- il y a 8 minutes
Chaque jour, Olivier Ravanello vous accompagne de 14h à 17h dans BFM Non-Stop.
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00:00La chaleur n'en finit pas, une cinquième canicule se profile la semaine prochaine, montant en puissance mardi, mercredi, jeudi
00:09et notamment dans la région de Toulouse.
00:11Toulouse où la température n'est quasiment pas redescendue en dessous de 30 depuis des semaines.
00:17On attend 39 degrés jeudi et dès ce week-end des températures aux alentours de 38 degrés.
00:24Célia Vallée, vous êtes avec Thomas Loriot dans la ville rose où les habitants essayent de se préparer tant bien
00:30que mal à ces canicules qui n'en finissent pas.
00:36Et pour ça ils sont venus ici à Toulouse-Plage, on est au bord de la Garonne, c'est un
00:39vrai îlot de fraîcheur.
00:41Ici il y a plein de jeux pour les enfants, des activités sportives mais surtout il y a le choix
00:44entre les brumisateurs, vous allez le voir sur les images de Thomas Loriot,
00:48et cette piscine, cette sorte de piscine avec des jets d'eau où je peux vous dire que les enfants
00:52ils ont bien trouvé leur endroit et il reste tout l'après-midi.
00:56Ça a été ton cas, Lou ? Raconte-nous comment ça s'est passé cet après-midi, tu étais dans
00:59les jets d'eau tout à l'heure.
01:01Alors c'était très bien, par contre le problème c'est qu'il faisait un peu froid, j'avais du
01:08mal au début à m'habituer à l'eau mais à la fin je me suis habituée.
01:14Ça fait du bien quand il fait chaud comme ça de pouvoir aller sous l'eau ?
01:16Oui ça fait du bien, surtout quand elle est fraîche comme ça et je trouve ça cool.
01:24Est-ce que tu as fait d'autres jeux, d'autres activités ici, il y en a plein partout ?
01:27Oui j'en ai fait deux, d'abord j'ai fait du trampoline et après j'ai fait de l
01:35'acrobranche.
01:36Merci beaucoup Lou, on va aller voir Joseph qui est un proche de Lou, racontez-nous, c'est vraiment intéressant
01:41pour vous d'être ici pendant les vacances quand il fait chaud, c'est un petit îlot de fraîcheur à
01:45Toulouse.
01:45C'est super pour nous, pour les enfants c'est super, ça leur permet de s'amuser, de se rafraîchir
01:50et non on s'amuse beaucoup, c'est très bien.
01:54Vous avez fait d'autres activités, vous avez passé la journée ici ?
01:56On a passé la journée ici, on est allé faire de l'acrobranche et un petit peu d'escalade, on
02:03est venu aussi il y a deux jours, on passe beaucoup de temps ici, c'est chouette.
02:06Là les températures vont remonter, j'imagine que vous allez peut-être pouvoir revenir, ça vous permet de ramener les
02:12enfants aussi ?
02:12Non, là on va partir en vacances, on va partir en Ardèche et en fait le temps où on ne
02:16part pas en vacances, on vient ici, ça nous permet de profiter.
02:18Merci beaucoup, et oui parce qu'on rencontre beaucoup de Toulousains qui partent en vacances, ils fuient la chaleur, ils
02:23l'ont vu les Toulousains qu'il allait faire encore chaud ce week-end,
02:26déjà plus de 38 degrés annoncés dès demain par Météo France ici à Toulouse.
02:29Merci beaucoup Célia Vallée en direct de Toulouse.
02:34La sécheresse, elle de son côté continue de progresser, elle a atteint des niveaux de plus en plus inquiétants en
02:40France.
02:40La culture du maïs devrait être au plus bas depuis 1980, avec l'enchaînement des épisodes de canicules, le manque
02:49durable de pluie.
02:50Les seuls sont totalement desséchés et les exploitants et leur récolte souffrent évidemment, comme a pu le constater Marie Roux
02:57avec Laura Champion,
02:58dans une exploitation de betteraves à Avernaux, c'est dans l'Essonne.
03:08Oui, regardez derrière moi ce champ de betteraves sucrières, on voit concrètement les conséquences de la chaleur et de la
03:16sécheresse de ces derniers mois.
03:17Il suffit simplement de se baisser et de constater les végétaux totalement brûlés par ces fortes chaleurs.
03:23Et puis autre conséquence, la racine est beaucoup plus petite qu'en temps normal.
03:29Nicolas, les conséquences concrètes de la chaleur, c'est ces petites racines finalement ?
03:35Celle-ci en plus, elle est pourrie parce qu'elle a été affaiblie par des insectes.
03:40Donc en fait, il y a une maladie qui l'a fait mourir.
03:43Et puis là, j'ai dans la main aussi un petit charançon, ça s'appelle un lixus qui vient faire
03:50des galeries comme on voit ici, sur cette betterave.
03:54On voit même la larve ici d'ailleurs qui sort.
03:56Parce que finalement, ces charançons se développent de plus en plus en raison de ces fortes de chaleur sur des
04:02racines déjà affaiblies.
04:03Oui, c'est ça. Les plantes, elles sont en stress hydrique depuis bientôt deux mois.
