- il y a 9 minutes
Les incendies en Gironde et dans l'Aude sont fixés, mais les préfectures appellent à la vigilance alors que des reprises sont parfois à craindre. Ce lundi 3 août va être marqué par des très hautes températures, ce qui peut notamment favoriser ces incendies. 20 départements sont placés en vigilance orange "canicule" et 36 sont en risque "élevé" de feux de forêt.
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00:00Absolument, depuis 19h, les automobilistes, juste derrière moi, peuvent à présent accéder à la départementale 106.
00:07Ces automobilistes qui s'enchaînent sur cette voie d'insertion, les gendarmes gèrent sur le rond-point la circulation.
00:15Alors rappelez-vous, cette route était un point stratégique à défendre pour les pompiers.
00:19C'est la seule route qui permet d'accéder à la presqu'île de l'Eche-Cap-Ferret.
00:23Les habitants qui ont pour certains attendu plusieurs heures ici en attendant que les gendarmes ouvrent la route.
00:28Et bien maintenant, il y a tellement d'automobilistes qu'il y a des bouchons sur cette départementale.
00:33Et depuis 19h, ils peuvent maintenant rentrer chez eux, mais depuis cet après-midi, ils ne pouvaient pas.
00:39La circulation était bloquée. Seul le bourg de l'Eche-Cap-Ferret était accessible dès 14h, car les pompiers étaient
00:46en train de terminer des travaux de pare-feu.
00:48Alors au total, 50 000 personnes avaient dû évacuer de la commune de l'Eche-Cap-Ferret.
00:53Mathis Pires, en direct de l'Eche-Cap-Ferret, vous voyez ces images en direct, effectivement, avec ces voitures qui
00:58peuvent enfin rentrer dans leur commune.
01:02Ces habitants, bien sûr, éprouvés par des jours et des nuits d'angoisse commandant.
01:07Quelle recommandation, premier conseil, vous pourriez donner à ces habitants dont on sait qu'ils ont connu le traumatisme ces
01:13derniers jours ?
01:13Déjà, un réel respect pour leur coopération et leur capacité à avoir écouté les consignes des autorités.
01:19Mais en termes de consignes, vous dire que dès lors qu'ils vont réintégrer, il y a forcément déjà un
01:23peu le risque de l'impact psychologique de retrouver son lieu de vie
01:26qui potentiellement pourrait être modifié dans son bâti lui-même ou uniquement son paysage avoisinant.
01:31Ça, ça peut être le premier choc.
01:32Donc ne pas hésiter à en communiquer à ses proches.
01:35Et les différentes municipalités vont mettre des mécanismes en place pour soutenir psychologiquement les personnes qui vont réintégrer.
01:41Et vous dire aussi finalement que quand on réintègre son bâtiment, il y a potentiellement des poches de fumée qui
01:45se sont accumulées à l'intérieur dans un milieu qui est confiné.
01:47Bien ne surtout pas hésiter à du coup aérer, ouvrir les fenêtres, ouvrir les portes pour justement assurer une ventilation
01:53totale de la maison ou de l'appartement, peu importe.
01:57Et aussi vous dire qu'il faut garder à l'esprit que malheureusement, on est sur une saison de toutes
02:02les surprises, tous les dangers.
02:03Et qu'il n'est pas exclu qu'avoir un sac prêt avec une ordonnance, des médicaments, de quoi tenir
02:1112 ou 24 heures en termes de nourriture, d'alimentation,
02:15pour pouvoir, si jamais il y avait un autre élément majeur qui viendrait menacer leur lieu de vie, préparer ce
02:21sac, c'est aussi intéressant.
02:22Et je pense que c'est un réflexe qu'on devrait tout et tout savoir, peu importe la situation, pas
02:25uniquement sur l'effet de forêt, mais sur tout type de catastrophes naturelles.
02:27Et c'est donc vous dire que c'est qu'une d'urgence, je pense qu'il faut commencer à
02:30en parler, un peu l'infuser auprès de tout le monde pour être prêt en cas de situation exceptionnelle,
02:36à avoir une réponse exceptionnelle, à partir, mais partir avec des affaires et ne pas se retrouver décontenancé face à
02:41la fatalité qu'on peut rencontrer.
