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00:00:00Bon, il y a les contrefeux, pour le moment, qui sont lancés par le système.
00:00:05C'est les Russes, c'est les complotistes.
00:00:09Oui, mais là, en l'occurrence, nous dépendons, comme depuis 40 ou 50 ans, de l'Amérique.
00:00:15C'est l'Amérique qui a lancé la mode des mains propres.
00:00:20Je ne sais pas jusqu'où ils vont vouloir se laver les mains,
00:00:24mais je pense que suffisamment, en tout cas, pour enlever la saleté la plus tenace.
00:00:29Et comme c'est l'Amérique qui décide, c'est l'Amérique qui a le savon.
00:00:33Le Pec-citron, c'est l'Amérique en ce moment.
00:00:35Par conséquent, aucune autre force ne peut résister au mouvement de lessivage qui s'annonce.
00:00:44Aucune autre force qu'eux.
00:00:45C'est eux qui décident de tour désormais.
00:00:48On voit bien que, par exemple, quand D'Aise Owens avait commencé le nettoyage,
00:00:52elle avait sa propre petite bouteille de Pec-citron personnelle
00:00:56et elle s'est arrêtée en route.
00:00:59On ne sait pas pourquoi, mais je pense que quelqu'un a dit
00:01:01« Non, attends, on va changer d'endroit pour nettoyer ».
00:01:05Mais tout se rejoint, plus ou moins.
00:01:08Et au fond, on voit bien que c'est…
00:01:12Comme la carrière, par exemple, de Macron est née aux États-Unis,
00:01:16on le sait, je vous le rappelle, les dernières réunions électorales
00:01:19ont eu lieu par charters entiers à Las Vegas.
00:01:23Quel autre président français était américain au point de faire
00:01:27ces dernières réunions électorales à Las Vegas ?
00:01:30Je vous le demande.
00:01:31Donc ça, ce témoignage, cette preuve d'allégeance à l'égard des États-Unis,
00:01:36on va la retrouver dix ans après, sept ans après,
00:01:39parce que le ferment de la chute de l'État profond américain
00:01:46va évidemment affecter ceux qu'il a créés,
00:01:49ceux X qu'il a créés, et Macron fait partie de ceux
00:01:52qui ont été créés par l'État profond américain.
00:01:55C'est trop visible.
00:01:58Tous les dossiers s'en en témoignent et on nous dit
00:02:00« Oui, il n'est pas mis en cause directement ».
00:02:02Oui, enfin, même indirectement, 200 fois, c'est trop.
00:02:06Oui, alors il est 200 fois, c'est trop, ce n'est pas direct,
00:02:11en tout cas, il est évoqué, et des contacts dès 2016.
00:02:15C'est absurde.
00:02:16Le type en question se vante de tout, mais c'est vérifiable,
00:02:20puisqu'il se vante de choses qui ont réellement eu lieu à 80%,
00:02:24et donc on va nous dire que s'il se vante d'avoir conseillé Macron,
00:02:28là, ce sera une pure invention et ce ne sera pas vrai.
00:02:31Bon, donc tout le monde a sa conviction.
00:02:35Là, c'est improvable sur le plan juridique,
00:02:38mais ce que je crois et ce que je crains pour les victimes,
00:02:42pour les victimes, pour les coupables plutôt,
00:02:45c'est que Trump dispose de l'argument massue.
00:02:48Je pense que la culpabilité, la complicité réelle,
00:02:51Trump en a probablement déjà la preuve.
00:02:54Trump était, vis-à-vis de notre ami, là, tellement insolent,
00:02:58enfin, ce n'est pas insolent, mais disons, méprisant à Davos,
00:03:04qu'on sait bien qu'il sait, qu'on sait bien qu'il sait quelque chose.
00:03:08Un type qui dit comme ça au micro trois fois dans le week-end,
00:03:12lui, qu'il la ferme parce qu'il n'en a pas pour longtemps.
00:03:16Il a quand même dit plusieurs fois,
00:03:18donc forcément, c'est issu de quelque chose.
00:03:24Donc, heureusement…
00:03:25Qui ne serait pas l'affaire Brigitte, qui serait autre chose.
00:03:28Qui serait autre chose, mais l'affaire Brigitte,
00:03:32moi, j'ai toujours pensé que c'était un peu un leurre.
00:03:36Le véritable problème n'étant pas l'éventuel test ADN,
00:03:40mais plutôt le passé, le passé.
00:03:43Le passé est plus que douteux, il est plus qu'obscur.
00:03:47Il y a quand même des indices récurrents.
00:03:51Et donc, là encore, le lien avec l'Amérique me paraît évident.
00:03:55Non, je pense que le couple est une création américaine.
00:03:58Le destin de ce couple est une création américaine.
00:04:01Je pense que l'élection, les deux élections sont plus que douteuses.
00:04:06En tout cas, elles auraient mérité d'avoir des observateurs indépendants.
00:04:11Ça n'a pas été le cas.
00:04:13Là, je milite sans arrêt.
00:04:14J'ai même demandé, enfin, je n'ai même pas demandé,
00:04:17j'ai lancé l'année dernière, il y a deux ans, un hashtag sur X qui était
00:04:22« On veut voir le comptage ».
00:04:24Ça reste valable.
00:04:25On veut voir le comptage.
00:04:27C'est-à-dire que ce qu'on veut voir, c'est qu'on voudrait qu'il y ait une
00:04:30commission
00:04:31d'informaticiens indépendants nommée au dernier moment dans un panier
00:04:37qui viennent assister au dépouillement à toutes les opérations logicielles
00:04:42pendant la demi-heure qui précède l'annonce des résultats.
00:04:47Et ça, au ministère de l'Intérieur, ce n'est pas très difficile à obtenir.
00:04:51Et pourtant, personne ne l'obtient.
00:04:54Et puis, tout le monde botte en touche.
00:04:56Il n'y a que Asselineau à peu près qui dit que ce serait une nécessité.
00:05:00Mais cette nécessité, il faut l'imposer.
00:05:03Elle est plus que démocratique.
00:05:04Elle est essentielle à la démocratie.
00:05:07Or, cette nécessité, on vous en a privée depuis le début, depuis deux mandats.
00:05:13Et donc, évidemment, là encore, on pourrait dire que c'est pour faire cesser
00:05:17toutes les rumeurs.
00:05:18Par conséquent, c'est parfaitement démocratique.
00:05:20Cette fameuse commission nommée par tirage au sort au dernier moment
00:05:24d'une dizaine d'informaticiens qui seront présents.
00:05:28Il n'y a rien de plus démocratique.
00:05:30Il n'y a rien qui soit davantage garant du bon exercice de la démocratie.
00:05:35Tout le reste en découle, je vous le rappelle.
00:05:37Tout ce nom.
00:05:39Pour eux, c'est un non-sujet puisqu'il n'existe pas.
00:05:43Il n'y a pas de fraude.
00:05:44Ça, c'est uniquement dans l'univers complotiste.
00:05:48Eux, ça n'apparaît même pas dans le fil d'actualité.
00:05:51De même que les courriers d'Eipstein n'existaient pas au début.
00:05:56Et puis là, on voit bien qu'ils existent quand même.
00:05:59Cette histoire de complot russe est invraisemblable.
00:06:02On a quand même des documents par millions qui sortent du département
00:06:06de la justice américain et on nous raconte que c'est les Russes
00:06:10qui les ont forgés.
00:06:11On en rêve ou quoi ?
00:06:14Je vous rappelle quand même, je vous rappelle pour l'anecdote
00:06:17que la fameuse gif, en tout cas la poussette sur la truffe
00:06:25de Brigitte au sortir de l'avion,
00:06:27nous a été présentée comme un mauvais coup des Russes au départ.
00:06:31Il faut quand même être gonflé.
00:06:36Alors oui, oui, ça les Russes, c'est un des pare-peux.
00:06:40Mais j'en reviens à Macron ou au couple Macron,
00:06:45marionnette des Américains, création en tout cas, créature des Américains.
00:06:51Quel serait l'intérêt qu'auraient les Américains aujourd'hui,
00:06:54et donc Trump en fait partie, de détruire leurs créatures,
00:06:59alors qu'après tout, elles leur servent bien ?
00:07:01Parce que la créature, comme dans Frankenstein,
00:07:04leur échappe toujours à son créateur.
00:07:06Et je vous rappelle que dans le roman,
00:07:09le docteur Frankenstein passe la moitié du roman
00:07:11à courir après sa créature pour la tuer.
00:07:14Je vous le rappelle.
00:07:16C'est la logique de ce roman,
00:07:18c'est que la créature est devenue tellement dangereuse
00:07:20que le créateur court après pour la tuer.
00:07:23Parce que personne ne l'a lu ce roman Frankenstein,
00:07:26il est très intéressant.
00:07:28C'est vraiment un archétype absolu.
00:07:30Plus ça, plus le portrait de Dorian Gray,
00:07:32on a les deux en même temps.
00:07:33C'est-à-dire que Macron, quand même,
00:07:35son portrait réel est en train de ressurgir.
00:07:37Il devient moralement, enfin le régime en tout cas,
00:07:40devient moralement extrêmement laid,
00:07:42alors qu'il nous a été présenté comme parfait.
00:07:45Le prof de la démocratie à l'américaine,
00:07:48c'était d'être parfait.
00:07:48Vous vous souvenez, Biden était plâtré
00:07:52comme un personnage du musée Grévin.
00:07:55Et là, il fond comme de la cire.
00:07:59Eh bien, c'est ce qui se passe en ce moment.
00:08:01La façade de cire va fondre parce que la chaleur devient trop intense.
00:08:05Et on a besoin de ça pour s'apercevoir que l'idole était en cire.
00:08:11Toutes les sectes, finalement,
00:08:13les membres des sectes se réveillent
00:08:16quand ils voient que l'idole fond au soleil.
00:08:19Alors, c'est ça où le suicide collectif.
00:08:23Je vous rappelle que l'ordre du Temple solaire,
00:08:25les gens ne se sont pas réveillés.
00:08:28Le gourou a exigé d'eux qu'ils se suicident
00:08:31afin de rendre son œuvre parfaite,
00:08:35en tout cas inaltérable.
00:08:38Et donc, toutes les victimes et tous les témoins
00:08:40disparaissent de leur propre main.
00:08:42J'espère qu'on ne va pas en arriver là.
00:08:50Donc, en tout cas, on a eu la possibilité
00:08:52d'éliminer la créature qui vous a échappé.
00:08:57Et on dit d'ailleurs Frankenstein,
00:08:59on ne dit pas Frankenstein.
00:09:01Oui, elle devient très dangereuse
00:09:03parce que je vous rappelle que là,
00:09:06il s'est calmé parce qu'il a senti
00:09:08que le vent du brûlé arrivait.
00:09:10Il s'est calmé parce que
00:09:12ce qui justifiait la destruction de la créature,
00:09:15c'était ses velléités ukrainiennes
00:09:18de mobilisation,
00:09:20d'envoyer un pruneau incontrôlé,
00:09:23une bombe sale ou n'importe quoi.
00:09:25En gros, il montrait qu'il était capable de tout.
00:09:28Et là, Trump s'est dit,
00:09:29il va falloir hâter le processus.
00:09:31Je pense que le processus est en route,
00:09:33mais on est toujours susceptibles
00:09:35d'avoir une bonne surprise.
00:09:36Le processus de liquidation,
00:09:37enfin, liquidation au sens politique,
00:09:39évidemment,
00:09:40du personnage
00:09:42peut être accéléré à tout moment.
00:09:45Et je pense que c'est un peu ce qui nous guette,
00:09:47c'est que dans ces fameux dossiers,
00:09:49il y a forcément quoi qu'il en dise.
00:09:51Il l'a dit trop vite, d'ailleurs,
00:09:53quelque chose qui concerne la France.
00:09:55Plusieurs choses qui concernent la France.
00:09:56Le fait qu'il nous ait...
00:09:58En gros, il a fait ce que font souvent les coupables
00:10:01dans les cas judiciaires
00:10:06où le coupable vient se mêler à la foule
00:10:09pour exiger la tête du coupable,
00:10:13alors qu'il l'est.
00:10:15Macron nous a dit il y a deux, trois jours
00:10:18que c'est une affaire qui n'était pas française,
00:10:20mais il l'a dit très vite,
00:10:23de manière trop hâtive,
00:10:25parce qu'il est au fond
00:10:27pas très habile dans la dissimulation.
00:10:29Très souvent, il révèle ses batteries trop tôt.
00:10:33Il l'a fait 20 fois pendant le Covid.
00:10:36Et donc là, c'est un peu pareil.
00:10:37Il monte trop vite au créneau pour dire
00:10:39ne regardez pas par là, surtout pas.
00:10:42Et là, maintenant, tout le monde regarde.
00:10:44Et tout le monde voit très bien
00:10:45que c'est une affaire essentiellement française.
00:10:46Et ça, là encore,
00:10:47mon Léon l'avait dit avant les autres.
00:10:50Il y a un an ou deux,
00:10:51oui, il y a un an ou deux,
00:10:52Léon avait bien prophétisé
00:10:54que ça allait devenir une affaire essentiellement française.
00:10:58Pourquoi ?
00:10:59Pas seulement à cause des faits,
00:11:01parce que les faits sont accablants, probablement,
00:11:03mais parce que Trump en a besoin.
00:11:05Trump a besoin que la culpabilité monstrueuse de l'Amérique
00:11:10soit cachée,
00:11:13que l'attention en soit détournée,
00:11:17parce que c'est plus commode.
00:11:20Il peut rester leader du monde libre
00:11:22et du monde recommandable
00:11:24si le péché s'éloigne de lui.
00:11:26Or, le bouc émissaire,
00:11:28celui qui va réunir toute la culpabilité
00:11:31du monde occidental,
00:11:32c'est probablement Macron
00:11:34à cause de son équation personnelle.
00:11:36Et c'est également à cause de l'équation
00:11:39collective de la France
00:11:40qui a couvert toutes ces choses-là.
00:11:43Et je pense qu'on les a largement couvertes.
00:11:46Je vous rappelle qu'une partie de l'affaire
00:11:48qui a complètement été oubliée depuis,
00:11:50mais ça va peut-être revenir,
00:11:52l'affaire Didi,
00:11:53P. Didi,
00:11:54se passait à Saint-Tropez.
00:11:59Les partouzes en blanc,
00:12:01tout ça,
00:12:02c'est issu du monde de Saint-Tropez,
00:12:05où ça a été réimporté à Saint-Tropez.
00:12:07Les gamins ou les gamines
00:12:09qui ont promené en gel privé,
00:12:11c'est une chose qui se produit
00:12:13depuis très longtemps en France.
00:12:15Il y a des aéroports,
00:12:16des aérodromes du Var
00:12:19qui étaient connus pour ça.
00:12:21Il n'y avait pas que Air Cocaïne,
00:12:23il y avait Air Lolita aussi.
00:12:26Et donc,
00:12:27la France a été malheureusement pour nous
00:12:31la plaque tournante
00:12:32de toutes sortes d'appétits
00:12:34et de finances,
00:12:36et surtout, depuis Macron,
00:12:37d'indulgence au niveau gouvernemental.
00:12:41Pourquoi est-ce que c'est devenu
00:12:42une plaque tournante ?
00:12:43Essentiellement parce que
00:12:46la mensuétude de l'État français
00:12:48à l'égard de tous ces gens
00:12:49et de tous ces trafics
00:12:51a été trop grande.
00:12:52Ça, il faudra bien
00:12:53qu'on gratte ça un jour.