04:10Donc ce charançon en profite pour... ça lui fait une porte d'entrée facile.
04:15Et donc ça fait des galeries, des larves qui se développent dans leurs racines.
04:20Et voilà. Et en effet, la racine à cette époque-là devrait être deux fois plus grosse.
04:25C'est des cultures qui sont désormais inexploitables ?
04:29Ça, on arrivera encore à le vendre à la sucrerie.
04:31Mais voilà, c'est tellement petit que on va...
04:35Enfin, si la racine est encore plus petite, ça va passer à travers le matériel de récolte.
04:39Et puis voilà, ça va être un rendement divisé par deux, voire trois, voire quatre, dans le pire des cas.
04:48Et forcément, avec cette nouvelle vague de chaleur qui va se manifester sur la France, ça vous inquiète ?
04:54Oui, c'est la cinquième. Et puis toujours pas d'eau à l'horizon.
04:58C'est ça qu'on scrute deux fois par jour la météo.
05:01Et voilà, on voit toujours rien arriver.
05:05Donc on a très peur pour toutes les cultures d'été, mais même pour l'année prochaine.
05:10Par exemple, les semis de colza qui vont arriver très bientôt.
05:12On se demande si on va aller semer parce qu'en fait, ils ne pourront peut-être même pas lever.
05:17Merci beaucoup Nicolas.
05:19Vous l'avez entendu, cette inquiétude grandissante chez les agriculteurs
05:23en raison de cette chaleur qui dure et qui s'est installée tout au long de l'été.
05:28Marie Roux avec un exploitant de l'Essonne.
05:32Marc Hé, vous êtes notre consultant météo pour BFM TV.
05:35La situation dans certains départements atteint la gravité de la sécheresse historique de 76.
05:42Et on ne voit rien venir de positif.
05:44Ah non, il n'y a rien de positif en effet qui arrive.
05:47En fait, cette sécheresse 2026, cet été 2026 est tout simplement inédit.
05:52C'est pire que la sécheresse de 76.
05:54C'est pire que la situation en août 2022.
05:58En fait, on est passé d'un extrême à l'autre.
05:59À la fin de l'hiver au mois de février, le taux d'humidité des sols était le plus élevé
06:04jamais enregistré en France.
06:07Et là, on a basculé dans une inconnue.
06:10C'est-à-dire que là, nous sommes dans une situation la plus sèche que le pays n'ait jamais
06:15connue.
06:15Donc là, très clairement, c'est vraiment grave ce qui se passe en termes de sécheresse.
06:19Et pas uniquement dans certaines régions.
06:20C'est à l'échelle de toute la France.
06:22On est passé du tout au tout.
06:23Donc si je suis votre raisonnement, si on avait eu des nappes raisonnablement alimentées à la sortie de l'hiver,
06:31on serait dans une situation encore plus catastrophique.
06:33En fait, heureusement qu'on a eu un hiver pluvieux.
06:35Parce que cet hiver pluvieux a permis d'alimenter les nappes phréatiques.
06:39Mais là, depuis maintenant le début du printemps et surtout depuis les mois de juin et de juillet,
06:43avec un déficit pluviométrique exceptionnel,
06:46en effet, toutes les nappes phréatiques sont orientées à la baisse.
06:49Et puis surtout, vous avez plus de 60 départements qui sont en situation de crise,
06:53avec des restrictions de l'usage de l'eau qui sont totales.
06:56Vous ne pouvez plus rien faire dans plus de 60 départements.
06:59Arroser votre jardin, laver votre voiture, remplir votre piscine.
07:02Les usages de l'eau sont réservés uniquement à des usages prioritaires.
07:07Merci beaucoup Marc.
07:08L'autre actualité cet après-midi, ce sont ces chiffres qui nous ont été communiqués.
07:12L'explosion des cambriolages de logements au mois de juillet en France.
07:17Près de 19 000 habitations ont été fracturées sur le mois.
07:22C'est une augmentation extrêmement importante par rapport à l'an dernier.
07:26Maxime Manchetter, comment expliquer ce phénomène et comment est-ce qu'il se manifeste ?
07:31Comment expliquer cette augmentation par rapport à l'année dernière ?
07:35Peut-être, avant de l'expliquer, il faut peut-être la relativiser un petit peu.
07:38C'est vrai, vous avez raison.
07:39Les cambriolages ont augmenté, 5,8% sur tous les cambriolages, j'entends domiciles et commerces.
07:45Mais le pire, vous l'avez dit, c'est sur les logements, les domiciles.
07:48Je suis désolé pour les téléspectateurs qui vont inquiéter parce qu'ils nous écoutent depuis leur lieu de vacances.
07:53Mais les domiciles, c'est 7,2% de plus qui ont été cambriolés en juillet de cette année par
07:59rapport à juillet de l'année dernière.
08:00Vous l'avez dit, quasiment 19 000.
08:0118 665 pour être exact.
08:04L'année dernière, c'était 17 324.
08:06Mais pourquoi je vous dis qu'il faut modérer cela ?
08:08Parce que l'année dernière, il y avait eu une baisse significative, au point qu'on s'en était félicité.
08:13On s'est dit, tiens, en juillet 2025, les cambriolages ont beaucoup baissé par rapport à juillet 2024.