02:42Message de prévention extrêmement important. Nous sommes en direct avec Montaigne Renaud. Bonsoir, merci beaucoup d'être avec nous.
02:49Merci de prendre quelques minutes sur BFM TV pour nous parler. Vous êtes gérante d'une épicerie à Ares et
02:55vous avez pu rouvrir aujourd'hui, c'est ça ?
02:58Alors moi, j'ai réouvert aujourd'hui, mais on a été remis sur la presqu'île. C'est quand qu
03:05'on a été réouvert ?
03:08Exactement. Non, c'était samedi. Du coup, vu que moi, je suis restée sur les feux toute la semaine, j
03:15'étais un peu fatiguée, le temps de remettre aussi l'épicerie en état.
03:19Je n'ai réouvert qu'aujourd'hui, mais voilà, on est là.
03:24Dans quel état d'esprit vous êtes maintenant que vous avez pu rouvrir ?
03:29Stressée, pas bien, mais là, figurez-vous qu'on est avec le maire et tous les commerçants.
03:34On avait une réunion, on vient de sortir de cette réunion, donc c'est pas plus mal qu'on puisse
03:39parler maintenant.
03:40Le maire a été présent, il nous a tous convoqués, donc que ce soit restaurateur, l'université, tous les corps
03:47de métier qu'il y a sur Ares.
03:49On a fait une réunion et ils nous ont beaucoup aidés.
03:53Il nous a parlé de beaucoup de choses.
03:56Il est vraiment à même à mettre des choses en place pour nous soutenir, que ce soit économiquement,
04:02parce qu'avec les assurances, c'est très compliqué, je ne vous cache pas.
04:05Ils font tout pour qu'on ne puisse pas être indemnisé.
04:10C'est compliqué, les démarches avec les assurances, Montaigne ?
04:15On en a parlé tous ensemble, ça a été un gros sujet de débat toute la soirée.
04:22On est tous dans le même bateau, plus ou moins, étant donné que si on n'a pas brûlé, on
04:28n'est pas indemnisé.
04:30Après, comme le maire disait, il va faire un gros appui au niveau de la préfecture, au niveau de tout
04:34le monde,
04:35au niveau aussi des assurances également, pour dire que si on n'était pas ouvert,
04:40comment vouliez-vous qu'on puisse marcher économiquement ? Ce n'est pas réalisable.
04:44Donc, on essaie de faire pression, mais tous individuellement, on avait déjà tous appelé nos assurances
04:49et ils nous ont tous dit à peu près le même discours.
04:52Quel impact, justement, cela a eu, ces incendies ont eu, justement, sur votre épicerie ?
05:00Tout, c'est-à-dire que nous, on fait quand même la majorité de notre chiffre d'affaires,
05:0375% de notre chiffre d'affaires en été, donc sur la pleine saison.
05:08Et là, du coup, outre le fait qu'on a dû fermer pendant 10 jours,
05:12là, c'est le petit peu de tomber économique qui tombe derrière.
05:15Tout le monde annule ses réservations, parce qu'on était également avec des gérants de camping,
05:19des gérants de conciergerie, qui nous ont dit que ça n'a pas arrêté d'appeler
05:23pour annuler toutes les réservations.
05:25Ils n'ont plus de réservations du tout.
05:28Merci beaucoup, Montaigne-Renaud, d'avoir été avec nous.
05:31On entend votre message, ces difficultés aussi avec les assureurs.
05:34Et vous nous apprenez, effectivement, qu'il y a eu cette réunion avec le maire,
05:37notamment, pour échanger sur les dispositifs d'aide.
05:40Et ce sera, évidemment, un très gros sujet majeur
05:44pour toutes ces entreprises qui ont été touchées par ces incendies.
05:48Nous sommes aussi en direct avec Stéphanie Rossignol.
05:51Bonsoir, madame. Merci beaucoup d'être avec nous.
05:53Vous êtes infirmière, sapeur-pompier volontaire, OSDIS 33, en Giron, donc.
05:57Vous êtes aussi psychopraticienne.
06:00Évidemment, on voit ces images aussi sur BFM TV.
06:02On les a vues il y a quelques instants avec notre reporter Mathis Piresse,
06:04de ses habitants qui ont pu regagner leur domicile à l'Eche-Cap-Ferret.
