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  • il y a 21 heures
Après plusieurs mois de galère, de blessures, de défaites et de doutes, Luca Van Assche a retrouvé la lumière en remportant à Estoril le premier titre ATP de sa carrière. Une semaine fondatrice, marquée par des combats en trois sets, une victoire de prestige contre Andrey Rublev et une finale remportée au mental. Mais derrière le trophée, le Français de 22 ans revient surtout de loin. Habitué à gagner chez les juniors puis rapidement installé dans le Top 100, il avait mal vécu sa chute au classement et s’était même demandé : "Est-ce que c’est vraiment ça que j’aime faire ?"

Dans une longue interview accordée à Tennis Actu, Luca Van Assche a raconté cette période compliquée, la construction de sa nouvelle identité de jeu et les changements qui lui ont permis de repartir de l'avant. Désormais titré sur le circuit ATP, le Tricolore ne veut pas s’arrêter là et souhaite prouver qu’il peut être performant tout au long de l’année.
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Transcription
00:03Alors Lucas, lorsque tu t'es réveillé au lendemain de ton premier titre ATP,
00:08quelle a été ta première pensée ? J'ai envie de te demander.
00:12J'étais super content, super fier de ce titre, de cette semaine. Je pensais encore un peu dans
00:23mon match, c'est presque comme si la nuit n'avait pas vraiment eu lieu.
00:28Tu as eu du mal à réaliser finalement, même avec le trophée en main, ce qui s'était passé ?
00:35Oui, c'est sûr. Sur le moment, je me rends compte quand même que j'ai gagné le tournoi,
00:40que j'ai gagné un titre ATP. Après, c'est sûr qu'il y a une semaine, j'étais encore
00:45sur mon
00:46premier tour et je n'avais pas encore fait de demi sur le circuit ATP, pas encore énormément de victoires.
00:52Donc forcément, c'était quelque chose de très nouveau. Et puis le réveil,
00:57lundi était assez tôt. La nuit n'a pas été très longue, donc comme je me suis réveillé,
01:03j'étais encore dans l'euphorie un peu de la fin de mon match.
01:07C'est quoi l'image que tu garderas, qui te restera en tête de ce titre à Estoril ?
01:16Je pense que c'est surtout tous les matchs, les gros combats que j'ai faits. En y pensant,
01:21voilà, tous les matchs où je passais quand même par des moments difficiles parce que j'ai quand même eu
01:28quatre matchs sur cinq en 3-7. Et le seul en 2-7, c'était quand même aussi très accroché.
01:33Donc,
01:33voilà, j'ai beaucoup de moments où le match était très serré. J'ai dû vraiment me battre,
01:40trouver des solutions, accepter parfois de m'en bien jouer, que l'autre joue bien aussi,
01:46des retournements de situations. Et je retiendrai surtout, je pense, la ténacité que j'ai eue sur l'aspect combatif
01:54tout au long de la semaine. Alors, tu as plus ou moins répondu à ma prochaine question. Qu'est-ce
01:59qui a le plus changé dans le regard que tu portes maintenant sur toi-même ? Est-ce que c
02:03'est le
02:03déclic face à Roublev ou c'est vraiment le fait d'avoir été au bout qui change quelque chose ?
02:09Non, je pense qu'il y a deux trucs qui étaient très bien quand même cette semaine. Forcément,
02:15l'aspect mental où j'ai réussi à garder un niveau de jeu élevé,
02:23tout au long de la semaine. Et voilà, une semaine, on ne peut jamais avoir que des hauts. Donc,
02:28d'avoir plutôt bien géré ces parties de match où j'ai un peu plus des petits trous et que
02:35j'ai
02:35bien réagi pour revenir après au niveau. Donc ça, c'est quand même une satisfaction. Et l'autre
02:39satisfaction aussi, forcément, c'est quand même mon niveau de jeu parce que voilà, le mental, ça fait
02:44beaucoup. Mais mine de rien, quand même, c'est le tennis aussi qui fait la différence. Donc voilà,
02:51le niveau de jeu a été élevé tout au long de la semaine. Et je suis très content surtout de
02:58la
02:59manière dont j'ai pu m'exprimer sur le cours et de sentir que ce que je faisais était efficace.
03:06Alors, tu t'avais confié que pendant la période plus difficile avant ça, tu te demandais si c'était
03:13vraiment ça que tu aimais. J'ai envie de te demander jusqu'où sont allés les doutes et est-ce
03:18que tu
03:18t'imaginais prendre un peu de distance avant finalement remonter la pente ?
