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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, huit étudiants d'ultragauche mis en examen.

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00:00Le char sur CNews et Europe 1.
00:05De retour pour la suite de l'heure des pros été.
00:08On va parler maintenant de cette information révélée notamment par nos confrères de France 3 en région.
00:15C'est un mail adressé à la rédaction d'ici Val-de-Loire qui peut surprendre.
00:22Regardez ce que racontent nos confrères.
00:23Ce n'est pas un mail auquel la rédaction d'ici Centre Val-de-Loire aurait pu s'attendre.
00:28Le 30 juillet, Toufik Boilag envoie un court texte par lequel il souhaite médiatiser sa situation ubuesque.
00:35De nationalité algérienne, il a fait part de son souhait de quitter la France où il se trouve de manière
00:41irrégulière.
00:42Seulement malgré ses intentions qu'il dit ferme, il est coincé au cras de l'Esquin dans l'agglomération lilloise.
00:48Une structure servant spécifiquement à empêcher les étrangers sans papier d'échapper à une administration française désireuse de les expulser
00:55du territoire national.
00:57On va en parler avec Arnaud Benedetti.
00:59Bonjour, vous êtes politologue.
01:01Alors, ça semble à peine croyable.
01:03C'est quand même quelqu'un qui a combattu avec Daesh entre 2013 et 2014,
01:06qui a été condamné à 13 ans de prison, qui n'est pas français, qui ne l'est plus puisqu
01:11'il a abandonné sa nationalité française.
01:13Il veut repartir en Algérie.
01:15Mais le pauvre, il explique à nos confrères que, bien évidemment, l'Algérie n'en veut pas.
01:19– Clairement, de toute façon, l'Algérie refuse de livrer des laissés-passés consulaires.
01:25Alors, il y a au moins deux raisons, si vous voulez, qui expliquent l'attitude des autorités algériennes.
01:30Les autorités algériennes savent que, de toute façon, avec les laissés-passés consulaires,
01:36ils ont un moyen de pression sur les autorités françaises.
01:40Et on sait que les relations entre Paris et Algiers, malgré la bonne volonté française,
01:46restent pour l'instant extrêmement conflictuelles.
01:48Le cas de Christophe Gleize, qui est toujours retenu en prison, on est, je crois, l'énième illustration.
01:53Le deuxième aspect, il est lié même à l'histoire de l'Algérie récente.
01:56C'est-à-dire qu'ils ne veulent vraisemblablement pas non plus accueillir un islamiste,
02:03sachant qu'ils doivent la survie de leur pouvoir ces dernières années,
02:10grâce à une lutte qu'ils ont menée contre les islamistes.
02:14Et même, après l'arrivée de Bouteflika au pouvoir,
02:19une espèce d'alliance implicite, en tout cas avec des islamistes,
02:23qui leur permet aujourd'hui d'avoir un compromis politique
02:25qui, d'une certaine manière, leur assure leur survie.
02:28Donc, ces deux raisons sont récemment, si vous voulez, essentielles
02:31pour comprendre l'attitude des autorités algériennes.
02:34Mais quand même, il y a un point important, c'est que,
02:36et là, ça pose la question de l'attitude de la France vis-à-vis de l'Algérie,
02:40c'est-à-dire que depuis plusieurs mois, on a du côté français
02:44la volonté d'envoyer des signaux positifs au régime algérien.
02:50Je rappelle qu'il y a dû avoir trois ou quatre visites ministérielles
02:53depuis le début de l'année.
02:55La position officielle, lorsque l'on entend un certain nombre
02:59de responsables politiques en France, c'est de considérer
03:01que la France est en train de rentrer dans une relation à nouveau normalisée
03:06avec l'Algérie.
03:06D'ailleurs, on a renvoyé notre ambassadeur à Alger,
03:10ce que n'ont pas fait d'ailleurs les Algériens
03:11qui, eux, ont toujours un chargé d'affaires.
03:14Mais que finalement, l'attitude de la France, pour l'instant,
03:18n'amène aucun résultat du côté algérien.
03:22Une autre citation qu'on va voir avec vous, Arnaud Bédédetti,
03:25de nos collègues.
03:26C'est un extrait justement du courrier qu'ils ont reçu
03:29depuis mon placement en centre de rétention.
03:31« Je demande à plusieurs reprises à être envoyé en Algérie
03:34conformément à mon souhait de quitter définitivement la France.
03:37À ce jour, la situation n'a toujours pas été résolue.
03:41Et je rappelle que donc, il était aussi de nationalité française,
03:44mais qu'il a demandé à être, comme on le dit,
03:47libéré de ses liens d'allégeance avec la France.