08:18Donc, il faut relativiser.
08:19Mais si on prend encore un peu de recul, c'est important en termes de statistiques de prendre du recul.
08:25Depuis 2020, 2021, chaque année, chaque été, le nombre de cambriolages de domicile augmente un petit peu.
08:31Donc, en fait, on est sur une progression.
08:33Il y a de plus en plus de cambriolages.
08:35Comment l'expliquer ?
08:36C'est difficile, sans doute, que le climat de la délinquance fait que beaucoup considèrent que c'est des opportunités.
08:42Vous savez, c'est des questions d'opportunités ou d'avantages risques que font les délinquants.
08:47Ils se disent, bon, cambrioler un domicile, qu'est-ce que ça me rapporte ? Qu'est-ce que je
08:49risque ?
08:50Sans doute qu'ils pensent que c'est rentable.
08:52Après, si on veut finir sur une note positive pour rassurer tout le monde, quoi qu'il arrive, on est
08:56en dessous des taux avant Covid.
08:58Vous savez que Covid, ça a marqué une rupture dans la délinquance.
09:01Avant les années Covid, on était régulièrement à plus de 20 000 cambriolages sur un mois d'été.
09:06On est toujours en dessous pour l'instant.
09:07Merci beaucoup.
09:08Il est 16h30, bienvenue si vous nous rejoignez sur BFM TV.
09:12Vladimir Poutine réfléchirait à tester un pays de l'OTAN.
09:17Cyberattaque, déstabilisation, voire même incursion militaire limitée sur le sol européen.
09:23Le Wall Street Journal affirme que le Kremlin étudie tous les scénarios.
09:27Sur le terrain, la guerre des drones continue de s'intensifier.
09:31Ces images impressionnantes d'un entrepôt de l'entreprise logistique russe Walberries en flamme.
09:38Le bras de fer à distance entre Elon Musk et Marine Tondelier continue.
09:43Sur X, la candidate écologique interpelle avec un peu d'ironie le milliardaire en lui demandant de mieux s'expliquer.
09:50Musk avait demandé que l'on fasse taire Marine Tondelier et qu'elle soit arrêtée pour trahison contre son pays
09:55après sa proposition de fermer X pendant la campagne présidentielle pour éviter toute ingérence.
10:05Explosion des cambriolages de logements au mois de juillet en France.
10:08Près de 19 000 habitations ont été fracturées durant le mois.
10:13Au total, les cambriolages ont augmenté de quasiment 6% par rapport à juillet 2025.
10:22Et puis, c'est du jamais vu depuis 1980.
10:26Conséquence de la sécheresse, les récoltes de maïs devraient chuter de 35% au plus bas depuis 46 ans.
10:34Sécheresse qui ne va pas s'arranger avec une cinquième canicule attendue la semaine prochaine.
10:46Au Kremlin, Vladimir Poutine serait en train d'étudier un scénario très particulier.
10:53Il a demandé à son état-major au service de renseignement de tester l'un des pays membres de l
11:00'OTAN
11:00pour tester la cohérence de nos défenses.
11:03Ce sont les révélations qui sont faites par nos confrères du Wall Street Journal qui citent les renseignements américains.
11:10Renseignements américains, qu'il faut rappeler, sont généralement bien informés.
11:14Ils avaient anticipé l'offensive sur l'Ukraine, même s'ils n'avaient pas forcément été très écoutés.
11:21Avant de rejoindre à Washington, Laurent Saïm, je vais immédiatement vous demander votre avis,
11:27votre avis, votre sentiment, lieutenant-colonel Arbaretier, que Poutine pense à l'OTAN du matin au soir,
11:35c'est un peu son obsession, ça on le savait, qu'il décide d'aller tester.
11:38Ce sont des choses, j'allais dire, naturelles, régulières lorsqu'on est en conflit, comme la Russie depuis 4 ans.
11:45Déjà, la Russie, d'après ce que dit le président Poutine, n'est pas en guerre contre l'Ukraine, mais
11:51est en guerre contre l'OTAN.
11:52Donc il l'a dit depuis le début, que l'Ukraine, au début c'était une opération spéciale, qui dure
11:57un peu longtemps.
11:58Et ce que veut faire le Kremlin, c'est, depuis un certain temps d'ailleurs, des services de renseignement allemands,
12:05américains et autres, nous l'ont dit,
12:06ils veulent tester, c'est-à-dire effectivement, comme vous le dites, envoyer des petits hommes verts, par exemple,
12:12comme ils l'ont fait en Ukraine, sans uniforme vraiment russe, tout en sachant que, évidemment, personne n'est vraiment
12:18trompé.
12:18Et puis ensuite, tester le dur, c'est-à-dire comment vont combattre, avec combien de munitions, les soldats de
12:25l'OTAN.
12:25Parce qu'on parle toujours d'exercices conjoints. L'OTAN, voilà, c'est ça, c'est une machine à faire
12:32des exercices
12:33qui n'a pas encore combattu en Europe, il faut dire ce qui est.
12:36Donc en vrai, les Russes qui sont bardés de munitions, qui font des réserves,
12:40même si certains dépôts se font détruire par les Ukrainiens,
12:44eux, ils veulent voir maintenant dans le dur ce que vaut l'OTAN.
