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  • il y a 10 minutes
Sur CNEWS, ce mercredi 29 juillet, le directeur général du cabinet Protourisme explique pourquoi faire du tourisme dans les zones touchées par les incendies pourrait être un acte solidaire et même représenter une expérience touristique avantageuse.

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Transcription
00:00Écoutez, il y a eu effectivement une communication gouvernementale qui était plus qu'hasardeuse,
00:06puisque dans un premier temps, le ministre de l'Intérieur a annoncé la fermeture de l'aéroport de Bordeaux alors
00:11qu'il n'a jamais été fermé.
00:13Ensuite, la préfète a dissuadé l'ensemble des touristes d'aller dans la région.
00:18Et puis maintenant, il y a un rétro-pédalage du ministère du Tourisme en disant,
00:23allez en Gironde et les vacances ne sont pas terminées et la saison n'est pas terminée.
00:30Dans la réalité, il se passe quoi ? On voit qu'un certain nombre de plateformes, Airbnb pour ne pas
00:35la nommer,
00:36a décidé de rembourser les clients, même dans les zones où il n'y avait aucun risque,
00:42notamment Arcachon qui fonctionne tout à fait normalement,
00:46alors que, et ça pénalise bien évidemment l'ensemble des professionnels et des particuliers qui louaient leur hébergement.
00:55Il est vrai qu'une partie de ces touristes, on peut en vivre dans une zone qu'ils estiment à
01:02risque,
01:02car souvent ils connaissent assez mal leur géographie,
01:05et puis toutes les images d'incendie véhiculées sur toutes les chaînes,
01:09bien évidemment tout cela a généré une peur.
01:12Mais ce que l'on peut dire, c'est que l'essentiel de la Gironde et des Landes est tout
01:18à fait praticable,
01:20et on peut passer de formidables vacances, mais il est clair qu'on a de plus en plus d'annulations
01:27et que la saison va être très compliquée pour les acteurs du tourisme.
01:32On peut estimer que sur les 17 millions de nuitées en Gironde, 40% se font en juillet-août,
01:38et ça sera certainement 2-3 millions de nuitées qui auront été perdues,
01:43avec toutes les difficultés derrière pour les acteurs du tourisme.
01:46Oui, parce que quand le ministre Serge Papin, comme vous le disiez, est un peu optimiste,
01:49en se disant la saison pour les villes, pour les communes véritablement qui ont été impactées,
01:57on sait très bien qu'elles ne rattraperont évidemment pas la saison.
02:00Il y a tout un tas d'infrastructures qui ont été détruites.
02:03Détruites, ajoutées à cela, et je parle bien de zones assez proches du feu,
02:07je ne parle pas justement des villes où on peut parfaitement se rendre actuellement,
02:11dans ces villes-là, on sait très bien que les gens ne reviendront pas dès que le feu sera éteint,
02:14a priori.
02:17Oui, il est évident que l'impact sera important à court terme pour la destination,
02:23et que la saison 2026 est fortement compromise.
02:27Mais à l'heure où on parle beaucoup de surtourisme,
02:30c'est l'occasion pour ceux qui ne connaissent pas la région de venir,
02:35parce que les lieux sont absolument fantastiques, formidables,
02:38et d'avoir beaucoup moins de monde, et donc de pouvoir profiter,
02:41et quelque part d'être aussi solidaires avec les acteurs du tourisme.
02:45Donc c'est là où on voit que la solidarité, c'est aussi d'aller dans les endroits
02:50où il y a eu des difficultés, et pourtant l'expérience client peut être tout à fait formidable.
02:55Je ne parle pas des zones qui ont véritablement brûlé,
02:58mais je parle de l'ensemble de cette région, de son littoral,
03:02que ce soit le littoral des Landes, ou que ce soit le littoral de Gironde.

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