03:23Non, c'est sûr que j'étais passé par une période assez compliquée. En fait, ce que j'ai souvent
03:30dit,
03:30c'est que quand j'ai joué en junior et au début de ma carrière, en fait, j'ai beaucoup
03:34été habitué à
03:35gagner. Et voilà, en junior, j'ai gagné un grand champ junior. J'étais numéro un mondial junior. Donc j
03:41'ai
03:42beaucoup gagné pour monter à ce classement-là. Et après, assez rapidement, on va dire, je suis monté 63e mondiale,
03:49je pense, en deux ans à peu près sur le circuit. Donc c'est assez exceptionnel, sachant que j'étais
03:54parti du coup de 0 point jusqu'à 63 très, très rapidement. Et j'ai gagné vraiment beaucoup,
03:58beaucoup en challenger. Et je n'ai pas vraiment eu de moment, entre guillemets, difficile de
04:06remise en question. Je n'en ai pas vraiment eu parce que quoi qu'il aille, ma trajectoire faisait que
04:10de
04:10monter. Et en fait, après, avec le temps, c'est très rare, les personnes qui montent sans s'arrêter.
04:18Et à un moment, je me suis retrouvé au circuit ATP avec d'autres joueurs qui sont extrêmement forts.
04:26Et puis, en fait, tu te rends compte que la réalité du circuit, ce n'est pas la même que
04:31quand j'ai
04:33commencé en challenger où j'ai beaucoup gagné ou même en junior. La réalité que j'avais, c'était
04:38d'un joueur top 10 junior. Donc c'est presque la même que d'être top 10 ATP. Mais quand
04:43tu arrives à la
04:4560e place mondiale, en fait, le ratio de victoire-défaite, il est souvent, on va dire,
04:51nul. Tu gagnes autant que tu perds à peu près tout au long de l'année. Et ça, forcément, au
04:56début,
04:58je ne l'ai pas forcément très bien vécu. En fait, je me posais surtout des questions. Souvent, je me
05:01suis
05:01dit « Ah mince, si à un moment, je n'arrive plus à gagner, c'est qu'il y a
05:04un problème, il y a quelque chose que je
05:06fais moins bien ». Et parfois, non, c'est juste l'avis d'un joueur qui a ce classement-là.
05:13Mais moi,
05:13je trouvais ça difficile. Du coup, je commençais parfois à me poser des questions. « Ah mince,
05:19il est dans mon jeu, il y a quelque chose qui ne va pas. Il faut que mon coup de
05:23droit, il faut que
05:23change mon coup de droit, il faut que je change mon service, mon reversis ». Je me posais beaucoup de
05:27questions
05:27comme ça. Et au final, parfois, trop de questions. Donc parfois, quand j'étais en match, même à l'entraînement,
05:34j'étais pas assez concentré sur ce que je devais faire, qui m'avait amené au niveau plus élevé.
05:39Mais j'étais un peu trop négatif sur ça. Donc après, je suis entré tout dans une spirale
05:44un peu où c'était plus compliqué. J'ai commencé à perdre plus de matchs. C'est des petits détails
05:49où au final, des petits matchs que tu dois gagner, finalement, tu les perds et ça se joue
05:53pas grand-chose. Mais du coup, je suis redescendu quand même assez loin. J'ai eu des petits
05:56problèmes physiques aussi à un moment. Donc voilà, tout ça a fait que j'étais
06:01descendu assez loin. Et après, voilà, ça a été toujours la même chose quand je suis descendu.
06:06C'était aussi différent parce que du coup, j'étais habitué aussi à toujours gagner, à toujours monter.
06:12Et là, de redescendre, je l'ai un peu moins bien vécu. Et là aussi, j'étais trop concentré aussi
06:19après
06:19sur les résultats en tels quels. Donc que sur le match gagné, le match perdu, le point gagné, le point
06:26perdu.
06:26Et pas sur ce que je mettais vraiment en place sur le terrain et quels étaient mes ambitions sur le
06:30long terme.
06:31J'étais vraiment concentré que sur la dernière frappe que j'ai fait, le dernier point que j'ai fait,
06:35etc.
06:36Et pas dans une vision globale. Et du coup, ça m'a amené à avoir des réflexions un peu plus
06:42que sur le résultat.
06:44Parce qu'en fait, je me suis rendu compte que je me posais des questions parfois.
