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  • il y a 3 heures
«Derrière le burkini, il y a un message politique», a lancé Étienne Cardeilhac-Pugens, maire de Léguevin en Haute-Garonne, qui a vu un arrêté anti-burkini suspendu par la justice dans sa commune.

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Transcription
00:00Bonjour et merci de m'interviewer.
00:02Effectivement, au mois de juin, nous avons proposé au conseil municipal
00:08de voter le nouveau règlement intérieur de la piscine municipale
00:13qui spécifiait les tenues qui étaient non autorisées dans les bassins et ses abords,
00:22à savoir 11 tenues parmi lesquelles il y a le burkini.
00:28Pour des questions d'hygiène, pour des questions de sécurité aussi,
00:33parce qu'une personne qui porte ce vêtement, on va moins facilement pouvoir la sauver
00:40en cas de problématique au sein du bassin, pour des raisons réelles
00:45qui sont évoquées par les maîtres nageurs.
00:51Donc, mon opposition de gauche, d'extrême-gauche, ça n'est ému.
01:00Il y a probablement tout près à penser que c'est elle, saisie la Ligue des droits de l'homme,
01:07qui forcément, on connaît l'essence même, et le fond de commerce de la Ligue des droits de l'homme,
01:13s'est empressée de faire un recours contre cet arrêté auprès du tribunal administratif,
01:19contre ce règlement intérieur en référé au tribunal administratif de Toulouse,
01:28qui m'a demandé effectivement, qui a rédigé une ordonnance pour me demander
01:33de retirer cet article, ce que j'ai fait, parce que je suis respectueux des décisions de justice.
01:41Vous l'avez dit, il y avait 11 tenues interdites au total.
01:44Parmi elles, il y avait le short de bain interdit pour les hommes.
01:47C'est plutôt courant dans les piscines municipales.
01:49Pourquoi c'est plus compliqué d'interdire certains vêtements, plus que d'autres, selon vous ?
01:55Ah, mais évidemment. D'ailleurs, je suis très surpris que la Ligue des droits de l'homme
02:00n'ait pas défendu la liberté de porter un string, de pouvoir être en monokini,
02:07de pouvoir être en short de bain, dans la piscine municipale, qui sont aussi des libertés.
02:14Non, elle s'est focalisée sur le burkini. Pourquoi ? Parce que tout simplement,
02:18derrière, il y a un message, il y a un message politique, il y a un message politique,
02:24de d'islamisation politique, bien sûr, et puis du communautarisme, de tout cela.
02:34Et donc, on le sait, c'est le fond de commerce de l'extrême-gauche.
02:39C'est probablement le cheval de bataille aujourd'hui de la Ligue des droits de l'homme
02:43que j'ose appeler maintenant, et je sais que j'aurais des ennuis avec ça,
02:49la Ligue des droits de l'islamisation du territoire français.
02:52Bon, ça, ce sont vos propos, monsieur le maire.
02:55Dans cette décision, on défend, selon vous, la montée du communautarisme ?
02:59Bien sûr, bien sûr qu'on défend la montée du communautarisme,
03:03parce qu'on le sait, le burkini, il y a quelques années,
03:07il n'y avait pas de problématique avec le burkini.
03:12Dans certains pays, on se bat pour, enfin, les femmes se battent
03:17pour avoir la liberté de se vêtir comme elles l'entendent,
03:20et de ne pas être sujettes de la soumission à l'homme
03:27et de son infériorité par rapport au port du vêtement.
03:31Et en France, on se battrait pour revenir sur ces libertés
03:37qui sont pourtant notre modèle, qui sont pourtant nos valeurs.
03:43Donc oui, il y a quelques années, il n'y avait pas ce vêtement,
03:46et aujourd'hui, très clairement, il y a cette volonté d'affirmer
03:53une identité qui est contraire à l'intégration,
03:56qui est contraire à la culture, aux traditions et aux valeurs françaises,
04:02pour attiser une certaine haine.
04:04Et je suis persuadé que derrière, évidemment,
04:07les LFistes et Mélenchon et tous leurs alliés,
04:12parce qu'il faut se rappeler quand même qu'il y a eu des alliances politiques,
04:17forcément l'encouragent, parce qu'encore une fois,
04:22c'est leur fonds de commerce électoral.
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