12:46Alors, les Américains et les Allemands font leur travail, c'est-à-dire qu'ils préviennent évidemment
12:52les services, enfin les autorités politiques de leur pays,
12:56mais en même temps, c'est aussi, dans la mesure où c'est relayé par la presse,
13:01c'est aussi pour dire aux opinions publiques, un peu ce que les Allemands avaient dit d'ailleurs il y
13:05a quelques mois,
13:06« Ne partez pas d'Allemagne, si vous avez plus de 30 ans, vous pouvez être appelé par la Bundeswehr
13:12».
13:12Donc en fait, c'est aussi un avertissement lancé aux propres populations de l'OTAN.
13:16On va aller à Washington rejoindre notre correspondante Laurence Haïm.
13:20Bonjour Laurence. Est-ce que vous pouvez nous détailler un peu ce que disent nos confrères du Wall Street Journal
13:26et ce qu'il y a dans ces révélations qui sont assez inquiétantes pour les pays européens ?
13:37Oui, alors c'est une nouvelle attaque qui serait possible contre un pays de l'OTAN
13:42et vous avez raison de souligner que ça peut être inquiétant.
13:44Nos confrères du Wall Street Journal ont plusieurs responsables du renseignement américain
13:48qui sous couvert d'anonymat leur ont dit que dans les prochaines années,
13:53Vladimir Poutine pourrait envisager pour affaiblir l'OTAN de lancer une cyberattaque
13:59contre un pays membre de l'OTAN ou de lancer éventuellement une attaque non traditionnelle
14:05avec, encore une fois, des moyens russes.
14:08Alors évidemment, on pense à ce qui s'est passé en Pologne avec le drone.
14:12Alors pour le moment, il n'y a pas de décision qui aurait été prise,
14:15mais les services de renseignement américains sont suffisamment inquiets,
14:18en tout cas des responsables pour avoir fuité cette information à nos confrères du Wall Street Journal.
14:23Évidemment, dans le contexte international,
14:25tout le monde sait qu'il y a beaucoup de bruits qui sont faits sur la capacité des Américains
14:31de réagir à tout état conventionnel avec éventuellement ce qui a été dit en début de semaine
14:36sur le manque d'armes potentielles dans les stocks que les Américains ont.
14:42Et cela renforce bien évidemment l'inquiétude.
14:44Il faut quand même noter journalistiquement que,
14:46un, il n'y a aucune réaction de la présidence Trump,
14:49ni de ses conseillers à cet article du Wall Street Journal,
14:53que, deux, tout est au conditionnel,
14:55et que, trois, la phrase dite, dans quelques années,
14:58Vladimir Poutine pourrait tester la solidité de l'alliance de l'OTAN
15:02par rapport à ce qui se passe en Europe
15:04et essayer de briser cette solidarité que les pays membres de l'OTAN ont jusqu'à présent sur plusieurs dossiers.
15:12Merci beaucoup, Laurence, en direct de Washington.
15:15Philomène Rémy, on l'entend, c'est un scénario.
15:19Si on se projette sur ce scénario,
15:21quels pourraient être les pays les plus fragiles,
15:23ceux qui pourraient être ciblés par la Russie ?
15:25Donc, dans ce pire, le scénario du pire,
15:28ce qui est expliqué, c'est que ce serait le flanc oriental de l'OTAN.
15:32Le flanc oriental de l'OTAN, ce sont les pays face à la Russie et à la Biélorussie.
15:36C'est donc l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne,
15:38et un peu plus au sud, la Roumanie.
15:41Alors, comme ça a été très bien expliqué,
15:42le scénario, ce serait d'envoyer quelques dizaines d'hommes
15:45et de les laisser à quelques kilomètres après la frontière,
15:49par exemple à un poste trop frontière même,
15:50puis d'attendre.
15:51En fait, l'objectif, ce n'est pas nécessairement de conquérir un pays,
15:55mais c'est de poser une question vertigineuse aux 32 alliés.
15:58Êtes-vous prêt à entrer en confrontation directe avec la Russie,
16:02avec une puissance nucléaire,
16:04pour quelques kilomètres carrés, par exemple,
16:06de l'Estonie,
16:07et comme l'a très bien dit Laurence,
16:08de venir créer la division au sein de ces pays membres de l'OTAN ?
16:13Le lieutenant-colonel s'est quand même joué avec le feu,
16:15d'aller appuyer sur une organisation militaire qui a des process,
16:21qui peut avoir une rapidité de mise en place extrême comme l'OTAN ?
16:25– Oui, alors bien sûr, en théorie, c'est très dangereux.
16:28Bon, dans la réalité, si vous avez des infiltrations de personnel,
16:33notamment, moi je pense à l'Estonie,
16:36avec des zones très russophones,
16:39où peuvent venir s'infiltrer quelques personnels russes,
16:45si ce n'est déjà fait d'ailleurs,
16:47ou des régions comme celles de l'Est de l'Estonie,
16:54qui peuvent se mettre en sécession,
16:57ça c'est possible aussi,
16:58des régions russophones,
17:00comme celle de Narva,
17:01donc ça c'est toujours possible.
17:02Maintenant, il y a une région qui est très dangereuse,
17:05très sensible,
17:06et là, ça peut se faire moyennant une sorte d'attaque surprise,
17:11c'est la Lituanie.
