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  • il y a 6 heures
Transcription
00:01Marseille était en pleine canicule et Christine en pleine rupture.
00:06Tout ça faisait réapparaître les mots doux que sa mère lui avait toujours chuchoté.
00:14C'était le bon moment pour se barrer sur la route.
00:19Comme si la violence de sa mère ne suffisait pas, Christine avait perdu son père quand elle avait 5 ans.
00:26Elle était persuadée qu'il lui avait laissé une lettre d'adieu et que sa mère avait été assez sadique
00:30pour la lui cacher.
00:35Depuis le suicide de son père, Jean m'en a très peu parlé.
00:38Il avait hérité de cette lettre que son père avait appelée Gouffres et Merveilles.
00:43Il n'avait réussi à en lire que la première et la dernière phrase.
00:46Ça l'avait autant touché que révolté.
00:49Je trouvais que c'était un peu bizarre de mettre un titre à une lettre de suicide.
00:54Depuis le départ, la lettre de mon père était avec nous dans le sac de la caméra.
00:59Elle partait chercher sa lettre.
01:01Et moi, j'essaierai de lire la mienne.
01:04Ça c'est l'histoire de Dokasso.
01:14J'ai besoin de te dire qu'en fait, il y a des choses que non, tu ne sais pas.
01:19Je suis trop énervée comme doce.
01:21Pour moi, la lettre, c'est comme parler au creux de l'oreille de quelqu'un.
01:24C'est hyper intime.
01:25Celle-là, la nana, celle-là.
01:35Christine.
01:36Quoi ?
01:37Tu dors.
01:39Ben oui, je dors.
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