00:12:57La mensuétude
00:12:59qui est toujours là,
00:13:00qui est toujours…
00:13:01Est-ce qu'on peut considérer
00:13:02que cette affaire,
00:13:02elle est toujours en cours,
00:13:03d'ailleurs l'affaire Epstein,
00:13:04au sens où ce n'est pas seulement
00:13:05la divulgation de documents,
00:13:07mais des enquêtes
00:13:08qui sont toujours en cours ?
00:13:11Déjà, apparemment,
00:13:12une enquête avait été lancée
00:13:13en 2019,
00:13:14au moment où Macron venait d'arriver,
00:13:17et puis elle a été enterrée.
00:13:19Dieu sait pourquoi
00:13:20et Dieu sait par qui.
00:13:21Mais il n'y a pas que Dieu
00:13:22qui le sache.
00:13:23On va le savoir aussi,
00:13:24un jour ou l'autre.
00:13:25On aimerait qu'on le sache
00:13:27avant les historiens,
00:13:28parce que les historiens,
00:13:28ce sera en 2040,
00:13:30et on ne sera plus là
00:13:31pour jouir de la satisfaction
00:13:33de voir les coupables confondus.
00:13:35Donc, on aimerait bien
00:13:38que la France fasse son métier
00:13:40d'enquêtrice,
00:13:41mais elle ne le fera pas,
00:13:43puisque je pense que,
00:13:44effectivement,
00:13:45les pions d'une justice
00:13:46vérolée sont disposés
00:13:47un peu partout.
00:13:48Donc, là encore,
00:13:50la vérité viendra
00:13:51de l'étranger.
00:13:52Et je le rappelle,
00:13:53elle sera terrible
00:13:54pour la France,
00:13:55particulièrement,
00:13:56parce que l'Amérique
00:13:57a besoin de se défausser
00:13:58de la sienne.
00:13:59Et que Trump n'est pas un fou,
00:14:01il ne veut pas que les gens
00:14:03commencent à dire
00:14:03que l'État américain
00:14:04est pervers.
00:14:06Donc, comme État pervers,
00:14:07nous sommes les bons candidats.
00:14:09D'ailleurs, c'est bien connu,
00:14:10la France, c'est la gaudriole,
00:14:12enfin, etc.
00:14:12Toute l'Europe pense ça.
00:14:14Toute l'Europe pense ça.
00:14:16Il y a une moitié sud
00:14:17de l'Europe qui nous déteste
00:14:19parce qu'elle nous envie,
00:14:20enfin, elle ne nous envie pas,
00:14:21mais elle dédaigne
00:14:22notre sens de la grandeur
00:14:24et notre prétention.
00:14:25C'est les Italiens
00:14:26et les Espagnols
00:14:27qui trouvent qu'on en fait trop
00:14:29qu'on se prend trop
00:14:30pour la cuisse de Jupiter.
00:14:31Et puis, il y a les Nordiques
00:14:33qui pensent qu'on baisse trop
00:14:35et qu'on boit trop.
00:14:37C'est ça.
00:14:38Malheureusement,
00:14:39on voit bien l'été
00:14:40parce qu'on réunit
00:14:41tous ces gens l'été
00:14:42sur un même territoire
00:14:43assez minuscule,
00:14:44les plages d'Agde
00:14:46et partout.
00:14:46nous, on voit très bien
00:14:47quelle réputation
00:14:48nous avons parmi nos voisins
00:14:49en Europe.
00:14:50Elle est mauvaise.
00:14:52C'est d'ailleurs,
00:14:53c'est assez injuste
00:14:55parce qu'ils viennent tous
00:14:56profiter de nos rivages
00:14:58et de nos vins rosés
00:14:59et en même temps,
00:15:00ils nous critiquent terriblement.
00:15:03C'est évident.
00:15:08Donc, Trump, lui,
00:15:09a cet intérêt.
00:15:10Bon, parmi les pare-feux aussi
00:15:12que Macron a utilisés
00:15:13depuis le début,
00:15:16Macron et la clique,
00:15:18il y a Jack Lang,
00:15:20l'arbre qui cache la forêt,
00:15:22le Lang qui cache la forêt.
00:15:24C'est très difficile.
00:15:27Jusqu'ici,
00:15:28on pouvait se dire
00:15:29qu'il n'était rien d'autre,
00:15:30finalement,
00:15:31qu'un petit prof de théâtre
00:15:34un peu pervers,
00:15:36mais avec une sorte
00:15:38de relative surface.
00:15:40Là, on voit que la surface
00:15:41est très grande.
00:15:42Le problème,
00:15:43c'est que le type
00:15:43était visiblement au corps
00:15:44de très grands réseaux
00:15:47de pouvoir.
00:15:49Alors, le côté petit prof minable
00:15:51reste quand même visible
00:15:53parce que ce qu'on découvre
00:15:55à propos de sa pinguerie
00:15:57est incroyable.
00:15:58Comme tous les journalistes
00:15:59qui ont vécu cette période,
00:16:02j'ai entendu parler
00:16:04de la pinguerie de Jack Lang
00:16:05à Blois,
00:16:06notamment,
00:16:07où il a laissé
00:16:07un sillage
00:16:10de purin.
00:16:11– D'arbreuse.
00:16:12– Et donc,
00:16:15il y a vraiment…
00:16:16Aussi,
00:16:17j'avais quelques accointances
00:16:19au ministère de la Culture,
00:16:21comme la plupart des artistes.
00:16:22J'étais un artiste reconnu
00:16:25à l'époque.
00:16:25Et donc,
00:16:26le ministère de la Culture,
00:16:27on l'avait sur le dos
00:16:28et on y était sans arrêt invité.
00:16:31sa réputation
00:16:32n'était pas terrible
00:16:33non plus
00:16:35parmi les contractants.
00:16:36Je veux dire,
00:16:37parmi les habitués
00:16:38qu'il arrosait
00:16:40davantage,
00:16:41c'était plutôt bien.
00:16:42Mais les contractants
00:16:43étaient très mécontents.
00:16:45Et puis,
00:16:45ne parlons pas
00:16:47des fameux fonds
00:16:48ministériels en liquide
00:16:50que chaque mois,
00:16:52le ministre
00:16:53pouvait dépenser
00:16:53à sa guise.
00:16:54Je ne connais pas
00:16:55un seul chauffeur
00:16:56qui ait reçu
00:16:57des sommes
00:16:58de la main
00:16:58à la main
00:16:59pour avoir fait
00:17:00des heures sub.
00:17:01Comme c'était la règle,
00:17:03cet argent
00:17:03n'a jamais atterri
00:17:05dans la poche
00:17:06des petits
00:17:06au ministère,
00:17:07en 14 ans quand même.
00:17:12Donc,
00:17:12Jack Lang,
00:17:13c'est un gros poisson
00:17:15finalement.
00:17:16Je pense que
00:17:17c'est un plus gros poisson
00:17:18qu'on ne le dit.
00:17:22son réseautage
00:17:23est énorme.
00:17:24Et moi,
00:17:25j'ai dîné
00:17:25plusieurs fois
00:17:26dans les années 80,
00:17:27notamment
00:17:28avec son épouse
00:17:29qui était
00:17:29une redoutable
00:17:30réseauteuse.
00:17:31Ah oui.
00:17:32Une raisonneuse déjà,
00:17:34mais une réseauteuse
00:17:35terriblement.
00:17:36Au fond,
00:17:36elle était bien plus
00:17:37redoutée
00:17:38et redoutable
00:17:39que lui ne l'était
00:17:40parce que lui
00:17:40se donnait toujours
00:17:41sa terre de planer
00:17:42un peu
00:17:42comme dans
00:17:43les sketchs
00:17:43de Laurent Gérard,
00:17:44vous savez.
00:17:45Il jouait très bien
00:17:47le mec
00:17:47qui était au-dessus
00:17:48de toutes ses contingences.
00:17:50Mais on ne peut pas dire
00:17:51que Madame
00:17:51était au-dessus
00:17:52des contingences.
00:17:53Non,
00:17:53pour le peu
00:17:53que j'en ai vu,
00:17:55elle était carrément
00:17:56au niveau
00:17:56des contingences.
00:18:03Il faut savoir,
00:18:05je fais un peu
00:18:06d'histoire perso
00:18:08et en même temps
00:18:08ça fait partie
00:18:09des histoires
00:18:09de la République.
00:18:10Pendant toute une période
00:18:11de ma vie d'écrivain,
00:18:13j'étais considéré
00:18:14comme éventuellement
00:18:15un type de gauche,
00:18:16en tout cas d'une gauche
00:18:17un peu éclairée,
00:18:18un peu bourgeoise,
00:18:19parce que dans mes livres,
00:18:21j'étais assez sévère,
00:18:22dans mes romans,
00:18:23assez sévère
00:18:24avec la bourgeoisie
00:18:24en général,
00:18:25avec l'aristocratie,
00:18:26etc.,
00:18:26le monde dans lequel
00:18:27j'avais été élevé
00:18:28un peu par erreur.
00:18:29Et donc,
00:18:29je suis resté pendant
00:18:30dix ans aux éditions
00:18:31du Seuil,
00:18:31où je passais là
00:18:32pour un écrivain
00:18:33au fond assez compatible
00:18:35avec le monde
00:18:35de Mitterrand.
00:18:36Et par conséquent,
00:18:37j'étais reçu sans arrêt
00:18:38à leur table
00:18:38à tous ces gens.
00:18:39Et donc,
00:18:40moi,
00:18:41en tant que témoin,
00:18:42en tant que jeune témoin,
00:18:43j'étais vraiment très jeune,
00:18:45j'avais 25 ans,
00:18:47j'étais à la table
00:18:48de Marie-Hélène de Rothschild,
00:18:49de Yves Saint-Laurent,
00:18:50de Georges Semprin,
00:18:52de Yves Montand,
00:18:53au restaurant Le Vert Galant
00:18:55derrière le Palais de Justice.
00:18:56Tous les gens
00:18:57qui ont fréquenté ces lieux,
00:18:58François-Marie Bagné,
00:18:59tous les gens
00:19:00qui ont fréquenté ces lieux
00:19:01savent bien de quoi je parle.
00:19:03C'était une famille.
00:19:04C'était la famille
00:19:05de Pierre Berger
00:19:06qui régnait,
00:19:07qu'on ne voyait jamais,
00:19:08mais il régnait
00:19:08comme une espèce
00:19:09de parrain lointain.
00:19:11Et donc,
00:19:11ce monde-là,
00:19:12on le retrouve
00:19:14dix,
00:19:14vingt ans après,
00:19:15carrément dans l'orbite
00:19:16du crime.
00:19:17Dans l'orbite du crime.
00:19:21Il y a quand même
00:19:22je rappelle que Pierre Berger
00:19:23a été accusé
00:19:24nommément
00:19:25dans la première page
00:19:26d'un journal
00:19:27par Jean-Édard Nallier
00:19:28d'avoir fait tuer
00:19:30le pasteur Doucet.
00:19:32Ça s'appelait
00:19:33L'Idiot international.
00:19:35Le titre,
00:19:35c'était
00:19:37Affaire Doucet,
00:19:39L'assassin habite
00:19:40à l'Opéra Bastille
00:19:41et le titre,
00:19:43c'était
00:19:43Berger les Ventreurs.
00:19:44Ça,
00:19:44en première page
00:19:45d'un journal
00:19:46vendu dans les kiosques
00:19:47et il n'a jamais été
00:19:49attaqué en justice,
00:19:50que je sache.
00:19:51Enfin,
00:19:51il a été attaqué
00:19:52autrement
00:19:53puisque Jean-Édard Nallier
00:19:55que je connaissais un peu
00:19:56s'est mis à faire du vélo
00:19:57alors qu'il était aveugle
00:19:58et qu'il était ivrement
00:19:59toute la journée.
00:20:00c'est un peu ça.
00:20:01C'est ça.
00:20:02Exactement.
00:20:03Voilà.
00:20:03Donc,
00:20:05oui,
00:20:05parce que Berger
00:20:06ne lâchait pas ses proies.
00:20:08Oui.
00:20:08Donc,
00:20:09oui,
00:20:09c'est terrible.
00:20:10Même dans
00:20:12le Valeurs Actuelles,
00:20:13j'avais fait une double page
00:20:14sur Berger
00:20:15en rappelant
00:20:16que quand même,
00:20:17pour un type
00:20:18qui a été accusé
00:20:18nommément d'assassinat,
00:20:20il était bien clévant
00:20:21à l'égard de son accusateur
00:20:23et que la justice
00:20:24ne s'en était pas
00:20:25beaucoup occupée,
00:20:26eh bien,
00:20:26figurez-vous que j'ai été
00:20:27publié d'abord,
00:20:29puis réprimandé
00:20:30par Valeurs Actuelles
00:20:31pour avoir osé
00:20:32toucher Berger.
00:20:35C'est vous dire
00:20:35à quel point
00:20:36ce monde
00:20:36était à la fois
00:20:38faisandé
00:20:39et tentaculaire.
00:20:40Même dans
00:20:41Valeurs Actuelles,
00:20:42on redoutait
00:20:43une atteinte
00:20:44à l'image
00:20:45de Berger
00:20:45qui était si reluisante.
00:20:49Et pour vous,
00:20:50il y a une connexion
00:20:50entre finalement
00:20:51ces années-là,
00:20:54oui.
00:20:54L'affaire Epstein,
00:20:55ça reste quelque chose
00:20:56qui est américain.
00:20:58Donc,
00:20:58il n'y a pas de...
00:20:58L'affaire Epstein,
00:21:00elle commence
00:21:00quand l'affaire Duce s'achève.
00:21:03Vous voyez ce que je veux dire ?
00:21:04C'est le même monde,
00:21:05c'est la même...
00:21:07la même fange,
00:21:10le même marée,
00:21:11le même marécage.
00:21:13Évidemment,
00:21:14ces réseaux-là
00:21:15sont reconstitués
00:21:17en permanence.
00:21:18Alors,
00:21:18ce qu'Epfstein
00:21:20a apporté visiblement,
00:21:21c'est une espèce
00:21:22d'extraordinaire
00:21:27puissance
00:21:28de l'argent,
00:21:29du prestige,
00:21:30des réseaux,
00:21:31le type...
00:21:32Il y a une relation
00:21:33complète.
00:21:34Il a mené une carrière
00:21:36qu'on peut très bien
00:21:36comparer à celle
00:21:37de beaucoup
00:21:38de jeunes macroneux,
00:21:41à celle de Gabriel Attal,
00:21:43etc.
00:21:43En gros,
00:21:44c'est beaucoup
00:21:45des sbroufs,
00:21:46très peu de diplômes
00:21:46ou pas du tout.
00:21:47En tout cas,
00:21:48des diplômes
00:21:48parfois recousus
00:21:49après
00:21:50et qui n'en étaient pas.
00:21:51C'est le cas
00:21:52de Epstein.
00:21:52Je vous rappelle,
00:21:53soi-disant,
00:21:54ce génie en mathématiques,
00:21:55ça nous rappelle
00:21:56d'autres génies
00:21:57de la finance,
00:21:58ce génie en mathématiques
00:22:00n'a jamais eu
00:22:00réellement ses diplômes.
00:22:02Il a été employé
00:22:03comme prof de maths
00:22:04dans un truc prestigieux.
00:22:06C'est là qu'il a connu
00:22:06Wexner,
00:22:07qui est devenu
00:22:08son bailleur de fond.