03:50Vous le rappeliez, Arnaud Bédédetti,
03:52l'Algérie, évidemment, ne veut pas de terroristes sur son sol.
03:56On voit que les Algériens, bien sûr,
03:58s'en sortent beaucoup mieux que nous là-dessus.
04:00Tous les ressortissants algériens terroristes
04:04ou sous OQTF ou individus dangereux,
04:06l'Algérie est bien pronte de nous les laisser.
04:09Et a priori, on n'est pas prêts à les voir renvoyés,
04:11que ce soit dans ce cas-là ou pour tous les OQTF, par exemple.
04:15Ils n'en veulent pas.
04:16Et ils oublient, bien évidemment,
04:18le soutien qui a été celui de la France
04:20durant les années de guerre civile,
04:23dans les années 90.
04:25Le soutien en termes de renseignements,
04:27le soutien aussi en termes de support technique
04:30aux opérations menées contre les terroristes islamis.
04:34et surtout le fait, on l'oublie,
04:36parce qu'on l'oublie très souvent l'histoire,
04:38c'est que la France, dans les années 90,
04:40non seulement a accueilli un certain nombre de personnalités
04:42qui étaient menacées par les terroristes,
04:45des journalistes, des intellectuels, des opposants,
04:48mais aussi a accueilli des islamistes
04:51pour justement soulager le pouvoir algérien
04:54de leur présence en Algérie.
04:58Les Algériens, aujourd'hui d'ailleurs,
04:59ne répondent pas dans cette affaire.
05:00C'est classique, l'administration algérienne,
05:03en général, ne répond pas.
05:05C'est-à-dire qu'ils ne disent ni oui, ni non,
05:07mais ils n'apportent aucune réponse aux autorités françaises.
05:11Et donc là, j'allais dire, on est dans un schéma classique
05:14de cette relation assez toxique entre Paris et Alger,
05:17une relation totalement asymétrique
05:19qui fait que les Algériens considèrent que là,
05:21encore une fois, ils ont une ressource
05:24qui leur permet de faire pression
05:26sur le gouvernement et sur l'exécutif français.
05:30Vous restez avec nous, Arnaud Benedetti,
05:32parce que dans un instant, on va parler de cette tribune
05:35que vous avez faite avec Noël Lenoir
05:36dans la nouvelle revue politique.
05:38Mais d'abord, sur ce point, Judith,
05:40ça semble surréaliste en fait.
05:42C'est-à-dire que c'est une personne extrêmement dangereuse
05:44qui est sur notre sol, qui veut en partir
05:46et donc qui se dit, je vais écrire aux médias locaux
05:49pour tenter de trouver une solution.
05:51Enfin franchement, on en est là, c'est ridicule.
05:53Oui, c'est absolument ébuesque.
05:54Mais on se dit que peut-être que le plus simple,
05:56c'est de l'emmener à l'aéroport,
05:58de lui acheter un billet sur un vol régulier
06:01puisqu'il veut partir et puis de le laisser partir.
06:05Plus sérieusement, c'est un nouvel épisode
06:08de la politique de la carpette
06:11qu'Emmanuel Macron, suivi, aidé et imité
06:16par son ministre des Affaires étrangères,
06:18Jean-Noël Barraud, mène vis-à-vis de l'Algérie.
06:21On peut espérer que ça change avec la présidentielle
06:24puisque plusieurs candidats, j'en vois au moins trois
06:26mais peut-être que j'en oublie,
06:28Gabrielle Attal, Edouard Philippe, Bruno Retailleau,
06:32il y a évidemment Marine Le Pen aussi,
06:35David Lyslard, je ne sais pas,
06:37veulent remettre en cause les accords franco-algériens
06:41qui sont le verrou de notre suggestion à l'Algérie.
06:46C'est vrai qu'on a aussi parlé récemment,
06:48Raphaël Steinville, de la reprise de la coopération judiciaire
06:50avec l'Algérie parce que deux narcotrafiquants
06:53de première importance de la DZ mafia ont été interpellés.
06:56Bien sûr qu'on peut se féliciter de ces deux cas
06:58mais on voit derrière tout ce qui ne fonctionne en fait toujours pas.
07:01Ne soyons pas naïfs, ces deux interpellations,
07:03c'est un très bon signe.
07:05Moyennant tout ce qui dysfonctionne autour,
07:07il n'y a pas de quoi non plus crier victoire.
07:08Oui, on est en droit d'attendre des réponses
07:12et du ministre des Affaires étrangères et du ministre de l'Intérieur
07:15qui se sont félicités ces derniers mois
07:18des efforts et des améliorations
07:21qu'ils avaient pu constater dans les relations franco-algériennes.