06:08Comment est-ce qu'on peut au mieux gérer ce retour après des jours et des nuits d'angoisse ?
06:15Déjà, ça va être les accompagner, tous ces gens,
06:21leur faire prendre conscience de ce qui s'est passé.
06:25Les accompagner dans cette perte.
06:29Alors souvent, ils s'expriment en disant qu'ils ont tout perdu.
06:34C'est les inviter surtout à prendre conscience qu'ils n'ont pas tout perdu,
06:38et notamment la vie, leurs amis autour, le soutien, la solidarité qui sera là
06:44et qui les aidera à se reconstruire.
06:47Vous veniez de parler justement de tout ce qui était assurance.
06:50Effectivement, c'est leur faire comprendre en fait que dans cette épreuve difficile,
06:56il y a du renouveau après, il y a des choses à reconstruire.
07:01Et ça, on le fait aussi en les accompagnant, en écoutant,
07:06en ayant une écoute bienveillante, une écoute active,
07:10et surtout en rebondissant sur leurs paroles,
07:13sur ce qui leur fait exprimer, tout ce qu'ils ressentent,
07:18tout ce qu'ils ont ressenti également.
07:20Souvent, ils se chargent aussi d'une charge, on appelle ça une charge mentale,
07:24c'est-à-dire qu'ils ont imaginé aussi beaucoup de choses
07:26par rapport à ce qui a été vu à la télé.
07:28Et notamment, c'est les témoignages aussi de gens
07:31qui auront été sur le terrain comme nous
07:32et qui pourront les rassurer aussi sur ce qu'on a vu,
07:36ce qu'on a ressenti, sur toute cette solidarité aussi
07:39entre sapeurs-pompiers, avec aussi toutes les forces de l'ordre,
07:43les gens qui étaient là pour éteindre le feu,
07:45que ce soit, comme je disais, la DFCI,
07:47que ce soit les habitants des villages, il y aura tout ça.
07:52Oui, parce que pendant l'évacuation, c'est vrai,
07:55il fallait agir dans l'urgence, au retour,
07:57il faut parfois constater des dégâts.
07:59Alors, bien sûr, il y a des maisons qui ont été épargnées,
08:02d'autres qui sont détruites, largement touchées.
08:05Psychologiquement, c'est peut-être ça le plus dur, le retour aussi.
08:09Le retour, exactement.
08:10Alors, juste là, le retour était organisé aussi
08:12avec des cellules, justement, psychologiques,
08:16avec des psychologues qui faisaient déjà des premiers bilans
08:18sur l'état des personnes, notamment la santé mentale,
08:25parce que c'est ça qui va être le cœur du sujet.
08:28Toutes ces personnes, comme vous dites, dans les évacuations,
08:31qui ont été assez secouées,
08:35qui ont vécu plusieurs évacuations,
08:37puisque au départ, on part et puis on se dit,
08:39bon, ça ne va pas durer longtemps.
08:40Et puis, finalement, c'est d'évacuation en évacuation.
08:43Donc, à chaque fois, ça a été un peu en dents de scie.
08:49La situation était telle qu'on ne savait pas trop quoi dire,
08:53ils ne savaient pas trop, eux, quoi comprendre non plus.
08:56Il y a tout ça à mettre en avant aussi.
09:00Il y a bien sûr le choc, la détresse, l'angoisse,
09:03l'inquiétude des habitants.
09:05Il y a aussi le choc, la détresse et l'angoisse aussi
09:08des pompiers qui ont vécu cette guerre du feu au plus près.
09:13Comment on soigne au mieux les corps et les esprits ?
09:15Alors, nous, effectivement, l'unité de soutien psychologique
09:20dont je fais partie, donc en étant infirmière,
09:22il y a des psychologues.
09:22On a aussi une association même européenne
09:26des psychologues des 10 de toute la France.
09:30et les pompiers sont maintenant habitués
09:36parce que pendant les formations initiales,
09:39ils ont des formations pour gérer le stress,
09:42gérer le stress des victimes
09:43et pour comprendre surtout l'importance,
09:46la nécessité de prendre soin de leur santé mentale
09:50comme ils prennent soin de la santé physique,
09:52comme ils s'approprient aussi les méthodes dans les manœuvres
09:56de tout ce qui est l'apprentissage,
09:58de tout ce que le sapeur-pompier doit savoir.