06:50Parce que du coup, forcément, quand tu perds beaucoup, etc. et que tu ne te sens pas très bien.
06:54Parfois, tu te demandes, moi, quand même une vie, on n'en a qu'une.
06:57Donc, on aimerait quand même la vivre de manière belle, seraine, si possible.
07:02Donc, je me posais des questions. Est-ce que c'est vraiment ça que j'aime faire ?
07:05Ou peut-être que finalement, c'est entre guillemets trop dur mentalement d'accepter ça.
07:10Et en fait, après beaucoup de discussions avec mon équipe, etc.
07:14Et je me suis rendu compte que surtout ce que je n'aimais pas,
07:18ou ce qui me faisait poser cette question-là, c'est surtout les résultats.
07:21Parce qu'en fait, on m'a demandé une question simple.
07:23Mais si là, tu es cinquantième mondial, tu as exactement la même vie.
07:30C'est juste le tourant qui change, mais tu es cinquantième mondial.
07:32Est-ce que là aussi, tu aimerais arrêter ou pas ?
07:34Moi, j'ai dit non, parce que si je suis cinquantième mondial, c'est sympa.
07:37En fait, ça montre que ce n'est pas la vie du circuit.
07:41Ce n'est pas les déplacements, ce n'est pas le fait d'être loin de sa famille.
07:44Ce n'est pas ça que je vivais mal, c'est plutôt les résultats.
07:48Et tout ce qui était lié aux résultats.
07:49Et après, je me suis rendu compte de ça.
07:51Et en fait, il fallait juste accepter que c'est dur de revenir.
07:55Tous les joueurs, ils sont juste monstrueux.
07:57Et en fait, je me suis vraiment remis dans le droit chemin
08:01sur ce que je devais faire sur le terrain,
08:03sur les tournois, être ambitieux,
08:05voilà, être concentré aussi sur, entre guillemets, du long terme,
08:08et pas que sur l'instant présent présent.
08:13Devoir plutôt le travail en général.
08:14Et puis après, les résultats, on suit petit à petit.
08:17Et puis après, quand tu te remets dans une bonne spirale,
08:20après, c'est aussi plus facile.
08:22Est-ce qu'il y avait de la peur ?
08:24À un moment, tu t'es dit, peut-être que le train est passé,
08:28et finalement, tu ne réussiras plus à remonter.
08:30Est-ce que tu avais cette peur-là aussi dans un coin ?
08:35Non, pas vraiment, parce que, je ne sais pas, au fond,
08:40je sentais quand même que j'avais quand même un bon niveau de jeu,
08:43que je pouvais en tout cas être en capacité de bien jouer,
08:45parce que même quand j'étais descendu assez loin,
08:49quand je jouais contre des bons joueurs,
08:51enfin, que tout le monde est un bon joueur,
08:54mais quand je jouais des joueurs bien classés
08:55avec un niveau vraiment élevé,
08:57je rivalisais, entre guillemets, facilement.
09:00Enfin, je n'avais pas vraiment de problème pour rivaliser.
09:03Donc, je n'avais pas des doutes sur ma capacité de revenir
09:06avec mon niveau de jeu.
09:08Après, il faut juste accepter que ça prenne du temps, en fait,
09:10parce que c'est un challenger pour remonter.
09:13En fait, dans le top 100, il faut vraiment gagner énormément.
09:15Et ce n'est pas parce que tu gagnes un ou deux tours d'un
09:17que directement, tu reviens.
09:18Il faut accepter d'en gagner beaucoup, beaucoup.
09:20Et tu ne peux pas revenir en un mois, en deux mois.
09:23Il faut accepter que ça prenne six mois, un an, parfois plus.
09:26Tout à l'heure, tu parlais de ton parcours en junior,
09:28qui a été brillant.
09:30Et ce qui était aussi fort,
09:31c'est que tu as évolué avec une génération assez exceptionnelle.
09:36Est-ce que ça aussi, ça a été difficile de voir les autres réussir,
09:39notamment Arthur Giovanni, qui a eu des hauts et des bas,
09:43mais qui a réussi plutôt à se stabiliser quand même top 60, top 70 ?
09:47Est-ce que c'est dur aussi inconsciemment ?
09:49Est-ce qu'on se compare ?
09:51C'est difficile de rester dans sa propre trajectoire ?
09:53On regarde un peu ce qui se passe à droite à gauche aussi ?
09:55Non, franchement, je ne l'ai pas du tout mal vécu.