00:22:09Donc,
00:22:10en fait,
00:22:10tout se passe
00:22:11dans la carrière
00:22:11de Epstein
00:22:12comme ça s'est passé
00:22:13dans la carrière
00:22:13de Macron
00:22:14au début
00:22:15avec les Rothschild.
00:22:15On ne sait pas
00:22:16pourquoi il est monté
00:22:17aussi vite,
00:22:18malgré des diplômes
00:22:20douteux.
00:22:21Et tout autour de lui,
00:22:22c'est un peu pareil.
00:22:25Ce qui est fascinant
00:22:26dans l'histoire,
00:22:27c'est à quel point
00:22:28l'argent vient
00:22:29en substitut
00:22:30de la compétence.
00:22:31Dans le cas de Wexner,
00:22:33vous regardez,
00:22:34vous voyez tout ce que
00:22:35raconte,
00:22:35par exemple,
00:22:35récemment,
00:22:36je voyais le témoignage
00:22:38d'un grand financier,
00:22:39remarquable financier,
00:22:40dont il sera probablement
00:22:41question assez souvent
00:22:43prochainement,
00:22:44parce qu'il est sans doute
00:22:45l'auteur,
00:22:45l'inventeur du bitcoin
00:22:47qui s'appelle
00:22:49Nick Zabo,
00:22:51Zabo,
00:22:51S-Z-A-B-O,
00:22:52qui est un hongrois,
00:22:54un hongrois émigré,
00:22:55qui est né aux Etats-Unis,
00:22:57mais qui a fait une carrière
00:22:57de mathématicien prodigieuse
00:22:59très tardivement,
00:23:01parce qu'il est assez jeune,
00:23:02et il a inventé
00:23:03le bit gold,
00:23:05qui est l'ancêtre
00:23:06de bitcoin.
00:23:06Le bitcoin a été inventé
00:23:08trois ans après.
00:23:09Et lui, il dit,
00:23:10oh ben non,
00:23:10je n'ai rien à voir avec ça.
00:23:12En fait, pas du tout.
00:23:12Il est très probablement
00:23:13à l'origine
00:23:14du bitcoin
00:23:16et il se fait appeler
00:23:18Satoshi,
00:23:20le nom d'un mystérieux
00:23:21japonais,
00:23:21pour n'être pas
00:23:23le père
00:23:24d'un outil
00:23:25aussi légendaire.
00:23:27Sauf que là,
00:23:28en ce moment,
00:23:29on essaie de porter atteinte
00:23:30à l'outil légendaire
00:23:31en le tuant carrément
00:23:32à force des spéculations
00:23:34et qu'il n'est pas impossible
00:23:35que ce fameux sabot
00:23:37sorte du bois
00:23:38tout d'un coup
00:23:38en disant,
00:23:39oui, d'accord,
00:23:40je suis l'auteur du bitcoin
00:23:41et maintenant,
00:23:42je vous demande
00:23:42de retourner au taf
00:23:44pour racheter ces bitcoins
00:23:46parce qu'ils méritent mieux
00:23:47que le sort
00:23:47qu'il aurait fait.
00:23:48et en fait,
00:23:49en ce moment,
00:23:50on a besoin
00:23:51d'un peu de confiance
00:23:53et si l'auteur
00:23:54du bitcoin dit
00:23:55mais c'est bien plus solide
00:23:56que vous ne croyez
00:23:57et s'il explique ça
00:23:58lors d'une conférence de presse,
00:23:59il fait remonter la cote
00:24:00assez rapidement.
00:24:02C'est de ça que les gens
00:24:03ont besoin.
00:24:05Bref, ça c'est un aparté
00:24:06mais ce qu'il faut savoir
00:24:07c'est que,
00:24:09oui, pourquoi ai-je parlé de lui ?
00:24:10Parce qu'il a parlé d'Epshtine
00:24:12il y a quelques jours là.
00:24:15On lui disait,
00:24:16mais on prétend que Epstein
00:24:17était un calore
00:24:18en matière de crypto-monnaie.
00:24:19Il a répondu,
00:24:20le sabot,
00:24:21le fameux éventuel inventeur
00:24:22du bitcoin,
00:24:23il a répondu,
00:24:24mais c'était une brêle
00:24:25en finances internationales,
00:24:26c'était un escroc
00:24:29comme machin à la Madoff.
00:24:33Donc, en gros,
00:24:34un grand spécialiste
00:24:35de la finance internationale
00:24:37prend Epstein
00:24:39pour ce qu'il était,
00:24:40c'est-à-dire un mytho,
00:24:42premièrement un mytho,
00:24:44c'est-à-dire le type
00:24:45qui ne régnait que par la séduction
00:24:46et l'argent,
00:24:47l'argent qu'il n'avait pas gagné,
00:24:49que très souvent
00:24:50on lui avait prêté
00:24:51pour qu'il le fasse fructifier.
00:24:53Je vous rappelle quand même
00:24:54qu'il y a cette affaire
00:24:55invraisemblable
00:24:56des 25 millions de dollars
00:24:58dont on a la trace,
00:24:59à moins que ce soit un faux,
00:25:00mais apparemment
00:25:00ça n'a pas été démenti,
00:25:02attribué par la famille Rothschild
00:25:03à Epstein
00:25:04d'un trade plus
00:25:0625 millions de dollars,
00:25:07ça fait quand même un paquet.
00:25:08En échange de quels services,
00:25:10on ne sait pas trop.
00:25:12Apparemment,
00:25:12c'est un genre de consulting,
00:25:14enfin,
00:25:14on ne fait pas payer
00:25:1625 millions de dollars
00:25:17pour un service de consulting,
00:25:20c'est absurde.
00:25:22Donc,
00:25:22il y a forcément
00:25:22quelque chose derrière.
00:25:24Donc,
00:25:24en gros,
00:25:25une grande partie
00:25:26de la fortune
00:25:26et donc des moyens d'action
00:25:28de Epstein,
00:25:28des moyens d'influence,
00:25:29provient d'un argent
00:25:30qu'on lui a donné,
00:25:32qu'on lui a prêté,
00:25:33qu'on lui a donné
00:25:33pour faire de l'influence.
00:25:35C'était son seul métier.
00:25:37Il téléphonait à un tel,
00:25:38il faisait téléphoner,
00:25:39est-ce que je peux voir un tel ?
00:25:40Il a essayé de faire
00:25:41le siège de Poutine.
00:25:43Macron,
00:25:44c'est vrai
00:25:44qu'il n'a pas obtenu
00:25:48d'être en audience privée
00:25:50avec Macron,
00:25:51d'après ce que je pense,
00:25:53ce qu'on dit en tout cas,
00:25:55au même titre
00:25:56que Larry Fink
00:25:57et tous les grands pontes
00:25:58de la vie sociale,
00:25:59de la vie économique américaine.
00:26:01Epstein n'a jamais eu
00:26:02ce statut-là.
00:26:05Mais en même temps,
00:26:06je ne serais guère étonné
00:26:08qu'Epstein dise la vérité
00:26:10quand il dit
00:26:11que Macron
00:26:12prenait conseil auprès de lui.
00:26:15Ça ne m'étonnerait pas.
00:26:17Voilà.
00:26:18C'est un des éléments
00:26:20qui pourraient les rapprocher.
00:26:21Il y en a peut-être d'autres,
00:26:22en effet,
00:26:23au-delà du patron.
00:26:24En fait,
00:26:25conseil,
00:26:26ça dépend de ce qu'on entend
00:26:26par conseil.
00:26:27Moi,
00:26:28je pense que sur le plan théorique,
00:26:30sur le plan technique,
00:26:32Epstein n'était
00:26:32d'aucun secours.
00:26:34En revanche,
00:26:35Macron est une telle créature
00:26:37du monde américain
00:26:38qui s'est bien rendu compte
00:26:39qu'Epstein
00:26:40était extraordinairement
00:26:43implanté
00:26:43dans la vie sociale américaine
00:26:45et que donc
00:26:46Macron a pu être tenté,
00:26:48il n'y aurait vraiment
00:26:49aucune surprise,
00:26:50de faire le siège
00:26:52de ce type
00:26:53parce que c'était
00:26:54la clé
00:26:55vers une poignée
00:26:56de grands financiers
00:26:58et de grands décideurs
00:26:59américains.
00:27:00Juste avant son élection
00:27:01ou même après,
00:27:03ça,
00:27:03on ne sait pas,
00:27:04mais tous les papiers
00:27:05ne sont pas sortis.
00:27:06Je soupçonne Trump.
00:27:08d'avoir gardé
00:27:09l'essentiel
00:27:10de ce qui concerne
00:27:11ce dont nous parlons.
00:27:12Je pense que
00:27:13le dossier M
00:27:15est sous le coude
00:27:15de Macron,
00:27:16de Trump
00:27:18et que le jour
00:27:19où il veut vraiment
00:27:20arriver son clou,
00:27:21il balance tout
00:27:22d'un coup,
00:27:23il va nous balancer
00:27:24un sous-dossier.
00:27:30parce qu'il y a
00:27:31entre autres
00:27:32en pivot
00:27:32dans cette affaire
00:27:33la famille Rothschild
00:27:34et plus d'un Rothschild.
00:27:36Alors là,
00:27:37le truc,
00:27:38c'est que pour l'instant,
00:27:39ils n'ont pas son aile
00:27:39à la lille
00:27:41parce que
00:27:42Trump a quand même
00:27:43besoin
00:27:44de ne pas creuser
00:27:46un trou
00:27:47sous ses pieds.
00:27:48Il faut que la passerelle
00:27:49tienne.
00:27:51quand il n'est pas sûr
00:27:52d'avoir cimenté
00:27:53sous la passerelle,
00:27:54il ne va pas enlever
00:27:54la passerelle.
00:27:56Mais je pense
00:27:56qu'il va le faire.
00:27:58Je pense qu'en fait,
00:27:59il est en train
00:28:00de,
00:28:00grosso modo,
00:28:01je crois,
00:28:02comme beaucoup de gens
00:28:02qui sont à la fois
00:28:04des psychologues
00:28:05et des analystes,
00:28:08mais moi,
00:28:08c'est beaucoup plus
00:28:09dans la psychologie,
00:28:10je pense que Trump
00:28:11est en train
00:28:11de lâcher Israël.
00:28:14Et à part petits morceaux,
00:28:15etc.,
00:28:16mais c'est ça
00:28:16l'essentiel.
00:28:17Et donc,
00:28:19il y a
00:28:19des conséquences
00:28:20énormes.
00:28:21Il va falloir trouver
00:28:22un nouvel équilibre.
00:28:24Et il n'est pas
00:28:25impossible qu'il le trouve,
00:28:26mais pour l'instant,
00:28:27il ne l'a pas encore trouvé
00:28:28parce qu'on voit bien
00:28:29ses allers-retours
00:28:30incessants
00:28:30avec l'Iran,
00:28:31c'est fascinant.
00:28:32Il nous dit
00:28:33« Ouais, ouais,
00:28:33on y va,
00:28:34on y va. »
00:28:34Et puis deux semaines après,
00:28:35il n'y en a plus question.
00:28:38Et puis il n'y a plus
00:28:39de l'enquête
00:28:40sur le nombre de morts.
00:28:42C'est fascinant.
00:28:43On nous a dit
00:28:44« Il y a 20 000 morts.
00:28:44Bon,
00:28:45il devrait y avoir
00:28:45des enquêtes
00:28:46pour montrer au moins
00:28:46les enterrements. »
00:28:48On ne les voit pas.
00:28:51Voilà.
00:28:52Enfin, bref.
00:28:54Donc,
00:28:56Rothschild,
00:28:56c'est en effet
00:28:57un point commun
00:28:58qui peut y avoir
00:28:59entre ce dos,
00:29:00cette affaire Epstein
00:29:00et Macron.
00:29:02C'est ça que je voulais dire.
00:29:02Oui,
00:29:03mais en même temps,
00:29:04c'est aussi un point commun
00:29:07pour les raisons
00:29:08que je vous ai dites.
00:29:08C'est-à-dire que
00:29:10toute cette nouvelle race
00:29:11d'hommes politiques
00:29:13qui ont été inventés
00:29:14sur le tas,
00:29:15c'est des hommes politiques
00:29:17qui n'ont plus besoin
00:29:18de compétences
00:29:19pour exercer.
00:29:21Et donc,
00:29:22on le voit bien d'ailleurs,
00:29:23puisque là,
00:29:23en l'occurrence,
00:29:24Macron est d'une incompétence
00:29:25incroyable
00:29:26sur le plan économique.
00:29:28Et pourtant,
00:29:29le système continue
00:29:30à avancer,
00:29:31à dévorer des entreprises.
00:29:32à en créer d'autres
00:29:33parce qu'il y a
00:29:34un petit peu de croissance.
00:29:36Mais c'est une croissance
00:29:37qui ne concerne plus
00:29:38le gros du peuple.
00:29:39Le gros du peuple,
00:29:40il est prévu
00:29:41que le gros du peuple
00:29:42s'enfonce dans la misère.
00:29:44Donc là,
00:29:44le problème est de savoir
00:29:45est-ce que vous allez
00:29:46le tolérer longtemps ?
00:29:48Alors évidemment,
00:29:48les vrais miséreux,
00:29:50enfin,
00:29:50ce n'est pas tout à fait vrai
00:29:51d'ailleurs,
00:29:51parce que les classes moyennes
00:29:52vont s'appauvrir,
00:29:53mais les classes pauvres,
00:29:55elles,
00:29:55vont disparaître.
00:29:56Alors,
00:29:57est-ce que les classes pauvres
00:29:58vont consentir à disparaître,
00:30:00c'est-à-dire carrément
00:30:00à habiter sous les ponts ?
00:30:01Ou bien,
00:30:03est-ce qu'elles vont monter
00:30:03à l'assaut de la citadelle ?
00:30:05Je pense que là,
00:30:07c'est 50-50.
00:30:08Pour l'instant,
00:30:08on en est là.
00:30:11Et là,
00:30:12en l'occurrence,
00:30:12on est dans la France
00:30:13de Louis-Philippe.
00:30:15Les journées de 1848
00:30:19sont devant nous.
00:30:20Il y a évidemment
00:30:21une insurrection quelconque
00:30:22qui va sortir,
00:30:23mais elle ne peut pas sortir
00:30:24en France seulement
00:30:25parce qu'au point
00:30:26où on en est,
00:30:28les forces européennes
00:30:30de police
00:30:31et de gendarmerie
00:30:33sont prêtes
00:30:33à débouler
00:30:34sur notre territoire.
00:30:35Ça me paraît évident, ça.
00:30:38Et donc,
00:30:39voilà.
00:30:39Alors,
00:30:40la chose,
00:30:41c'est qu'on sait,
00:30:42on sent que l'Amérique
00:30:43n'est plus partie prenante.
00:30:44Elle n'a plus envie
00:30:45d'intervenir.
00:30:45L'OTAN,
00:30:46à mon avis,
00:30:48a décidé,
00:30:49ou plus exactement Trump,
00:30:50a décidé pour l'OTAN
00:30:51que c'était fini,
00:30:52ça,
00:30:52il n'y avait plus
00:30:53d'assistance mutuelle
00:30:55automatique.
00:30:58Et donc,
00:30:59voilà,
00:31:00dans ces cas-là,
00:31:01qu'est-ce qu'il va se passer ?
00:31:02À mon avis,
00:31:03on va revoir débarquer
00:31:04les Allemands.
00:31:07Pas encore,
00:31:08il leur faudra
00:31:09un certain temps.
00:31:10Ils vont se mélanger,
00:31:11ils vont se mélanger
00:31:12à deux, trois Polonais
00:31:13et deux, trois Hollandais
00:31:14pour faire croire
00:31:15que c'est une force européenne.