17:13La Lituanie, avec l'accès au fameux corridor
17:16qui va jusqu'à la Russie occidentale,
17:19d'ailleurs les Allemands s'y préparent,
17:20ils ont beaucoup de troupes en Lituanie,
17:22ils ont l'équivalent d'une brigade,
17:23et dernièrement, je voyais sur une chaîne allemande,
17:25ils montraient le combat quotidien
17:27des gens de la guerre électronique allemande,
17:31de l'ELOCA,
17:33pour détecter en Biélorussie
17:35des signes avant-coureurs,
17:37qui sont à la frontière de la Lituanie,
17:39de renforcement par des Russes
17:41au sein de l'armée biélorusse d'unité spéciale
17:44qui pourraient exécuter ce genre de projet.
17:46– Un mot, Philomène ?
17:47– Oui, cette inquiétude,
17:48elle a été partagée par les Américains,
17:51mais elle est partagée aussi en France,
17:52il faut rappeler qu'en avril dernier,
17:54le chef d'état-major des armées,
17:56le général Fabien Mondon,
17:57devant la commission de défense
17:59de l'Assemblée nationale,
18:00il a estimé que le risque de cette guerre
18:02ouverte avec la Russie
18:03faisait partie de ses premières préoccupations.
18:06– Allez, on part en Ukraine,
18:08à Kiev, rejoindre notre correspondant,
18:09Cyril Amourski.
18:10Bonjour Cyril.
18:11On a vu des images qui nous sont parvenues encore
18:14dans la journée,
18:16d'entrepôts de wildberries en feu,
18:18avec des images extrêmement impressionnantes.
18:20La guerre des drones se poursuit.
18:22– Oui, tout à fait.
18:23Alors là, on voit des images
18:24d'un des entrepôts qui a été attaqué
18:26dans la ville de Toulin il y a deux jours,
18:28mais cette nuit et ce matin,
18:30à nouveau, un autre entrepôt a été attaqué.
18:32Il s'agit d'un entrepôt de la ville
18:34de Yekaterinburg.
18:35Ce n'est pas la première fois
18:35que les Ukrainiens le tapent
18:36et ils ne l'ont pas entièrement détruit,
18:38mais en tout cas, ils l'ont endommagé.
18:39Ce qu'on voit, en tout cas,
18:40c'est que depuis trois semaines,
18:42vraiment non-stop, tous les jours,
18:43l'armée ukrainienne cible
18:45un entrepôt logistique,
18:47en particulier de l'entreprise de Welberys.
18:49Et le but, c'est vraiment
18:50de mettre à mal cette entreprise.
18:51Il faut le rappeler,
18:52c'est une entreprise
18:52qui est extrêmement importante.
18:53Elle représente 4% du PIB russe.
18:55Et non seulement c'est une entreprise d'e-commerce
18:57et en quelque sorte,
18:58c'est l'équivalent d'Amazon,
19:00mais en Russie,
19:01c'est aussi une entreprise
19:02qui permet à l'armée russe
19:03de s'approvisionner très régulièrement
19:05en équipement militaire,
19:06que ce soit au niveau des gilets pare-balles,
19:07que ce soit en termes de composants
19:08pour les drones
19:09ou que ce soit pour d'autres types d'équipements.
19:12Donc là, on voit que l'objectif,
19:13il est double.
19:14D'un côté, l'Ukraine essaye
19:15de faire mal à l'économie russe
19:17et donc à son effort de guerre.
19:19Mais en plus de ça,
19:19il y a, disons, une pression psychologique.
19:21C'est permettre à la Russie
19:23de voir que cette guerre désormais
19:24n'est plus sur le sol ukrainien,
19:26mais aussi sur le sol russe
19:27et que cette guerre va coûter
19:28très très cher,
19:29disons, aux Russes lambda,
19:31aux consommateurs,
19:32mais aussi aux entrepreneurs
19:33parce que la Russie décide
19:35de continuer cette guerre
19:36et parce qu'elle refuse
19:37d'accepter le moindre compromis
19:39proposé par l'Ukraine.
19:40Il faut le rappeler,
19:41le président ukrainien avait annoncé,
19:43il y a déjà un peu plus de 40 jours,
19:44une opération sur 40 jours
19:47qui viserait les territoires occupés
19:49et le territoire russe
19:50pour justement forcer la Russie
19:52à reconsidérer sa base de négociation.
19:55Pour l'instant, ce n'est pas le cas,
19:56raison pour laquelle
19:57le bras droit du président Zelensky,
19:58à savoir Kirill Oboudanov,
20:00a annoncé que cette opération
20:01finalement sera élargie
20:02jusqu'à minima à la fin de l'année.
20:04Mais le but aujourd'hui de l'Ukraine,
20:06c'est de pousser la Russie
20:07à reconsidérer ses objectifs militaires
20:10et potentiellement,
20:11accepté de mettre un terme à la guerre
20:13sur la ligne de front actuelle.
20:14Seule base de négociation acceptable
20:16pour l'Ukraine aujourd'hui,
20:18contrairement à ce que demande la Russie,
20:19à savoir ces fameux accords
20:21ou disons cette entente
20:23entre le président américain
20:24et le président russe
20:25à Encourage en Alaska l'année dernière,
20:27la cession totale du Donbass.
