00:00Vous savez, moi alors j'ai suivi en dit tout le mal que je pensais par ailleurs de la politique
00:03pro-migrant de Pedro Sanchez
00:04pour pouvoir quand même dire cette chose-là, c'est que je crois que l'Espagne a mieux géré la
00:08crise à Ceuta
00:09que nous ne l'aurions fait si ça nous était arrivé, par exemple, je ne sais pas, sur nos plages
00:13corse ou je ne sais quoi.
00:14Moi j'ai le souvenir par exemple...
00:15Qu'est-ce qu'on aurait fait ? Comment on aurait géré ça ?
00:16D'ailleurs, comment ils ont géré ? Parce que le rapport trimant de 95% de ces individus vers le
00:23Maroc, il est dû à l'Espagne ?
00:25D'abord, l'Espagne a tout de suite envoyé des renforts militaires.
00:29Première chose, c'est-à-dire qu'en Espagne, lorsque les forces de l'ordre sont débordées,
00:33on sait que l'armée, c'est en dernier ressort le seul rempart qui peut permettre de sauvegarder un peu
00:37d'autorité de l'État.
00:38En France, on est très allergique à ça, déjà, première chose.
00:41D'autre part, il y a eu des scènes d'affrontements qui ont été documentées pour le coup,
00:45parce que les journalistes entre-temps avaient eu le temps d'arriver,
00:47entre un certain nombre de migrants qui refusaient de partir et les forces de l'ordre espagnoles.
00:51Alors, ça ne concernait certainement qu'une proportion assez réduite,
00:53parce que comme vous l'avez dit, la plupart d'entre eux, pour des raisons qui restent assez mystérieuses,
00:57sont repartis, peut-être voyant qu'ils avaient été dupés,
01:00qu'ils avaient été entraînés dans un mouvement collectif,
01:02mais que leur chance ensuite de pouvoir passer de l'autre côté de la Méditerranée était faible.
01:05En tous les cas, il y a, chez les individus résiduels qui étaient demeurés dans l'enclave espagnole,
01:11eu des affrontements avec les forces de l'ordre,
01:12et à la fin, ça a conduit en partie à un refoulement.
01:14Je ne suis pas certain qu'un responsable politique français
01:17aurait pris le risque d'envoyer les militaires sortir manu militari ou refouler,
01:25ou je ne sais quoi, des migrants à nos portes.
01:28Ça n'est pas certain.
01:29Et d'autre part, moi, j'ai le souvenir que lorsque, par exemple,
01:31vous avez des navires humanitaires,
01:34vous savez, ces fameuses ONG dont on soupçonne à bon droit
01:36qu'elles sont parfois de mèche avec les passeurs
01:38et qui ensuite viennent décharger leur cargaison de migrants dans nos villes,
01:43une fois qu'elles ont assuré pour leur compte la traversée.
01:45Lorsque c'est arrivé et que l'État, en dernière instance,
01:48n'avait pas su s'opposer au débarquement de ces migrants recueillis par une ONG,
01:55je me souviens que, malgré les démonstrations de fermeté,
01:58l'installation de zones tampons en définitive,
02:01au terme des procédures et surtout des vices de procédures
02:04qui avaient été enregistrés par les services compétents,
02:08la plupart, si ce n'est la totalité des passagers,
02:11avaient fini dans la nature en France,
02:13sans que nous ayons pu les en empêcher.
02:14Donc je crois que l'Espagne,
02:16qui est responsable en grande partie de ce qui lui est arrivé,
02:19a au moins su juguler une situation dont il n'est pas certain
02:21que nous, nous soyons en mesure de le faire dans des mêmes propositions.
02:24– Sous-titrage Société Radio-Canada –
02:29– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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