00:00Écoutez, quand on a eu les feux de 2022, nous avons eu des retours d'expérience avec des grandes personnes
00:06qui sont venues nous voir,
00:08des experts, des administratifs qui sont venus, on a fait des rapports, contre-rapports.
00:15Et puis quand on a voulu passer à l'action, de commencer à vouloir refaire des pistes forestières, et puis
00:19des fossés, et puis des points d'eau,
00:21et là on a commencé à avoir deux problèmes.
00:23Le premier, vous l'avez évoqué, c'est qu'il y a des personnes qui sont dans leur bureau, mais
00:27qui font de l'écologie de salon.
00:29Et qui ont commencé à nous dire, mais écoutez, là vous allez comprenez, vous allez sortir de la biodiversité,
00:34il ne faudrait mieux pas le faire, et après vous avez une partie, attention, de pas toutes les administrations,
00:39mais de certains qui sont dans les administrations.
00:41C'est là la nuance.
00:43Et donc qui ne sont jamais d'accord avec ce qu'on veut faire.
00:47Donc moi depuis des années, je dis, il vaut mieux en perdre un peu que de tout perdre.
00:51Mais là, vous avez l'exemple.
00:53Et on avait déjà eu l'exemple à la thèse.
00:55Je l'avais dit d'ailleurs à la préfète Buffio, le 14 juin 2022,
00:59et le feu a eu lieu le 12 juillet 2022.
01:01Je lui ai dit, madame la préfète, nous allons perdre la fourrée de la thèse
01:04parce qu'il n'y a pas d'aménagement.
01:06Et quand on a voulu refaire l'aménagement, puisqu'elle m'a dit,
01:08on peut commencer les pistes, nous avions une manifestation devant la sous-préfecture d'Arcachon
01:13le 13 juillet, qui a bien sûr été annulée, puisque le feu a eu lieu le 12.
01:16Je ferme la parenthèse, mais ces éléments, les uns après les autres,
01:20font que malgré la volonté du président de la République, disons les choses telles qu'elles sont.
01:23Donc, malheureusement, je ne sais pas, moi, je ne sais pas si c'est une hyper-administration,
01:29mais c'est pour ça, moi, je n'ai rien contre les Parisiens.
01:32L'expression, elle était simplement de dire que, moi,
01:34c'est aux fonctionnaires qui sont sûrement dans des strates parisiens.
01:38C'est ça que j'ai voulu dire.
01:38Mais écoutez, il faudrait qu'ils nous laissent travailler sur le terrain
01:41et qu'ils laissent un peu de liberté à des élus locaux, à des gens qui connaissent le terrain
01:46et qui ont le bon sens paysan, ce que j'ai dit au précédent.
01:49Bruno Laffont, on avait bien compris que vous n'attaquiez pas les Parisiens ou les Parigots,
01:55bien au contraire.
01:56Mais c'est une des paroles de bon sens.
01:59Là, ce que vous venez de dire, voilà des années que nous ne l'avions pas entendues sur ces sujets
02:05-là.
02:06Et quand vous dites qu'il faut arrêter de parler,
02:08est-ce que c'est aussi cette surcommunication, cette auto-satisfait-cite qu'on peut avoir
02:14dans les cabinets, au plus haut sommet de l'État,
02:17où finalement, on se déresponsabilise de ce qui est en train de se passer sous nos yeux ?
02:24Oui, vous savez, on ne parle de la forêt que lorsqu'elle brûle ou qu'elle est renversée par les
02:29tempêtes.
02:30Mais la forêt, qui est privée, mais également publique, c'est un outil extraordinaire.
02:35Notre balance commerciale est en déficit de 6 milliards d'euros.
02:40Donc, pour faire des meubles, pour faire des maisons d'habitation, il faut du bois.
02:45Mais ce sont les mêmes qui veulent des maisons avec du bois,
02:48mais qui ne veulent pas qu'on coupe les arbres.
02:49Là, il va y avoir un problème.
02:51Mais c'est les mêmes sujets.
02:53Et donc, on a des personnes qui parlent,
02:55et on a eu un défilé de…
02:57Je parle d'élus en général, de tous bords confondus.
03:00On est venu s'apitoyer sur le sort de la Gironde,
03:03qui avait perdu ses 30 000 hectares à l'époque de 2022.
03:06Mais après, dans les faits, ça devient plus difficile.
03:09On a des élus locaux qui essaient de faire quelques présentations de loi,
03:16mais qui ne sont pas forcément très bien soutenus.
03:19Et puis, qui ne marchent pas forcément avec les bonnes personnes
03:23avec qui il faudrait qu'ils écoutent.
03:24Mais nous, on n'est pas, si vous voulez, des producteurs de surproduction.
03:29On n'exploite rien du tout.
03:31Au lieu de faire des asperges, on plante des arbres.
03:34Et à un moment donné, on les récolte.
03:36Et en plus, comme on sait, nous, en plus,
03:37que ce sont des arbres qui ont un risque d'incendie,
03:40eh bien, nos grands-parents ont imaginé un système
03:42de prévention des incendies de feux de forêt
03:44qu'ils ont appelé la DFCI.
03:46Et ça a été d'ailleurs très bien reconnu par l'État.
03:49Il faut dire qu'on sortait d'un drame de 82 morts
03:51pour un incendie de forêt qui avait fait 58 000 hectares.
03:54Je vous donne les chiffres par rapport à ce que nous sommes en train de connaître.
03:57Et ils n'avaient pas le matériel que nous avions.
Commentaires