20:29En tout cas, ici,
20:29il n'en est absolument pas question
20:30et c'est pour cela
20:31que les Ukrainiens
20:32tapent très régulièrement
20:34désormais le territoire russe
20:35avec des centaines de drones
20:37mais aussi des missiles
20:39sur le territoire russe.
20:40– Merci beaucoup Cyril Amoursky
20:42en direct de Kiev.
20:44Masha Kandakova est avec nous
20:47en liaison.
20:49Merci Masha,
20:49vous êtes réalisatrice ukrainienne.
20:52Une question,
20:53ces offensives,
20:54elles jouent aussi
20:55sur le moral des Russes.
20:57C'est quelque chose
20:57de très important,
20:58cette guerre psychologique
21:01qui est menée
21:02entre les deux pays
21:03depuis quatre ans ?
21:03– Oui,
21:05puisque la guerre aujourd'hui
21:06a bougé toutes les lignes.
21:09Ça ne se passe plus
21:10seulement dans les tranchées
21:12sur le territoire ukrainien
21:14mais aussi dans la vie quotidienne
21:16de civils.
21:18C'est les Russes
21:19qui ont commencé
21:20d'abord sur le sol ukrainien
21:23et puis l'opération,
21:25vous vous souvenez
21:26que c'est Zelensky
21:27qui a mis 40 jours
21:28pour que Poutine
21:29puisse revenir vers lui
21:31pour parler
21:32de plan de paix.
21:35Ça a été échoué
21:36d'ailleurs il y a deux jours,
21:38ce terme de 40 jours.
21:40Comme vous voyez,
21:41malheureusement,
21:42la Russie continue
21:43à lancer
21:45les missiles
21:47balistiques
21:48sur la population ukrainienne.
21:50Oui,
21:51c'est très important.
21:52Ça a l'affect
21:53sur le territoire russe
21:54parce que je regarde
21:55et j'écoute
21:56ce que disent
21:57les propagandistes
21:58pro-Z,
21:59vous savez,
22:00en Russie.
22:00Il y a même certaines
22:01qui disent
22:02que peut-être
22:02il faut aller
22:04vers la fin
22:04et vers la négociation.
22:06Donc cela a l'affect
22:08moral
22:09sur la population
22:10en Russie.
22:11Mais est-ce que ça va
22:12véritablement changer
22:14le régime
22:15et le but de Poutine
22:17qui dit tout le temps
22:18que jusqu'à
22:19les enjeux
22:20qu'ils ont mis
22:21au début
22:21de l'invasion
22:22ne seront pas à attendre,
22:23ils ne vont pas arrêter.
22:25Ça,
22:25je ne pense pas
22:25que ce sera le cas.
22:27Mais économiquement,
22:28surtout,
22:29oui,
22:30la Russie aura
22:30la difficulté
22:31et ça commence
22:32à avoir l'effet
22:33après les frappes
22:35ukrainiens
22:35sur le sol russe.
22:36– Merci beaucoup,
22:37Machat,
22:37d'avoir été avec nous.
22:38Un mot,
22:39lieutenant-colonel,
22:40sur cette consommation
22:41absolument faramineuse
22:43de drones chaque jour.
22:44On parle de 500,
22:45600 drones tirés
22:46de part et d'autre.
22:47Ça peut durer combien de temps
22:48cet effort de guerre mutuel ?
22:49Eh bien,
22:50si vous voulez,
22:51ça peut durer plusieurs mois
22:52parce qu'on parlait
22:53de réserve de 30 000 à 40 000 drones
22:55chez les Russes
22:56et chez les Ukrainiens
22:57à peu près autant.
22:58Donc,
22:58si vous voulez,
22:59il y a des usines
22:59qui sont d'ailleurs
23:00de plus en plus enterrées.
23:02C'est un peu comme
23:02chez les Iraniens.
23:03Et donc,
23:03les drones,
23:04c'est facile à fabriquer.
23:05Les drones bombardiers
23:07sont peut-être
23:07un peu plus lourds
23:08en fonction du nombre
23:11de kilos de plastique
23:12que vous y mettez.
23:14Donc ensuite,
23:16bien sûr,
23:17la force des Russes
23:18actuellement,
23:18c'est qu'ils ont
23:19des réserves
23:20de milliers
23:21de missiles balistiques
23:23qu'ils utilisent,
23:2550 par nuit,
23:2620 dans l'autre.
23:28Et ça,
23:28c'est vraiment le danger.
23:29Et puis,
23:30le problème aussi,
23:30c'est que ces missiles balistiques
23:32sont,
23:33pour les Ukrainiens,
23:35quasiment invisibles.
23:36Une fois qu'ils ont été tirés,
23:38on sait qu'on a
23:39à peu près
23:40quelques minutes
23:41pour se mettre
23:42à l'abri.
23:43C'est tout.
23:44– Merci beaucoup.
23:45On parlait
23:45de cette ingérence russe.
23:47C'est une ingérence
23:48qui part tous azimuts
23:50puisque par ricochet,
23:51elle déclenche aussi
23:52des polémiques en France
23:54et notamment celle-là
23:54entre Elon Musk
23:56et Marine Tondelier.