10:00Donc, ça fait partie de ce fameux trépied qu'on appelle
10:03des trois choses qui doivent être travaillées.
10:08Donc là, après ça, c'est tous ces bilans qui sont faits
10:11où on va questionner sur le moral, sur l'humeur et sur l'épuisement.
10:17C'est les trois données qu'on interroge pour savoir un petit peu,
10:21pour prendre un petit peu la température, on va dire,
10:23et pour après, du coup, pouvoir engager des suivis,
10:30des entretiens individuels ou des groupes de parole.
10:33C'est en fait qu'ils puissent déposer quelque part
10:37ce qu'ils ont vécu, ressenti,
10:39et tout ce qu'ils ont pu interpréter aussi,
10:41dans tout ce qu'ils ont vécu aussi,
10:42pour en parler avec les autres.
10:44Ils ont l'habitude aussi de faire ce travail-là.
10:47Est-ce que vous avez eu à soigner des pompiers
10:51qui ont été engagés durement dans cette gare du feu en Gironde ?
10:56Oui, oui, bien sûr, puisque j'ai été sur le terrain depuis le début.
11:00Et notamment, voilà, aller un petit peu,
11:04ils viennent juste prendre un petit peu d'essence,
11:06parce que c'est là où on avait au départ le ravitaillement.
11:10Et puis, c'est aller les questionner,
11:12savoir depuis combien de temps ils sont là, d'où ils arrivent,
11:15parce qu'ils arrivaient effectivement de toute la France.
11:17Donc, ils avaient traversé toute la France,
11:19ils avaient fait aussi des kilomètres,
11:21déjà avant d'arriver sur ce feu
11:23et avant d'être là pour le combattre.
11:25Donc, il y a aussi toute cette fatigue-là derrière.
11:28Donc, on parle de le moral, l'humeur, l'épaule,
11:31c'est aussi, c'est prendre en compte
11:33qu'on est tous des êtres humains,
11:34et que ces êtres humains, là,
11:36ils avaient une vie juste avant cet incendie-là.
11:38Ils viennent dans le cœur de la quinte,
11:40et puis, il y a plein d'espaces
11:42qui font qu'ils peuvent effectivement
11:44se retrouver en difficulté.
11:46– Merci beaucoup Stéphanie Rossignol,
11:48infirmière, sapeur-pompier volontaire,
11:50OSDIS 33, psychopraticienne.
11:52Merci beaucoup d'avoir été avec nous
11:54sur BFM TV, commandant Sceptique Adimala.
11:56C'est vrai que parfois, le retour à la caserne
11:58est peut-être encore plus difficile
12:00que l'intervention au chaud auprès des flammes.
12:05– C'est ce qu'expliquait justement
12:06l'infirmière lieutenant Rossignol.
12:07Finalement, déjà, le sapeur-pompier,
12:09par définition, c'est une éponge.
12:10Lui, il est là pour absorber énormément de…
12:12Déjà, il est là pour absorber un risque,
12:14il est là pour apporter une réponse,
12:15il est là pour absorber la détresse des gens,
12:18et on essaie de ne pas trop en dire sur le terrain
12:21pour finalement rassurer les personnes.
12:23Mais en fait, ce mécanisme, il a des limites,
12:25et nos sapeurs-pompiers, nos sapeurs-sauveteurs,
12:27tous ceux qui sont partis au front,
12:29là, on est quand même sur une saison
12:30qui sort un petit peu d'ordinaire,
12:31et je le rappelle, on a perdu 4 sapeurs-pompiers,
12:34et volontaires et professionnels.
12:35En fait, c'est toute la corporation
12:36qui a été touchée, toutes et tous, en fait,
12:38on sait, quand on voit ces 4 morts au feu,
12:40on voit très bien le type de profil que c'était,
12:43c'était des super gars, très concrètement,
12:45passionnés, qui étaient là,
12:47parce qu'ils voulaient en faire de leur passion,
12:49soit un temps consacré dans leur temps,
12:53ou finalement, juste tout simplement,
12:54en faire leur métier,
12:55et finalement, vous dire que, oui,
12:57la corporation de la sécurité civile
12:58a pris un coup dur,
13:00elle a besoin d'être soutenue,
13:01elle a besoin d'être soutenue par les citoyens,
13:02mais aussi par leur hiérarchie,
13:03et ils le verbalisent.