07:25Laurent Nunez communiquant sur le nombre de ressortissants algériens
07:30qui avaient pu bénéficier de laisser passer consulaires
07:33ainsi qu'ils le demandaient
07:34et en creux, il fallait entendre
07:37que s'il n'était pas revenu à ce genre de résultat,
07:40c'était parce que Bruno Rotaillot, à l'inverse,
07:43sa politique de fermeté avait conduit à une sorte d'impasse.
07:46On voit en réalité que c'est toujours à sens unique
07:50que la France fait énormément d'efforts
07:53pour essayer de plaire, satisfaire aux exigences d'Alger
07:57sans que celle-ci ne soit récompensée en retour,
08:00notamment avec un cas qui est extrêmement symbolique,
08:03cet individu passé par Daesh
08:07qui revendique sa haine de la France,
08:10qui ne veut pas rester dans ce pays
08:12qu'il juge satanique, mécréant
08:15et qui, en dépit de sa nationalité algérienne,
08:17se voit refuser les portes de son pays d'origine.
08:22Bref, on voit à quel point
08:24l'applavantrisme de ce gouvernement
08:30ne suffit pas à renvoyer un Algérien dans son pays.
08:35L'applavantrisme, justement,
08:37Arnaud, vous en parlez également
08:38dans les colonnes de la Nouvelle Revue Politique
08:41avec cette tribune, avec Noël Lenoir,
08:43vous évoquez le sort, bien sûr,
08:45de Christophe Glez, détenu depuis plus de 400 jours
08:48de manière parfaitement arbitraire
08:49par le régime algérien.
08:51Vous dites ceci, Christophe Glez, lui,
08:53est l'objet d'une autre obsession,
08:54l'hostilité antifrançaise,
08:56constante et exacerbée des dirigeants algériens.
08:58La persécution, dont il est la cible,
09:00condamné à 7 ans d'emprisonnement,
09:02ressemble fort à un chantage vis-à-vis de la France.
09:05On voit d'autres citations également,
09:08puisque dans cette tribune,
09:09vous pointez plusieurs choses.
09:11D'abord, la stratégie.
09:12Arnaud Bénédic, on a perdu la liaison.
09:13On va continuer à voir les citations.
09:15Dans le même temps,
09:16Paris a multiplié les signes de bonne volonté.
09:18Les visites ministérielles,
09:19Arnaud en parlait.
09:20Retour de notre ambassadeur.
09:21Déclaration volontairement apaisante.
09:22Présence d'une ministre française
09:25assétive pour commémorer les événements
09:27qui ensanglantèrent la région le 8 mai 45.
09:29Rien qu'il ne puisse,
09:30de la part de l'exécutif français,
09:32être susceptible de susciter
09:34une énième hire de l'État algérien.
09:36On vous a retrouvé,
09:39Arnaud Bénédic,
09:39on parlait justement de Christophe Glees.
09:41Et je le disais,
09:42dans cette tribune,
09:43vous pointez deux choses.
09:43D'abord, la stratégie de la France
09:45qui ne fonctionne pas.
09:46On tente de faire plaisir au régime algérien.
09:49On ne gagne rien en retour.
09:50Et vous soulignez aussi
09:52une mobilisation que vous qualifiez
09:54d'insuffisante pour demander sa libération, Arnaud.
09:58C'est clair que, si vous voulez,
09:59le soutien,
10:00nous, l'expérience qu'on a
10:01par rapport à ce qu'on a connu
10:02avec Boehm Sansal,
10:03c'était une mobilisation constante
10:05où on se servait de tous les leviers
10:08politiques et médiatiques
10:09pour essayer de faire avancer
10:10la cause de Sansal
10:13qui était à ce moment-là
10:14otage du régime algérien.
10:16Avec Christophe Glees,
10:18malheureusement,
10:19si vous voulez,
10:20c'est un alignement
10:22sur les positions du Quai d'Orsay.
10:23C'est-à-dire,
10:23moins on en parle,
10:24plus on pense
10:25que l'on va réussir
10:27à libérer rapidement
10:29Christophe Glees.
10:30Or, malheureusement,
10:31il faut se le constater,
10:32après 400 jours,
10:33que ce n'est pas le cas.
10:34Il y a une mobilisation
10:35qui est assez faible.
10:36Si vous voulez,
10:37on peut s'étonner,
10:38par exemple,
10:38qu'il n'y ait pas eu
10:39de proposition de résolution
10:40qui était votée
10:42à l'Assemblée nationale
10:43ou au Parlement européen
10:45pour demander
10:45la libération immédiate
10:47et sans condition
10:48du journaliste.
