00:00Écoutez, il y a eu effectivement une communication gouvernementale qui était plus qu'hasardeuse,
00:06puisque dans un premier temps, le ministre de l'Intérieur a annoncé la fermeture de l'aéroport de Bordeaux alors
00:11qu'il n'a jamais été fermé.
00:13Ensuite, la préfète a dissuadé l'ensemble des touristes d'aller dans la région.
00:18Et puis maintenant, il y a un rétro-pédalage du ministère du Tourisme en disant,
00:23allez en Gironde et les vacances ne sont pas terminées et la saison n'est pas terminée.
00:30Dans la réalité, il se passe quoi ? On voit qu'un certain nombre de plateformes, Airbnb pour ne pas
00:35la nommer,
00:36a décidé de rembourser les clients, même dans les zones où il n'y avait aucun risque,
00:42notamment Arcachon qui fonctionne tout à fait normalement,
00:46alors que, et ça pénalise bien évidemment l'ensemble des professionnels et des particuliers qui louaient leur hébergement.
00:55Il est vrai qu'une partie de ces touristes, on peut en vivre dans une zone qu'ils estiment à
01:02risque,
01:02car souvent ils connaissent assez mal leur géographie,
01:05et puis toutes les images d'incendie véhiculées sur toutes les chaînes,
01:09bien évidemment tout cela a généré une peur.
01:12Mais ce que l'on peut dire, c'est que l'essentiel de la Gironde et des Landes est tout
01:18à fait praticable,
01:20et on peut passer de formidables vacances, mais il est clair qu'on a de plus en plus d'annulations
01:27et que la saison va être très compliquée pour les acteurs du tourisme.
01:32On peut estimer que sur les 17 millions de nuitées en Gironde, 40% se font en juillet-août,
01:38et ça sera certainement 2-3 millions de nuitées qui auront été perdues,
01:43avec toutes les difficultés derrière pour les acteurs du tourisme.
01:46Oui, parce que quand le ministre Serge Papin, comme vous le disiez, est un peu optimiste,
01:49en se disant la saison pour les villes, pour les communes véritablement qui ont été impactées,
01:57on sait très bien qu'elles ne rattraperont évidemment pas la saison.
02:00Il y a tout un tas d'infrastructures qui ont été détruites.
02:03Détruites, ajoutées à cela, et je parle bien de zones assez proches du feu,
02:07je ne parle pas justement des villes où on peut parfaitement se rendre actuellement,
02:11dans ces villes-là, on sait très bien que les gens ne reviendront pas dès que le feu sera éteint,
02:14a priori.
02:17Oui, il est évident que l'impact sera important à court terme pour la destination,
02:23et que la saison 2026 est fortement compromise.
02:27Mais à l'heure où on parle beaucoup de surtourisme,
02:30c'est l'occasion pour ceux qui ne connaissent pas la région de venir,
02:35parce que les lieux sont absolument fantastiques, formidables,
02:38et d'avoir beaucoup moins de monde, et donc de pouvoir profiter,
02:41et quelque part d'être aussi solidaires avec les acteurs du tourisme.
02:45Donc c'est là où on voit que la solidarité, c'est aussi d'aller dans les endroits
02:50où il y a eu des difficultés, et pourtant l'expérience client peut être tout à fait formidable.
02:55Je ne parle pas des zones qui ont véritablement brûlé,
02:58mais je parle de l'ensemble de cette région, de son littoral,
03:02que ce soit le littoral des Landes, ou que ce soit le littoral de Gironde.