13:05Très concrètement, il faut le dire aussi,
13:06il ne faut pas avoir honte de dire
13:07que justement, nos pompiers,
13:08nos sapeurs-sauveteurs ont aussi besoin
13:09d'être soutenus par leur hiérarchie,
13:11mais aussi par la population.
13:12Ils ont besoin d'être rassurés aussi,
13:14d'être capables de partir sur opération
13:15avec du matériel qui leur permettra
13:17de faire au mieux leur mission,
13:18et finalement, tout ça,
13:20ça contribue un petit peu
13:21à cette logique de soutien
13:23qui, à mon sens, sera nécessaire
13:24pour les prochaines semaines,
13:25les prochains mois,
13:27et on l'espère en tout cas,
13:28cette saison, elle ne doit pas
13:30être balayée d'un revers de main
13:31au mois de septembre
13:32dès qu'on sera sur la rentrée.
13:33Il est impératif que,
13:35déjà en termes de prévention,
13:36on rappelle que le feu de forêt,
13:37ça devient un risque omniprésent
13:38sur le territoire national,
13:39sur une saison qui est plus élargie,
13:40et que nos pompiers aussi
13:41ont besoin d'être écoutés
13:42sur différentes revendications,
13:44et à la fois sur leur sécurité,
13:45mais aussi sur leur manière
13:46d'être considérés auprès de tous.
13:48– Et les pompiers ont payé
13:49un lourd tribut, vous l'avez rappelé,
13:50c'est aussi grâce aux pompiers
13:51qu'il n'y a pas eu de victime civile,
13:54et c'est évidemment très important
13:55de le noter.
13:56Nous sommes en direct
13:57avec Aurélie Delabre,
13:59directrice de cabinet du maire
14:00de l'Age Cap-Ferret.
14:02Bonsoir, madame.
14:03Merci beaucoup d'être avec nous
14:04sur BFM TV.
14:05Alors, on le sait,
14:06depuis 19 heures,
14:06les habitants de l'Age Cap-Ferret
14:08peuvent enfin rentrer chez eux.
14:10Comment s'est organisé le retour ?
14:13– Alors, le retour s'est organisé,
14:15déjà, bonsoir à tous,
14:16le retour s'est organisé
14:17en deux étapes,
14:18suite aux consignes données
14:19par madame la préfète,
14:21nous avons d'abord réintégré
14:22le Bourg-de-Lège,
14:23c'est-à-dire le nord de la Presqu'Île,
14:25depuis 14 heures,
14:26et depuis 19 heures,
14:28c'est-à-dire depuis une petite demi-heure,
14:30nous pouvons permettre aux résidents
14:31de l'ensemble du reste de la commune,
14:33c'est-à-dire de Claoué au Cap-Ferret,
14:35de rentrer chez eux,
14:36puisque la route unique d'accès
14:38à la Presqu'Île vient d'être réouverte.
14:40Alors, nous avons effectivement
14:41un peu de bouffons
14:42comme nous en avons l'habitude
14:43sur la commune,
14:44et on comprend l'impatience
14:45de nos concitoyens à rentrer,
14:47mais pour l'instant,
14:49le retour se passe dans le calme,
14:50et pour les gens
14:51qui seraient un petit peu
14:52dans les bouffons,
14:53on leur demande de la patience,
14:54et surtout de respecter strictement
14:56les consignes de restriction
14:57d'accès aux zones brûlées.
14:59Qu'est-ce qui reste encore
15:00le plus difficile pour vous
15:02aujourd'hui dans cette gestion de crise,
15:03et notamment pour gérer
15:04ce retour des habitants ?
15:06Alors, je dirais le plus difficile,
15:09ça va être d'abord
15:10de nous pensons aux sinistrés,
15:12donc il faut penser qu'effectivement,
15:14nous sommes ravis d'accueillir
15:15nos concitoyens pour lesquels,
15:16qui sont restés 13 jours
15:18loin de leur commune,
15:19loin de leur maison,
15:20mais il faut penser
15:21qu'il y a 22 familles
15:22qui ont perdu leur maison,
15:24donc nous travaillons en priorité
15:25pour accompagner ces familles
15:26sur le plan psychologique,
15:28sur le plan financier,
15:29sur le plan administratif,
15:31donc ça a été la priorité
15:32d'aujourd'hui.