10:49On peut s'étonner aussi
10:50de la faible mobilisation
10:51quand même,
10:52qu'on le veuille ou non,
10:52des milieux sportifs
10:55autour de Christophe Glees,
10:58malgré la prise de parole
10:59du nouvel entraîneur
11:00de l'équipe de France,
11:01M. Zidane.
11:03Tout se passe
11:04comme si on considérait
11:05qu'il fallait ne pas parler
11:07de Christophe Glees
11:09pour réussir à le libérer.
11:11Malheureusement,
11:12force est de constater
11:13que cette stratégie
11:14aujourd'hui a échoué.
11:15Et la crainte
11:15que l'on peut avoir,
11:16c'est que les autorités algériennes,
11:18plus nous allons nous rapprocher
11:19de l'élection présidentielle
11:21du printemps 2027,
11:25plus les autorités algériennes
11:27finalement se servent
11:28de Christophe Glees
11:29comme un moyen de pression
11:30sur les autorités françaises
11:32et ne le libèrent pas.
11:34Avec en plus
11:34un autre contentieux
11:36avec l'Algérie,
11:37vous savez,
11:37c'est cette tentative
11:39d'enlèvement
11:39et d'assassinat
11:40d'ailleurs d'un opposant
11:41algérien influenceur
11:43il y a maintenant
11:44plus de deux ans.
11:45Un agent consulaire
11:47du consulat de Créteil
11:48est manifestement impliqué,
11:50en tout cas soupçonné
11:51d'être impliqué
11:52dans cette tentative
11:53d'enlèvement.
11:54Il est aujourd'hui
11:55en prison.
11:56Les autorités algériennes
11:57voudraient in fine
11:58que la France
12:00libère cet agent.
12:02Il est évident
12:02qu'à la différence,
12:03si vous voulez,
12:04de la justice algérienne,
12:06la justice en France
12:07est indépendante
12:08et bien évidemment
12:09c'est une décision
12:10qui relève
12:11de la justice
12:12et non pas
12:13de l'exécutif.
12:14Merci beaucoup Arnaud
12:16d'avoir été avec nous.
12:18On va parler maintenant
12:18d'un autre sujet
12:20et de l'ultra-gauche
12:21puisque huit personnes
12:22proches de cette mouvance
12:23ont été interpellées
12:25et mises en examen.
12:26Elles sont soupçonnées
12:27d'avoir préparé
12:27des actions violentes
12:28contre les forces
12:29de l'ordre
12:30et contre le chantier
12:31ferroviaire
12:32du Lyon-Turin
12:33dans le cadre
12:33d'une coopération policière
12:35entre la France
12:36et l'Italie.
12:37On voit le déroulé
12:38des faits
12:39et qui sont ces individus
12:40avec Célia Barod
12:41du service
12:41police-justice
12:42de CNews.
12:43Selon le parquet
12:44de Paris,
12:45huit personnes
12:45ont été mises
12:46en examen
12:46le 27 juillet dernier
12:48pour notamment
12:49détention et transport
12:50en bande organisée
12:51d'engins,
12:52explosifs
12:52ou encore
12:53associations
12:54de malfaiteurs.
12:55Il s'agit
12:55de six hommes
12:56et de femmes
12:57nés entre 1997
12:58et 2007.
13:00La détention provisoire
13:01n'a ni été sollicitée
13:02par le juge d'instruction
13:03ni prononcée
13:04par le juge
13:05des libertés
13:06et de la détention
13:06contrairement
13:07à ce qui avait été
13:08requis par le parquet.
13:10D'ailleurs,
13:10il a fait appel
13:11de cette décision.
13:12A noter qu'une enquête
13:13avait été ouverte
13:14sur la base
13:15d'un signalement
13:15de la préfecture
13:16de police
13:17le 22 juillet dernier
13:18selon laquelle
13:19un groupe appartenant
13:20à la mouvance
13:21d'ultra-gauche
13:21était soupçonné
13:22de préparer
13:23une action violente
13:24lors d'une manifestation
13:25contre la ligne
13:26Lyon-Turin
13:27prévue en Italie
13:28entre le 24
13:29et le 26 juillet dernier.
13:31Les personnes suspectées
13:32déjà soupçonnées
13:33d'avoir participé
13:34à une manifestation
13:35contre le canal
13:36Seine-Nord
13:37ont été observées
13:38sur la petite ceinture
13:39où des tunnels
13:40ont pu servir
13:41de lieu de rassemblement
13:42ou encore d'entraînement.
13:44Sur place,
13:44les forces de l'ordre
13:45ont par exemple
13:45retrouvé des serflex,
13:47des bouteilles
13:48en plastique vide
13:49dont certaines étaient explosées
13:51ou encore attachées
13:52à des mouchoirs.