00:31:21Oui,
00:31:21parce que c'est vrai
00:31:22qu'une révolte populaire
00:31:25est assez peu probable
00:31:26et d'ailleurs,
00:31:28le scénario de Léon
00:31:31est un scénario
00:31:32plutôt de révolution de palais,
00:31:34c'est-à-dire que c'est Macron
00:31:35qui va tomber.
00:31:36Alors oui,
00:31:37ça,
00:31:37je pense qu'il y a deux choses.
00:31:39Je vous ai dit
00:31:40que Léon croyait
00:31:41que l'Amérique
00:31:41tombrée à genoux
00:31:42de son propre chef,
00:31:44elle va avoir
00:31:44des problèmes intérieurs
00:31:45tellement graves
00:31:45elle va régler
00:31:46qu'elle ne pourra pas
00:31:47régler les nôtres.
00:31:48La première chose,
00:31:49si elle ne peut pas
00:31:49régler les nôtres,
00:31:50ça va nous changer
00:31:51beaucoup depuis la guerre.
00:31:52À ce moment-là,
00:31:53l'Allemagne va se proposer
00:31:54de le faire
00:31:55à la place de l'Amérique
00:31:56en disant
00:31:56« Les Français
00:31:57n'ont jamais su
00:31:58se démerder,
00:31:59c'est à nous maintenant
00:32:00qu'appartient
00:32:01le destin
00:32:02du continent européen. »
00:32:04Et là,
00:32:04les peuples latins
00:32:05vont dire
00:32:05« Non, désolé,
00:32:06on a déjà donné. »
00:32:07Alors le problème,
00:32:07c'est que l'Italie
00:32:09quand même,
00:32:10assez étrangement,
00:32:11est en train de retrouver
00:32:12de vieilles alliances
00:32:13et la Mélanie
00:32:15vient de nous dire
00:32:15que l'Allemagne
00:32:16n'était pas si mal.
00:32:17C'est quand même fascinant.
00:32:19On a déjà donné.
00:32:22On a déjà donné.
00:32:24Ils font un bon axe.
00:32:25Voilà.
00:32:27Donc,
00:32:29malheureusement,
00:32:29il y a
00:32:31votre prédécesseur
00:32:32allait un peu loin
00:32:33dans l'interprétation
00:32:34des phénomènes souterrains.
00:32:35Mais c'est vrai
00:32:36qu'il y en a.
00:32:37Il y a des phénomènes
00:32:37souterrains.
00:32:38Si on se retrouve
00:32:38avec les mêmes
00:32:41rivalités
00:32:41entre nations européennes
00:32:44au fil des âges,
00:32:45ce n'est pas pour rien.
00:32:46Il est évident
00:32:47que l'Allemagne
00:32:48et l'Italie
00:32:49ont quelque chose
00:32:49en commun.
00:32:51Je pense qu'ils sont
00:32:52essentiellement
00:32:53fascinés l'un par l'autre.
00:32:55L'Italie
00:32:56regarde en l'Allemagne
00:32:57tout ce qu'elle ne possède pas.
00:33:00Cette espèce
00:33:00de rigueur
00:33:01un peu chiante.
00:33:03Et l'Allemagne
00:33:05regarde en l'Italie
00:33:06tout ce qu'elle ne possède pas.
00:33:07Cette espèce
00:33:07de fantaisie
00:33:08extraordinairement inventive.
00:33:11L'Italie
00:33:11a beaucoup d'imagination.
00:33:13L'Italie,
00:33:14c'est vraiment
00:33:14le pays des créateurs.
00:33:16Et les Allemands,
00:33:17ils ne créent rien.
00:33:18Enfin,
00:33:18ils ne créent pas grand-chose.
00:33:19Ils font les usines
00:33:21sur les idées
00:33:22des gens du Sud.
00:33:25Voilà,
00:33:26mais c'est des complémentarités
00:33:28qui ont toujours existé.
00:33:30Alors,
00:33:30seule la France
00:33:31est un peu à part
00:33:33parce que nous sommes
00:33:34un pays tempéré,
00:33:35nous sommes une nation
00:33:36intermédiaire,
00:33:37nous avons un peu des deux.
00:33:38Nous avons des ingénieurs,
00:33:39nous avons Gustave Eiffel,
00:33:40nous avons tous ces gens-là,
00:33:42ils ont fabriqué quand même,
00:33:43nous avons Vauban,
00:33:44on a quand même eu
00:33:45d'énormes,
00:33:46de grands constructeurs
00:33:48et en même temps,
00:33:48on avait de grands poètes,
00:33:51de grands artistes,
00:33:52de grands scientifiques aussi,
00:33:54la recherche fondamentale.
00:33:56Bizarrement,
00:33:57d'ailleurs,
00:33:57à l'époque
00:34:00de la physique quantique,
00:34:03etc.,
00:34:03toutes les inventions,
00:34:04c'était plutôt italien,
00:34:06autrichien,
00:34:07français,
00:34:07tout ça était un peu latin.
00:34:10On n'a pas un seul,
00:34:11enfin,
00:34:11il y en a quand même un ou deux,
00:34:12il y a Bohr,
00:34:13mais en tout cas,
00:34:14le monde nordique,
00:34:15le monde protestant
00:34:16était moins présent
00:34:17dans ces histoires
00:34:18de physique quantique.
00:34:20Enfin,
00:34:21là encore,
00:34:21je n'ai pas fait de comptage,
00:34:23mais je soupçonne
00:34:24qu'il y a,
00:34:25dans l'esprit nordique
00:34:26et protestant,
00:34:27un peu moins d'inventivité,
00:34:29un peu moins de faculté
00:34:31à sortir des sentiers battus.
00:34:34Alors,
00:34:35il y a des axes
00:34:37qui sont en train
00:34:38de se reconstituer,
00:34:40en effet,
00:34:40en Allemagne,
00:34:41en Allemagne,
00:34:41en Europe,
00:34:42la puce,
00:34:43mais il est vrai
00:34:45que la France,
00:34:46elle,
00:34:47parce que l'alliance
00:34:48avec la Grande-Bretagne
00:34:49n'est pas sérieuse,
00:34:50à terme en tout cas,
00:34:52se trouve isolée.
00:34:55La France se trouve
00:34:56isolée aussi
00:34:57et grandement,
00:34:58hélas,
00:34:58par son immigration.
00:35:01C'est-à-dire que,
00:35:02en fait,
00:35:03pour,
00:35:04comme le dit
00:35:04Couteau,
00:35:06Camus,
00:35:06etc.,
00:35:07nous cessons
00:35:08d'être une nation
00:35:09à partir du moment
00:35:11où,
00:35:12par exemple,
00:35:13les immigrés
00:35:14d'avant-hier
00:35:15votent pour nous.
00:35:17S'ils votent pour nous,
00:35:18ils vont voter
00:35:19pour,
00:35:20par exemple,
00:35:21une politique
00:35:21de la recherche
00:35:22scientifique différente.
00:35:23pour faire.
00:35:24En gros,
00:35:25si le vote immigré
00:35:26finit par avoir raison
00:35:29de l'instinct
00:35:32français
00:35:35sur la direction
00:35:36à adopter,
00:35:37nous avons quand même,
00:35:38comme français,
00:35:40un esprit de famille.
00:35:42Cet esprit de famille,
00:35:43quand il y a bientôt
00:35:45un tiers de la nation
00:35:46qui est issue
00:35:47de frontières lointaines,
00:35:50on ne peut pas
00:35:50le garder
00:35:51au même degré.
00:35:52On est obligé
00:35:53de faire des concessions,
00:35:54enfin,
00:35:55on n'est pas obligé,
00:35:55mais on fait des concessions
00:35:57pour acheter la paix sociale.
00:35:59Alors qu'en fait,
00:35:59on aurait dû faire
00:36:00ce qu'a fait l'Espagne
00:36:01pendant très longtemps
00:36:02et qui a dit,
00:36:03voilà,
00:36:03vous avez des algécos
00:36:05en bordure des plantations
00:36:07et puis,
00:36:07une fois terminée
00:36:09la saison de la cueillette,
00:36:10vous rentrez au Maroc.
00:36:11On aurait pu faire ça,
00:36:12mais on ne l'a pas fait.
00:36:13On a inventé
00:36:14le regroupement familial,
00:36:15on a inventé
00:36:16toutes sortes d'égards
00:36:17culturels
00:36:18à l'égard des immigrés
00:36:20que maintenant,
00:36:21nous allons devoir payer
00:36:22du point de vue
00:36:23de l'esprit national.
00:36:24Nous ne pouvons plus
00:36:26garder l'esprit national intact
00:36:27à moins que quelque chose
00:36:30ne provoque
00:36:31une remigration instinctive.
00:36:34Je ne crois pas du tout
00:36:34à des mouvements
00:36:36du type ICE
00:36:38à l'américaine
00:36:40parce qu'il faudrait pouvoir
00:36:41monter des commandos,
00:36:42mais en revanche,
00:36:43je crois beaucoup
00:36:44à une remigration
00:36:45par intérêt
00:36:47des populations immigrées.
00:36:49Les populations immigrées
00:36:50n'ont aucune envie
00:36:51d'être menacées
00:36:52et appauvries.
00:36:54Or,
00:36:54dans la France future,
00:36:56elles seront les deux,
00:36:57à la fois menacées
00:36:59par la majorité
00:37:00que nous sommes encore
00:37:02et appauvries
00:37:03parce que
00:37:03la banne financière,
00:37:05la sécu,
00:37:06les restos du cœur,
00:37:07tout ça va peu à peu
00:37:08disparaître.
00:37:10Ça paraît évident
00:37:10qu'on ne peut plus
00:37:12tenir longtemps
00:37:13ce régime
00:37:15d'assistanat permanent.
00:37:17Et il y a un moment
00:37:18où les gens vont se dire
00:37:19« Ouh là là,
00:37:19apparemment,
00:37:20ils sont bien financés
00:37:21par le Qatar en Algérie
00:37:22en ce moment,
00:37:23on va peut-être
00:37:23aller retourner là-bas. »
00:37:25Et c'est probablement
00:37:26ça un peu
00:37:27qui nous guette.
00:37:28Je pense que les États,
00:37:30les Émirats arabes unis,
00:37:31tous ces gens-là,
00:37:32vont finir quand même
00:37:33par revenir planter
00:37:35par leur drapeau
00:37:36parce que ça a embêté
00:37:37leur terre,
00:37:37mais en tout cas,
00:37:38vont venir
00:37:41réjanter
00:37:41tous ces pays du Maghreb
00:37:42qui sont quand même
00:37:43fertiles,
00:37:44qui sont maintenant
00:37:46technologisés
00:37:46où il y a la fibre
00:37:47qui commence à apparaître
00:37:49et donc le bled
00:37:50ne sera bientôt plus
00:37:51qu'un souvenir.
00:37:52À partir du moment
00:37:53où l'argent Qatari
00:37:54arrive au bled,
00:37:55on comprend que
00:37:56la tentation
00:37:57de la remigration
00:37:59en Seine-Saint-Denis
00:38:00puisse se faire jour.
00:38:02Moi, je le souhaite,
00:38:03comme beaucoup de gens,
00:38:04je le souhaite.
00:38:04Je souhaite que ça se passe
00:38:05sans menace,
00:38:07sans intimidation
00:38:08et que ce soit simplement
00:38:10par intérêt financier
00:38:11que ces gens repartent
00:38:13pour aller chercher fortune
00:38:15là où la fortune
00:38:16s'est déplacée.
00:38:17Je crains
00:38:19qu'elle ne quitte
00:38:20la France.
00:38:21C'est ça.
00:38:21Les Qataris,
00:38:23à part investir
00:38:24à l'Hôtel Scrib
00:38:26ou à l'Hôtel Ritz
00:38:27et au Paris Saint-Germain,
00:38:30le fait d'acheter
00:38:31une entreprise
00:38:31à Châteauroux
00:38:32ne les tente pas beaucoup.
00:38:36Ça, c'est évident.
00:38:38J'aimerais qu'on revienne
00:38:39un peu
00:38:39sur vos personnages
00:38:41de Campagnol
00:38:42car s'il y a un Léon
00:38:44devin,
00:38:44il y a aussi
00:38:45un abonné au Monde
00:38:46qui, lui,
00:38:47dit tout ça
00:38:47n'est pas sérieux.
00:38:49De même qu'il était celui
00:38:50qui ne voulait pas
00:38:51entendre parler
00:38:51de l'affaire Brigitte,
00:38:53il ne veut pas non plus
00:38:55entendre parler
00:38:55de l'affaire Epstein.
00:38:57Alors, les médias
00:38:58français ont commencé...
00:39:00Dans les familles bourgeoises
00:39:02que je connais,
00:39:04aristocratiques aussi,
00:39:05je connais des conseillers
00:39:06à la Cour des Comptes,
00:39:07des gens comme ça
00:39:08et je passe l'été avec eux
00:39:09parce qu'ils ont des maisons
00:39:10pas loin d'ici.
00:39:11Eh bien, figurez-vous
00:39:12qu'à table,
00:39:13le père de famille,
00:39:14donc mon copain,
00:39:15on a le même âge,
00:39:16dit qu'il n'est pas question
00:39:17de l'affaire Epstein à table.
00:39:20Donc, c'est vraiment un tabou,
00:39:22c'est un vraisemblable.
00:39:27Oui, c'est un tabou,
00:39:29l'affaire Brigitte,
00:39:32principalement.
00:39:35Et dans la façon
00:39:38dont c'est traité
00:39:39par les médias,
00:39:40on a l'impression
00:39:41que finalement,
00:39:42l'abonné au monde
00:39:43aura à postériori raison
00:39:45au sens où
00:39:46on arrive encore
00:39:47aujourd'hui en France
00:39:48à complètement
00:39:50éteindre
00:39:51les incendies.
00:39:55Alors, écoutez,
00:39:56c'est ce que
00:39:58Léon ne le dit même pas
00:39:59parce que c'est relativement grave,
00:40:00il n'y a que moi
00:40:01qui le dise.
00:40:02Moi, je pense que,
00:40:03eu égard à la gravité
00:40:04de ce qui va être découvert,
00:40:06le fait de s'être
00:40:08tue trop longtemps
00:40:10va devenir un crime.
00:40:12et les journalistes
00:40:14qui ne parlent pas
00:40:15à partir de maintenant,
00:40:16là, c'est imminent,
00:40:17vont commencer à risquer
00:40:18sérieusement pour leur carrière,
00:40:21voire davantage.
00:40:23Parce qu'ils sauraient,
00:40:24parce que les salles de rédaction
00:40:25savent et ne disent pas ?
00:40:29Moi, j'ai entendu dire
00:40:30qu'au moins une journaliste
00:40:33célébrissime spécialisée
00:40:34dans le franco-américain
00:40:35aurait vu des choses horribles
00:40:39dans les dossiers de…
00:40:42Voilà.
00:40:43Et donc…
00:40:44Donc, ceux qui n'ont pas encore
00:40:45été publiés ?
00:40:47Des gens qui ont un pied
00:40:49dans les sphères de Washington
00:40:51ont vu des choses horribles.
00:40:53Et il y a des gens aussi
00:40:55qui ont un pied en France
00:40:56et qui ne parlent pas davantage.
00:40:58Donc, en gros,
00:40:59tout le monde attend
00:41:00le signal de la débâcle.