23:57Sur X,
23:57la candidate écologique
23:59avait interpellé
24:00le milliardaire.
24:01Elle recommence aujourd'hui
24:02en lui demandant
24:02de mieux s'expliquer.
24:04Pourquoi ?
24:04Eh bien parce que cette fois,
24:06Musk demande
24:07que Marine Tondelier
24:08soit arrêtée
24:09pour trahison
24:10contre son pays.
24:12Milan Argelas,
24:13rappelez-nous
24:14d'où vient
24:15cette polémique
24:15qui est partie
24:16comme une traînée de poudre
24:17en 24 heures.
24:17– Oui, Olivier,
24:18remontons le fil ensemble
24:19puisque dans une interview
24:21accordée au journal Libération,
24:22c'était mercredi,
24:23Marine Tondelier
24:24plaidait pour l'interdiction
24:25du réseau social X
24:27en période d'élection,
24:28justement,
24:29des déclarations
24:30de Marine Tondelier
24:31qui ont donné lieu
24:32à un clash,
24:32on peut le dire,
24:33assez inattendu
24:34avec Elon Musk
24:35qui a donc pris son compte X
24:37pour répondre directement
24:38à la secrétaire nationale
24:39des écologistes.
24:40C'était hier
24:41en fin d'après-midi.
24:42Je cite Elon Musk
24:44« J'exige qu'on la fasse taire
24:45pour trahison envers la France. »
24:47Voilà ce qu'écrit
24:48le propriétaire de X
24:49donc sur sa propre plateforme.
24:51Deux heures plus tard,
24:52réponse de Marine Tondelier
24:53directement
24:54« La France n'a pas à recevoir
24:56de leçons de patriotisme
24:57d'un milliardaire étranger
24:58qui estime pouvoir décider
25:00quels responsables politiques
25:02européens doivent être réduits
25:03au silence.
25:04La démocratie n'est pas à vendre,
25:07pas même à l'homme
25:08le plus riche du monde. »
25:09Plus d'un million
25:10deux cent mille vues
25:11sur ce poste de Marine Tondelier,
25:13c'est considérable
25:13et ça montre aussi
25:14qu'affronter directement
25:16Elon Musk
25:16sur son réseau social
25:17d'autant plus
25:18quand il répond,
25:19ça donne une caisse
25:19de résonance particulière.
25:21Vous l'avez expliqué
25:22dans un autre poste
25:23ce matin,
25:24Marine Tondelier
25:24a demandé à Elon Musk
25:26de préciser sa pensée.
25:27Pas de réponse
25:28du milliardaire
25:28pour le moment.
25:29Cette histoire,
25:30elle a aussi donné lieu
25:31à une passe d'armes,
25:32alors cette fois-ci
25:33entre le ministre
25:33d'Affaires étrangères,
25:34Jean-Noël Barraud
25:35et Jean-Luc Mélenchon.
25:36Absolument,
25:36après la réponse
25:37d'Elon Musk
25:38à Marine Tondelier,
25:39le candidat insoumis
25:40à l'élection présidentielle
25:41a interpellé
25:42le ministre des Affaires étrangères
25:43directement.
25:44Voici ce que dit
25:45Jean-Luc Mélenchon,
25:46la présidentielle française
25:47est open bar
25:48pour tous les manipulateurs
25:49du monde,
25:50Barraud pourrait rappeler
25:51à l'ordre
25:51les divers suprémacistes.
25:53Jean-Luc Mélenchon
25:54qui demande donc
25:55à Jean-Noël Barraud
25:56hier de rappeler
25:57à l'ordre
25:58Elon Musk.
25:58Réponse ce matin
25:59du ministre
26:00qui accuse
26:01Jean-Luc Mélenchon
26:01de mélanger,
26:02je cite,
26:03les torchons
26:03et les serviettes.
26:04Voici ce qu'écrit
26:05Jean-Noël Barraud
26:05qu'un responsable
26:06politique étranger
26:07exprime une préférence
26:09ou un rejet
26:09pour une ligne politique
26:10dans un autre pays.
26:11Cela peut être désagréable
26:13mais cela ne constitue pas
26:14un acte de manipulation
26:16du débat public.
26:17C'est la position
26:18en tout cas
26:18du chef
26:19de la diplomatie française
26:20tout en rappelant
26:21que la France
26:22ne tolérera,
26:22je cite,
26:23aucune ingérence étrangère
26:24dans l'élection présidentielle.
26:25Anne-Touris,
26:26bonjour,
26:27vous êtes sénatrice
26:28écologique
26:28d'Île-de-France.
26:30Pourquoi vouloir
26:31suspendre X
26:32alors que
26:33les dernières
26:34ingérences en date
26:35viennent bien
26:36de la Russie,
26:37elles ont visé
26:38Gabriel Attal
26:38avant Édouard Philippe,
26:39avant Raphaël Glucksmann ?
26:41Pourquoi monter
26:42cette polémique
26:43avec X ?
26:44Alors quand même,
26:45on ne peut pas dire
26:46qu'il n'y ait pas
26:46d'ingérence
26:47de la part de Musk
26:47directement
26:48parce qu'il soutient
26:49très clairement
26:50Marine Le Pen
26:51pour la présidentielle.