13:53Enfin,
13:54les premières investigations
13:55ont confirmé
13:56leur projet de départ
13:57pour l'Italie,
13:58leur participation
13:58à des rencontres
13:59dites d'entraînement
14:00et ont amené
14:01à la découverte
14:02de 21 mortiers
14:03chez l'un d'eux
14:04ainsi que l'utilisation
14:05de certains téléphones
14:06spécialement dédiés.
14:08On va l'évoquer
14:09avec Olivier Vial,
14:10le directeur du CERU.
14:12Bonjour et merci
14:12d'être avec nous.
14:14Ces modes opératoires
14:15et cette ultra-gauche,
14:16alors évidemment,
14:17certains voudraient
14:18nous la faire oublier
14:19parce que du côté
14:20de la gauche,
14:20on parle sans cesse
14:21du danger de l'ultra-droite
14:23mais on voit bien
14:23que l'ultra-gauche,
14:24elle continue de s'organiser
14:26et elle continue
14:26de projeter des actions
14:28extrêmement violentes.
14:29Là, on l'a vu,
14:29contre un chantier
14:30et contre des forces de l'ordre.
14:32Oui, effectivement,
14:33on a une vraie montée
14:34de la violence d'extrême-gauche.
14:36Depuis le début de l'année 2026,
14:39on voit une augmentation sensible
14:41du nombre d'actions
14:43de sabotage typiquement.
14:45En 2024,
14:48il y avait 160 sabotages
14:50qui avaient été commis
14:51d'après les chiffres
14:51du ministre Nair de l'Intérieur.
14:53190 en 2025,
14:55donc une augmentation.
14:56Cette augmentation,
14:57d'ailleurs,
14:57on la voit,
14:58et ce qui est intéressant,
14:59c'est que cette ultra-gauche,
14:59elle est extrêmement connectée
15:01au niveau européen.
15:03Là, c'est l'exemple type
15:04avec ces huit personnes
15:05qui voulaient commettre
15:06des actions en Italie.
15:08Et effectivement,
15:09tous les pays européens
15:10aujourd'hui sont inquiets.
15:11L'Allemagne a haussé
15:12son niveau de sécurité.
15:14Les services de renseignement
15:15allemands
15:16estiment qu'aujourd'hui,
15:17il y a une augmentation
15:18très sensible
15:19de l'ultra-gauche
15:20qui devient
15:21de plus en plus inquiétante.
15:23Ils ont eu des sabotages
15:24qui ont, par exemple,
15:25privé Berlin,
15:25des quartiers de Berlin
15:26pendant plusieurs jours
15:27d'électricité.
15:29C'est le cas aussi
15:30en Italie.
15:31C'est le cas en Belgique
15:32récemment
15:32où une loi est en train
15:33d'être préparée
15:34justement pour lutter
15:35contre ces actions
15:37de l'ultra-gauche.
15:37C'est le cas en Angleterre
15:38déjà depuis deux ans
15:39qui a été un peu pionnière
15:40en la matière.
15:41Et effectivement,
15:42face à ça,
15:43nous, on a l'impression
15:43que les autorités,
15:45notamment la justice,
15:46puisque la police
15:47est assez efficace
15:50sur ces questions-là,
15:53elle documente,
15:54elle enquête,
15:55mais malheureusement,
15:56la justice
15:57n'est pas au niveau.
15:58Je vous disais,
15:59il y a eu 190 sabotages
16:00en 2025
16:01qui sont très majoritairement
16:04le fait de l'ultra-gauche.
16:05Et pourtant,
16:06la justice,
16:07elle considère
16:08qu'il n'y a eu
16:08que deux attaques terroristes
16:10d'ultra-gauche
16:10en dix ans,
16:11alors que chaque année,
16:12c'est plusieurs centaines
16:14d'actions
16:15qui sont documentées.
16:17On voit aussi
16:18cette volonté
16:19de l'ultra-gauche
16:20de créer
16:21et de semer
16:22le chaos,
16:23c'est-à-dire
16:23véritablement
16:24de déstabiliser
16:25des chantiers.
16:26Parfois,
16:26ils s'en prennent
16:27à des installations
16:29extrêmement stratégiques.
16:30On se rappelle
16:30qu'à un moment,
16:31Gérald Darmanin
16:31avait parlé
16:32d'éco-terrorisme
16:33dans ce sens
16:34où il y a une vraie volonté
16:35de s'en prendre
16:36à des points
16:36très sensibles
16:37qui peuvent
16:38désorganiser,
16:39déstabiliser
16:41véritablement
16:41toute une région.