00:41:02Mais il ne faudrait pas
00:41:03qu'on arrive à prouver
00:41:04lors d'un procès futur
00:41:05que pour avoir trop attendu
00:41:07le signal de la débâcle,
00:41:09on a laissé d'autres victimes
00:41:10se…
00:41:11d'autres crimes se perpétrer.
00:41:13Donc là, il y a un moment
00:41:14où le fait de ne pas parler
00:41:16de ce qui a eu lieu
00:41:17et de ce qui a encore lieu
00:41:20devient une complicité.
00:41:22Une complicité, oui.
00:41:23Voilà.
00:41:26Et donc, c'est le…
00:41:28Alors, c'est…
00:41:29Oui, parce qu'on voit bien
00:41:31aujourd'hui,
00:41:31après avoir essayé
00:41:32de faire…
00:41:34Au début,
00:41:35lorsque l'affaire est ressortie
00:41:36il y a une dizaine de jours,
00:41:37il n'y avait rien
00:41:38dans les médias français.
00:41:39Rien.
00:41:40Et on disait…
00:41:41Non seulement,
00:41:42il n'y avait rien
00:41:43dans les médias français,
00:41:43mais pour être au cœur
00:41:45quand même de la fournaise
00:41:46de l'information
00:41:47qui circule
00:41:47depuis longtemps,
00:41:49il n'y avait rien tout court.
00:41:50Alors, on nous disait
00:41:51que c'était des bobards,
00:41:53enfin.
00:41:53À la table des grands bourgeois
00:41:55dont je parle,
00:41:56le 15 août,
00:41:57on dit,
00:41:58mais arrête,
00:41:58non seulement je ne veux pas
00:41:59que tu en parles,
00:42:00mais en plus,
00:42:00c'est des conneries.
00:42:03Oui, en plus,
00:42:03c'est des conneries.
00:42:04Voilà.
00:42:05Et donc là,
00:42:06on voit que ce n'est pas des conneries.
00:42:07C'est ça qui est quand même terrible.
00:42:09Et attention,
00:42:10j'aimerais quand même
00:42:11attirer l'attention des gens
00:42:13parce que les gens
00:42:14ne se rendent pas compte,
00:42:15enfin,
00:42:15ils se rendent compte
00:42:16quand ils sont sensibles,
00:42:17mais il y a des gens sensibles,
00:42:18il y en a de moins en moins.
00:42:19C'est quand même
00:42:20le drame absolu
00:42:22pour un enfant
00:42:22que d'être livré
00:42:24de cette manière
00:42:25à des bourreaux.
00:42:26C'est exactement,
00:42:27regardez les petits chats
00:42:29au moment où vous allez
00:42:31les noyer,
00:42:33imaginez-vous
00:42:33dans la tête du petit chat.
00:42:34C'est exactement ça.
00:42:36Les enfants
00:42:37livrés à ces réseaux,
00:42:39c'est des petits chats.
00:42:40Et quand on a
00:42:42un peu d'émotion
00:42:44à l'idée
00:42:45de tuer un chiot
00:42:46ou un chat,
00:42:47ce serait bien
00:42:48la mort
00:42:49de ne pas avoir
00:42:50d'émotion
00:42:50quand il s'agit
00:42:51d'un enfant
00:42:51qu'on promène,
00:42:52qu'on viole
00:42:53et qu'on égorge.
00:42:56Malheureusement,
00:42:57ce sont des choses
00:42:57qui ont existé
00:42:59et qui existent encore.
00:43:00Et moi,
00:43:01je ne pense pas seulement
00:43:02au crime
00:43:03au sens chronique judiciaire
00:43:06de RTL
00:43:08à 13h30,
00:43:09l'heure du crime.
00:43:11Ça,
00:43:11il faudrait qu'on en parle.
00:43:12Cette façon
00:43:13de s'accoutumer
00:43:15aux crimes
00:43:16les plus atroces
00:43:17quand ça devient
00:43:19un feuilleton quotidien
00:43:20sur une grande
00:43:21radio nationale,
00:43:22déjà,
00:43:22il y a une complicité
00:43:24là.
00:43:24C'est la complicité
00:43:25du voyeur
00:43:26qui est au fond,
00:43:27quand il y a voyeur,
00:43:28il y a complicité
00:43:29de crime
00:43:29parce que le voyeur
00:43:30n'intervient pas.
00:43:32Alors,
00:43:32en l'occurrence,
00:43:33notre société
00:43:34est une sorte
00:43:34de société
00:43:35de voyeurisme.
00:43:36on sait
00:43:37qu'il y a
00:43:37ces crimes
00:43:38et on ne mesure
00:43:40que les conséquences
00:43:41au sens judiciaire.
00:43:43Et personne
00:43:44ne veut mesurer
00:43:44les conséquences
00:43:45au sens psychologique
00:43:46sur ces enfants
00:43:48qui hurlent
00:43:49mentalement
00:43:50au moment
00:43:51où ils sont
00:43:52emprisonnés,
00:43:53arrachés
00:43:53à leur famille.
00:43:55Ce qu'on ne voit pas,
00:43:56c'est qu'on nous dit
00:43:57200 000 enfants
00:43:59disparus,
00:44:00mais combien d'entre eux
00:44:01ont fini
00:44:02affamés
00:44:02dans une cave ?
00:44:04Personne ne se pose
00:44:05la question.
00:44:06Oui,
00:44:07tout le monde dit
00:44:08après la guerre,
00:44:09c'est marrant
00:44:09parce qu'il n'y avait
00:44:10qu'un seul cas
00:44:11et tout le monde
00:44:11était ému en France
00:44:12par ce cas,
00:44:13le cas du docteur Petiot
00:44:15qui avait volé
00:44:17des gens,
00:44:17les avait enlevés,
00:44:18les avait enchaînés
00:44:19dans une cave
00:44:20pour les laisser
00:44:21dépérir
00:44:21et finalement
00:44:22pour les tuer.
00:44:24Et donc,
00:44:24toute la France
00:44:25s'imaginait,
00:44:26mais qu'est-ce
00:44:26qu'il pouvait y avoir
00:44:27dans la tête
00:44:28de cette pauvre fille
00:44:28qui est morte
00:44:30de faim et de soif
00:44:31pendant les quatre jours
00:44:32où elle est restée
00:44:33au fond d'une cave
00:44:34sans lumière ?
00:44:35À l'époque,
00:44:36la France se posait
00:44:37la question
00:44:37qu'est-ce qu'elle pouvait
00:44:38avoir dans la tête ?
00:44:39Je me permets de vous rappeler
00:44:40que dans la France d'aujourd'hui,
00:44:41dans le monde d'aujourd'hui,
00:44:42n'a plus d'importance
00:44:44que le meurtrier
00:44:45et l'enquêteur.
00:44:47Epstein,
00:44:48qu'est-ce qu'il avait dans la tête ?
00:44:49Alors ça,
00:44:49vous en avez des kilos.
00:44:51L'enquêteur,
00:44:52vous en avez des kilos aussi.
00:44:53Il a eu le courage
00:44:54d'aller à…
00:44:54Donc, en gros,
00:44:55les grands héros d'aujourd'hui,
00:44:57c'est Epstein
00:44:57et Élise Lucet.
00:44:59Mais le héros
00:45:00dont personne ne parle
00:45:01dans les journaux,
00:45:02c'est la fille de 11 ans,
00:45:03la fillette de 11 ans
00:45:04qui passe quatre mois
00:45:05à être martyrisée
00:45:07quotidiennement
00:45:07avant d'être égorgée.
00:45:09Ça,
00:45:09personne ne pense
00:45:10à ce qu'elle peut avoir
00:45:11dans la tête
00:45:12pendant les quatre mois
00:45:13dans la cave.
00:45:14Il est temps
00:45:15de changer d'univers.
00:45:16Il est temps
00:45:17que les gens,
00:45:18et là,
00:45:18je parle en romancier,
00:45:19il est temps
00:45:19que les gens
00:45:20deviennent des psychologues
00:45:21et s'imaginent
00:45:22à la place des victimes.
00:45:24À la place des victimes.
00:45:25Et s'ils s'imaginent
00:45:26trop longtemps
00:45:27à la place des victimes,
00:45:28ils montent
00:45:28à l'assaut des ministères.
00:45:30Parce que c'est intolérable.
00:45:31Pour l'esprit,
00:45:33pour le cœur,
00:45:34c'est intolérable.
00:45:34Ce qui arrive là
00:45:35est intolérable.
00:45:36Aucune société
00:45:37ne peut couvrir ça.
00:45:39Et si la société
00:45:41couvre ça,
00:45:42si le pouvoir,
00:45:43la hiérarchie
00:45:43couvre ça,
00:45:44le peuple doit
00:45:45prendre la main.
00:45:46Ça paraît l'évidence.
00:45:49Mais on n'en est pas là,
00:45:50encore une fois,
00:45:51dans nos médias.
00:45:52On en est uniquement
00:45:53à des rabatteurs
00:45:55de jeunes femmes.
00:45:56Point.
00:45:57Ça ne va pas.
00:45:59On dit
00:45:59qu'il y a de la pédocriminalité,
00:46:01mais on ne sait pas trop quoi.
00:46:03Et alors,
00:46:03des sacrifices d'enfants.
00:46:04Ça, encore moins.
00:46:06En fait,
00:46:06tout le monde
00:46:07était presque
00:46:09soulagé
00:46:09dans l'affaire
00:46:10de cette pauvre femme
00:46:11qui était droguée
00:46:12pour être violée la nuit.
00:46:14tout le monde
00:46:14était soulagé
00:46:15de penser
00:46:20qu'elle était inconsciente.
00:46:23Vous voyez ce que je veux dire ?
00:46:24Parce que ça vous dédoit
00:46:24de la moindre culpabilité.
00:46:26Elle est inconsciente,
00:46:27elle est inconsciente.
00:46:28Donc,
00:46:28en gros,
00:46:29au fond,
00:46:30on essaie de nous prouver
00:46:31qu'une enfant droguée,
00:46:32c'est pareil.
00:46:33Sauf que beaucoup d'enfants
00:46:35qui subissent ces sévices
00:46:36ne sont pas drogués
00:46:38et qui sont livrés
00:46:39à la terreur quotidienne
00:46:41avec des adultes
00:46:42qui sont pires
00:46:43que le croque-mitaine.
00:46:45Et donc,
00:46:45voilà,
00:46:46c'est cette terreur
00:46:48de l'enfant,
00:46:49de la victime en général,
00:46:50qu'il faut épouser
00:46:53mentalement
00:46:53pour monter
00:46:55à l'assaut
00:46:56de ceux
00:46:56qui ont fait ça.
00:46:58Ils sont
00:46:59dans l'impunité
00:47:00la plus scandaleuse,
00:47:02au fond,
00:47:02la plus totale
00:47:02et la plus scandaleuse.
00:47:04Et c'est dû à l'argent,
00:47:05c'est dû au système
00:47:05que nous avons bâti.
00:47:07Ils ont tous les droits
00:47:08comme Sade avait tous les droits
00:47:09sur ses victimes.
00:47:10Mais Sade a fini
00:47:13dans une forteresse.
00:47:14J'espère que c'est ce qui guette
00:47:16nos amis de là-haut.
00:47:17La forteresse existe déjà,
00:47:19d'ailleurs,
00:47:19mais on enlèvera la piscine.
00:47:22On enlèvera la piscine, oui.
00:47:29C'est...
00:47:30Moi,
00:47:31ce que je constate,
00:47:32c'est que pour le moment,
00:47:34que ce soit la justice,
00:47:35capacité d'inertie incroyable,
00:47:39le Quai d'Orsay,
00:47:39regardez ce qui s'est passé
00:47:40avec le Quai d'Orsay,
00:47:42où on se rend compte
00:47:42qu'en effet,
00:47:44un pédophile notoire...
00:47:46Le Quai d'Orsay,
00:47:47j'ai passé six ans
00:47:48au Quai d'Orsay.
00:47:49Parmi les contrats actuels
00:47:50du Quai d'Orsay,
00:47:51je vais vous dire,
00:47:51c'est une pépinière.
00:47:53Ah oui.
00:47:54Ah oui,
00:47:55c'est une pépinière.
00:47:57Il n'y a pas d'autre mot.
00:47:58Voilà.
00:48:00Ce qui explique pourquoi
00:48:00Barraud dit
00:48:01qu'il ne peut pas exclure
00:48:02qu'il y ait d'autres noms
00:48:03qui...
00:48:05En gros,
00:48:06dans les administrations,
00:48:08il y a des nids de refuge.
00:48:13On sait que l'ASE,
00:48:16l'aide sociale à l'enfance,
00:48:17au fil des années,
00:48:19est devenu un refuge
00:48:20pour tous ceux
00:48:20qui avaient un intérêt
00:48:21à mettre les enfants en rang
00:48:24à trois heures de l'après-midi.
00:48:28au Quai d'Orsay,
00:48:29c'est un peu pareil
00:48:30pour toutes sortes...
00:48:31Alors,
00:48:31on chasse moins des gosses
00:48:33que des stagiaires
00:48:35au Quai d'Orsay.
00:48:36Mais bon,
00:48:37il y a malheureusement
00:48:39une espèce d'impunité
00:48:40qui est liée
00:48:41à l'esprit de corps
00:48:46et l'esprit de corps,
00:48:47c'est bien le mot.
00:48:50En gros,
00:48:50il y a une cooptation.
00:48:52C'est le mot le plus neutre,
00:48:54la cooptation.
00:48:55Mais au fond,
00:48:56c'est la même chose
00:48:56au Vatican.
00:48:58sauf qu'au Vatican,
00:48:59pour avoir bien pratiqué
00:49:01ce monde-là,
00:49:02il n'y a même pas
00:49:035-10% qui pratiquent.
00:49:06C'est une cooptation permanente,
00:49:08mais il y a 10% qui pratiquent
00:49:10alors qu'au Quai d'Orsay,
00:49:11c'est 40 ou 50.
00:49:15J'en reviens à révolution
00:49:17ou révolution de palais.
00:49:19Parce que c'est vrai
00:49:20que par exemple,
00:49:20précédant la Révolution française,
00:49:22il y avait des récits
00:49:23de cette corruption
00:49:24des élites
00:49:26de la corruption sexuelle
00:49:27en particulier.
00:49:29Et aujourd'hui,
00:49:30on a l'impression
00:49:31que c'est bis répétita
00:49:32qu'on a à nouveau,
00:49:33où il y a eu l'affaire Stavisky,
00:49:35mais ça a été réglé,
00:49:35la République a réglé
00:49:37ces problèmes de corruption
00:49:38par les guerres.
00:49:41La seule chose
00:49:41qui n'existe pas
00:49:42dans le monde
00:49:42dans lequel nous sommes,
00:49:44c'est l'équivalent
00:49:44de la famille d'Orléans,
00:49:48par exemple,
00:49:49qui vote la mort du roi.
00:49:50C'est-à-dire qu'on n'a pas
00:49:52de membre
00:49:52de la caste dirigeante
00:49:54qui se met
00:49:56à la tête
00:49:57des révolutionnaires.
00:49:59Alors,
00:49:59tiens un petit peu,
00:50:00excusez-moi,
00:50:02le phénomène
00:50:03qu'essaie d'animer
00:50:05Alexandre au jardin
00:50:08ressemble un peu à ça.
00:50:09C'est-à-dire,
00:50:09en gros,
00:50:09c'est un privilégié,
00:50:10puisque moi,
00:50:11je vous parlais
00:50:11du vergalant
00:50:13et toute la gauche
00:50:13mitterrandienne,
00:50:14mais le seul endroit
00:50:15où j'ai dîné
00:50:17avec Alexandre au jardin,
00:50:18c'était là.