09:57Enfin, j'étais même…
09:58En fait, Arthur et Giovanni, c'est des potes à moi.
10:01Donc moi, je suis juste content pour eux quand ils réussissent.
10:03Et je n'ai vraiment pas du tout de jalousie par rapport à ça.
10:09Moi, quand Arthur a bien performé, j'étais surtout super content pour lui.
10:15Avec tous les moments qu'on avait vécu ensemble…
10:16Moi, je me rappelle surtout quand on était en junior,
10:19même au début des challengers et tout, on faisait tout ensemble.
10:22C'était une vie qu'on rêvait, en fait, parce qu'on était encore loin d'y arriver.
10:26Donc, de voir ton pote qui performe et qui réussit, forcément, tu étais super content pour lui.
10:31Et surtout que moi, même si, évidemment, je ne suis pas encore à son classement, à Arthur ni à Giovanni
10:38son meilleur classement,
10:41j'étais quand même plutôt bien aussi.
10:46Ce n'est pas comme si j'étais bloqué en futur et que lui était top 10.
10:50Donc, j'étais quand même sur le même circuit qu'eux, etc.
10:53Après, pour le moment, ils avaient de l'avance.
10:56Mais j'étais quand même toujours très jeune et j'étais quand même bien classé.
11:00Donc, on va dire que ma carrière n'était pas morte à côté.
11:04Si eux, ils réussissent une carrière et que moi, ma carrière, je n'arrive pas à la faire avancer.
11:09Peut-être là, mais ce n'était pas le cas, en tout cas.
11:11Donc, sur ça, j'étais surtout super content pour eux, en fait.
11:15Et quand tu étais dans le dur, est-ce que tu as discuté avec tes potes pour avoir un peu
11:21de soutien aussi
11:21et puis peut-être des points de vue différents ?
11:24Et quel soutien tu as eu, finalement, durant cette période ?
11:28Non, c'est sûr. En fait, des joueurs en général…
11:33Parfois, j'ai parlé à quelques joueurs aussi parce qu'on se rend compte après
11:37que tous les joueurs, ils doivent à peu près tous la même chose.
11:40Donc, il y a plein de joueurs, en fait, qui se retrouvent aussi confrontés à des difficultés.
11:45Alors, parfois différentes. Moi, parfois, j'ai du mal à revenir dans le top 100.
11:53Et Yannick Sinop qui a rencontré des difficultés.
11:56Ah, je n'arrive pas à gagner quatre grands chefs dans la même année.
11:59Donc, après, c'est des difficultés différentes.
12:02Mais je pense que chacun en rencontre et j'ai pu discuter avec plusieurs joueurs.
12:06Et en fait, de savoir que quasiment tout le monde passe par la même chose,
12:11ça tranquillise aussi.
12:12Et tu te dis que tu n'es pas le seul à parfois galérer.
12:17Et c'est ça qui aide.
12:18Et puis après, forcément, moi, je m'entends très bien avec tout le monde.
12:21Et je sais que, voilà, ça les faisait plaisir.
12:25Enfin, ça leur fait plaisir, je pense, que je reviens à ce niveau-là.
12:29Alors, le joueur a évolué entre celui qui était au-delà de la 200ème place
12:32et celui qui vient de gagner à son premier titre ATP.
12:35Tu parlais, tu as beaucoup parlé de ta volonté de construire une identité de jeu.
12:41Tu l'as mentionné plusieurs fois.
12:43Comment tu définirais le Lucas Van Hach de maintenant,
12:47la bonne version, finalement, de Lucas Van Hach ?
12:50Non, on a beaucoup travaillé sur cette identité de jeu où, voilà,
12:56elle était déjà assez claire, en fait, ces dernières années.
13:00Mais je pense que là, j'ai commencé à travailler avec Sébastien Villette
13:06en fin d'année dernière pour commencer cette année ensemble.
13:11Et c'est vraiment quelque chose dont on a appuyé pour qu'elle soit vraiment ancrée
13:14de manière très précise.
13:16Parce qu'évidemment, je n'ai pas révolutionné mon jeu.
13:20Mais voilà, pour qu'elle soit vraiment très stable tout au long d'un match
13:23et éviter un peu des moments où je fais très bien.
13:25Donc, ça marche bien.
13:26Parfois, je fais un peu moins bien.
13:27Parfois, je fais très bien.
13:28Parfois, ça part.
13:29En tout cas, on a vraiment travaillé sur le fait que toute l'année, tous les jours,
13:35tous les matchs, les entraînements, je joue de la même manière.