16:43Oui,
16:43effectivement,
16:44aujourd'hui,
16:44la tradition
16:45de ce qu'on appelle
16:46les mouvements autonomes
16:48a vraiment irrigué
16:49toute la galaxie
16:51d'ultra-gauche
16:51et leur conception
16:52c'est de se dire
16:53que la révolution
16:54ne pourra pas se faire,
16:56il n'y aura pas
16:57de grands soirs
16:58et on ne pourra pas
16:58attaquer les institutions
17:00billes en tête.
17:01Par contre,
17:01ce qu'on peut faire,
17:02c'est ce qu'ils appellent
17:02la stratégie
17:03des milles en taille,
17:04c'est faire en sorte
17:05de fragiliser
17:06les réseaux
17:07qui pour eux
17:08sont les centres
17:10du capitalisme.
17:11Les réseaux,
17:11c'est l'électricité,
17:13les datas,
17:14les réseaux ferrés
17:16et la logistique.
17:17Et effectivement,
17:18ils s'attaquent
17:18à des nœuds
17:19de vulnérabilité,
17:20sachant qu'en incendiant
17:24une antenne 5G,
17:26en incendiant
17:27un pylône
17:30de haute intensité,
17:31en incendiant
17:31certains sous-traitants
17:34de nos systèmes
17:35de défense,
17:36ils ont une capacité
17:38qui est extrêmement
17:39importante
17:40de créer
17:41de l'impact
17:42et de créer
17:42des difficultés
17:43pour le capitalisme.
17:45Et c'est vraiment
17:45leur objectif aujourd'hui.
17:46Leur objectif premier,
17:47c'est de faire tomber
17:48le capitalisme
17:49en multipliant
17:50les escarmouches
17:51et en causant
17:52du tort
17:53très important.
17:54Pour eux,
17:55il y a un penseur
17:56qui est important,
17:56c'est Gunther Anders
17:57qui dit qu'en gros,
17:58l'objectif,
17:59ce n'est plus
17:59de mobiliser les gens,
18:01mais c'est faire mal
18:02à ceux qui nous font mal.
18:03Et donc,
18:04l'objectif,
18:04c'est vraiment
18:05d'aller trouver
18:05les points de vulnérabilité
18:07du système,
18:08donc tous ces réseaux-là.
18:09Et effectivement,
18:10on l'a vu en Allemagne,
18:11on l'a vu aussi en France,
18:12quand vous êtes en capacité
18:14de couper le réseau électrique
18:16pendant plusieurs heures
18:18ou plusieurs jours,
18:19ça a des conséquences
18:20extrêmement importantes
18:21sur la consommation,
18:22sur le système
18:23dans son ensemble.
18:24Et ça,
18:24effectivement,
18:25ils l'ont théorisé,
18:26ça fait déjà longtemps
18:27qu'ils l'ont théorisé,
18:28le groupe qu'on appelait
18:29de Tarnac,
18:30avait écrit sur ces questions-là.
18:32Mais on voit aujourd'hui
18:33que c'est en train
18:34de se développer
18:34partout en Europe.
18:36Merci beaucoup,
18:37Olivier Vial,
18:37d'avoir été avec nous
18:39et pour toutes ces précisions.
18:40C'est vrai que,
18:41Judith,
18:42du côté de la gauche,
18:43on a de cesse
18:43de pointer le fait
18:44que la menace
18:45est l'ultra-droite,
18:46ils demandent sans arrêt
18:47pourquoi il n'y a pas plus
18:48de dissolution
18:48de mouvements d'ultra-droite.
18:50On peut plutôt
18:51se demander l'inverse
18:51parce qu'on parle souvent
18:53de mouvements extrêmement violents
18:54ou de projets d'action violents
18:57qui viennent,
18:57pour le coup,
18:58aller bien d'ultra-gauche.
18:59Oui, mais rappelez-vous
19:00ce qui s'est passé
19:00avec les soulèvements
19:01de la terre.
19:02Gérald Darmanin
19:03a prononcé leur dissolution
19:05en 2023
19:06et le Conseil d'État
19:08lui a donné tort
19:09et a annulé
19:09cette dissolution
19:12en légitimant
19:14la désobéissance civile
19:16dont se prévaut ce mouvement
19:18et en disant
19:19qu'en gros,
19:20il faut faire une commette
19:21certes des atteintes
19:22aux biens
19:23mais pas aux personnes.
19:2547 gendarmes
19:26blessés
19:27à l'occasion
19:28des manifs interdites
19:29de Sainte-Solines
19:30quand même.
19:32Comme le dit Olivier Vial,
19:33ces atteintes aux biens
19:35elles sont très théorisées.