26:52C'est une ingérence.
26:53C'est une ingérence de fait.
26:54C'est un avis
26:54mais ce n'est pas une ingérence.
26:56Si aujourd'hui
26:57vous donnez votre avis
26:57sur Trump,
26:58ce n'est pas de l'ingérence.
26:59Oui, mais moi
27:00je ne suis pas Elon Musk,
27:01vous avez remarqué.
27:02C'est-à-dire qu'en fait...
27:03Il faut peser combien ?
27:04Non, non,
27:04ce n'est pas qu'il faut peser
27:06combien,
27:06c'est que lui,
27:07il a le média actuellement
27:09qui fait l'appui et le beau temps
27:10et par lequel
27:11toute la presse internationale
27:12passe pour se nourrir
27:13en permanence.
27:15Donc oui,
27:16il y a une ingérence de fait,
27:17surtout quand il y a
27:17des interdits,
27:19qu'il y a en même temps,
27:21il y a des interdits
27:22d'un autre côté
27:22et puis d'autre côté,
27:23il y a quand même
27:24un certain nombre
27:26de facilitations
27:27pédocriminelles.
27:27Enfin,
27:28on a vu quand même
27:28un certain nombre
27:29de choses très graves
27:29de la part d'Elon Musk
27:30et le fait que ça soit lui...
27:33Parce que c'est plus...
27:34Vous comprenez ?
27:34On a considéré X
27:36pendant longtemps
27:36non pas comme un émetteur
27:38d'informations
27:39mais simplement
27:39comme un passeur d'informations.
27:41C'est un émetteur d'informations.
27:42C'est un producteur d'informations.
27:44Donc quand la principale
27:46production d'informations
27:47vient de quelqu'un
27:48qui prend une position
27:49et que là,
27:50ce n'est même pas ça.
27:51Ça montre qu'elle a eu raison.
27:53Quand il dit
27:53qu'il faut carrément
27:54l'arrêter,
27:56alors là,
27:56on est quand même
27:57à un niveau
27:58plus-plus.
27:59Oui,
27:59il n'a pas à se mêler,
28:00il n'a pas à dire
28:01qu'est-ce qu'elle a fait
28:02pour qu'on l'arrête,
28:04Marine Tondelier.
28:05D'ailleurs,
28:06qu'est-ce qu'elle a fait
28:07pour dire que c'est une trahison ?
28:08Vous voyez,
28:09c'est plus qu'un avis.
28:10C'est quand même...
28:11C'est quelque chose...
28:13Vous me dites moi,
28:14moi je ne vais pas dire
28:15qu'on va arrêter
28:15ou alors je vais dire pourquoi.
28:17Il ne le dit pas.
28:18D'ailleurs,
28:18c'était la demande
28:20de Marine Tondelier,
28:21c'était de savoir pourquoi.
28:22Donc si vous voulez,
28:23l'homme le plus riche du monde...
28:25Marine Tondelier propose
28:25de suspendre X
28:26pendant la campagne présidentielle.
28:28Déjà,
28:28comment faire ?
28:29Est-ce que c'est réaliste ?
28:30Et est-ce qu'elle essaye
28:31de mobiliser
28:31les autres candidats
28:32qui sont aussi
28:33accessoirement
28:33ses adversaires
28:34sur ce sujet ?
28:35Est-ce qu'elle les a appelés ?
28:36Est-ce qu'elle leur propose
28:37une initiative commune ?
28:38Écoutez,
28:39je ne sais pas si elle l'a fait.
28:40Elle le fait.
28:41Elle passe par les médias
28:42pour le dire.
28:42Donc je pense
28:43qu'il y a beaucoup de gens
28:44qui seraient d'accord
28:48Il y a une manipulation
28:49de l'information
28:50qui est tellement grave
28:51en ce moment par X
28:52que oui,
28:53pour les présidentielles,
28:54c'est quelque chose
28:56qui est inédite,
28:56qui n'est jamais arrivé
28:57jusqu'à présent.
28:58Ça arrive aux Etats-Unis
28:59mais ce n'est pas arrivé
28:59encore en France.
29:00Et je crois qu'il est temps
29:02qu'on reprenne en main
29:03notre information
29:04pour pouvoir la vérifier
29:06et pour qu'il n'y ait pas
29:06de manipulation.
29:07Il y a la question russe,
29:09vous en avez déjà parlé,
29:10puisqu'on en a parlé ici
29:11à plusieurs reprises,
29:12mais il y a aussi
29:13la question américaine
29:14et la question d'Elon Musk.
29:16Donc oui,
29:16pourquoi pas suspendre
29:17pendant ce moment-là
29:18et pourquoi pas aussi
29:19se dire qu'on boycotte,
29:21qu'aussi la presse
29:22boycotte X
29:23et se sert d'autres moyens
29:25pour pouvoir communiquer
29:27et avoir des informations.
29:29Il y a d'autres moyens,
29:30d'autres plateformes
29:31que X.
29:32On s'en sert
29:33avec beaucoup de précautions,
29:34rassurez-vous.
29:34Merci beaucoup Anne-Sorise
29:35d'avoir été avec nous.
29:36Merci à tous.
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