13:37Et c'est en jouant de la même manière que du coup, je vais être plus performant.
13:43On sait que pour les sportifs de haut niveau, parfois, le sentiment de revanche, il fonctionne.
13:47Que ce soit revanche parce qu'on a perdu le dernier match contre un tel,
13:50ou parfois, c'est un peu plus général.
13:53Est-ce que toi, tu as eu ce sentiment-là qui a pu t'aider,
13:56de te dire qu'on te voyait très haut et puis forcément, peut-être que quand on est moins bien,
14:01on a moins de coups de téléphone, etc.
14:03Est-ce que ça t'a servi aussi un peu de carburant de te dire que tu voulais retourner au
14:09premier plan
14:09et montrer que toi aussi, tu avais le niveau ?
14:12Non, pas forcément parce que je joue au tennis vraiment que pour moi.
14:18Donc, en fait, ce que les autres pensent, je m'en fiche un petit peu.
14:25Donc, moi, vraiment, je joue pour que je me sente bien, pour que je fasse ma meilleure carrière possible.
14:33Et puis après, c'est sûr que de toute façon, quoi qu'il arrive, il y aura toujours des gens
14:37qui seront là pour te critiquer ou pour te dire qu'il y a des choses que tu pourrais mieux
14:41faire.
14:41Mais en fait, moi, j'ai confiance dans mon équipe.
14:46On sait où on va et puis après, je fais mon maximum.
14:49Et puis après, je serai content de comment ça se passe maintenant.
14:53Mais non, je n'ai pas de revanche.
14:54Il faut surtout que pour le moment, j'ai quand même une carrière plutôt sympa.
14:58C'est encore le début.
14:59Je n'ai que 22 ans.
15:00Donc, j'ai encore plein de choses à vivre devant moi.
15:04Et il faut surtout que j'essaie de le vivre de manière positive.
15:08Et maintenant que tu as trouvé, on va dire, une carburation,
15:11puis peut-être, voilà, tu as les idées claires sur ce que tu dois faire et ne pas faire.
15:16Quels dangers tu as identifiés ?
15:19Qu'est-ce qu'il faut éviter pour toi pour rester au niveau que tu veux atteindre ?
15:26En fait, il faut vraiment que je reste concentré sur ce qui marchait bien ces derniers mois.
15:32Il ne faut pas que je retombe dans l'analyse qu'on sente du résultat pur du point, du match,
15:40etc.
15:41Mais plutôt de voir le progrès dans l'ensemble.
15:46Alors évidemment, quoi qu'il arrive, je suis un compétiteur, donc je vais vouloir bien faire et gagner.
15:50Mais aussi respecter mon jeu, mon identité de jeu, mes intentions.
15:56Et c'est ça qui m'a fait performer et ça qui me fera performer aussi dans le futur.
15:59Et il faut que je reste comme ça.
16:01En fait, ça va prouver juste que ça marchait bien et qu'il fallait continuer.
16:06En conclusion, que peut-on traiter pour la suite ?
16:09Est-ce que tu as des cases ?
16:11J'imagine que le premier titre ATP, c'est une belle case de cocher.
16:14Est-ce que tu as des cases logiques qui te viennent en tête maintenant ?
16:21Moi, forcément, j'ai envie surtout de continuer à bien jouer et surtout à bien me sentir aussi sur le
16:28terrain.
16:28Sentir que je travaille bien, que mon jeu prend sens et va dans la bonne direction.
16:34Après, je n'ai pas forcément envie de me donner d'objectifs, de résultats sur certains tons spécifiques, etc.
16:45Parce que j'ai envie d'être surtout concentré sur ce que je fais.
16:49Je pense que ce qui est important surtout, c'est de sentir que je peux être performant chaque semaine de
16:53l'année.
16:53Et pas seulement sur un ou deux tournois dans l'année, mais que chaque semaine, j'ai l'opportunité de
16:58bien jouer.
16:59Et après, j'espère que les résultats suivront.
17:00Après, évidemment, j'ai conscience que j'ai envie de bien jouer sur les gros tournois, que ce soit les
17:09grand chelems, les masterminds, etc.
17:11Mais j'ai surtout envie de sentir, de pouvoir être performant tout au long de l'année.
17:17On va te souhaiter le meilleur pour la suite et espérer que du meilleur pour toi.
17:23Merci, c'est gentil.
17:24Sous-titrage Société Radio-Canada
17:27...
17:27...
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