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  • il y a 23 heures
Edwige Diaz, vice-présidente du Rassemblement national et députée de la Gironde, dénonce les "promesses d'Emmanuel Macron qui n'ont pas été tenues" sur le financement des pompiers et l'achat de moyens aériens après les incendies qui ont ravagé plus de 32 000 hectares dans son département, en 2022.

Retrouvez "L'invité de 7h50" sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-7h50

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Transcription
00:00Bonjour Edwige Diaz. Bonjour, merci pour votre invitation.
00:02Vice-présidente du Rassemblement National, députée de la Gironde.
00:06Votre département meurtri par ce méga-feu qui a ravagé 42 000 hectares de pinettes, détruit plus de 240 maisons.
00:12Une catastrophe de cette ampleur était-elle évitable ?
00:16Oui, merci beaucoup de me donner la parole sur ce sujet.
00:19Vous l'avez dit, la Gironde est à nouveau meurtrie après les grands feux de 2022 par ces épisodes d
00:26'incendie.
00:27Je voudrais d'abord avoir une pensée, des remerciements à l'égard des Français, principalement les pompiers, bien sûr, les
00:37bénévoles, les citoyens, les élus locaux, les entrepreneurs, les agriculteurs et aussi les sylviculteurs.
00:43Vous saluez la gestion de crise ? Aucune victime civile ?
00:46Tant mieux. Je pense vraiment que ces drames étaient évitables. Pourquoi ? Parce qu'en fait, aucune leçon n'a
00:53été tirée de 2022.
00:54Moi, je me souviens des promesses qui n'ont pas été tenues, des problèmes d'Emmanuel Macron qui n'ont
00:59pas été tenues.
00:59Vous vous souvenez sur le renouvellement, le développement de la flotte aérienne, sur la construction d'une base de sécurité
01:06civile à Mont-de-Marsan qui finalement a été en tirée.
01:09Le budget de la sécurité civile a augmenté nettement depuis ces dernières années.
01:13Évidemment, on le voit bien, sinon on n'en serait pas à déplorer autant d'évacuations et autant de sinistres.
01:20Donc oui, je pense que ces drames auraient pu être évités.
01:23Nous, au Rassemblement National, nous avons été en pointe pour faire des propositions, pour améliorer le financement des SDIS,
01:30pour sanctionner plus sévèrement notamment les incendies d'origine criminelle.
01:35Nous avons aussi lancé un appel pour que le gouvernement entende l'appel justement des syndicats de sapeurs-pompiers qui
01:43veulent recruter davantage de sapeurs-pompiers volontaires.
01:45Malheureusement, tous nos appels n'ont pas été entendus.
01:47Alors là-dessus, vous dites améliorer le financement des SDIS, donc des services départementaux d'incendie et de secours.
01:53Vos votes à l'Assemblée Nationale ne reflètent pas forcément ça.
01:57En janvier dernier, vous avez voté contre un amendement de gauche qui, justement, permettrait de mieux financer ces services d
02:05'incendie et de secours en augmentant une taxe sur les assurances.
02:07Pourquoi avoir voté contre ?
02:08Merci de me donner la parole sur ce sujet pour démonter cette fake news qui a été relayée par nos
02:14opposants politiques, essentiellement de gauche,
02:16qui, eux, ont une véritable responsabilité en matière de lutte contre les incendies.
02:21Parce qu'en fait, nous, nous ne souhaitons pas augmenter la fiscalité sur les Français.
02:25Nous, nous avons déposé une proposition de loi pour améliorer le financement des SDIS.
02:30C'est-à-dire ne pas augmenter la taxe sur les Français, mais opérer une meilleure clé de répartition.
02:36Malheureusement, notre proposition de loi n'a pas été mise à l'ordre du jour.
02:39Et quand nous l'avons déposée par voie d'amendement, cet amendement a été rejeté à la fois par le
02:43Bloc Central et à la fois par la gauche.
02:44Ça coûte 6 milliards, les services départementaux d'incendie et de secours.
02:49Comment les finances ? On prend où cet argent, vu l'état des finances publiques ?
02:52Vous savez, à chaque moment de discussion budgétaire, nous déposons un contre-budget.
02:57Notre contre-budget de l'année dernière faisait état de 36 milliards d'euros d'économie.
03:02Donc vous voyez, en fait, de l'argent, en France, il y en a.
03:04Et d'ailleurs, les Français le savent, ils payent suffisamment d'impôts.
03:08C'est juste que cet argent est mal réparti.
03:10Donc vous dites que les financements de lutte contre l'incendie coûtent 6 milliards d'euros.
03:14C'est très probablement vrai.
03:16Simplement, en fait, combien coûtent les dégâts ?
03:18Là, vous voyez, combien coûtent les pertes économiques ?
03:21J'étais hier à une réunion avec les acteurs économiques qui nous disent
03:25« Au secours, le tourisme va mal ».
03:26Et d'ailleurs, je me permets de lancer un appel sur vos ondes.
03:30Il faut sauver le mois d'août et le mois de septembre ces mois touristiques.
