00:00Des caméras de surveillance détruites, des policiers qui espionnent leurs proches,
00:04des accusations de surveillance de masse aux Etats-Unis,
00:07Flock, une entreprise qui lit les plaques d'immatriculation, suscite une contestation grandissante.
00:11Avec 120 000 caméras déployées dans 49 États américains,
00:14Flock Safety est la plus grande société dans le pays de dispositifs de lecture automatisée des plaques d'immatriculation sous
00:21ligne CNL.
00:22Ces équipements, fixés sur des véhicules ou au bord des routes, photographient les plaques d'immatriculation
00:26ainsi que d'autres signes distinctifs des véhicules et les enregistrent dans une base de données.
00:30L'entreprise travaille avec plus de 5 000 services de police et a permis d'identifier des personnes ayant disparu
00:35ou commis des crimes.
00:36Mais depuis 2024, CNN relate l'existence d'au moins 28 cas d'abus de ce système de la part
00:41d'agents de police aux Etats-Unis
00:43qui ont ensuite été licenciés ou ont démissionné.
00:45Le média s'appuie sur un décompte de l'Institute for Justice, une association pour la défense de l'intérêt
00:50public.
00:51Dans la majorité des cas, les agents consultent ce système pour suivre des personnes avec qui ils ont eu
00:55ou voudraient avoir des relations intimes, que ce soit des partenaires, des ex-partenaires ou des inconnus.
01:01Les policiers peuvent effectuer facilement des recherches car ils n'ont pas besoin de mandat pour accéder au logiciel.
01:06Après la révélation d'abus, le département de police du Milwaukee, dans l'état du Wisconsin,
01:11exige désormais un numéro de dossier et une explication pour justifier l'utilisation de ces caméras.
01:17D'après des données analysées par le média spécialisé sur la technologie 404 Média,
01:21la police les aurait utilisées sur l'ensemble du territoire plusieurs centaines de fois
01:25pour rechercher des individus particuliers et non des véhicules.
01:28L'ICE, la police de l'immigration, s'est également servi des données récoltées par FLOC
01:32et a obtenu des informations en faisant la demande auprès des services de police locaux
01:36sans avoir de contrat avec l'entreprise.
01:38Les données récoltées par les appareils de surveillance sont conservées pendant 30 jours.
01:42Elles peuvent être échangées entre plusieurs services de police locaux
01:45et aussi avec le ministère de la Sécurité intérieure.
01:48Face à la crainte d'un système de surveillance généralisé,
01:50plusieurs personnes ont détruit ces caméras
01:52tandis qu'elles ont été retirées ou couvertes dans certaines communes.
01:55Selon le site d'IFLOC cité par le Washington Post,
01:5895 municipalités ont rejeté ou annulé des contrats ou désactivé les caméras.
02:02Et dans la ville de Troy, dans l'état de New York,
02:04la maire républicaine a même déclaré l'état d'urgence,
02:07une mesure généralement réservée en cas d'inondation ou de blizzard
02:10face aux pressions des habitants
02:11pour ne pas renouveler le contrat de leur ville avec la société FLOC.
02:15De son côté, l'un des fondateurs de la société, Garrett Langley,
02:18assure avoir pris des mesures pour lutter contre les services de police
02:22qui abusent de son système
02:23avec le lancement d'un outil d'audit assisté
02:26qui permet d'alerter un contrôleur en cas d'utilisation anormale,
02:30rapporte CNN.
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