19:36Il a cité un auteur,
19:38il y en a un autre,
19:39c'est Andreas Malm
19:41qui, dans l'ouvrage phare,
19:44si je peux dire,
19:46commence à botter
19:48un pipeline,
19:50un pipeline,
19:51pardon,
19:53et qui a été
19:54notamment accueilli
19:56à l'Institut La Boétie,
19:57qui est le think tank
19:58de la France insoumise.
20:00Il y a vraiment
20:01des passerelles
20:02entre l'extrême gauche
20:04violente
20:04et la gauche radicale politique,
20:07la France insoumise
20:09avec évidemment
20:11les déclarations
20:12d'amour réitérées
20:13de Jean-Luc Mélenchon
20:14au leader
20:15de la jeune garde
20:18malgré les soupçons
20:18qui pèsent sur lui.
20:20Oui,
20:20parce qu'on voit bien aussi
20:21que cette ultra-gauche,
20:22Raphaël Steinville,
20:23elle poursuit les combats
20:24en fait de la gauche
20:25plus politique
20:26entre guillemets.
20:27Ce sont les mêmes revendications,
20:29ce sont les mêmes modes d'action
20:30et comme le disait Judith,
20:32il y a un soutien
20:33totalement affiché aussi
20:35à ce genre de mobilisation.
20:37On vous dira
20:37qu'aller sur un chantier
20:39pour tout casser,
20:40eh bien c'est très bien
20:40parce que c'est de l'écologie
20:41et que c'est un moyen
20:42de s'opposer à un chantier.
20:43Oui,
20:43il faut se souvenir
20:44peut-être du combat
20:47originel
20:48de ce mouvement,
20:49de cette galaxie
20:50qui était Notre-Dame-des-Landes
20:52où on a pu voir
20:53effectivement
20:53les politiques,
20:54notamment les écologistes
20:55et la gauche radicale
20:57se succéder
20:58auprès des zadistes
21:00à l'occasion
21:02de chacune
21:02de ces manifestations,
21:04de ces mobilisations
21:05contre ce projet
21:07d'aéroport
21:07à côté de Nantes
21:08et d'une certaine manière
21:09le fait que le gouvernement,
21:11celui d'Edouard Philippe,
21:12est plié
21:13et finalement
21:14est renoncé
21:15à cet aéroport
21:17a donné des ailes
21:17à tout ce mouvement
21:18et on voit
21:19que c'est une succession
21:20de petites victoires
21:22qu'ils ont obtenues.
21:23Judith rappelait
21:24Sainte-Soline
21:26avec ses soulèvements
21:27de la Terre
21:28qui alors même
21:30que le ministre
21:30de l'Intérieur
21:31de l'époque
21:31Gérald Darmanin
21:32avait demandé
21:33leur dissolution
21:34finalement
21:34avait vu
21:36leur mouvement
21:37consacré
21:38par le Conseil d'État
21:41et ce qui est
21:44encore plus inquiétant
21:45c'est au-delà
21:46de la connexion
21:47entre ces mouvements
21:49extrêmement radicaux
21:50d'ultra-gauche
21:51et un certain nombre
21:52de mouvements politiques
21:53c'est l'interconnexion
21:54au niveau européen
21:56sinon international
21:57ça a été rappelé
21:59par Olivier Vial
22:01mais effectivement
22:02il y a une sorte
22:02de mobilité
22:03de ces penseurs
22:06et de ces activistes
22:07qui dès lors
22:08qu'ils ont
22:13identifié
22:14une nouvelle ZAD
22:17un nouveau chantier
22:18d'action
22:19ils y mettent
22:20toute leur énergie
22:21toute leur force
22:22pour finalement
22:23en faire un combat
22:23national
22:24voire européen.
