00:00Fin juillet, Maroc et Espagne se sont laissés déborder.
00:05Et cette fois-ci, on a le sentiment que d'un côté comme de l'autre,
00:08il y avait quelque chose qui se jouait après les images dévastatrices du mois de juillet.
00:14Oui, parce que personnellement, je pense que le Maroc n'avait rien à gagner à cette crise hybride.
00:19Ce n'est pas parce que le Maroc a des difficultés diplomatiques avec l'Espagne
00:24que ce pays avait intérêt à déstabiliser à ce point l'Espagne et l'Union européenne.
00:30Ce n'est pas non plus parce que le Pedro Sánchez, le Premier ministre espagnol, s'était rendu à Alger.
00:36La situation était en cours de discussion, on voulait apaiser les tensions.
00:41Je crois qu'aujourd'hui, en effet, il y a des difficultés entre le Maroc et l'Espagne.
00:45Il faudrait qu'on calme le jeu des deux côtés.
00:47Par exemple, j'ai vu cette semaine que le ministre marocain de la Justice
00:51estimait que les Espagnols occupaient illégalement Ceuta.
00:55C'était une enclave marocaine qu'un jour, on devrait reconquérir.
00:59Ce n'est pas comme ça qu'on va calmer le jeu.
01:01D'abord, il faut en effet...
01:03Aujourd'hui, les autorités ont bien compris qu'il fallait calmer le jeu
01:07et donc renforcer les consignes de sécurité.
01:10Aujourd'hui, si vous avez regardé les images,
01:12votre correspondant les a montrées, Ceuta était barricadée.
01:16Il y avait les grillages qui étaient dressés,
01:18les forces de police considérables, la garde civile,
01:20et surtout, il y avait des bouées, des énormes bouées flottantes
01:24à Ceuta pour éviter en effet l'arrivée de migrants.
01:28Donc là, aujourd'hui, il n'était pas possible d'y arriver.
01:30Mais attention, la situation peut dégénérer d'un moment à l'autre.
01:35Ce n'est pas parce que la situation a été maîtrisée aujourd'hui
01:38qu'elle le sera demain.
01:39C'est donc une action à long terme qu'il faut mener
01:42et notamment une réponse européenne.
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