00:50:19Donc,
00:50:20Alexandre au jardin
00:50:21fait partie
00:50:21de la cuisse
00:50:22de Jupiter
00:50:24depuis longtemps.
00:50:25Or,
00:50:25en ce moment,
00:50:26il prend un peu
00:50:28le mort aux dents
00:50:29et il dit,
00:50:30voilà,
00:50:30il faut lancer
00:50:31un mouvement
00:50:31de protestation
00:50:32au nom des gueux,
00:50:33au nom des pauvres.
00:50:34Alors ça,
00:50:34c'est une façon
00:50:36de faire tomber
00:50:36le régime
00:50:37qui a toujours été
00:50:38en pratique en France.
00:50:39Il y avait toujours,
00:50:40comme en Italie,
00:50:41des aristocrates
00:50:42et des grands bourgeois
00:50:43qui prenaient la tête
00:50:44d'un mouvement populaire
00:50:46pour le parquer,
00:50:47pour le dominer.
00:50:50et ça,
00:50:51on n'est pas
00:50:51à l'abri de ça.
00:50:52Je pense que
00:50:52la franc-maçonnerie
00:50:53a un rôle
00:50:54très particulier
00:50:55à jouer à cet égard.
00:50:56La franc-maçonnerie
00:50:57est experte
00:50:58dans l'art
00:50:59de récupérer
00:51:00les mouvements
00:51:01de révolte.
00:51:03Elle parque
00:51:04la volaille
00:51:06qui commence
00:51:07à s'échapper
00:51:08en disant
00:51:08non,
00:51:09non,
00:51:09non.
00:51:10Et donc,
00:51:12on en est
00:51:12à peu près là.
00:51:14Mais moi,
00:51:15je ne sache pas
00:51:16qu'Alexandre au jardin
00:51:17est beaucoup
00:51:18pesté contre l'Europe,
00:51:20par exemple.
00:51:21Ah non,
00:51:21non,
00:51:21pas du tout.
00:51:22Ni contre la vaccination.
00:51:25Exactement,
00:51:25ni contre la vaccination.
00:51:28Le monde
00:51:28ne peut se dire.
00:51:32Bon,
00:51:33écoutez,
00:51:33de toute façon,
00:51:34j'imagine
00:51:34qu'à Campagnol,
00:51:37les échanges
00:51:37continuent
00:51:38entre Léon
00:51:40et l'abonné
00:51:40au monde.
00:51:41Ils ne seront jamais
00:51:43d'accord.
00:51:43mais Léon
00:51:45fait de bonnes affaires
00:51:46en ce moment
00:51:46parce que
00:51:47les gens
00:51:48vraiment malins
00:51:50ne vendent pas
00:51:51leur crypto-monnaie.
00:51:53Ça dépend laquelle,
00:51:54mais en tout cas,
00:51:55le Bitcoin,
00:51:56Léon possède
00:51:57quelques Bitcoins,
00:51:57il les garde
00:51:58parce qu'il pense
00:51:59que ça va
00:52:00recrover
00:52:02le plafond.
00:52:03Mais l'autre chose,
00:52:04c'est qu'il y a
00:52:05des affaires
00:52:05monstrueuses à faire.
00:52:07Léon,
00:52:08qui est quand même
00:52:10basé sur ce plan-là,
00:52:11sur le plan économique,
00:52:12qui est basé sur quelques modèles
00:52:13que je n'ai pas loin d'ici.
00:52:15Parce qu'en campagne,
00:52:16il y a beaucoup de gens
00:52:16qui rêvent et chissent
00:52:17et avec la fibre maintenant
00:52:18qu'ils peuvent traficoter
00:52:20en bourse
00:52:20partout dans le monde
00:52:21sans bouger de chez eux.
00:52:23Moi, je connais des gens
00:52:24qui se font
00:52:2510 000 par mois
00:52:26en investissement judicieux.
00:52:29Donc,
00:52:30notamment parmi
00:52:31quelqu'un
00:52:32qui a été conseillé
00:52:33par Léon,
00:52:34il s'est fait
00:52:35neuf fois sa mise
00:52:36depuis 2023.
00:52:39Neuf fois sa mise.
00:52:40Vous savez pourquoi ?
00:52:41Il a acheté
00:52:42de l'action
00:52:42à NVIDIA
00:52:44il y a 5 ans environ.
00:52:47Alors ça,
00:52:48il fallait comprendre
00:52:49il y a 5 ans
00:52:50pourquoi l'action
00:52:51à NVIDIA
00:52:52allait faire un tel bon.
00:52:53Mais tous les gens
00:52:54qui analysent bien
00:52:56gagnent énormément
00:52:56d'argent
00:52:58en spéculant.
00:53:01Mais bon,
00:53:01bref.
00:53:02Et là,
00:53:02c'est parce qu'il est devin.
00:53:03Et là,
00:53:03c'est parce qu'il est devin.
00:53:04Oui,
00:53:05il est aussi un peu devin.
00:53:06mais le problème aussi
00:53:08des devins,
00:53:08c'est que
00:53:09ce n'est pas très difficile
00:53:10quand on est
00:53:11un remarquable esprit,
00:53:14stratège
00:53:17à qui rien n'échappe.
00:53:19Ce n'est pas très difficile
00:53:20de prévoir l'avenir
00:53:21et de se prétendre
00:53:23devin après.
00:53:25Oui.
00:53:28Par exemple,
00:53:29Léon aurait prédit
00:53:31que Madoff
00:53:31allait se planter.
00:53:32Mais ce n'est pas
00:53:33parce qu'il est devin,
00:53:34c'est parce qu'il est financier.
00:53:38Oui,
00:53:38oui.
00:53:39Oui,
00:53:40bien sûr.
00:53:42Mais sur
00:53:45la marche du monde,
00:53:46finalement,
00:53:47l'abonné au monde,
00:53:47lui,
00:53:48reste persuadé
00:53:49que finalement,
00:53:50tout ça va rester
00:53:51dans son air.
00:53:52Absolument.
00:53:53L'abonné au monde,
00:53:54c'est ce corps
00:53:57de la population
00:53:58qui a dit
00:53:59que le vaccin
00:54:01c'était très bien
00:54:02pendant deux ans.
00:54:03Après,
00:54:04quand on a vu
00:54:04que ça commençait
00:54:05à se dégrader,
00:54:07la situation,
00:54:08il a dit
00:54:08il ne faut pas exagérer.
00:54:10Parce qu'en gros,
00:54:11quand ils ne peuvent pas
00:54:14nier qu'il y ait
00:54:14des problèmes énormes,
00:54:15ils disent
00:54:16mais non,
00:54:16ils ne sont pas
00:54:16si énormes que ça.
00:54:18D'abord,
00:54:19ils nient qu'il y a
00:54:20des problèmes.
00:54:20Quand on leur met
00:54:21le nez sur les problèmes,
00:54:22c'est ce qui nous guette
00:54:23pour l'affaire Epstein,
00:54:24c'est que vous allez voir
00:54:25qu'on va nous dire
00:54:26bon,
00:54:27finalement,
00:54:27il n'y avait pas
00:54:29énormément,
00:54:29il n'y avait pas
00:54:31de chat à fouetter.
00:54:33Le type était un criminel
00:54:35et un pervers
00:54:36à titre perso,
00:54:37mais pas plus.
00:54:38Je vous rappelle
00:54:39ce que je fais dire
00:54:41à Léon
00:54:41et que je pense
00:54:43profondément,
00:54:44bien que je n'ai pas
00:54:45d'élément très précis.
00:54:46je subodore une histoire
00:54:49comparable à celle
00:54:50de la science-fiction,
00:54:51trafic de cellules,
00:54:52trafic de cellules fraîches,
00:54:54trafic d'ovocytes,
00:54:57bébés éprouvettes,
00:54:58clonage éventuel.
00:54:59Je pense que dans les 15
00:55:01ou 20 ans
00:55:02qu'a duré
00:55:03l'Empire Epstein,
00:55:05ils ont fabriqué
00:55:06des humains
00:55:07selon des méthodes
00:55:10tout à fait discutables.
00:55:11La raison pour laquelle
00:55:14Bill Gates
00:55:15s'est intéressé
00:55:16à tout ça,
00:55:17il n'est pas
00:55:17le seul scientifique,
00:55:19ce n'est pas
00:55:20la fascination personnelle
00:55:21pour Epstein,
00:55:22ce n'est pas l'argent
00:55:23puisqu'il en avait,
00:55:25ce n'est pas non plus
00:55:25les demoiselles
00:55:26bien qu'il ait
00:55:27chopé une MST,
00:55:29c'est le côté
00:55:31« je joue avec le feu
00:55:32dans mon laboratoire ».
00:55:34En gros,
00:55:35tout ce qu'on ne pouvait
00:55:36pas faire officiellement
00:55:37aux États-Unis
00:55:38dans une unité de recherche,
00:55:40on le faisait faire
00:55:41en Chine,
00:55:43dans certains pays
00:55:44du Tiers-Mont,
00:55:44en Ukraine
00:55:46et sur l'île d'Epstein.
00:55:47Je pense qu'il y avait
00:55:48des éprouvettes
00:55:49plein les caves
00:55:50dans l'île d'Epstein
00:55:51et c'est ça
00:55:51qu'on attend
00:55:52de découvrir
00:55:54et ça peut aller
00:55:55jusqu'au crime,
00:55:56évidemment.
00:56:00Tant qu'on n'apprend pas
00:56:01que Macron est un clone.
00:56:05Je dis,
00:56:05mais ça ne se prend
00:56:06pas pareil.
00:56:09Mais c'est vrai
00:56:10que l'aspect
00:56:11transhumaniste
00:56:12est un autre élément.
00:56:13Là, pour le coup,
00:56:14on n'en parle pas du tout.
00:56:15Qui était
00:56:17l'obsession
00:56:18d'Epstein,
00:56:18comme tous
00:56:19les cinglés
00:56:21méchants
00:56:21à la James Bond,
00:56:22il avait ce côté
00:56:24manipuler
00:56:25la réalité,
00:56:26manipuler la science,
00:56:27découvrir des secrets
00:56:29qui font de moi
00:56:29le découvert
00:56:30de la pierre philosophale.
00:56:32Il y a un côté
00:56:32alchimie.
00:56:33Tous les crétins
00:56:34hyper puissants
00:56:35veulent devenir
00:56:36alchimistes.
00:56:38d'ailleurs,
00:56:39c'est assez intéressant
00:56:40parce que même
00:56:41Musk a raffiné
00:56:43cette tendance.
00:56:45Il produit
00:56:46des vrais prodiges
00:56:48grâce à des scientifiques,
00:56:49des vrais scientifiques.
00:56:50Tandis que je soupçonne
00:56:51Epstein
00:56:52de s'être entouré
00:56:54de bras cassés
00:56:54dans ses caves
00:56:55de l'Arizona.
00:56:56Et là,
00:56:57il a joué
00:56:58au docteur
00:56:59Folamour
00:56:59de la science.
00:57:00Il a probablement
00:57:01essayé de faire
00:57:02des greffes
00:57:03entre des carpes
00:57:04et des lapins.
00:57:06Et si on découvre
00:57:07que c'est allé
00:57:08jusqu'à des excès
00:57:09du style
00:57:10docteur Frankenstein,
00:57:12ça va faire
00:57:13très mal.
00:57:14Il y a un côté
00:57:15chez Epstein
00:57:18que je compare
00:57:20à volontiers.
00:57:21D'ailleurs,
00:57:21dans le petit livre
00:57:22qui est au-dessus de moi,
00:57:22il en est beaucoup question,
00:57:24à ce film hyper mythique
00:57:26dans l'Amérique
00:57:27des années 80
00:57:27qui s'appelait
00:57:28The Rocky Horror Picture Show.
00:57:30Vous êtes au courant
00:57:31de ce film ?
00:57:33C'est un film
00:57:33de rock'n'roll
00:57:34qui reprenait
00:57:36la légende
00:57:36de Frankensteinienne
00:57:38où il y avait
00:57:39un docteur fou
00:57:40qui faisait
00:57:42une créature idéale
00:57:43pour ses propres
00:57:44besoins sexuels
00:57:45et le docteur fou
00:57:46était un transsexuel.
00:57:48Il s'appelait
00:57:49le docteur
00:57:49Frankfurter
00:57:50et donc
00:57:55il était en bas
00:57:56résil sur la scène
00:57:57et puis il créait
00:57:58ce personnage
00:57:59musclé
00:58:00et tout blond
00:58:01pour sa propre satisfaction.
00:58:03Il y avait
00:58:04comme une espèce
00:58:05de métaphore générale
00:58:06à l'époque
00:58:07en 1980
00:58:08de ce qu'était
00:58:09la société américaine.
00:58:10La transgression,
00:58:12le transgenrisme,
00:58:14le fait que
00:58:15dans ce film
00:58:15on enlève
00:58:18deux jeunes
00:58:18qui sont en panne
00:58:20avec leur voiture
00:58:21devant le manoir
00:58:22pour leur faire passer
00:58:23une nuit d'enfer
00:58:24où le méchant
00:58:25professeur
00:58:26transsexuel
00:58:27essaye de convaincre
00:58:28le jeune homme
00:58:28que finalement
00:58:29il n'est pas si mal
00:58:30que ça,
00:58:31mal au sens masculin
00:58:34et inversement,
00:58:35d'autres essayent
00:58:36de se taper
00:58:37sa copine.
00:58:37Il y a cette espèce
00:58:38de perversion sexuelle
00:58:41à travers
00:58:41la partouze
00:58:43transhumaine,
00:58:44la partouze
00:58:45transsexuelle
00:58:46qui était très présente
00:58:47dans l'univers
00:58:48mental américain
00:58:50des années 80-90.
00:58:51Pourquoi j'en parle ?
00:58:52Parce que ce film
00:58:53était pratiquement
00:58:53devenu une messe sociale.
00:58:56Les gosses
00:58:56y allaient
00:58:57quatre fois dans l'année
00:58:57avec un sac de riz,
00:59:00avec des confettis
00:59:01pour jouer
00:59:01les scènes du film
00:59:02dans la salle.
00:59:04Il y avait
00:59:04des parties
00:59:05qui se déroulaient
00:59:07sous l'écran.
00:59:07Tout le monde
00:59:08connaissait
00:59:08les chansons
00:59:09et les paroles
00:59:10par cœur.
00:59:11Ce n'était pas
00:59:12seulement un film,
00:59:13c'était un culte.
00:59:14Il y a ce côté
00:59:14un peu secte.
00:59:16Et ce côté secte,
00:59:18on en revient
00:59:18au début
00:59:19de ce que nous disions,
00:59:20c'est ce qui nous caractérise,
00:59:21nous sortons
00:59:22d'une emprise sectaire.
00:59:27Christian,
00:59:28il y a une zone grise
00:59:29finalement
00:59:29dans ces dossiers Epstein.
00:59:31Il y a ce qui est reconnu
00:59:32par tout le monde
00:59:32et puis il y a des éléments
00:59:35qui eux ne sont pas
00:59:36reconnus comme tels,
00:59:37qui vont très loin,
00:59:38dont on ne sait pas
00:59:39ce qui est le produit
00:59:39du fake news,
00:59:41de la réalité,
00:59:42les mangeurs de bébés
00:59:44par exemple.
00:59:46Non,
00:59:46mais c'est...
00:59:47Jusqu'à nouvel ordre,
00:59:49tant qu'on n'a pas
00:59:50des preuves tangibles,
00:59:51on ne peut pas...
