que la retraite moyenne
52:54pour aujourd'hui,
52:56pour la France,
52:56je dis uniquement
52:57pour la France,
52:58c'est 1541 euros net
53:00par mois.
53:01Le SMIC,
53:02c'est 1478.
53:04Donc, ça veut dire
53:05qu'un couple
53:06qui aurait chacun
53:09travaillé toute sa vie
53:09avec une retraite
53:11qui est le SMIC
53:12pour l'un,
53:13le SMIC pour l'autre,
53:14il serait donc considéré
53:15comme riche
53:16et donc il serait taxé.
53:18C'était donc
53:19deux logiques
53:19qui se sont opposées.
53:21La logique de travailler
53:22un tout petit peu plus
53:23en maintenant encore une fois
53:24des exemptions
53:25très claires
53:26pour les métiers
53:27à forte pénibilité
53:28et de l'autre côté,
53:29c'est de dire
53:29non, non,
53:30on ne change rien,
53:31on travaille toujours
53:3262 ans
53:33mais on fait payer
53:33les retraités.
53:34Moi, je ne suis pas
53:35de ceux
53:35qui veulent cette dichotomie.
53:38L'actualité de ce dimanche
53:39après-midi,
53:40c'est également
53:40la situation en Ukraine.
53:41Les frappes se multiplient
53:42depuis plusieurs jours.
53:44Kiev a été la cible
53:46la nuit dernière
53:46de missiles balistiques.
53:50Et puis,
53:51dans l'actualité,
53:51il y a également
53:52la situation à bord
53:53du porte-avions
53:54USS Lincoln.
53:55Les conditions à bord
53:56se seraient dégradées.
53:57Selon certains officiels,
53:58les soldats à bord
53:59seraient au bord
54:00de la crise de nerfs.
54:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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