15:33Et puis, nous travaillons également
15:35sur la deuxième priorité,
15:36qui est le soutien
15:37aux acteurs économiques,
15:38puisqu'effectivement,
15:39cet incendie va avoir
15:41à empêcher les entreprises
15:43de travailler
15:43pendant un certain temps
15:44et elles vont avoir
15:45quelques jours
15:45pour se remettre en route.
15:47Donc, nous allons être aux côtés
15:49de l'ensemble
15:50de nos acteurs économiques
15:51pour les aider à reprendre
15:52leur activité
15:53le plus vite possible.
15:54Combien de temps faudra-t-il
15:55pour retrouver
15:56une situation normale ?
15:59Je ne m'avancerai pas
16:00à vous le dire.
16:01En revanche,
16:02ce que je peux vous confirmer,
16:03c'est que l'ensemble
16:03des services de la mairie unie,
16:05les agents, les élus,
16:06tous nos partenaires,
16:08la communauté d'agglomération,
16:09les services de l'État
16:10sont tous mobilisés
16:11pour faire en sorte
16:13que le retour
16:14se passe le mieux possible.
16:15L'accompagnement
16:16administratif financier
16:17des entreprises
16:18se passe le mieux possible
16:19pour qu'elles puissent
16:20recommencer à travailler
16:21de manière opérationnelle.
16:23Effectivement,
16:23il y a des stigmates
16:24qui sont sur nos paysages
16:26qui sont évidemment durables.
16:28Et encore une fois,
16:28je ne parle pas
16:29des maisons sinistrées.
16:30Et nous avons effectivement
16:31la route d'accès
16:33au Grand-Croix,
16:34c'est-à-dire
16:34la plage-océane du Nord
16:35qui, elle,
16:36sera fermée jusqu'à nouvel ordre.
16:38Pour le reste,
16:39le reste de la presquim
16:40n'a pas été touchée
16:41par l'incendie.
16:41Donc,
16:42on va être plutôt
16:42sur la manière
16:43de revivre ensemble
16:44et de retrouver nos repères.
16:47Merci beaucoup,
16:47madame,
16:48d'avoir été avec nous,
16:49Aurélie Delab,
16:50directrice de cabinet
16:50du maire de l'Ege Cap-Ferré.
16:52On a suivi,
16:52avec nos reporters
16:53sur place en direct,
16:55le retour de ses habitants
16:56après des jours
16:57et des nuits d'angoisse.
16:58On le rappelle,
16:58en Gironde,
16:59c'était la plus grosse opération
17:00d'évacuation,
17:00tout simplement,
17:0424 000 personnes
17:05qui avaient été évacuées
17:06et, heureusement,
17:07ces personnes peuvent enfin
17:09rentrer chez elles.
17:10Mico,
17:11Blujon,
17:11Merède,
17:12d'un mot notamment
17:13sur les recommandations,
17:13les conseils qu'on peut donner
17:14à ces personnes
17:15qui nous regardent peut-être
17:16au moment de rentrer chez elles.
17:18Il y a une part de soulagement,
17:19bien sûr,
17:19mais ce retour est dur.
17:21Oui,
17:21la réintégration,
17:22elle est difficile.
17:22Ça a déjà été évoqué
17:23par les collègues
17:24sur la dimension,
17:24notamment psychologique.
17:26Mais il faut bien comprendre ici
17:27qu'il n'y a pas
17:27une disparition du risque,
17:28surtout que nous ne sommes,
17:29encore une fois,
17:30que le 3 août
17:31et dans ce contexte,
17:32nous ne sommes en réalité
17:33qu'au début de la saison
17:35de feux de forêt.
17:36On sera là
17:36à parler sans doute
17:37des feux de forêt cette année
17:38qui était une année exceptionnelle
17:40mais qui va être une année
17:41qui va être a priori répétée
17:44dans les années
17:44qui vont arriver
17:45jusqu'à septembre,
17:46peut-être même
17:47jusqu'à début octobre.
17:48Donc ça,
17:48il faut bien avoir conscience.