00:59:54En fait,
00:59:55en gros,
00:59:55c'est se desservir
00:59:56que d'aller trop loin.
00:59:59on ne peut pas faire des plans
01:00:01sur la comète.
01:00:02Dieu sait que ce qu'on est
01:00:04en train de découvrir
01:00:05est suffisamment lourd
01:00:06pour qu'on n'en rajoute pas.
01:00:08Cela dit,
01:00:09s'il y a bel et bien eu
01:00:11des choses de ce genre,
01:00:12on finira par le découvrir
01:00:13et pas dans 48 ans.
01:00:15On le découvra
01:00:16l'année prochaine.
01:00:18Mais la colère des gens
01:00:20ne devrait pas naître de ça.
01:00:22Elle devrait naître du fait
01:00:24que la détresse personnelle
01:00:27des victimes
01:00:28devrait hanter chacun.
01:00:31Non,
01:00:31mais ça,
01:00:32c'est tout à fait vrai
01:00:34et c'est tout à fait
01:00:35ce que vous dites
01:00:35depuis tout à l'heure.
01:00:36C'est-à-dire que...
01:00:38On peut même dire
01:00:39que c'est une forme
01:00:39d'incapacité
01:00:40à se mettre à la place
01:00:42de ces enfants
01:00:42qui poussent
01:00:44un peu comme le drogué
01:00:45à avoir...
01:00:45Et il lui faut une dose
01:00:46toujours supérieure
01:00:47et quelque chose
01:00:48de toujours plus monstrueux
01:00:49parce qu'il n'arrive pas
01:00:50à vivre la souffrance
01:00:52déjà au travers.
01:00:55Exactement.
01:00:56Exactement.
01:00:57C'est le principe
01:00:58de jeux interdits.
01:00:59Vous avez déplacé
01:01:01à l'échelle humaine
01:01:01ce qui se passait
01:01:02dans le film
01:01:02jeux interdits
01:01:03où on fait souffrir
01:01:04des animaux
01:01:05pour voir ce que ça fait.
01:01:07Parce que,
01:01:08soi-disant,
01:01:08à cause de la guerre,
01:01:09on n'a plus de sensibilité.
01:01:11Eh bien,
01:01:12malheureusement,
01:01:12il y a toute une génération
01:01:13d'aujourd'hui
01:01:15qui,
01:01:15ce qui,
01:01:15socialement,
01:01:16a été dressé
01:01:17à n'avoir plus de sensibilité.
01:01:18Et quand vous mélangez ça
01:01:20à l'argent,
01:01:20ça devient atroce.
01:01:22Je vous rappelle quand même
01:01:23que le septième numéro
01:01:25de la licence de film
01:01:27Scream
01:01:27est en train de sortir
01:01:29sur les écrans.
01:01:30et vous voyez ce crétin
01:01:32qui dirige quotidien,
01:01:33Barthès,
01:01:34qui fait un numéro spécial
01:01:36sur la sortie de Scream,
01:01:38sans analyser le moins du monde,
01:01:41le côté maladif
01:01:42que ces films dénotent.
01:01:48La civilisation américaine
01:01:50est très, très malade.
01:01:51Qu'on puisse faire sept numéros
01:01:53de la licence Scream
01:01:55est incroyable.
01:01:56C'est pareil pour
01:01:56100 S.A.W.
01:01:58Qui peut avoir
01:02:00cinq ou six
01:02:02numéros
01:02:02de cette série
01:02:03et accablant
01:02:05pour l'image
01:02:06du monde américain.
01:02:09Et ça,
01:02:10on pourrait en refaire
01:02:12tout un débat là-dessus,
01:02:13mais quand même,
01:02:13l'affaire Epstein
01:02:14est la conséquence
01:02:16de tout ça.
01:02:16À force d'avoir,
01:02:17depuis un siècle,
01:02:19pratiquement,
01:02:19subi
01:02:20l'imaginaire dégueulasse
01:02:21anglo-saxon
01:02:22qui ne vit
01:02:23que par le crime,
01:02:25que par la victime,
01:02:26enfin,
01:02:26par la victimisation,
01:02:29par le roman policier,
01:02:30qui est une invention
01:02:31purement anglaise.
01:02:32Il n'y avait pas
01:02:33de roman policier
01:02:34en France
01:02:35et en Italie
01:02:36en 1830.
01:02:37Ça n'existait pas.
01:02:39Donc,
01:02:39en gros,
01:02:41Roultabi,
01:02:41ça commence avec
01:02:42Roultabi et Arsène Lupin,
01:02:44et puis après,
01:02:45ça devient
01:02:45les meurtres en série
01:02:46et la série
01:02:47des Stephen King,
01:02:48etc.
01:02:49C'est un imaginaire
01:02:50malade anglo-saxon
01:02:51qui a été imposé
01:02:52à la Terre entière
01:02:53par la machine
01:02:54de guerre économique
01:02:55américaine.
01:02:56Et Epstein
01:02:58n'en est que le produit.
01:03:00C'est-à-dire que
01:03:01tout ce qui se passe
01:03:02dans les livres
01:03:05des tueurs
01:03:06en série américains,
01:03:07par exemple,
01:03:08justement,
01:03:09le silence des agneaux
01:03:10où il y a du cannibalisme,
01:03:12ce silence des agneaux
01:03:13a été vendu
01:03:14à 2 ou 5 millions
01:03:15d'exemplaires
01:03:16à travers le monde
01:03:16comme roman.
01:03:17Eh bien,
01:03:18on retrouve
01:03:19dans l'éventuel
01:03:20sacrifice
01:03:22de chair humaine,
01:03:23etc.
01:03:23dans les caves
01:03:24de Epstein,
01:03:25la même chose,
01:03:25le même fantasme.
01:03:26Mais ce fantasme
01:03:27n'est pas des deux rien.
01:03:28Vous allez me dire
01:03:29que c'est un des mythes,
01:03:30c'est une des grandes tendances
01:03:32de l'humanité,
01:03:33comme l'a dit
01:03:33mon prédécesseur
01:03:34sur ce plateau.
01:03:35Ce n'est pas faux.
01:03:36Mais en même temps,
01:03:37on avait réussi,
01:03:37nous, en Europe,
01:03:38à juguler tout ça.
01:03:40Notre civilisation européenne
01:03:41avait réussi
01:03:42à faire taire
01:03:44ces pulsions dégueulasses
01:03:45qui consistaient,
01:03:46chez les vikings,
01:03:47à boire dans le crâne
01:03:48de sa victime.
01:03:50Il y en a plein
01:03:51le théâtre antique,
01:03:53c'est du Shakespeare,
01:03:54ça.
01:03:54Eh bien,
01:03:56on avait réussi
01:03:57à fabriquer
01:03:58l'Europe de Paganini
01:03:59et de Frédéric Chopin.
01:04:01Et tout ça
01:04:02pour qu'un siècle et demi
01:04:03après,
01:04:04on en arrive
01:04:04à Stephen King ?
01:04:06Mais zéro, quoi, zéro.
01:04:07Le monde américain,
01:04:09le bilan,
01:04:10le bilan humain
01:04:10du monde américain,
01:04:11c'est zéro
01:04:12sur un siècle.
01:04:13Ils ne nous ont
01:04:14rien apporté
01:04:15sur le plan moral.
01:04:16Sur le plan moral.
01:04:17Je ne parle pas
01:04:18du plan technologique,
01:04:19etc.
01:04:19Sur le plan moral,
01:04:20zéro.
01:04:21Ils ont semé
01:04:22la guerre,
01:04:22la destruction,
01:04:23le mépris
01:04:25du tiers-monde
01:04:26partout où ils sont allés
01:04:28et ils nous ont
01:04:29vassalisés,
01:04:30ils nous ont imposé
01:04:32un imaginaire
01:04:33de cruauté quotidienne.
01:04:36Et voilà,
01:04:37c'est tout.
01:04:38Et donc,
01:04:39il est temps
01:04:40de s'en défaire.
01:04:43En tout cas,
01:04:44que ce soit
01:04:44le tueur en série
01:04:46ou les crimes
01:04:47en effet abominables
01:04:48ou ce genre de série,
01:04:50c'est exactement
01:04:51ce que vous dites.
01:04:52C'est-à-dire
01:04:52que l'imaginaire
01:04:54qu'ils ont véhiculé
01:04:55est un imaginaire
01:04:56d'obsession
01:04:57du criminel
01:04:58et pas de la victime.
01:04:59La victime
01:05:00n'est qu'une matière
01:05:01première.
01:05:03Il n'a d'importance
01:05:04que le criminel
01:05:05et l'enquêteur.
01:05:06En gros,
01:05:07c'est le chat
01:05:07et la souris,
01:05:08mais alors,
01:05:09les dégâts collatéraux,
01:05:10la fillette de 12 ans,
01:05:12non,
01:05:12jamais question.
01:05:14C'est insupportable.
01:05:16Et donc,
01:05:17il faut que ça cesse.
01:05:18Il faut qu'on revienne
01:05:20à ce qu'on appelait
01:05:21autrefois l'humanisme.
01:05:22L'humanisme,
01:05:23c'est toute cette espèce
01:05:24de corps,
01:05:25d'émotion,
01:05:28de choses non dites,
01:05:30de choses raffinées,
01:05:31d'attention mutuelle
01:05:33qu'on pouvait avoir
01:05:34à l'égard de son prochain.
01:05:36Les gens,
01:05:36d'ailleurs,
01:05:37partout dans la société normale,
01:05:39les ont les uns
01:05:40pour les autres,
01:05:40ces attentions.
01:05:43Et alors,
01:05:44ne me parlez pas
01:05:45de normativité morale,
01:05:50de puritanisme,
01:05:51etc.
01:05:51Moi,
01:05:52je ne vous parle pas
01:05:52des mœurs,
01:05:53je vous parle
01:05:53de la cruauté ou non.
01:05:54Les gens ont le droit
01:05:56de coucher avec qui ils veulent,
01:05:57à condition de ne pas violer
01:05:59et à condition
01:05:59que ce ne soit pas
01:06:00des gamins
01:06:00de dix ans.
01:06:02C'est l'évidence même.
01:06:04Il y a eu Gilles Doré,
01:06:05il y a eu Sade,
01:06:06à travers l'ancien régime,
01:06:08tous les gens
01:06:09qui se sont rendus coupables
01:06:10des mêmes choses
01:06:10qu'Apstein
01:06:11ont été sacrifiés
01:06:13publiquement
01:06:14afin qu'on dise
01:06:15voilà,
01:06:15ça c'est interdit
01:06:16par nature.
01:06:18Alors,
01:06:18les balais roses,
01:06:19les balais bleus,
01:06:19ça existait,
01:06:20mais les balais bleus
01:06:21qui allaient jusqu'au crime,
01:06:23jusqu'au crime de sang,
01:06:24ça s'est raréfié
01:06:25parce que la peine
01:06:26était terrible.
01:06:27et puis surtout
01:06:28le monde social
01:06:29était écrasant
01:06:30contre ces choses-là,
01:06:32alors qu'il était
01:06:33relativement tolérant
01:06:34vis-à-vis de l'homosexualité,
01:06:36des mœurs
01:06:37qu'on appelait spéciales
01:06:39dans toutes les familles
01:06:40au 19e siècle,
01:06:41on appelait ça
01:06:42les mœurs spéciales.
01:06:43Regardez,
01:06:43il y en a plein dans Proust
01:06:44et pour autant,
01:06:45la société n'était pas
01:06:46à feu et à sang.
01:06:48Et donc,
01:06:48en fait,
01:06:49le monde classique,
01:06:50le monde européen,
01:06:51le monde humaniste
01:06:52avait parfaitement digéré
01:06:53toutes les anomalies
01:06:55jusqu'à les faire taire.
01:06:56C'est ça que je veux dire,
01:06:57c'est que les anomalies
01:06:59profondes comme le meurtre
01:07:00des enfants
01:07:01sont des anomalies
01:07:02qui étaient tellement
01:07:04sanctionnées
01:07:05que les gens
01:07:06ne passaient même pas
01:07:07à l'acte.
01:07:08Ici,
01:07:08une fois de temps en temps,
01:07:09une fois par siècle,
01:07:10mais pas une fois
01:07:11toutes les semaines.
01:07:12Or,
01:07:12aujourd'hui,
01:07:12c'est une fois
01:07:13toutes les semaines.
01:07:17Enfin,
01:07:17voilà.
01:07:19Moi,
01:07:19je retiendrai
01:07:20sur tout cet aspect
01:07:21qui me paraît déterminant
01:07:22dit aujourd'hui,
01:07:23c'est que tant que
01:07:26vous restez
01:07:26dans l'imaginaire américain
01:07:28en effet
01:07:28qui ne s'intéresse
01:07:29qu'au chat et à la souris,
01:07:31au criminel
01:07:32et à l'enquêteur,
01:07:33eh bien,
01:07:34ça peut durer
01:07:36éternellement.
01:07:37Ah oui ?
01:07:37Oui,
01:07:38c'est sûr.
01:07:38On n'en sort jamais
01:07:40de ces...
01:07:41D'où,
01:07:41d'ailleurs,
01:07:43le fait que
01:07:43ce sont des films
01:07:44en série.
01:07:45Vous en avez
01:07:45un dixième épisode,
01:07:47si j'ose dire.
01:07:48Oui,
01:07:48oui,
01:07:48parce que ce sont
01:07:49des films
01:07:50qui jouent
01:07:50sur un rapport
01:07:51mécanique
01:07:52à la...
01:07:53Comment on appelle ça ?
01:07:54Cette substance
01:07:55que l'on libère...
01:07:56Ben si,
01:07:56c'est de l'adrénaline.
01:07:57L'adrénaline.
01:07:59C'est qu'en fait,
01:08:00je conçois
01:08:01que les gens
01:08:02qui voient
01:08:03des films d'horreur
01:08:06secrètent
01:08:06une substance
01:08:08qui est addictive
01:08:09et que,
01:08:10à la suite de ça,
01:08:11ils voient
01:08:12l'en voir
01:08:13de plus en plus
01:08:14parce que ça leur fait
01:08:14du bien
01:08:15de la même manière
01:08:16que les coureurs
01:08:18à pied le matin
01:08:19courent dans les bois
01:08:20parce qu'ils produisent
01:08:21une endorphine
01:08:22qui leur procure
01:08:24un bien-être musculaire.
01:08:26Ça,
01:08:27c'est connu
01:08:27et c'est vrai.
01:08:29Eh bien,
01:08:29ça doit être la même chose.
01:08:30J'imagine que c'est la même chose
01:08:31pour l'horreur pure,
01:08:33tous ces films
01:08:33qu'on appelle gore
01:08:34et voilà.
01:08:37Et c'est ça
01:08:38que la société américaine
01:08:40a probablement instinct...
01:08:41Enfin,
01:08:41le commerce américain
01:08:42a instinctivement compris,
01:08:44découvert
01:08:45et a mis en pratique
01:08:47pour faire du blé,
01:08:48pour faire du blé.
01:08:49C'est pareil
01:08:50pour un jour ou l'autre,
01:08:51il faudra qu'on s'intéresse
01:08:52à la licence GTA.
01:08:54GTA 4,
01:08:545,
01:08:556,
01:08:55il n'y aura pas de 6 d'ailleurs.
01:08:58Alors,
01:08:58je dis ça
01:08:59parce que les grands aficionados
01:09:00attendent le GTA 6.