03:34Parce que les propriétaires de camping, les ostréiculteurs, les restaurateurs, les saisonniers
03:38ont besoin de cette manne économique.
03:40Il y a une très mauvaise communication qui a été faite sur le sujet.
03:44Et donc moi, je le dis, je suis Girondine, nous avons un territoire magnifique.
03:47Nous pouvons vous accueillir en toute sécurité.
03:49La qualité de l'eau, la qualité de l'air sont présentes.
03:51Et donc, revenez sur le terrain et venez sauver notre tourisme estival.
03:55Vous le disiez, Edwige Diaz, vous disiez que cette catastrophe aurait pu être évitable dans son ampleur.
04:00On sait que ça aurait peut-être pu être évité si on s'était attaqué un peu plus franchement au
04:07changement climatique.
04:08Des incendies rendus plus violents par le changement climatique, ça, vous ne le contestez plus aujourd'hui au Rassemblement National
04:13?
04:13On ne l'a jamais contesté.
04:15Et là, pareil, je dénonce le faux procès, le procès en hypocrisie que nous ont fait nos opposants politiques.
04:19Nous n'avons jamais contesté le changement climatique.
04:22Et c'est d'ailleurs pour cette raison, en fait, que nous, nous voulons donner une place essentielle aux agriculteurs,
04:28notamment en matière de gestion de l'eau.
04:29Vous voyez, hier, j'étais sur le terrain, j'étais sur la commune du Temple, j'étais aux côtés de
04:33sylviculteurs.
04:34Ils m'ont expliqué, en fait, que quand vous avez une bande de pain et qu'à côté, vous avez
04:40une plantation de maïs ou de carottes,
04:42du fait que vous ayez irrigué ces plantations agricoles, eh bien, vous stoppiez l'incendie.
04:47Et c'est ce que j'ai vu hier de mes propres yeux.
04:49Sauf que qui sont opposés aux rétentions d'eau ?
04:52Par exemple, qui fait sans cesse la guerre aux agriculteurs ?
04:55Je le dis, ce sont les politiques de gauche.
04:57Pour irriguer, encore faut-il qu'il y ait de l'eau qui tombe ?
04:59Il n'y en a plus.
04:59En Gironde, il y a de l'eau dans les nappes souterraines, vous voyez.
05:02Donc, on a suffisamment d'eau en Gironde.
05:27Ces réactions, non mais voilà, le sujet est très sérieux.
05:30Nous sommes dans une situation de changement climatique.
05:33Nous le savons, nous le savons.
05:35Et même, je vais vous dire, il y a un rapport qui indiquait en 2010, par exemple, que la Gironde
05:38était un département sujet aux incendies.
05:41Qu'est-ce qui a été fait depuis ? Rien du tout.
05:43Donc, je le dis, les responsables politiques macronistes soutenus par la gauche ont, pour le coup, une véritable responsabilité politique
05:50dans les dégâts que nous subissons actuellement.
05:52Edwige Diaz, il y a cette réunion d'urgence aujourd'hui des ministres européens de l'intérieur après la crise
05:57de Ceuta.
05:58C'est 60 000 migrants qui sont arrivés en quelques heures dans l'enclave espagnole.
06:02Toute l'extrême droite, la droite européenne a crié à la submersion.
06:06Force est de constater cinq jours plus tard que la très grande majorité de ces personnes sont retournées au Maroc.
06:11Qu'aucune d'entre elles n'a mis le pied sur le continent européen.
06:14Est-ce que vous ne vous dites pas ce matin que vous avez surréagi ?
06:17Alors déjà, je ne me considère pas d'extrême droite.
06:19Et je considère que le Rassemblement National est tout à fait en phase avec les aspirations des Français qui estiment
06:25qu'il y a trop d'immigration dans notre pays et que les frontières ne sont pas protégées.
06:28A ce titre, je me permets de relayer la pétition lancée par notre partenaire de l'UDR, Éric Ciotti,
06:33qui veut réserver la libre circulation de l'espace Schengen aux nationaux de l'Union européenne.
06:39Et qui veut aussi instaurer des contrôles aux frontières espagnoles.
06:43C'est exactement ce que demande Jordan Bardella et Jordan Bardella a écrit un courrier en tant que président du
06:47groupe Les Patriotes pour l'Europe.
06:49Il a écrit un courrier à la présidence du Parlement européen précisément pour demander en fait la tenue d'une
06:54session extraordinaire du Parlement européen pour protéger l'espace européen et notamment les frontières françaises.
07:02Mais monsieur, qui peut croire qu'aucune de ces personnes qui ont violé une frontière ne se retrouveront pas en
07:11France ?
07:11Pardon, il y a un véritable appel d'air et je le dis, et Pedro Sanchez est responsable de cet
07:19appel d'air et fait le jeu des passeurs.
07:22Et moi vraiment, je soutiens les propos de notre partenaire de vote, Santiago Abascal, qui veut renvoyer les Marocains en
07:30situation d'illégalité.