22:26On va commencer
22:27une partie
22:28où on évoque
22:29l'immigration
22:30on va d'abord
22:31aller du côté
22:31de Ceuta
22:32où on retrouve
22:33Thibaut Marcheteau
22:34et Malo Steiner
22:35bonjour et merci
22:36à tous les deux
22:37d'être avec nous
22:38nous sommes le 14 août
22:40Thibaut
22:40il y a
22:41des craintes
22:42même si les autorités
22:43marocaines et espagnoles
22:44se sont exprimées
22:45dessus
22:46puisque dans un premier temps
22:47on a annoncé
22:48une nouvelle vague
22:49migratoire
22:50demain le 15 août
22:54absolument
22:55et cette date
22:56elle est prise
22:56très au sérieux
22:56par les deux pays
22:57frontaliers
22:58l'Espagne déjà
22:59avec de nombreux renforts
23:00qui sont arrivés
23:01dans l'enclave
23:02depuis plusieurs jours
23:03vous le voyez
23:04sur ces images
23:04il y a ces camions
23:06anti-émeutes
23:06avec ces grillages
23:07sur le pare-choc
23:09et le pare-brise
23:10on a également
23:11plusieurs milliers
23:11de militaires
23:12qui sont arrivés
23:12dans l'enclave
23:13appuyés par des moyens
23:14conséquents
23:15des bateaux
23:16ainsi que des hélicoptères
23:17ou encore
23:18des drones
23:20également côté marocain
23:21on renforce
23:22la frontière
23:23en amont
23:24également
23:24avec les gares
23:25maritimes
23:26et routières
23:26à proximité
23:27de la frontière
23:28de Ceuta
23:29qui ont été
23:29renforcées
23:30avec des forces
23:31de sécurité
23:31qui contrôlent
23:32pour éviter
23:33un afflux migratoire
23:34mais aussi
23:34une coopération
23:35qui a été renforcée
23:36entre les deux pays
23:38voilà donc
23:39pour tout ce qui est
23:41mis en place
23:42pour éviter
23:42une nouvelle vague
23:43de migrants
23:45qui pourraient arriver
23:46dans l'enclave
23:46donc cette date
23:47du 15 août
23:48elle est redoutée
23:49par les autorités
23:50notamment marocaines
23:51parce que
23:52il y a ces appels
23:53sur les réseaux sociaux
23:54ou encore ces boucles
23:54de messagerie cryptée
23:56on sait que le Maroc
23:57a d'ailleurs
23:58interpellé
23:58des membres
23:59suspectés
24:00d'être à l'origine
24:00de ces messages
24:01et Thibault
24:02vous avez pu
24:03parler avec des habitants
24:04à Ceuta
24:05où vous êtes maintenant
24:05mais vous étiez
24:06juste avant
24:06Al Jazeera
24:07de l'autre côté
24:08de la mer
24:09que vous disent
24:10les habitants
24:11justement
24:12quant à cette date
24:13du 15 août
24:16alors cette date
24:17du 15 août
24:18évidemment
24:18ici
24:19tout le monde
24:19la connaît
24:20mais il semble
24:21plutôt rassuré
24:22quand on discute
24:23avec eux
24:24avec Malo Steiner
24:25nous pouvons échanger
24:26avec plusieurs habitants
24:27de Ceuta
24:28et vous l'avez dit
24:29également
24:29d'Al Jazeera
24:30et bien
24:30ils sont rassurés
24:31de voir tous ces renforts
24:32qui sont présents
24:33sur cette enclave espagnole
24:36beaucoup
24:36de militaires
24:38beaucoup de policiers
24:39également
24:39qui sont présents
24:40dans les rues
24:40on le constate
24:41ces véhicules blindés
24:43parfois
24:43qui passent
24:44dans les rues
24:44de Ceuta
24:45il y a également
24:46ce sentiment
24:47que le pouvoir
24:49espagnol
24:50de Madrid
24:50a pris en main
24:51les choses
24:51on sait que hier
24:52le président
24:54de Ceuta
24:54Juan Vivas
24:55a rencontré
24:55le ministre
24:56de l'Intérieur
24:56il y a quelques jours
24:58également
24:58le ministre
24:59des affaires étrangères
25:00espagnol
25:00s'est rendu à Ceuta
25:01ce qui est assez rare
25:02et a affirmé
25:03de son plein soutien
25:04et qu'il discutait
25:05tous les jours
25:05avec son homologue marocain
25:06avec son homologue marocain
25:08tout ça dans le but
25:09c'est d'éviter
25:10une nouvelle vague migratoire
25:12comme celle qui s'est passée
25:13il y a maintenant 15 jours
25:14Merci beaucoup
25:15Thibaut Marcheteau
25:16on continuera
25:18d'en parler
25:18après la pub
25:19avec notamment
25:20des déclarations
25:21du premier ministre
25:22britannique
25:23on va d'abord
25:23dire au revoir
25:24à nos auditeurs
25:25d'Europe 1
25:26Julien Pichenec
25:28qu'on va retrouver
25:28pour le club de l'été
25:30bonjour
25:30quel est le programme
25:31aujourd'hui de l'émission
25:32Bonjour Elodie
25:33nous recevons
25:34une ancienne de la maison
25:35une ancienne d'Europe 1
25:36Virginie Lemoyne
25:37l'humoriste
25:38comédienne
25:38qui vient
25:39nous présenter
25:40deux pièces de théâtre
25:42aujourd'hui
25:42qui mêlent
25:43comédie musicale
25:44et humour noir
25:45à tout de suite
25:46sur Europe 1
25:47bonne journée Elodie
25:47Merci d'avoir regardé cette vidéo !
25:47Merci d'avoir regardé cette vidéo !
25:47Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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