01:09:01Vous connaissez GTA,
01:09:02la licence
01:09:03où on conduit une voiture
01:09:04dans une ville imaginaire
01:09:05pour tuer n'importe qui
01:09:07sur le trottoir,
01:09:08pour devenir chef mafieux,
01:09:09pour mettre des filles
01:09:10dans la prostitution
01:09:11et tout ça en temps réel
01:09:13comme si on était
01:09:13un acteur de cinéma
01:09:14avec des graphismes
01:09:16très réalistes.
01:09:17Eh bien,
01:09:18tout ça
01:09:18est en train de mourir
01:09:20au bénéfice de quoi ?
01:09:21De pire,
01:09:22l'IA,
01:09:23l'intelligence artificielle
01:09:24puisque tout ce qui vient
01:09:25d'être
01:09:26toutes ces villes mythiques
01:09:28qui sont cartographiées
01:09:29jusqu'au placard près
01:09:30par des graphistes
01:09:32et des programmeurs,
01:09:33tout ça désormais
01:09:34appartient au passé.
01:09:35Bientôt,
01:09:36vous vous déplacerez
01:09:37dans un univers
01:09:37créé en temps réel
01:09:39par l'IA.
01:09:43Et là,
01:09:44on est parti
01:09:46vers un autre monde
01:09:48et alors,
01:09:48si ce monde
01:09:50a un pied
01:09:51dans la cruauté
01:09:52comme autrefois,
01:09:53on est mal.
01:09:55Parce que,
01:09:56jusqu'à présent,
01:09:57quand on tuait quelqu'un
01:09:57d'un coup de couteau
01:09:58dans Lords of Warcraft,
01:10:01ça n'avait pas
01:10:02de réalité physique.
01:10:03Mais si c'est l'IA
01:10:04qui vous le fait,
01:10:08voilà.
01:10:10Oui,
01:10:11mais le fait
01:10:12que l'aspect révolutionnaire,
01:10:14le fait de faire changer
01:10:16et de monter en effet
01:10:18en haut de ces citadelles
01:10:21du pouvoir,
01:10:22eh bien,
01:10:22il faut passer
01:10:23par ce qu'on pourrait
01:10:23appeler l'empathie,
01:10:25l'empathie vis-à-vis
01:10:26des victimes.
01:10:27Seule,
01:10:28cette énergie positive
01:10:29pourrait faire basculer
01:10:31ce monde.
01:10:32Évidemment.
01:10:35Nous avons en France
01:10:36en ce moment
01:10:36une sorte d'équivalent
01:10:37lointain du loup
01:10:38de Wall Street.
01:10:40Le loup de Wall Street,
01:10:41il est dressé à mordre,
01:10:42il n'est pas dressé
01:10:43à s'émouvoir.
01:10:45Donc,
01:10:45le loup de Wall Street,
01:10:46s'il finit au sommet
01:10:47de la pyramide,
01:10:48il ne peut devenir
01:10:49qu'un dirigeant cruel.
01:10:51Ce qu'il faudrait,
01:10:52c'est revenir
01:10:53à ce qu'on faisait
01:10:54autrefois,
01:10:54les dirigeants futurs
01:10:56de l'Europe,
01:10:57en 1820
01:10:58ou en 1830,
01:10:59étaient élevés
01:11:00dans le secret
01:11:01pas d'un monastère
01:11:02mais presque.
01:11:03En tout cas,
01:11:04c'était les humanités,
01:11:05c'était dans le silence,
01:11:07dans la lecture,
01:11:08dans l'humiliation.
01:11:11Très souvent,
01:11:11dans ce monde chrétien,
01:11:13on apprenait
01:11:13à ne pas se prendre
01:11:15pour plus qu'on était.
01:11:16On n'était jamais
01:11:16qu'une créature de Dieu,
01:11:18etc.
01:11:18Il y avait tout un discours
01:11:19catholique,
01:11:20notamment,
01:11:21qui allait dans le sens
01:11:21de l'humiliation
01:11:22des futurs chefs
01:11:23au sens
01:11:23« ne crois pas
01:11:24que tu es par nature
01:11:26un futur gouvernant,
01:11:29ça doit se conquérir
01:11:30sur soi-même,
01:11:31etc. »
01:11:32aujourd'hui,
01:11:32c'est fini.
01:11:33La plupart des jeunes
01:11:34de 17 ans
01:11:35dans le genre
01:11:35Gabriel Attal
01:11:36se pensent par nature
01:11:37à un futur gouvernant.
01:11:39Gabriel Attal,
01:11:40on a des emails
01:11:41de quand il avait 16 ans,
01:11:42il était d'une arrogance
01:11:43folle,
01:11:44apparemment,
01:11:45il était un peu harceleur
01:11:46sur les bords
01:11:47et donc il avait une nature
01:11:50de désirant devenir chef
01:11:54sans avoir aucune des vertus
01:11:56qui s'attachaient à cette vocation.
01:11:58Il n'avait pas fait de retraite
01:12:00dans un couvent
01:12:01ou dans un kibbutz,
01:12:05il n'avait pas réfléchi sur lui-même,
01:12:07il n'était pas passé
01:12:09par le recueillement préalable
01:12:10au grand destin des dirigeants.
01:12:12le petit Gabriel Attal
01:12:14n'a au fond
01:12:15rien subi,
01:12:18même pas,
01:12:19les affres
01:12:20d'une formation universitaire.
01:12:22Nous avons tous,
01:12:23nous,
01:12:24été à coups de café,
01:12:26préparé nos examens,
01:12:27etc.
01:12:28lui non.
01:12:28Au lieu de préparer
01:12:29cet examen à coups de café
01:12:31dans une chambre de borde
01:12:32en se disant
01:12:33pourvu que je l'ai,
01:12:33pourvu que je l'ai,
01:12:34Gabriel Attal,
01:12:35il a travaillé
01:12:37pour une ministresse
01:12:37à l'âge de 20 ans
01:12:38et il ne s'est pas posé
01:12:40la question de savoir
01:12:40pourvu que je l'ai
01:12:41puisqu'on a téléphoné
01:12:42pour qu'il l'ait,
01:12:43l'examen.
01:12:48On va terminer
01:12:49sur une question,
01:12:50allez un peu
01:12:51poil à gratter
01:12:52d'une auditrice.
01:12:53Monsieur Combaz
01:12:54parle merveilleusement bien,
01:12:56c'est Catherine Tavazine,
01:12:58Mais quelle action
01:12:59préconise-t-il
01:13:00pour arrêter ces gens
01:13:01à part attendre
01:13:02le faux sauveur Trump ?
01:13:03La justice française
01:13:04est-elle en mesure
01:13:06d'agir ?
01:13:07La justice française
01:13:08a été vérolée
01:13:09par les gens
01:13:10qui n'ont plus
01:13:10de sensibilité.
01:13:13Quand un juge
01:13:14est capable
01:13:15d'arracher un enfant
01:13:16à sa mère
01:13:16pour le coller
01:13:17dans une famille
01:13:18qui attend
01:13:19la brique par mois
01:13:20que ça représente,
01:13:21le juge n'a pas de cœur.
01:13:23On parle des victimes
01:13:24qui sont
01:13:27maltraités
01:13:27puis tués,
01:13:28mais on ne parle pas
01:13:29des victimes
01:13:29qui sont livrées
01:13:30à des familles
01:13:31d'accueil
01:13:33qui ne sont pas aimantes,
01:13:34qui lui disent
01:13:34« Assieds-toi là
01:13:35et ta gueule ».
01:13:38L'association
01:13:39d'aide sociale
01:13:40à l'enfance
01:13:40place des enfants
01:13:41dans des familles
01:13:42haineuses
01:13:43tous les jours.
01:13:44Tous les jours.
01:13:45Il y a effectivement
01:13:46des familles aimantes,
01:13:47mais elles sont
01:13:47de moins en moins nombreuses.
01:13:48À partir du moment
01:13:49où on se fait des sous
01:13:50en recueillant des enfants,
01:13:52on se fait des sous.
01:13:54Donc,
01:13:54les candidats
01:13:56au fait de gagner
01:13:572000 euros de plus
01:13:58par mois
01:13:59sont nombreux.
01:14:00Et le bien-être
01:14:01de l'enfant
01:14:02compte très peu.
01:14:04Et en plus,
01:14:05les enfants,
01:14:06après,
01:14:06deviennent des révoltés,
01:14:07donc pourrissent
01:14:08la vie sociale
01:14:08quand ils sortent.
01:14:10Ou se pourrissent
01:14:11eux-mêmes
01:14:11et deviennent suicidaires.
01:14:12Enfin,
01:14:13donc,
01:14:13ça a bénéfice social
01:14:14zéro.
01:14:17et donc,
01:14:18il faut absolument,
01:14:18il faut rétablir
01:14:20une sorte de pritanné.
01:14:22En fait,
01:14:22il faut obliger
01:14:23les enfants
01:14:25des familles
01:14:26à problème
01:14:27à suivre
01:14:28une scolarité
01:14:29draconienne.
01:14:30Draconienne.
01:14:31C'est l'équivalent,
01:14:32je plaisante,
01:14:34mais l'équivalent
01:14:34de la machine à baf
01:14:35dans les Sudoués
01:14:36passent le bac.
01:14:39Il faut en revenir là.
01:14:40Mais attention,
01:14:41je dis,
01:14:42à 14 ou 15 ans,
01:14:43c'est fini.
01:14:44Il faut en revenir
01:14:45au système japonais
01:14:46qui intimide les gosses
01:14:48de l'âge de 2 ans
01:14:49à l'âge de 6 ans.
01:14:50C'est là qu'on fabrique
01:14:51une société stable.
01:14:54Intimider,
01:14:55ça ne veut pas dire
01:14:56les martyriser.
01:14:58C'est leur dire
01:14:59tu restes assis
01:15:00à ta table
01:15:00tant que tu n'as pas
01:15:01fini cet exercice.
01:15:04Moi,
01:15:05je fais ça
01:15:05avec mon chat
01:15:05et mon chien
01:15:06et ça marche très bien.
01:15:07Je ne comprends pas
01:15:08pourquoi ça ne marcherait pas
01:15:09avec un gamin
01:15:10de 2 ans à 6 ans.
01:15:12Donc,
01:15:12l'exercice n'est pas terminé.
01:15:14Il reste là
01:15:14avec son porte-plume
01:15:15à la main.
01:15:17C'est ce qu'on nous faisait
01:15:18nous.
01:15:19Et ça,
01:15:19on nous faisait…
01:15:20Voilà.
01:15:21Et donc,
01:15:22ça,
01:15:22ça permet aux gamins
01:15:23de rentrer dans sa famille
01:15:24à problème
01:15:26avec toute la force
01:15:28du savoir acquis,
01:15:28même de force.
01:15:30Et on voit ça très bien.
01:15:32Aux États-Unis,
01:15:33l'immigration marchait
01:15:34à peu près bien
01:15:34aux États-Unis
01:15:35jusqu'à dans les années 90.
01:15:37Il y a énormément
01:15:38de jeunes de l'immigration
01:15:39récentes aux États-Unis
01:15:40qui ont fait fortune
01:15:42parce qu'ils ont appris
01:15:43dans des bonnes écoles,
01:15:45parce qu'ils étaient doués,
01:15:46parce que les profs
01:15:46étaient bien programmés
01:15:47pour leur dire non.
01:15:50Parce que très souvent aussi,
01:15:51les gosses en difficulté
01:15:52sont des gosses
01:15:53qui ne croient pas
01:15:54en eux-mêmes.
01:15:55Et tout est fait
01:15:56pour les empêcher
01:15:57de croire en eux-mêmes.
01:15:58Et tout,
01:15:59normalement,
01:15:59le système éducatif
01:16:00devrait consister à dire
01:16:01« Écoute,
01:16:02je ne veux pas
01:16:03que tu me dises
01:16:03que tu es un bon à rien,
01:16:05je veux que tu me le prouves. »
01:16:07Or là,
01:16:07jusqu'ici,
01:16:08tu ne me l'as pas prouvé.
01:16:09Et les gamins,
01:16:10souvent,
01:16:11ont une fierté,
01:16:12ils ne peuvent pas prouver
01:16:12qu'ils sont des bons à rien.
01:16:14Donc,
01:16:14quand on leur fait confiance,
01:16:16généralement,
01:16:17ils finissent par s'extirper
01:16:18de leur milieu d'origine
01:16:19et c'est ça qu'il faut obtenir,
01:16:20évidemment.
01:16:22Tout à fait.
01:16:24Très bien, Christian.
01:16:25Bon,
01:16:25écoutez,
01:16:26on va suivre la suite
01:16:28des aventures
01:16:29de Léon,
01:16:31de l'abonné au monde,
01:16:33de Gustave.
01:16:34Gustave,
01:16:35c'est un ami de Léon aussi.
01:16:36Alors,
01:16:37continuez,
01:16:37vous me faites plaisir,
01:16:39le livre marche très bien,
01:16:40donc je ne me plains pas,
01:16:41mais continuez
01:16:41parce que ça ne me rapporte pas
01:16:44à ce point-là,
01:16:45ça améliore à peine
01:16:46l'ordinaire de 15%,
01:16:47mais c'est très important
01:16:51sur le plan de la lutte,
01:16:52c'est perçu,
01:16:53notamment à cause
01:16:54de sa coccinelle
01:16:55sur la couverture,
01:16:56comme un objet de lutte.
01:16:58Ça,
01:16:58c'est à l'endroit.
01:16:59Voilà,
01:17:00le réclamer,
01:17:01le montrer,
01:17:02l'avoir dans son sac,
01:17:03dans le bus,
01:17:05ça fait partie de la lutte.
01:17:07Et vous verrez d'ailleurs,
01:17:08si vous jetez un œil
01:17:09sous la couverture,
01:17:10qu'il y a véritablement
01:17:11une lutte
01:17:12et que ce dont nous venons
01:17:13de parler,
01:17:14il en est beaucoup question
01:17:15dans le livre
01:17:15où j'annonce
01:17:16que la déflagration morale
01:17:19relative à l'affaire Epstein
01:17:20va traverser le monde entier
01:17:22et que si la presse française
01:17:25décide de faire le silence,
01:17:26la presse de Singapour,
01:17:28elle,
01:17:28ne le fera pas.
01:17:30et que dans le tiers-monde,
01:17:32le tiers-monde,
01:17:32c'est quand même 80%
01:17:33de l'humanité.
01:17:36Le tiers-monde
01:17:37va nous faire honte
01:17:40de notre indifférence
01:17:42à l'égard du sort
01:17:43de ses enfants.
01:17:46Alors, on va dire,
01:17:47oui, mais il y a plein
01:17:47d'exploitation des enfants
01:17:51aux Philippines et partout.
01:17:52Oui, d'accord,
01:17:53mais avec le degré
01:17:54d'abjection
01:17:55qu'on va découvrir
01:17:57aux Philippines non plus,
01:17:59on ne l'a pas.
01:18:00Je pense que le tiers-monde
01:18:02va trouver enfin
01:18:03un bon prétexte
01:18:04pour nous damer le pion
01:18:05en disant,
01:18:06mais c'est ça l'Occident
01:18:07qu'on nous a vendu.
01:18:09Mais c'est dix fois pire
01:18:10que ce qu'on voit
01:18:11dans les caves chez nous.
01:18:13Je pense que c'est ça
01:18:14qu'il faut s'attendre.
01:18:17Et évidemment,
01:18:18les pays,
01:18:19disons,
01:18:19les pays retorts
01:18:20comme la Turquie
01:18:21ne vont pas manquer
01:18:22et d'appuyer
01:18:22là où ça fait mal.
01:18:44et d'appuyer.
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