00:00Bernard Arnault a emprunté 70 millions d'euros à l'État pour racheter un groupe au bord de la faillite.
00:05A l'époque, Boussac compte encore des milliers de salariés et possède notamment Dior,
00:09mais le groupe croule sous les dettes et l'État cherche un repreneur.
00:12En 1984, plusieurs candidats sont sur le coup,
00:15mais Bernard Arnault, alors âgé de 35 ans, parvient à convaincre l'État de lui confier la reprise.
00:20Pour financer l'opération, Arnault bénéficie donc de son soutien financier
00:24avec un prêt d'environ 400 millions de francs, soit un peu plus de 70 millions d'euros,
00:28qu'il affirme d'ailleurs avoir intégralement remboursé.
00:31Le pari est risqué. Pour redresser le groupe, Arnault est obligé de le restructurer.
00:35Les effectifs passent donc d'environ 16 000 salariés fin 1984 à 9 800 fin 1986.
00:42Une décision qui fait polémique, d'autant plus qu'il s'était engagé à en garder 10 000.
00:46Mais 40 ans plus tard, Bernard Arnault défend toujours ce choix.
00:50Pour lui, il faut aussi regarder ce que son groupe est devenu depuis.
00:53Plus de 200 000 collaborateurs dans le monde, dont, selon ses propres chiffres,
00:5740 000 emplois directs et 160 000 emplois indirects en France.
01:00Et surtout, Arnault affirme que les entreprises de son groupe ont depuis versé
01:04près de 40 milliards d'euros d'impôts et de cotisations sociales à l'État français.
01:08Ce deal, qui était donc fortement controversé en 1984,
01:12Bernard Arnault le présente aujourd'hui comme l'un des investissements
01:15les plus rentables jamais réalisés par l'État français.
01:17Abonne-toi à Billions pour plus de contenu business !
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