07:31Est-ce que vous n'avez pas l'impression d'exploiter cette crise, justement pour vous en prendre au Premier
07:35ministre espagnol, Pedro Sanchez, dont la politique migratoire n'est en effet pas du tout celle que vous préconisez ?
07:40Parce que les images sont marquantes, mais la réalité, c'est ce que nous dit aussi l'agence européenne Frontex,
07:44les arrivées irrégulières en Europe, elles ont baissé de 40% sur les 4 premiers mois de l'année.
07:48C'est ça la réalité de l'immigration régulière aujourd'hui ? C'est une nette baisse ?
07:53Alors, pardon, mais nous avons en France entre 600 000 et 900 000 clandestins, donc je n'ai pas l
07:57'impression qu'il y ait une baisse de l'immigration clandestine dans notre pays.
08:01Vous savez, la politique du socialiste Pedro Sanchez, elle est contestée pas que par le Rassemblement National.
08:07Vous savez, il y a 22 dirigeants européens qui ont demandé une conférence en urgence, à laquelle d'ailleurs, c
08:13'est un courrier que Macron n'a pas signé.
08:15Vous voyez, donc en fait, c'est toute l'Union européenne, c'est tous les dirigeants de l'Union européenne
08:19qui se désolidarisent de la politique menée par le socialiste espagnol
08:23et qui disent stop à l'instrumentalisation des migrations et stop à l'entrée illégale qui donne droit à de
08:30la régularisation.
08:30À la tête de ce mouvement, il y a Giorgia Meloni en Italie, votre alliée italienne.
08:35Elle a rétabli les frontières avec l'Espagne ces derniers jours.
08:38Elle lui a refusé la solidarité européenne dont elle avait pourtant bénéficié, elle, en 2023,
08:42quand là aussi des milliers de migrants avaient débarqué sur l'île de Lampedusa.
08:46Donc, il fallait venir en aide à l'Italie il y a trois ans et laisser l'Espagne seule aujourd
08:50'hui et la pointer du doigt.
08:52Non, mais en fait, l'Espagne n'est pas victime de cette situation.
08:54L'Espagne a organisé cette situation migratoire.
08:57C'est ce socialiste Pedro Sanchez qui, lui, est favorable à la régularisation des clandestins qui a véritablement lancé un
09:04appel d'air.
09:05Donc là, vous comparez deux choses qui ne sont pas comparables.
09:07Et moi, vous savez, en tant que responsable politique française,
09:09eh bien oui, je le dis que nous devons protéger les Français de cette submersion migratoire
09:15dont, je le dis, les Français ne veulent pas, en réalité.
09:18On ne connaît pas, par exemple, aujourd'hui encore très précisément le rôle du Maroc dans cette histoire.
09:24On ne connaît pas les raisons de cet afflux soudain et qui n'a duré que quelques heures à Ceuta.
09:29Ça, ça n'a pas grand-chose à voir avec la politique migratoire de M. Sanchez.
09:32Il faudra, en effet, éclaircir le rôle du Maroc sur cette situation.
09:36Mais c'est vrai que si le Maroc ne faisait pas preuve de coopération et ne reprenait pas ses clandestins,
09:43eh bien, en effet, je pense que nous aurions des moyens de coercition.
09:45Vous savez, l'Union européenne, entre 2021 et 2025, a attribué 2 milliards de subventions au Maroc,
09:52dont 200 millions, notamment pour gérer la question migratoire et faire la lutte contre les passeurs.
09:57Donc, si le Maroc n'a pas rempli son contrat, il faudra, en effet, suspendre les financements européens.
10:02Edwige Diaz, un mot de cet arrêté d'expulsion qui vise la chroniqueuse russe pro-Kremlin, Xenia Fedorova.
10:09Comment vous qualifiez, vous, cette décision du gouvernement ?
10:12Écoutez, je n'ai pas été dans le détail. Je regarderai un petit peu plus tard et je vous dirai
10:15prochainement.
10:17Parce qu'on sent un certain embarras au sein du RN. Vous n'êtes pas tous d'accord là-dessus.
10:20Thierry Mariani, notamment, a dit qu'on fait taire une des rares voix dissonantes dans la presse française
10:25qui ne répétaient pas le récit autorisé sur l'Ukraine.
10:28Écoutez, moi, je n'ai pas affaire d'ingérence et je le dis, j'ai été très prise par la
10:32question des incendies en Gironde ces derniers jours.
10:34Ce qui m'a pris beaucoup de temps, j'ai fait beaucoup de visites de terrain, je suis venue en
10:38aide à des sinistrés.
10:39Je me suis engagée en tant que citoyenne et donc, oui, désolée, vous savez la situation qu'a connue la
10:43Gironde.
10:44Et donc, malheureusement, j'aurais aimé consacrément faire autre chose,
10:48mais malheureusement, il a fallu que je gère les priorités.
10:51Et donc, oui, je le dis, j'ai été aux côtés de Sinistré en Gironde et j'ai tenu mon
10:54rôle de responsable politique girondine.
10:56Edwige Diaz, vice-présidente du RN, invité d'Inter ce matin.
11:00Merci et bonne journée.
11:01Merci.
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