17:50Donc dans ce contexte-là,
17:51le retour chez soi,
17:53ce n'est pas un retour à la normale
17:54et de fait,
17:55il y a quelques précautions
17:56effectivement à prendre,
17:57notamment sur la question
17:58du nettoyage de sa maison.
18:00Le nettoyage à sec,
18:01c'est la pire des choses à faire
18:03pour une raison simple,
18:04c'est que vous allez remettre
18:05en circulation dans l'air
18:06les particules
18:06qui auront été accumulées
18:08pendant les incendies
18:09et de fait,
18:10là-dessus,
18:10il faut essayer
18:11de vraiment se focaliser
18:12sur du nettoyage à l'eau,
18:13du haut vers le bas,
18:15utiliser des lingettes,
18:17utiliser des serpillères.
18:18Ça paraît bête
18:19dit comme ça
18:19mais c'est obligatoire
18:21pour essayer de justement
18:22ne pas remettre
18:22les particules nocives
18:24en suspension dans l'air.
18:25Et puis ensuite,
18:26il y a ceux qui ont des batteries,
18:27ceux qui ont des panneaux solaires
18:28chez eux,
18:28parce que ce sont des régions
18:29évidemment particulièrement
18:30ausoleillées.
18:31Et là,
18:31il ne faut surtout pas
18:32les toucher,
18:33il ne faut pas les relancer,
18:35notamment si vous voyez
18:35que votre batterie,
18:36elle est déformée,
18:37elle est gonflée,
18:38peut-être même elle est noircie.
18:39Il faut absolument,
18:40absolument faire contrôler
18:41l'installation
18:42parce que si elle est endommagée,
18:44en fait,
18:44surtout si c'est une batterie
18:45lithium-ion,
18:46vous pouvez avoir
18:47un emballement thermique retardé.
18:49Donc faites très attention
18:50pour tous ceux
18:51qui ont des panneaux solaires
18:51et des batteries chez eux.
18:53Et merci Nico
18:54pour ces conseils de prudence
18:55et ces recommandations.
18:56En 19h35 sur BFM TV,
18:57on surveille toujours
18:58bien sûr la situation
18:59dans le Var,
19:00un feu hors normes,
19:01dit le préfet,
19:02qui n'est toujours pas fixé.
19:03Il est certes stabilisé,
19:04mais attention,
19:05attention au vent fort
19:06et Clémence Renard,
19:07on vous retrouve,
19:07vous êtes justement
19:08auprès des pompiers.
19:10On est en train de suivre
19:11des colonnes
19:12des sapeurs-pompiers
19:13du Var
19:14qui sont en train
19:14de mener
19:15des opérations
19:16de noyage ce soir.
19:18On voulait vous montrer,
19:18regardez ces paysages
19:20complètement vallonnés,
19:21très difficiles d'accès.
19:23Ces soldats du feu,
19:23ils ont dû escalader
19:25sur plusieurs dizaines
19:26de mètres
19:27pour pouvoir mener
19:29à bien cette opération
19:30avec, vous voyez,
19:31ces lances qui sont déployées,
19:33lances d'environ 60 mètres.
19:35Voilà le gros travail
19:36des pompiers,
19:38ça a été le cas
19:38toute la journée,
19:39ça sera le cas encore
19:40ce soir,
19:40c'est de traiter
19:42cette lisière,
19:43noyer les points chauds.
19:44Ce qu'ils sont en train
19:45de faire,
19:45c'est qu'ils sont en train
19:46de noyer en priorité
19:47les fumeroles
19:48et les souches,
19:49mais ce que nous ont expliqué
19:50les soldats du feu
19:51là sur place,
19:52c'est qu'ils en profitent
19:53pour noyer la zone entière
19:54pour éviter
19:55toute reprise de feu.
19:57Il fait toujours
19:57très chaud ici
19:58et il y a surtout
20:00beaucoup de vent,
20:01des bourrasques
20:01jusqu'à 50 km heure,
20:03des conditions
20:04météorologiques
20:04très compliquées
20:05qui peuvent attiser
20:06les flammes,
20:07créer, recréer
20:08des reprises de feu
20:10comme on a pu en voir
20:11cet après-midi.
20:12Voilà les pompiers
20:12qui sont toujours mobilisés
20:14sur le terrain
20:14et qu'ils le seront
20:15toute la nuit.
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